Mois d'avril, mois du cancer

le 4 février: journée internationale
 




Avril est le Mois de la jonquille. Joignez-vous au combat!

Pour certains, la jonquille est une fleur comme les autres. Pour nous, elle est un symbole de force et de courage. Elle
représente notre engagement à mener la lutte contre le cancer sans jamais baisser les bras. Elle représente notre ferme conviction qu’un jour, nous pourrons crier victoire.

Procurez-vous une épinglette jonquille et témoignez votre solidarité envers les personnes touchées par le cancer.

Tout au long du mois d’avril, des bénévoles dévoués unissent leurs efforts d’un bout à l’autre du pays afin de recueillir des fonds au nom de la Société canadienne du cancer.

Il existe plusieurs manières de vous joindre au combat contre le cancer en avril :

Manifestez votre soutien, procurez-vous une épinglette.
Faites un don en ligne ou en personne lorsqu’un bénévole frappe à
votre porte.

Achetez une gerbe de jonquilles fraîches.
Donnez de votre temps en faisant du bénévolat, ne serait-ce que deux heures. Partagez notre message sur les médias sociaux.
Participez aux événements locaux qui ont lieu dans votre province.

Démontrez votre appui à la mesure de vos moyens et faites une différence.

Servez-vous de votre expérience du cancer pour aider les autres

Ceux et celles qui offrent bénévolement leur soutien savent très bien ce que signifie vivre avec le cancer, car ils ont eux-mêmes survécu au cancer ou ont déjà pris soin d’un proche atteint de cancer. Dans le cadre de Cancer J’écoute/CancerConnection, notre programme national de soutien psychosocial par téléphone, des bénévoles empathiques sont au bout du fil, prêts à fournir un soutien moral et des renseignements pratiques aux personnes touchées par le cancer – à l’annonce du diagnostic, tout au long du traitement et même après – ainsi qu’aux membres de leurs familles.

La Société organise également des groupes de soutien pour adultes dans de nombreuses communautés au pays. Les types de groupes varient d’un endroit à l’autre : certains s’adressent aux personnes atteintes d’une forme particulière de cancer, tandis que d’autres apportent un soutien général à tous ceux et celles qui sont touchés par la maladie.

Les bénévoles qui offrent du soutien psychosocial sont jumelés avec les participants selon différents critères, comme le type de cancer, le sexe, le traitement suivi, les effets secondaires, le lien avec la personne atteinte, l’âge et la situation familiale. Tous les bénévoles reçoivent une formation complète et bénéficient d’un encadrement constant.

Le cancer constitue la première cause de mortalité dans le monde. L'OMS estime que le cancer aura fait 84 millions de morts entre 2005 et 2015 si aucune mesure n’est prise.
Chaque année, l’OMS, aux côtés de l’Union internationale contre le cancer, met en avant des moyens susceptibles de faire reculer la charge de cette maladie partout dans le monde.
 
Cancer est un terme général appliqué à un grand groupe de maladies qui peuvent toucher n'importe quelle partie de l'organisme. L'une de ses caractéristiques est la prolifération rapide de cellules anormales qui peuvent essaimer dans d'autres organes, formant ce qu'on appelle des métastases.

De nombreux cancers peuvent être prévenus en évitant les principaux facteurs de risque, comme le tabagisme. Un nombre significatif de cancers peuvent être soignés par la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie surtout s'ils sont détectés suffisamment tôt.

Chaque année, l’OMS, aux côtés de l’Union internationale contre le cancer, met en avant des moyens susceptibles de faire reculer la charge de cette maladie partout dans le monde. Cette année, la journée aura pour thème «Prévenir le cancer, c’est possible». Elle mettra l’accent sur des mesures simples de prévention telles que : ne pas fumer ; avoir un régime alimentaire sain et faire régulièrement de l’exercice ; modérer sa consommation d’alcool ; se protéger des infections cancérigènes.

Entre les pinces du crabe.
Le cancer est la deuxième cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires, il n’est pas superflu, donc, de lui consacrer une journée le 4 février.
Plus les chercheurs, professionnels de la santé, bénévoles, malades et leur proches se réuniront pour réfléchir aux causes des cancers et aux moyens d’éviter les facteurs favorisant leurs développements, plus on aura de chances de voir ce fléau endigué.
L’information, la prévention, le soutien à la recherche et aux malades seront, plus que jamais, au cœur de l’action.
Une bonne alimentation et une activité physique régulière sont particulièrement recommandés aux enfants pour amoindrir ces facteurs de risques que sont le surpoids ou l'obésité.

Célébration de la journée mondiale de lutte contre le cancer

L’humanité célèbre, le 4 février de chaque année, la journée mondiale de lutte contre le cancer. Cette année, la commémoration met l’accent sur des mesures simples de prévention d’où le thème : «Prévenir le cancer, c’est possible».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le cancer constitue la première cause de mortalité dans le monde. Cette maladie aura fait 84 millions de morts entre 2005 et 2015, si aucune mesure n’est prise.
La journée de lutte contre le cancer est organisée par l’OMS en partenariat avec l’Union internationale contre le cancer. Elle met en avant des moyens susceptibles de faire reculer la charge de cette maladie dans le monde.
Au nombre des mesures de prévention préconisées figurent la défense de fumer, avoir un régime alimentaire sain et faire régulièrement de l’exercice physique ; modérer la consommation d’alcool ; se protéger des infections cancérigènes. Selon le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), 70% des cas de cancer dans le monde en 2030 concerneront les pays en développement contre 53% actuellement.
La République du Congo enregistre chaque année une moyenne de 500 nouveaux cas de cancer qui figure désormais parmi les priorités de santé du pays. Les spécialistes estiment que sur 100% des cas dépistés, 70% ne résistent pas au-delà de 12 mois après le dépistage. Nombreux sont dépistés au stade 3 et 4 de la maladie où il est difficile d’entreprendre le traitement.
Le cancer est un terme général appliqué à un grand groupe de maladies qui peuvent toucher m’importe quelle partie de l’organisme humain. L’une de ses caractéristiques est la prolifération des cellules anormales qui peuvent essaimer dans d’autres organes, formant ce qu’on appelle des «métastases». De nombreux cancer peuvent être prévenus en évitant les principaux facteurs de risque, tel le tabagisme.
L’OMS indique que plusieurs cas de cancer peuvent être soignés par la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie surtout s’ils sont détectés tôt.

