27 mai : Journée Mondiale de la Sclérose en Plaques

Le saviez-vous?

Le Canada possède l'une des plus grandes incidences de cette maladie dans le monde.


Le thème pour 2017 sera 'Life with MS'.


Marche de l'espoir

40 000 participants

160 collectivités

1000,000 canadiens en bénéficient

À propos de la Journée mondiale de la SEP

Une journée pour célébrer la solidarité mondiale et l'espoir pour l'avenir

La Journée Mondiale de la SEP est officiellement établie le dernier mercredi du mois de mai. Des événements et des campagnes ont lieu tout au long du mois de mai. La Journée mondiale de la SEP réunit la communauté internationale de la SEP afin de partager des récits, sensibiliser le public et mener une campagne pour et aux côtés des personnes atteintes de la sclérose en plaque

En 2009, la Fédération internationale de la SEP (MSIF) et ses membres ont lancé la première Journée mondiale de la SEP. Ensemble, nous avons mobilisé des centaines de milliers de personnes à travers le monde, grâce à une campagne fondée sur un thème différent chaque année.

La Journée mondiale MS 2017 aura lieu le mercredi 31 mai. Le thème pour 2017 sera 'Life with MS'.

La MSIF fourni une gamme de ressources gratuites visant à encourager chaque personne à participer à la Journée mondiale de la SEP. Tout le monde peut utiliser ces ressources, ou produire les siennes, afin d'apporter des changements positifs dans la vie de plus de 2,3 millions de personnes à travers le monde.

Pour une vie active

Malgré cette pathologie, nous vous conseillons de continuer à vivre de la façon la plus active possible, de poursuivre vos activités de loisirs, de maintenir votre activité professionnelle comme auparavant. Cela sera bénéfique à votre équilibre physique et mental. 
Dans cette rubrique, vous trouverez des informations pratiques sur de nombreux sujets, comme l'importance du dialogue  avec votre entourage, où trouver le groupe de soutien le plus proche ou la façon de gérer la SEP au travail. Les sujets abordés dans cette rubrique ont pour but d'aider les patients, chez qui a été diagnostiquée une SEP, à améliorer leur vie quotidienne.
Vous avez ainsi la possibilité de télécharger ou commander des brochures spécifiques aux sujets qui vous intéressent, comme le sport, les voyages, la vie de femme…etc

À l’origine d’une importante polémique entre cardiologues sur leur efficacité pour réduire les taux de cholestérol, les statines reviennent sur le devant de la scène. Une étude publiée mercredi 19 mars dans la prestigieuse revue The Lancet suggère que les statines pourraient ralentir l’évolution des formes progressives de la sclérose en plaques (SEP).

L’application de ces médicaments très controversés pour cette pathologie neurodégénérative est une surprise. Les résultats obtenus par le Imperial College de Londres devront cependant être confirmé par des études à plus grande échelle.

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie du système nerveux central qui touche le cerveau et la moelle épinière. Elle affecte la myéline – la gaine qui entoure et protège les fibres nerveuses – dont la destruction progressive ralentit la transmission des influx nerveux. Son évolution handicape peu à peu les malades.

"Découverte"

La présence élevée d'un certain type de cellules, qui exprime une molécule hautement toxique qui endommage les tissus du cerveau, a été observée chez des patients atteints de la sclérose en plaques (SEP).

L'équipe de recherche de la Dre Nathalie Arbour, qui comprend des chercheurs des universités de Montréal et de McGill, espère que cette découverte permettra éventuellement d'améliorer les traitements contre les symptômes de la maladie qui frappe plus de 75 000 Canadiens.

L'étude

Les chercheurs ont analysé des tissus de sujets sains et de personnes atteintes de SEP. Ils ont ainsi découvert chez ces dernières un mécanisme, inconnu à ce jour, par lequel les cellules CD4 T expriment une molécule hautement toxique qui endommage les tissus du cerveau appelé NKG2C+.

