"Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou."

  [Saint Luc]



Semaine de la canne blanche 
Du 9 au 13 février 2014 Sous le thème: 
"Vivre à l’aveuglette"

Diana Gurtskaya, Ambassadeur de Sochi 2014, a affirmé hier à Moscou dans le cadre de la «Journée internationale de la canne blanche» son soutien au festival international «Journée de la canne blanche: tolérance, équité et intégration».



Logo de la semaine de la canne blanche

"Sur cent maris aveugles, on en trouverait bien quatre ou cinq qui sont en effet aveugles. 
Les autres trichent."
  [Etienne Rey]

"Octobre": Mois des yeux
Octobre: journée internationale de la canne blanche

Les saints et la maladies des yeux
Les maladies des yeux
Les maladies des yeux (suite)

Semaine de la canne blanche 
Du 9 au 13 février 2014 Sous le thème: Vivre à l’aveuglette 

À propos de la semaine
Depuis 1947, la première semaine de février est reconnue au Canada comme étant la « Semaine de la canne blanche ».
Cette semaine vise à démontrer qu’un bon nombre de personnes aveugles ou vivant avec une basse vision mènent une vie active et sont bien intégrées dans la société : des enfants se développent normalement, des jeunes étudient, des adultes travaillent et bon nombre d’entre eux participent à des activités sociales, culturelles et sportives. Grâce à des aides techniques adaptées et à l’intervention de professionnels spécialisés, ces personnes peuvent mener une vie presque normale.
Dans ce contexte, la Semaine de la canne blanche joue un rôle essentiel pour mieux comprendre la situation des personnes vivant avec une déficience visuelle.
 

Saviez-vous que ?

La semaine de la canne blanche est une belle occasion de faire connaître à tous les citoyens, les difficultés au quotidien des personnes handicapées visuelles, mais aussi de démontrer que la vie ne s’arrête pas à la suite d’un diagnostic de telle sorte.

 La canne blanche est utilisée par des personnes ayant des limitations visuelles. Seulement 7 % de ces personnes ont une absence totale de vision et 93 % ont un résidu visuel plus ou moins élevé. 

 Au Québec, on parle de basse vision lorsque l’acuité visuelle est de moins de 6/21, ce qui veut dire qu’il faut être à 6 mètres pour voir un objet qu’une personne voyante peut percevoir à 21 mètres. On est également considéré comme vivant avec une déficience visuelle lorsqu'on a un champ visuel horizontal ou vertical de moins de 60 degrés. Cela signifie qu’il y a des zones du champ visuel où il n’y a pas de perception. 

 C'est dans la catégorie d'âge des 60 ans et plus que l'on retrouve le plus grand nombre de personnes vivant avec une déficience visuelle. Environ 50% de la clientèle se retrouve dans cette catégorie.
 Les maladies les plus fréquentes qui conduisent à la cécité sont la dégénérescence maculaire, le glaucome et les rétinopathies diabétiques. 

 Parmi les outils utilisés par les personnes aveugles ou vivant avec une basse vision, se trouvent la canne blanche, le chien-guide, les livres parlés et en braille et les ordinateurs avec synthèse vocale, afficheurs braille et/ou logiciels de grossissement de texte. 

 Plus de 70% des enfants vivant avec une déficience visuelle fréquentent l'école de leur quartier. 

 Les personnes vivant avec une déficience visuelle peuvent composer un texte avec leur ordinateur personnel, se relire en braille et imprimer leurs travaux en caractères conventionnels.

 Le braille peut être utilisé dans plusieurs langues, en informatique, en mathématique, en science et en musique. 

 Pour reconnaître l'argent de papier, la majorité des personnes vivant avec une déficience visuelle développent des trucs personnels (méthode de pliage, portefeuille à compartiments, etc.) ou peuvent utiliser un lecteur électronique de billets de banque. 

 La méthode la plus rapide pour reconnaître la monnaie est avec les ondulations variées au contour des pièces ou encore la grandeur de la pièce et son épaisseur. 

«Une prothèse vivante»

L'Association des chiens guides du Grand Est éduque et prépare les futurs chiens guides. Un travail de longue haleine pour une aide qui n'a pas de prix.