Sensibilisation au cancer
Mois de la campagne de souscription
Journée de la jonquille

La Société canadienne du cancer a intégré les opérations de l'Institut national du cancer du Canada (INCC), créant ainsi l'Institut de recherche de la Société canadienne du cancer.
 
 


Origine des cancers
Environs 15 % des cancers humains peuvent être associés à des agents infectieux. Cela peut être des virus (HBV et cancer du foie, HPV et cancer du col de l’utérus, EBV et lymphome de Burkitt), plus rarement des bactéries (Helicobacter et cancer gastrique) ou encore plus rarement des parasites (Schistosomes et cancer du foie). Dans tous ces cas, outre l’infection, on trouve également des altérations d’oncogènes ou de gènes suppresseurs dans les tumeurs. L’agent infectieux n’intervient qu‘à une étape du processus de transformation cellulaire.
L’origine des altérations qui modifient les oncogènes et les gènes suppresseurs est multiple. On les classe généralement en deux grandes catégories, exogène et endogène.

1. L’origine exogène correspond à toutes les expositions environnementales auxquelles un organisme est soumis. Cela va du tabac aux ultraviolets du soleil en passant par l’amiante, les radiations gamma, l’alcool et de nombreuses autres substances auquel un individu est exposé volontairement ou involontairement. Elles peuvent agir directement au niveau de notre ADN et provoquer des altérations comme certaines molécules dans le tabac ou les ultraviolettes ou provoquer des états inflammatoires favorisant l’apparition de cellules cancéreuse (alcool).
2. Les altérations d’origine endogène sont provoquées en partie par des molécules issues de notre métabolisme comme les espèces réactives à l’oxygène. Chaque jour notre ADN subit des millions d’agressions de la part de ces molécules mais dans la très grande majorité des cas, celles-ci sont réparées de manière très efficace. Néanmoins, il suffit d’une défaillance dans la réparation d’un gène important pour enclencher ou continuer un processus de transformation cellulaire. Des travaux récents (2007) suggèrent que les systèmes de réparation de l’ADN ont une efficacité qui diminue avec l’âge.
En 2000 R. Weinberg et D. Hanahan ont suggéré que la transformation cellulaire passe par l’acquisition d’au moins six propriétés :

1. Indépendance vis-à-vis des signaux stimulant la prolifération. Les cellules normales ne se divisent que lorsqu'elles reçoivent un stimulus particulier. Les cellules tumorales n’ont plus besoin de ce signal.
2. Insensibilité aux signaux inhibiteurs
3. Abolition de l’apoptose ou mort cellulaire programmée. En cas de stress ou d’anomalie ne pouvant pas être éliminée, une cellule normale se suicide en utilisant l’apoptose. Les cellules tumorales ont inactivé tous ces mécanismes pour mieux survivre.
4. Capacité proliférative illimitée : le nombre usuel de divisions cellulaires pour une cellule humaine est de 50 à 60 (sénescence cellulaire, limite de Hayflick), après quoi elle cesse de pouvoir se diviser (voir article Télomère). Les cellules tumorales continuent de se diviser sans limite visible grâce à l’activité de la télomérase qui est fortement active dans toutes les cellules cancéreuses.
5. Capacité de susciter l’angiogenèse. Les cellules tumorales (et la tumeur) ont un besoin important en oxygène pour survivre. Elles vont donc stimuler la formation de nouveaux vaisseaux sanguins afin d’oxygéner la tumeur.
6. Acquisition d’un pouvoir invasif. Les cellules tumorales sont capables de passer à l’intérieur d’un vaisseau sanguin afin d’être transportées dans un autre organe où elles vont générer une seconde tumeur (métastase)


De quoi meurt-on quand on « meurt d'un cancer » ?
C'est là une question fréquemment posée aux médecins par les patients ou leur famille, qui ont peine à croire qu'une petite tumeur (du moins en apparence) menace tout un organisme.
La réponse est invariable : la vie dépend de la bonne marche d'un certain nombre de fonctions, dont la respiration (au sens large, en incluant la distribution d'oxygène par la circulation sanguine), la digestion et l'excrétion (reins, foie). Selon celui des trois systèmes qui est altéré par les cellules cancéreuses, par exemple, le patient meurt — si l'on n'arrive pas à juguler la progression du mal — :
d'insuffisance respiratoire ;
 de dénutrition ;
 d'empoisonnement, par accumulation de substances toxiques normalement filtrées et excrétées par les reins et le foie

Facteurs de risque
Il existe de nombreux facteurs prédisposant au cancer : ils sont appelés cancérigènes, carcinogènes ou cancérogènes. L'étude de ces facteurs s'appelle la cancérogenèse.
Les facteurs de risque du cancer peuvent être endogènes (provenant de l'organisme) ou exogènes (extérieurs à l'organisme).

Risques endogènes
Le risque génétique (ou risque endogène).
Dans certains cas, l'apparition d'un cancer a une composante héréditaire. C'est le cas de certains cancers du sein.

Risques exogènes
Les risques exogènes sont aussi appelés facteurs « environnementaux » (environmental factors), d'après l'expression anglo-saxonne. Mais il ne s'agit pas que de questions d'environnement, au sens français du terme, puisque cette catégorie recouvre aussi, par exemple, les bactéries et virus.
On distingue notamment :

La pollution
Le rôle exact de la pollution dans l'apparition des cancers reste difficile à évaluer. Le cancérologue Dominique Belpomme accuse la pollution notamment chimique (pesticides, etc.) d'être responsable d'une grande majorité de cancer, mais son analyse est contestée par d'autres cancérologues de renom. Relèvent également de la pollution les cancers provoqué par le contact, en milieu professionnel, avec des produits cancérogènes, notamment : amiante, benzène, arsenic, formaldéhyde, gaz moutarde, iode 131, radon, etc. et des produits de « mélanges » telles les poussières de bois, le goudron de houille et la suie. L'OMS estime à 10% la proportion de cancers liés au travail ce qui correspond à plus de 200 000 décès annuels (rôle de l'amiante par exemple dans le mésothéliome).

