AVRIL:
"Journée mondiale de l'Hémophilie 2012 "
![]() |
La Journée de l’Hémophilie déplacée au samedi 2 avril 2012
L’Association
a décidé de postposer sa réunion traditionnelle du
mois d’octobre au mois d’avril, durant lequel on célèbre
traditionnellement partout dans le monde la «Journée mondiale
de l’Hémophilie». Depuis longtemps déjà, l’Association
cherchait à mettre en adéquation cette Journée mondiale
de l’Hémophilie avec les événements qu’elle organise
dans notre pays.
Le
thème de notre Journée de l'Hémophilie du samedi 2
avril 2012 sera le sport.
La
prochaine édition de Flash révèle plus de détails
sur cette Journée de l’Hémophilie «nouvelle formule»,
qui s’inscrit pleinement dans une optique renouvelée de communication
de la part de l’Association.
La
recherche améliore le diagnostic et le traitements des troubles
de la coagulation
Selon
les résultats d’un nouveau projet international de recherche dirigé
par une professeure de Queen’s University, un trouble rare de la coagulation
pouvant entraîner des épisodes hémorragiques mortels
est mal diagnostiqué dans 15 pour cent des cas.
«
Un diagnostic juste est crucial, car il détermine la décision
relative au traitement », souligne Maha Othman, une professeure au
département d’anatomie et de biologie cellulaire qui a dirigé
un projet de recherche de trois ans sur la maladie de von Willebrand de
type plaquettaire.
Presque
tous les adultes atteints d’hémophilie grave au Canada souffrent
d’arthropathie au niveau des genoux, des chevilles et/ou des coudes parce
qu’ils ont grandi à une époque où les traitements
étaient moins avancés. L’atteinte articulaire chronique provoque
de la douleur et restreint l’amplitude de mouvement. Lorsque la douleur
est intense et interfère avec les activités de la vie quotidienne,
la chirurgie orthopédique devient une option envisageable.
Cette
publication se propose d’expliquer aux patients hémophiles, qui
ne sont pas affectés par un inhibiteur, et à leur famille
ce que suppose la chirurgie orthopédique. Il s’agit d’une adaptation
du document Défis, options, décisions : Guide sur la chirurgie
orthopédique pour les hémophiles porteurs d’inhibiteurs produit
par la SCH en 2008.
Presque
tous les adultes atteints d’hémophilie grave au Canada souffrent
d’arthropathie au niveau des genoux, des chevilles et/ou des coudes parce
qu’ils ont grandi à une époque où les traitements
étaient moins avancés. L’atteinte articulaire chronique provoque
de la douleur et restreint l’amplitude de mouvement. Lorsque la douleur
est intense et interfère avec les activités de la vie quotidienne,
la chirurgie orthopédique devient une option envisageable.
Cette
publication se propose d’expliquer aux patients hémophiles, qui
ne sont pas affectés par un inhibiteur, et à leur famille
ce que suppose la chirurgie orthopédique. Il s’agit d’une adaptation
du document Défis, options, décisions : Guide sur la chirurgie
orthopédique pour les hémophiles porteurs d’inhibiteurs produit
par la SCH en 2008.
Les
patients atteints de la maladie de von Willebrand sont habituellement traités
à l’aide de médicaments qui contribuent à contrôler
leur état. Toutefois, ces médicaments aggravent les saignements
chez les patients atteints de la forme plus rare de type plaquettaire de
la maladie, et une erreur de diagnostic peut rendre ces patients vulnérables
à des épisodes hémorragiques graves pouvant mettre
leur vie en danger dans des situations telles qu’une grossesse ou une intervention
chirurgicale.
Bien
que les deux formes de la maladie de von Willebrand soient des troubles
génétiques ayant en commun de nombreuses caractéristiques
repères, l’anomalie réside en fait dans deux gènes
différents. Un diagnostic exact ne peut être posé qu’en
examinant de près certaines parties des deux gènes, afin
de déterminer l’endroit où se trouve l’anomalie.
L’étude
de la Dre Othman est la première d’envergure à investiguer
sur l’occurrence des deux types de maladie de von Willebrand dans le monde
entier et à évaluer l’analyse d’ADN comme outil de diagnostic.
