En 2015 c'est le 28 mai :
Journée nationale de dépistage du cancer de la peau



Le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues (SNDV) organisera sa 17e Journée nationale de prévention et de dépistage anonyme et gratuit des cancers de la peau le 28 mai 2015. L'occasion de faire le point avec un dermatologue sur vos habitudes d'exposition aux rayonnements UV.

Le prochain « Melanome Day » du Syndicat national des dermatologues-vénéréologues (SNDV), organisé avec le soutien de l'Institut national du cancer, aura lieu le 28 mai. Son objectif : vous rappeler les risques de cancers cutanés liés aux UV et la nécessité de leur dépistage précoce.

Lors de cette journée dédiée à la prévention et au dépistage des cancers de la peau, des centaines de dermatologues assureront des consultations anonymes et gratuites partout en France, dans des centres mis à leur disposition par les municipalités et la Mutualité sociale agricole (MSA).

A cette occasion, le SNDV et l’INCa souhaitent rappeler l’importance d’une détection précoce mais aussi les messages essentiels de prévention. 

Le 28 mai prochain, le Syndicat National des Dermatologues-Vénéréologues organise, avec le soutien de l’Institut national du cancer (INCa), la Journée nationale de prévention et de dépistage des cancers de la peau, pour la 17e année consécutive. Lors de cette journée, des centaines de dermatologues bénévoles assureront des consultations de dépistage anonymes et gratuites dans toute la France, dans des centres dédiés.

Les principaux objectifs de cette journée sont d’alerter le public sur les risques d’exposition aux UV naturels ou artificiels et les dangers des cancers de la peau mais aussi de le sensibiliser au dépistage précoce. A cette occasion, le SNDV et l’INCa souhaitent également rappeler les messages essentiels de prévention permettant de limiter les risques d’exposition au soleil et aux UV artificiels, facteurs de risque avérés de cancers de la peau sur lesquels nous pouvons tous agir.

Rappelons que le mélanome, cancer de la peau le plus grave, avec 11 176 nouveaux cas et 1 672 décès en France en 2012, représente environ 3% de l’ensemble des nouveaux cas de cancers estimés. En 2013, cette journée avait ainsi permis de diagnostiquer 27 cas de mélanomes, 73 cas de carcinomes basocellulaires et 7 cas de carcinomes épidermoïdes.

Comme le souligne le nouveau Plan cancer 2014-2019, annoncé par le président de la République le  4 février 2014, « la surexposition aux rayonnements ultraviolets naturels et artificiels représente un facteur de risque majeur dans le développement des cancers de la peau et en particulier du mélanome cutané, dont l’incidence a connu la plus forte augmentation ces 30 dernières années ».  La réduction des expositions aux rayonnements UV et l’adoption de nouvelles habitudes de prévention représentent donc un enjeu important du Plan cancer 2014-2019.

Expérimenter la télédermatologie dans la détection précoce des cancers de la peau est l’une des actions phares du Plan cancer 2014-2019. L’année dernière déjà, pour répondre au problème des déserts médicaux, une opération de télédermatologie a été mise en place pour la première fois dans certains départements avec des centres de la Mutualité Sociale Agricole. Elle est renouvelée cette année et élargie à un autre public à risque : les travailleurs du BTP.

Les médecins de ces centres, au préalable formés par des dermatologues, prendront et enverront des photos de lésions suspectes pour une interprétation à distance. Des experts dermatologues réunis sur une plate-forme technique en feront une analyse en temps réel, donneront un avis et redirigeront les patients, lorsque c’est nécessaire, vers un dermatologue.

 

Cancer de peau : les kératoses actiniques

"Kératoses actiniques ou solaires"
- Les kératoses actiniques sont des lésions précancéreuses, pour certaines de véritables petits cancers débutants dont les facteurs favorisants sont les sujets à phototypes clairs dont la peau a été chroniquement soumise au soleil et le sujet âgé.
Cliniquement il s'agit de lésions brun/rouge croûteuses, avec des croûtes plus ou moins épaisses qui mesurent de quelques millimètres à quelques centimètres de diamètre, parfois unique parfois multiples. Ces lésions prédisposent à la survenue du cancer cutané qui s'appelle le carcinome épidermoïde. Parfois ces lésions régressent spontanément, parfois elles évoluent vers un carcinome épidermoïde même si le taux de transformation en carcinomes invasifs est très faible. 

