Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre


SAINTS ET LEURS DICTONS

‘‘POUR LE MOIS DE JUIN‘‘

1er: St-Justin: Eau de juin, Ruine le moulin.
2: St-Marcellin: Saint Marcellin, Bon pour l‘eau, Bon pour le vin.
4: Ste-Burienne: En juin, brume obscure, trois jours seulement dure.
6: St-Norbert: Les bains que prend St-Norbert,
          innondent toute la terre.
8: St- Médard: S‘il pleut à la St-Médard, Il pleut 40 jours plus tard.
                 à moins que St-Barnabé, ne vienne l‘arreter.
11: St-Barnabé: à la St-Barnabé, fauche ton pré.
13: St-Antoine de Padoue: St-Antoine ouvre le derrière des poules.
15:Ste-Germaine: Si juin fait la quantité, septembre fait la qualité.
17: St-Hervé: Qui en juin se porte bien, au temps chaud, ne craindra rien.
19: St-Gervais: Quand il pleut à la St-Gervais, il pleut 40 jours après.
20: St-Sylvère: pluie d‘orage à la St-Sylvère
               c‘est beaucoup de vin dans le verre.
21:St-Louis de Gonzague: Été bien doux, hiver en courroux.
24: St-Jean Baptiste: La nuit de la St-Jean, est la plus courte de l‘an,
prends tes habits légers le 24 juin,
     et prends ceux d‘hiver le lendemain.
29: St-Pierre: St-Pierre et Paul pluvieux, est pour trente jours dangeureux.

‘‘QUI PRIER‘‘        ‘‘POURQUOI‘‘

10: St-Isidore le laboureur: Patron des fermiers
et de la ville de Madrid.
19: St-Yves de Kermartin: Patron des hommes de loi, des juristes
20: St-Bernardin de Sienne: Patron des relationnistes et des publicitaires.
22: Ste-Rita de Cascia: Patronne des causes perdues.
26: St-Philippe de Néri: Patron de la ville de Rome.
30: Ste-Jeanne D‘Arc: Patronne de la France.



SAINTS  PATRONS  DU  MOIS  DE  JUIN

Ste-Germaine

St-Hervé

St-Innocent

St-Jean-Baptiste

St-Justin
Le Philosophe

St-Louis de Gonzague

St-Antoine de Padoue

St-Pierre Apôtre
Notre-Dame du
Perpétuel  Secours


1er juin: St-Justin le Philosophe: 
patron des conférenciers,des orateurs  et des philosophes.
1er juin: St-pierre Apotre: est le patron des bouchers, des boulangers, des cordonniers, des horlogers et des serruriers. Il est invoqué pour faire cesser la fièvre et pour soulager des problèmes reliés aux pieds.
1er: St-Theobald Roggeri est le patron des cordonniers et des fabricants de chaussures.
3: Ste-Clotilde: est la patronne des parents de familles nombreuses et des personnes exilées. Les parents qui craignent pour la vie de leurs enfants peuvent lui adresser des prières.
6: St-Claude de Besançon est le patron des buralistes. Il est invoqué pour protéger les vaches et pour soulager les personnes victimes de troubles nerveux.
7: St-Godescalc est le patron des linguistes et des traducteurs.
9: St-Colomb: est le patron des relieurs. Il est invoqué pour prévenir les inondations.
12: St-Guy (Vit): est le protecteur des chiens et le patron des acteurs, des comédiens et des danseurs. On lui adresse des prières pour apaiser la nervosité, pour guérir l'épilepsie
 et les morsures provoquées par un chien enragé, pour être préservé des attaques d'animaux et pour soulager les coliques.

13: St-Antoine de Padoue: Patron du Portugal, des marins, des naufragés et des prisonniers, est le protecteur des animaux en général et des animaux domestiques en particulier, et le patron des courriers, des producteurs
de fraises, des personnes dotées de peu d'intelligence, des personnes âgées, des personnes pauvres, des peuples opprimés et des voyageurs. On lui adresse des prières pour retrouver des objets perdus, pour lutter contre la famine et contre l'ennui, pour soulager une gorge enrouée, et pour protéger les enfants qui ont été laissés seuls. 
15: Ste Germaine:
patronne des faibles, des malades, des déshérités. Elle est aussi la patronne des bergers.
15: St-Bernard de Menthonest le patron des alpinistes, des skieurs et des personnes qui vivent ou voyagent dans les Alpes. Il est invoqué pour protéger les personnes qui se trouvent en montagne
 et pour assurer la sécurité des personnes qui doivent cheminer dans la neige. On lui adresse aussi des prières pour soulager un oeil irrité par la présence d'un cil.
17: St-Hervé: est le patron des artistes de music-hall. Il est invoqué pour guérir les maladies des yeux, pour lutter contre la peur et pour éviter d'être attaqué par un loup.

19: St-Innocent: Patron des enfants trouvés.

21: St-Louis de Gonzague: est le protecteur des jeunes, des adolescents et des personnes atteintes du SIDA, et le patron du personnel médical spécialisé dans la lutte contre le SIDA.
Il est invoqué par les personnes qui ont de la difficulté à faire un choix de carrière professionnelle.