Les mythes de la canne blanche 

De nombreux mythes subsistent encore en ce qui a trait à la déficience visuelle. En cette Semaine de la canne blanche, laquelle se déroule du 1er au 7 février, il convient de démystifier quelques croyances populaires. 
La Semaine de la canne blanche, officialisée en 1947, vise à sensibiliser la population à la déficience visuelle, tout en faisant valoir l'autonomie des personnes atteintes. La canne blanche est utilisée par des personnes aux prises avec une limitation visuelle; 7 % d'entre elles vivent avec une absence totale de vision, tandis que 93 % vivent avec un résidu visuel plus ou moins élevé.
Par l'intermédiaire de l'Association des personnes handicapées visuelles de Lanaudière, nous avons pu échanger avec trois personnes amblyopes (atteintes d'un affaiblissement de la vue) : Marie-Josée Lorrain, Bernard Marchesseault et Jacques Caron, tous atteints d'une maladie oculaire dégénérescente. Au cours de la rencontre, tous les trois ont manifesté le désir d'informer la population sur la réalité des personnes handicapées visuelles, mais surtout de démentir certains mythes répandus.
Des outils indispensables
On parle de limitation visuelle lorsque l'acuité visuelle est de moins de 6/21, ce qui veut dire qu'il faut être à 6 mètres pour voir un objet qu'une personne voyante voit à 20 mètres. On est également considéré handicapé visuel lorsqu'on a un champ visuel horizontal ou vertical de moins de 60 degrés. Cela signifie qu'il y a des zones du champ visuel où il n'y a pas de perception.
Parmi les outils utilisés par les personnes aveugles ou vivant avec une basse vision, on retrouve la canne blanche, les livres parlés et en braille, les ordinateurs avec synthèse vocale, les logiciels de grossissement de texte et, bien sûr, les chiens-guides. 

Comment réagir?
Plus d'un ignore comment réagir lorsqu'il se retrouve face à une personne non voyante qui éprouve une difficulté. En fait, le comportement à adopter est simple : «Il faut agir normalement!, mentionne Marie-Josée Lorrain. Offrir de l'aide d'abord, et éviter surtout d'agripper le bras de la personne non voyante.»
De plus, il est inutile de parler plus fort quand on s'adresse à un non-voyant : «Ce qui est important, c'est de s'assurer qu'il sait que vous vous adressez à lui», affirme M. Marchesseault.
Autre croyance, les personnes non voyantes ne portent pas des verres fumés pour camoufler leurs yeux ou pour des raisons esthétiques. Plusieurs d'entre elles ont encore des perceptions, et ces lunettes leur permettent d'utiliser leur résidu visuel à son plein potentiel, pour lire notamment. Ils sont aussi très utiles dans les situations d'éblouissement ou, au contraire, durant la nuit. Parfois, les verres sont portés pour des raisons d'inconfort (yeux secs, par exemple.).  
 
L'utilisation d'une aide à la mobilité reste une décision importante à prendre lorsque l'on vit avec une déficience visuelle. Que ce soit avec l'aide d'un chien-guide ou d'une canne blanche, la décision finale de cet important choix revient à la personne qui cohabite avec le handicap visuel. En cette semaine de la canne blanche, l'Association des personnes handicapées visuelles de Lanaudière souhaite répondre à différentes questions qui nous sont souvent posées et aussi, profiter de ce moment pour clarifier certains mythes que les gens croient encore, même en 2014 !
Les personnes qui utilisent une canne blanche ont elles toutes une cécité totale? Il est faux de croire que les personnes utilisant la canne blanche sont toutes totalement aveugles. Au contraire, seulement 7 % d'entre elles le sont. Pour les autres, la canne blanche devient un outil améliorant leur sécurité lors des déplacements. 

Les personnes ayant une déficience visuelle entendent-elles mieux que les autres? Cette croyance est totalement irréaliste. Les personnes non-voyantes n'ont pas une meilleure audition que les personnes voyantes. Leur perte visuelle entraîne un apprentissage et une utilisation accrue de leur autre sens. Cette limitation provoque le développement de leur attention auditive qui peut parfois compenser les indices visuels estompés. 

Les personnes handicapées visuelles ont-elles un sixième sens? Le sixième sens que l'on attribue régulièrement aux personnes ayant une incapacité visuelle est l'écholocation (le moyen qu'utilisent les chauves-souris pour se déplacer). L'être humain n'a pas ce sens; c'est l'utilisation des autres sens de façon plus soutenue qui compense la vision. 