« Ces résultats sont très encourageants. Ils nous donnent un portrait beaucoup plus précis de la façon dont les cellules du cerveau des patients atteints de SEP sont ciblées par le système immunitaire. Ils nous fournissent également une compréhension plus claire des façons de bloquer l'action des cellules. » —  Dre Nathalie Arbour

Il n'existe pas de cure à l'heure actuelle contre cette maladie auto-immune chronique du système nerveux central. Certaines thérapies sont approuvées, mais elles ciblent certaines molécules exprimées par des cellules immunitaires, ce qui a pour effet de réduire l'efficacité du système immunitaire et d'ouvrir ainsi la porte aux infections.

La SEP perturbe la communication efficace entre les neurones du cerveau et de la moelle épinière, ce qui engendre des dommages importants et récurrents au système nerveux central. Elle se manifeste par des paralysies, des engourdissements, des pertes de vison ainsi qu'un déficit d'équilibre et de coordination des mouvements, menant à un handicap chronique.

Cette nouvelle connaissance de la maladie permettrait de cibler le récepteur sans toucher une large population de cellules immunitaires, mais seulement celles qui causent les symptômes de cette maladie grave.

Cette percée pourrait donc mener à des traitements plus efficaces pour ralentir la progression de la SEP et de ses symptômes et pour minimiser les risques d'infections potentiellement fatales. Cela améliorerait la qualité de vie des patients.

La semaine dernière, une étude portant sur le traitement du Pr Zamboni contre la SEP a révélé que cette intervention ne soulageait pas les symptômes de la maladie et que, dans certains cas, empirait même l'état des patients.

En janvier dernier, des chercheurs français affirmaient que les hormones androgènes constituaient un traitement efficace contre les maladies de la myéline comme la sclérose en plaques.


Rubrique pratique
Nous vous proposons cet espace pratique qui vous permettra de trouver des trucs et astuces face à la sclérose en plaques ainsi que des réponses aux questions et aux idées reçues les plus courantes sur cette maladie.

Idées reçues
La SEP appartient à la catégorie des maladies pour lesquelles de nombreuses idées reçues circulent. Pour un patient nouvellement atteint, ces propos parfois déplacés peuvent le perturber ou le fragilise. C’est pourquoi nous avons tenu à éclaircir un certain nombres d’entre elles.  

Vos trucs et astuces
Vous vivez avec cette maladie et par conséquent, vous êtes la personne la mieux placée pour transmettre votre vécu et votre expérience. Dans cette partie, vous jouez donc un rôle de soutien pour les patients nouvellement diagnostiqués; il suffit parfois d’une petite astuce pour faciliter les choses. 

Affection de longue durée (ALD) et SEP
Ces trois lettres correspondent à l’acronyme d’Affection Longue Durée. Une affection de longue durée exonérante est une maladie qui nécessite un suivi et des soins prolongés (plus de six mois). Généralement, des traitements coûteux sont associés à cette maladie et ils ouvrent droit à une prise en charge à 100 %.
La sclérose en plaques est présente dans la liste établie par le ministère de la santé (liste des 30 ALD - SEP = ALD n° 25) Pour ces affections, l'Assurance Maladie rembourse à 100 % (du tarif de la Sécurité Sociale) les dépenses liées aux soins et traitements nécessaires.

