le 4 février 2016 :
Journée mondiale contre le cancer
Avril: Mois du cancer




"Citations"
« Quand il lut quelque part que fumer pouvait provoquer le cancer, il arrêta de lire. »
de A. Kirwan
« S'il n'y avait pas la Science, combien d'entre nous pourraient profiter de leur cancer pendant plus de cinq ans ? »
de Pierre Desproges

Les humains sont une plaie, le cancer de cette planète. Vous êtes la peste, et nous, nous sommes l'antidote.



La journée mondiale contre le cancer célébrée chaque année le 4 février entend faire de la lutte contre le cancer une cause majeure
de santé publique. L'OMS et son agence spécialisée de Centre international de Recherche sur le Cancer, apportent leur soutien à l'Union Internationale Contre le Cancer (UICC) afin de réduire la charge du cancer dans le monde.760 millionsde décès ont été causés par le cancer en 2008.70% des décès par cancer surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. 30% de l'ensemble des cancers sont évitables.

AVRIL, MOIS DU CANCER

Nous sommes tous touchés par le cancer, directement ou indirectement, mais grâce à la générosité de ses donateurs et au travail de son personnel, la Société canadienne du cancer est le leader de la lutte contre cette maladie, surtout en ce mois du cancer.

La Société canadienne du cancer est une organisation privée à but non lucratif financée par les dons du public ainsi que les fonds recueillis par l’entremise de ses activités de financement. Elle utilise au mieux chaque dollar amassé tout en maintenant des frais d’administration peu élevés afin d’offrir des services à la communauté pour venir en aide aux personnes qui vivent avec le cancer. Cette association a été créée en 1929, à la demande de la communauté médicale canadienne, qui s’inquiétait de l’ignorance de la population par rapport aux signes de la maladie. En fait, à l’époque, lorsque les gens atteints de cancer consultaient un médecin, la maladie était souvent déjà avancée, et leurs chances de survie s’en trouvaient alors diminuées. Au cours des premières années de fonctionnement de l’organisme, la majeure partie des revenus consistait en une subvention annuelle versée par l’Association médicale canadienne. Mais depuis bientôt 40 ans, la société recueille de l’argent à travers le pays, notamment grâce au Mois de la Jonquille, une campagne de financement qui fait une réelle différence et qui aide entre autres à soutenir des projets de recherche, de sensibilisation et d’accompagnement communautaire. Dites-le avec des fleurs, pendant le mois d’avril, et affichez votre soutien à la Société canadienne du cancer. Le vieillissement sous la loupe Comme à chaque année, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) propose sa Journée mondiale de la Santé. Ayant lieu le 7 avril, c’est sous le thème «Vieillis- sement et santé» que se déroule l’édition 2012 de cet événement. On dit qu’en 100 ans, l’espérance de vie a augmenté de façon spectaculaire. Bientôt, on comptera plus de personnes âgées que d’enfants dans le monde. Si les populations vieillissent à vue d’œil partout sur la planète, ce serait dans les pays en développement que les changements seraient les plus rapides. Ces transformations sociales importantes pour notre avenir représentent des enjeux qui doivent être pris en considération. Car si nous n’y veillons pas maintenant, certains pays n’auront sans doute pas assez d’une génération pour préparer adéquatement leurs systèmes sanitaires et sociaux à ce vieillissement annoncé. Chaque année depuis la création de l’OMS, l’organisation choisit de réfléchir en commun sur une question essentielle en rapport avec la santé. C’est pourquoi l’OMS incite les gens de tous les âges et de tous les milieux, qu’ils soient responsables politiques ou planificateurs, membres du grand public ou patients, praticiens ou prescripteurs, pharmaciens, distributeurs ou industriels pharmaceutiques, à organiser des manifestations ayant pour effet de braquer les projecteurs sur ces question-nements qui nous interpellent concernant la santé et le bien-être de tout un chacun. En offrant aux communautés de par le monde de se rassembler pour une même cause, cette journée thématique mondiale permet de faire la promotion de mesures qui contribueront à améliorer notre santé.



Qu’est-ce que le cancer?

Le cancer est un terme générique appliqué à un grand groupe de maladies pouvant toucher une partie quelconque de l’organisme. Les autres termes employés sont ceux de tumeurs malignes et de néoplasmes. L’une des caractéristiques définissant le cancer est l’apparition rapide de cellules anormales dont la croissance s’étend au-delà de leurs limites habituelles et qui peuvent alors envahir des zones voisines de l’organisme et se propager à d’autres organes. Il est fait référence à ce processus sous le terme de dissémination métastatique. Les métastases sont la principale cause de décès par cancer.

Facteurs de risque:

le tabagisme;
    la surcharge pondérale ou l’obésité;
    la consommation insuffisante de fruits et légumes;
    le manque d’exercice physique (sédentarité);
    la consommation d’alcool;
    l’infection à HPV sexuellement transmissible et à HBV;
    la pollution de l’air des villes;
    les fumées à l’intérieur des habitations dues à l’utilisation de combustibles solides par les ménages.

Principaux faits concernant le cancer

    Le cancer est l’une des principales causes de décès dans le monde, à l’origine de 7,6 millions de décès en 2008, soit environ 13% de la mortalité mondiale.
    Les cancers du poumon, de l’estomac, du foie, du côlon et du sein sont ceux qui entraînent le plus grand nombre de décès chaque année.
    Les types de cancer les plus fréquents ne sont pas les mêmes chez les hommes et les femmes.
 
Près de 30% des décès par cancer sont dus aux cinq principaux
facteurs de risque comportementaux et alimentaires: un indice de masse corporelle élevé, une faible consommation de fruits et légumes, le manque d’exercice physique, le tabagisme, la consommation d’alcool, et sont par conséquent évitables.

    Les cancers dus à des infections par le virus de l’hépatite B et le virus de l’hépatite C, ainsi que par le virus du papillome humain sont responsables de 20% des décès par cancer dans les pays à revenu faible ou moyen et de 7% d’entre eux dans les pays à revenu élevé.

    Le tabagisme est le facteur de risque le plus important de cancer et cause à lui seul 22% des décès par cancer et 71% des décès par cancer pulmonaire dans le monde.

  Le cancer apparaît à la suite d’une modification survenue dans une seule cellule. Celle-ci peut être déclenchée par des agents extérieurs ou par des facteurs génétiques héréditaires.

    Près de 72% de l’ensemble des décès par cancer en 2008 se sont produits dans des pays à revenu faible ou moyen. Selon les projections, les décès par cancer devraient continuer d’augmenter dans le monde, et l’on estime à 12 millions le nombre de décès qui leur seront imputables en 2030.


