22
novembre
Sainte Cécile (Premiers
siècles)
Patronat
: Patronne des musiciens ainsi que des brodeurs et brodeuses.
Particularités
: Martyr, Vierge,
Cécile de
Rome, une des sainte Cécile, ou sainte Aziliz
dans le calendrier breton des saints, est une sainte chrétienne. Elle
aurait vécu à Rome, aux premiers temps du
christianisme. Sa légende en fait une vierge qui,
mariée de force, continua à respecter son vœu
de virginité. On la fête le 22 novembre. Sainte
Cécile est la patronne
des musiciens ainsi que
des brodeurs et brodeuses.

Histoire
et tradition
Elle vivait en Sicile, selon
Venance Fortunat, et mourut pour la foi à Rome
à une époque incertaine (176, 230, 220 sous
Marc Aurèle ou 223 sous Alexandre
Sévère). Elle aurait finalement
été condamnée au martyre, après
avoir converti de nombreuses personnes, dont son mari. Les
actes de son martyre n'ont rien d'authentique.
Un passage de sa légende
affirme qu'en allant au martyre elle entendit une musique
céleste. Cette anecdote en fera la patronne des
musiciens, des luthiers et des autres fabricants
d'instruments de musique. On la représente avec une
couronne de fleurs, symbole de virginité, un plant de
lys, un instrument de musique et une épée.
Elle est souvent enturbannée et richement
habillée, signes d'une origine patricienne. C'est
l'un des martyrs des débuts de l'Église les
plus vénérés, mentionné dans le
canon de la messe depuis 496.
Sa dépouille fut
retrouvée en 821 dans les catacombes de Saint-Calixte
puis transférée au quartier de Trastevere,
où une basilique fut construite pour l'accueillir.
Lors des fouilles de 1599, le corps fut exhumé et
l'on s'émerveilla de le trouver intact et dans sa
position d'origine. Cet évènement contribua
à renforcer l'intérêt pour
l’Église primitive, qui imprégnait certains
milieux ecclésiastiques et intellectuels de
l'époque. Le sculpteur Stefano Maderno (1576-1636),
frère de l'architecte Carlo Maderno, était
présent lors de l'identification de la
dépouille. L’œuvre qu'il réalisa
aussitôt rend compte de cette fascination devant les
témoignages de l’Église originelle.

La légende de sainte
Cécile
Cette
légende fut notamment transmise dans la
Légende dorée de Jacques de Voragine.
Issue d'une noble
famille romaine, elle voua sa vie très jeune à
Dieu et fit vœu de virginité. Arrivée en
âge de se marier, ses parents lui choisissent
Valérien pour époux, un païen.
Après plusieurs jours de prière et de
jeûne, arrive la nuit de noces : elle
révèle son secret à Valérien, et
lui demande de respecter sa virginité, ainsi que de
se convertir.
La Légende dorée de
Jacques de Voragine rapporte ainsi les paroles de sainte
Cécile : « J'ai pour amant un ange qui veille
sur mon corps avec une extrême sollicitude. S'il
s'aperçoit le moins du monde que tu me touches,
étant poussé par un amour qui me souille,
aussitôt il te frappera, et tu perdrais la fleur de ta
charmante jeunesse ; mais s'il voit que tu m’aimes d'un
amour sincère, il t'aimera comme il m’aime, et il te
montrera sa gloire. »
Valérien,
maîtrisé par la grâce de Dieu, lui
répondit : « Si tu veux que je te croie,
fais-moi voir cet ange, et si je m’assure que c'est vraiment
un ange de Dieu, je ferai ce à quoi tu m’exhortes ;
mais si tu aimes un autre homme, je vous frapperai l’un et
l’autre de mon glaive. »
Après lui
avoir fait lire l'évangile selon Luc et après
qu'il a renoncé aux idoles, il se convertit. Elle le
conduit alors au pape Urbain qui le prépare au
baptême et le baptise à Pâques.
