"SAINTS(tes) ET LEURS DICTONS POUR JUILLET"

Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre

"SAINTS ET LEURS DICTONS
POUR LE MOIS DE JUILLET"

1er: St-Théodoric (ou Thierry): À la St-Thierry,  Aux champs jour et nuit.

3: St-Anatole: À la St-Anatole,  confitures dans la casserole

4: Ste-Berthe: Pour la Ste-Berthe,
         Se cueille l‘amande vert; Si elle n‘est pleine que de lait, Il faut laisser murir le blé.

11: St-Savin:
Rosée du jour de St-Savin, Est dit-on, rosée de vin.

13: St-Henri II de Germanie:
Quand reviendra la St-Henri, Tu planteras ton céleri.

16: Ste-Marie Madeleine Postel:
Qui veut bon navet, Le sème en juillet.

18: St-Arnoul de Metz:
En juillet, mois d‘abondance, Le pauvre a toujours sa pitance.

20: Ste Marguerite d‘Antioche:
À la Ste-Marguerite, Forte pluie est maudite.

22: Ste-Marie Madeleine:
Juillet sans orage, Famine au village.

25: St-Jacques dit le Majeur:
Si St-Jacques est serein, L‘hiver sera dur et chagrin.

26: Ste-Anne:
S‘il pleut pour la Ste-Anne, Il pleut un mois et une semaine.

28: St-Victor Ier:
Quand il pleut le jour de la St-Victor, La récolte n‘est pas d‘or

29: Ste-Marthe de Béthanie:
Mauvais temps le jour de Ste-Marthe, N‘est rien, car il faut qu‘il parte.

"PATRONS(nes) DU MOIS DE ‘‘JUILLET"

ST-APOLLINAIRE

ST-CAMILLE DE LELLIS

ST-IGNACE
DE LOYOLA

STE-MARIA GORETTI

ST-PANTHALÉON


 

ST-JACQUES
DIT LE GRAND


 
 
 

ST-THOMAS-
APOTRE

STE-ANNE

STE-MARTHE DE
BÉTHANIE


  "PATRONS(nes) DU MOIS DE ‘‘JUILLET"

3: St-Thomas, apôtre: Patron des architectes et des maçons.
6: Ste-Maria Goretti: Patronne de la Jeunesse.
11: St-Benoit de Nursie: Patron les piqûres d'orties, le poison, l'érésipèle, la fièvre, les tentations, les maladies inflammatoires, la gravelle, et la maladie de la pierre.
14: St-Camille le Lellis (ainsi que St-Jean de Dieu): Patron des hôpitaux et des malades.
20: Ste-Marguerite d‘Antioche: Patronne des femmes enceintes.
23: St-Apollinaire: Patron des dentistes.
25: St-Christophe: Patron des automobilistes.
26: Ste-Anne: Patronne des menuisiers, des dentellières, des femmes enceintes, des mères de famille et des veuves 
tourneurs, sculpteurs, ébénistes, orfèvres, fabricants de balais et de gants, bonnetiers, couturières, lavandières, blanchisseurs, cardeurs, chiffonniers, navigateurs et mineurs, des dentellières,
des brodeuses et des fabricants de bas.
27: St-Panthaléon: Patron des médecins.

29: Ste-Marthe de Béthanie: Patronne des cuisiniers et des barmans
31: St-Ignace de Loyola: Patron des retraités, pour une prise de décision.