 Le terme général de «cancer» s’applique à un grand groupe de maladies pouvant toucher n’importe quelle partie de l’organisme. On parle aussi de tumeurs malignes ou de néoplasmes. L’un des traits
caractéristiques du cancer est la prolifération rapide de cellules anormales qui, au-delà de leur délimitation habituelle, peuvent envahir des parties adjacentes de l’organisme, puis essaimer dans
d’autres organes. On parle alors de métastases, celles-ci étant la principale cause de décès par cancer.

Le problème

Le cancer est une cause majeure de décès dans le monde à l’origine de 7,6 millions de décès en 2008, soit près de 13% de la mortalité mondiale. Les principaux types de cancer sont les suivants:

    cancer du poumon (1,37 million de décès)
    cancer de l’estomac (736 000 décès)
    cancer du foie (695 000 décès)
    cancer colorectal (608 000 décès)
    cancer du sein (458 000 décès)
    cancer du col de l’utérus (275 000 décès).

Quelle est la cause du cancer?

Le cancer apparaît à partir d’une seule cellule. La transformation d’une cellule normale en cellule tumorale est un processus passant par plusieurs étapes. Il y a classiquement une évolution vers une
lésion précancéreuse puis vers une tumeur maligne. Ces modifications proviennent des interactions entre les facteurs génétiques propres au sujet et des agents extérieurs pouvant être classés en trois

catégories:
   les cancérogènes physiques, comme le rayonnement ultraviolet et les radiations ionisantes;
    les cancérogènes chimiques, comme l’amiante, les composants de la fumée du tabac, l’aflatoxine (contaminant des denrées
alimentaires) ou l’arsenic (polluant de l’eau de boisson);
    les cancérogènes biologiques, comme des infections dues à
certains virus, bactéries ou parasites.
Par le biais de son institution spécialisée, le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), l’OMS tient à jour une classification des agents cancérogènes.
Le vieillissement est un autre facteur fondamental dans l’apparition du cancer. On observe en effet une augmentation spectaculaire de l’incidence avec l’âge, très vraisemblablement due à l’accumulation
des risques de cancers spécifiques tout au long de la vie, conjuguée au fait que les mécanismes de réparation tendent généralement à perdre de leur efficacité avec l’âge.


Le nombre total de tous les décès au Canada en 2011 était de 242 074. Adaptation de : Statistique Canada. Principales causes de décès au Canada, 2011, CANSIM Tableau 102-0522

On estime qu’en 2015 :

100 500 hommes au Canada recevront un diagnostic de cancer et 41 000 en mourront.
96 400 femmes au Canada recevront un diagnostic de cancer et 37 000 en mourront.
En moyenne, chaque jour, 539 Canadiens recevront un diagnostic de cancer.
En moyenne, chaque jour, 214 Canadiens mourront d’un cancer.

Les cancers du poumon, du sein, de la prostate ainsi que le cancer colorectal sont les types de cancers les plus couramment diagnostiqués au Canada (à l’exclusion du cancer de la peau autre que le mélanome).

 Selon les estimations de 2015 :
Ces cancers représentent plus de la moitié (51 %) de tous les nouveaux cas de cancer.
Le cancer de la prostate représente environ le quart (24 %) de tous les nouveaux cas de cancer chez l’homme.
Le cancer du poumon représente 14 % de tous les nouveaux cas de cancer.
Le cancer du sein représente environ le quart (26 %) de tous les nouveaux cas de cancer chez la femme.
Le cancer colorectal représente 13 % de tous les nouveaux cas de cancer.

Tendances des taux de cancer

Le cancer est une maladie qui affecte surtout les Canadiens âgés de 50 ans et plus, mais il peut apparaître à tout âge.

Dans tout le Canada, les taux d’incidence du cancer varient en raison des différences entre les types de populations, les facteurs de risque (dont les comportements à risque) et les pratiques de détection précoce. De même, les taux de mortalité par cancer varient à cause des différences d’incidence, mais aussi en raison des variations possibles dans la disponibilité et les résultats des activités de lutte contre le cancer (dépistage, diagnostic, traitement et suivi par exemple) d’un bout à l’autre du pays.

Risque (probabilité) d’être atteint ou de mourir d’un cancer

Selon les estimations de 2010 :
On prévoit que 2 Canadiens sur 5 (45 % d’hommes et 42 % de femmes) seront atteints de cancer au cours de leur vie.
On prévoit que 1 Canadien sur 4 (29 % d’hommes et 24 % de femmes) mourra de cancer.

Prévalence

La prévalence, c’est le nombre total de personnes ayant reçu un diagnostic de cancer qui sont encore en vie à un moment donné. Cette statistique peut être utile pour planifier les services de soins de santé offerts aux personnes ayant récemment reçu un diagnostic de cancer et aux survivants au cancer.

En 2009, environ 810 045 Canadiens ayant reçu un diagnostic de cancer au cours des 10 années précédentes étaient encore en vie. Cela représente environ 2,4 % de la population canadienne ou 1 Canadien sur 41.

Le nombre de nouveaux cas diagnostiqués au Canada est à la hausse, mais les taux de survie augmentent eux aussi. Cette amélioration des taux de survie s’explique par le nombre grandissant de survivants au cancer au Canada.

Survie

La survie, c’est le pourcentage de personnes qui sont encore en vie à un moment donné après avoir reçu leur diagnostic de cancer. On peut calculer et consigner les statistiques de survie au cancer de bien des façons différentes. La plupart des statistiques de survie font référence à une période de temps spécifique, soit 5 ans.
Selon les estimations de 2006 à 2008, on s’attend à ce que 63 % des Canadiens atteints de cancer vivent 5 ans ou plus après avoir reçu leur diagnostic.
Les taux de survie varient de faible à élevé en fonction du type de cancer. Selon les estimations de 2006 à 2008 par exemple :
le taux de survie relative après 5 ans pour le cancer du poumon est faible (17 %);
le taux de survie relative après 5 ans pour le cancer colorectal est moyen (64 %);
le taux de survie relative après 5 ans pour le cancer de la prostate est élevé (96 %) tout comme celui du cancer du sein (88 %).
Entre 1992 et 1994 et entre 2006 et 2008, les taux de survie ont augmenté, passant de 56 % à 63 % pour tous les cancers combinés.

