AVRIL:
"LE MOIS DE L'AUTISME"
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Sylvie Lauzon, animatrice
bien connue à RockDétente et à Canal Vie a accepté
d’être notre porte-parole. Sylvie, maman d’un fils autiste, connaît
très bien l’autisme. Elle est déjà impliquée
dans la Fondation puisqu’elle anime notre gala bénéfice,
notre tournoi de golf et participe activement à plusieurs activités
dont la marche de l’autisme le dernier samedi du mois d’avril.
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chambre des communes du canada
Loi instituant la Journée nationale de l'autisme
Attendu :
que les troubles du spectre
autistique touchent tous les aspects de la vie des personnes qui en sont
atteintes, notamment l’apprentissage, les aptitudes physiques et la socialisation;
que le taux de diagnostic
des troubles du spectre autistique chez les enfants s’accroît de
façon alarmante;
que le Parlement du Canada
souhaite sensibiliser davantage la population aux troubles du spectre autistique,
Now, therefore, Her Majesty,
by and with the advice and consent of the Senate and House of Commons of
Canada, enacts as follows:
Sa Majesté, sur
l’avis et avec le consentement du Sénat et de la Chambre des communes
du Canada,
édicte :
TITRE ABRÉGÉ
1. Loi sur la Journée
nationale de l’autisme.
JOURNÉE NATIONALE DE L’AUTISME
2. Le 23 avril est, dans
tout le Canada, désigné comme « Journée nationale
de l’autisme » en reconnaissance et pour le soutien des nombreux
Canadiens aux prises avec des troubles du spectre autistique.
Journée nationale
de l’autisme
3. Il est entendu que la
Journée nationale de l’autisme n'est pas une fête légale
ni un jour non juridique.
Statut
Publié avec l'autorisation
du président de la Chambre des communes
Disponible auprès
de :
Les Éditions et
Services de dépôt
Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada
Quelles sont les origines
de l'autisme?
Justement, tout le monde
n'est pas d'accord sur ses origines. Mais, aujourd'hui, on pense qu'une
des causes serait génétique. Des chercheurs mènent
des études dans ce domaine. Mais ce ne serait pas la seule explication,
il y aurait d'autres facteurs. Le premier à avoir parlé d'autisme
reste le psychiatre M. Kanner. C'était il y a longtemps, en 1943.
Comment observe-t-on qu'un
enfant est autiste?
La personne qui s'en occupe
se rend compte qu'il y a une absence d'échange avec le bébé.
Le nourrisson est indifférent à la voix et au visage. Lorsqu'il
est sollicité, il ne répond pas, il fuit même le regard
des autres. C'est vraiment le tout premier signe qu'on peut observer. On
constate aussi que le sommeil est difficile. Il a également du retard
dans les apprentissages. Et il est soit très sage, soit fortement
agité.
Et comment se développe-t-il?
Avec l'âge, les troubles
du comportement peuvent s'accentuer. Avec ses jouets, l'enfant fait toujours
les mêmes gestes. Il se désintéresse, plus ou moins
fortement, des autres. En vieillissant, la personne autiste peut se montrer
agressive soit envers elle, soit envers les autres. Et développer
des troubles alimentaires.
Existe-t-il une ou plusieurs
formes d'autisme?
Il est surtout important
de comprendre qu'il y a plusieurs formes d'autisme. Certains ne parlent
pas alors que d'autres, comme ceux atteints du syndrome d'Asperger, n'ont
aucun problème de langage. Ils ont même des capacités
intellectuelles supérieures à la normale. Mais ont des difficultés
à communiquer avec les autres.
Comment font les parents,
les frères et sśurs?
L'arrivée d'un enfant
autiste perturbe toute la vie familiale. Il faut s'organiser autrement
pour accueillir cet enfant au comportement différent. D'ailleurs,
parfois, les proches ne le comprennent pas toujours et sont plus distants
avec les familles concernées. Alors que d'autres, tout au contraire,
vont venir les aider et les soutenir. Car les parents vont notamment devoir
se battre pour trouver un lieu d'accueil. Il peut aller à l'école,
mais les parents doivent se mobiliser pour qu'il soit scolarisé
comme les autres. Or, dans les écoles, il y a un vrai devoir de
citoyenneté de l'accepter. Sinon il peut être dirigé
vers des établissements spécialisés pour enfants qui
ont des problèmes de compréhension.