Plusieurs modalités thérapeutiques sont disponibles pour traiter les kératoses actiniques telles que l'azote liquide en cas de lésions uniques ou peu nombreuses. Le 5 fluoro uracile (qui est une chimiothérapie locale, l'imiquimod qui est un imumodulateur local, la photothérapie dynamique (P.D.T.).
 

 

Cancer de peau : les carcinomes basocellulaires
"carcinome baso-cellulaire"

Les carcinomes basocellulaires sont les cancers les plus fréquents de l’adulte et représentent la majorité des cancers cutanés. La lésion caractéristique du carcinome basocellulaire est la perle c’est à dire une petite papule de quelques millimètres très ferme, indolore, translucide et non pigmentée le plus souvent qui est parcourue de petits vaisseaux.

Les carcinomes basocellulaires superficiels représentent un groupe de bons pronostics. Les carcinomes basocellulaires nodulaires sont considérés comme des tumeurs de risques intermédiaires essentiellement en fonction de la localisation de la taille de la lésion. Bien entendu ces lésions ne donnent jamais de métastases mais sont à risque de récidive locale en cas d’exérèse incomplète. Le carcinome basocellulaire infiltrant est un type de carcinome basocellulaire dont le traitement chirurgical doit être plus large en raison du risque d’exérèse initiale incomplète et donc de récidive. Le traitement des carcinomes basocellulaires repose sur la chirurgie en particulier pour les formes infiltrantes et nodulaires. Pour le carcinome basocellulaire superficiel, les alternatives sont à discuter en particulier en cas de lésions de grande taille ou situées sur une zone esthétique (visage, décolleté). Ces alternatives sont l imiquimod, immodulateur, en application locale, et la photothérapie dynamique  

 
Cancer de peau : le carcinome épidermoïde
"Carcinome spino-cellulaire"

Le carcinome épidermoïde anciennement appelé carcinome spinocellulaire est un cancer moins fréquent que le carcinome basocellulaire. Ses facteurs de risques sont les expositions solaires chroniques, des antécédents de radiothérapie, les cicatrices chroniques, les états inflammatoires chroniques, les infections papillomavirus en particulier pour les régions génitales.
 

Cliniquement il s’agit d’une lésion infiltrée, sous la forme d 'un nodule le plus souvent, qui peut s’ulcérer. Le diagnostic est parfois difficile avec le carcinome basocellulaire. Le plus souvent on retrouvera autour de ce carcinome épidermoïde des kératoses actiniques qui sont des lésions précancéreuses.

Les carcinomes épidermoïdes peuvent métastaser au niveau des ganglions et doivent donc être traités rapidement. La chirurgie doit être le plus précoce possible avec des marges entre 5 et 10 mm selon la taille de la lésion. Dans de rares cas, va se discuter une radiothérapie complémentaire, en particulier en cas d'exérèse incomplète et en raison de la localisation, et dans l'hypothèse d'envahissement périnerveux ou  lymphatique.

cancer des mains

"Kératoses des mains et carcinomes spino-cellulaires"

 
Cancer de peau : le mélanome
"Mélanome de type SSM"


Le mélanome est une tumeur du sujet plus jeune mais qui se retrouve également chez les sujets âgés. Le principal facteur de risque est l'exposition solaire notamment sur les membres inférieurs chez la femme et le tronc chez l'homme. A noter que 10% des mélanomes peuvent survenir dans des familles génétiquement prédisposées.
Si le mélanome peut survenir dans un tiers des cas sur un "grain de beauté" qui existait auparavant , le plus souvent il survient sur peau saine.
Plusieurs aspects de mélanomes existent avec des pronostics différents:
Le mélanome à extension superficielle appelée SSM correspondant à une tache pigmentée s'élargissant progressivement, à contours irréguliers, se présentant sous la forme d'une lésion asymétrique d'une taille dépassant les 5 mm le plus souvent, avec des différences de teinte.
C'est la forme la plus fréquente.