Comment obtenir une canne blanche? En général, une personne handicapée visuelle obtient une canne blanche par l'intermédiaire d'un spécialiste en orientation et mobilité qui travaille dans un centre de réadaptation en déficience visuelle. Ce spécialiste évalue les besoins de la personne et lui enseigne les techniques d'orientation et mobilité.

Conseils pour parents, amis et soignants

Lorsque vous travaillez dans un établissement ou que vous aidez une personne à domicile, soyez conscient du fait que vous vous trouvez sur le « territoire » de cette personne. Ne déplacez rien et ne modifiez pas le réglage des appareils sans l’autorisation de la personne qui vit avec une perte de vision.

Demandez à la personne qui vit avec une perte de vision ce dont elle a besoin avant de suggérer quoi que ce soit. Indiquez ce qui selon vous pourrait être utile, en commençant toujours par ce que la personne considère prioritaire.

L’adaptation à la perte de vision requiert un certain temps. Souvent, les personnes qui vivent avec une perte de vision trouvent difficile de demander de l’aide; elles sont gênées, frustrées ou craignent d’être un fardeau. Prenez les devants et offrez votre aide aussi souvent que vous le jugez approprié.

Lorsque vous désirez rendre service, soyez précis. Plutôt que de faire une offre indéfinie telle que : « N’hésitez pas à me dire si vous avez besoin de quelque chose. », présentez votre offre de manière plus concrète en disant par exemple : « Je m’en vais au magasin, aimeriez-vous m’accompagner? »



"Il y a certains chefs qu'on suit d'autant plus aveuglément qu'il faut être aveugle pour les suivre."
  [Gérard de Rohan Chabot]

"L'amour rend aveugle, le mariage rend la vue." 


Une personne reconnue aveugle légalement au Canada, mais qui n'a pas une cécité complète, peut-elle lire le journal? Oui. En effet, ne vous surprenez pas si vous voyez une personne handicapée visuelle s'acheter le journal, elle possède possiblement une aide à la lecture à la maison.
Comment les personnes aveugles et amblyopes font-elles pour fonctionner dans la société? Personne amblyope: se dit d'une personne dont l'acuité visuelle est très diminuée. Que ce soit dans leurs déplacements ou dans leurs activités personnelles ou professionnelles, les personnes aveugles et amblyopes utilisent une variété d'outils et de techniques qui leur permettent d'être fonctionnelles. Parmi les outils, se trouvent la canne blanche, les livres parlés et en braille et les ordinateurs avec synthèse vocale, afficheurs braille et/ou logiciels de grossissement de texte. Parmi les techniques, on peut mentionner l'orientation et la mobilité, la lecture du braille et les techniques d'utilisation des équipements adaptés.

Qui sont les associations qui viennent en aide aux personnes handicapées visuelles? Les associations de personnes handicapées visuelles sont au nombre de 12, représentant 15 régions administratives dispersées à travers le Québec et membres du Regroupement des aveugles et amblyopes du Québec ? RAAQ (www.raaq.qc.ca/). 

Que font-elles pour ces personnes? Les activités sont nombreuses allant de la promotion des intérêts et de la défense des droits, à l'organisation d'activités de loisir en passant par la concertation, le suivi des nombreux dossiers, la représentation, l'éducation populaire, l'accompagnement, le volet référence, l'aide et le soutien, la vie démocratique, la sensibilisation bref, le tout afin de favoriser leur intégration à part entière dans tous les domaines de l'activité humaine. 

Quelle clientèle desservent-elles? Selon leur territoire, elles desservent toute personne handicapée visuelle reconnue selon les normes gouvernementales et qui ont droit à un service de réadaptation, adaptation. Qu'elles optent pour la canne blanche comme aide à la mobilité ou un chien-guide, toutes ces personnes sont desservies par les associations. Chaque personne étant libre de choisir son propre moyen de mobilité ainsi que son choix de faire partie ou non d'une association. 

Comment sont-elles financées? Dans une proportion insuffisante, les associations reçoivent une subvention provenant de différents ministères. Cette dernière est, dans la très grande majorité des cas, inadéquate pour tout le travail à accomplir. Une grande perte de temps, qui devrait servir à la mission, doit donc être consacrée à trouver d'autres sources de revenus pour assurer la pérennité de l'organisme et ce, dans le but d'améliorer et de maintenir les services offerts aux personnes handicapées visuelles. Les dons provenant de la population sont nécessaires pour aider et soutenir les personnes que nous représentons.