Qu'est-ce que le congé maladie?
A compter du 4ème jour d’arrêt de travail et pendant 3 ans au plus, le salarié peut, sous certaines conditions (nombre d’heures travaillées au cours des 3 mois ou 12 mois précédant l’arrêt) bénéficier de prestations qu’on appelle Indemnités journalières au titre de la maladie. Le montant de l’indemnité correspond à la moitié du salaire journalier, voire au 2/3 pour une famille comprenant 3 enfants à charge, et après 30 jours d’arrêt de travail. En cas d’hospitalisations, les indemnités journalières ne sont pas réduites.
Les droits à un nouveau congé maladie de trois ans pourront être étudiés après une reprise d’activité consécutive d’un an sans arrêt de travail.
Quelles sont les démarches pour être en arrêt maladie ?
Le médecin traitant ou spécialiste remplit un arrêt de travail que le patient transmet à sa CPAM. Le médecin conseil statue sur les arrêts et les contrôles.
Quand le patient a épuisé ses droits au congé de maladie, le médecin conseil de la CPAM statue sur une inaptitude au travail et propose le passage en invalidité.

Temps partiel thérapeutique
Le temps partiel thérapeutique est un contrat négocié entre le salarié et l’employeur, après prescription du médecin traitant ou du spécialiste.
Il est prescrit et renouvelé éventuellement par le médecin traitant mais accordé par le médecin conseil des caisses de sécurité sociale. Il doit être accepté par le salarié et par l’employeur, ce dernier accordant la modification temporaire de la durée de travail.
Ce temps partiel thérapeutique sera accordé après un arrêt de travail à temps complet ou après un essai non satisfaisant de reprise du travail à temps plein.
Le temps partiel thérapeutique est accordé par période renouvelable, le tout n’excédant pas un an. Il peut, dans certaines situations, s’intercaler entre deux arrêts maladie, mais il reste soumis à l’avis du médecin conseil.
Cette opportunité permet alors une reprise progressive d’activité ou une évaluation de sa capacité de travail. Le salarié perçoit alors l’équivalent de son plein salaire. La sécurité sociale verse la différence entre le salaire perçu et le plein salaire habituel.
Pour en faire la demande, le patient adresse celle-ci au contrôle médical de la caisse avec le certificat médical de son médecin. Pour les salariés de la fonction publique la demande s’effectue auprès du comité médical.


Description
La sclérose en plaques (SEP) est une affection chronique et invalidante qui s'attaque au système nerveux central (SNC). Ce système comprend le cerveau et la moelle épinière, en plus des nerfs qui déterminent toutes les activités du corps, comme la pensée, les sensations, la vue, l'odorat, le goût et le mouvement. La sclérose en plaques touche environ 1 personne sur 1000 et elle atteint généralement les personnes âgées de 20 ans et 40 ans, même si elle peut survenir à tout âge.
Les nerfs des personnes exemptes de sclérose en plaques sont recouverts d'une couche protectrice appelée gaine de myéline. Cette gaine permet la transmission rapide des signaux électriques dans le cerveau. Les chercheurs croient que, chez les personnes atteintes de sclérose en plaques, il y a une inflammation de la gaine de myéline qui présente alors des lésions sous forme de petites plaques ; on ignore quelle chaîne d'événements amorce cette dégradation. Une fois la lésion apparue, la transmission des signaux électriques dans le cerveau ralentit.
La sclérose en plaques est une affection auto-immune (le système immunitaire commence à réagir contre ses propres tissus) et elle ne peut donc pas être transmise d'une personne à une autre. Pour des raisons inconnues, le système immunitaire considère la gaine de myéline comme un corps étranger et s'y attaque.
Il y a 4 formes de sclérose en plaques :
la sclérose en plaques rémittente (ou cyclique), la forme la plus courante de SEP, touche 85 % des personnes atteintes. Cette forme de SEP est caractérisée par des poussées, où les symptômes s'aggravent pendant des semaines ou des mois, suivies de rémissions où les symptômes régressent complètement ou partiellement.
la sclérose en plaques progressive primaire touche 10 % des personnes atteintes de cette maladie ; elle se caractérise par une aggravation lente, mais pratiquement continue, à partir du moment de son apparition.
la sclérose en plaques progressive secondaire se manifeste par une période initiale de poussées et de rémissions, qui est suivie d'une aggravation constante et de périodes de rémission mineures. Environ 50 % des personnes atteintes de la forme de sclérose en plaques rémittente (ou cyclique) auront cette forme de SEP moins de 10 ans après l'apparition de l'affection.
la sclérose en plaques progressive récurrente se caractérise par une évolution uniforme de la maladie avec des poussées occasionnelles. Cette forme de SEP est relativement rare et ne représente que 5 % des cas de sclérose en plaques.