En
plus de diriger ce projet international innovateur, Dre Othman a également
créé un registre en ligne visant à déterminer
la fréquence de cette forme plaquettaire rare de la maladie de von
Willebrand et à recueillir des données sur cette maladie.
Malgré sa relative rareté, la maladie de von Willebrand est
en fait le trouble héréditaire de la coagulation le plus
courant, qui touche environ un pour cent de l’ensemble de la population.
Les
résultats des travaux de la Dre Othman seront publiés dans
le numéro de mars de Thrombosis and Haemostasis Journal.
La
SCH est heureuse d’annoncer qu’un nouveau document sur le thème
du statut de porteuse de l’hémophilie est maintenant disponible.
Moi, ça m’gêne pas! est une vidéo animée interactive
qui vise à fournir aux pré-adolescentes et adolescentes qui
sont des porteuses potentielles des renseignements pertinents et adaptés
à leur âge sur les implications du statut de porteuse de l’hémophilie
A ou B. La vidéo inclut des faits sur l’hémophilie et explique
la transmission du gène de l’hémophilie, les tests de dépistage
du statut de porteuse et la prise en charge des symptômes hémorragiques.
Ce
document fait en outre appel à des touches interactives qui permettent
aux jeunes utilisatrices de tester leurs connaissances et d’accéder
à différentes rubriques qui les intéresseront : conseils,
mythes et faits amusants.
La
SCH tient à remercier Patricia Stewart, qui a rédigé
le scénario, Jenna Degaust et Emmanuelle Arpin, qui ont accepté
d’interpréter les rôles des versions anglaise et française
de la vidéo, et Tara Curwin, coordonnatrice de production pour ce
projet. Moi, ça m’gêne pas! a été rendu possible
grâce à une subvention à la formation versée
par Bayer HealthCare.
Le Musée canadien des droits de la personne intéressé par la tragédie du sang contaminé
La
tragédie du sang contaminé au Canada a-t-elle eu un impact
sur vous, sur un membre de votre famille ou sur des amis?
Si
oui et que vous souhaitez partager votre histoire, nous aimerions l’entendre.
Le
Musée canadien des droits de la personne (MCDP), présentement
en construction à Winnipeg, souhaite que des Canadiens lui soumettent
leurs anecdotes et expériences personnelles et contribuent ainsi
à constituer sa collection permanente et à concevoir ses
programmes publics. Ces récits et expériences sont appelés
à enrichir les archives du patrimoine oral du MCDP qui souhaite
en faire bénéficier ses visiteurs et utilisateurs.
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Hémophilie
L'hémophilie est une anomalie constitutionnelle de la coagulation sanguine en rapport avec un déficit d’un des facteurs de la coagulation. Ces défauts sont dus à une déficience d'un des facteurs suivants : XII, XI, IX ou VIII, ou à la présence d'anticoagulants contre l'un de ces facteurs.
Les manifestations cliniques de la maladie sont proportionnelles au déficit du facteur de la coagulation. Les manifestations cliniques correspondent aux hémorragies qui peuvent atteindre chaque organe, en particulier les articulations (hémarthroses) et les muscles (hématomes). La maladie peut être sévère avec manifestations dès la première année de vie ou légère avec très peu de manifestations.
Il existe plusieurs types d’hémophilie en rapport avec le facteur de coagulation déficitaire :
l’hémophilie
A (hémophilie classique) correspond à une mutation du gène
du facteur VIII
l’hémophilie
B (ou Christmas disease) correspond à une mutation du gène
du facteur IX
l’hémophilie
C (ou Maladie de Rosenthal) correspond à une mutation du gène
du facteur XI.
Hémophilie
A
Mutation
du gène F8 du locus q28 du chromosome X codant le facteur VIII de
coagulation. Cette mutation consiste souvent en une inversion de l' intron
22 soit des délétions et insertions.
L'incidence
de cette maladie est de 1 sur 5 000 naissances de garçons avec une
prévalence de 1 sur 10 000 dans les pays à haut équipement
sanitaire.
