8 SEPTEMBRE:
JOURNÉE  INTERNATIONALE  DE  L'ALPHABETISATION 

"Désormais sera analphabète non pas celui qui n'aura pas appris à lire,
mais celui qui n'aura pas appris à apprendre."
Chercheur français  [ J. Perriault ]



Photo du site: www.dromadaire.com

8 septembre 2017


Ce 8 septembre 2017, le droit à l’alphabétisation est au centre de notre campagne à travers notre slogan : Apprendre à lire et à écrire à l’âge adulte, c’est possible et ça prend du temps.
Célébration du 51ème anniversaire de la Journée internationale de l'alphabétisation (2017).

Cet événement marquera également le 51ème anniversaire du Congrès mondial des ministres de l'éducation sur l'élimination de l'analphabétisme
(République islamique d'Iran, 1965), qui élabora la recommandation de Téhéran proclamant ainsi la Journée internationale de l'alphabétisation
et avança la notion de l'alphabétisation fonctionnelle. Comme chaque année, la cérémonie de remise des Prix
 internationaux d'alphabétisation de l’UNESCO 2017 aura également lieu.

Établie en 1965 par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), la Journée internationale de l'alphabétisation est célébrée partout dans le monde le 8 septembre de chaque année. La communauté mondiale a manifesté son engagement à reconnaître que l'alphabétisation est essentielle au développement personnel et à l'avancement socio-économique des nations et à soutenir les efforts en ce sens.

La Journée internationale de l'alphabétisation est un événement communautaire auquel participent des Canadiens et Canadiennes de tout âge et de tous milieux partout au pays. Des activités spéciales auront lieu dans les communautés pour promouvoir l'alphabétisation et l'apprentissage à vie et pour célébrer les succès d'alphabétisation locaux. Ces activités comprendront des journées d'accueil dans les centres d'apprentissage, des festivals de lecture communautaires, des séances de lecture par des vedettes, des montages sur l'alphabétisation, des collectes de fonds, ainsi que de l'information sur l'alphabétisation destinée aux médias locaux.
http://www.unesco.org/fr/literacy/advocacy/international-literacy-day/

 

C'est à l'initiative de l'UNESCO qu'a été créée la journée internationale de l'alphabétisation.
 La maîtrise de l'écrit
donne à l'individu accès à l'information et conditionne aussi
bien sa participation à la vie politique qu'à la vie sociale et économique. Ce combat est loin d'être dépassé, puisque de
nombreux pays dans le monde connaissent des taux d'analphabétisme importants.
 
Parmi les nombreuses initiatives qui ont été entreprises afin de sensibiliser les autorités publiques et privées, les décideurs, les médias et les personnes concernées du besoin d'alphabétisation et d'accès universel à l'éducation,l'initiative la plus marquante est la remise de prix en alphabétisation.
 
Ces prix, établis par l'UNESCO en 1966, ont été remis pour la première fois en 1967 avec le Prix Mohammed Reza Pahlafi. De 1967 à 1969, ce prix était le seul prix remis, sous forme de reconnaissance et de mention honorable.
Par la suite, on a ajouté le Prix Nadezhda K. Krupskaya en 1970, le Prix de la International Reading Association en 1979,
 le Prix Noma et le Prix
en alphabétisation de l'Iraq en 1980, ainsi que le Prix en alphabétisation
du Roi Sejong en 1989.

De plus en plus, on voit que l'alphabétisation des adultes est fondamentale à la performance économique des nations, ainsi qu'au bien-être social et économique des individus, particulièrement dans le contexte des changements rapides dans ces domaines. L'alphabétisation devrait être vue comme étant une variable importante dans chaque société.
Le plus une société évolue, le plus grand est le besoin d'ajustement aux nouvelles demandes et exigences, ce qui rend essentielle l'alphabétisation, et ce, à tous les stages de la vie et dans toutes les sociétés.

Il devient évident que les processus par lesquels les individus acquièrent et développent leur niveau d'alphabétisme, ont lieu dans un contexte socio- économique où l'inégalité est répandue. Ceci produit un environnement
où les résultats sont inégaux, ce qui a des effets à long terme pour les sociétés et les individus : le bien-être économique et l'alphabétisation des familles affecte la façon que les enfants vont envisager l'avenir - le sort d'une génération affecte le sort de la prochaine génération.
 