Outre les associations qui viennent en aide aux personnes handicapées visuelles, existe-t-il autre chose? Oui, il existe d'autres services parallèles autant gouvernementaux que communautaires qui travaillent au mieux-être des personnes handicapées visuelles, en voici quelques exemples : éducation, adaptation et réadaptation, transport, intégration au travail, intégration scolaire, loisir, éducation populaire, accessibilité universelle, soutien à domicile, sensibilisation, prévention…  

Il y a aussi des organismes qui élèvent et dressent des chiens-guide à l'usage des personnes vivant avec une limitation visuelle. Ces organismes assurent également l'entraînement, d'une durée approximative de trois semaines, entre le chien-guide et son futur maître afin de sécuriser les déplacements de la personne. Au Québec, il y a présentement en circulation approximativement 325 chiens-guide ce qui représente moins de 1 % de la population handicapée visuelle qui se chiffre à 110 000 personnes selon les dernières statistiques de l'Office des personnes handicapées du Québec. Il faut aussi savoir que face à un nouvel environnement, que les aides à la mobilité, autant la canne blanche que le chien-guide ne sont pas des outils miracles si la personne qui les utilise n'a pas la connaissance des lieux et les habiletés à maîtriser ses déplacements. En ce qui a trait à l'entretien du chien-guide, une somme de 1 028 $ par année est attribuée à la personne handicapée visuelle par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ). Comme les associations, les organismes de chiens-guide doivent eux aussi faire appel à la générosité de la population afin de bien accomplir leur mission. 

En conclusion, bien que la cause des chiens guide vous tienne à cœur, nous vous demandons de ne pas oublier les associations œuvrant auprès des personnes handicapées visuelles. Elles aussi ont besoin de votre soutien financier. La population lanaudoise vieillie et a comme conséquence directe l'augmentation de notre clientèle. Cependant, nous devons répondre aux besoins toujours croissants avec les mêmes ressources humaines et financières. Mission impossible, sans votre générosité. Aidez-nous à mieux y voir.
L'Association des personnes handicapées visuelles de Lanaudière souhaite à tous ses membres ainsi qu'à la population une excellente semaine de la canne blanche !
 

"Il existe deux sortes de cécité sur cette terre : les aveugles de la vue et les aveugles de la vie."
  [Ahmadou Kourouma]

"Il vaut mieux être cocu qu'aveugle. Au moins, on voit les confrères."
  [Guillaume Apollinaire]

"La haine rend non seulement aveugle et sourd mais incroyablement bête."
  [Konrad Lorenz]

Histoire
Canne blanche


Une canne blanche est une canne de couleur traditionnellement blanche, qu'utilisent certains déficients visuels (aveugles et malvoyants), non seulement comme un moyen de se repérer dans leur environnement spatial et de faciliter leur locomotion en évitant les obstacles, mais aussi, cet objet étant largement reconnu comme un symbole de la cécité, afin d'indiquer leur handicap aux autres personnes, pour qu'elles soient plus vigilantes à leur égard, et éventuellement pour faciliter la communication.


Un symbole utile et ancien

Les aveugles utilisent déjà diverses marques distinctives : brassards, insignes, drapeaux, etc... L'usage de la canne existe également depuis des siècles pour se repérer. Ces pratiques sont diverses et circonstancielles : Selon certains l'usage de la couleur blanche se serait élargi après la Première Guerre mondiale. La canne blanche aurait été inventée en 1921 par James Biggs, un photographe britannique résidant à Bristol, qui a perdu la vue à la suite d'un accident et entend être plus visible des automobilistes dans le trafic routier.

Un symbole normalisé

Cet usage va trouver une audience très large - une dizaine d'années plus tard - à la suite d'une campagne entreprise dans les années trente.