Que faire
Assurez-vous que le médecin
de votre enfant surveille son développement à chaque visite
médicale, et ce, jusqu’au niveau préscolaire. Vous devriez
faire examiner votre enfant immédiatement par son médecin
si vous avez remarqué que certains des signes ou symptômes
décrits s’appliquent à votre enfant. Si un diagnostic d’autisme
est posé, votre médecin prescrira probablement des traitements
spécifiques en fonction des besoins de votre enfant.
Voyez votre medecin si:
* Votre enfant ne babille
pas et ne gazouille pas à l’âge de 12 mois.
* Votre enfant ne pointe
pas du doigt, n’envoie pas la main, ne saisit pas d’objet et ne fait aucun
autre geste du genre à l’âge de 12 mois.
* Votre enfant ne dit pas
de mots simples à l’âge de 16 mois.
* Votre enfant ne formule
pas de phrases de deux mots à l’âge de 24 mois.
* Votre enfant subit une
perte de langage ou d’aptitude sociale quel que soit son âge.
Qu'est-ce que l'autisme?
Vous l’observez depuis quelque
temps, lorsque vous déposez votre enfant au CPE chaque matin. Il
est pratiquement toujours seul, joue bizarrement avec ses jouets, parle
peu, positionne et bouge parfois son corps d’une drôle de façon,
n’a pas de contact visuel et semble peu intéressé par les
autres. L’enfant autiste est de plus en plus intégré dans
les divers milieux de la société. C’est pour cette raison
que la société doit se pencher sur les diverses façons
de favoriser son intégration.
Causes, critères
diagnostiques, recherche de nouveaux traitements, intégration scolaire,
tous ces aspects de la problématique font l’objet d’études
scientifiques rigoureuses et complexes. Les TED regroupent principalement
le trouble autistique ou l’autisme, le Syndrome d’Asperger (SA), les TED
non-spécifiés, de Syndrome de Rett et le trouble désintégratif
de l’enfance. Ils se définissent comme étant des troubles
qui entravent le développement normal et plongent l’enfant et sa
famille dans une réalité souvent difficile à comprendre.
Tout un monde d’intervenants et de spécialistes doit se construire
autour de l’enfant autiste et sa famille pour lui permettre de se développer
le plus normalement possible.
L’autisme
L’autisme est le TED le
plus diagnostiqué (1 enfant sur 15 000) et on compte 4 garçons
pour une fille. On observe généralement les premières
manifestations dans la petite enfance (vers 2-3 ans), bien que certains
parents observent tôt des particularités chez leur bébé.
L’autisme touche principalement les sphères de la communication,
des interactions sociales et des comportements stéréotypés.
Les enfants atteints d’autisme
ont des anomalies sur plusieurs plans :
Du langage (retard
ou absence de langage, écholalie, etc.);
De leurs interactions
sociales qui sont absentes ou inadéquates (contact visuel absent
ou fuyant, mimiques sociales pauvres, capacités d’imitation limitées,
etc.);
ils ont des intérêts
particuliers pour les objets plus que pour des personnes (obsession sur
certains sujets (par ex. les dinosaures), faire tourner des jouets, agiter
un crayon devant ses yeux, regarder l’eau tourner dans la toilette, regarder
un ventilateur tourner, etc.);
ils ont des comportements
répétitifs (balancement du corps, postures anormales, mouvements
rapides des mains ou des bras, positions anormales des yeux, etc.)
Il est possible d’identifier
divers degrés de l’autisme. L’autisme dit « de haut niveau
» est identifié lorsque l’enfant présente toute la
gamme des symptômes, mais qui ne présente pas de limites sur
le plan intellectuel. L’autisme dit « de bas niveau », aussi
appelé « autisme classique », est indiqué quand
l’enfant présente, en plus des symptômes de base, plusieurs
limites intellectuelles. Enfin, « l’autisme atypique » est
identifié lorsque le trouble de l’enfant ne correspond pas à
tous les symptômes de base, mais qu’il est possible d’en identifier
plusieurs, et ce, à divers degrés d’atteinte.
En plus de ces symptômes,
il est possible d’observer une multitude de troubles associés à
l’autisme :
des retards de développement;
des troubles du sommeil
et de l’alimentation;
des problèmes
dans l’acquisition de la propreté;
des problèmes
moteurs et sensoriels, ainsi que des troubles émotifs (anxiété)
et d’attention.