Les conséquences négatives telles que l'insécurité économique et les faibles compétences de base, compromettent sérieusement les conditions de vie des individus et rend problématique leur prise de décision.
En outre, l'insécurité économique et les faibles compétences de base peuvent limiter les perspectives d'avenir des gens, entravant la cohésion sociale et augmentant l'exclusion sociale de ces gens.

Nous devons empêcher cette situation d'avoir de l'emprise. L'UNESCO continuera à s'engager dans des activités qui ont pour but de motiver, coordonner et mobiliser les efforts nationaux en matière d'alphabétisation,
comme il l'a fait depuis la Conférence mondiale des Ministres de l'éducation sur l'élimination de l'analphabétisme en 1965.
Les Prix annuels d'alphabétisation
de l'UNESCO, établis en 1966, sont une façon spéciale de reconnaître
les efforts en alphabétisation. Ces prix comptent parmi les nombreuses initiatives qui ont été entreprises afin de sensibiliser les organismes publics et privés, les décideurs, les médias et les individus concernés du
besoin urgent en alphabétisation et de l'accès à l'éducation.

Le Prix Mohammed Reza Pahlafi a été remis pour la dernière fois en 1978.
En 1991, le Prix Nadezhda K. Krupskaya a été terminé par la transformation
politique dans l'ancienne URSS, et le Prix en alphabétisation de l'Iraq a été terminé par la Guerre du Golfe.

Depuis 1998, suivant la recommandation du gouvernement de l'Inde lors de la 54e session du Conseil exécutif de l'UNESCO, un 4e prix a été remis en la mémoire de feu Dr. Malcolm Adiseshiah, ancien directeur général adjoint
de l'UNESCO et président du comité de sélection pour les Prix internationaux en alphabétisation. Ce prix est nommé le Prix international en alphabétisation Malcolm Adiseshiah. 

Message de la ministre

La Journée internationale de l'alphabétisation nous donne l'occasion de souligner l'importance de l'alphabétisation pour aider chaque personne à réaliser son plein potentiel. Elle nous donne aussi l'occasion de célébrer les progrès réalisés dans ce domaine, puisque les taux d'alphabétisation ont augmenté dans toutes les régions du monde. Cependant, il reste beaucoup à faire pour atteindre les résultats que nous souhaitons tous.

On estime que 776 millions d'adultes, soit 16 % de la population adulte dans le monde, ne possèdent pas de capacités de lecture et d'écriture de base; les deux tiers sont des femmes. Ce problème limite leur plein accès à l'éducation et leurs possibilités de prendre part à la vie économique, politique et sociale. L'alphabétisation améliore le mieux-être et la santé des personnes, ainsi que leur participation active à la société. C'est pourquoi le gouvernement, par l'entremise de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), est résolu à favoriser l'alphabétisation des jeunes et des adultes et à aider ces derniers à acquérir des connaissances de base, un élément fondamental de son action pour réduire la pauvreté.

Ainsi, en Afghanistan, le Programme de formation professionnelle pour les Afghanes aide les femmes vulnérables (y compris 2 000 veuves) à devenir plus autonomes grâce à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, ce qui leur permet de mieux assurer la subsistance de leurs familles. En Tanzanie, le travail réalisé par l'ACDI en collaboration avec l'Organisation canadienne pour l'éducation au service du développement (CODE) a permis à 100 000 enfants de plus d'apprendre à lire et à écrire au moyen de textes rédigés dans leur langue.

En cette Journée internationale de l'alphabétisation, les Canadiens peuvent être fiers des efforts que nous déployons pour obtenir des résultats tangibles en matière d'alphabétisation - un élément essentiel pour assurer un avenir meilleur aux pays en développement.