Le tabac
Le tabac est un facteur de risques majeur pour différents cancers (voies respiratoires, ORL, vessie).

L'alimentation
L'alimentation joue un rôle dans la survenue de cancers. L'obésité favorise de nombreux cancers. La consommation régulière de fruits et légumes diminue le risque de nombreux cancers.

L'alcool
L'alcool favorise les cancers de la gorge, de l'œsophage et du foie.

Les radiations
Les radiations, dont celles du soleil, sont cancérogènes. Il est donc important d'utiliser correctement les crèmes solaires lors d'une exposition prolongée au soleil car cela augmente considérablement le risque de cancers de la peau à cause des ultraviolets.

Virus, bactéries
Virus et bactéries font partie des facteurs exogènes du cancer. Certains cancers peuvent être provoqués par des virus, tels le cancer du col de l'utérus provoqué par le HPV[réf. nécessaire].
Selon le rapport 2007 de l'Académie nationale française de médecine, le tabac reste la principale cause de cancer. Viennent ensuite l'alcool, le surpoids et l’insuffisance d’exercice physique, puis les expositions professionnelles et les traitements hormonaux de la ménopause de la femme. Seuls 1% des décès sont liés à la pollution. La moitié des origines du cancer demeurent inexpliquées.


Prévention
La prévention du cancer se base sur :
 l'évitement ou la diminution de l'exposition aux cancérogènes de l'environnement et industriels : principalement, la lutte contre le tabagisme, la consommation excessive d'alcool et de graisses animales, l'exposition excessive au soleil, normes de construction (désamiantage), manutention de produits dangereux dans le cadre professionnel, étude REACH ;
 le rôle protecteur de certains éléments : fibres, vitamines et autres antioxydants (céréales, légumes verts, fruits et vin rouge ;
On peut y ajouter le traitement des lésions précancéreuses, pour éviter les métastases, bien qu'il s'agisse aussi de traitement « curatif ».
Il convient de faire la différence entre la prévention, qui cherche à diminuer la survenue de la maladie en luttant contre ses facteurs favorisants, et le dépistage, qui cherche à mettre en évidence une maladie de manière précoce pour la traiter plus facilement.

On distingue généralement :
 Les carcinomes : cancer d'un épithélium, c'est-à-dire une surface composée uniquement de cellules
 Les sarcomes : cancers proliférant dans des tissus « de support » comme les os.
 Les cancers hématopoïétiques : cancer des cellules sanguines.
On peut les classer selon les organes touchés, avec par exemple types de cancer :

 Le cancer du sein
 Le cancer du côlon : cancer du côlon et, proche, celui du rectum
 Le cancer du pancréas
 Le myélome multiple : cancer de la moelle osseuse
 les leucémies : cancers du sang
Le sarcome de Kaposi : cancer des vaisseaux sanguins
 Lymphomes : Maladie de Hodgkin et Lymphome non-hodgkinien.
 Le cancer des testicules
Il existe presque autant de sources de cancer que de tissus dans l'organisme. Certains sont toutefois plus fréquents que d'autres.

Évolution
De son foyer initial, le cancer va (en dehors de tout traitement ou si le traitement n'est pas efficace) :

 se développer de manière locale. Il provoque dans ce cas une compression des organes voisins, voire un envahissement et une destruction des tissus adjacents ;
 se développer de manière régionale. Il envahit les ganglions lymphatiques, où logent les cellules du système immunitaire ;
 se propager à distance de la tumeur initiale et former des métastases. Il y a souvent une confusion chez les patients et leur famille : un cancer du sein avec des métastases au niveau du cerveau ne donne pas un cancer du cerveau ; c'est toujours le cancer du sein initial, mais qui s'est développé ailleurs. Il faut continuer à le traiter comme un cancer du sein.
L'évolution dépend du type du cancer et de sa prise en charge : certains ne font que très peu de métastases et sont très sensibles aux traitements permettant d'aboutir dans la grande majorité des cas à une rémission complète et prolongée (ce terme de rémission est spécifique de la cancérologie et diffère de guérison par l'absence de certitude quant à une récidive à court, moyen ou long terme). D'autres sont encore très difficilement maîtrisables et peuvent entraîner le décès à court terme. Une évaluation précise du type du cancer auprès d'un médecin spécialisé est donc indispensable.
 


 

Génétique et cancer
Les cancers sont des pathologies génétiques c’est-à-dire qu’ils ont pour origine une modification quantitative et/ou qualitative de nos gènes. Comme il s’agit d’altérations génétiques somatiques qui ne sont présentes que dans le tissu malade, la plupart des cancers ne sont donc pas eux-mêmes héréditaires, seul un terrain plus ou moins favorable pouvant l'être. Les cancers familiaux (10% des cancers humains) sont associés à une altération constitutionnelle (ou germinale) d’un gène. Cette altération est donc présente dans toutes les cellules de notre organisme, gamètes incluses. Elle peut être transmise à la descendance.
Il y a trois grandes catégories de gènes associés aux pathologies cancéreuses : les oncogènes, les gènes suppresseurs de tumeurs et les gènes de réparation de l’ADN.

1. Les oncogènes (appelés également proto-oncogènes ou c-onc) sont les régulateurs positifs de la prolifération cellulaire. Ils deviennent hyperactifs et leur modification est dominante car il suffit qu'une des deux copies du gène soit modifiée. On a identifié actuellement plus de 100 oncogènes. Les plus connus sont les gènes Ha-ras, myc, ou abl.
2. La seconde catégorie comprend les gènes suppresseurs de tumeurs qui sont des régulateurs négatifs de la prolifération cellulaire (les freins). Les deux copies de ces gènes sont inactivées dans les cancers.
3. La troisième catégorie correspond aux gènes des multiples systèmes de réparation qui sont capables de détecter et de réparer les lésions de l’ADN qui ont modifié les oncogènes ou les gènes suppresseurs de tumeur. Ces systèmes de réparation sont également inactivés dans les cellules cancéreuses.