24: St-Jean le Baptiste: Patron du Québec, Patron des canadiens français, patron des aubergistes, des enfants qui souffrent de convulsions, des imprimeurs, des personnes épileptiques et des tailleurs. On lui adresse des prières pour favoriser la repousse des cheveux, pour éviter d'avoir le vertige, pour guérir les maladies de la tête, pour combattre la timidité et pour être protégé contre la grêle. Les femmes enceintes peuvent aussi lui demander de l'aide pour bien se préparer à l'accouchement.

27: Notre-Dame du Perpétuel Secours; patronne des causes difficiles
29: St-Paul Apôtre: est le patron des évêques missionnaires, des journalistes et des peersonnes qui travaillent dans le domaine des relations publiques.

Saint Justin

Philosophe et martyr (✝ 165)

Il naquit à Naplouse, ville de Palestine bâtie sur l'ancien site de Sichem. Ses parents étaient des païens très aisés qui lui firent faire des études très poussées. Il est alors à la recherche de la sagesse. Il en parle dans ses 'dialogues avec Tryphon' où il nous raconte sa longue quête. Il se confie à un maître stoïcien, mais celui-ci ne lui parle pas de Dieu. Il le quitte pour un disciple d'Aristote qui ne s'intéresse qu'à ses honoraires. Les platoniciens lui offrent une doctrine solide et exaltante. Saint Justin pensait avoir trouvé ce qu'il cherchait. Mais sa rencontre avec un chrétien le fait aller plus loin: la vérité tant recherchée, seul le Christ peut la lui donner. A trente ans, devenu chrétien, il ne renie pas sa quête philosophique. Elle est, à ses yeux, une préparation de la révélation chrétienne, chaque doctrine contenant une parcelle de la vérité totale qui se trouve dans le Christ. Il commence alors une carrière d'enseignant, fonde des écoles de philosophie à Ephèse puis à Rome. C'est alors que l'empereur Marc-Aurèle commence sa grande persécution. Saint Justin refuse de sacrifier aux dieux et il est décapité.
Illustration: Saint Justin dans André Thevet, Les Vrais Portraits et Vies des Hommes Illustres, 1584
Le 21 mars 2007, Benoît XVI a présenté la vie de saint Justin, philosophe et martyr, le plus important des Pères apologistes du IIe siècle, dans sa catéchèse...
A lire:
-
Apologie pour les chrétiens par Justin éditions du Cerf
-
Justin martyr Apologie pour les chrétiens par Charles Munier éditions du Cerf
Mémoire de saint Justin, martyr. Philosophe, quand il eut découvert la vraie sagesse dans la vérité du Christ, il la suivit entièrement, la montra dans son comportement, l’enseigna, la défendit par ses écrits et mit le sceau à son témoignage par sa mort à Rome, sous l’empereur Marc Aurèle, entre 163 et 167. Après avoir présenté à l’empereur son Apologie pour la religion chrétienne, il fut traduit devant le préfet Rusticus, se déclara chrétien et fut condamné à mort.
Avec lui sont commémorés ses disciples: les saints martyrs Chariton, et Charite, Évelpiste et Hiéron, Pacon et Libérien, qui reçurent en même temps que lui la couronne de gloire.

Martyrologe romain

Dernières paroles du mystérieux vieillard rencontré par le philosophe Justin au bord de la mer: "Prie avant tout pour que les portes de la lumière te soient ouvertes, parce que personne ne peut voir et comprendre, si Dieu et son Christ ne lui accordent pas de comprendre"

1er juin: St-pierre Apotre

Simon, barjona ou fils de Jonas, aussi appelé Kephas (« le roc », « la pierre » en araméen), ou Simon-Pierre, est un disciple de Jésus de Nazareth. Il est né au début de l'ère chrétienne en Galilée, ou dans la ville toute proche de Bethsaide en Batanée et mort selon la tradition vers 64-70 à Rome. Il est un des douze Apôtres, parmi lesquels il semble avoir tenu une position privilégiée. Il est considéré comme saint par les Églises catholiques et orthodoxes, sous le nom de saint Pierre.

Dans la tradition du catholicisme et de l'orthodoxie, il est le premier évêque de Rome et fonde ainsi dans la tradition du catholicisme la primauté pontificale dont l'actuel pape est le successeur. Son personnage a suscité un grand nombre d'œuvres artistiques, en particulier dans l'Occident latin.
S'appelant initialement Symon ou Simon, Jésus lui donne le nom de Simon Cephas (grec Σιμων Κηφᾶς Simōn Kēphas ; araméen Šimʻōn Kêfâ ; syriaque Sëmʻān Kêfâ), d'après son surnom araméen hellénisé Céphas, qui signifie « le roc ». Selon l'évangile attribué à Matthieu, Jésus, à partir de ce surnom, fait un jeu de mot d'où viendrait son nom dans l'espace gréco-latin Pierre (Petros en grec, ou Petrus en latin): « Pierre (Kepha), tu es pierre (Kepha) et sur cette pierre je bâtirai mon Église (ecclésia, assemblée (de fidèles)) ». Ce surnom semble souligner un trait de caractère marquant de ce disciple qui tient une place prééminente dans le groupe des douze apôtres de Jésus, aux côtés de deux autres « colonnes », Jacques le Juste et Jean de Zébédée. Dans les Évangiles, outre Simon Cephas, il est aussi appelé Simon Kepha (de l'hébreu Kepha כיפא) ou Simon Bariona c'est-à-dire Simon, fils de Jonas ou selon une autre interprétation Simon baryonim, c'est-à-dire une sorte de sicaire, de zélote.