Read more: http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-101/cancer-statistics-at-a-glance/?region=qc#ixzz430RaRUqM


 





Stratégie mondiale visant à réduire l’usage nocif de l’alcool et du tabac

On estime que l’usage nocif de l’alcool entraîne 2,5 millions de décès chaque année, en grande partie parmi les jeunes. La consommation d’alcool est le troisième facteur de risque de maladie
dans le monde. L’alcool est à l’origine de problèmes très divers qui peuvent avoir des effets dévastateurs sur les individus et les familles et perturber gravement la vie des communautés.
L’usage nocif de l’alcool est l’un des quatre facteurs de risque de maladies non transmissibles les plus courants sur lesquels on peut agir et que l’on peut éviter. De nouvelles données montrent
également que l’usage nocif de l’alcool contribue à la charge de morbidité attribuable aux maladies transmissibles telles que la tuberculose et le VIH/sida.
La stratégie mondiale visant à réduire l’usage nocif de l’alcool, approuvée par la Soixante- Troisième Assemblée mondiale de la Santé en mai 2010, reconnaît que l’usage nocif de l’alcool et le
développement socioéconomique sont étroitement liés.Elle est le fruit de l’engagement pris par les États Membres de l’Organisation mondiale de la Santé à mener une action durable à
tous les niveaux. Elle s’inspire également de plusieurs initiatives stratégiques mondiales et régionales de l’OMS, y compris du Plan d’action pour la Stratégie mondiale de lutte contre les maladies non
transmissibles approuvé par l’Assemblée mondiale de la Santé en  2008.

Des recherches menées par une équipe de scientifiques du Centre for Addiction and Mental Health (Canada), éclairent le lien entre
consommation d’alcool et risque de cancers du cou et de la tête. L’analyse de la littérature épidémiologique de 1966 à 2006, à laquelle a procédé l’équipe du Dr Jürgen Rehm, du Centre for Addiction and Mental Health, montre invariablement une relation entre consommation d’alcool et risque accru de cancer de l’œsophage, du larynx et de la cavité buccale. Les chercheurs ont en outre observé que les individus qui arrêtent de boire connaissent une réduction significative du risque de cancer.

Les résultats des recherches sont les suivants :

- le risque de cancer de l'oesophage double presque dans les deux premières années suivant l’arrêt de la consommation d’alcool, soit une forte hausse dont la cause pourrait être le fait que certains
individus n’arrêtent de boire que lorsqu’ils manifestent déjà les symptômes de la maladie. Le risque diminue toutefois rapidement et significativement après de longues périodes d’abstention.
- le risque de cancer de la tête et du cou ne diminue significativement qu’après 10 ans d’arrêt.
- Après plus de 20 ans d’arrêt, les risques de cancers étaient similaires à ceux observés chez les individus n’ayant jamais bu d’alcool.
Ces résultats ont d’importantes implications en termes de définition de politiques relatives à l’alcool et de stratégies de prévention, particulièrement pour les individus présentant un risque familial de
cancer. Le Dr Rehm précise que l’arrêt de la consommation d’alcool a, sur le risque de cancers de la tête et du cou, des effets très semblables à l’arrêt de la consommation de tabac sur le risque de cancer du poumon. Il faut, dans les deux cas, attendre environ deux décennies avant de voir le risque revenir au niveau de celui des non consommateurs.Les chercheurs notent que l’effet cardioprotecteur de l’alcool
est largement connu, en raison de la publicité dont il a été l’objet, contrairement à ses effets en terme de cancers. Le Dr Rehm indique que des recherches supplémentaires sont nécessaires en ce qui
concerne les effets de l’arrêt de l’alcool sur d’autres types de cancers, plus particulièrement les cancers du sein, colorectaux et du foie, pour lesquels l’alcool est aussi considéré, par l’Agence
Internationale pour la Recherche sur le Cancer, comme substance carcinogène. D’autres recherches sont en outre nécessaires en ce qui concerne les effets du type d’alcool, des modalités de consommation
et des effets joints de l’arrêt de l’alcool et du tabac sur le risque de cancer.

À lui seul, le tabagisme est le facteur de risque cancéreux le plus important, entraînant dans le monde 22% de la mortalité par cancer
et 71% des décès par cancer du poumon.
Le tabagisme, la consommation d’alcool, une alimentation déséquilibrée et les infections chroniques liées aux virus de l’hépatite B (HBV), de l’hépatite C (HCV) et de certains types de papillomavirus humain (HPV) sont les principaux facteurs de risque cancéreux dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire.
Le cancer du col, provoqué par le HPV, est une cause majeure de mortalité cancéreuse chez les femmes des pays à faible revenu.

 

L’hygiène de vie pour prévenir l'apparition du cancer de la prostate



Il faut rappeler que chez l’homme et dans les pays développés, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent et la 2ème cause de décès par cancer. Il y actuellement 40 000 nouveaux cas par
an en France et un homme sur neuf présentera au cours de sa vie une forme clinique de cancer de la prostate. Le cancer de la prostate représente donc un véritable défi en matière de santé publique dans
notre pays.

La première étude, publiée dans l’International Journal of Cancer" (International Journal of Cancer, septembre 2005, vol. 116, p. 592-598) confirme le lien entre une alimentation riche en produits
céréaliers raffinés, produits industriels carnés (bacon, lardons, viande rouge et abats), et un risque accru de cancer de la prostate. Quatre-vingts hommes atteints d’un cancer de la prostate et 334
sujets contrôles ont participé entre 1997 et 1999 à l’étude dite cas-contrôle menée par le Dr Kristan J. Aronson à l’Université Queen à Kingston au Canada.
Les patients devaient remplir des questionnaires sur leurs habitudes alimentaires antérieures au diagnostic de cancer de la prostate et au cours des deux ans qui ont précédé leur inclusion dans l’étude.
Les chercheurs ont alors identifié quatre types de régime : "bien-être", "occidental traditionnel", "processed diet", et "boissons".
Le régime alimentaire décrit sous le terme "processed diet" était composé de produits industriels carnés, de viande rouge, d’abats, de céréales raffinées, d’oignons et de tomates, d’huile végétale, de
jus, de sodas, d’eau minérale. Les hommes adeptes de ce type d’alimentation avaient près de trois fois plus de risque de développer un cancer de la prostate que les autres.
Le régime alimentaire de type occidental faisait la part belle à la viande rouge, aux produits industriels carnés, aux abats, aux oeufs, au lait, aux pommes de terre, aux desserts, à la mayonnaise, aux noix, à l’eau du robinet et aux boissons alcoolisées. Il était également associé à un risque plus élevé de cancer de la prostate, mais de façon beaucoup moins nette.
En revanche, les deux autres types de régimes alimentaires (le régime "bien-être" caractérisé par un large apport en fruits et légumes, en céréales non raffinées, en poissons et volailles, et le régime "boissons" dans lequel prédominent l’eau du robinet, les sodas, les jus de fruits, les pommes de terre, la volaille et la margarine, avec absence de boissons alcoolisées) n’ont pas favorisé le développement du cancer de la prostate. "Ces résultats confortent l’idée selon laquelle la consommation de fruits, de légumes et de volailles peut être associée à une diminution du risque de cancer de la prostate et celle de viande, de céréales raffinées et de sodas à un risque plus élevé de ce risque", concluent les auteurs.