    En 1930, la Française Guilly d'Herbemont lance une grande campagne en faveur de la reconnaissance de la canne blanche1,2. Vivant Boulevard de Courcelles à Paris, un quartier fréquenté par les aveugles se rendant dans un foyer tout proche, elle constate effet les dangers qu'ils courent dans les rues, où les feux de croisement et les passages protégés étaient encore rares à l'époque. Elle a l'idée de munir les aveugles de cannes de la même couleur que les bâtons utilisés par les agents de police de l'époque, qu'ils pourraient lever pour demander aux automobilistes de s'arrêter, et ainsi pouvoir traverser. Elle adresse un courrier au directeur du quotidien L'Écho de Paris pour lui exposer ce problème ainsi que la solution qu'elle a trouvée. Celui-ci publie sa lettre, et alerte le préfet de police et le directeur de la police municipale.
    Après concertation avec des représentants d'associations et d'établissements spécialisés, l'idée est adoptée par un référendum organisé à l'hôpital des Quinze-Vingts, spécialisé dans l'ophtalmologie. Le 7 février 1931, au Cercle de l'Union interalliée, en présence de plusieurs ministres, elle remet symboliquement deux cannes blanches, l'une au président des aveugles de guerre, l'autre à une aveugle civile, les deux premières d'une série de 5 000 qui furent par la suite distribuées gratuitement sur ses fonds propres.
    Cette campagne est couverte par les journaux britanniques, si bien que le Rotary Club décide de reprendre l'idée et de promouvoir la canne blanche au Royaume-Uni ; en mai 1931, la BBC suggère aux aveugles l'utilisation d'une canne blanche comme manière de s'identifier3.
    L'introduction de la canne blanche aux États-Unis est attribuée au Lions Club : George A. Bonham, un membre du club de Peoria, dans l'Illinois4, aperçoit en 1930 un aveugle tenter difficilement de traverser la rue. Comprenant que sa canne noire est presque invisible des automobilistes par rapport au revêtement foncé, le club de Peoria décide de peindre la canne en blanc pour la rendre plus visible. La campagne nationale du Lions Club débute en 1931.


Prise en compte par les automobilistes
Dans plusieurs pays, lorsqu'un porteur de canne blanche la lève au bord d'un trottoir, les automobilistes sont contraints de s'arrêter pour le laisser passer.


Canne blanche électronique
L'UltraCane, un exemple de canne blanche électronique.

On désigne sous cette expression des systèmes électroniques qui permettent aux aveugles de percevoir leur environnement de manière plus détaillée que par la simple canne blanche.

Les capteurs, qui peuvent éventuellement être fixés à la canne blanche ou se présenter sous la forme d'un boitier utilisé seul, sont de deux sortes:
 par faisceaux infrarouges qui signale la présence d’un obstacle par une vibration. Ce système a une portée ajustable entre 50 cm et 3 m.
par faisceau laser qui peut être dirigé dans toutes les directions.
La distance aux obstacles est traduite par une note musicale d’autant plus aigüe que l’obstacle est proche.
 Le balayage permet en outre de percevoir les profils sous forme sonore et reconnaître les formes.
 Ce système a une portée jusqu’à une dizaine de mètres.

Ce type de système d'aide électronique requiert une formation pour une pleine efficacité.


Moins de 10 % des aveugles aux États-Unis lisent le braille

Le plaisir de la lecture n'a pas de frontière, définitivement.
S'il en existe plusieurs types, pour la musique, les mathématiques ou encore l'informatique, le braille reste la solution la plus intéressante pour permettre l'alphabétisation d'un aveugle ou d'une personne devenue aveugle. 
Pourtant, nombre d'enfants outre-Atlantique, et ailleurs probablement, n'ont pas eu la chance d'être formés à cette lecture, certains estimant qu'il valait mieux les contraindre à recourir au peu de vision dont ils disposaient, un peu comme on forçait les muets à parler...
Aujourd'hui, le constat réalisé aux États-Unis est consternant : près de 1,3 million de personnes sont aveugles, mais seuls 10 % savent lire le braille. Pire, 10 % seulement des enfants nés aveugles suivent une formation qui leur permettra de le lire, précise la National Federation of the Blind. 
Les enseignants sont rares et ceux qui le pratiquent doivent régulièrement faire la navette entre deux établissements. Marc Maurer, président de la Fédération ajoute même que si les bons enseignants existent, les bons programmes d'enseignement sont plus rares. 
Alors, le recours à la technologie devient un palliatif important, au moins pour accéder à la lecture. On comprendra un peu mieux le sens de ces chiffres en les mettant en rapport avec le conflit qui oppose actuellement la Guilde des auteurs à Amazon, avec des associations d'handicapés entre les deux, au sujet de la synthèse vocale du Kindle 2.
L'étude révélait également que 70 % des aveugles sont également sans emploi et alors que l'on célèbre l'anniversaire de Louis Braille, le 200e, les résultats inquiètent, car si la technologie a permis de combler des manques, elle ne permet pas l'alphabétisation à proprement parler de ces personnes. L'apprentissage peut être long, mais toujours payant, pour la personne elle-même : un lecteur de braille peut lire environ 200 mots à la minute, s'il pratique régulièrement. 
Les États-Unis projettent de parvenir à un certificat d'aptitude à la lecture du braille obligatoire d'ici à 2015, mais pour la Fédération, l'une des démarches importantes est de faire comprendre que rien, quelle que soit la technologie mise en place, ne peut remplacer la lecture elle-même. 
 