Causes
La cause de la sclérose en plaques demeure encore inconnue. Néanmoins, la plupart des travaux de recherche donnent à penser qu'une réaction anormale du système immunitaire est responsable des dommages infligés à la gaine de myéline.
En temps normal, le système immunitaire protège l'organisme et le défend contre les substances étrangères. Par contre, dans le cas d'une affection auto-immune, l'organisme attaque ses propres tissus. La cause exacte de ce comportement du système immunitaire n'a pas été élucidée, mais le rôle de certains facteurs, décrits ci-dessous, a été mis en évidence.

 le sexe - la SEP touche approximativement 3 fois plus de femmes que d'hommes ;
 les antécédents familiaux de sclérose en plaques  - ce facteur accroît le risque de SP. En fait, plus le lien de parenté est étroit, plus le risque est élevé. Ainsi, si un jumeau identique est atteint de la maladie, le risque pour l'autre jumeau est d'environ 30 %. Malgré cela, les travaux de recherche ont révélé qu'il n'y a pas un « gène unique de la SEP ». Il faudra encore bien des années de recherche pour préciser le rôle de la génétique ;
 l'origine ethnique - la SEP touche principalement les personnes d'origine caucasienne ;
 les facteurs environnementaux - la SEP est plus fréquente sous les climats nordiques, ce qui, pour l'Amérique du Nord, inclut toute région au nord de Denver ou de Philadelphie. La SEP est également fréquente en Europe du Nord et au Japon. Le lieu habité pendant les 15 premières années de la vie joue un rôle crucial en ce qui concerne le risque de SEP. Le risque est faible dans les régions tropicales ou méridionales. Chez les personnes qui ont vécu dans une région méridionale jusqu'à l'âge de 15 ans ou plus avant de déménager dans une région nordique, le risque de SEP est faible. Par contre, les personnes se sont installées ailleurs avant l'âge de 15 ans sont exposées à un risque plus important. Certaines données préliminaires portent à penser que l'exposition au soleil et un apport élevé en vitamine D pourraient diminuer le risque d'avoir la SEP. Toutefois, de plus amples recherches sont nécessaires avant de recommander la prise de suppléments vitaminiques à cette fin ;
 les infections - les chercheurs sont d'avis que de nombreuses affections auto-immunes sont provoquées par un type d'infection qui s'attaque aux personnes ayant un patrimoine génétique particulier. Un grand nombre de bactéries comportent des protéines qui imitent les cellules de l'organisme. Cela peut tromper les défenses immunitaires qui se tourneront alors contre les tissus de l'organisme lui-même, même une fois l'infection disparue. Depuis un certain temps, les chercheurs étudient les virus qui pourraient être des déclencheurs de la maladie, plus particulièrement les virus de la varicelle et de l'herpès.

 

Symptômes et Complications
La sclérose en plaques évolue de façon imprévisible et touche chaque personne différemment. Les symptômes qui se manifestent pendant une crise peuvent varier en nature et en intensité.
Les symptômes, qui dépendent de la zone endommagée, sont généralement les suivants :

 des troubles de la vessie comme une incontinence urinaire 
 des troubles intestinaux comme une constipation 
des troubles sexuels comme une perte de sensation, une baisse de la libido
et une difficulté à maintenir une érection 
 de la rigidité ou des spasmes musculaires 
 des trouble cognitifs (par ex. une perte de mémoire) 
 des étourdissements et la sensation de tête qui tourne 
 des problèmes de santé mentale (par ex. une dépression) 
 une fatigue extrême 
 difficulté à marcher 
 des maux de tête 
 une perte de l'acuité auditive 
 des démangeaisons 
 un engourdissement et des picotements 
 de la douleur 
 des convulsions 
 une difficulté à parler et à avaler 
 des tremblements 
 des troubles de la vue.
Le fait d'avoir un ou plusieurs de ces symptômes ne signifie pas nécessairement que vous avez la sclérose en plaques, mais il est conseillé de consulter un médecin si vous pensez que vos symptômes pourraient être reliés à cette affection.
 