Les résultats de la seconde étude sont encore plus remarquables car ils montrent que les individus de sexe masculin débutant un cancer de la prostate et qui adoptent un changement de leur régime
alimentaire et de leur mode de vie peuvent connaître un arrêt ou même une inversion de l’évolution de leur maladie. Placée sous la direction de Dean Ornish et Peter Carroll, de l’Université de Californie (San Francisco, Etats-Unis), et de William Fair, du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center (New York, Etats-Unis), une équipe de chercheurs a étudié 93 individus de sexe masculin dont la
biopsie révélait un cancer de la prostate. Ils ont été divisés en deux groupes, l’un à qui il a été demandé d’accomplir des changements significatifs de régime alimentaire et de mode de vie, et l’autre, pour lequel cela n’était pas le cas, servant de groupe témoin.

Au bout d’un an, les chercheurs ont observé que les niveaux de PSA, une protéine secrétée par la prostate, qui augmente en cas de cancer de celle-ci, avaient décru à l’intérieur du premier groupe pendant
qu’ils croissaient dans l’autre groupe, soit une corrélation directe entre le degré de modification du mode de vie et les changements de niveaux de PSA. Ils ont en outre observé que le sérum provenant des
participants inhibait le développement de la tumeur de la prostate in vitro à hauteur de 70 % dans le groupe où les changements étaient intervenus, et de 9 % seulement dans le groupe témoin, autre
corrélation entre le degré de modification du mode de vie et l’inhibition du développement de la tumeur.
Aucun des individus ayant modifié leur style de vie ne suivait de traitements conventionnels de tumeurs de la prostate tels que la chirurgie ou la chimiothérapie, durant la période de l’étude.

Par contre, six membres du groupe témoin suivaient des traitements conventionnels parce que leur maladie progressait. Le régime alimentaire modifié consistait en premier lieu à consommer des
fruits et légumes, des féculents, des légumes supplémentés en minéraux et vitamines. Les individus concernés participaient à des exercices modérés d’aérobie, des séances de yoga/méditation et à une
session hebdomadaire de groupe de soutien. Il a été noté en outre une amélioration de leur qualité de vie.
La troisième étude de grande envergure établit un lien très net entre la pratique d’un exercice physique régulier et la diminution du risque de cancer de la prostate.

Cette vaste étude a été réalisée
sur près de 50.000 Américains recrutés en 1986, alors en bonne santé et exerçant une activité professionnelle. Quatorze ans plus tard, 2.900 cas de cancer de la prostate ont été enregistrés, dont 480 cancers de haut grade. Après analyse des données, les auteurs ont observé une association significative entre l’intensité de l’activité physique et l’incidence des tumeurs. Ainsi, les cancers de la prostate de haut grade sont minorés de 70 % chez les hommes effectuant plus de trois heures de sport par semaine : natation, vélo, squash, tennis, course à pied, marche...

La quatrième étude, réalisée par des chercheurs de l’Université du Texas, montre qu’il existe une forte corrélation entre l’évolution pondérale et le poids du patient au moment où il développe un cancer
de la prostate et l’évolution agressive de son cancer après traitement. Il semble que les patients qui présentent un IMC (Indice
de Masse Corporel) de 35 au moment ou se déclare leur cancer de la prostate aient un risque de récidive de leur cancer augmenté de 60 % par rapport aux patients ayant un IMC normal (inférieur à 25).
Enfin, la cinquième étude, réalisée par des chercheurs de la Case Western Reserve University à Cleveland (Ohio), montre que certains flavonoïdes (une catégorie d’anti-oxydants), et notamment
l’apigénine, contenue dans les fruits et légumes, exerçaient un puissant effet protecteur contre le cancer de la prostate, mais aussi contre les cancers du colon et du poumon.

Ces études convergent dans leurs résultats et démontrent de manière éclatante qu’une bonne hygiène de vie, associant une alimentation
équilibrée (peu d’alcool, beaucoup de fruits de légumes et de poisson, peu de viande rouge), un contrôle du poids et la pratique d’un exercice physique quotidien, peut réduire dans des proportions considérables (plus des deux tiers) les risques de cancer de la prostate et de récidive de ce cancer, et sans doute aussi les risques d’autres cancers dans des proportions qui restent à évaluer.
Mais l’enseignement encore plus étonnant de ces études est que l’adoption d’une bonne hygiène de vie peut également contribuer à mieux combattre la maladie lorsque celle-ci est déjà déclarée.

Il serait donc souhaitable, à la lumière de ces études, que la diététique et l’hygiène de vie fassent l’objet d’un enseignement en tant que matières à parts entières dès l’école primaire, et pendant tout le cursus scolaire, afin que nos enfants, en adoptant très tôt de bons comportements alimentaires et de bonnes règles de vie, puissent bénéficier d’une diminution très importante des risques de cancer lorsqu’ils seront adultes.

  

Les charcuteries transformées favoriseraient le cancer du côlon



Depuis longtemps soupçonnée de favoriser les cancers du côlon, la consommation de charcuteries fait l'objet de recommandations précises de la part des organismes de prévention du cancer.
 Pourtant
ces recommandations ne reposaient que sur des corrélations observées au cours d'études épidémiologiques. A l'INRA de Toulouse, une équipe de chercheurs montre pour la première fois dans un modèle animal, que la consommation de viandes transformées, modélisant des charcuteries, est directement responsable d'une augmentation des lésions pré-tumorales au niveau du côlon.
 Les charcuteries modèles
en cause sont celles qui ont subi plusieurs processus de transformation (ajout de nitrites et cuisson), et qui sont oxydées et riches en hème.

(L’hème est un cofacteur contenant un atome de fer servant à accueillir un gaz diatomique (souvent le dioxygène O2) au centre d’un large anneau organique appelé porphyrine. Toutes les porphyrines ne contiennent pas nécessairement un atome de fer mais la majorité des métalloprotéines qui contiennent des porphyrines ont en fait l’hème comme sous-unité prosthétique.

