du 8 au 14 Mars:
La Rosacée..(maladie de la peau)


 

MALADIE DE PEAU: LA ROSACEE 

La rosacée est une maladie cutanée chronique et évolutive qui se manifeste d’abord par des rougeurs intermittentes au niveau des joues, du nez, du menton ou du front, par une sensation de picotement dans les yeux, lesquels tendent à s’injecter de sang, et par la dilatation de petits vaisseaux sanguins à la surface de la peau. Il s’agit d’un trouble persistant qui tend à s’aggraver avec le temps; même s’il semble parfois s’estomper, il revient inexplicablement à la charge, plus prononcé que jamais. À un stade plus avancé, le nez peut devenir bosselé, rouge et enflé. Les symptômes de la rosacée se répandent rarement au-delà du visage, et, contrairement à ce que plusieurs peuvent penser, elle n’est attribuable ni à l’alcoolisme ni à une mauvaise hygiène; toutefois, de nombreuses habitudes quotidiennes peuvent en provoquer des poussées.


 

La rosacée, connue aussi sous le nom de couperose, est une maladie cutanée incurable au départ bénigne qui se manifeste par des rougeurs chroniques au niveau du nez, des joues, parfois aussi au niveau du menton et du front. Ces symptômes s'accompagnent d'une sensation de picotement, notamment au niveau des yeux. De petits vaisseaux sanguins sont souvent visibles dans les zones touchées.
La maladie est évolutive et peut provoquer des crises d'acné, notamment en cas de stress ou de fatigue, et, à un stade avancé,
faire enfler le nez du sujet qui reste rouge et bosselé (rhinophyma). Lorsque la rosacée est à un stade plus avancé, ou soumise à différents facteurs, elle peut aussi durement affecter la vue du sujet qui en est atteint et un examen dermatologique est recommandé.

Le terme couperose est aussi une ancienne dénomination de différents sulfates : ferreux, de zinc ou de cuivre.
 
Explication technique
La recherche médicale n'est pas totalement fixée sur le processus précis et encore moins sur ses causes, mais on peut en faire une description sommaire.
Lorsqu'un sujet atteint de rosacée est soumis à un facteur environnemental déclencheur (température, aliment particulier, émotion...), un phénomène vasculaire s'enclenche : la circulation sanguine augmente nettement dans les zones concernées.
Certains facteurs irritants entraînent une accumulation de liquide importante et provoquent une enflure et un dysfonctionnement local chronique du système lymphatique.
L'exposition au soleil, au froid, au vent, peuvent endommager ce même système lymphatique en causant une dégénérescence de l'élastine.
La réaction inflamatoire provoque des papules et des pustules.
Des vaisseaux sanguins dilatés (télangiectasies) peuvent apparaître à la surface de l'épiderme et sont le symptôme d'un état avancé de la maladie.
La rosacée s'accompagne souvent d'affections cutanées telles que la parakératose séborrhéïque, l'eczéma ou le psoriasis.
La recherche s'est récemment interrogée sur le rôle supposé de deux très petits acariens qui se nourrissent de résidus de peau et de sébum, les demodex (Demodex folliculorum et Demodex brevis chez l'Homme), car ceux-ci semblent être présents en quantité anormalement élevée dans
l'épiderme des personnes atteintes de rosacée. Ils sont soupçonnés de jouer un rôle dans cette pathologie, à moins qu'ils n'en soient aussi que le symptôme d'un déséquilibre.

Sous-types de rosacée
On remarque bien que les symptômes de la couperose, de la rosacée, et de la dermatite séborrhéique se recoupent souvent, de même que leurs déclencheurs (tant qu'on n'est pas dans l'extrême de chacune de ces maladies).
Il est tout à fait normal d'avoir un peu de couperose (quelques petits vaisseaux sanguins visibles), surtout après l'âge de 30 ans.
Ça ne veut pourtant pas dire qu'on est atteint de couperose!

Celles et ceux qui ont des rougeurs accompagnées parfois d'un petit eczéma derrière les oreilles (ou qui ont eu de l'eczéma ailleurs sur le corps durant leur jeunesse) devraient peut-être voir s'ils n'ont pas plutôt une petite dermatite séborrhéique (problème qui peut se régler temporairement en 3 à 7 jours).
Plusieurs ont peut-être les joues rouges mais pas d'acné. Dans ce cas il ne faut peut-être pas chercher du côté de la rosacée mais bien d'une dermatite séborrhéique. On reconnaît ce problème par des pores de la peau plus dilatés et un aspect huileux de certains endroits du visage ou du front.
Avec la dermatite séborrhéique, une simple application de crème d'hydrocortisone 0,5 % ou 1 % suffit amplement à résorber les rougeurs
en trois jours (en appliquant peu de crème à la fois). Dans des cas plus sérieux d'eczéma, certains médecins ont prescrit une crème
 de pimécrolimus (inhibiteur de la calcineurine topique).

