Mois
d'àvril, mois du cancer
le
4 février: journée internationale
Le
cancer constitue la première cause de mortalité dans le monde.
L'OMS estime que le cancer aura fait 84 millions de morts entre 2005 et
2015 si aucune mesure n’est prise.
Chaque
année, l’OMS, aux côtés de l’Union internationale contre
le cancer, met en avant des moyens susceptibles de faire reculer la charge
de cette maladie partout dans le monde.
Cancer
est un terme général appliqué à un grand groupe
de maladies qui peuvent toucher n'importe quelle partie de l'organisme.
L'une de ses caractéristiques est la prolifération rapide
de cellules anormales qui peuvent essaimer dans d'autres organes, formant
ce qu'on appelle des métastases.
De
nombreux cancers peuvent être prévenus en évitant les
principaux facteurs de risque, comme le tabagisme. Un nombre significatif
de cancers peuvent être soignés par la chirurgie, la radiothérapie
et la chimiothérapie surtout s'ils sont détectés suffisamment
tôt.
Le
cancer constitue la première cause de mortalité dans le monde.
L'OMS estime que le cancer aura fait 84 millions de morts entre 2005 et
2015 si aucune mesure n’est prise...
Chaque
année, l’OMS, aux côtés de l’Union internationale contre
le cancer, met en avant des moyens susceptibles de faire reculer la charge
de cette maladie partout dans le monde. Cette année, la journée
aura pour thème «Prévenir le cancer, c’est possible».
Elle mettra l’accent sur des mesures simples de prévention telles
que : ne pas fumer ; avoir un régime alimentaire sain et faire régulièrement
de l’exercice ; modérer sa consommation d’alcool ; se protéger
des infections cancérigènes.
Entre
les pinces du crabe.
Le
cancer est la deuxième cause de mortalité après les
maladies cardiovasculaires, il n’est pas superflu, donc, de lui consacrer
une journée le 4 février.
Plus
les chercheurs, professionnels de la santé, bénévoles,
malades et leur proches se réuniront pour réfléchir
aux causes des cancers et aux moyens d’éviter les facteurs favorisant
leurs développements, plus on aura de chances de voir ce fléau
endigué.
L’information,
la prévention, le soutien à la recherche et aux malades seront,
plus que jamais, au cœur de l’action.
Une
bonne alimentation et une activité physique régulière
sont particulièrement recommandés aux enfants pour amoindrir
ces facteurs de risques que sont le surpoids ou l'obésité.
Célébration
de la journée mondiale de lutte contre le cancer
L’humanité
célèbre, le 4 février de chaque année, la journée
mondiale de lutte contre le cancer. Cette année, la commémoration
met l’accent sur des mesures simples de prévention d’où le
thème : «Prévenir le cancer, c’est possible».
L’Organisation
mondiale de la santé (OMS) estime que le cancer constitue la première
cause de mortalité dans le monde. Cette maladie aura fait 84 millions
de morts entre 2005 et 2015, si aucune mesure n’est prise.
La
journée de lutte contre le cancer est organisée par l’OMS
en partenariat avec l’Union internationale contre le cancer. Elle met en
avant des moyens susceptibles de faire reculer la charge de cette maladie
dans le monde.
Au
nombre des mesures de prévention préconisées figurent
la défense de fumer, avoir un régime alimentaire sain et
faire régulièrement de l’exercice physique ; modérer
la consommation d’alcool ; se protéger des infections cancérigènes.
Selon le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), 70% des
cas de cancer dans le monde en 2030 concerneront les pays en développement
contre 53% actuellement.
La
République du Congo enregistre chaque année une moyenne de
500 nouveaux cas de cancer qui figure désormais parmi les priorités
de santé du pays. Les spécialistes estiment que sur 100%
des cas dépistés, 70% ne résistent pas au-delà
de 12 mois après le dépistage. Nombreux sont dépistés
au stade 3 et 4 de la maladie où il est difficile d’entreprendre
le traitement.
Le
cancer est un terme général appliqué à un grand
groupe de maladies qui peuvent toucher m’importe quelle partie de l’organisme
humain. L’une de ses caractéristiques est la prolifération
des cellules anormales qui peuvent essaimer dans d’autres organes, formant
ce qu’on appelle des «métastases». De nombreux cancer
peuvent être prévenus en évitant les principaux facteurs
de risque, tel le tabagisme.
L’OMS
indique que plusieurs cas de cancer peuvent être soignés par
la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie surtout
s’ils sont détectés tôt.
Sensibilisation
au cancer
Mois
de la campagne de souscription
Journée
de la jonquille
La
Société canadienne du cancer a intégré les
opérations de l'Institut national du cancer du Canada (INCC), créant
ainsi l'Institut de recherche de la Société canadienne du
cancer.
Origine des cancers
Environs 15 % des
cancers humains peuvent être associés à des agents
infectieux. Cela peut être des virus (HBV et cancer du foie, HPV
et cancer du col de l’utérus, EBV et lymphome de Burkitt), plus
rarement des bactéries (Helicobacter et cancer gastrique) ou encore
plus rarement des parasites (Schistosomes et cancer du foie). Dans tous
ces cas, outre l’infection, on trouve également des altérations
d’oncogènes ou de gènes suppresseurs dans les tumeurs. L’agent
infectieux n’intervient qu‘à une étape du processus de transformation
cellulaire.