La tradition de l'Église catholique attribue à Pierre la direction de l'Église d'Antioche. Premier évêque de cette ville, une fête de « la chaire de saint Pierre à Antioche » est célébrée le 22 février depuis le IVe siècle. Il serait resté sept ans à Antioche.

Fuyant la persécution, Pierre semble avoir gagné Antioche dès le printemps 43 (au plus tard). En 48 ou 49, il fait une incursion à Jérusalem, sous son identité secrète (Ac 15,14).

Selon André Méhat, il se serait ensuite réfugié à Rome, où il espérait n'être pas poursuivi. Mais vers 45, l'empereur Claude (41-54) expulse les juifs de Rome (Ac 18,2). Comme Priscille et Aquila, Pierre se rend alors en Achaïe, et il a l'occasion de visiter Corinthe (1 Co 1,12). À Jérusalem, lors des réunions qui seront par la suite appelée Concile de Jérusalem, il propose la solution qui est adoptée par Jacques le Juste en conclusion de l'assemblée, sur les obligations que doivent suivre les chrétiens venant du polythéisme. Il faut que ces derniers observent un minimum de préceptes de la Torah en s'abstenant des souillures de l’idolâtrie, de l'immoralité, de la viande étouffée et du sang. À la mort de Claude, il revient à Rome, au début du règne de Néron (54-68). Il est à Rome lorsque Paul rédige l'Épître aux Romains, mais toujours dans un statut de clandestinité, ce qui explique à la fois que Paul adresse son épître aux chrétiens de Rome, mais qu'il ne fasse pas mention du principal destinataire, le premier des Apôtres.

Cette chronologie est hypothétique, mais elle correspond cependant à la tradition du Liber Pontificalis (rédigé en 530, ce catalogue chronologique de tous les papes repose sur des données légendaires sans que cela ne diminue l’intérêt de ce document comme source historique), selon lequel Pierre est demeuré à Antioche pendant sept ans, et s'est fixé à Rome sous le règne de Néron.

Dans la littérature clémentine, Pierre est décrit comme un prédicateur itinérant dans les villes de la province romaine de Syrie. Il remporte de nombreux succès contre la prédication de Simon le Mage et initie au cours de ses déplacements Clément qui l'accompagne. Il le nomme par la suite évêque de Rome où il se rend et gagne un affrontement contre Simon le Mage. La légende raconte que ce dernier a tenté de voler pour impressionner l'empereur Néron et que par la prière, Pierre est parvenu à le faire tomber.

Dans les Évangiles, aucun exégète ne conteste l'importance de Pierre par rapport aux autres disciples de Jésus ; il en est de même au début des Actes des Apôtres, bien que ceux-ci, ensuite, s'attachent plutôt à suivre Paul qui fait ainsi figure de tête spirituelle de la naissante église pagano-chrétienne.

Le séjour de Pierre et son martyre à Rome sont « quasi certains » comme disait l'exégète protestant Oscar Cullmann. Ainsi, l'importance de Pierre est reconnue par tous les chrétiens. Les difficultés entre les confessions chrétiennes, et en particulier entre catholiques et orthodoxes, sont dues à la définition exacte de la primauté de Pierre (distinction entre importance et prééminence) : pour les catholiques, il s'agit d'une primauté de juridiction, alors que pour les orthodoxes — rejoints ensuite par les anglicans –, il ne s'agit que d'une primauté d'honneur. Les protestants aussi, ne reconnaissent que cette "importance" de Pierre, sans vouloir lui reconnaître une autorité prééminente. La problématique principale est que la notion de prééminence semble s'être développée dans l'Église aux IIIe et IVe siècles ; elle n'apparaît pas nettement dans les écritures, ni dans les documents des deux premiers siècles. Pierre est clairement le principal porte-parole de la première communauté chrétienne. Il a eu l'honneur de démarrer et guider les premiers pas de la communauté, mais par la suite il n'y a pas d'évidence d'un rôle de chef administratif ou spirituel. Jacques le mineur devient le premier évêque de l'église primitive et Paul le théologien l'artisan de la théologie ecclésiastique. Selon les traditions syriaques du premier et deuxième siècle, Pierre aurait été attaché géographiquement à l'église d'Antioche à 30 km au nord de Jérusalem où Barnabas était l'évêque fondateur (Actes, 11, 19-26).