Beverley J. Oda
Ministre de la Coopération internationale

Histoire de l'alphabétisation des adulte

Avant 1920, l’alphabétisation était essentiellement destinée à compenser chez des adultes le manque d’accès à la formation de base. Souvent les cours d'alphabétisation étaient destinés à des ouvriers, c'est le cas par exemple du Montreal Mechanic's Institute, fondé en 1828. Le Collège Frontière (en:Frontier College), une organisation en alphabétisation du Canada a initié en 1899 son programme d'alphabétisation par des «ouvriers-enseignants», des étudiants universitaires recrutés pour enseigner, pendant l'été, dans des «tentes de lectures» montés dans les camps de bûcheron.

À partir de 1919, l’alphabétisation devient une priorité pour certains gouvernements. En Grande-Bretagne, le United Kingdom Report on Education présente un programme politique pour l’alphabétisation et affirme que chaque adulte a besoin de formation continue, et en Union soviétique, le Décret du Conseil des commissaires nationaux sur l’élimination de l’analphabétisme parmi les populations de la République socialiste fédérative soviétique de Russie oblige «l’ensemble de la population de la République, âgée de huit à cinquante ans, et qui ne savait lire ou écrire [à] apprendre à le faire soit dans sa langue maternelle, soit en russe.»


Définitions et courants de l'alphabétisation

L'alphabétisation scolarisante

En 1949, lors de la Première Conférence internationale sur l’éducation des adultes (CONFINTÉA 1, Elseneur, Danemark), l'analphabète est définie comme étant «une personne incapable de lire et écrire, en le comprenant, un exposé simple et bref de faits en rapport avec la vie quotidienne.»

L’alphabétisation fait alors partie des préoccupations et des priorités sur le plan international, mais elle ne fait pas partie intégrante de l’éducation des adultes; elle est une étape préliminaire, la conception demeure scolarisante.

Dans les années 1960, les réalités changent : de nouveaux pays, anciennes colonies, intègrent les institutions internationales, entraînant une perspective du développement international. Ces changements sociaux amènent de nouvelles conceptions de l’alphabétisation. En 1960, lors de la Deuxième Conférence internationale sur l'éducation des adultes (CONFINTÉA 2), qui se tient à Montréal, on y fait le lien entre l’alphabétisation et le développement international. Reconnaissance de l’alphabétisation comme étant l’aspect «le plus urgent» de l’éducation des adultes.

L'alphabétisation fonctionnelle

En 1962, l'alphabétisation fonctionnelle fait son apparition. Une personne qui n’est plus analphabète est définie comme «une personne qui a acquis les connaissances et compétences indispensables à l’exercice de toutes les activités où l’alphabétisation est nécessaire pour jouer efficacement un rôle dans son groupe et sa communauté et dont les résultats atteints en lecture, en écriture et en arithmétique sont tels qu’ils lui permettent de continuer à mettre ces aptitudes au service de son développement propre et du développement de la communauté et de participer activement à la vie de son pays.» (UNESCO, 1962) Cette définition annonce un changement de la finalité de l’alphabétisation : de fin en soi, elle devient un moyen, un outil au service du développement économique. Un effet de ce nouvel objectif est que l'alphabétisation change de cible. Au lieu de cibler toute la population par des campagnes massives, on cible la population active, misant sur le développement d’un capital humain qui générera de la richesse pour permettre au pays de consolider le reste des réseaux d’enseignement.

Un exemple de ce changement sur le plan des politiques nationales : en 1967 la Loi sur la formation professionnelle des adultes permet, au Canada la formation de base pour les travailleurs jusqu’à l’équivalence du diplôme d'études secondaires. Cependant, cette loi ne permet pas aux adultes «inactifs» (mères ou pères au foyer, par exemple) de se former.

L'alphabétisation conscientisante

La fin des années 1960 et le début des années 1970 voit l’émergence d’une nouvelle pédagogie militante, qui relie l'alphabétisation à la libération. Cette approche développée surtout par Paolo Freire, ouvre une troisième voie en alphabétisation. Après les approches scolarisante fonctionnelle, qui partent du point de vue de l’environnement lettré et visent respectivement à combler les lacunes de l’adulte en formation ou à lui assurer un développement dans une perspective économique, l’alphabétisation dite conscientisante part du monde et du vécu de la personne analphabète. Elle repose sur une relation égalitaire entre l’intervenant(e) et l’apprenante ou apprenant afin d’encourager l’émergence des capacités critiques, et donc transformatrices de la réalité, de ces derniers.