L’origine des altérations
qui modifient les oncogènes et les gènes suppresseurs est
multiple. On les classe généralement en deux grandes catégories,
exogène et endogène.
1. L’origine exogène
correspond à toutes les expositions environnementales auxquelles
un organisme est soumis. Cela va du tabac aux ultraviolets du soleil en
passant par l’amiante, les radiations gamma, l’alcool et de nombreuses
autres substances auquel un individu est exposé volontairement ou
involontairement. Elles peuvent agir directement au niveau de notre ADN
et provoquer des altérations comme certaines molécules dans
le tabac ou les ultraviolettes ou provoquer des états inflammatoires
favorisant l’apparition de cellules cancéreuse (alcool).
2. Les altérations
d’origine endogène sont provoquées en partie par des molécules
issues de notre métabolisme comme les espèces réactives
à l’oxygène. Chaque jour notre ADN subit des millions d’agressions
de la part de ces molécules mais dans la très grande majorité
des cas, celles-ci sont réparées de manière très
efficace. Néanmoins, il suffit d’une défaillance dans la
réparation d’un gène important pour enclencher ou continuer
un processus de transformation cellulaire. Des travaux récents (2007)
suggèrent que les systèmes de réparation de l’ADN
ont une efficacité qui diminue avec l’âge.
En 2000 R. Weinberg
et D. Hanahan ont suggéré que la transformation cellulaire
passe par l’acquisition d’au moins six propriétés :
1. Indépendance
vis-à-vis des signaux stimulant la prolifération. Les cellules
normales ne se divisent que lorsqu'elles reçoivent un stimulus particulier.
Les cellules tumorales n’ont plus besoin de ce signal.
2. Insensibilité
aux signaux inhibiteurs
3. Abolition de
l’apoptose ou mort cellulaire programmée. En cas de stress ou d’anomalie
ne pouvant pas être éliminée, une cellule normale se
suicide en utilisant l’apoptose. Les cellules tumorales ont inactivé
tous ces mécanismes pour mieux survivre.
4. Capacité
proliférative illimitée : le nombre usuel de divisions cellulaires
pour une cellule humaine est de 50 à 60 (sénescence cellulaire,
limite de Hayflick), après quoi elle cesse de pouvoir se diviser
(voir article Télomère). Les cellules tumorales continuent
de se diviser sans limite visible grâce à l’activité
de la télomérase qui est fortement active dans toutes les
cellules cancéreuses.
5. Capacité
de susciter l’angiogenèse. Les cellules tumorales (et la tumeur)
ont un besoin important en oxygène pour survivre. Elles vont donc
stimuler la formation de nouveaux vaisseaux sanguins afin d’oxygéner
la tumeur.
6. Acquisition
d’un pouvoir invasif. Les cellules tumorales sont capables de passer à
l’intérieur d’un vaisseau sanguin afin d’être transportées
dans un autre organe où elles vont générer une seconde
tumeur (métastase)
De quoi meurt-on
quand on « meurt d'un cancer » ?
C'est là
une question fréquemment posée aux médecins par les
patients ou leur famille, qui ont peine à croire qu'une petite tumeur
(du moins en apparence) menace tout un organisme.
La réponse
est invariable : la vie dépend de la bonne marche d'un certain nombre
de fonctions, dont la respiration (au sens large, en incluant la distribution
d'oxygène par la circulation sanguine), la digestion et l'excrétion
(reins, foie). Selon celui des trois systèmes qui est altéré
par les cellules cancéreuses, par exemple, le patient meurt — si
l'on n'arrive pas à juguler la progression du mal — :
d'insuffisance
respiratoire ;
de dénutrition ;
d'empoisonnement,
par accumulation de substances toxiques normalement filtrées et
excrétées par les reins et le foie
Facteurs de risque
Il existe de nombreux
facteurs prédisposant au cancer : ils sont appelés cancérigènes,
carcinogènes ou cancérogènes. L'étude de ces
facteurs s'appelle la cancérogenèse.
Les facteurs de
risque du cancer peuvent être endogènes (provenant de l'organisme)
ou exogènes (extérieurs à l'organisme).
Risques endogènes
Le risque génétique
(ou risque endogène).
Dans certains cas,
l'apparition d'un cancer a une composante héréditaire. C'est
le cas de certains cancers du sein.
Risques exogènes
Les risques exogènes
sont aussi appelés facteurs « environnementaux » (environmental
factors), d'après l'expression anglo-saxonne. Mais il ne s'agit
pas que de questions d'environnement, au sens français du terme,
puisque cette catégorie recouvre aussi, par exemple, les bactéries
et virus.