Il existe trois types d’hème biologiquement importants :

La consommation de viande rouge et de charcuteries est incriminée depuis plusieurs années dans la survenue de cancers du côlon, première cause de mort par cancer chez les non-fumeurs en France :
chaque jour, 100 nouvelles personnes sont atteintes, et 45 en meurent.
 En 2007, le World cancer Research Fund (WCRF) a conclu que la consommation de charcuteries était liée au cancer du côlon, avec un facteur de certitude très élevé, en se basant sur des
corrélations observées lors d'études épidémiologiques. Sur cette base, le WCRF a recommandé d'éviter de consommer des charcuteries. A l'INRA de Toulouse, une équipe de chercheurs, associée à l'Institut du Porc (IFIP), a cherché à comprendre comment les charcuteries peuvent être promotrices du cancer du côlon. Plus précisément, les chercheurs ont quantifié l'importance de différents facteurs du
procédé de fabrication des charcuteries sur la carcinogenèse colorectale.


Cancers dus à l’environnement et au milieu professionnel

Le cancer est une cause majeure de décès dans le monde, avec 12,7 millions de nouveaux cas et 7,6 millions de décès en 2008.
Actuellement, 63% de tous les décès par cancer ont lieu dans les pays à revenu faible ou intermédiaire et il faut s'attendre à une augmentation de ce chiffre. À l'échelle mondiale, 19% de tous les cancers peuvent être attribués à l'environnement, y compris au milieu professionnel, et sont responsables de 1,3 million de décès chaque année.
Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l'OMS a répertorié 107 agents, mélanges de substances et situations d'exposition comme étant cancérogènes pour l'homme.
 Parmi ceux-ci figurent toutes les formes d'amiante et un certain nombre d'agents présents dans l'environnement tels que le benzène, l'arsenic présent dans l'eau, le cadmium, l'oxyde d'éthylène, le benzo[a]-pyrène, la silice, les rayonnements ionisants y compris le radon, les rayonnements ultraviolets – notamment émis par les appareils de bronzage – ainsi que les agents émis par la production d'aluminium et de coke, la fonte d'acier et de fer, ou l'industrie de fabrication du caoutchouc.

La plupart des risques de cancer dus à l'exposition dans le cadre professionnel sont évitables. Près de 125 millions de personnes dans le monde sont exposées à l'amiante sur leur lieu de travail.
Selon les estimations de l'OMS, plus de 107 000 personnes meurent chaque année de cancer du poumon, de mésothélium et d'asbétose découlant des expositions à l'amiante sur le lieu de travail. Sur trois décès dus à un cancer professionnel, un est causé par l'amiante.
Les causes de cancer liées à l'environnement extérieur sont des facteurs présents dans l'environnement qui accroissent le risque de cancer, tels que les polluants. On a ainsi estimé que l'exposition au radon à l'intérieur des habitations était responsable de 3 à 14% de tous les cancers du poumon en 2004, soit la deuxième cause majeure de cancer du poumon dans de nombreux pays.

La pollution de l'air a causé 165 000 décès par cancer du poumon dans le monde en 2004, dont :
   108 000 étaient dus à la pollution atmosphérique extérieure ;
    36 000 étaient dus aux combustibles solides utilisés pour cuisiner et se chauffer ;
    21 000 étaient dus au tabagisme passif.

Selon les estimations, les rayonnements UV ont causé 60 000 décès en 2002 dont :
   48 000 étaient dus à des mélanomes;
    12 000 étaient dus à des carcinomes basocellulaires ou épidermoïdes.
Le cancer du poumon, le mésothéliome et le cancer de la vessie sont parmi les cancers professionnels les plus courants.
L'équipe montre pour la première fois, in vivo chez le rat, qu'une charcuterie modèle riche en hème (la molécule qui donne sa couleur rouge à la viande, et qui lui donne son aspect rosé lorsque cette dernière est cuite), salée, additionnée de nitrites, cuite et oxydée était promotrice de la carcinogenèse colorectale. Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont testé 4 facteurs représentatifs de la transformation industrielle des charcuteries : la couleur, l'ajout de nitrites, la cuisson et l'oxydation du produit. Après avoir essayé seize combinaisons différentes, ils ont trouvé que l'association de ces 4 facteurs qui mime le procédé de fabrication d'un jambon cuit, puis exposé à l'air, était celle qui générait le plus de lésions précancéreuses au niveau de la muqueuse intestinale.
Le pouvoir promoteur des charcuteries vient probablement de la transformation de l'hème lors du processus de fabrication. En effet celui-ci va subir une réaction chimique qui va le modifier, - la nitrosylation -, lui permettant à son tour de catalyser la formation des agents véritablement cancérigènes : des peroxydes et des composés N-Nitrosés.

Outre la validation expérimentale des observations de l'épidémiologie, ce travail ouvre la voie à des stratégies de prévention qui consisteraient à modifier le procédé de fabrication des charcuteries (par exemple, contrôler le statut d'oxydation en produisant et conservant les charcuteries dans des milieux dépourvus d'oxygène ou en ajoutant des antioxydants comme la vitamine E).
Selon le dernier rapport du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), la pollution atmosphérique ferait trois millions de victimes chaque année dans le monde.
La pollution atmosphérique représente une grave menace pour la santé de la population mondiale. Les composants les plus dangereux pour l'homme seraient le dioxyde de soufre (produit de la combustion du pétrole et du charbon à haute teneur en soufre), les matières particulaires (produits des feux ménagers, centrales thermiques industrielles et moteurs diesel), l'oxyde de carbone et le dioxyde
d'azote (produit des gaz d'échappement), l'ozone et enfin le plomb.Une pollution importante à l'intérieur des logementsDans nos habitations, l'air intérieur n'est pas meilleur qu'à l'extérieur. Depuis le début des années 1900, l'industrialisation a introduit dans l'environnement près de 100 000 produits chimiques.
Certains ont été interdits en raison de leur toxicité, mais seulement quelques uns, car pour la plupart d'entre eux leurs effets sur la santé ne sont pas étudiés. En attendant, ils ont déjà largement pénétré l'air, l'eau, le sol, les aliments et le corps humain.