Saint Antoine de Padoue

Frère mineur, docteur de l'Église (✝ 1231)

Fernando Martins de Bulhões connu comme saint Antoine de Padoue ou saint Antoine de Lisbonne, né en 1195 à Lisbonne et mort le 13 juin 1231 près de Padoue (Italie) est un prêtre franciscain, maître de doctrine spirituelle, prédicateur de renom et thaumaturge, qui fut canonisé en 1232, moins d’un an après sa mort, et déclaré Docteur de l'Église en 1946. Liturgiquement, il est commémoré le 13 juin.

Né à Lisbonne, ce contemporain de saint François d'Assise s'appelait en réalité Fernando. De famille noble aux traditions militaires, il entra tout jeune chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin à Coïmbra où il fut ordonné prêtre. En 1220, quand les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc au Portugal, il entra chez les Frères Mineurs et prit le prénom d'Antoine. Il désirait lui aussi aller au Maroc afin d'y mourir martyr. Tombé malade pendant le voyage, il dut rentrer en Europe.
En 1221, il est à Assise au chapitre de l'Ordre et ses frères découvrent alors ses talents de prédicateur et de théologien. Ayant remplacé "au pied levé" un prédicateur empêché, il étonne ses frères qui, désormais, l'envoient prêcher plutôt que de balayer. Avec la permission de saint François, il enseigne à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges. A Brive-la-Gaillarde, on conserve même le souvenir des grottes où il se retira quelque temps dans la prière solitaire. C'est aussi dans cette ville qu'il retrouva miraculeusement un manuscrit dérobé, y gagnant du même coup sa spécialité posthume pour lui faire retrouver les objets perdus. En 1229, il est élu provincial de l'Italie du Nord.
La fin de sa vie est dominée par la prédication où il excelle. Il se trouve à Padoue pour prêcher le Carême en 1231. C'est là qu'il meurt d'épuisement à 36 ans, dans cette ville qui le vénère et qui lui donne son deuxième nom, saint Antoine de Padoue. Il est "Docteur de l'Église", mais la piété populaire préfère en lui l'intercesseur efficace.
Il a été nommé saint patron du Portugal en 1934 par le pape Pie XI.
Site officiel de saint Antoine de Padoue.
Les Franciscains s’installent aussi à Limoges... très modestement. Saint Antoine de Padoue vient et réside quelque temps à Limoges. Il prêche en Limousin et va fonder le couvent des frères mineurs à Brive. (Les ordres mendiants et militaires - diocèse de Limoges)
Antoine dit de Padoue (1195-1231) Natif du Portugal, il fut un très grand prédicateur franciscain, canonisé dès 1232 mais déclaré docteur de l'Église seulement en 1946. Son culte, qui se développe largement à partir du XVIe siècle, se répand plus tardivement dans le Poitou, à la fin du XIXe, sous l'impulsion notamment des prédicateurs capucins: la célébration solennelle à Saint-Porchaire de Poitiers, en 1893, en est une date clé. Il est généralement représenté tenant un livre sur lequel repose l'Enfant Jésus. Vêtu de la bure, les reins ceints d'une corde - de là le nom des Cordeliers autrefois donné aux franciscains - il est couvert du manteau brun à capuchon. (diocèse de Poitiers- quelques saints)
La catéchèse de l'audience générale du 10 février 2010 a été consacrée à "l'un des saints les plus populaires de l'Église catholique", canonisé en 1232 par Grégoire IX.
Saint Antoine "a fortement contribué au développement de la spiritualité franciscaine grâce à sa grande intelligence, à son sens de l'équilibre, à son zèle apostolique et à sa ferveur mystique... Il fut l'un des premiers grands théologiens des Frères Mineurs pour ne pas dire le premier". Saint Antoine a composé un cycle de sermons pour le dimanche, un autre consacré aux saints, proposant ainsi un parcours spirituel tellement riche que Pie XII le proclama en 1946 Docteur de l'Église, en lui attribuant le titre de Docteur évangélique car ses semons reprenaient toute la fraîcheur et la beauté de l'Évangile". Dit de Padoue ou de Lisbonne, Antoine définit la prière "comme une relation d'amitié où l'homme dialogue avec le Seigneur", l'articulant en quatre dispositions indispensables: ouvrir avec confiance son cœur à Dieu, lui parler avec affection, lui confier nos attentes, le louer et le remercier. Cet enseignement résume la théologie franciscaine, "la centralité de l'amour divin qui s'ouvre à la sphère affective et à la volonté cordiale, qui est aussi source d'un connaissance spirituelle qui dépasse toutes les connaissances".
Le Docteur évangélique, a ajouté Benoît XVI, connaissait bien les défauts de la nature humaine, et "la tendance à tomber dans le péché. Il exhortait sans cesse à combattre l'inclination à l'avidité, à l'orgueil et à l'impureté... Au début du XIII siècle, dans un contexte de renaissance des villes et du commerce, le nombre des personnes insensibles aux pauvres s'accroissait. Ainsi invitait-il les fidèles à rechercher l'amitié des pauvres et la véritable richesse, celle du cœur". Cet enseignement "est tout aussi valable aujourd'hui, face à la crise économique, aux inégalités qui appauvrissent tant de personnes et accroissent la pauvreté. Puis le Pape a souligné un autre des aspects saillants de la théologie franciscaine, le christocentrisme, qui "invite à réfléchir aux mystères de l'humanité du Seigneur, principalement la Nativité et la Crucifixion. "La vue du Crucifié inspirait à Antoine une immense gratitude envers Dieu, mais aussi de l'estime pour la dignité de la personne humaine, grâce à laquelle croyant comme incroyant peut trouver un sens enrichissant à sa vie". Le Saint-Père a rappelé "l'importance du crucifix pour notre culture et pour l'humanisme découlant de la foi chrétienne... C'est parce que Dieu nous considère importants que nous devons être dignes des souffrances du Christ
".
Le Pape a conclu en sollicitant l'intercession de saint Antoine en faveur de l'Église, et en particulier des prédicateurs. "Suivant son exemple, puissent-ils unir ensemble une saine doctrine, une piété sincère et rigueur de discours. En cette Année sacerdotale, prions afin que prêtres et diacres accomplissent leur ministère avec conscience, annonçant en l'actualisation la Parole de Dieu auprès des fidèles, surtout dans les homélies liturgiques". (source: VIS 100210 540)