On distingue notamment :
La pollution
Le rôle exact
de la pollution dans l'apparition des cancers reste difficile à
évaluer. Le cancérologue Dominique Belpomme accuse la pollution
notamment chimique (pesticides, etc.) d'être responsable d'une grande
majorité de cancer, mais son analyse est contestée par d'autres
cancérologues de renom. Relèvent également de la pollution
les cancers provoqué par le contact, en milieu professionnel, avec
des produits cancérogènes, notamment : amiante, benzène,
arsenic, formaldéhyde, gaz moutarde, iode 131, radon, etc. et des
produits de « mélanges » telles les poussières
de bois, le goudron de houille et la suie. L'OMS estime à 10% la
proportion de cancers liés au travail ce qui correspond à
plus de 200 000 décès annuels (rôle de l'amiante par
exemple dans le mésothéliome).
Le tabac
Le tabac est un
facteur de risques majeur pour différents cancers (voies respiratoires,
ORL, vessie).
L'alimentation
L'alimentation
joue un rôle dans la survenue de cancers. L'obésité
favorise de nombreux cancers. La consommation régulière de
fruits et légumes diminue le risque de nombreux cancers.
L'alcool
L'alcool favorise
les cancers de la gorge, de l'œsophage et du foie.
Les radiations
Les radiations,
dont celles du soleil, sont cancérogènes. Il est donc important
d'utiliser correctement les crèmes solaires lors d'une exposition
prolongée au soleil car cela augmente considérablement le
risque de cancers de la peau à cause des ultraviolets.
Virus, bactéries
Virus et bactéries
font partie des facteurs exogènes du cancer. Certains cancers peuvent
être provoqués par des virus, tels le cancer du col de l'utérus
provoqué par le HPV[réf. nécessaire].
Selon le rapport
2007 de l'Académie nationale française de médecine,
le tabac reste la principale cause de cancer. Viennent ensuite l'alcool,
le surpoids et l’insuffisance d’exercice physique, puis les expositions
professionnelles et les traitements hormonaux de la ménopause de
la femme. Seuls 1% des décès sont liés à la
pollution. La moitié des origines du cancer demeurent inexpliquées.
Prévention
La prévention
du cancer se base sur :
l'évitement
ou la diminution de l'exposition aux cancérogènes de l'environnement
et industriels : principalement, la lutte contre le tabagisme, la consommation
excessive d'alcool et de graisses animales, l'exposition excessive au soleil,
normes de construction (désamiantage), manutention de produits dangereux
dans le cadre professionnel, étude REACH ;
le rôle
protecteur de certains éléments : fibres, vitamines et autres
antioxydants (céréales, légumes verts, fruits et vin
rouge ;
On peut y ajouter
le traitement des lésions précancéreuses, pour éviter
les métastases, bien qu'il s'agisse aussi de traitement « curatif ».
Il convient de
faire la différence entre la prévention, qui cherche à
diminuer la survenue de la maladie en luttant contre ses facteurs favorisants,
et le dépistage, qui cherche à mettre en évidence
une maladie de manière précoce pour la traiter plus facilement.
On distingue généralement :
Les carcinomes :
cancer d'un épithélium, c'est-à-dire une surface composée
uniquement de cellules
Les sarcomes :
cancers proliférant dans des tissus « de support » comme
les os.
Les cancers
hématopoïétiques : cancer des cellules sanguines.
On peut les classer
selon les organes touchés, avec par exemple types de cancer :
Le cancer
du sein
Le cancer
du côlon : cancer du côlon et, proche, celui du rectum
Le cancer
du pancréas
Le myélome
multiple : cancer de la moelle osseuse
les leucémies :
cancers du sang
Le sarcome de Kaposi :
cancer des vaisseaux sanguins
Lymphomes :
Maladie de Hodgkin et Lymphome non-hodgkinien.
Le cancer
des testicules
Il existe presque
autant de sources de cancer que de tissus dans l'organisme. Certains sont
toutefois plus fréquents que d'autres.
Évolution
De son foyer initial,
le cancer va (en dehors de tout traitement ou si le traitement n'est pas
efficace) :
se développer
de manière locale. Il provoque dans ce cas une compression des organes
voisins, voire un envahissement et une destruction des tissus adjacents ;
se développer
de manière régionale. Il envahit les ganglions lymphatiques,
où logent les cellules du système immunitaire ;
se propager
à distance de la tumeur initiale et former des métastases.
Il y a souvent une confusion chez les patients et leur famille : un cancer
du sein avec des métastases au niveau du cerveau ne donne pas un
cancer du cerveau ; c'est toujours le cancer du sein initial, mais qui
s'est développé ailleurs. Il faut continuer à le traiter
comme un cancer du sein.
L'évolution
dépend du type du cancer et de sa prise en charge : certains ne
font que très peu de métastases et sont très sensibles
aux traitements permettant d'aboutir dans la grande majorité des
cas à une rémission complète et prolongée (ce
terme de rémission est spécifique de la cancérologie
et diffère de guérison par l'absence de certitude quant à
une récidive à court, moyen ou long terme). D'autres sont
encore très difficilement maîtrisables et peuvent entraîner
le décès à court terme. Une évaluation précise
du type du cancer auprès d'un médecin spécialisé
est donc indispensable.
Génétique
et cancer
Les cancers sont
des pathologies génétiques c’est-à-dire qu’ils ont
pour origine une modification quantitative et/ou qualitative de nos gènes.