S'il en existe plusieurs types, pour la musique, les mathématiques ou encore l'informatique, le braille reste la solution la plus intéressante pour permettre l'alphabétisation d'un aveugle ou d'une personne devenue aveugle.  

Pourtant, nombre d'enfants outre-Atlantique, et ailleurs probablement, n'ont pas eu la chance d'être formés à cette lecture, certains estimant qu'il valait mieux les contraindre à recourir au peu de vision dont ils disposaient, un peu comme on forçait les muets à parler...
Aujourd'hui, le constat réalisé aux États-Unis est consternant : près de 1,3 million de personnes sont aveugles, mais seuls 10 % savent lire le braille. Pire, 10 % seulement des enfants nés aveugles suivent une formation qui leur permettra de le lire, précise la National Federation of the Blind. 
Les enseignants sont rares et ceux qui le pratiquent doivent régulièrement faire la navette entre deux établissements. Marc Maurer, président de la Fédération ajoute même que si les bons enseignants existent, les bons programmes d'enseignement sont plus rares. 
Alors, le recours à la technologie devient un palliatif important, au moins pour accéder à la lecture. On comprendra un peu mieux le sens de ces chiffres en les mettant en rapport avec le conflit qui oppose actuellement la Guilde des auteurs à Amazon, avec des associations d'handicapés entre les deux, au sujet de la synthèse vocale du Kindle 2.

L'étude révélait également que 70 % des aveugles sont également sans emploi et alors que l'on célèbre l'anniversaire de Louis Braille, le 200e, les résultats inquiètent, car si la technologie a permis de combler des manques, elle ne permet pas l'alphabétisation à proprement parler de ces personnes. L'apprentissage peut être long, mais toujours payant, pour la personne elle-même : un lecteur de braille peut lire environ 200 mots à la minute, s'il pratique régulièrement. 
Les États-Unis projettent de parvenir à un certificat d'aptitude à la lecture du braille obligatoire d'ici à 2015, mais pour la Fédération, l'une des démarches importantes est de faire comprendre que rien, quelle que soit la technologie mise en place, ne peut remplacer la lecture elle-même. 
 

"Le fanatisme est aveugle, il rend sourd et aveugle. Le fanatique ne se pose pas de questions, il ne connaît pas le doute : il sait, il pense qu'il sait."
  [Elie Wiesel]

La cécité
Une personne aveugle présente une acuité visuelle inférieure ou égale à 1/20 ème ou un champ visuel limité à 10 degrés ou moins. 
Les normes de reconnaissance ne sont pas les mêmes dans tous les pays.
La plupart des personnes affectées de cécité conservent une vue résiduelle : certaines personnes perçoivent encore des ombres ou encore la lumière, qu’elle soit naturelle ou artificielle.

Les malvoyances
Les malvoyances peuvent également constituer un handicap social lourd car elles sont peu connues du grand public qui identifie « voir » et « ne pas voir » mais pas « mal voir ». Cette absence de reconnaissance peut entraîner de nombreuses méprises et les personnes malvoyantes sont régulièrement rabrouées, voire taxées de « tricheuses ». 
Par ailleurs, de nombreuses personnes malvoyantes ne souhaitent pas être identifiées comme étant handicapées, pour la lourdeur du jugement que cela implique 
(les personnes déficientes sensorielles ou physiques sont souvent considérées comme déficientes mentales voire « anormales »).
La malvoyance est complexe, il n'y a pas deux visions identiques : certaines personnes parviennent à lire mais utilisent une canne blanche pour se déplacer. 
D'autres utilisent une aide optique pour avoir accès à l’information mais se déplacent de manière autonome. 
Porter des lunettes signifie-t-il que l’on est malvoyant ? Non, à partir du moment où la vision peut être suffisamment corrigée par des verres ou des lentilles, ce problème n’est pas reconnu en tant que handicap. 
De l’autre côté, les personnes malvoyantes utilisent parfois des lunettes qui servent à améliorer leur résidu visuel mais qui ne corrigent pas leur malvoyance.
Une personne malvoyante a une acuité visuelle égale ou inférieure à 3/10èmes ou a un champ visuel limité à 20 degrés.