Le frère de
Valérien, Tiburce, se convertit à son tour, et
un ange lui annonce qu'ils arriveront tous deux
auprès du Seigneur avec la palme du martyre.
Cécile répond à Tiburce qui exprime ses
craintes de mourir : « Si cette vie était la
seule, ce serait avec raison que nous craindrions de la
perdre : mais il y en a une autre qui n'est jamais perdue,
et que le Fils de Dieu nous a fait connaître. Toutes
les choses qui ont été faites, c'est le Fils
engendré du Père qui les a produites. Tout ce
qui est créé, c'est l’Esprit qui
procède du Père qui l’a animé. Or,
c'est ce Fils de Dieu qui, en venant dans le monde, nous a
démontré par ses paroles et par ses miracles
qu'il y a une autre vie. »
Valérien et
Tiburce s'emploient à donner des sépultures
aux corps des martyrs que le préfet Amalchius faisait
tuer comme criminels, et brûler. Jusqu'au jour
où ils sont dénoncés. (En effet,
à l'époque les chrétiens
n'étaient pas recherchés, mais s'ils
étaient dénoncés on les forçait
à renier leur foi et à adorer les dieux des
Romains.)
Ils proclament au
préfet : « Nous supportons maintenant
l’ignominie et le labeur ; mais plus, tard, nous recevrons
la gloire et la récompense éternelle. Quant
à vous, vous jouissez maintenant d'une joie qui ne
dure pas, mais plus tard, aussi, vous ne trouverez qu'un
deuil éternel. » Le préfet répond
: « Ainsi nous, et nos invincibles princes, nous
aurons en partage un deuil éternel, tandis que vous
qui êtes les personnes les plus viles, vous
posséderez une joie qui n'aura pas de fin ?
— Vous
n'êtes que de pauvres hommes et non des princes,
nés à notre époque, qui mourrez
bientôt et qui rendrez à Dieu un compte plus
rigoureux que tous. — Pourquoi perdre le temps, en des
discours oiseux ? Offrez des libations aux dieux, et
allez-vous-en sans qu'on vous ait fait subir aucune peine.
»
Les deux
frères répliquèrent : « Tous les
jours nous offrons un sacrifice au vrai Dieu. » Ainsi,
reprit le préfet : « Jupiter, ce n'est pas le
nom d'un dieu ?
— C'est le nom
d'un homicide et d'un corrupteur. — Donc, tout l’univers est
dans l’erreur, et il n'y a que ton frère et toi qui
connaissiez le vrai Dieu ? — Nous ne sommes pas les seuls,
car il est devenu impossible de compter le nombre de ceux
qui ont embrassé cette doctrine sainte. »
Au terme de ce
procès, les deux frères furent livrés
à la garde de Maxime. Celui-ci tente de les sauver
une dernière fois de la mort : « Ô noble
et brillante fleur de la jeunesse romaine ! Ô
frères unis par un amour si tendre ! Comment
courez-vous à la mort ainsi qu'à un festin ?
»
Valérien
lui dit que s'il promettait de croire, il verrait
lui-même leur gloire après leur mort. «
Que je sois consumé par la foudre, dit Maxime, si je
ne confesse pas ce Dieu unique que vous adorez quand ce que
vous dites arrivera ! » Alors Maxime, toute sa famille
et tous les bourreaux crurent et reçurent le
baptême d'Urbain qui vint les trouver en secret.
Valérien et Tiburce furent décapités,
et Maxime fouetté à mort. Cécile
obtient l'autorisation de les enterrer (au lieu de les
brûler) dans un tombeau de la voie Appienne et non
dans les catacombes (cimetières souterrains).
Cécile se
sent menacée, mais sa foi est plus forte que sa peur
et elle continue d'évangéliser chez elle et
dans les jardins du mont Palatin. Le pape Urbain vient
célébrer l'eucharistie chez Cécile pour
ce groupe de chrétiens.
Un jour, elle est
arrêtée et le juge la condamne à
être décapitée en public, chez elle.