Elle
peut être confondue avec la Maladie de Willebrand car celle-ci présente
aussi une diminution du facteur VIII.0
Hémophilie
B
Mutation
du gène F9 du locus q27 du chromosome X codant le facteur IX de
coagulation.
Il
existe plus de 2100 mutations pouvant porter sur ce gène. L'incidence
de cette maladie est de 1 sur 20 000 naissances de garçons avec
une prévalence de 1 sur 25 000 dans les pays à haut équipement
sanitaire.
Hémophilie
C
L'hémophilie
C est un déficit en facteur XI. Elle atteint environ une personne
sur 100 000.
Il
s'agit d'une forme légère d'hémophilie non liée
au sexe. Le plus souvent elle ne nécessite pas de traitement. Dans
des cas très rares, les femmes sont affectées.
Description
Le
sang d'une personne atteinte d'hémophilie ne coagule pas normalement.
Les saignements ne sont pas plus abondants, ni plus rapides que la normale,
mais durent plus longtemps. Bien des gens croient que les hémophiles
saignent beaucoup à la moindre petite coupure. Les blessures superficielles
ne sont en général pas graves, elles ne saignent pas plus
que chez un non hémophile sinon un simple sparadrap permet d'arrêter
le saignement. Les saignements internes, par contre, ont de bien plus graves
conséquences, notamment s'ils concernent les articulations, surtout
les genoux, les chevilles et les coudes, ainsi que les tissus mous et les
muscles. La gravité de l'hémophilie est en fonction du pourcentage
d’activité du facteur de coagulation déficitaire. L'activité
normale est située entre 50 et 150 %.
Hémophilie
mineure
entre
5 et 30 % d’activité du facteur de coagulation.
Peut
ne jamais présenter de trouble de saignement
Pas
de saignement à moins d’une blessure
Risque
de saignement prolongé après une intervention chirurgicale
ou une lésion grave
Hémorragies
rares.
Hémophilie
modérée
entre
1 et 5 % d’activité du facteur de coagulation.
Risque
de saignement prolongé après une intervention chirurgicale,
une lésion grave ou une intervention dentaire.
Peut
présenter des épisodes de saignement environ une fois par
mois.
Saigne
rarement, voire jamais sans raison évidente.
Hémophilie
sévère
moins
de 1 % d’activité du facteur de coagulation.
Hémorragies
fréquentes au niveau des muscles ou des articulations (principalement
les genoux, les coudes et les chevilles).
Peut
présenter des épisodes de saignement une ou deux fois par
semaine.
Peut
saigner sans raison évidente.
Diagnostic
Repose
sur les examens courants pratiqués dans l’exploration de base de
l’hémostase :
Le
temps de céphaline activé est augmenté
Dosage
des facteurs de coagulation VIII, IX et XI
Contrairement
à une idée répandue le temps de saignement est le
plus souvent normal
Le
temps de prothrombine et le taux des plaquettes sont normaux
Transmission
de la maladie
Les
hémophilies A et B sont récessive liées au chromosome
X mais un tiers des hémophilies correspondent à une mutation
de novo.
On
observe donc qu'un homme qui porte le Xh est toujours atteint par la maladie
alors que la femme n'est que porteuse (mais pourra la transmettre à
ses descendants). Il faut en tenir compte pour le conseil génétique.
Des
cas rares de femmes hémophiles (Xh/Xh) ont été répertoriés.
Il pourrait s'agir de femmes issues de l'union d'un père hémophile
(Xh Y) et d'une mère porteuse (X Xh), mais la probabilité
d'une telle ascendance demeure faible. Des cas ont également été
répertoriés où la femme ne présente qu'un seul
X touché (Xh X) et manifeste cependant une hémophilie sévère ;
cela est dû à un trouble grave de l'inactivation du chromosome
X sain. Par ailleurs des femmes porteuses peuvent aussi présenter
des symptômes plus ou moins graves ; on les appelle « porteuses
à taux faible ».