Autrement dit, cette pédagogie vise l’autonomisation, l’empowerment de l’apprenant(e) ou de l’apprenant comme acteur dans tous les champs d’activité. Au Canada, le courant de l’alphabétisation populaire naît à cette époque, par la fondation de comités de citoyens ou de groupes communautaires faisant de l’alphabétisation selon une approche conscientisante.

Cette approche trouve son écho lors de la 3e CONFINTEA, tenue en 1972 à Tokyo. Sans mentionner spécifiquement l'alphabétisation, CONFINTÉA déclare que «L’éducation des adultes est pour le citoyen un outil de libération dans une société qu’il est appelé à construire de l’intérieur en le transformant.»

L'alphabétisation en tant que droit

Article détaillé : Droit à l'éducation.

Le droit à l’éducation est mentionné dans le cadre de l'Article 26 de la Déclaration universelle des droits de l'homme : «Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. 2. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié …»

"Citation"
" On est toujours analphabète, inculte, par rapport à quelque autre société."
 [ Jean-Marie Adiaffi ]

L'analphabétisme dans la Francophonie

En 1990, la France comptait  1,1 % d'analphabètes,
la Belgique 0,3 %, la Suisse 1 % et le Canada 2,1 % (source : francophonie.org).
Ces chiffres, bien que faibles, sont encore trop élevés en regard de la détresse ressentie par les analphabètes
dans notre monde dominé par l'écrit. Certains pays sont particulièrement touchés par l'analphabétisme :
le Burkina Faso (72 % d'analphabètes), le Sénégal (62%), le Maroc (39%), la Tunisie (26%), le Congo (17%)
(source : francophonie.org).

Éducation des adultes

Fournisseurs

L'éventail des établissements, des gouvernements et des groupes qui dispensent des programmes d'éducation des adultes varient d'une instance à l'autre.

  • Les collèges préparent les adultes au marché du travail en offrant des programmes d'éducation et de formation; les ministères responsables de l'alphabétisation, du perfectionnement des compétences, de l'apprentissage de la langue seconde et des autres programmes destinés aux adultes dispensent eux mêmes divers programmes ou financent des organismes d'éducation formelle et non formelle chargés de concevoir et d'offrir ces programmes.
  • Certaines instances sont dotées de centres reconnus, spécialisés en apprentissage des adultes.
  • Les organisations communautaires et bénévoles sans but lucratif, les conseils et commissions scolaires et certaines entreprises privées, en grande partie financés par les gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral, ciblent l'alphabétisation et les autres besoins de l'ensemble des adultes en matière d'apprentissage, bien que certains se concentrent sur des groupes précis, tels que les personnes en milieu rural, les communautés autochtones, les immigrantes et immigrants, les personnes licenciées et celles qui ont un niveau d'alphabétisation ou d'instruction peu élevé.
  • Le gouvernement fédéral travaille avec les gouvernements provinciaux et territoriaux pour financer plusieurs des programmes de perfectionnement des compétences et d'apprentissage du français ou de l'anglais langue seconde.

Participation

L'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes de 2003 indique que près de la moitié de la population adulte au Canada (âgée de 16 à 65 ans, étudiantes et étudiants à temps plein exclus) est inscrite dans des formes d'éducation organisée et de formation des adultes, y compris des programmes, cours, ateliers, séminaires et autres formes d'éducation organisée à un moment donné, pendant l'année de l'étude. Conclusions de l'Enquête :

  • Chaque apprenante et apprenant a consacré environ 290 heures à cet apprentissage au cours de l'année.
  • Cinquante trois p. 100 des participantes et participants avaient l'appui financier de leur employeur.
  • Quelque 41 p. 100 des participantes et participants ont payé pour leur propre éducation
  • Huit p. 100 des participantes et participants étaient subventionnés par le gouvernement.
  • Davantage d'hommes que de femmes ont bénéficié du financement de leur apprentissage par leur employeur.
  • Cinquante-sept p. 100 de la population active ont participé à des cours d'éducation et de formation des adultes, par rapport à 31 p. 100 des personnes sans emploi et à 24 p. 100 de celles qui ne participent pas au monde du travail.
  • Quatre-vingt-deux p. 100 des personnes ont donné leur emploi comme raison principale de leur participation; 20 p. 100 ont cité un intérêt personnel.