Comme elle est belle et noble, les bourreaux lui demandent
de changer d'avis. Elle répond : « Ceci n'est
point perdre sa jeunesse, mais la changer ; c'est donner de
la boue pour recevoir de l’or ; échanger une vile
habitation et en prendre une précieuse : donner un
petit coin pour recevoir une place brillamment ornée.
Si quelqu'un voulait donner de l’or pour du cuivre, n'y
courriez-vous pas en toute hâte ? Or, Dieu rend cent
pour un qu'on lui a donné. Croyez-vous ce que je
viens de vous dire ? — Nous croyons, répondirent-ils,
que le Christ qui possède une telle servante, est le
vrai Dieu. » On appela l’évêque Urbain et
beaucoup de personnes furent baptisées.
Voici les paroles
que sainte Cécile a pu adresser au préfet
Almachius lors de sa condamnation :
- Amalchius :
D'où te vient tant de présomption en me
répondant?
- Cécile :
D'une conscience pure et d'une conviction sincère.
- Ignores-tu quel
est mon pouvoir ?
- Ta puissance est
semblable à une outre remplie de vent, qu'une
aiguille la perce, tout ce qu'elle avait de rigidité
a disparu.
- Tu as
commencé par des injures et tu poursuis sur le
même ton !
- On ne dit pas
d'injure à moins qu’on n'allègue des paroles
fausses. Démontre que j'ai dit une injure, alors
j'aurai avancé une fausseté : ou bien, avoue
que tu te trompes, en me calomniant; nous connaissons la
sainteté du nom de Dieu, et nous ne pouvons pas le
renier. Mieux vaut mourir pour être heureux que de
vivre pour être misérables.
- Pourquoi
parles-tu avec tant d'orgueil?
- Ce n'est pas de
l'orgueil, mais de la fermeté.
- Malheureuse,
ignores-tu que le pouvoir de vie et de mort m’a
été confié?
- Je prouve, et
c'est un fait authentique, que tu viens de mentir : tu peux
ôter la vie aux vivants; mais tu ne saurais la donner
aux morts. Tu es un ministre de mort, mais non un ministre
de vie.
- Laisse là
ton audace, et sacrifie aux dieux.
- Je ne sais
où tu as perdu l’usage de tes yeux : car les dieux
dont tu parles, nous ne voyons en eux que des pierres.
Palpe-les plutôt, et au toucher apprends ce que tu ne
peux voir avec ta vue.
Sainte
Cécile se met à chanter en attendant le coup
de hache du bourreau, mais ce dernier, après trois
tentatives infructueuses, la laisse agoniser durant trois
jours (la loi romaine interdisait le quatrième coup).
Elle confie tous ses biens au pape Urbain et lui recommande
ceux qu'elle a converti, ainsi que sa maison pour en faire
une église : elle subsiste aujourd'hui, c'est
l'Église Sainte-Cécile-du-Trastevere, à
Rome.
Œuvres
graphiques
Comme vierge martyre et comme
patronne des musiciens, sainte Cécile a beaucoup
inspiré les peintres, les dessinateurs et les
graveurs, dès le XVe siècle et jusqu'au XIXe
siècle. Raphaël, Le
Dominiquin ou encore Carlo Dolci lui
ont consacré des tableaux. On trouve dans Mirimonde
1974 une riche anthologie de dessins, peintures et gravures,
qui peut être enrichie avec l'étude de Nico
Staiti de 2002. Certaines de ces œuvres (tel le
célèbre tableau de Raphaël) ont
même fait l'objet d'études approfondies sur les
plans historique, esthétique ou symbolique.

Œuvres
musicales
En tant que patronne des
musiciens, c'est naturellement sous ses auspices que se
placent beaucoup de confréries musicales, de puys de
musique ou d'académies, de l'Ancien Régime
à nos jours. Du XVIe au XVIIIe siècle, de
nombreux musiciens composent des motets pour l'office de sa
fête.
Henry Purcell compose en 1692
avec son ode à sainte Cécile Hail!
Bright Cecilia.
