Mois de santé des yeux au Canada

Les maladies des yeux
Les maladies des yeux (suite)
Pour voir le mois d'octobre sous un autre jour

Le mois d'octobre est consacré à plusieurs thèmes et causes médicales au Canada. Parmi ces thèmes, on
retrouve la santé des yeux. Par cela, on vise à sensibiliser le public à la santé des yeux et à
l'importance d'examens réguliers de la vue.
Quelques recommandations éclairées au sujet de l'alimentation
La campagne « Croquez-en 5 à 10 par jour! », recommandée par la Société canadienne du cancer et la
Fondation des maladies du cœur, permet aux Canadiens de se procurer des quantités amplement suffisantes
 de vitamine C, de lutéine et de zéaxanthine, pourvu que l'on fasse les bons choix de fruits et légumes ainsi que d'aliments fortifiés.

Publicité

Bien que des recherches plus poussées s'imposent pour prouver qu'il existe un lien direct entre la lutéine et la DMA, les études épidémiologiques indiquent qu'un apport quotidien en lutéine et zéaxanthine de l'ordre de 6 mg ou plus peut avoir des effets bénéfiques. Une alimentation sainement choisie peut permettre de se procurer cette quantité. 

Des vitamines pour les yeux
 L'organisme humain possède une capacité remarquable de réparer les dommages subis par les os et la peau. Toutefois, plusieurs autres structures du corps ne peuvent être régénérées suite à une lésion. Une fois endommagées, celles-ci perdent leur fonction, et ce, de façon permanente. La macula (tache jaune) et le cristallin, composants de l'oil, font partie de ces structures qui ne se régénèrent pas. Avec le vieillissement, ces structures peuvent se dégrader. Les affections oculaires associées à l'âge sont :
Cataracte : opacification graduelle du cristallin à mesure que les vieilles protéines s'oxydent et se dégradent. Le seul traitement de la cataracte est une opération coûteuse au cours de laquelle on enlève le cristallin naturel.

Publicité

Dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMA) : perte de l'acuité visuelle fine (lecture, reconnaissance des visages, etc.) à mesure que la macula se dégrade. La forme néovasculaire ou dite « humide » de la DMA est une complication rare (10 % des cas) de la DMA dans laquelle de nouveaux vaisseaux sanguins endommagent gravement la macula et peuvent rapidement causer la cécité. Il n'est pas possible de soigner la DMA « sèche » et le traitement de la DMA « humide » a un taux de succès très limité.
Alors que la population canadienne vieillit et que sa longévité augmente, le nombre de personnes de plus de 65 ans, de 75 ans et même de 85 ans va connaître un accroissement important. Parallèlement, le risque de cataractes et de DMA augmente proportionnellement avec l'âge. À ce facteur de risque s'ajoutent le tabagisme, l'exposition au soleil et l'alimentation. Les femmes semblent courir un risque plus élevé que les hommes.

Compte tenu des options thérapeutiques indésirables pour ces affections, il est nettement préférable de privilégier la prévention. En plus des examens réguliers de la vue, de l'abandon du tabac et de l'emploi des protections oculaires appropriées, il semble que plusieurs nutriments pourraient apporter des bienfaits prometteurs en matière de santé oculaire.
La vitamine C : La vitamine C est fortement concentrée dans le cristallin comparativement au sang. Dans l'étude prospective menée auprès de 51 000 infirmières américaines (Nurse's Health Study), l'emploi prolongé d'un supplément de vitamine C (pendant 10 ans et plus) a été associé à une diminution du risque de cataractes. Toutefois, des études sur l'apport en vitamine C dans l'alimentation, sans ajout de suppléments, n'ont pas démontré d'association similaire.
La vitamine E : Des concentrations sériques plus élevées en vitamine E ont été associées à une diminution du risque de cataractes. Cependant, les résultats d'études portant sur l'effet d'une supplémentation en vitamine E sur la diminution du risque de cataracte n'ont pas été constants. De plus, il n'a pas encore été possible d'établir clairement le mécanisme d'action de ce nutriment.

La lutéine et la zéaxanthine : La lutéine et la zéaxanthine sont les seuls caroténoïdes à être spécifiquement concentrés dans la macula, alors que le lycopène et le bêtacarotène sont plus fortement concentrés dans le sang. Des données provenant d'études cliniques et sur l'animal indiquent que ces caroténoïdes pourraient protéger la macula des dommages causés par l'oxydation ou la lumière. Une importante étude épidémiologique a découvert qu'un apport élevé en lutéine et en zéaxanthine dans l'alimentation (5 à 6 mg/j ou plus, soit l'équivalent de la consommation d'épinards ou de chou frisé 5 à 6 fois par semaine) pourrait être associé à un risque relativement faible de DMA néovasculaire. Une autre étude épidémiologique n'a pas découvert un risque relativement moins élevé de DMA chez une population dont la consommation de lutéine et de zéaxanthine était considérablement moins importante. Récemment, deux études épidémiologiques de grande envergure ont rapporté un risque de cataractes relativement moins élevé chez les personnes qui consommaient de la lutéine et de la zéaxanthine, à des concentrations élevées similaires. Toutefois, leur mécanisme d'action n'est pas encore élucidé.

Des études prospectives portant sur l'emploi de suppléments des vitamines C et E sont en cours, mais la réalisation d'essais portant sur la lutéine et la zéaxanthine fait actuellement défaut. Jusqu'à ce que nous disposions de plus de données, une alimentation « saine pour l'oeil » pourrait inclure un apport équilibré en fruits et en légumes riches en vitamine C, en lutéine et en zéaxanthine ainsi que la prise quotidienne d'un supplément de multivitamines et de minéraux. Parmi les aliments riches en lutéine et en zéaxanthine, on retrouve les épinards, le chou frisé, le brocoli, le maïs et les pois.
. Toute personne qui envisage de prendre un supplément alimentaire afin d'assurer une meilleure santé oculaire devrait d'abord connaître l'apport recommandé pour chacun de ces éléments nutritifs. En ce qui concerne la vitamine C, un apport quotidien de 300 à 500 mg peut être nécessaire pour stabiliser les concentrations de vitamine C dans le cristallin. Quant à la vitamine E, l'emploi de suppléments de vitamine E dosés de 100 à 400 UI par jour pour la santé cardiaque et pour d'autres raisons peut également être bénéfique à la santé oculaire.

On ne sait pas actuellement quel devrait être le niveau de supplémentation en lutéine. Au Canada, l'apport moyen en lutéine et en zéaxanthine se situe à environ 2 mg par jour (d'après les données d'un questionnaire sur la fréquence de consommation des aliments). Si l'on compare ces données à celles de l'unique étude ayant découvert une diminution du risque de DMA néovasculaire, on pourrait présumer que la déficience alimentaire moyenne en lutéine se situe autour de 2 à 4 mg par jour. Il est évident que cette carence alimentaire sera encore plus importante chez les personnes dont l'apport quotidien en lutéine et en zéaxanthine est nettement inférieur à la moyenne.
J. Paul Zimmer, Ph.D.
Recherche en nutrition humaine
Hoffmann-La Roche

Février: mois de la canne blanche
Les maladies des yeux
Les maladies des yeux (suite)
Pour voir le mois d'octobre sous un autre jour
Retour index:
Santé:Accueil:

 

Vous voulez envoyer cette page à un ami(e)?
cliquez ici:





annuaire
 


Hit-Parade