L’autisme est donc un trouble à multiples symptômes qui s’exprime de façons différentes d’un individu à l’autre.
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Les causes
Les causes de l’autisme
ne sont pas encore clairement établies, cependant il semble y avoir
un consensus chez les spécialistes pour admettre qu’il existe des
causes multiples à l’autisme et que son origine est organique, donc
qu’il y a une prédisposition génétique. Plusieurs
recherches se poursuivent actuellement pour préciser davantage l'apparition
de l’autisme et des troubles envahissants du développement. Il est
donc possible de croire qu'il s'agit d'une combinaison de différentes
causes encore mal définies.
L’évaluation
Le diagnostic de l’autisme
se fait généralement par un pédopsychiatre. Par contre,
certains psychologues spécialisés dans le domaine font l’évaluation
de l’autisme dans le but d’accélérer le processus de services
puisque l’évaluation en pédopsychiatrie peut se faire après
plusieurs mois d’attentes. De cette façon, l’enfant peut commencer
à recevoir les traitements qui lui sont nécessaires tout
en attendant d’obtenir un diagnostic définitif de la part d’un pédopsychiatre.
Lors de l’évaluation,
le spécialiste évalue chez l’enfant ses habiletés
intellectuelles, sociales et de communication. Il tente, de plus, d’identifier
les symptômes de l’autisme par observation directe de l’enfant et,
enfin, il procède à une entrevue complète avec les
parents et toute autre personne susceptible d’apporter de l’information
pouvant aider à poser le diagnostic. L’utilisation de divers tests
et de questionnaires sert à mieux identifier le trouble et ses composantes.
On doit compter plusieurs rencontres échelonnées sur quelques
semaines, avant d’obtenir un diagnostic d’autisme. Par la suite, le début
rapide des traitements est préconisé.
Les méthodes éducatives
et thérapeutiques
L’autisme et les TED sont
des troubles qui ne se guérissent pas. Mis à part le 1 %
de la population qui vivra une guérison spontanée, l’enfant
atteint d’autisme le demeurera tout au long de sa vie. Cependant, malgré
une guérison quasi impossible, plusieurs méthodes ont fait
leurs preuves quant à leur efficacité sur la diminution des
symptômes et l’émergence d’apprentissages de toutes sortes
chez les enfants autistes.
Parmi les méthodes
les plus efficaces, on retrouve l’intervention comportementale intensive
(ICI) que plusieurs recherches dans le domaine de l'autisme désignent
comme étant la technique éducative la plus concluante pour
l'enseignement auprès des enfants autistes. Cette méthode
qui est la seule valorisée par le ministère de la Santé
et des Services sociaux depuis 2003 permet d'induire, chez les enfants
autistes âgés de 2 à 7 ans, des apprentissages qui,
sinon, seraient difficilement acquis et maintenus. Cela implique que dès
l’âge de 2 ans, l'enfant autiste est exposé de façon
intensive pour un minimum de 25 heures par semaine aux techniques d'enseignement
appliquées par un éducateur spécialisé.
Une autre intervention
très populaire et aussi utilisée dans les programmes éducatifs
de l’autisme, est la méthode TEACCH créée dans le
but de développer l’autonomie des personnes autistes de tout âge,
autant en milieu familial, scolaire, de travail ou communautaire, leur
permettant un fonctionnement le plus normal possible. Cette méthode
est celle que l’on retrouve principalement dans les écoles du Québec.
Basée sur les stades de développement, elle consiste à
concevoir un environnement spécial dans le but de le rendre fonctionnel
pour l’enfant.
D’autres méthodes
d’intervention telles que la musicothérapie, l’ergothérapie,
la pharmacologie, les changements de diètes (élimination
de la caséine et du gluten dans l’alimentation), sont utilisées
pour aider à contrôler les symptômes de l’autisme.
Points importants à
considérer lors des traitements :
La combinaison de
plusieurs techniques lors de l’élaboration d’un plan de traitement
pour une personne autiste est préconisée;
un plan d’intervention
individualisée centrée sur les besoins de la personne est
primordial;
il est nécessaire
que les traitements commencent le plus tôt possible chez l’enfant
(vers 2 ans) et le plus intensément possible dans le but d’augmenter
les chances d’amélioration.