Mémoire de saint Antoine, prêtre et docteur de l’Église. Né à Lisbonne, il était chanoine régulier lorsqu’il entra dans l’Ordre des Mineurs, récemment fondé. Il pensait aller chez les peuples d’Afrique pour propager la foi, mais c’est en Italie et dans le midi de la France qu’il exerça avec beaucoup de fruits le ministère de la prédication, en attirant un grand nombre à la vraie doctrine. Il écrivit des sermons pénétrés de doctrine et de douceur et, sur l’ordre de saint François, enseigna à ses frères la théologie à Padoue, où il mourut en 1231.

Antoine est canonisé dès le 30 mai 1232 par le pape Grégoire IX, en raison d'une quarantaine de guérisons. Les foules viennent nombreuses. Aujourd'hui encore, elles se pressent dans la basilique de Padoue, en Italie.

Le culte du saint se répand surtout aux XVe et XVIe siècles. Il devient le saint national du Portugal, dont les explorateurs le feront connaître au monde entier ; au début du XVIIIe siècle, au Congo, le mouvement antonianiste lancé par Kimpa Vita fait de lui un « second dieu ». Il est ainsi le patron des marins, des naufragés et des prisonniers (voir sa fiche pour le reste). Également vénéré en Italie, son culte (dulie) sera ensuite propagé en France par l'immigration italienne après la Première Guerre mondiale.

À partir du XVIIe siècle, il est également invoqué pour retrouver les objets perdus, puis pour recouvrer la santé et, enfin, pour exaucer un vœu. L'idée d'invoquer saint Antoine pour retrouver les objets perdus vient du fait qu'un voleur (qui deviendra un pieux novice) lui aurait dérobé ses commentaires sur les Psaumes et se serait ensuite senti obligé de les lui rendre.

Les récits le concernant contiennent de nombreux épisodes surnaturels, comme sa faculté de bilocation, celle de se faire entendre et comprendre des poissons, ou l'épisode selon lequel il aurait une nuit tenu l'Enfant Jésus dans ses bras.

Ste Germaine:

Germaine Cousin dite Sainte Germaine de Pibrac, (°1579 - † 1601), vierge et sainte catholique, fêtée le 15 juin.

Fille d'un modeste laboureur, Laurent Cousin et de son épouse Marie Laroche, Germaine naît à Frouzins petit village près de Toulouse, en 1579.

Atteinte de scrofules (adénopathie tuberculeuse), elle a aussi une main atrophiée. Sa mère meurt alors qu'elle était encore très jeune. Son père se remarie et dès lors, elle subira les humiliations de sa belle-mère, acariâtre, et sera reléguée dans un appentis, loin de la vie familiale.

Elle persuada son père de l'envoyer garder les troupeaux, où là, dans la nature, elle pouvait réciter son chapelet et trouver le réconfort dans la prière. Tous les jours elle allait à la messe.

Elle donnait le peu de pain qu'elle avait aux pauvres. Un jour de 1601, son père la trouva morte dans le réduit où on l'obligeait à dormir. Elle avait 22 ans. Elle fut enterrée dans l'église de Pibrac, et peu à peu tout le monde oublia l'existence de cette sépulture.

Les miracles de son vivant

Elle plantait sa quenouille en terre et la quenouille gardait les moutons ; jamais une brebis ne s'égara, et jamais non plus les loups, pourtant nombreux dans la région à cette époque, n'attaquèrent le troupeau.Pour aller à l’église, elle devait passer un gros ruisseau. Un jour que le ruisseau était en crue, des paysans qui la voyaient venir se demandaient, d’un ton railleur comment elle ferait pour passer. Les eaux s’ouvrirent devant elle et elle traversa sans même mouiller sa robe.Un jour, sa marâtre l'accusa de voler du pain. Elle la poursuivit afin de la frapper et de la confondre, malgré l'insistance de voisins qui voulaient la retenir. Quand celle-ci rattrapa Germaine et lui fit ouvrir son tablier, à la place du pain qu'elle pensait y trouver s'étalait une brassée de roses. Son père fut alors ébranlé, il interdit à sa femme de frapper Germaine et lui demanda de réintégrer la maison ailleurs que dans le grabat qu'elle occupait. Elle refusa.La nuit de sa mort, on raconte que deux religieux en route pour Pibrac à la nuit tombée, virent passer en direction de la maison de Laurent Cousin deux jeunes filles vêtues de blanc. Le lendemain matin, alors qu'ils reprenaient leur route, ils virent ressortir trois jeunes filles, dont l'une, encadrée par les deux autres, était couronnée de fleurs.