Par rapport à la population générale, les participantes et participants à l'éducation des adultes :

  • ont tendance à être plus jeunes
  • sont nés au Canada plutôt qu'issus de l'immigration
  • ont généralement un niveau d'alphabétisation, d'éducation et de revenu plus élevé
  • font généralement partie de la population active

Apprentissage informel

La participation à l'apprentissage informel a également été relevée par l'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes, qui a examiné des activités de la vie quotidienne dont découle un apprentissage, comme visiter des musées, utiliser des ordinateurs, lire du matériel de référence. Près de la totalité des Canadiennes et Canadiens (93 p. 100) indiquent s'être engagés dans une forme ou une autre d'apprentissage informel au cours de l'année couverte par l'étude.

Niveaux de littératie et d'alphabétisation

L'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes, mentionnée ci-dessus, révèle que seulement 58 p. 100 des adultes au Canada possèdent les capacités de lecture nécessaires à la plupart des exigences quotidiennes. Ceci signifie que 42 p. 100 d'adultes ont de faibles niveaux d'alphabétisation. Il est apparu que ces personnes affichent également des niveaux plus faibles en matière d'emploi et de revenus. Les résultats varient entre provinces et territoires dans l'ensemble du pays, mais même dans les instances affichant un rendement supérieur, au moins trois adultes sur 10 âgés de 16 ans ou plus ont un niveau d'alphabétisation inférieur.

Programmes de littératie et d'alphabétisation

Les besoins des Canadiennes et Canadiens en matière de littératie et d'alphabétisation sont adressés par l'entremise de divers efforts concertés entre les autorités provinciales et territoriales de l'éducation, le gouvernement fédéral et le vaste secteur non gouvernemental.Cette approche de groupe garantit que les programmes sont conçus à l'intention des Canadiennes et Canadiens de tous âges et de toutes les tranches de la société. La littératie et l'alphabétisation sont une priorité d'éducation, qui se situe souvent dans le contexte plus large des initiatives de développement économique et social.

Technologie dans l'enseignement

Écoles

Les écoles primaires et secondaires utilisent la technologie à plusieurs fins :

  • En 2006, pratiquement toutes les écoles au Canada disposaient d'ordinateurs, soit un ordinateur pour cinq élèves.
  • Quatre vingt dix huit p. 100 des écoles avaient une connexion Internet.
  • Les ordinateurs étaient utilisés pour le traitement de textes, la recherche et un apprentissage individualisé et en ligne.
  • Certains services provinciaux et plusieurs commissions scolaires offrent le programme d'études provincial en ligne dans le cadre de l'apprentissage à distance et pour l'amélioration des cours dans les écoles rurales et de petite taille.
  • Une vaste gamme de technologies – télévision, documents imprimés, téléconférences et communication en ligne – est employée dans les classes et dans le cadre de l'apprentissage en ligne dans l'ensemble du Canada.
  • En 2006, dans le cadre du Programme international pour le suivi des acquis des élèves, 94 p. 100 des élèves de 15 ans évalués au Canada ont signalé utiliser quotidiennement ou souvent un ordinateur à la maison pendant la semaine et 47 p. 100 ont rapporté en faire un usage aussi fréquent à l'école.

Enseignement postsecondaire

Les étudiantes et étudiants du postsecondaire dans toutes les instances ont accès aux ressources technologiques d'apprentissage, sur le campus et par apprentissage distribué. Trois provinces ont des universités ouvertes et toutes ont des collèges et universités qui dispensent des cours à distance. Des consortiums aux échelons provincial et pancanadien leur permettent également d'avoir accès à des programmes universitaires et collégiaux.