Le compositeur hongrois Franz
Liszt a composé une œuvre chorale
intitulée La légende de sainte
Cécile en 1874.
Licinio Refice a
composé en 1934 un oratorio scénique
intitulé Cecilia, disponible au
disque.
Benjamin Britten,
né le jour de la sainte Cécile (22 novembre
1913), a composé en 1942 Hymn
to St. Cecilia sur un poème de W.
H. Auden, que ce dernier lui avait
dédié.
Plus récemment, l'Estonien
Arvo Pärt a composé Cecilia,
vergine romana en 2000, commande de l'Académie nationale de
Sainte-Cécile de Rome.
Autre version:
22 novembre, fête de la
Sainte-Cécile, patronne des musiciens. Mais qui est
donc cette mystérieuse Sainte Cécile?
Construite en partie de
légendes, l’histoire de Sainte Cécile est
connue depuis la Passion de Cécile écrite en
535. Née dans une famille noble de Rome,
Cécile possédait grâce, beauté
et était fervente des arts, avec un talent tout
particulier pour la musique. Très jeune, elle
décide de vouer sa vie à Dieu et fait vœu de
virginité. Marié contre son gré
à un païen nommé Valérien, elle
réussit à convaincre son époux
qu’elle est accompagnée d’un ange qui veille sur
elle: « Si tu me touches dans le cadre du mariage,
il se mettra en colère et tu souffriras. Si tu
respectes ma décision, il t’aimera comme il m’aime.
» Ce dernier accepte, ébloui par la
piété de son épouse. Avec l’aide du
pape St Urbain, Cécile réussit à
convertir son mari au christianisme et, une fois
baptisé, il la trouve en prière avec un ange
aux ailes de feu à côté d’elle. Mais
la félicité devait être de courte
durée et les persécutions cruelles
perpétrées par l’empereur Marc-Aurèle
auront raison d’eux.
Jusqu’au moyen-âge, le
patron des musiciens était le pape Saint
Grégoire, mais quand l’académie de musique
de Rome fut créée en 1584, elle fut
placée sous la protection de Sainte Cécile.
Déjà sujet de bon nombre de
représentations (peinture, fresques,
mosaïques) et source de prières, elle devait
inspirer nombre de compositeurs dont Purcell, Handel et
Britten.
Depuis le XVe siècle,
l’emblème de Sainte Cécile est devenu
l’orgue. Elle est la patronne de la musique, des
musiciens, des compositeurs, des luthiers, des chanteurs
et des poètes.

|
Pendant
déjà plus de mille ans, Cécile
a été l'un des martyrs des
débuts de l'Eglise les plus
vénérés. Son nom, le fait
qu'elle fonda une église et qu'elle fut
enterrée dans une crypte des catacombes de St
Callixte, le contexte tout comme l'existence d'un
Valérien et d'un Tubercius est tout ce qui
est historiquement vérifiable a son sujet.
Toutefois, il est certain que cette vie de saint est
basée sur quelques faits réels.
L'histoire
de Sainte Cécile, qui n'est pas
dénuée de beauté et de
mérite, est construite en partie de
légendes. La romance de Cécile et
Valérien est connue depuis la
légendaire passion de Cécile
écrite en 535. A cette époque,
beaucoup de fondateurs d'église et martyrs
ont été canonisés. La
première mention de Cécile dans le
canon de la messe date de 496.
Ste
Cécile naquit dans la noble famille
pratiquante de Rome des Coecilia dont sont issus
beaucoup de sénateurs. Elle
possédait tous les dons de grâce,
de beauté et d'innocence qu'une jeune
fille pouvait avoir. Riche et cultivée,
elle était fervente des arts et avait un
talent tout particulier pour la musique.
Très jeune, elle voua sa vie à
Dieu et fit vœu de virginité.
Contre son gré, son
père la maria à un jeune
païen nommé Valérien. Le
jour des noces arriva et, pendant que tout
le monde chantait et dansait, Cécile
s'était retirée pour invoquer
la protection du Ciel dans cette situation
difficile, tout en chantant dans son cœur et
en récitant des psaumes. Cette
situation est à l'origine de la
vénération en temps que
patronne de la musique. Valérien,
homme remarquable, était connu pour
être de grande compréhension.