Diagnostic
Si votre médecin soupçonne la présence d'une sclérose en plaques, il vous enverra consulter un neurologue qui vous fera passer divers examens. Les examens neurologiques permettent de vérifier les réflexes, les mouvements oculaires, la force des membres, les sensations et la coordination. Les antécédents médicaux et familiaux sont également importants.
Les examens complémentaires ci-après peuvent être réalisés :

 une imagerie par résonance magnétique (IRM), un type d'examen d'imagerie qui permet de visualiser le cerveau et la moelle épinière ;
 les potentiels évoqués, une mesure des signaux nerveux transmis entre le corps et le cerveau. En présence d'une SEP, les signaux sont plus lents et plus faibles ;
 un examen du liquide cérébrospinal, qui permet de vérifier s'il y a des indices de sclérose en plaques dans ce liquide.
Pour confirmer un diagnostic de sclérose en plaques, la personne doit présenter des signes de cette maladie dans diverses parties de son système nerveux et avoir subi au moins deux poussées distinctes. Toutefois, si une personne n'a connu qu'une seule poussée caractérisée par des symptômes qui peuvent être ceux de la SEP, une IRM peut être pratiquée pour évaluer le risque d'une évolution de la SEP. Le traitement précoce d'une première poussée isolée peut prévenir ou du moins retarder les poussées subséquentes.
 

 
Traitement et Prévention
Étant donné que la sclérose en plaques ne se guérit pas, le but principal du traitement est de réduire le nombre de poussées, et d'en diminuer la gravité, le cas échéant. Pour ce faire, des médicaments peuvent être employés sous forme d'injection, notamment des doses massives de stéroïdes par voie intraveineuse (mais aussi par la bouche).
On utilise les traitements de fond, comme les interférons bêta* (interféron bêta-1a et interféron bêta-1b), le glatiramère, le mitoxantrone et le natalizumab pour réduire l'activité et la progression de l'affection.
Divers autres traitements et changements dans le mode de vie peuvent aider à atténuer les symptômes tels que les troubles de la vessie, la fatigue, la douleur, la dépression, l'anxiété et le stress ; par contre, ces interventions n'ont aucun effet sur la maladie elle-même. Les programmes de réadaptation, faisant appel à l'ergothérapie et à la physiothérapie, font partie des mesures essentielles pour aider les personnes atteintes de SEP.

Voici d'autres mesures permettant de réduire l'importance des symptômes :

 recevoir un vaccin contre la grippe ;
 éviter le stress ou le réduire le plus possible ;
 éviter la chaleur, par exemple dans les bains tourbillons et les douches très chaudes ;
 faire de l'exercice de façon modérée ;
 faire des exercices d'étirement.
À l'heure actuelle, les chercheurs se concentrent sur la mise au point de médicaments visant à contrer les anticorps immuns spécifiques qui s'attaquent à la myéline, de facteurs de croissance qui aideraient à restaurer la myéline entre les poussées, et de techniques expérimentales telles que la greffe de moelle osseuse et certaines interventions chirurgicales.
 