"Fortune aveugle suit aveugle hardiesse."
  [Jean de La Fontaine]

"C'est un malheur du temps que les fous guident les aveugles."
  [William Shakespeare]

"Le bonheur rend aveugle."
L'amour est aveugle.
  [Platon]

"L'homme est un aveugle qui va dans le droit chemin."
  [Platon]

"Un bon mariage serait celui d'une femme aveugle avec un mari sourd."
  [Montaigne]

DIFFERENTS TYPES DE MALVOYANCE 

Aucune malvoyance n'est identique à une autre : elles sont toutes différentes. 

1. Perte de vision centrale : la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age (DMLA), … 
2. Perte de vision périphérique : le glaucome et la rétinite pigmentaire
3. La vision floue : cataracte et myopie aigue (moins de 3/10 èmes)
4. La vision avec taches : la rétinopathie diabétique, la cornée endommagée

"Blagues"

Savez-vous quel est la pire chose à faire a un aveugle ?
metre un "plonger" dans la toilette !!

Que dit un aveugle quand il passe devant une poissonerie?
SALUT LES FILLES!

Comment un parachutiste aveugle sait-il qu'il va toucher le sol ? 
Quand il y a du mou dans la laisse du chien.

Savez-vous Cest quoi la pire chose a faire a un aveugle? Mêtre un 
"plunger " dans la toilette.

C'étais un muet qui dit a un sourd "et il y a un aveugle qui nous espionne".

Sur la boutique d'un opticien on a lu : 
"Si vous ne pouvez lire cet écriteau, entrez chez nous."

Qu'est-ce qu'une manifestation d'aveugles? Un FESTIVAL DE CANNES

C'est l'histoire d'une petite aveugle.Elle est non-voyante depuis la naissance. Un jour ses parents lui disent: "Nous avons trouver le remède miracle. C'est de la pommade que tu t'appliques sur les yeux avant de dormir et le lendemain matin tu verras le monde." La petite se lève le matin en pleure. Elle est toujours aveugle. Là, ses parents lui disent en coeur: "Poisson D'avril".

Pourquoi les aveugles ne peuvent pas sauter en bungee? Trop stressant pour le chien.

Journaliste : "Steevie Wonder, en tant qu'aveugle, ne se sent-on pas rejeté par 
la société d'aujourd'hui ?" 
S. Wonder : "Si, certains jours, alors je me console en me disant que j'aurais pu être noir..."

Un aveugle entre dans un bar lesbienne par erreur. Il trouve son chemin vers le comptoir et commande un verre. Au bout d'un moment, il crie à la serveuse : - "Eh, tu veux que je te raconte une blague sur les blondes ?" Le bar devient silencieux, et avec une profonde voix rauque, la lesbienne à sa gauche lui dit : - "Avant que tu racontes ton histoire, tu dois savoir quelque chose. La serveuse est blonde, la fille à l'entrée est blonde et je suis une blonde d'1m80 et de 100kg avec une ceinture noire de karaté. La fille à ma gauche est une blonde et elle soulève des poids. La fille à votre droite est une blonde, et elle est une catcheuse professionnelle. Pensez-y sérieusement Monsieur. Vous voulez toujours raconter votre blague ?" - "Non, dit l'aveugle, sinon je vais devoir l'expliquer 5 fois " 
 
Louis et Claire sont deux amoureux qui décident de rompre.
Deux catastrophes se produisent alors :
Claire est devenue sourde depuis qu'elle a perdu Louis.
Louis est devenu aveugle depuis qu'il ne voit plus Claire. 
  
Pourquoi un aveugle est-il interdit de saut à l'élastique ?
Parce que son chien a trop peur.

Histoire des lunettes, fondateurs des écoles pour aveugles et
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Les maladies des yeux
Les maladies des yeux (suite)
Février: semaine de la canne blanche
 

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