Au
soir du mariage lorsque les jeunes époux se
retrouvèrent dans leur chambre, Cécile
dit à son mari :
- Je vais te conter un secret qu'il faut jurer de ne
divulguer à personne. Je suis
accompagnée d¹un ange qui veille sur
moi. Si tu me touches dans le cadre du mariage, il
se mettra en colère et tu souffriras. Si tu
respectes ma décision, il t'aimera comme il
m'aime.
Valérien répliqua :
- Montre moi cet ange.
Elle lui dit :
- Si tu crois en Dieu, et que tu deviens
baptisé, tu le verras .
Valérien accepta Cécile comme
épouse et promit de respecter son vœu sans
revendiquer les droits issus du mariage.
Il restait très impressionné par la
piété et l'état de grâce
de sa femme. Avec l'aide du pape St Urbain,
Cécile réussit à convertir son
mari au christianisme et à le faire baptiser.
En retournant vers son épouse, il la trouva
en prière avec un ange aux ailes de feu
à côté d'elle. L'ange couronna
Cécile de roses et Valérien de lilas
et leur dit alors :
- Recevez ces couronnes, elles sont un signe du
Ciel. Jamais elles ne sécheront ni ne
perdront leurs parfums. Quant à toi
Valérien, demande moi ce que tu veux. Il
souhaita que son frère Tiburcius, qui lui
était très cher, l'accompagne dans sa
foi. Son vœu fut accepté. Lorsque Tiburcius
entra dans la maison, le parfum des fleurs
invisibles à ses yeux le saisirent et il se
laissa convaincre par Cécile et
Valérien de renoncer à ses faux dieux.
Il se convertit et fut baptisé par St Urbain.
Les
deux jeunes époux vécurent dans la
chasteté et se dévouèrent
aux bonnes oeuvres. Cécile chantait les
louanges de Dieu avec assiduité et y
joignait souvent un instrument de musique.
Mais les persécutions cruelles des
chrétiens, perpétrées par
l'empereur Marc-Aurèle auront raison
d'eux. A cause de leur ardeur à ensevelir
les corps des martyrs chrétiens dans les
catacombes à l'extérieur de la
ville, ils furent arrêtés. Le
préfet Almachius les incita à
renoncer à leur foi ce qu'ils
refusèrent. Alors afin qu'ils ne puissent
pas prendre de dispositions pour faire don de
leur bien, ils furent condamnés à
être décapités après
flagellation. Maximus, l'officier chargé
de rendre la sentence, après avoir vu une
apparition de martyrs, se convertit soudainement
à la religion chrétienne et subit
le même sort. Les trois hommes furent
exécutés aux alentours de Rome.
Bravant
le danger, Cécile les ensevelit dans les
catacombes de St Praetextatus sur la Via Appia et
décida d'utiliser à l'avenir sa maison
pour prêcher la foi. Avec une éloquence
sans pareille, Cécile convertit de plus en
plus de gens. Un jour, lorsque le pape Urbain lui
rendit visite à domicile, il baptisa plus de
400 personnes.
Peu de temps après Valérien , elle fut
arrêtée et amenée devant le
préfet pour avoir enterré les corps de
son mari et de Tiburcius. Elle n'eut pas d'autres
choix que la vénération des dieux
païens ou la mort. Après une glorieuse
profession de foi, elle fut condamnée
à mort.
Mais exécuter une fille d'une telle noblesse
au service des pauvres n'était pas chose
aisée même au temps des empereurs
cruels. Rejetant une exécution publique elle
fut condamnée à être
enfermée dans la salle de bain (sudatorium)
de sa propre maison à Trastevere et à
suffoquer par la vapeur. Le foyer fur chargé
à sept reprises de sa charge normale. La
chaleur et la vapeur n'eurent pas raison d'elle.