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Traitements
Les
traitements actuels ne guérissent pas de l'hémophilie mais
ils consistent en l'administration par voie intraveineuse de Facteur VIII
ou de Facteur IX permettant d'obtenir une activité coagulante suffisante
pour arrêter, voire prévenir, l’hémorragie.
Les
traitements actuels sont soit issus du plasma sanguin (produits plasmatiques,
ex : Factane (facteur VIII), Betafact (facteur IX)), soit des produits
synthétiques issus de biotechnologie (produits recombinants), ayant
partiellement (ex : Kogenate, Helixate, Refacto) ou totalement (ex: Advate,
Benefix) éliminé les traces de dérivés sanguins
de leurs procédés de fabrication et dans le produit final.
L'élimination des dérivés sanguins permet de supprimer
les risques de transmission de certaines maladies du donneur (SIDA, maladies
virales).
Le
laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies conçoit
des traitements contre l'hémophilie.
Historique
de la maladie
C'est
une maladie connue depuis des millénaires. Les Hébreux de
l'Antiquité la connaissaient déjà et ne pratiquaient
jamais la circoncision des garçons dont la mère était
issue d'une famille ayant perdu un enfant par hémorragie lors d'une
circoncision.
La
généalogie de la reine Victoria du Royaume-Uni est connue
pour porter en elle l'hémophilie. Léopold, un de ses quatre
fils, naît hémophile et décédera à l'âge
de 31 ans d'hémorragie cérébrale. Deux des cinq filles
de la reine Victoria, Alice et Béatrice, sont porteuses et transmettent
ce qui finira par être appelé la « maladie royale »
dans les familles royales de l’Europe et de la Russie. Le descendant le
plus célèbre atteint d'hémophilie est Alexis, fils
du dernier tsar russe Nicolas II. Ces faits ont cependant été
remis en question en 2004 par Kendrick dans un article de l'American Journal
of Hematology.
L'épidémie
du sida a été particulièrement meurtrière pour
les hémophiles. Ceux-ci, ayant besoin de transfusions régulières,
ont été nombreux à contracter le virus. En France,
cela a donné lieu à un grand scandale politique, l'affaire
du sang contaminé.
Autres
syndromes hémophiliques
Autres déficits héréditaires en facteur de coagulation
Déficit
en Facteur VII. Transmission autosomique récessive, prévalence :
1/500.000 .
Déficit
en Facteur II. Transmission autosomique récessive.
Déficit
en Facteur V. Transmission autosomique récessive, prévalence :
1/1000.000.
Déficit
en Facteur X. Transmission autosomique récessive, prévalence :
1/1000.000 .
Afibrinogénémie
(déficit en fibrinogène ou facteur I). Transmission autosomique
récessive; prévalence : 5/10.000.000.
Déficit
combiné en Facteur V et Facteur VIII. Transmission autosomique récessive;
très rare, situé sur le chromosome 18.
Déficit
en Facteur XIII. Transmission autosomique récessive, extrêmement
rare .
Déficit
congénital en vitamine K.
(Les
déficits en Facteur XII, en prékallikréine ou en Kininogène
de haut poids moléculaire ne provoquent pas de saignements mais
un allongement du TCA.)
Déficits acquis en facteur de coagulation
Insuffisance
hépatique
CIVD
Déficit
en vitamine K, anti-vitamine K
Anticorps
anti-facteurs de coagulation
L'hémophilie
est une maladie hémorragique héréditaire à
transmission récessive liée au sexe de la personne.
Les
femmes sont conductrices, les hommes sont malades.
Ce
sont les hommes qui sont atteints par l'hémophilie. Dans la plupart
des cas, on retrouve la maladie dans la famille. La maladie est due à
un gène malade sur le chromosome sexuel X. Comme les chromosomes
sexuels de l'homme sont X et Y, il suffit que le seul chromosome X soit
atteint pour qu'il soit hémophile ; il transmettra systématiquement
son chromosome X avec le gène malade à ses filles, elles
seront alors conductrices mais pas malades. Ses garçons seront normaux
puisqu'ils n'héritent que du chromosome Y qui est sain. Les chromosomes
sexuels des femmes sont XX, elles ont donc peu de risques d'être
hémophiles car cette maladie est récessive : Une femme pour
être hémophile devra avoir ses deux chromosomes X porteurs
du gène de l'hémophilie, donc non seulement sa mère
devra être porteuse du gène de l'hémophilie (un des
deux X atteint) mais son père devra aussi être malade (avec
son chromosome X atteint) : à ce moment-là les deux chromosomes
X de leur fille pourraient être porteurs du gène de l'hémophilie.
et elle serait hémophile.