Transformation cellulaire

Durant toute la vie cellulaire, notre patrimoine génétique (l'acide désoxyribonucléique ou ADN) est soumis à des agressions. Dans la majeure partie des cas, ces modifications de l'ADN passent inaperçues car des mécanismes réparateurs corrigent ces défauts. Pourtant, dans de rares cas, une mutation peut atteindre et modifier la structure d'un gène spécifiant un facteur qui règle le contrôle de la multiplication cellulaire (oncogène ou gène suppresseur de tumeur). Dans ce cas, la cellule peut acquérir un avantage sélectif qui lui permettra de donner naissance à un premier clone de cellules anormales (lésion précancéreuse). Dans ces cellules qui ont un avantage sélectif, la probabilité qu'une seconde mutation apparaisse et soit sélectionnée est plus importante. Dans ce cas, une seconde population sera générée, plus anormale que la première et qui va se développer à ses dépens. On peut ainsi, par diverses étapes successives, accumuler plusieurs mutations, chacune d'entre elles permettant la sélection d’un clone de plus en plus malin pour finir par une cellule hautement cancéreuse. La progression tumorale correspond donc à un processus dynamique qui, à chaque étape, sélectionne une nouvelle cellule ayant subi une ou plusieurs altérations.

La transformation cellulaire correspond au passage d’une cellule eucaryote normale vers un état cancéreux. À ne pas confondre avec la transformation bactérienne qui est un phénomène tout à fait différent.
Contrairement aux pathologies génétiques comme la mucoviscidose, les myopathies ou certaines hémophilies qui sont des pathologies monogéniques (un seul gène est généralement altéré), le cancer est une pathologie multigénique. Chaque cancer a pour origine l’altération de 10 à 20 gènes. Ces altérations se produisent de manières successives, chacune d’entre elles favorisant la suivante (voir encadré). Cette suite d’altérations se produit généralement sur une très longue plage chronologique (5 à 20 ans). Cette suite d’altération n’est pas aléatoire et pour chaque type de cancer, on a pu mettre en évidence i) une certaine spécificité des gènes altérés et ii) une chronologie dans le développement des évènements Dans les cancers du côlon, cette succession d’événements comprend (entre autres) tout d’abord l’inactivation du gène suppresseur de tumeur APC, puis une mutation de l’oncogène Ha-ras suivi de l’inactivation du gène suppresseur de tumeur p53. Il y a d’autres événements qui restent à identifier. Le point essentiel est la spécificité des gènes altérés et leur chronologie. Dans un autre type de cancer, les gènes impliqués et la chronologie sont totalement différents. APC n’est altéré que dans les cancers du côlon et jamais dans les cancers de la peau. Par contre l’altération de p53 est plus ubiquitaire et peut être retrouvée dans pratiquement tous les types de cancers. Dans le cancer de la peau contrairement au cancer du côlon, l’altération du gène p53 est l’un des premiers événements. Cette très grande diversité génétique est à la base de l’hétérogénéité de la pathologie cancéreuse. À l’intérieur même d’un type de cancers particulier comme le cancer bronchique, existe plusieurs sous-types (cancer bronchique à petites cellules, adénocarcinome, cancer bronchique à grandes cellules, etc.) chacun étant associé à des altérations génétiques particulières. La situation est identique pour d’autre cancer comme le sein, l’estomac ou la peau, chaque organe pouvant être associé à plusieurs types de cancers suivant le type histologique de la cellule ayant été à l’origine de la pathologie.

Dépistage
Il consiste en la détection de lésions précancéreuses ou de cancers à des stades peu avancés : on recherche, chez une personne qui ne présente pas de symptômes, à mettre en évidence la maladie de manière précoce.
Cela se fait par :
 La clinique (l'examen du patient) : palpation des seins, toucher rectal...
 Des examens paracliniques : radiographies, dosages biologiques.
Le but est de trouver, dans une population donnée, des lésions que l'on peut traiter facilement : si l'on attend les symptômes, il est souvent nécessaire d'avoir recours à des traitements plus lourds pour traiter la maladie.
Les dépistages ayant prouvé leur intérêt (ils diminuent le nombre de décès par cancer) sont :

 Le frottis du col utérin, pour dépister les lésions précancéreuses et les petits cancers du col utérin
 La mammographie, pour dépister des cancers du sein à un stade précoce
Actuellement, on cherche à prouver l'intérêt de la recherche de saignements minimes dans les selles (test hémocult) pour le dépistage des polypes et des petits cancers du côlon.

Diagnostic
Même s'il existe des éléments permettant d'identifier un cancer avec une grande probabilité, le diagnostic de certitude ne se fait que sur analyse au microscope (anatomopathologie) d'un échantillon de la tumeur (éventuellement aidé par d'autres techniques). Cet échantillon vient soit d'une biopsie (simple prélèvement d'un morceau de la tumeur) qui peut être faite, suivant la localisation, suivant différentes procédures (fibroscopie, ponction à travers la peau…), soit d'une pièce opératoire (tumeur enlevée par le chirurgien).

Principes de traitement
Le traitement doit être effectué uniquement en milieu spécialisé, en règle sur une stratégie définie par une équipe médicale pluridisciplinaire (c'est-à-dire comportant des médecins de plusieurs spécialités : oncologie, radiothérapie, chirurgie, gynécologie, gastro-entérologie, etc.).


Il nécessite :
 d'avoir un diagnostic de certitude et de connaître le type du cancer ;
 d'évaluer son extension locale, régionale et la présence ou non de métastases ;
 d'évaluer l'état général du patient (âge, fonctions cardiaque et rénale, présence d'autres maladies).
Suivant les cas, il repose sur :
 l'exérèse (l'ablation) chirurgicale large de la tumeur quand cela est possible, large voulant dire que le bistouri du chirurgien passe uniquement par des tissus sains ;
 une chimiothérapie, prescription de médicaments s'attaquant au cancer et à ses métastases ;
 une radiothérapie, l'irradiation de la tumeur permettant de faire fondre, voire disparaître, celle-ci.
Certains cancers peuvent bénéficier également :
 d'un traitement hormonal ;
 d'un traitement à visée immunologique, qui vise à augmenter l'action du système immunitaire ;
 d'un traitement à base d'ultrasons, une technologie en plein développement s'appuyant sur la focalisation d'un faisceau ultrasonore très puissant sur une métastase.
Souvent, plusieurs de ces types de traitements sont nécessaires chez un même patient.