Les miracles après sa mort

En 1644, alors que le sacristain se préparait à organiser des funérailles en creusant une fosse, il tomba sur un corps enseveli dont la fraîcheur le stupéfia. Même les fleurs que la morte tenait étaient à peine fanées. A la difformité de sa main, aux cicatrices des ganglions de son cou, on reconnut Germaine Cousin. Toutefois, son corps fut déposé dans un cercueil de plomb, offert par une paroissienne guérie par l'intercession de la sainte, et déposé dans la sacristie où il demeura, à nouveau oublié, encore seize ans.

Le 22 septembre 1661, le vicaire général de l’archevêque de Toulouse, Jean Dufour, vint à Pibrac. Il s'étonna de voir ce cercueil resté dans la sacristie, le fit ouvrir, et découvrit que la sainte présentait toujours le même état de fraîcheur. Il fit creuser tout autour de là où le corps avait été trouvé, et tous les morts enterrés au même endroit n'étaient plus que des squelettes. Ébranlé par ce miracle, le vicaire général demanda la canonisation de Germaine en 1700.
Sa dépouille subit encore de nombreuses pérégrinations accompagnés de plusieurs miracles.

À Pibrac, une
basilique a été élevée en son honneur. La maison natale de Germaine Cousin existe toujours. Elle est située à environ 2 kilomètres du village de Pibrac. Récemment restaurée, on peut la visiter.

Canonisation

Germaine fut béatifiée par Pie IX le , puis canonisée en 1867.

Patronage

Sainte Germaine est la patronne des faibles, des malades, des déshérités. Elle est aussi la patronne des bergers.


Saint Innocent, Métropolite de Moscou (✝ 1879)

Il naquit dans un petit village près d'Irkoutsk en Sibérie. Il se montra très brillant dans ses études et très habile pour les travaux manuels de menuiserie aussi bien que d'horlogerie. Il continua ainsi jusqu'à ses derniers jours à travailler de ses mains. Elevé au sacerdoce peu après son mariage, il lui fut demandé de devenir missionnaire en Alaska. Après un voyage de 14 mois, il entreprit de convertir les Aléouts dont il apprit la langue et pour lesquels il traduisit les textes liturgiques et les Evangiles, composant ainsi la première grammaire de leur langue. Il eut fort à faire devant l'opposition des chamanes. Il construisait lui-même ses églises. Il fonda des écoles, fournissant aux élèves des manuels en russe et en langue tinglit, rédigés par lui. Venu à Moscou pour le Saint Synode, il apprit à ce moment la nouvelle de la mort de son épouse. Il confia ses six enfants à l'Eglise et fut consacré évêque pour le Kamtchatka et l'Alaska. Il parcourut son nouveau diocèse partageant la vie des indigènes dans des tentes en écorces de bouleau. Il apprit le yakoute et continua ses voyages au cœur du désert sibérien malgré le blizzard et la neige. Il obtint d'abord deux évêques pour le seconder, puis, il fut appelé à devenir métropolite de Moscou et primat de l'Eglise russe. Il organisa la Société Russe des Missions, allégea les formalités bureaucratiques de l'Eglise. Bien que devenu aveugle à cause des journées passées sur la neige, il continua à célébrer de mémoire la Sainte Liturgie, remettant son âme à Dieu quelques instants avant l'office de Pâques.

Saint Louis de Gonzague,

en italien San Luigi Gonzaga, né le 9 mars 1568 à Castiglione delle Stiviere, sous la République de Venise (aujourd'hui, province de Lombardie en Italie) et décédé le 21 juin 1591 à Rome, était un étudiant jésuite italien, mort au service des pestiférés à Rome en 1591

Il est le fils, premier-né, de Ferdinand Ier Gonzague (1544-1586), seigneur puis marquis de Castiglione et de Marta Tana de Santena (1550-1605) et l'aîné d'une famille de dix enfants. Sa mère prend un soin particulier de son éducation religieuse.

En 1581, à l'âge de treize ans, il devient page à la cour de Philippe II d'Espagne. La vie de cour, avec son luxe et laxisme moral, le laisse profondément insatisfait. Il s’impose déjà des pénitences pour se prémunir contre l’indolence des mœurs de la cour de Philippe II. Il souhaite un style de vie plus évangélique.

Sa vocation religieuse arrivant à maturité, le 2 novembre 1585 il renonce solennellement en faveur de son frère cadet Rodolphe (1569-1593) à ses droits héréditaires au marquisat de Mantoue et part pour Rome. Son père, d’abord opposé à cette vocation religieuse, l’acceptera plus tard.