Comme il s’agit d’altérations génétiques somatiques
qui ne sont présentes que dans le tissu malade, la plupart des cancers
ne sont donc pas eux-mêmes héréditaires, seul un terrain
plus ou moins favorable pouvant l'être. Les cancers familiaux (10%
des cancers humains) sont associés à une altération
constitutionnelle (ou germinale) d’un gène. Cette altération
est donc présente dans toutes les cellules de notre organisme, gamètes
incluses. Elle peut être transmise à la descendance.
Il y a trois grandes
catégories de gènes associés aux pathologies cancéreuses :
les oncogènes, les gènes suppresseurs de tumeurs et les gènes
de réparation de l’ADN.
1. Les oncogènes
(appelés également proto-oncogènes ou c-onc) sont
les régulateurs positifs de la prolifération cellulaire.
Ils deviennent hyperactifs et leur modification est dominante car il suffit
qu'une des deux copies du gène soit modifiée. On a identifié
actuellement plus de 100 oncogènes. Les plus connus sont les gènes
Ha-ras, myc, ou abl.
2. La seconde catégorie
comprend les gènes suppresseurs de tumeurs qui sont des régulateurs
négatifs de la prolifération cellulaire (les freins). Les
deux copies de ces gènes sont inactivées dans les cancers.
3. La troisième
catégorie correspond aux gènes des multiples systèmes
de réparation qui sont capables de détecter et de réparer
les lésions de l’ADN qui ont modifié les oncogènes
ou les gènes suppresseurs de tumeur. Ces systèmes de réparation
sont également inactivés dans les cellules cancéreuses.
Transformation cellulaire
Durant toute la
vie cellulaire, notre patrimoine génétique (l'acide désoxyribonucléique
ou ADN) est soumis à des agressions. Dans la majeure partie des
cas, ces modifications de l'ADN passent inaperçues car des mécanismes
réparateurs corrigent ces défauts. Pourtant, dans de rares
cas, une mutation peut atteindre et modifier la structure d'un gène
spécifiant un facteur qui règle le contrôle de la multiplication
cellulaire (oncogène ou gène suppresseur de tumeur). Dans
ce cas, la cellule peut acquérir un avantage sélectif qui
lui permettra de donner naissance à un premier clone de cellules
anormales (lésion précancéreuse). Dans ces cellules
qui ont un avantage sélectif, la probabilité qu'une seconde
mutation apparaisse et soit sélectionnée est plus importante.
Dans ce cas, une seconde population sera générée,
plus anormale que la première et qui va se développer à
ses dépens. On peut ainsi, par diverses étapes successives,
accumuler plusieurs mutations, chacune d'entre elles permettant la sélection
d’un clone de plus en plus malin pour finir par une cellule hautement cancéreuse.
La progression tumorale correspond donc à un processus dynamique
qui, à chaque étape, sélectionne une nouvelle cellule
ayant subi une ou plusieurs altérations.
La transformation
cellulaire correspond au passage d’une cellule eucaryote normale vers un
état cancéreux. À ne pas confondre avec la transformation
bactérienne qui est un phénomène tout à fait
différent.
Contrairement aux
pathologies génétiques comme la mucoviscidose, les myopathies
ou certaines hémophilies qui sont des pathologies monogéniques
(un seul gène est généralement altéré),
le cancer est une pathologie multigénique. Chaque cancer a pour
origine l’altération de 10 à 20 gènes. Ces altérations
se produisent de manières successives, chacune d’entre elles favorisant
la suivante (voir encadré). Cette suite d’altérations se
produit généralement sur une très longue plage chronologique
(5 à 20 ans). Cette suite d’altération n’est pas aléatoire
et pour chaque type de cancer, on a pu mettre en évidence i) une
certaine spécificité des gènes altérés
et ii) une chronologie dans le développement des évènements
Dans les cancers du côlon, cette succession d’événements
comprend (entre autres) tout d’abord l’inactivation du gène suppresseur
de tumeur APC, puis une mutation de l’oncogène Ha-ras suivi de l’inactivation
du gène suppresseur de tumeur p53. Il y a d’autres événements
qui restent à identifier. Le point essentiel est la spécificité
des gènes altérés et leur chronologie. Dans un autre
type de cancer, les gènes impliqués et la chronologie sont
totalement différents. APC n’est altéré que dans les
cancers du côlon et jamais dans les cancers de la peau. Par contre
l’altération de p53 est plus ubiquitaire et peut être retrouvée
dans pratiquement tous les types de cancers. Dans le cancer de la peau
contrairement au cancer du côlon, l’altération du gène
p53 est l’un des premiers événements. Cette très grande
diversité génétique est à la base de l’hétérogénéité
de la pathologie cancéreuse. À l’intérieur même
d’un type de cancers particulier comme le cancer bronchique, existe plusieurs
sous-types (cancer bronchique à petites cellules, adénocarcinome,
cancer bronchique à grandes cellules, etc.) chacun étant
associé à des altérations génétiques
particulières. La situation est identique pour d’autre cancer comme
le sein, l’estomac ou la peau, chaque organe pouvant être associé
à plusieurs types de cancers suivant le type histologique de la
cellule ayant été à l’origine de la pathologie.