Il ne faut pas oublier :
 le traitement des conséquences de la tumeur ;
 la prise en charge des effets secondaires du traitement ;
 le traitement de la douleur.

Traitements alternatifs
Il existe beaucoup de traitements alternatifs mais dont l'évaluation scientifique de leur efficacité est souvent soit inexistante, soit non validée en pratique clinique (c'est-à-dire validées dans des modèles expérimentaux ou animaux mais pas chez l'homme).
C'est le cas de la supplémentation en acide ascorbique, de la médecine orthomoléculaire, dont l'idée initiale a été donnée par Irwin Stone, reprise par le double prix Nobel (Nobel de chimie, Nobel de la paix) Linus Pauling et reprise ensuite par un certain nombre d'autres scientifiques, dont Matthias Rath. Un effet favorable semble exister chez les cultures cellulaires ou chez des animaux mais aucune preuve satisfaisante n'existe chez l'être humain à titre curatif; ou préventif. La Société Suisse de lutte contre le cancer souligne, en particulier, les faiblesses du dossier scientifique de Matthias Rath.
D'après les responsables de Nutrialys, société française commercialisant des aliments de thérapie nutritionnelle à faible teneur en polyamines, ces dernières sont produites par l'organisme à partir de l'alimentation et contribuent au développement des cellules cancéreuses. Leurs solutés seraient un complément aux traitements conventionnels, ainsi d'après un essai clinique ils amélioreraient l'état de santé général et diminuerait la douleur de certains malades atteints d'un cancer métastasé de la prostate hormono-résistant et permettraient une réduction des doses de chimiothérapie et de morphine. Le Castase, premier produit de la société, est remboursé à 50 % par la Sécurité sociale.

Soutien psychologique
Apprendre qu'on a un cancer est très difficile à assumer, tant cette nouvelle a longtemps été considérée comme celle d'une mort imminente. Par ailleurs l'hospitalisation, l'opération chirurgicale et les traitements adjuvants changent profondément la vie du malade. Il est donc essentiel d'apporter aux malades un soutien psychologique adapté.
En France, l'association de Psycho-oncologie étudie comment aider au mieux les cancéreux, ce qui passe en général par la participation à des groupes de patients qui vivent les mêmes épreuves.

Historique
Des cancers étaient déjà décrits dans des écrits égyptiens vers -3500. C'est Hippocrate qui donna la première définition de la maladie, appelée alors « carcinome » ou « squirre » : une tumeur (gonflement) dure, non-inflammatoire, ayant tendance à récidiver et se généraliser jusqu'à la mort.


Statistiques
La comparaison des statistiques nationales est délicate, car la détection et les classifications ont varié selon les époques et les pays. Ainsi, en France, le terme « cause environnementale » fait référence aux produits chimiques et à la pollution…, alors qu'en anglais, cela fait référence à tout ce qui entoure l'homme et, de manière générale, tous les facteurs exogènes, c'est-à-dire le soleil, l'alcool, le tabagisme, le nombre de grossesses…

                                                                                                    En 2014 :

On estime que 191 300 nouveaux cas de cancer et 76 600 décès causés par cette maladie surviendront au Canada en 2014. (Le nombre de nouveaux cas estimés ne comprend pas les 76 100 nouveaux cas de cancer de la peau autre que le mélanome.)                          
Le cancer est la principale cause de décès au Canada et il est responsable d’environ 30 % de tous les décès.
Read more: http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-101/cancer-statistics-at-a-glance/?region=qc#ixzz3W03bjKEb

On estime qu’en 2014 :

  • 97 700 hommes au Canada recevront un diagnostic de cancer et 40 000 en mourront.
  • 93 600 femmes au Canada recevront un diagnostic de cancer et 36 600 en mourront.
  • En moyenne, chaque jour, 524 Canadiens recevront un diagnostic de cancer.
  • En moyenne, chaque jour, 210 Canadiens mourront d’un cancer.

 

Les cancers du poumon, du sein, de la prostate ainsi que le cancer colorectal sont les types de cancers les plus couramment diagnostiqués au Canada (à l’exclusion du cancer de la peau autre que le mélanome). Selon les estimations de 2014 :

  • Ces cancers représentent plus de la moitié (52 %) de tous les nouveaux cas de cancer.
  • Le cancer de la prostate représente environ le quart (24 %) de tous les nouveaux cas de cancer chez l’homme.
  • Le cancer du poumon représente 14 % de tous les nouveaux cas de cancer.
  • Le cancer du sein représente environ le quart (26 %) de tous les nouveaux cas de cancer chez la femme.
  • Le cancer colorectal représente 13 % de tous les nouveaux cas de cancer.

Tendances des taux de cancer

Le cancer est une maladie qui affecte surtout les Canadiens âgés de 50 ans et plus, mais il peut apparaître à tout âge.

Dans tout le Canada, les taux d’incidence du cancer varient en raison des différences entre les types de populations, les facteurs de risque (dont les comportements à risque) et les pratiques de détection précoce. De même, les taux de mortalité par cancer varient parce que les taux de dépistage ainsi que la disponibilité des traitements et leur administration varient d’un bout à l’autre du pays.


Cancer du sein Le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes.
En 2012, on estime qu’environ 22 700 femmes canadiennes recevront un diagnostic de cancer du sein. Environ 5100 au Canada mourront de cette maladie.
L’incidence de ce cancer est à la baisse, mais c’est le taux de mortalité qui affiche le recul le plus marqué, ayant diminué de près de 40 % depuis le sommet de 1986. On observe une réduction de 2,2 % du taux de mortalité par année depuis 1998. Ce repli tient vraisemblablement à un diagnostic plus précoce grâce à la mammographie de dépistage et à l’accessibilité de traitements plus efficaces.
La survie relative à cinq ans du cancer du sein est de 88 %.

Cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes.