  

Le mélanome de Dubreuilh
"Mélanose de Dubreuilh"

Le mélanome de Dubreuilh survient de façon quasi exclusive chez les personnes plus âgées, son aspect clinique est celui d'une tache qui s'étend progressivement sur plusieurs années, le plus souvent sur le visage, les joues, les tempes, le front.
Le recours au prélèvement de peau (biopsie) est le plus souvent nécessaire pour en faire le diagnostic.
La dermoscopie peut aider au diagnostic précoce.
Ce mélanome est longtemps limité aux couches superficielles de l'épiderme, son évolution initiale est lente.
Il peut être confondu avec des lentigines solaires lésions bénignes de la peau.
Après cette phase initiale longue, il rejoint en pronostic les autres types de mélanome.

Le mélanome nodulaire
"Mélanome nodulaire"
 
Le mélanome nodulaire se présente sous la forme d'un nodule le plus souvent pigmenté, qui va évoluer rapidement et parfois s'ulcérer. Son évolution est plus rapide.
Dans n'importe quel type de mélanome, le pronostic va dépendre de la précocité du diagnostic et du stade de la maladie dont un des éléments est l'épaisseur de la lésion qui aura été enlevée chirurgicalement. Ces critères sont essentiels et sont définis par l'analyse au microscope. Il s'agit de l'épaisseur de la lésion en mm qui s'appelle l'indice de Breslow et du niveau histologique qui s'appelle l'indice de Clark.
Le traitement est principalement chirurgical, effectué le plus souvent par les dermatologues avec des marges appropriées selon le type de mélanome. D'autres traitements complémentaires sont parfois nécessaires, le curage ganglionnaire avec étude du premier ganglion lymphatique relais ou "ganglion sentinelle" des chimiothérapies.

Comment surveiller ses «grains de beauté» ?

L'auto-examen de la peau en 8 étapes
Il s'agit de quelques gestes simples qui vous permettent de connaître vos grains de beauté. Le but n'est pas de faire vous-même le diagnostic du mélanome, mais de savoir consulter à temps un dermatologue s'il vous semble qu'une modification s'est produite récemment.
Après vous être déshabillé complètement, examinez attentivement :

Le visage, sans oublier les oreilles
Le cuir chevelu, en vous aidant d'un sèche-cheveux.
La paume et le dos des mains, sans oublier les ongles, les avant-bras.
Les coudes, les bras, les aisselles.
Le cou, la poitrine (en regardant bien sous les seins chez les femmes) et le ventre.
Dans une glace, avec l'aide d'un miroir à main, la nuque, les épaules et le dos.
Les fesses et la face postérieure des cuisses.
En vous asseyant, la face antérieure des cuisses, les jambes, le dos et la plante des pieds, sans oublier les ongles et la région génitale à l'aide d'un miroir.
 
Comment choisir votre produit de protection solaire ?
Les rayonnements émis par le soleil sont indispensables pour l'installation, le développement et l'épanouissement de la vie végétale, animale et humaine. Dans notre peau, l'absorption des photons (petite particule d'énergie) solaires est à l'origine de multiples effets biologiques,bénéfiques : effet calorique, synthèse cutanée de la vitamine D,effet antidépresseur,action thérapeutique sur certaines dermatoses (psoriasis...)mais l'exposition du soleil est également responsable d'effets néfastes.
A court terme, le coup de soleil est la sanction d'une exposition excessive ; c'est une véritable brûlure superficielle (dues aux uvb) secondaire à l'agression des cellules de l'épiderme, dont les altérations répétées peuvent entraîner intérieurement des perturbations des fonctions cellulaires.La répétition des altérations moléculaires sur le génome cellulaire, qui ne sont qu'incomplètement réparées, vont aboutir à long terme à des lésions visibles : vieillissement accéléré de la peau et cancers cutanés (carcinomes et mélanomes). 