Durant l'année 2001, le magazine Que Choisir a analysé 855 logements pour en déduire les taux de composés organiques volatils et d'aldéhydes. Le constat est édifiant : dans 90 % des cas, les concentrations d'aldéhydes ont été supérieures aux recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui est de 10µg/m3 pour les personnes sensibles. Démontré ou fortement suspecté, nombre de produits chimiques sont responsables de fausses couches, de troubles du développement, de maladies ou encore de mortalité infantile.
Quant à l'exposition à certains métaux lourds, ils exercent clairement un impact génétique. D'autres composés sont au banc des accusés en tant que causes majeures de troubles de la reproduction et de la fertilité. Il est aujourd'hui urgent de procéder à des essais plus complets et rigoureux afin de mieux cerner cette pollution atmosphérique et de déceler les expositions aux substances nocives.
Enfin, une enquête réalisée par le WWF à l'aide de tests sanguins a permis de détecter la présence de 73 produits chimiques dans le sang de 13 familles européennes sur trois générations : grands-parents, parents et enfants. Le WWF a recherché la présence de 107 produits différents. Le nombre le plus élevé de produits a été détecté dans la génération des grands-mères (63 produits).
Cependant, la jeune génération est contaminée en moyenne par un nombre plus élevé de produits chimiques (59) que la génération des mères (49).Les associations de consommateurs exigent une législation et un contrôle sur ces produits. Quoi qu'il en soit, il faut régulièrement ouvrir ses fenêtres pour échapper à la pollution intérieure.
 Car les désodorisants et autres bougies ne sont pas les seules sources de cette insidieuse pollution. Les composés organiques volatils (COV), par exemple, sont présents dans les vernis, colles, pesticides, bois agglomérés et contreplaqués ou produits ménagers.

En juin 2004, 76 personnalités de premier plan, scientifiques, médecins, avocats, philosophes, réunies à Paris ont lancé de
l'Unesco "l'appel de Paris" afin de combattre la pollution chimique qui constitue une grave menace pour la santé humaine. Le texte de l'appel préconise l'interdiction des produits "dont le caractère cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction est certain ou probable chez l'homme". Cet appel a eu le mérite de lancer un vrai débat public sur ce problème trop longtemps sous estimé de la
pollution chimique diffuse et de ses conséquences à long terme pour notre santé.

Les produits mis en cause sont l'amiante (elle devrait provoquer 250 000 à 500 000 décès en Europe dans les prochaines années), les dioxines (d'où l'inquiétude autour des stations d'incinération des ordures), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (COV), les métaux lourds, les pesticides, les additifs alimentaires (colorants et conservateurs), etc. Tous ces produits n'ont pas la même action
ni la même dangerosité vis-à-vis de la santé. Certains sont directement toxiques, d'autres s'accumulent le long de la chaîne alimentaire avant de dépasser les doses tolérables, d'autres sont dangereux par leurs produits de dégradation, etc. L'eau, les sols et l'air sont contaminés. Toute la difficulté de la prévention chimique est qu'il se passe parfois plusieurs dizaines d'années entre le moment où un produit est mis sur le marché et le moment où on se rend compte de sa dangerosité.

Le programme REACH
Depuis 2001, le programme Reach (Enregistrement Evaluation et Autorisation des Produits chimiques), adopté par la Commission européenne, oblige les industriels à une information précise du
public sur les risques provoqués par les produits employés. Ce programme doit enfin permettre de répertorier et d'évaluer la dangerosité de 30 000 produits chimiques d'ici 2015.
Le Parlement européen a approuvé le 17 novembre ce projet Reach de nouvelle réglementation des produits chimiques, par une majorité de 407 voix contre 155. Parmi les dispositions adoptées, la principale nouveauté est qu'il n'incombera plus aux autorités publiques de démontrer la nocivité des produits, mais aux industriels de prouver qu'ils sont sûrs. La commercialisation des substances les plus dangereuses sera soumise à autorisation. Le Parlement a en effet voté l'obligation de remplacer les substances dangereuses par des alternatives plus sûres, quand celles-ci sont disponibles. Lorsque ce n'est pas le cas, les autorisations seront délivrées seulement pour cinq ans, pour encourager le développement de substitutions.
Six chercheurs français, Patrick Balaguer (Inserm), Jean-Pierre Cravedi, Frédéric Flamant et Patrick Prunet (Inra), Barbara Demeneix
(Muséum d'Histoire naturelle) et Vincent Laudet (Ecole Normale supérieure de Lyon), tous spécialistes des polluants dans la chaîne alimentaire, s'étaient récemment prononcés publiquement pour l'application de cette directive Reach.
Ils soulignaient que la production mondiale, tous produits chimiques confondus, est passée d'un million de tonnes en 1930 à 400 millions aujourd'hui et que pour plus de 80 % d'entre eux, "les connaissances sont insuffisantes pour nous permettre d'évaluer les risques pour la santé et l'environnement". Par ailleurs, en ratifiant la Convention de Stockholm (qui est entrée en vigueur le 17/05/2004) sur les polluants organiques persistants, l'Union européenne est enfin passée à la vitesse supérieure dans le combat mené pour se débarrasser des substances chimiques les plus dangereuses.
 Cette convention est à ce jour la mesure la plus importante prise au niveau international pour interdire l'utilisation des substances chimiques toxiques. Désormais, c'est donc à l'industriel de prouver la non-toxicité de ses produits.
30 000 morts prématurées par an en France...
Le 21 juin dernier, le gouvernement, conscient de la gravité de ce problème, a présenté son Plan national santé environnement. Il a rappelé à cette occasion quelques chiffres terribles : 30 000 décès
anticipés par an sont liés à la pollution atmosphérique urbaine, 7 à 20 % des cancers seraient imputables à des facteurs environnementaux, 14 % des couples consultent pour des difficultés à concevoir, des difficultés qui pourraient être liées à des expositions à des substances toxiques pour la reproduction, près d'un million de travailleurs seraient exposés à des substances cancérogènes.
Le gouvernement a donc élaboré un plan quinquennal pour rendre notre environnement plus respectueux de notre santé. Ce plan vise notamment à réduire de 30 % les émissions de particules diesels d'ici à 2010, via notamment un système incitatif de "bonus-malus" en fonction de la pollution des véhicules neufs. Ce plan vise également à passer de 37 à 100 % des captages d'eau potable protégés d'ici à
2010.

Enfin, le gouvernement a admis que l'évaluation des risques liés aux substances chimiques est insuffisante, les capacités d'expertise française trop peu développées. Il est vrai qu'en dépit de cette
prise de conscience récente et des avancées législatives et juridiques, un immense travail scientifique reste à accomplir pour identifier, répertorier et évaluer la dangerosité pour l'homme des
quelque 100 000 composants chimiques qui constituent notre environnement moderne. Sans faire de procès d'intention à quiconque, ni jeter l'opprobre sur l'industrie chimique, qui a fait des efforts
considérables d'information et de réduction de la pollution, nous devons tout de même admettre que certaines pathologies graves augmentent continuellement depuis 30 ans sans que l'on comprenne
pourquoi. C'est le cas de certains cancers, (lymphomes, cancers de la thyroïde notamment), mais aussi de l'asthme et des allergies qui ont triplé depuis 30 ans.