Dans
l'hémophilie, le sang ne coagule pas
L'hémophilie
est une maladie du sang : le sang a des difficultés à coaguler
et alors les plaies vasculaires ont des difficultés à se
refermer (une plaie ouverte de la peau, un saignement de nez, une plaie
fermée avec la constitution d'un hématome à la suite
d'un coup...) Dans le sang, il existe des substances qu'on appelle facteurs
de la coagulation et qui normalement participent aux différentes
étapes de la coagulation. Chez l'hémophile, il manque un
facteur de la coagulation. Il y a deux sortes d'hémophilie correspondant
à l'absence d'un facteur ou d'un autre : c'est l'hémophilie
A due à un déficit en facteur VIII, ou l'hémophilie
B due à un déficit en facteur IX. Les deux maladies entraînent
un trouble de la coagulation du sang et le risque d'hémorragie.
Elles sont plus ou moins grave selon la sévérité du
déficit.
Les
femmes sont conductrices, les hommes sont malades
Ce
sont les hommes qui sont atteints par l'hémophilie.
Dans
la plupart des cas, on retrouve la maladie dans la famille.
La
maladie est due à un gène malade sur le chromosome sexuel
X. Comme les chromosomes sexuels de l'homme sont X et Y, il suffit que
le seul chromosome X soit atteint pour qu'il soit hémophile ; il
transmettra systématiquement son chromosome X avec le gène
malade à ses filles, elles seront alors conductrices mais pas malades.
Ses
garçons seront normaux puisqu'ils n'héritent que du chromosome
Y qui est sain.
Les
chromosomes sexuels des femmes sont XX, elles ont donc peu de risques d'être
hémophiles car cette maladie est récessive :
Une
femme pour être hémophile devra avoir ses deux chromosomes
X porteurs du gène de l'hémophilie, donc non seulement sa
mère devra être porteuse du gène de l'hémophilie
(un des deux X atteint) mais son père devra aussi être malade
(avec son chromosome X atteint) : à ce moment-là les deux
chromosomes X de leur fille pourraient être porteurs du gène
de l'hémophilie et elle serait hémophile.
Définition
L'hémophilie
est une maladie héréditaire liée au chromosome X et
se caractérisant par un trouble de la coagulation du sang entraînant
l'apparition de saignement le plus souvent de façon prolongé.
L'hémophilie se transmet sur un mode récessif lié
au sexe c'est-à-dire que le gène responsable de cette affection
hématologique (maladie du sang) se trouve sur l'un des deux chromosomes
X de la mère. Autrement dit cette maladie est uniquement transmise
par les mères au garçon qui développe l'hémophilie.
Les filles quant à elles ne présentent pas l'hémophilie
à part dans quelques cas mais alors la maladie n'est pas grave.
Une femme qui est porteuse du gène de la maladie aura, dans ces
conditions, la moitié de ses fils hémophiles et la moitié
des filles qui sont porteuses du gène mais ne présentent
pas la maladie sauf exceptionnellement pour les formes mineures. Les autres
enfants aussi bien les filles que les garçons sont indemnes de la
maladie c'est-à-dire ne seront pas hémophiles. À l'opposé
un malade hémophile homme va transmettre le gène anormal
à toutes ses filles qui deviennent alors porteuses du gène
mais les fils de ce père sont indemnes.
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Pendant
une très longue période toutes les maladies liées
à un saignement excessif étaient confondues avec l'hémophilie.
Cette maladie inconnue depuis des millénaires puisqu'il est dit
dans le Talmud que sont dispensés de circoncision rituelle les enfants
mâles nés d'une mère ayant enfanté des fils
dont la circoncision a donné lieu à une hémorragie.