Dépistage
Il consiste en
la détection de lésions précancéreuses ou de
cancers à des stades peu avancés : on recherche, chez une
personne qui ne présente pas de symptômes, à mettre
en évidence la maladie de manière précoce.
Cela se fait par :
La clinique
(l'examen du patient) : palpation des seins, toucher rectal...
Des examens
paracliniques : radiographies, dosages biologiques.
Le but est de trouver,
dans une population donnée, des lésions que l'on peut traiter
facilement : si l'on attend les symptômes, il est souvent nécessaire
d'avoir recours à des traitements plus lourds pour traiter la maladie.
Les dépistages
ayant prouvé leur intérêt (ils diminuent le nombre
de décès par cancer) sont :
Le frottis
du col utérin, pour dépister les lésions précancéreuses
et les petits cancers du col utérin
La mammographie,
pour dépister des cancers du sein à un stade précoce
Actuellement, on
cherche à prouver l'intérêt de la recherche de saignements
minimes dans les selles (test hémocult) pour le dépistage
des polypes et des petits cancers du côlon.
Diagnostic
Même s'il
existe des éléments permettant d'identifier un cancer avec
une grande probabilité, le diagnostic de certitude ne se fait que
sur analyse au microscope (anatomopathologie) d'un échantillon de
la tumeur (éventuellement aidé par d'autres techniques).
Cet échantillon vient soit d'une biopsie (simple prélèvement
d'un morceau de la tumeur) qui peut être faite, suivant la localisation,
suivant différentes procédures (fibroscopie, ponction à
travers la peau…), soit d'une pièce opératoire (tumeur enlevée
par le chirurgien).
Principes de traitement
Le traitement doit
être effectué uniquement en milieu spécialisé,
en règle sur une stratégie définie par une équipe
médicale pluridisciplinaire (c'est-à-dire comportant des
médecins de plusieurs spécialités : oncologie, radiothérapie,
chirurgie, gynécologie, gastro-entérologie, etc.).
Il nécessite :
d'avoir un
diagnostic de certitude et de connaître le type du cancer ;
d'évaluer
son extension locale, régionale et la présence ou non de
métastases ;
d'évaluer
l'état général du patient (âge, fonctions cardiaque
et rénale, présence d'autres maladies).
Suivant les cas,
il repose sur :
l'exérèse
(l'ablation) chirurgicale large de la tumeur quand cela est possible, large
voulant dire que le bistouri du chirurgien passe uniquement par des tissus
sains ;
une chimiothérapie,
prescription de médicaments s'attaquant au cancer et à ses
métastases ;
une radiothérapie,
l'irradiation de la tumeur permettant de faire fondre, voire disparaître,
celle-ci.
Certains cancers
peuvent bénéficier également :
d'un traitement
hormonal ;
d'un traitement
à visée immunologique, qui vise à augmenter l'action
du système immunitaire ;
d'un traitement
à base d'ultrasons, une technologie en plein développement
s'appuyant sur la focalisation d'un faisceau ultrasonore très puissant
sur une métastase.
Souvent, plusieurs
de ces types de traitements sont nécessaires chez un même
patient.
Il ne faut pas oublier :
le traitement
des conséquences de la tumeur ;
la prise
en charge des effets secondaires du traitement ;
le traitement
de la douleur.
Traitements alternatifs
Il existe beaucoup
de traitements alternatifs mais dont l'évaluation scientifique de
leur efficacité est souvent soit inexistante, soit non validée
en pratique clinique (c'est-à-dire validées dans des modèles
expérimentaux ou animaux mais pas chez l'homme).
C'est le cas de
la supplémentation en acide ascorbique, de la médecine orthomoléculaire,
dont l'idée initiale a été donnée par Irwin
Stone, reprise par le double prix Nobel (Nobel de chimie, Nobel de la paix)
Linus Pauling et reprise ensuite par un certain nombre d'autres scientifiques,
dont Matthias Rath. Un effet favorable semble exister chez les cultures
cellulaires ou chez des animaux mais aucune preuve satisfaisante n'existe
chez l'être humain à titre curatif; ou préventif. La
Société Suisse de lutte contre le cancer souligne, en particulier,
les faiblesses du dossier scientifique de Matthias Rath.
D'après
les responsables de Nutrialys, société française commercialisant
des aliments de thérapie nutritionnelle à faible teneur en
polyamines, ces dernières sont produites par l'organisme à
partir de l'alimentation et contribuent au développement des cellules
cancéreuses. Leurs solutés seraient un complément
aux traitements conventionnels, ainsi d'après un essai clinique
ils amélioreraient l'état de santé général
et diminuerait la douleur de certains malades atteints d'un cancer métastasé
de la prostate hormono-résistant et permettraient une réduction
des doses de chimiothérapie et de morphine. Le Castase, premier
produit de la société, est remboursé à 50 %
par la Sécurité sociale.