Un tiers des cancers sont inexpliqués...S'agissant du cancer, le nombre de nouveaux cas a globalement
progressé de 63 % depuis 25 ans, soit 108 000 cas supplémentaires, chaque année en 2004 par rapport à 1980, ce qui est considérable. Or, une fois pris en compte le vieillissement de la population, le tabac, et les progrès du dépistage, il reste encore un tiers des nouveaux cas de cancers inexpliqués. Comme le souligne un récent rapport de l'Inserm intitulé « Cancer : approche méthodologique du lien avec l'environnement » , un nombre croissant de scientifiques suspecte certains produits chimiques présents dans notre environnement d'être directement ou indirectement responsables de
ces nouveaux cas de cancers inexpliqués.Les industriels européens ont été sommés de notifier au niveau européen les biocides qu'ils commercialisent sur le marché.
1 713 substances actives ont ainsi été identifiées, réparties entre 23 catégories. Sachant que chaque substance donne lieu à la formulation de dix produits biocides, on considère qu'au moins 15 000 produits sont concernés.

Au niveau français, c'est le ministère de l'Ecologie et du Développement durable qui est chargé d'organiser la mise en place de cette nouvelle réglementation. Compte tenu des coûts très élevés de dépôt de dossiers (jusqu'à 180 000 euros), on estime que les industriels devraient se contenter de soumettre à l'évaluation environ 400 substances sur 1 713. Les autres, à savoir la grande majorité, seront donc retirées de facto du marché d'ici à 2006.Une fois ce travail d'évaluation effectué, c'est le ministère qui décidera en dernier ressort d'attribuer ou non l'autorisation de mise sur le marché à un produit. On ne peut que déplorer qu'il ait fallu attendre 2004 pour que l'Europe, comme notre pays, se donnent véritablement les moyens d'évaluer et de prévenir cette pollution
chimique. Mais à présent, nous devons mettre en oeuvre le plus rapidement possible un système scientifique rigoureux d'évaluation et d'autorisation pour tous les nouveaux produits chimiques
introduits dans notre vie quotidienne, tout en amplifiant notre effort pour mieux évaluer la dangerosité des substances chimiques déjà présentes depuis longtemps dans notre environnement.

Le désastreux exemple de l'amiante, dont l'interdiction totale a bien trop tardé en France (alors qu'on savait depuis quarante ans que l'amiante était cancérigène) et qui va tuer 100 000 de nos concitoyens dans les vingt prochaines années, doit nous servir à jamais de leçon. Le rapport du Sénat sur ce drame sanitaire est accablant.
Au cours de ces 20 dernières années, nous avons su prendre des mesures pour diminuer de façon sensible des pollutions identifiées (pollution de l'eau, pollution des véhicules ou des installations industrielles). Il nous faut à présent franchir une nouvelle étape et apprendre à identifier, à évaluer scientifiquement et à prévenir cette pollution chimique diffuse qui est devenue un problème majeur de santé publique.

 

Respirer tue ! L'air a été classé comme cancérogène




"La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible" a dit un jour Woody Allen...
Aujourd'hui l'air que nous respirons est tellement pollué qu'il a été classé comme cancérogène par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), agence spécialisée de l'Organisation mondiale de la santé.
Comble de l'irresponsabilité humaine, nous ne pouvons même plus prétendre respirer un air sain. En effet, l'exposition à la pollution de l'air extérieure provoque non seulement le cancer du poumon, mais augmente également le risque de cancer de la vessie. C'est la déclaration du Centre International de Recherche sur le
Cancer qui vient de placer l'air extérieur comme agent cancérogène certain, c'est à dire dans le groupe 1, le plus haut niveau dans la classification du CIRC !
Ainsi l'air extérieur rejoint le groupe des pires agents cancérogènes (plus d'une centaine à ce jour) qui comprend notamment l'arsenic, l'alcool, le benzène, les particules des émissions diesel, la pilule contraceptive classique (avec oestrogène et progestérone), le formaldéhyde (présent dans l'air intérieur et les cosmétiques), les radiations ionisantes et nucléaires, les huiles de schiste, le tabagisme, les UV...

"L'air que nous respirons a été contaminé par un mélange de substances qui provoque le cancer" : Selon le CIRC, les risques sanitaires augmentent en fonction du niveau d'exposition à la pollution de l'air, et donc dans les agglomérations urbaines pour la majorité des polluants. Plus que jamais, la pollution de l'air constitue un "problème de santé environnement majeur".
D'après le CIRC, en 2010, 223 000 personnes sont mortes dans le monde des suites d'un cancer du poumon en lien avec la pollution de l'air. Et ne croyons pas que les européens sont épargnés, bien au contraire. Une récente étude sur la qualité de l'air en Europe, publiée par l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) souligne que 90 % des citadins de l'Union européenne (UE) sont exposés à l'un des polluants atmosphériques les plus nocifs et à des niveaux jugés
dangereux pour la santé par l'Organisation mondiale de la santé !90 % des citadins européens sont exposés à une pollution de l'air nocive
Les véhicules, l'industrie, l'agriculture et les habitations contribuent à la pollution de l'air en Europe. Le rapport de l'AEE montre que, malgré la diminution des rejets et la baisse de la concentration de certains polluants atmosphériques au cours des dernières décennies, le problème de la pollution de l'air en Europe
est loin d'être résolu.

Deux polluants particuliers, les particules fines et l'ozone au niveau du sol, continuent d'entraîner des problèmes respiratoires, des maladies cardiovasculaires et des décès précoces. De nouveaux résultats scientifiques montrent que la pollution de l'air peut être dangereuse pour la santé humaine à des niveaux de concentration
inférieurs à ceux admis jusqu'à présent.Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l'AEE a déclaré : "La pollution de l'air est nocive pour la santé de l'homme et pour les
écosystèmes. Selon les normes actuelles, une grande partie de la population ne vit pas dans un environnement sain. Pour s'engager sur
la voie de la durabilité, l'Europe devra se montrer ambitieuse et aller plus loin que la législation en cours."
Entre 2009 et 2011, jusqu'à 96 % des citadins ont été exposés à des niveaux de concentrations en particules fines (PM 2.5) supérieurs aux seuils définis par l'OMS, et jusqu'à 98 % ont été exposés à des niveaux d'ozone (O3) supérieurs aux niveaux indiqués par l'organisation. Des proportions moins importantes d'Européens ont
été exposées à des niveaux de ces polluants qui dépassent les limites ou objectifs définis par la législation européenne (31 % et 14 % respectivement). Dans certains cas, de tels limites ou objectifs imposés par l'UE sont moins stricts que les directives de l'OMS.