En 2012, on estime qu’environ  26 500 Canadiens  recevront un diagnostic de cancer de la prostate et qu’environ 
4000 au Canada mourront de cette maladie.
On a constaté un recul significatif du taux de mortalité de 4,3 % par année entre 2001 et 2007, lequel est vraisemblablement attribuable au recours plus fréquent aux tests de dépistage et à une amélioration du traitement.
La survie relative à cinq ans du cancer de la prostate est de 96 %.

Cancer du poumon
Le cancer du poumon demeure la principale cause de décès imputable à cette maladie, tant chez les hommes que chez les femmes. Il tue deux fois plus de Québécoises que le cancer du sein et plus de quatre fois plus de Québécois que le cancer de la prostate.

En 2012, on estime qu’environ 25 600 Canadiens recevront un diagnostic de cancer du poumon et qu'environ 20 200 au Canada mourront de ce type de cancer.

Environ 85 % des cancers du poumon sont causés par le tabagisme. Pour l’autre tranche de 15 %, les responsables sont le radon, la fumée secondaire, l’exposition à l’amiante, la pollution atmosphérique, les pneumopathies, les antécédents familiaux de cancer du poumon et l’exposition à certains produits chimiques en milieu de travail.

Chez les femmes :

  1. Le taux d’incidence a progressé de 1,1 % par année entre 1998 et 2007, mais il se stabilise. Le taux de mortalité pendant cette même période s’est légèrement accru, à savoir de 0,7 % par année.

Chez les hommes :
  1. La hausse des taux d’incidence et de mortalité liés au cancer du poumon a commencé à s’atténuer au milieu des années 1980 après plusieurs décennies d’augmentation, et ils diminuent depuis.
  2. Depuis 1998, les taux d’incidence ont régressé de 1,8 % par année et les taux de mortalité, de 2,3 % par année.

Les différences entre les hommes et les femmes s’expliquent par le recul du tabagisme, qui s’est amorcé au début des années 1960 chez les hommes et dans les années 1980 chez les femmes.

Dans le cas du cancer du poumon, la survie relative à cinq ans n’est que de 16 %.

Cancer colorectal

Le cancer colorectal a un impact significatif sur la mortalité chez les hommes et les femmes combinés, avec 12 % de tous les décès par cancer au Québec et au Canada.
En 2012, on estime qu’environ 23 300 Canadiens recevront un diagnostic de cancer colorectal et qu'environ  9200 au Canada mourront des suites de cette maladie.

Bien que la tendance à long terme des taux d’incidence chez les deux sexes soit complexe, on assiste depuis peu à un léger repli. De fait, le taux d’incidence a régressé de 0,8 % par année depuis 2000, tant chez les hommes que chez les femmes.

Les taux de mortalité poursuivent leur mouvement à la baisse, tant chez les hommes que chez les femmes : le recul annuel est de 2,6 % chez les hommes depuis 2003 et de 1,8 % chez les femmes depuis 1998. Cette diminution s’explique vraisemblablement par l’amélioration des traitements, comme la chimiothérapie, et le recours plus fréquent à des tests de dépistage plus accessibles.

Le taux de survie relative à cinq ans pour un cancer colorectal se situe à 63 %.

Autres tendances qui se dégage des Statistiques canadiennes sur le cancer 2012 

  • L’incidence de certains cancers rares, notamment ceux du foie, de la thyroïde et du rein, est à la hausse. Toutefois, certains facteurs pourraient expliquer cette progression. Ainsi, l’incidence accrue des cancers du rein et du foie pourrait être imputable à un certain nombre de facteurs dont: l’obésité
l’arrivée d’un plus grand nombre d’immigrants en provenance de pays où les hépatites B et C sont plus courantes ainsi que la consommation abusive d’alcool, dans le cas du cancer du foie.L’incidence du cancer de la thyroïde, le cancer dont le taux augmente le plus rapidement, pourrait être le résultat de tests diagnostiques réalisés plus souvent, lesquels permettent de détecter un cancer de la thyroïde asymptomatique, à un stade plus précoce, plus fréquemment que par le passé.

De bonnes nouvelles pour d’autres cancers

L’incidence du cancer du col de l’utérus et le taux de mortalité correspondant sont à la baisse depuis plusieurs années, en grande partie grâce à l’utilisation fort répandue et régulière du test Pap. La vaccination contre le VPH devrait d’ailleurs faire reculer encore davantage les taux d’incidence et de mortalité.

En ce qui concerne le cancer du larynx, les taux d’incidence et de mortalité diminuent également, probablement en raison du repli du tabagisme et de l’alcoolisme.

Le taux d’incidence du cancer de l’estomac recule tant chez les hommes que chez les femmes. Cette réduction pourrait tenir à un changement des habitudes alimentaires, à la diminution du tabagisme ainsi qu’au dépistage et au traitement plus fréquents de H. pylori, bactérie associée au cancer de l’estomac.

Le rapport des Statistiques canadiennes sur le cancer 2012 est préparé et distribué grâce à la collaboration de la Société canadienne du cancer, de l’Agence de la santé publique du Canada, de Statistique Canada ainsi que des registres du cancer provinciaux et territoriaux

Le cancer demeure une cause majeure de décès

En 2012, le Canada verra encore une hausse du nombre de diagnostics de cancer.

Le cancer constitue la principale cause de mortalité au Canada. On s’attend à une augmentation du nombre de nouveaux cas principalement en raison de l’accroissement et du vieillissement de la population.

En 2012, il est estimé que 186 400 nouveaux cas de cancer (sans compter le cancer de la peau non mélanique) seront diagnostiqués au Canada et qu’il y aura 75 700 décès liés au cancer.

Près de 40 % des décès causés par le cancer au Canada sont liés au cancer du poumon et au cancer colorectal.

L’incidence et le taux de mortalité chez les hommes dépassent ceux des femmes vers l’âge de 55 ans.

Le cancer affecte surtout les personnes de 50 ans et plus

L’incidence du cancer chez les Canadiens augmente avec l’âge, surtout à partir de 50 ans.
En général, 70 % des nouveaux cas et 61 % des décès surviennent chez les personnes âgées de 50 à 79 ans.
La plus grande proportion de décès liés au cancer surviennent chez les Canadiens de 80 ans et plus (33,5 %).