Tous les médicaments ont à la fois une dénomination commune (le nom générique) et un nom de marque ou marque. La marque est l'appellation qu'un fabricant choisit pour son produit (par ex. Tylenol®). Le nom générique est le nom du médicament en médecine (par ex. l'acétaminophène). Un médicament peut porter plusieurs noms de marque, mais il ne possède qu'un seul nom générique. Cet article répertorie les médicaments par leur nom générique. Pour obtenir des renseignements sur un médicament donné, consultez notre pharmathèque. Pour de plus amples renseignements sur les noms de marque, consultez votre médecin ou un pharmacien.

 

Qu'est-ce que c'est ?

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique caractérisée par la destruction progressive de l’enveloppe protectrice des nerfs du cerveau et de la moelle épinière.

Les fibres nerveuses sont entourées d'une enveloppe protectrice, la gaine de myéline, qui joue un rôle essentiel dans la conduction électrique de l’influx nerveux. Dans la sclérose en plaques, cette substance s’abîme voire se détruit par endroits, ce qui est à l’origine des lésions du système nerveux : les plaques de démyélinisation.

Ces lésions sont disséminées dans le cerveau, souvent la moelle épinière, et très souvent le nerf optique (qui relie l’oeil au cerveau), elles sont généralement de petite dimension, formant des plaques, d’où le nom de la maladie.

Lorsque la plaque cicatrise, elle se sclérose et il se crée une altération de la structure des fibres nerveuses, provoquant des lésions définitives.

La taille des plaques est très variable : de la taille d'une tête d'épingle à tout un hémisphère cérébral (ce qui est très rare).

L'évolution des plaques est tout aussi variable : réparation plus ou moins totale ou destruction irréversible de la myéline ou des fibres nerveuses elles-mêmes.

La maladie évolue par poussées qui correspondent à l'apparition de nouvelles plaques ou à l'extension des plaques déjà existantes.

 Causes et facteurs de risque

La sclérose en plaques est une maladie relativement fréquente (1 personne sur 2000) qui touche un peu plus la femme que l'homme, et débute généralement entre 20 et 40 ans.

Sa cause est inconnue.

Un certain nombre de facteurs de risques ont été identifiés :

 Environnementaux : La maladie est très fréquente dans les régions tempérées froides (Ecosse, Norvège). Elle est exceptionnelle dans les régions tropicales et équatoriennes. L’Europe du sud fait partie des zones à risque moyen. Le nord de la France est plus touché que le sud ;
 Génétiques : Le risque est un plus élevé chez les parents au premier degré d’un sujet atteint. Attention, ce n’est pas une maladie héréditaire : en dehors de très rares familles où la maladie atteint semble se transmettre à chaque génération ou presque, le risque est un peu plus élevé que dans le reste de la population française, mais il demeure tout de même rare pour des personnes porteuses de sclérose en plaques d’avoir un enfant également porteur de la maladie.

L’ apparition de la maladie nécessite la survenue d’une cause surajoutée, (notamment probablement une infection virale) sur un terrain génétique particulier. Attention : même si une infection virale peut être un facteur de déclenchement, la sclérose en plaques n’est pas une maladie contagieuse.

Les signes de la maladie

La maladie débute souvent insidieusement par des troubles sensitifs (fourmillements, sensations de décharges électriques…), des troubles moteurs (jambes faibles, perte de force de la main, du bras…), des troubles oculaires avec baisse de la vision, des troubles de l’équilibre et de la marche.

Au cours de l'évolution, d'autres symptômes peuvent apparaître : paralysies d’un ou plusieurs membres, tremblements, perte de la coordination des mouvements, anomalies de la voix ou de l'écriture. Des difficultés de la marche sont fréquentes.

Les troubles sensitifs peuvent également augmenter : sensation de ruissellement, de chaud ou froid, impression d’être serré dans un bas ou une chaussette, ou dans une cuirasse, impression de toile d'araignée sur la face, de peau cartonnée et rigide au niveau des bras ou jambes, de l'abdomen , du thorax, etc.