Mauvais produits pour mauvais diagnostic ? L'hydrocortisone ne conviendra pas forcément à la rosacée, et les crèmes contre la rosacée à base de métronidazole ne conviendront pas à de l'eczéma. Dans le cas de la dermatite séborrhéique, un peu de soleil fait beaucoup de bien à la peau (c'est un indice pour le diagnostic) tandis qu'il ne conviendra pas à une peau atteinte de rosacée.
Tous les sujets atteints de rosacée n'ont pas les mêmes symptômes. Cette maladie n'étant sérieusement étudiée que depuis relativement
peu de temps, la recherche n'est pas catégorique quant au fait qu'il s'agisse bel et bien d'une seule et même maladie dans tous les cas.
 On distingue toutefois quatre sous-types de rosacée :

 La rosacée érythèmatotélangiectasique : rougeurs ponctuelles ou persistantes, apparition de vaisseaux sanguins à la surface de la peau,
 ce qui va parfois jusqu'à l’enflure et une sensation de brûlure ou d’échauffement.

 La rosacée papulopustulaire : la peau du visage, généralement rougeaude, est envahie de papules ou de pustules qui font penser à de l’acné
(mais sans points noirs) et qu'accompagnent de désagréables sensations de démangeaison et d'échauffement.

 Avec la rosacée phymateuse, l'épiderme s'épaissit, le plus souvent au niveau du nez.
 La rosacée oculaire irrite les yeux et leur donne une apparence larmoyante ou injectée de sang. Dans les cas les plus graves
 il peut en résulter des dommages à la cornée voire une perte de la vue.


 

Terrain sensible
Cette affection frappe les populations originaires du nord de l'Europe, et tout particulièrement les Irlandais, Écossais, Anglais ou encore
les Scandinaves — on parle parfois de « malédiction de Celtes » — les Flamands, les Baltes, les Russes...
Même si le fait est rare, la rosacée peut aussi toucher un Africain ou un Asiatique. La rosacée toucherait 45 millions de personnes dans le monde.
Selon des études, 10 % des Suédois et 5 % des Américains souffrent de cette pathologie. On estime par ailleurs que 70 % des sujets
touchés par cette affection ignoreront toujours être atteints de cette maladie.

Le diagnostic est souvent fait à partir de l'âge de trente ans, souvent entre quarante et cinquante ans. Il est rarissime que la rosacée
soit diagnostiquée avant l'âge de vingt ans.

Bien que les femmes soient plus touchées, les manifestations de la rosacée prennent généralement leur forme la plus aiguë chez les hommes.

Une maladie inconfortable
La rosacée est d'autant mal vécue par le sujet qu'elle est mal étudiée et mal connue des médecins non-spécialistes qui prescrivent souvent de simples savons antibactériens, pensant être en présence d'un défaut d'hygiène ou d'un problème d'alcoolisme. Un sondage démontre d'ailleurs
que 50 % des personnes atteintes de rosacée se lavent exclusivement le visage à l'eau claire, par crainte des symptômes que pourraient
exacerber d'autres types de soins.

Des études canadiennes (avec les États-Unis, le Canada est sans doute le pays où la rosacée est le mieux étudiée actuellement) semblent
 démontrer que les poussées de rosacée démultiplient l'absentéisme professionnel et diminuent la vie sociale et l'estime de soi de ceux qui y sont exposés.

Facteurs provoquant des rougeurs
Ces facteurs dépendent des patients qui ne sont pas tous également sensibles aux mêmes choses.

 Les alcools, et très spécifiquement le vin rouge.
 Les boissons chaudes. Café et thé ont longtemps été injustement accusés, puis l'on s'est rendu compte que c'est leur température
qui a une influence sur les poussées de rosacée.

 Le fait de ne pas boire suffisamment.
 Une exposition à un grand froid ou à de grandes chaleurs, l'exposition au soleil. Les grands vents. Prendre des bains trop chauds.
 L'effort physique.
 Le stress, la colère, l'embarras, la fatigue, et tout ce qui est susceptible de faire monter la tension artérielle.
 Certaines affections : fièvre, rhumes, gastrite, hernie diaphragmatique ou encore bouffées de chaleur liées à la ménopause.
 Le fait de se gratter le visage est aussi très néfaste. Les rasoirs électriques sont préférables aux lames.
 Les produits pour la peau à base d'huile, d’huile d’eucalyptus, d'alcool, d’hamamélis, d’acide salicylique, de menthol, de menthe poivrée
ou d’essence de girofle. Tout produit pour la peau qui provoque un dessèchement ou des picotements. Éviter les après-rasage.