Par l'entremise du comte d'Olivarès, ambassadeur d'Espagne auprès du Saint-Siège, il est présenté au pape Sixte Quint qui lui donne sa bénédiction le 23 novembre 1585. Deux jours plus tard il entre au noviciat de Saint André du Quirinal.

À part quelques interruptions pour raison de santé ou de famille, Louis de Gonzague passe six ans à Rome. Il prononce ses premiers vœux le 25 novembre 1587 à l'âge de 19 ans, et commence ensuite, au collège romain ses études universitaires où il est placé sous la direction spirituelle de Robert Bellarmin. De par tradition familiale il est habitué au commandement. Aussi, dans la vie religieuse il doit souvent lutter contre sa volonté propre dans l’obéissance religieuse qui lui est demandée. Au cours des années, comme tout autre étudiant jésuite, il exerce les fonctions de lecteur2, et d'acolyte. Le temps qui n’est pas pris par les études est passé dans la prière et les œuvres de charité.

En 1591, une épidémie de peste se déclarant à Rome, les jésuites du collège romain se mettent au service des malades. Un témoin se souvient avoir vu Louis de Gonzague, surmontant un dégoût personnel, porter un pestiféré sur ses épaules pour le conduire à l’hôpital. Il est lui-même atteint par la peste et en meurt le 21 juin 1591, âgé de seulement vingt-trois ans.

Vénération

Béatifié le 12 mai 1604, lors d'un synode à Mantoue, par le pape Clément VIII il est canonisé le 26 avril 1726 par Benoît XIII. Liturgiquement Saint Louis de Gonzague est commémoré le 21 juin. Il est le saint patron de la jeunesse catholique.

La chambre qui fut la sienne lors de ses études au collège romain a été transformée en chapelle et peut être visitée, à partir de la sacristie de l'église Saint-Ignace, à Rome.

Jean le Baptiste

 est un personnage de la tradition chrétienne et musulmane connu respectivement sous les noms de saint Jean-Baptiste et sous celui de Yahyâ ibn Zakariya (Jean fils de Zacharie). Il fut prédicateur en Judée au temps de Jésus de Nazareth. Le personnage de Jean Baptiste est très important dans les Évangiles. L’historien juif Flavius Josèphe fait une mention de « Jean surnommé baptiste » un petit peu moins développée que celle des évangiles. Les Actes des Apôtres en parlent très brièvement.

Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus de Nazareth et l’a désigné comme l’« agneau de Dieu ». Il lui a donné le baptême sur les bords du Jourdain, et lui a donné ses propres disciples. Précurseur du Messie, il est donc présenté dans les évangiles comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie.

La religion mandéenne en fait son prophète principal.

C’est un saint chrétien et un prophète de l’islam descendant de 'Îmran.

L’Évangile selon Luc est le seul à évoquer la naissance de Jean le Baptiste :

« Mais l’ange lui dit : “Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l’Esprit saint dès le sein de sa mère ; il ramènera plusieurs des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu ; il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé. (…)” Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l’enfant, et ils l’appelaient Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole, et dit : “Non, il sera appelé Jean” (…) Zacharie demanda des tablettes, et il écrivit : “Jean est son nom.”. »

Il est le fils du prêtre Zacharie et d’Élisabeth, que le verset Luc 1, 36 qualifie de « cousine », ou de « parente », de Marie, la mère de Jésus. Comme celle de Jésus, la naissance de Jean est annoncée à Zacharie par l’archange Gabriel, qui lui dit que son fils à naître, Jean, sera rempli de l’Esprit saint et aura la puissance d’Élie.

Carrière publique

Jean mène une vie d'ascèse « caché dans le désert », se nourrissant de « sauterelles et de miel sauvage » (Matthieu III:4), et pratiquant le jeûne. La description que fait l'évangile de la vie de Jean est celle d'un nazir. Si on suit l'Évangile selon Luc pour dater vers l'an 29 le début de la carrière publique de Jésus, Jean Baptiste est à cette époque installé sur les bords du Jourdain, où il pratique le « baptême de repentir pour la rémission des péchés » par immersion dans l'eau prophétisé par Isaïe. Flavius Josèphe précise de son côté qu'il ne prétendait laver par ce baptême les âmes de leurs péchés, mais seulement le corps de ceux qui avaient préalablement purifié leurs âmes en pratiquant la justice.

Jean réunit autour de lui de nombreux disciples, leur annonçant la venue du Messie : « Moi, je vous baptise avec de l'eau, pour vous amener à la repentance, mais vient celui plus fort que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit saint et le feu » (Matthieu III:11).

Selon Matthieu (III:13-17), Jésus vient voir Jean pour être lui aussi baptisé. Jean lui dit : « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi », et Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. » Jean baptise donc Jésus et c'est au sortir de l'eau que ce dernier reçoit l'Esprit saint sous la forme d'une colombe, tandis que Dieu fait entendre depuis le ciel une déclaration en faveur de Jésus, « mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection. »

Jean Baptiste demande alors à ses disciples de suivre Jésus.