Signe essentiel : ces troubles évoluent par poussées successives, qui durent de plusieurs jours à quelques mois, et sont séparées de plusieurs mois ou années. Entre les poussées une diminution des symptômes est quasi constante, avec même au début une possibilité de disparition complète des troubles.

 La consultation

Le médecin va procéder à un examen neurologique complet. Les plaques de sclérose pouvant toucher n’importe quel nerf, toutes les atteintes peuvent se voir en plus de celles déjà décrites : névralgies, vertiges aggravés par les changements de position, déséquilibre et déviation à la marche, baisse transitoire de la vision, paralysie faciale, troubles des sphincters urinaire ou anal, troubles psychiques, troubles de la mémoire…

L’examen médical fait ainsi le bilan complet de la poussée, afin de pouvoir suivre précisément l’évolution au cours du temps. Le médecin adaptera le traitement et la rééducation en conséquence.

Examens et analyses complémentaires

Le diagnostic n'est pas toujours facile au début étant donné l'extrême diversité des signes de la maladie. Néanmoins ce diagnostic repose essentiellement sur les signes cliniques, les examens complémentaires n’apportant que peu de précisions supplémentaires. Ces examens complémentaires servent surtout à rechercher d’autres maladies pouvant donner des troubles identiques.

Il convient d’effectuer  un examen ophtalmologique complet.

L'électroencéphalogramme est normal et n’est pas systématiquement pratiqué.

Le scanner montre parfois des images évocatrices dans certaines régions du cerveau.

L'imagerie par résonance magnétique (IRM) est la méthode la plus sensible, elle permet de visualiser les plaques de démyélinisation. Il n’y a pas de parallélisme entre le handicap et le nombre de plaques qui est en général beaucoup plus élevé que ne le laissait supposer le tableau clinique.

La ponction lombaire peut apporter des renseignements : le taux de protéines dans le liquide céphalo-rachidien est normal ou peu élevé (0,40 à 0,60 g/l) ; les cellules (globules blancs et globules rouges) y sont normales ou en nombre un peu augmenté. Par contre, il y a le plus souvent une élévation des immunoglobulines (IgG) qui témoigne d’une inflammation du système nerveux due à la maladie.


 

 Evolution de la maladie

La sclérose en plaques évolue par poussées irrégulières.

Dans la plupart des cas, les poussées sont au début totalement régressives avec disparition totale des troubles entre les poussées. Puis la régression des troubles lors des poussées ultérieures peut devenir incomplète, avec apparition de séquelles (c’est-à-dire une persistance des troubles même en dehors des poussées).

Au fil des années, les poussées successives risquent d'entraîner des séquelles de plus en plus importantes, au point que certains malades peuvent devenir grabataires. Cependant après 20 ans d'évolution, 35 % des patients mènent une vie active.

Il existe des formes dites progressives d’emblée, où l’évolution se fait d’un seul  tenant par une aggravation régulière. Ces formes sont rares chez les personnes jeunes.

Il existe aussi des formes dites secondairement progressives, où, après une évolution initiale par poussées successives, apparaît ensuite une aggravation régulière des troubles.

Certains malades ont des poussées plus rares et plus espacées et vivent beaucoup plus longtemps sans invalidité majeure . D'autres ne feront même qu’une ou quelques poussées en quelques années sans garder de séquelles.

Il existe probablement certains facteurs favorisant les poussées : traumatismes, infections, interventions chirurgicales et anesthésie, immunisations et sérums. 

La grossesse a un effet suspensif sur l'évolution de la maladie mais les poussées sont plus fréquentes après l'accouchement. L'allaitement n'a pas d'influence sur le cours de la maladie et ne comporte pas de risques pour l’enfant : il n'est donc pas contre-indiqué.

L’évolution de la sclérose en plaques est donc très variable d’une personne à l’autre, et il est très difficile de la prévoir. Elle peut être à l’origine de handicaps sévères, ou bien ne causer que quelques troubles peu gênants, et transitoires.


 
 

 

 
 
 

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