Accès au sein des foyers

En 2005, environ 26 p. 100 des adultes du Canada ont utilisé l'Internet à des fins éducatives, formatives ou pour effectuer leurs travaux scolaires. Ces utilisatrices et utilisateurs de l'éducation ont indiqué qu'ils consultaient l'Internet quotidiennement et passaient plus de cinq heures par semaine en ligne. Les deux tiers de ce groupe utilisaient l'Internet pour obtenir des informations concernant leurs projets scolaires et 26 p. 100 à des fins d'enseignement à distance, d'apprentissage autodirigé ou de cours par correspondance.  Près de 80 p. 100 des étudiantes et étudiants à temps plein et à temps partiel utilisaient l'Internet à des fins pédagogiques.

"Citation"
" Dans un pays analphabète, l'écrivain est toujours respecté."
Ecrivain canadien  [ Jacques Ferron ]

     


Photo du site: www.dromadaire.com
 "L'analphabetisation: autre critère de pauvreté."

 Le Monde compte environ 900 millions d'analphabètes
( 1 adulte sur 4 )
 54 % en Afrique...... 34,6 % en Asie
Parmi eux , les femmes sont en majorité  70 % dans les Etats Arabes.
Depuis 20 ans; quelques progrès ont été réalisés
Ex : Le Nigeria comptait 85 % d'analphabètes en 1961
Il compte actuellement environ 57 %


"Pour Rire"

Dans une petite ville, tout le monde pensait que les policiers sont des analphabètes.
Leur commandant décide de changer cette mauvaise image et achète pour
tous des billets à l'opéra. Le lendemain du spectacle, il demande pendant le
rapport du matin:
- Vous avez été hier soir à l'opéra? Tous les policiers répondent:
- Oui, Monsieur le colonel.
- Donc, vous avez été vus par des personnalités importantes.
- Oui, Monsieur le colonel.
- Et, ca vous a plu?
- Oui, Monsieur le colonel, mais il y avait une petite problème.
- Quel problème?
- Vous voyez, Monsieur le colonel, nous étions les seuls qui dansaient...
 


La culture, c'est comme un parachute : si on en a pas, on s'écrase
 


CV: Chômeur Véritable
 


BAC: Brevet d'Aptitude au chômage Balise Aux Concours
 


"Citations"
"Il n'y a pas plus d'analphabètes dans l'enseignement qu'ailleurs. "
Humoriste français  [ Guy Bedos ]
 

Un événement communautaire

La Journée internationale de l'alphabétisation est un événement communautaire auquel participent des Canadiens et Canadiennes de tout âge et de tous milieux partout au pays.
Des activités spéciales auront lieu dans les communautés pour promouvoir l'alphabétisation et l'apprentissage à vie et pour célébrer les succès d'alphabétisation locaux. Ces activités comprendront des journées d'accueil dans les centres d'apprentissage, des festivals de lecture communautaires, des séances de lecture par des vedettes, des montages sur l'alphabétisation, des collectes de fonds, ainsi que de l'information sur l'alphabétisation destinée aux médias locaux.

L'importance de l'alphabétisation pour les Canadiens et Canadiennes

L'alphabétisation est un enjeu de grande envergure qui touche à presque tous les aspects de la vie des gens. C'est un élément essentiel du développement personnel et des possibilités économiques, ainsi qu'un facteur important de la capacité des Canadiens et Canadiennes de participer pleinement et activement à tous les aspects de la société. C'est pourquoi l'alphabétisation est l'affaire de chacun.  Lors de la Journée internationale de l'alphabétisation, les gouvernements, les entreprises, les groupes syndicaux, les organismes non gouvernementaux, les communautés et les citoyens sont encouragés à reconnaître l'importance de l'alphabétisation et à jouer un rôle actif pour accroître les capacités de lecture et d'écriture des Canadiens et Canadiennes.

L'historique de l'engagement mondial envers l'alphabétisation

Établie en 1965 par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), la Journée internationale de l'alphabétisation est célébrée partout dans le monde le 8 septembre de chaque année. En 1990, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé l'Année internationale de l'alphabétisation, mettant ainsi  l'alphabétisation mondiale au premier plan. Par cette proclamation, la communauté mondiale a manifesté son engagement à reconnaître que l'alphabétisation est essentielle au développement personnel et à l'avancement socio-économique des nations et à soutenir les efforts en ce sens.

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