Soutien psychologique
Apprendre qu'on
a un cancer est très difficile à assumer, tant cette nouvelle
a longtemps été considérée comme celle d'une
mort imminente. Par ailleurs l'hospitalisation, l'opération chirurgicale
et les traitements adjuvants changent profondément la vie du malade.
Il est donc essentiel d'apporter aux malades un soutien psychologique adapté.
En France, l'association
de Psycho-oncologie étudie comment aider au mieux les cancéreux,
ce qui passe en général par la participation à des
groupes de patients qui vivent les mêmes épreuves.
Historique
Des
cancers étaient déjà décrits dans des écrits
égyptiens vers -3500. C'est Hippocrate qui donna la première
définition de la maladie, appelée alors « carcinome »
ou « squirre » : une tumeur (gonflement) dure, non-inflammatoire,
ayant tendance à récidiver et se généraliser
jusqu'à la mort.
Statistiques
La comparaison
des statistiques nationales est délicate, car la détection
et les classifications ont varié selon les époques et les
pays. Ainsi, en France, le terme « cause environnementale »
fait référence aux produits chimiques et à la pollution…,
alors qu'en anglais, cela fait référence à tout ce
qui entoure l'homme et, de manière générale, tous
les facteurs exogènes, c'est-à-dire le soleil, l'alcool,
le tabagisme, le nombre de grossesses…
|
Tous les cancers
|
319 380
|
145 762
|
|
Prostate
|
62 245
|
9202
|
|
Sein
|
49 814
|
11201
|
|
Côlon-rectum
|
37 413
|
16865
|
|
Poumons
|
30 651
|
26824
|
|
Cavité
buccale et pharynx
|
12 270
|
4000
|
|
Lymphome Malin
Non Hodgkinien
|
10 224
|
4203
|
|
Vessie
|
9 679
|
4482
|
|
Rein
|
7 949
|
3684
|
|
Mélanome
(peau)
|
7 401
|
1440
|
|
Pancréas
|
7 218
|
7787
|
|
Estomac
|
6 794
|
4756
|
|
Thyroïde
|
6 672
|
402
|
|
Foie
|
6 433
|
7390
|
|
Utérus
(corps)
|
5 774
|
1800
|
|
Œsophage
|
4 721
|
3850
|
|
Myélome
|
4 516
|
2789
|
|
Ovaire
|
4 375
|
3180
|
|
Système
nerveux
|
4 120
|
3019
|
|
Larynx
|
3 735
|
1406
|
|
Leucémie
lymphoïde chronique
|
3 224
|
1059
|
|
Leucémies
aiguës
|
3 082
|
2733
|
|
Col de l'utérus
|
3 068
|
1067
|
|
Testicule
|
2 002
|
82
|
|
Maladie de
Hodgkin
|
1 544
|
218
|
|
Plèvre
|
906
|
1090
|
Il est essentiel
de bien noter la différence entre l'incidence d'un cancer (La fréquence
annuelle calculée
sur une duré
précise) et la mortalité. Ce tableau montre bien que certains
cancers très fréquents (prostate) ont une mortalité
faible contrairement à des cancers plus rares (pancréas)
qui a une mortalité très élevée.
La France est parfois
présentée comme étant le pays ayant la plus longue
survie après cancer[18]. Mais concernant la survie à 5 ans
après le diagnostic, elle serait le second en Europe derrière
la Suède, avec environ 52% de survie (63 % pour les femmes, 44 %
pour les hommes)[19]. Cela cache de grandes disparités selon les
cancers. On atteint des chances de survie de 95 % pour le cancer de la
thyroïde ; chez les hommes, on atteint 80 % de survie à 5 ans
pour le cancer de la prostate, et quasiment 100 % pour les cancers des
testicules, et, chez les femmes, 85 % pour le cancer du sein entre 15 et
44 ans, mais 78 % au-delà de 75 ans. En revanche, les cancers profonds
sont diagnostiqués plus tardivement et sont très souvent
mortels : cancer du pancréas (10 % de survie), du poumon...
Qualité des
soins : taux de survie et surmortalité
Le taux de survie
dépend aussi de l'âge. Cinq ans après le diagnostic,
70 % des 15?45 ans survivent. Alors que seuls 39,4 % des malades cancéreux
âgés de 75 ans survivront plus de 5 ans... sachant qu'étant
donné le risque de métastases, on ne parle pas de guérison
pour un cancer, mais de rémission
Pour estimer l'efficacité
du dépistage et des soins, on utilise le taux de survie et la surmortalité
à une certaine durée après le diagnostic.