Intégration scolaire
De plus en plus d’enfants
autistes entrent dans le réseau scolaire. Pour réussir leur
intégration scolaire, l’école doit mettre en place divers
services permettant à l’enfant autiste de bien s’intégrer
et se développer. Les méthodes d’interventions dont je parlais
plus haut permettent d’augmenter les chances d’une intégration réussie
dans une classe régulière avec accompagnateur ou dans une
classe spéciale. Il est clair qu’un plan d’intervention personnalisée
doit être fait pour favoriser un apprentissage basé sur les
forces et les limites de l'enfant autiste.
L’intégration n’est
pas efficace pour tous les enfants autistes. Certains enfants autistes
réussissent à bien s’intégrer et à devenir
plus sociables dans des classes d'enfants ou des milieux de personnes non
autistes. C’est alors avantageux pour l’élève puisqu’il a
la chance d’être exposé aux niveaux intellectuels et sociaux
de ses pairs. De plus, il est possible pour l’enfant d’apprendre plus de
comportements d'interaction sociale adéquats, de communication et
d’imitation de ses pairs. Cependant, il faut concevoir qu’éventuellement
le niveau scolaire deviendra plus difficile pour l’enfant. Les chances
d'une intégration efficace commencent à diminuer à
la fin de la troisième année scolaire alors que les travaux
deviennent plus difficiles et le rythme d’apprentissage plus rapide. Le
système scolaire régulier ne constitue pas nécessairement
le meilleur environnement d'apprentissage pour tous les enfants autistes.
C’est pourquoi il existe divers types d’intégration permettant soit
une intégration sélective (par sujet ou classe), une intégration
partielle (1/2 journée d'intégration, journée d'enseignement
séparée) ou une intégration complète sans aucune
exception. L’école doit être en mesure de répondre
à cette organisation. Enfin, certaines habiletés de base
chez l’enfant, telles qu’un minimum de communication et de socialisation,
un certain niveau d’autonomie personnel, un minimum d’habiletés
scolaires dont l’attention à la tâche, un répertoire
d’activité et de loisirs et des comportements adéquats (peu
de gestes d’autostimulation), doivent être présentes dans
le répertoire de l’enfant avant d’entrevoir une intégration.
Intégrer un enfant sans qu’il ait ces habiletés de base risquerait
de nuire à la réussite son intégration
Malheureusement, il n’existe
pas de formule magique permettant d’assurer la réussite de l’intégration
scolaire d’un enfant autiste. Cependant, l’addition d’ingrédients
positifs tels que le psychologue scolaire, la classe TEACCH, un enseignant
et un éducateur formés, la préparation de l’enfant,
la participation des parents, l’évaluation des potentiels de l’enfant,
l’implantation d’un plan d’intervention personnalisée vont assurer
une certaine réussite.
Autisme : pourquoi plus
de garçons?
Des scientifiques du Britain’s
Institute of Child Health, au Royaume Uni, ont découvert un mécanisme
lié au chromosome X et qui pourrait expliquer pourquoi l’autisme
touche 10 fois plus de garçons que de filles. Selon les chercheurs,
l’explication résiderait dans l’amygdale, une partie du cerveau
impliquée dans le traitement des émotions exprimées
par le visage d’autrui. L’amygdale est affectée par le chromosome
X. Or, les garçons ont un chromosome X et un chromosome Y, alors
que les filles ont deux chromosomes X. Du reste, les femmes atteintes du
syndrome de Turner, qui possèdent seulement un chromosome X, sont
beaucoup plus à risque que les femmes normales. Les chercheurs soupçonnent
que, chez les garçons, le chromosome Y compense probablement le
second chromosome X manquant. Mais lorsque ce n’est pas le cas, l’amygdale
ne fonctionne pas normalement. De ce fait, toutes les expressions faciales
sont interprétées par les autistes comme suggérant
la peur, d’où, croient les chercheurs, leur tendance à éviter
de regarder les autres dans les yeux.