 Certains médicaments tels que les vasodilatateurs (qui dilatent les vaisseaux sanguins) et les stéroïdes topiques.
 Divers aliments ont la réputation de provoquer des poussées de rosacée : les aliments épicés, le poivre, la vanille, les aliments servis très chauds,
les aliments riches en histamine, le vinaigre, les tomates, les agrumes et les raisins mais peut-être aussi le chocolat, la crème aigre, les yogourts,
 le fromage, l'aubergine, les avocats, les épinards, les bananes et de nombreuses variétés de légumineuses.


 

Traitements
La rosacée ne peut pas être guérie, mais ses manifestations peuvent être contrôlées. La couperose (Rosacée) peut être atténuée naturellement
 par une application quotidienne d'huile de chanvre. Cette huile encore méconnue est très riche en oméga 3 et en oméga 6.
 Elle peut être utilisée pure directement sur la peau ou diluée dans une crème anti-rides pour une double action.

Alimentation
Voir « facteurs provoquant des rougeurs » pour connaître la liste des aliments déconseillés.

Hygiène
Le sujet a souvent l'impression que se laver le visage peut provoquer des crises d'acné, et c'est un cercle vicieux car le manque d'hygiène provoque mécaniquement les attaques bactériennes auxquelles la peau couperosée est particulièrement sensible.
Il faut donc se laver le visage fréquemment, mais aussi éviter que ce soin provoque un dessèchement de la peau, car un tel dessèchement
 provoquera des rougeurs.

L'acné provoqué par la rosacée n'a rien à voir avec l'acné juvénile, il n'y a ni peau graisseuse (séborrhée) ni poussée de comédons.
 Les produits contre l'acné juvénile sont donc totalement inadaptés et peuvent même exacerber les symptômes de la rosacée.

Hydratation
Les produits hydratants remplissent très bien leur rôle, et il est important d'en utiliser après s'être lavé le visage.
 La rosacée cause en effet un dessèchement de l'épiderme, ce qui réduit la résistance de la peau aux agressions.

Les crèmes hydratantes doivent être à base d'eau, prévues pour une longue durée, sans lanoline et sans parfum.
Plus naturelles, les tranches fines de concombre, appliquées sur la peau, ont un effet hydratant et calment très efficacement
les démangeaisons cutanées associées à la rosacée.


 

Traitement médicamenteux
En cas d'attaque bactérienne, des crèmes antibiotiques (notamment à base de métronidazole, comme la crème Rozex ou les produits tels que
 MetroGel, MetroCrème et MetroLotion) peuvent être prescrites.

Des antibiotiques oraux peuvent être prescrits, souvent avec succès, mais leur utilisation prolongée est déconseillée.
Des stéroïdes topiques peuvent avoir un effet à court terme mais à long terme ils ont une tendance à aggraver les symptômes de la couperose.

Lasers
Un traitement au laser (non remboursé par la sécurité sociale en France) permet de dévasculariser l'épiderme du patient pendant quelques années
 (2 à 3 années). Cette méthode est très efficace mais elle doit être répétée régulièrement et reste relativement onéreuse.

Quelques personnes célèbres atteintes de rosacée:
 W. C. Fields
 Cameron Diaz
 Bill Clinton
 Diana Spencer, princesse de Galles
 Madame de Sévigné

Les types de peau et les soins adaptés
On peut dénombrer 4 types de peau qui ont chacune des caractéristiques propres. Une même personne peut voir son type de peau évoluer
 au cours de sa vie, de façon naturelle ou dans le cadre d’une maladie par exemple. Connaître à quel type appartient notre peau est un pré-requis essentiel pour en prendre soin.

 Peau très sèche (peau alipidique) La peau très sèche résulte de l’absence de production de sébum par les glandes sébacé. La peau sèche se caractérise alors par l’absence de comédons (boutons, points noirs), des ports invisibles et un aspect non gras et non luisant. Le déficit de sébum à sa surface la rend peu souple et donc très sensible aux rides.

 Peau sèche (peau hypolipidique) La peau sèche résulte d’une production insuffisante de sébum par les glandes sébacé.
La peau sèche se caractérise alors par peu de comédons (boutons, points noirs), des ports invisibles et un aspect non gras et non luisant.
En quantité insuffisante, le sébum ne permet pas de garantir la souplesse de la peau et la rend donc sensible au vieillissement (rides).

Cette peau doit être réhydratée de façon régulière. Cette hydratation doit être à la fois interne en buvant de l’eau mais aussi externe
en appliquant des crèmes hydratantes. Il est conseillé de la nettoyer avec un lait hydratant, de la rincer avec une lotion non alcoolisée puis d’appliquer une crème de jour protectrice, par exemple à base de céramides, de vitamines et de corps gras permettant de renforcer la barrière cutanée et d’assurer une meilleure rétention de l’eau. Pour la nuit, l’application d’une crème hydratante riche est également préconisée.