Les taux de mortalité liés au cancer sont à la baisse au Canada


De façon globale, les taux de mortalité liés au cancer sont à la baisse au Canada, et ce, depuis 1988 chez les hommes et depuis le milieu des années 1990 chez les femmes.
Plus particulièrement, les taux de mortalité liés au cancer du poumon, au cancer colorectal, au lymphome non hodgkinien, au cancer de l’estomac et au cancer du larynx ont connu une baisse importante chez les hommes.
Quant aux femmes, les taux de mortalité liés au cancer du sein, au cancer du col de l’utérus, au lymphome non hodgkinien et au cancer de l’estomac ont connu une baisse importante.
Le seul cancer ayant connu une hausse importante du taux de mortalité au Canada est le cancer du foie.

L’incidence de certains cancers est toujours en hausse
Au cours des dix dernières années, les taux d’incidence de cancer standardisés restent stables, avec des hausses marginales
 de près de  0,1 % par année chez les hommes, et de 0,3 % par année chez les femmes.

L’incidence du cancer du foie et du cancer de la thyroïde connaît une forte augmentation chez les hommes et les femmes. Il en va de même pour le cancer du rein chez les hommes.

L’incidence du cancer du larynx connaît une baisse importante chez les hommes et les femmes. Il en va de même pour le cancer de l’estomac chez les hommes.

La version PDF intégrale du rapport annuel de 2012 se trouve sur le site Web de la Société canadienne du cancer.

Qualité des soins : taux de survie et surmortalité

Le taux de survie dépend aussi de l'âge. Cinq ans après le diagnostic, 70 % des 15 et 45 ans survivent. Alors que seuls 39,4 % des malades cancéreux âgés de 75 ans survivront plus de 5 ans... sachant qu'étant donné le risque de métastases, on ne parle pas de guérison pour un cancer, mais de rémission
Pour estimer l'efficacité du dépistage et des soins, on utilise le taux de survie et la surmortalité à une certaine durée après le diagnostic.

Taux de survie
Selon La Ligue nationale contre le cancer, en 2006, le taux de survie à cinq ans après diagnostic en France, pour des patients suivis entre 1989 et 1997 était :
Survie à cinq ans par localisation et par sexe
Hommes Femmes 75 % et +
Lèvre 96 % Thyroïde 95 %
Testicule 95 % Maladie de Hodgkin 92 %
Thyroïde 88 % Mélanome de la peau 89 %
Maladie de Hodgkin 85 % Lèvre 88 %
Mélanome de la peau 83 % Sein 85 %
Prostate 80 % Corps utérin 76%

50 à 74 %
Pénis 67 % Col utérin 70 %
Rein 63 % Rein 64 %
Vessie 60 % Os, articulations et cartilages articulaires 62 %
Os, articulations et cartilages articulaires 59 % Larynx 59 %
Côlon 56 % Rectum 58 %
Rectum 55 % Côlon 57 %
Larynx 54 % Vulve et vagin 52 %
Lymphome malin non hodgkinien 54 %
Vessie 50 %

25 à 49 %
Nasopharynx 45 % Langue 45 %
Intestin grêle 45 % Myélomes multiples 43 %
Myélomes multiples 42 % Intestin grêle 42 %
Cavité orale 38 % Ovaire 40 %
Langue 33 % Fosses nasales,
sinus annexes de la face,
oreille moyenne et oreille interne 37 %
Hypopharynx 34 %
Leucémie aiguë lymphoblastique 29 %
Estomac 28 %

25 % et -
Estomac 23 % Système nerveux central 19 %
Système nerveux central 20 % Poumon 18 %
Poumon 13 % Œsophage 14 %
Œsophage 11 % Mésothéliome de la plèvre 13 %
Foie 7 % Foie 9 %
Mésothéliome de la plèvre 6 % Pancréas 7 %
Pancréas 5 %

Surmortalité
Pour un groupe de personnes chez lesquelles on a diagnostiqué un cancer, on peut distinguer celles mortes des suites de leur cancer, et celles mortes d'autre chose. La surmortalité à une durée t (par exemple de 10 ans) liée au cancer est la probabilité de mourir du seul fait du cancer durant la durée t qui suit le diagnostic.
Le problème de l'évaluation de cette mortalité est qu'il faudrait connaître les causes de tous les décès des personnes dont on a diagnostiqué un cancer, ce qui est impossible. On utilise donc une autre estimation ; pour un groupe de personnes du même sexe et du même âge, on utilise la « survie relative », c'est-à-dire le rapport entre :

 la probabilité de survie après un temps t du groupe de personnes dont on a diagnostiqué un cancer, et
 la probabilité de survie à t d'un groupe de personnes n'ayant pas de cancer, de même âge et de même sexe.
La surmortalité est alors le complément à 1 de cette survie relative.
Les études montrent une surmortalité d'environ 2 % au-delà de 10 ans après le diagnostic dans les pays développés, ce qui pointe l'irrationalité de la ségrégation que subissent les patients ayant eu un cancer de la part des assurances et des banques (surtaxes, refus de prêt…).
Les résultats ci-après sont issus du document Cancers — Pronostics à long terme de l'INSERM.
L'étude Eurocare s'est penchée sur une vingtaine de pays européens pour des cas diagnostiqués durant trois périodes (les malades étudiés durant une période forment une « cohorte ») : 1978-1985, 1985-1989 et 1990-1994. 