Source : La Presse, 9 novembre
2003
AUGMENTATION DU NOMBRE DE
CAS DIAGNOSTIQUÉS
CHEZ LES ENFANTS
D’après Statistique Canada, le nombre de « personnes atteintes d’autisme ou de tout autre trouble du développement » s’élevait à un peu plus de 69 000 en 2003, soit environ un Canadien sur 450. Le taux semble beaucoup plus élevé chez les écoliers. D’après la Société canadienne d’autisme, il y a eu une augmentation prononcée des enfants d’âge scolaire atteints de ce trouble dans les trois provinces qui suivent de près la progression de la maladie en se basant sur des données statistiques fiables : la Saskatchewan, le Québec et la Colombie-Britannique. Une étude épidémiologique effectuée à l’Hôpital de Montréal pour enfants au cours de l’année scolaire 2003-2004 a permis de constater une prévalence de 0,68 p. 100 (ou un cas pour 147). Ce taux est plus élevé que celui signalé dans la littérature sur la question il y a 15 ans, mais il correspond aux résultats d’autres études effectuées récemment aux États-Unis et au Royaume-Uni, qui ont fait état de taux se situant autour de 0,6 p. 100 (ou un cas pour 167).
Les raisons de cette hausse apparente sont difficiles à cerner. Elle pourrait s’expliquer par une augmentation réelle du nombre d’enfants atteints ou par une série d’autres facteurs, comme l’élargissement de la définition de l’autisme, une plus grande sensibilisation du public, une meilleure reconnaissance et un diagnostic plus rigoureux des symptômes, et de meilleures méthodes d’enquête. Une récente étude effectuée au Royaume-Uni et dont les résultats ont été publiés dans l’American Journal of Psychiatry, appuie la dernière hypothèse, mais il faudra obtenir des résultats similaires dans d’autres contextes avant que ces données puissent être jugées concluantes.
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CONCLUSION
L’autisme est un trouble complexe, et on ne comprend pas encore le problème dans toute son ampleur. Comme le financement des soins de santé par les provinces est souvent lié aux preuves de l’efficacité d’une thérapie donnée, il importe de faire plus de recherches dans ce domaine. À mesure que l’ICIP deviendra plus accessible, on pourra avoir recours à des études cliniques randomisées et à des approches normalisées pour mesurer les résultats.
1943
Le docteur Léo Kanner
décrit pour la première fois l’autisme en tant qu’entité
distincte.
1944
Un psychiatre autrichien,
le docteur Hans Asperger, décrit un trouble qui sera par la suite
connu comme le syndrome d’Asperger.
1953
La structure en double
hélice de l’ADN est découverte par les docteurs Watson et
Crick.
1964
Le docteur Bernard Rimland
poursuit la description des caractéristiques cliniques de l’autisme.
Il a particulièrement proposé une revue définitive
des évidences empiriques établissant l’autisme comme une
maladie biologique.
1966
Le docteur Andreas Rett
est le premier à décrire le syndrome de Rett comme une entité
clinique distincte.
1977
Les docteurs Susan Folstein
et Michael Rutter publient la première étude de jumeaux autistes,
établissant ainsi la preuve d’une base génétique pour
l’autisme.
1978
Les docteurs Michael Rutter
et Eric Schopler continuent à publier en redéfinissant les
signes et symptômes de l’autisme.
1988-1991
De nombreuses recherches
sont publiées démontrant les bases génétiques
de l’autisme.
1991
L’Entretien pour le Diagnostique de l’autisme (Autism Diagnostic Interview) est publié par les docteurs Catherine Lord, Michael Rutter et Ann Le Couteur.
1992
L’Association Américaine
de Psychiatrie (American Psychiatric Association) précise les critères
diagnostiques pour l'autisme.
1993
La classification internationale
des critères pour les maladies, CIM-10 (International Classification
of Disease Criteria, ICD-10) précise les critères diagnostiques
pour l'autisme.
1991-1997
De nombreuses descriptions
de cas d’individus ayant des anomalies du chromosome 15 sont observées
chez des enfants atteints d'autisme.
1997
Première publication
en faveur d’une liaison génétique entre le chromosome 15q
et l’autisme.
1998
Première publication
en faveur d’une liaison génétique entre le chromosome 7q
et l’autisme ainsi qu’une première étude globale du génome
réalisée par l’IMGSAC (International Molecular Genetic Study
of Autism Consortium).
1999
Un déséquilibre
de liaison sur une région du chromosome 15 est décrit dans
l’autisme.
1999-2001
Plus de cinq études
globales du génome montrent l’existence de plusieurs régions
chromosomiques contenant potentiellement des gènes associés
avec l’autisme. Ces études systématiques du génome
sont en accord pour l’implication possible des régions suivantes
: 7q, 2q, 3q, 15q, 19q et Xq.