Taux de survie
Selon La Ligue
nationale contre le cancer, en 2006, le taux de survie à cinq ans
après diagnostic en France, pour des patients suivis entre 1989
et 1997 était :
Survie à
cinq ans par localisation et par sexe
Hommes Femmes 75 %
et +
Lèvre 96 %
Thyroïde 95 %
Testicule 95 %
Maladie de Hodgkin 92 %
Thyroïde 88 %
Mélanome de la peau 89 %
Maladie de Hodgkin
85 % Lèvre 88 %
Mélanome
de la peau 83 % Sein 85 %
Prostate 80 % Corps
utérin 76%
50 à 74 %
Pénis 67 %
Col utérin 70 %
Rein 63 % Rein
64 %
Vessie 60 % Os,
articulations et cartilages articulaires 62 %
Os, articulations
et cartilages articulaires 59 % Larynx 59 %
Côlon 56 %
Rectum 58 %
Rectum 55 % Côlon
57 %
Larynx 54 % Vulve
et vagin 52 %
Lymphome malin
non hodgkinien 54 %
Vessie 50 %
25 à 49 %
Nasopharynx 45 %
Langue 45 %
Intestin grêle
45 % Myélomes multiples 43 %
Myélomes
multiples 42 % Intestin grêle 42 %
Cavité orale
38 % Ovaire 40 %
Langue 33 % Fosses
nasales,
sinus annexes de
la face,
oreille moyenne
et oreille interne 37 %
Hypopharynx 34 %
Leucémie
aiguë lymphoblastique 29 %
Estomac 28 %
25 % et -
Estomac 23 % Système
nerveux central 19 %
Système
nerveux central 20 % Poumon 18 %
Poumon 13 % Œsophage
14 %
Œsophage 11 % Mésothéliome
de la plèvre 13 %
Foie 7 % Foie 9 %
Mésothéliome
de la plèvre 6 % Pancréas 7 %
Pancréas
5 %
Surmortalité
Pour un groupe
de personnes chez lesquelles on a diagnostiqué un cancer, on peut
distinguer celles mortes des suites de leur cancer, et celles mortes d'autre
chose. La surmortalité à une durée t (par exemple
de 10 ans) liée au cancer est la probabilité de mourir du
seul fait du cancer durant la durée t qui suit le diagnostic.
Le problème
de l'évaluation de cette mortalité est qu'il faudrait connaître
les causes de tous les décès des personnes dont on a diagnostiqué
un cancer, ce qui est impossible. On utilise donc une autre estimation ;
pour un groupe de personnes du même sexe et du même âge,
on utilise la « survie relative », c'est-à-dire le rapport
entre :
la probabilité
de survie après un temps t du groupe de personnes dont on a diagnostiqué
un cancer, et
la probabilité
de survie à t d'un groupe de personnes n'ayant pas de cancer, de
même âge et de même sexe.
La surmortalité
est alors le complément à 1 de cette survie relative.
Les études
montrent une surmortalité d'environ 2 % au-delà de 10 ans
après le diagnostic dans les pays développés, ce qui
pointe l'irrationalité de la ségrégation que subissent
les patients ayant eu un cancer de la part des assurances et des banques
(surtaxes, refus de prêt…).
Les résultats
ci-après sont issus du document Cancers — Pronostics à long
terme de l'INSERM.
L'étude
Eurocare s'est penchée sur une vingtaine de pays européens
pour des cas diagnostiqués durant trois périodes (les malades
étudiés durant une période forment une « cohorte ») :
1978-1985, 1985-1989 et 1990-1994.
Cancer chez l'enfant
Les enfants représentent
moins de 1 % des cas de cancer ; dans les pays développés,
ils sont guéris dans deux tiers des cas . Dans les pays industrialisés,
environ 1 enfant sur 500 déclare un cancer avant l'âge de
15 ans (presque 1500 nouveaux cas par an en France, dont 50 % avant l'âge
de 6 ans. Les leucémies (450 cas nouveaux par an en France) sont
les plus fréquents. Les autres tumeurs sont principalement ;
des tumeurs
cérébrales (300/an en France) ;
des lymphomes
(190/an en France, dont 56 % de lymphomes non-hodgkiniens déclarés
entre 2 et 3 ans).
Les tumeurs embryonnaires
sont plus fréquentes les premières années de la vie,
et des sarcomes osseux et des tissus mous chez les grands enfants.
Étude Eurocare,
surmortalité chez les enfants
délais après
diagnostic surmortalité
0?1 an > 10 %
4e année
2 %
7e année
1 %
Cancers hématopoïétiques
de l'enfant
Une étude
a confirmé que l’exposition des ménages français aux
pesticides domestiques augmente (doublement environ) le risque de cancers
hématopoïétiques (cancer du sang) de leur enfant.
Cette étude
a exploité le RNHE, le « Registre National des Hémopathies
malignes de l'Enfant » (antérieurement dénommé
« Registre National des Leucémies de l'Enfant » qui
enregistre les cas signalés d’hémopathie maligne ou à
la limite de la malignité, chez les enfants habitant en France métropolitaine
ayant moins de 15 ans au moment du diagnostic.
L’étude
s’est aussi appuyée sur le registre national ESCALE
(Etude sur les
cancers de l'enfant pour la période 2003-2004).
Les mères
d’un échantillon d’enfants atteints de cancers du sang et celles
d’un échantillon-témoin ont été questionnées
sur l’usage éventuel de pesticides (par la mère ou par le
père) dans l’habitation lors de la grossesse ; en différentiant
les insecticides (bombes utilisé à la maison, traitement
d’animaux de compagnie, ou traitement du jardin ou des cultures…), les
herbicides et les fongicides. Les chercheurs ont aussi intégré
des paramètres tels que l'âge, le sexe, le degré de
d’urbanisation de l’environnement et le type de logement (appartement ou
maison).