Cancer chez l'enfant
Les enfants représentent moins de 1 % des cas de cancer ; dans les pays développés, ils sont guéris dans deux tiers des cas . Dans les pays industrialisés, environ 1 enfant sur 500 déclare un cancer avant l'âge de 15 ans (presque 1500 nouveaux cas par an en France, dont 50 % avant l'âge de 6 ans. Les leucémies (450 cas nouveaux par an en France) sont les plus fréquents. Les autres tumeurs sont principalement ;

 des tumeurs cérébrales (300/an en France) ;
 des lymphomes (190/an en France, dont 56 % de lymphomes non-hodgkiniens déclarés entre 2 et 3 ans).
Les tumeurs embryonnaires sont plus fréquentes les premières années de la vie, et des sarcomes osseux et des tissus mous chez les grands enfants.
Étude Eurocare, surmortalité chez les enfants
délais après diagnostic surmortalité
0?1 an > 10 %
4e année 2 %
7e année 1 %

Cancers hématopoïétiques de l'enfant
Une étude a confirmé que l’exposition des ménages français aux pesticides domestiques augmente (doublement environ) le risque de cancers hématopoïétiques (cancer du sang) de leur enfant.
Cette étude a exploité le RNHE, le « Registre National des Hémopathies malignes de l'Enfant » (antérieurement dénommé « Registre National des Leucémies de l'Enfant » qui enregistre les cas signalés d’hémopathie maligne ou à la limite de la malignité, chez les enfants habitant en France métropolitaine ayant moins de 15 ans au moment du diagnostic.
L’étude s’est aussi appuyée sur le registre national ESCALE
(Etude sur les cancers de l'enfant pour la période 2003-2004).
Les mères d’un échantillon d’enfants atteints de cancers du sang et celles d’un échantillon-témoin ont été questionnées sur l’usage éventuel de pesticides (par la mère ou par le père) dans l’habitation lors de la grossesse ; en différentiant les insecticides (bombes utilisé à la maison, traitement d’animaux de compagnie, ou traitement du jardin ou des cultures…), les herbicides et les fongicides. Les chercheurs ont aussi intégré des paramètres tels que l'âge, le sexe, le degré de d’urbanisation de l’environnement et le type de logement (appartement ou maison).
Le panel retenu pour la période d’étude (2003-2004) était les parents de 764 enfants ayant déclaré une leucémie aiguë, 130 enfants ayant présenté un lymphome de Hodgkin (LH), et 166 cas de lymphome non-hodgkinien (LNH). Ce groupe ayant été comparé à une population-témoin de parents de 1681 enfants. Le dépouillement des questionnaires a montré qu’utiliser des insecticides dans la maison durant la grossesse a significativement augmenté le risque que l’enfant déclare une leucémie aiguë (leucémie lymphoïde ou leucémie myéloïde) ou un lymphome non hodgkinien, surtout un Lymphome de Burkitt (près de 3 fois plus de risque : OR = 2,7, IC à 95%, 1.6-4.5) ou des tumeurs mixtes à cellule de lymphome non hodgkinien (OR = 4.1; 95% CI, 1.4-11.8). Par contre l’exposition aux pesticides domestiques n’a pas augmenté le risque de lymphome hodgkinien à sclérose nodulaire (« Nodular sclerosis ou "NSHL" pour les anglosaxons »), cancer qui touche surtout des filles plus âgées.
L’utilisation domestique de pesticides par le père a également semblé lié à une légère augmentation moindre, mais également significative du nombre de leucémie aiguë (OR = 1,5, IC à 95%, 1.2-1.8) et de lymphome non hodgkinien NHL (OR = 1,7, IC à 95%, 1.2-2.6), mais les liens avec la leucémie aiguë ne sont plus significatifs après prise en compte de l'usage des pesticides par la mère durant la grossesse.
Cette étude confirme l'hypothèse que l'usage domestique des pesticides joue un rôle dans l'étiologie de ces cancers hématopoïétiques de l'enfance. Les auteurs concluent que la cohérence des résultats avec ceux d'études antérieures soulève à nouveau la question de l'opportunité de prévenir l'usage des pesticides dans l’environnement des femmes enceintes.

Quand des cellules normales sont endommagées et qu'elles ne peuvent pas être soignées, elles meurent : c'est l'apoptose. Les cellules cancéreuses ne meurent pas et continuent de se développer.
Le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormale et anomique au sein d'un tissu normal de l'organisme. Ces cellules dérivent toutes d'un même clone, cellule initiatrice du cancer qui a acquis certaines caractéristiques lui permettant de se diviser indéfiniment. Au cours de l'évolution de la maladie, certaines cellules peuvent migrer de leur lieu de production et former des métastases. Pour ces deux raisons, le dépistage du cancer doit être le plus précoce possible.
« Cancer » est un terme général désignant toute maladie pour lesquelles certaines cellules du corps humain se divisent d'une manière incontrôlée. Les nouvelles cellules résultantes peuvent former une tumeur maligne (un néoplasme) ou se propager à travers le corps.
Les facteurs de risques sont internes (génome, mutation, induction par un agent infectieux... et/ou externes (alimentation, irradiation..)
Plusieurs types de cancers semblent en augmentation, pour des raisons environnementales ou de modes de vie, ainsi que - pour une partie des cas seulement - en raison du vieillissement de la population. Les taux de cancers détectés augmentent dans chaque tranche d'âge, une meilleure détection qu'autrefois ayant aussi un rôle dans cette augmentation.

Terminologie
L'oncologie (ou cancérologie) est la spécialité médicale d'étude, de diagnostic et de traitement des cancers. Elle est pratiquée par des médecins oncologues ou cancérologues. Ceux-ci peuvent être suivant leur spécialité chimiothérapeutes ou radiothérapeutes.
Du fait d'une image négative sur le pronostic auprès du public, le cancer a de nombreux synonymes employés par les médecins : tumeur maligne, néoplasie, néoplasme, polymitose, carcinome…
Certains termes sont plus répandus dans la langue populaire : tumeur, crabe…
 

"Avril est le Mois de la jonquille"



Le Mois de la jonquille, c'est lorsque les bénévoles de la Société canadienne du cancer frappent aux portes des communautés de l'Ontario pour demander votre aide pour lutter contre le cancer. À tous les mois d'avril, la campagne résidentielle de la Société canadienne du cancer a lieu en Ontario. Plus de
70 000 bénévoles battront le pavé, frapperont aux portes partout dans la province pour recueillir des fonds pour la Société.

L'argent recueilli grâce à la vente des jonquilles et à la campagne résidentielle porte-à-porte sert à financer la recherche sur le cancer et à aider les gens à affronter le cancer en leur offrant des informations fiables et des services de soutien.
Les Journées de la jonquille donnent le coup d'envoi de la campagne résidentielle de la Société chaque année. Pendant ces journées, des bénévoles vendent et livrent des jonquilles à la population de la province.
 

"Manger plus de fruits et de légumes
pour réduire les risques de cancer"

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