Pour prévenir ces conséquences néfastes, le meilleur moyen de vivre en bonne entente avec le soleil est de connaître sa photosensibilité individuelle (phototype) , la puissance de l'ensoleillement que l'on va subir (lié à l'intensité du soleil et à la durée de l'exposition) et de savoir utiliser les différents moyens de photoprotection : 

 éviction solaire raisonné : éviter le soleil entre 12 :00 et 16 :00 ; s'exposer à l'ombre naturelle (arbres) ou artificielle (parasol) ;
 protection vestimentaire (chapeau à larges bords, lunettes, vêtement ayant une protection anti -uv
 application régulière d'un produit de protection solaire adapté aux risques sur les parties découvertes.    

Choisir selon votre phototype de peau
Plus le phototype est faible, plus le sujet doit se protéger du soleil.
I) Individu extrêmement sensible au soleil
Sujets à peau blanche-laiteuse avec tâches de rousseur et cheveux roux, prenant toujours des coups de soleil en cas d'exposition, ou sujets ayant eu un cancer cutané.
I) Individu sensible au soleil.
Sujets à peau claire avec quelques tâches de rousseur et cheveux blonds vénitiens ou auburn, prenant souvent des coups de soleil en cas d'exposition mais pouvant obtenir un hâle.
II) individu à peau intermédiaire
Sujets à peau claire, ne prenant des coups de soleil qu'en cas d'exposition intense, bronzant assez facilement.
III) individu à peau assez résistante.
Sujets à peau mate, ne prenant qu'exceptionnellement des coups de soleil, bronzant facilement.

Choisir selon la puissance de l’exposition
Plus l'ensoleillement est intense, plus le sujet doit se protéger du soleil :
++++ Exposition extrême : glacier, tropiques, longue journée de plage...
+++    Exposition importante : sport d'hiver, plage de l'été...
++      Exposition modérée : sports, jardinage, activités en extérieur...
+        Exposition de la vie courante (hors vacances)
 
Choisir selon la catégorie de protection
Depuis 2006, les produits de protection solaire protègent contre les UVB et les UVA et obéissent à des recommandations européennes, définissent quatre niveaux de protection solaire :
 4 : faible protection (indice de protection 6 à 14)

 3 : moyenne protection (indice de 15 à 29)
 2 : haute protection (indice de 30 à 50)
 1 : très haute protection (indice de protection 50+)Le niveau de protection diminue nettement si la quantité de produit appliqué est insuffisante.En tout cas, l'utilisation de crème solaire, même à indice de protection élevé, ne doit pas inciter à prolonger la durée d'exposition.    
 
Choisir selon la forme du produit
Le choix de l'excipient varie selon les zones du corps et le type de peau.
Les crèmes sont préférées pour le visage. Les sticks sont utilisés pour les lèvres, le nez, et le pourtour des yeux. Les laits, les aérosols (sprays) et les gels sont volontiers appliqués sur le corps.Il est conseillé d'appliquer le produit solaire avant l'exposition au soleil et d'en renouveler fréquemment l'application surtout après avoir transpiré, avoir nagé ou s'être essuyé. 

Le « capital soleil » de chaque individu peut être comparé à un « »permis à points »Qu'il faut savoir économiser, en étant d'autant plus vigilant que le phototype est plus clair et l'ensoleillement plus important. Pour ce faire, les mesures de photoprotection physique et des produits de protection solaire adaptés, non seulement pendant les vacances mais également pour l'ensoleillement de la vie courante.Le but des produits solaires n'est pas d'augmenter le nombre d'heures d'exposition mais de permettre une exposition raisonnable sans risque.Les compléments alimentaires à base d'antioxydants peuvent améliorer l'adaptation de la peau au soleil mais ne permettent en aucun cas d'assurer une photoprotection efficace.La photoprotection de l'enfant doit faire l'objet d'une attention particulière en respectant strictement les heures d'exposition et une protection vestimentaire rigoureuse.Les produits à base d'écrans minéraux sont recommandés.    
 

Les pathologies dermatologiques : LES INFECTIONS VIRALES

 

"Virus de l'herpès"
Un virus est un organisme infectieux de très petite taille. 

Sa caractéristique est qu'il se reproduit en utilisant le matériel d'un hôte : il l'infecte et lui fait « fabriquer » d'autres virus.
Lors d'une contamination virale de la peau, le virus loge donc généralement dans les cellules de la peau ou dans les nerfs qui en dépendent pour les virus du groupe Herpes.
 