Lorsqu'elle tomba inconsciente, au bout d¹un
jour et une nuit le préfet en colère
ordonna de la décapiter.
A
la vue de la sainte, le soldat envoyé perdit
courage et tremblant frappa à trois reprises,
mais en vain. La loi romaine interdisant le
quatrième coup, elle fut abandonnée
gisant dans son sang. Aussitôt les
chrétiens se ruèrent dans la maison et
essuyèrent les blessures avec les habits de
lin, sans la bouger du sol. Cécile
survécut trois jours pendant lesquels elle
n'avait de cesse à prêcher sa foi et
d'encourager les pauvres. Lorsque St Urbain arriva,
elle fit don de sa maison pour y construire une
église et légua ses biens aux pauvres.
Alors tournant sa face contre terre, Cécile
mourut le 22 novembre de l'an 230.
Elle
fut inhumée dans la position exacte
où elle expira, avec les doigts
étendus, dans les catacombes de St
callixte à côté de la crypte
des papes avec, à ses pied, les
vêtements ayant essuyé ses plaies.
Les catacombes de Saint Callixte se trouvent
parmi les plus grandes de Rome. Cet ensemble
cimetiéral construit au milieu du second
siècle occupant 15 hectares de terrain se
compose de 20 km de galeries à plusieurs
niveaux à 20 mètres sous terre
En 817, le pape Pascal 1er entrepris de
déplacer des milliers de
dépouilles hors des catacombes tombant en
ruine, vers des lieux plus sûrs et
à l'abri des envahisseurs. Mais les
reliques de Cécile restaient
introuvables. Un matin de l'an 822, tandis qu'il
célébrait à Rome,
Cécile apparut au Pape Pascal 1er lui
révélant l'emplacement de la
sépulture. Celui-ci fut découvert
le même jour dans les catacombes de Saint
Callixte. Dans le cercueil de cyprès se
trouvait Cécile habillée d'une
robe de tissu or et des vêtements de lin
imbibés de sang à ses pieds. On
mit à jour également la tombe de
Valérien, Tiburcius et Maximus. Le pape
fit transférer Cécile sous l'autel
principal de l'église de Trastevere qui
sera appelée plus tard : Titulus Sanctae
Caeciliae : « Eglise fondée par une
femme appelée Cécile ».
Replacée dans la position
découverte, le pontife déposa le
cercueil dans un sarcophage de marbre.
Valérien et ses amis furent placés
à un autre endroit de la chapelle
Sous le règne du pape Clément VIII
en 1599, lors des travaux de rénovation
de l'église Ste Cécile et de la
construction de son grand autel, le cardinal
Paul Emilius Sfondrati ouvrit la tombe et trouva
le sarcophage de marbre blanc contenant le corps
Cécile intact.
Après plus de 800 ans, elle était
miraculeusement et admirablement bien
conservée. Couchée sur le
côté droit face contre terre, comme
dans un profond sommeil, sa nuque portant encore
les traces des coups. Le vert et or de sa robe
luxueuse n'avaient pas été
altérés par le temps. Il n'existe
aucun autre fait semblable dans l'histoire de
l'Eglise : la préservation d'un corps
dans la position du décès et
immortalisé par le marbre. A l'ouverture
de sa tombe, des artistes furent
autorisés à peindre des tableaux
et des images. Des
milliers de gens eurent le privilège de
la voir dans son cercueil et durant 4 à 5
semaines, elle fut exposée à la
vénération. Puis le corps se
décomposa rapidement au contact de l'air.
Sous cet autel se trouve une
magnifique statue de marbre sculptée
en 1601 par Stefano Maderno et
représentant fidèlement la
martyr baignant dans son sang comme elle
tomba après les coups et telle que on
la trouva lors de l'ouverture de sa tombe en
1599. Dans cette oeuvre, Maderno,
tombé amoureux d'elle, a pu exprimer
toute la grâce de Cécile
travaillant le marbre dans une «
représentation lumineuse et chaude
». Une réplique de cette statue
occupe la place originale de la Sainte dans
les catacombes de Callixte où la
crypte de Sainte Cécile est
entièrement décorée de
fresques et de mosaïques (début
du IX siècle) . Sur le mur,
près de la réplique de la
statue, se trouve une image antique de
Sainte Cécile dans une attitude de
prière.