L'Autisme a fait l'objet études épidémiologiques, aux Etats Unis et au Canada, mais aussi plus près d'ici, en Angleterre et au Danemark, c'est à dire dans des pays comme le nôtre.
Résultat: 5 personnes sur 10 000 sont autistes dans une proportion de 4 garçons pour une fille. La statistique mondiale de la DSM3, reprise par l'O.M.S, confirme bien ces chiffres.
«L’Autisme n’est pas
irréversible: comment mon fils a été guéri»
par Évelyne Claessens
20 janvier 2009
L’Organisation des Nations
Unies (ONU) a désigné le 2 avril comme Journée mondiale
de sensibilisation à l’autisme et Groupéditions Éditeurs
annoncent à cette occasion la parution du témoignage percutant
de Madame Évelyne Claessens : «L’Autisme n’est pas irréversible:
comment mon fils a été guéri» et dont voici
un extrait qui en résume les grandes lignes:
« Mon fils William était un bébé heureux et en santé. À l’âge de 15 mois, il savait dire une trentaine de mots. Il se développait normalement et a reçu à 18 mois, comme tous les enfants de son âge, le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole). Il a alors perdu l’usage de la parole. Par la suite, il a été hospitalisé en raison d’otites à répétition incluant une mastoïdite (infection à l’intérieur de l’os du crâne) et reçu des doses massives d’antibiotiques. Sa régression s’est poursuivie et, finalement, un diagnostic, terrible et implacable, nous a été annoncé : mon fils était “autiste avec troubles de coordination”, situation reconnue comme étant irréversible. Que faire dans une telle situation? Mon mari et moi avons évidemment accepté qu’un suivi médical soit effectué. »
« Parallèlement
à ceci, j’ai entrepris de me documenter et j’ai consulté
cinq spécialistes de la santé en vue de trouver un moyen
pour ramener mon fils à son état normal. Or, après
avoir retiré les produits laitiers de son alimentation, nous avons
constaté qu’il a recommencé à parler et surtout j’ai
remarqué que son contact visuel réapparaissait. Bien “qu’autiste”,
mon fils était hyperactif et après avoir retiré le
gluten (céréales dont le blé, avoine, seigle, orge…)
de son alimentation, il est devenu beaucoup plus calme et… plus de 50%
de ses symptômes autistiques sont disparus. L’on nous a alors recommandé
de retirer de son alimentation d’autres aliments à haut taux de
risque allergène : nous avons tenté l’expérience et
notre enfant est devenu tout à fait normal : vif, présent,
enjoué. Tous les spécialistes qui ont oeuvré à
ses côtés en sont bouleversés: “Autant de changements
en si peu de temps!” William n’est plus autiste. Mais les médecins,
médusés, ne veulent plus se prononcer, ne pouvant admettre
qu’il est guéri : “il en avait pourtant toutes les caractéristiques”,
ont-ils dit à mon mari le 13 janvier 2009…
en reconnaissant ainsi
la réalité des choses. »
L’auteur Evelyne Claessens est mère de deux enfants. Elle est enseignante et comédienne. Son livre foisonne de conseils judicieux qu’elle donne aux parents d’enfants autistes à partir de son experience et constitue un message d’espoir. Depuis l’histoire de la guérison de l’autisme de son fils, Madame Claessens a entrepris des recherches approfondies et a découvert des choses très troublantes qu’elle fait d’ailleurs partager à ses lecteurs. Elle est maintenant conseillère pour d’autres parents, ainsi que conférencière. Elle est aussi invitée à livrer son témoignage lors d’un congrès mondial sur l’autisme qui aura lieu au Maroc en mars 2009. Elle a reçu le titre de “Rescue Angel” et travaille également sur une oeuvre cinématographique.
Selon la Société
canadienne de l’autisme, « l’incidence de l’autisme atteint maintenant
jusqu’à une personne sur cent cinquante et il semble que le taux
augmente partout au monde. Au Canada, plus de 200 000 enfants, jeunes et
adultes sont touchés par un trouble envahissant du développement
(TED). Le TED suscite normalement des défis pendant toute la vie
pour les personnes qui en sont diagnostiquées, pour les membres
de leur famille et pour l’ensemble de la société ».