La mort de Jean le Baptiste

Quelque temps après, la colère d'Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et de Pérée, s'abat sur Jean, lequel lui reproche son union avec Hérodiade, l'épouse de son demi-frère Hérode Boëthos.

Selon Marc (VI:14-29), Hérode, excédé, fait arrêter Jean et « le fait lier en prison ». Sa femme Hérodiade veut faire tuer Jean mais Hérode Antipas le protège, car il le connaissait « pour un homme juste et saint » et « l'écoutait avec plaisir ».

Peu après, un récit « plus pittoresque que solide » rapporté par l'évangile selon Marc, décrit une fête donnée pour l'anniversaire de la fille d'Hérodiade - que la tradition assimile à Salomé, bien qu'elle ne soit pas citée dans le texte - qui danse tant que le gouverneur et tous ses convives sont subjugués, et il lui dit  : « Demande-moi ce que tu voudras… Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » Salomé demande pour sa mère la tête de Jean Baptiste présentée sur un plateau. Hérode, fort attristé, envoie cependant un garde décapiter Jean dans sa prison, placer sa tête sur un plateau et la présenter à Salomé qui l'offre à sa mère Hérodiade.

Ce récit est isolé et présente les traits d'une légende populaire. Il est inconnu de l'historien Flavius Josèphe qui de son côté dit simplement que Jean fut exécuté à Machéronte après y avoir été incarcéré, Hérode Antipas craignant que ce prophète n'utilise l'emprise qu'il avait sur la population pour la pousser à la révolte.

Outre cette crainte d'Hérode Antipas, Jean le Baptiste est probablement victime de sa prédication qui entend substituer l'immersion baptismale aux sacrifices, relativisant de la sorte l’importance du rôle des élites sacerdotales et celui du Temple, comme il est possible que son jugement des mœurs d'Hérode - fustigeant le souverain et son union scandaleuse avec la femme (Mc 6, 17) de son demi-frère - ait contribué également à sceller son sort, vers 28.
Il est le patron des aubergistes, des canadiens francophones, des enfants qui souffrent de convulsions, des imprimeurs, des personnes épileptiques et des tailleurs. On lui adresse des prières pour favoriser la repousse des cheveux, pour éviter d'avoir le vertige, pour guérir les maladies de la tête, pour combattre la timidité et pour être protégé contre la grêle. Les femmes enceintes peuvent aussi lui demander de l'aide pour bien se préparer à l'accouchement.

Notre-Dame du Perpétuel Secours

Notre-Dame du Perpétuel Secours est une icône miraculeuse (Imago Beatae Mariae Virginis miraculis illustris) datant du XIVe siècle, universellement connue, de type byzantin dite Strastnaya ("aux instruments de la Passion"). D'origine crétoise d'après la légende, parfois attribuée à saint Luc (comme la réplique d'un original), son type iconographique fut attribué à Andréas Ritzos vers 1492.

Légende

Elle serait parvenue à Rome en 1480. Selon la tradition elle aurait appartenu à un riche marchand crétois qui, en voyage vers Rome mais se sentant proche de la mort la confia à un ami. L'épouse de cet ami garda ce tableau qui lui plaisait, jusqu'à ce que la Vierge leur apparaisse pour leur demander d'être placée en l'église Saint-Jean-de-Latran.

Dévotion populaire

Elle était très vénérée par saint Alphonse de Liguori, fondateur des Rédemptoristes, car la sandale de l'Enfant Jésus qui se détache signifierait le « rachat », (coutume israélite de donner sa sandale pour conclure un marché) donc la Rédemption (de redimere, racheter), par conséquent le rachat de toute l'humanité perdue par le péché originel du pouvoir du démon, par Jésus-Christ lors de sa Passion. Jésus regarde donc l'ange lui tendant les instruments de sa passion et non sa Mère comme sur d'autres icônes tandis que la Vierge, nous regardant plutôt que son enfant, peut être considérée comme une Mère universelle, celle du Sauveur de tous les hommes.

Localisation

Au cours d'une apparition, la Vierge aurait demandé à être vénérée sous le nom de : « Notre-Dame du Perpétuel Secours», dans l’église Saint-Mathieu de Rome, à l'emplacement de l'ancien oratoire de saint Clet, chez les religieux Augustins.

Elle disparut pendant la Révolution française en 1798 lorsque l'église Saint Mathieu fut détruite; on la redécouvrit au XIXe siècle en 1863 grâce à Michèle Marchi, et le Pape la confia aux Rédemptoristes qui la placèrent alors dans l'église Saint-Alphonse nouvellement construite sur le site de l'église Saint-Mathieu.

On en trouve une représentation dans les églises catholiques du monde entier et elle a donné son nom à de nombreuses églises ou chapelles et basiliques, hôpitaux, écoles congrégation, confréries. Elle est patronne d'Haïti depuis une épidémie de vérole en 1882. Elle est fêtée le 27 juin en France et le 13 août chez les orthodoxes.

Le Père Charles de Foucauld priait souvent la Vierge sous ce nom et peindra ce tableau; il appellera son ermitage chez les clarisses « Notre-Dame du Perpétuel Secours ».


 

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