Jusqu'au
moyen-âge, le patron des musiciens
était le pape Saint
Grégory, mais quand
l'académie de musique de Rome fut
créée en 1584, elle fut
placée sous la protection de
Sainte Cécile. Ainsi
s'établit sa
vénération devenue
universelle, comme patronne des
musiciens. L'association de Ste
Cécile avec la musique date de la
fin du V siècle et est due aux
pèlerins venus voir ses reliques.
Elle devient alors le sujet de bon
nombre de représentations
(peinture, fresques,
mosaïques) et est à la
source de prières, de chants qui
ont contribué à sa
popularité. Dryden a écrit
« Une chanson pour la fête
de Sainte Cécile » et le
poète Alexander Pope composa
« Ode à la musique pour la
fête de Ste Cécile ».
Depuis le XVème
siècle, l'emblème de
Sainte Cécile est devenu
l'orgue. Sur des
représentations imagées,
elle y est figurée avec un
orgue, une harpe ou un autre
instrument de musique. Auparavant elle
était couronnée de
roses, portant une palme ou
occupée à convertir son
mari Saint Valérien, etc... Les
plus anciennes images de Cécile
sans instruments de musique ont
été trouvées au
VIème siècle sur des
fresques romaines dans les catacombes
de St Callixte. Après qu'elle
fut peinte par Raphaël en
organiste, son image est devenue un
sujet favori pour les vitraux.
Actuellement
Cécile et Valérien
sont à nouveau
réunis pour
l'éternité. Leurs
reliques ainsi que celle de St
Urbain se trouvent dans une
voûte somptueuse sous le
grand autel de l'église
Sainte Cécile de Trastevere
qui lui a été
dédiée par
Sfondrati. La
cérémonie de
fermeture de la tombe avec les
reliques dans un cercueil d'argent
eut lieu en présence du
pape lui-même et de 42
cardinaux.
Sainte Cécile patronne
de la musique, des musiciens, des
compositeurs des luthiers des
chanteurs et des poètes, est
fêtée le 22 novembre.
Autre version
L'histoire
de cette vierge martyre est assez incertaine.
Elle
déclara à son mari Valérien,
la nuit de
ses noces,qu'un ange veille sur sa virginité, et que seul le baptême
permet de voir cet ange.
Valérien et Tiburce, le frère de
Cécile, se firent baptiser
par le pape
Urbain, et jouïr de cette faveur.
Arrêtés,
Valérien et Tiburce furent suppliciés
pendant que Cécile resta sequestrée
dans sa maison.
Refusant de
sacrifier aux dieux, elle fut
condamnée à être
décapitée.
Son bourreau
ne put que la blesser et son agonie
dura 3 jours.
On dit qu'elle est la patronne
des
musiciens parce que, le jour de ses noces,
tandis que
des musiciens jouaient, elle chantait
dans son
cœur les louanges de Dieu.
Il est dificile de démêler
l'histoire et la légende à
propos de cette sainte qui fut très
vénérée à Rome
dès 545.
Ce qui
semble certain, c'est qu'elle était de la
noble
famille romaine des Caecilli et qu'elle mit
sa maison
à la disposition de l'Eglise.
Cette chrétienne avait
décidé de consacrer
sa vie au
Christ dans la virginité.
On dit que
ses parents l'obligèrent à épouser
un paien
nommé Valérien.
En reliant sainte Cécile à
la musique, la tradition évoque
la
beauté d'une vie donnée.
On dit
même que Dieu aurait créer
l'univers en chantant.
Qui sait?
Sa musique
continue dans la vie de ses témoins.
"DICTON"
Pour
Sainte-Cécile,
Chaque
fève en fait mille
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