Les papillomavirus : LES VERRUES et CONDYLOMES

LES VERRUES
Il existe un très grand nombre de papillomavirus (HPV 1, 2, 3, ...). Ils infestent la peau ou une muqueuse et y « fabriquent » une petite tumeur bénigne qui « fourmille » de virus, la verrue.
La sensibilité à ces virus varie d'un individu à l'autre et la contamination n'est pas obligatoire à leur contact. Une plaie même minime favorise par contre leur pénétration dans la peau. Par ailleurs, une verrue peut disparaître spontanément par immunisation.
L'atteinte de la peau peut avoir plusieurs formes. Parmi les plus fréquentes :
. Les verrues des paumes et des plantes : elles s'attrapent le plus souvent dans les collectivités (gymnase, piscine...).
. Les papillomes verruqueux et verrues vulgaires : on les trouve principalement sur les dos des mains, le visage, le cuir chevelu, les genoux...
. Les verrues planes : comme leur nom l'indique, elles sont moins surélevées que les précédentes et réalisent de petites surélévations couleur rosé. Elles peuvent se trouver dans les mêmes sièges que les verrues du corps. 
Le traitement des verrues de la peau fait le plus souvent appel à des préparations à appliquer localement, qui permettent de les décaper plus facilement et à l'application régulière d'azote liquide, dans certains cas des traitements par laser peuvent être pratiqués. 

 