 La peau normale Dans ce cas, les glandes sébacées produisent le sébum de façon modérée qui correspond à un état d’équilibre de la peau.
Elle n’est alors ni trop grasse ni trop sèche. Ce type de peau présente peu ou pas de comédons. Elle est souple et a un aspect légèrement luisant.
Au toucher, une légère sensation grasse apparait. Ces peaux exigent peu de soins, un lavage quotidien permet d’assurer le renouvellement du sébum
 et d’éviter le développement de bactérie.

 La peau grasse (lipidique) La peau grasse est causée par une surproduction de sébum par les glandes sébacées. Cette excédent de sébum
à la surface de la peau lui donne un aspect gras et luisant, ses ports sont alors dilatés et visibles. Les peaux grasses sont susceptibles
de développer une acné vulgaire puisque l’excès de sébum peut bloquer les pores de la peau, ce qui entraîne une multiplication des bactéries dans les follicules pileux. Les peaux grasses sont très souples ce qui leur permet de garder une apparence jeune longtemps.

Une peau grasse doit être nettoyée fréquemment de façon à éliminer le sébum excessif et ainsi limiter la prolifération des bactéries.
 L’utilisation d’un pain dermatologique (ou syndet) est recommandé. L’application d’une lotion astringente sur une peau nettoyée limite la production de sébum et est donc conseillée. L’utilisation de " poudres buvard " à base de cuivre et de zinc permet également d’éliminer le sébum excessif
 et de rééquilibrer la peau à plus long terme.

Enfin, gras ne signifie pas hydraté. Comme une peau sèche, une peau grasse peu être déshydratée. Il faut alors la réhydrater avec des produits
 adaptés destinés aux peaux grasses.

Il est également fréquent de parler de peaux mixtes et sensibles. Peaux mixtes et sensibles ne constituent pas réellement des types à part entière puisqu’elles peuvent être très sèches, sèches, normales ou grasse.


 

 La peau mixte La peau mixte correspond en fait à une combinaison de peau, sèche, grasse ou normale. La combinaison la plus rencontrée
consiste en une zone en T (front, aunez et à ses ails et au menton) de peau grasse alors que le reste du visage (tempes, pommettes et maxillaires)
est constitué d’une peau sèche ou normale. Les soins doivent donc être adaptés suivant les zones du visage.

 Peau sensible Est qualifiée de sensible une peau qui réagit excessivement aux agressions extérieures (stress, chaleur, froid, vent…).
Cette sensibilité de la peau est indépendante de son type, une peau grasse, normale ou sèche peut être sensible.
La peau peut alors être sujette à des rougissements transitoires, à une déshydratation, à une érythrose, à une couperose...
 C’est notamment le cas des peaux des personnes souffrant de rosacée.

 
 


 

 On estime que plus de deux millions de Canadiens, soit près de 10 % de la population, pourraient souffrir de la rosacée, enfaisant une maladie des plus communes.

Qui en sont atteints:
Toute personne âgée de 20 à 70 ans peut en être affectée.

Bien qu’elle passe souvent pour de l’acné, la rosacée se présente toutefois sans points noirs ni blancs.

La rosacée se manifeste le plus souvent chez les personnes au teint pâle ou de descendance irlandaise, écossaise ou est-européenne,
et touche rarement celles d’origine asiatique ou africaine. 

Si les femmes sont davantage susceptibles d’en souffrir, ce sont les hommes qui risquent d’en subir les pires ravages dont, notamment,
 un rhinophyma

(enflure du nez).


Comment la rosacée évolue-t-elle ?
Stade précoce
des rougeurs intermittentes sur les joues, le nez, le front et le menton;
de petits vaisseaux sanguins peuvent apparaître sous la surface de la peau;
les yeux peuvent picoter.

Stade intermédiaire
les rougeurs au visage deviennent plus vives et persistantes;
des boutons commencent à apparaître, parfois sous forme de papules
(petites bosses rouges et dures);
les petits vaisseaux sanguins deviennent de plus en plus apparents;
des vaisseaux dilatés peuvent former ce qu’on appelle une télangiectasie, soit un petit enchevêtrement de vaisseaux visible ou non sous l’épiderme;
dans certains cas, les yeux s’injectent de sang.


Stade avancé
l’inflammation cutanée s’aggrave de plus en plus;
chez les hommes surtout, des bosses charnues peuvent se former sur le nez (quand le nombre de bosses augmente, le nez peut sembler enflé,
 trouble qu’on appelle rhinophyma);

dans certains cas, toute la région oculaire devient irritée, entraînant une perte de vision potentielle.
 


 
 

Retour Index:
Santé  //  Accueil





Hit-Parade