Le panel retenu
pour la période d’étude (2003-2004) était les parents
de 764 enfants ayant déclaré une leucémie aiguë,
130 enfants ayant présenté un lymphome de Hodgkin (LH), et
166 cas de lymphome non-hodgkinien (LNH). Ce groupe ayant été
comparé à une population-témoin de parents de 1681
enfants. Le dépouillement des questionnaires a montré qu’utiliser
des insecticides dans la maison durant la grossesse a significativement
augmenté le risque que l’enfant déclare une leucémie
aiguë (leucémie lymphoïde ou leucémie myéloïde)
ou un lymphome non hodgkinien, surtout un Lymphome de Burkitt (près
de 3 fois plus de risque : OR = 2,7, IC à 95%, 1.6-4.5) ou des tumeurs
mixtes à cellule de lymphome non hodgkinien (OR = 4.1; 95% CI, 1.4-11.8).
Par contre l’exposition aux pesticides domestiques n’a pas augmenté
le risque de lymphome hodgkinien à sclérose nodulaire (« Nodular
sclerosis ou "NSHL" pour les anglosaxons »), cancer qui touche surtout
des filles plus âgées.
L’utilisation domestique
de pesticides par le père a également semblé lié
à une légère augmentation moindre, mais également
significative du nombre de leucémie aiguë (OR = 1,5, IC à
95%, 1.2-1.8) et de lymphome non hodgkinien NHL (OR = 1,7, IC à
95%, 1.2-2.6), mais les liens avec la leucémie aiguë ne sont
plus significatifs après prise en compte de l'usage des pesticides
par la mère durant la grossesse.
Cette étude
confirme l'hypothèse que l'usage domestique des pesticides joue
un rôle dans l'étiologie de ces cancers hématopoïétiques
de l'enfance. Les auteurs concluent que la cohérence des résultats
avec ceux d'études antérieures soulève à nouveau
la question de l'opportunité de prévenir l'usage des pesticides
dans l’environnement des femmes enceintes.
Quand des cellules
normales sont endommagées et qu'elles ne peuvent pas être
soignées, elles meurent : c'est l'apoptose. Les cellules cancéreuses
ne meurent pas et continuent de se développer.
Le cancer est une
maladie caractérisée par une prolifération cellulaire
anormale et anomique au sein d'un tissu normal de l'organisme. Ces cellules
dérivent toutes d'un même clone, cellule initiatrice du cancer
qui a acquis certaines caractéristiques lui permettant de se diviser
indéfiniment. Au cours de l'évolution de la maladie, certaines
cellules peuvent migrer de leur lieu de production et former des métastases.
Pour ces deux raisons, le dépistage du cancer doit être le
plus précoce possible.
« Cancer »
est un terme général désignant toute maladie pour
lesquelles certaines cellules du corps humain se divisent d'une manière
incontrôlée. Les nouvelles cellules résultantes peuvent
former une tumeur maligne (un néoplasme) ou se propager à
travers le corps.
Les facteurs de
risques sont internes (génome, mutation, induction par un agent
infectieux... et/ou externes (alimentation, irradiation..)
Plusieurs types
de cancers semblent en augmentation, pour des raisons environnementales
ou de modes de vie, ainsi que - pour une partie des cas seulement - en
raison du vieillissement de la population. Les taux de cancers détectés
augmentent dans chaque tranche d'âge, une meilleure détection
qu'autrefois ayant aussi un rôle dans cette augmentation.
Terminologie
L'oncologie (ou
cancérologie) est la spécialité médicale d'étude,
de diagnostic et de traitement des cancers. Elle est pratiquée par
des médecins oncologues ou cancérologues. Ceux-ci peuvent
être suivant leur spécialité chimiothérapeutes
ou radiothérapeutes.
Du fait d'une image
négative sur le pronostic auprès du public, le cancer a de
nombreux synonymes employés par les médecins : tumeur maligne,
néoplasie, néoplasme, polymitose, carcinome…
Certains termes
sont plus répandus dans la langue populaire : tumeur, crabe…
"Avril
est le Mois de la jonquille"
Le Mois de la jonquille,
c'est lorsque les bénévoles de la Société canadienne
du cancer frappent aux portes des communautés de l'Ontario pour
demander votre aide pour lutter contre le cancer. À tous les mois
d'avril, la campagne résidentielle de la Société canadienne
du cancer a lieu en Ontario. Plus de
70 000 bénévoles
battront le pavé, frapperont aux portes partout dans la province
pour recueillir des fonds pour la Société.
L'argent recueilli
grâce à la vente des jonquilles et à la campagne résidentielle
porte-à-porte sert à financer la recherche sur le cancer
et à aider les gens à affronter le cancer en leur offrant
des informations fiables et des services de soutien.
Les Journées
de la jonquille donnent le coup d'envoi de la campagne résidentielle
de la Société chaque année. Pendant ces journées,
des bénévoles vendent et livrent des jonquilles à
la population de la province.
"Manger plus de
fruits et de légumes
pour réduire
les risques de cancer"
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