Les pathologies dermatologiques : VIEILLISSEMENT DE LA PEAU

Comme tous les organes du corps, la peau est soumise aux effets du temps. Si cet effet est visible, il est très influencé par la façon dont on en prend soin tout au long de sa vie. La protection solaire en est la principale arme de lutte.
Le vieillissement est un processus naturel, la peau est soumise aux effets du temps et notamment du soleil qui provoque une altération de son aspect avec l'apparition des rides, de taches sans compter les lésions cancéreuses. Il faut prendre soin de sa peau et la protéger, éviter de s'exposer pour éviter l'apparition des rides. Nous avons tous au départ un capital en fonction de notre phototype (couleur de la peau), d'autres facteurs héréditaires entrent aussi en jeu. 
La peau est un organe en renouvellement permanent. Tout comme les os, les cellules de la peau meurent et se renouvellent chaque jour. Dans leur fonctionnement normal, les cellules de la peau se renouvellent tous les 28 jours, pendant 50 cycles au maximum. Mais au fur et à mesure que la peau vieillit, le renouvellement des cellules de la peau se ralentit, et peut passer à plus de 30 jours. Les cellules les plus anciennes peuvent alors s'accumuler et donner l'impression de teint brouillé et de peau épaissie, traduisant également le dessèchement cutané qui est souvent la première plainte des personnes vieillissantes. Si le dessèchement n'est pas corrigé, les rides vont laisser plus facilement leur empreinte sur la peau, d'autant que cette dernière a tendance également à s'amincir. Parallèlement, apparaissent des modifications du derme, responsables de sa perte de tonicité et du relâchement également sous-tendu par la fonte du tissu graisseux et musculaire qui ne joue plus son rôle de soutien, l'affaissement des masses musculaires et graisseuses est liée à l'attraction terrestre. Les volumes et l'aspect du visage se modifient progressivement tandis que les rides se creusent.
Le vieillissement est lié à une altération des mécanismes de réparation ou de maintenance des cellules. Il est déterminé, d'une part, par une sorte d'horloge biologique individuelle génétiquement programmée, d'autre part, par les capacités de résistance de la cellule aux dégâts oxydatifs causés par des substances toxiques appelées « radicaux libres ». La centrale énergétique cellulaire s'appelle la mitochondrie. L'agression de la cellule par des substances toxiques appelées « radicaux libres » va entraîner des modifications de la mitochondrie et être responsable d'une diminution de l'énergie vitale de la cellule. Les capacités de résistance mitochondriale sont génétiquement déterminées et évoluent également avec l'âge de façon variable en fonction des individus. Les chromosomes,  porteurs du patrimoine génétique de l'individu, se raccourcissent à chaque division cellulaire. Lorsqu'ils sont devenus trop courts, les cellules arrêtent de se diviser et entrent en sénescence. Certains facteurs extérieurs peuvent accélérer le raccourcissement de ces chromosomes et donc accélérer indirectement les phénomènes de vieillissement cellulaire. C'est le cas par exemple du tabac ou du stress. Le rôle de l'environnement est presque aussi important que celui de la physiologie dans le vieillissement cutané. Depuis quelques années, les spécialistes se sont aperçus qu'un environnement défavorable (soleil, tabac, stress...) pouvait modifier le capital génétique des cellules cutanées, les rendant moins efficaces dans leur multiplication et plus fragiles.
Pour bien vieillir, il est donc fondamental d'éviter autant que possible ces facteurs d'environnement, en particulier le soleil, le tabac, la pollution, tout en veillant à garder une alimentation équilibrée et plus généralement une vie saine.
Le vieillissement est également sous le contrôle d'un facteur de croissance apparenté à l'insuline.
Les cellules de la peau, ou kératinocytes, ont des récepteurs spécifiques pour ce facteur de croissance. Avec le temps, les kératinocytes, ainsi que d'autres cellules de la peau, les fibroblastes, perdent leur capacité de réponse à ce facteur de croissance et les cellules ne peuvent plus se développer parfaitement. Ainsi, les fibroblastes ne fabriquent plus aussi bien le milieu essentiel à la vie des cellules de la peau : moins de collagène et moins d'acide hyaluronique donnent un aspect moins tendu à la peau.
De nombreuses hormones, comme les hormones thyroïdiennes ou les hormones sexuelles, jouent un rôle important sur la croissance et l'aspect de l'épiderme. La baisse de la sécrétion hormonale observée au fil du temps joue donc un rôle important dans le vieillissement cutané. Le soleil est l'ennemi numéro 1 de la peau et ses effets négatifs sont bien connus aujourd'hui. Les ultra-violets sont responsables d'une fragilisation des cellules de la peau, facilitant ainsi le développement de cancers cutanés, et les empêchant de fabriquer un tissu élastique de qualité (le derme est plus rigide). Enfin, l'abus de rayons UV augmente le taux de dégradation des cellules de la peau par rapport à la construction, la peau devient ainsi plus fine et moins résistante.
Le tabac est un autre ennemi puissant de la peau, presque aussi néfaste que le soleil. Les produits toxiques contenus dans les cigarettes dégradent les structures fondamentales du derme, notamment l'acide hyaluronique, et provoquent une production de mauvaise élastine.
La pollution atmosphérique joue un rôle d'accélérateur du vieillissement de la peau en diminuant son système de défense immunitaire, en baissant son hydratation et en diminuant sa desquamation.
Si le stress est un facteur difficile à éviter, il semble qu'il puisse augmenter directement la production de radicaux libres au niveau de la peau, ces molécules oxydées détruisant les cellules et pouvant modifier la structure de l'ADN.
Enfin, la sédentarité, l'ingestion de polluants modifiant la flore intestinale, le traitement des aliments par la chaleur éliminant les vitamines thermo-solubles, la mode des fast-foods, la mode vestimentaire, sont à l'origine de carences en vitamines, calcium, magnésium et fer.  