Le rapport de l'AEE révèle également que la pollution excessive n'est pas l'apanage des villes, certaines zones rurales présentant aussi des niveaux élevés.
Heureusement, quelques succès ont été enregistrés dans le domaine de la réduction des émissions de polluants atmosphériques. Par exemple, les émissions de dioxyde de soufre des centrales électriques, de l'industrie et des transports ont été réduites au cours des dix dernières années, limitant ainsi le risque d'exposition. La
suppression de l'essence au plomb a également contribué à réduire la concentration atmosphérique de plomb, lequel affecte le développement neurologique.

  

Comment réduire la charge du cancer?

On a des connaissances étendues sur les causes du cancer, les interventions pour sa prévention et la prise en charge de la maladie.
On peut réduire et endiguer le cancer en appliquant desstratégies fondées sur des bases factuelles pour la prévention, ldépistage précoce et la prise en charge des patients.
Avec une détection précoce et un traitement adéquat, les chances de guérison sont grandes pour de nombreux cancers.
Modifier et éviter les facteurs de risque. On pourrait éviter plus de 30% de la mortalité dûe au cancer en modifiant ou en évitant les principaux facteurs de risque,
 à savoir:
Dans de nombreux pays à revenu faible, jusqu’à 20% des décès par cancer sont dus aux infections à HBV et à HPV.
Stratégies de prévention
éviter les facteurs de risque énumérés ci-dessus;
    vacciner contre le virus du papillome humain (HPV) et contre le
virus de l’hépatite B (HBV).;
    lutter contre les risques professionnels;
    réduire l’exposition au soleil.

Dépistage précoce

La détection et le traitement précoces des cas permettent de réduire la mortalité due au cancer. Un dépistage précoce comporte deux volets:
Diagnostic précoce
La connaissance des signes et symptômes précoces (pour certains types de cancer, comme le cancer du col de l’utérus, du sein, du colon, du rectum et de la cavité buccale) permet un diagnostic précoce et un traitement rapide, avant que la maladie ne soit à un stade avancé. Les programmes de diagnostic précoce sont
particulièrement utiles dans les milieux défavorisés où, dans leur majorité, les malades sont diagnostiqués très tardivement et où il n’y a pas de dépistage.
Dépistage
Il se définit par l’utilisation systématique d’un test dans une population asymptomatique. Il vise à repérer les personnes présentant des anomalies évocatrices d’un cancer particulier ou d’un stade précancéreux et à les adresser rapidement à la structure appropriée pour le diagnostic et le traitement. Les programmes de
dépistage sont particulièrement efficaces pour les cancers fréquents, pour lesquels on dispose d’un test économique, d’un coût abordable, acceptable et accessible pour la majorité de la population exposée.

Exemples de méthodes de dépistage:
l’inspection visuelle après application d’acide acétique (IVA)
pour le cancer du col dans les milieux défavorisés;
    le test de Papanicolaou pour le dépistage du cancer du col dans
les milieux à revenu élevé ou intermédiaire;
    la mammographie pour le dépistage du cancer du sein dans les milieux à revenu élevé ou intermédiaire.

Traitement

Le traitement du cancer suppose la sélection soigneuse d’une ou de plusieurs interventions, chirurgie, radiothérapie ou chimiothérapie.
L’objectif est de guérir la maladie ou de prolonger considérablement la vie du patient, tout en améliorant sa qualité de vie. L’appui psychologique vient compléter le diagnostic et le traitement du cancer.

Traitement des cancers se prêtant à une détection précoce

Certains des types de cancer les plus répandus tels que le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus, le cancer de la cavité buccale et le cancer colorectal présentent des taux de guérison plus élevés s’ils sont décelés et traités précocement conformément aux meilleures pratiques.

Traitement des autres cancers potentiellement guérissables

Certains types de cancer, bien que disséminés, tels que les leucémies et les lymphomes chez l’enfant, ou le séminome du testicule, présentent des taux de guérison élevés s’ils sont traités correctement.

Soins palliatifs

Les soins palliatifs consistent à soulager plutôt qu’à guérir les symptômes provoqués par le cancer. Les soins palliatifs peuvent aider les gens à vivre plus confortablement; il s’agit d’un besoin humanitaire urgent partout dans le monde pour les personnes atteintes de cancer ou d’autres maladies chroniques mortelles. Ils
sont particulièrement nécessaires là où il existe une forte proportion de malades à un stade avancé pour lesquels les chances de
guérison sont très minces.
Les soins palliatifs permettent d’atténuer les problèmes physiques, psychosociaux et spirituels chez plus de 90% des malades du cancer à un stade avancé.

Stratégies de soins palliatifs

Des stratégies efficaces de santé publique, comportant des soins dans la communauté ou à domicile, sont indispensables pour soulager la douleur, dispenser des soins palliatifs aux malades et aider leur famille dans les milieux défavorisés.Il est indispensable d’améliorer l’accès à la morphine par voie orale pour traiter la douleur cancéreuse modérée à sévère, dont souffrent plus de 80% des malades en phase terminale.

L’action de l’OMS
En 2008, l’OMS a lancé son Plan d’action contre les maladies non transmissibles, comportant des interventions spécifiques pour le cancer.
L’OMS et son institution spécialisée, le Centre international de Recherche sur le Cancer, collaborent avec d’autres organisations des Nations Unies et partenaires pour:
renforcer l’engagement politique en faveur de la prévention et de la lutte anticancéreuses;
  coordonner et mener les recherches sur les causes de cancer chez
l’homme, ainsi que sur les mécanismes de la carcinogénèse;
    élaborer des stratégies de prévention et de lutte anticancéreuses;
    produire de nouvelles connaissances et diffuser celles qui existent déjà pour faciliter la mise en œuvre de méthodes de lutte
anticancéreuse fondées sur des bases factuelles;
    élaborer des normes et des outils pour guider la planification et la mise en œuvre d’interventions pour la prévention, la détection précoce, le traitement et les soins;
faciliter la création de vastes réseaux de partenaires et d’experts de la lutte anticancéreuse aux niveaux mondial, régional et national;
    renforcer les systèmes de santé aux niveaux national et local pour soigner et guérir les malades;
fournir une assistance technique pour le transfert rapide et efficace des interventions fondées sur les meilleures pratiques dans
les pays en développement.


L'accident, le cancer et toutes les saloperies du monde déclenchent la révolte, la rage puis la résignation, tiercé perdant dans l'ordre. La mort de vieillesse, on doit l'accepter d'un tenant, au comptant, toutes taxes comprises. C'est la vie.

Read more at http://www.dicocitations.com/citations-mot-cancer.php#HdqgdZo4xllmRhQJ.99
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Les humains sont une plaie, le cancer de cette planète. Vous êtes la peste, et nous, nous sommes l'antidote.
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