La reine Victoria était conductrice et plusieurs de ses descendants
également. Le tsar Nicolas II quant à lui souffrait aussi
de cette pathologie.
C'est
en 1803 que la première description de cette pathologie a eu lieu
dans la littérature médicale. L'auteur J. C. Otto évoquait
pour la première fois la possibilité d'une transmission génétique.
Le
terme d'hémophilie est dû à F. Hopff en 1828.
En
1911 W. Bulloch et P. Fildes définissent les principaux symptômes
présentés par le patient hémophilique.
À
partir de 1937 A. J. Patek et F. H. Taylor proposent de nommer "globuline
antihémophilique" le facteur de coagulation non présent ou
dont la quantité est diminuée dans le plasma des hémophiles.
Entre
les années 1947 et 1953, A. Pavlosky, I. Schulman et C. H. Smith,
J. C. F. Poole montrent l'existence de deux types d'hémophilies.
Ce
n'est qu'en 1954 que le Comité international de nomenclature définit
les deux groupes d'hémophilies: hémophilie A liée
à un déficit en facteur VIII (facteur antihémophilique
A) et hémophilie B due à un déficit en facteur IX
(facteur antihémophilique B).
Pendant
ce temps les scientifiques démontrent que cette pathologie est transmise
de façon héréditaire par l'étude généalogique
des familles frappées par cette pathologie.
Plus
récemment le clonage du gène du facteur IX par Choo et ses
collaborateurs en 1982 et celui du facteur VIII par Gitschier et ses collaborateurs
a été obtenu en 1984. D'autre part la mise en place du diagnostic
anténatal par analyse génotypique de l'ADN du chromosome
X et la synthèse du facteur VIII par génie génétique
(facteur VIII recombinant) est maintenant possible.
Sur
le plan génétique l'hémophilie est le résultat
de mutation des gènes du facteur IIIV pour l'hémophilie A
le gène étant HEMA situées sur le locus Xq28 et, pour
l'hémophilie B. le gène étant HEMB situé sur
le locus Xq27.1-q27.2. Il existe également des formes sporadiques
c'est-à-dire des malades qui n'ont aucun antécédent
dans la famille c'est-à-dire d'autres personnes hémophiliques
qui auraient pu éventuellement leur transmettre cette maladie. Dans
ce cas l'hémophilie est le résultat d'une mutation spontanée
autrement dit le gène à l'origine de la maladie a subi une
transformation de lui-même et n'a pas été reçu
par un membre de la famille.
Les
hémorragies des articulation que l'on appelle hémarthroses
sont fréquentes et surviennent essentiellement entre l'âge
de 5 et 10 ans. Elles concernent essentiellement les grosses articulations
telles que le genou, les chevilles, les coudes et les épaules. L'atteinte
articulaire est susceptible d'évoluer vers une limitation de l'amplitude
articulaire (limitation des mouvements). Certains patients souffrent également
d'arthropathie invalidante (quasi-impossibilité de bouger les membres).
Les
hémorragies peuvent également survenir en dessous de la peau
(hémorragies sous-cutanées et en dessous des muqueuses c'est-à-dire
de la couche de cellules qui recouvrent l'intérieur des organes
creux comme la bouche etc.). Par exemple ces hémorragies surviennent
au cours d'injection pour une anesthésie dentaire.
D'autres
hémorragies sont susceptibles de survenir, il peut s'agir d'hémorragies
intestinales (essentiellement chez le nourrisson), de présence de
sang dans les urines (hématuries), d'hémorragies rétropéritonéales
et d'hémoptysie (hémorragies provenant des voies respiratoires).
"Citations"
Ecrire,
c’est se découvrir hémophile, saigner de l’encre à
la première écorchure, perdre ce qu’on est au profit de ce
qu’on voit.
Ecrire,
c’est se découvrir hémophile, saigner de l’encre à
la première écorchure,
perdre
ce qu’on es.
Bobin
Christian
Terme de médecine. Disposition congénitale et héréditaire à des hémorrhagies difficiles à arrêter.
Avertissement
Vulgaris
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de cette encyclopédie autre que purement informative.