Les traitements du vieillissement

La déshydratation cutanée est un facteur important dans l'apparition des rides. Comme la peau de la pomme, la peau qui vieillit sans hydratation se flétrit, car son tissu de support sous le derme n'est plus aussi souple. Plus la peau sera déshydratée, plus les rides seront marquées. Les rides sont souvent dites « rides d'expression », car plus on avance en âge, plus les muscles vont se rétrécir et devoir se contracter plus intensément pour le même résultat. Pour les muscles du visage, les contractions répétées plusieurs fois par jour vont tirer sur la peau et former la ride. Et comme avec le temps, la peau s'atrophie et sa structure de base se dégrade, elle marque plus au niveau des zones de forte expression musculaire (front, sillons nasogéniens, lèvres, yeux). En revanche, sur les surfaces de peau non sollicitées par des muscles d'expression (joue, décolleté...), les rides sont principalement induites par l'environnement ou un mauvais positionnement (rides du sommeil). S'il est impossible d'aller à l'encontre du vieillissement naturel des cellules, il est possible cependant d'en limiter les conséquences visibles. D'une manière générale, une alimentation riche en anti-oxydants (fruits, légumes, poisson...), une activité physique régulière, une protection solaire renforcée, un arrêt du tabagisme et une bonne hydratation cutanée sont les piliers de bon sens d'une stratégie anti-vieillissement efficace. De façon plus ponctuelle, la cosmétique moderne peut aider à diminuer les effets visibles du vieillissement.
Si les effets des crèmes anti-vieillissement sont aujourd'hui réels, ils restent loin des promesses publicitaires. Malgré des actions globalement modérées, plusieurs molécules ont désormais fait leurs preuves dans des expériences en laboratoire et dans la vie de tous les jours. Pour les peaux les plus jeunes, les crèmes à base de vitamine C permettent de protéger la peau des agressions extérieures.
Pour renforcer la barrière cutanée, les acides gras essentiels (oméga 3, oméga 6) et les céramides sont efficaces (on les trouve dans l'huile d'argan, d'onagre, d'amande). Pour augmenter les facteurs naturels d'hydratation, on peut utiliser les molécules de la classe des glycérols et les acides nucléiques. Pour agir sur le tissu conjonctif du derme et le rendre plus souple, on pourra choisir des produits contenant des actifs de type pro-collagène, ou matrixyl. Pour stimuler la substance fondamentale du derme, le rétinol et tous les dérivés des rétinoïdes (riches en vitamine A) les A.H.A. agissent efficacement dans le derme et l'épiderme. Enfin, la vitamine PP et les sirtuines sont de nouvelles molécules que l'on trouve dans certains cosmétiques et qui auraient un effet de protection et de réparation des structures cutanées. Il ne faut pas oublier que la meilleure crème antiride ne remplace pas la crème écran solaire et la non exposition, ce sont là les meilleurs facteurs de lutte contre les rides.    

Les peelings, lasers, toxine botulinique, produits de comblement
Depuis quelques dizaines d'années, des interventions assez invasives ou de dermabrasion sont proposées, promettant une « rénovation » complète de la peau du visage. Le peeling consiste en fait en un renouvellement accéléré de l'activité cellulaire pour les individus dont la peau est prématurément vieillie, notamment à cause des méfaits d'une exposition solaire régulière et prolongée. Cette manipulation vise à accélérer le nettoyage des cellules épidermiques superficielles mortes, stimulant ainsi indirectement l'activité de renouvellement cellulaire. Le peeling utilise des produits « abrasifs », provoquant une irritation plus ou moins importante suivant le type de peeling utilisé (de superficiel à profond). Le peeling doux nécessitera plusieurs séances (4 à 6) pour donner un effet visible et devra être accompagné d'un protocole très strict de préparation et de poursuite de traitement sur la durée. 
La dermabrasion est une technique encore plus agressive de renouvellement cellulaire, elle se fait de nos jours avec des lasers. Cette fois-ci, on détruit les cellules de la peau jusqu'au derme. Les inconvénients en termes d'irritation sont donc plus marqués qu'avec le peeling. Ces effets peuvent se maintenir assez bien dans le temps. 
Enfin, de plus en plus de personnes ont recours à l'injection intradermique de produits de comblement dégradables, comme par exemple le collagène ou l'acide hyaluronique, visant, comme son nom l'indique, à combler les zones les plus « affaissées » de l'épiderme. L'efficacité et la stimulation de son propre collagène par ces produits permettent de reculer de plus en plus les indications chirurgicales du vieillissement. Leur utilisation, à condition d'être précédée d'une consultation préalable pour déterminer la bonne indication et les contre-indications, comporte peu de risques. Les produits non dégradables peuvent entraîner des complications et doivent être proscrits. La toxine botulinique permet en diminuant la force musculaire de supprimer les rides frontales. Dans ce domaine, comme dans celui des cicatrices, chaque peau a son mode de réaction à l'agression, qu'elle soit physique (une plaie) ou chimique (un peeling ou une injection intradermique), et il est préférable de l'avoir évaluée avant que le produit soit utilisé sur le visage.

Retour Index:
Santé  //  Accueil






Hit-Parade