3 juillet:
St-Thomas, apôtre

Thomas appelé Didyme (le Jumeau) fait partie du petit groupe de ces disciples que Jésus a choisis, dès les premiers jours de sa vie publique, pour en faire ses apôtres. Il est "l'un des Douze" comme le précise saint Jean (Jean 20. 24). Le même Jean nous rapporte plusieurs interventions de Thomas, qui nous révèlent son caractère. Lorsque Jésus s'apprête à partir pour Béthanie au moment de la mort de Lazare, il y a danger et les disciples le lui rappellent: "Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider." Thomas dit alors aux autres disciples: "Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui." Dans cette parole est préfiguré le martyre futur de celui qui, dès le début, a donné sa vie à Jésus. Lors du dernier repas, lorsque Jésus annonce son départ, c'est Thomas, la gorge nouée sans doute, qui pose la question :"Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin?" - "Je suis le chemin, la vérité et la vie", répond Jésus. Mais, c'est grâce à ses questions et à ses doutes que Thomas, doit sa célébrité. Le voici qui revient d'on ne sait où: "Nous avons vu le Seigneur!" - "Si je ne vois pas dans les mains la marque des clous, si je ne mets pas ma main dans son côté, non, je ne croirai pas." Pour la postérité, il a reçu le qualificatif d'Incrédule. C'est grâce à cette incrédulité, à cet esprit scientifique pourrait-on dire, qui ne croit que ce qu'il a vérifié, que nous devons la certitude qui nous habite. On oublie souvent que Thomas est surtout le premier qui, devant le mystère des plaies du Christ ressuscité, a donné à Jésus son véritable titre: "Mon Seigneur et mon Dieu."
Illustration: Thomas l'incrédule (miniature du XIIe siècle)
...«Même dans ces jours-là, même quand tu seras dans la nuit, continue de croire. Heureux es-tu, si tu arrives à croire, même lorsque tu ne vois plus rien». «Ne renie pas dans les ténèbres ce que tu as vu dans la lumière»...
Enseignement du cardinal Philippe Barbarin sur l’apôtre Thomas
Fête de saint Thomas, apôtre. Alors que les autres disciples lui annonçaient que Jésus était ressuscité, il ne voulut pas croire, mais lorsque Jésus lui-même lui montra son côté transpercé, il s’écria: «Mon Seigneur et mon Dieu!» Selon la tradition, c’est cette foi qu’il annonça aux peuples de l’Inde.

Martyrologe romain

"O miracle inouï, la paille touche le feu et fut sauvée. Thomas mit sa main dans le Côté brûlant de Jésus-Christ et ne fut pas consumé par ce toucher. Il transforma la méchanceté de son âme en foi bénie. Avec ferveur, il s’écria du fond de son âme: Tu es mon Seigneur et mon Dieu. O Ressuscité des morts, gloire à Toi!"

Patron des  Architectes,  Arpenteurs,  Maçons


6: Ste-Maria Goretti:
Patronne de la Jeunesse
Appelée aussi Marietta par certains...
Elle avait douze ans quand elle préféra mourir pour le Christ, plutôt que de pécher. Maria est née au village de Corinaldo en Italie, dans un univers frappé de plein fouet par la crise économique. Elle est l'aînée de six enfants et, de ce fait, reçoit très jeune de lourdes responsabilités. Elle les assume avec sérénité et piété afin de permettre à ses parents d'assurer la subsistance de la famille. Malgré l'exil dans une métairie des Marais Pontins, la mort précoce du père et une promiscuité difficile, Maria, à 12 ans, rayonne par sa vie intérieure. Toute à l'ardeur de sa première communion, elle subit le harcèlement du jeune Alessandro Serenelli qui vit sous le même toit et veut abuser d'elle. Elle résiste. Le garçon insiste. Le 5 juillet 1902, il s'est armé d'un couteau. Maria ne cède pas "C'est un péché, Alessandro!". Le garçon perd la tête. Frappée de quatorze coups de couteau, Maria mourra le lendemain dans de grandes souffrances en ayant pardonné à son meurtrier. Alessandro se convertira en prison. Quarante-cinq ans après la mort de Maria, il assistera à son procès de béatification avant de finir ses jours comme jardinier dans un monastère franciscain. "Assurément, nous ne sommes pas tous appelés à subir le martyre. Mais nous sommes tous appelés à posséder la vertu chrétienne. Notre activité persévérante ne devra jamais se relâcher jusqu’à la fin de notre vie. C’est pourquoi on peut parler aussi d’un martyr lent et prolongé." Pie XII à la canonisation de sainte Maria.
"Marietta - c'est ainsi qu'on l'appelait familièrement - rappelle aux jeunes du troisième millénaire que le véritable bonheur exige du courage et un esprit de sacrifice, le refus de tout compromis et d'être disposé à payer en personne, même par la mort, la fidélité à Dieu et à ses commandements." (Jean-Paul II, le 6 décembre 2003 pour la clôture du centenaire de la mort de Maria Goretti)
Mémoire de sainte Maria Goretti, vierge et martyre. Elle vécut une jeunesse austère, près de Nettuno dans le Latium, aidant sa mère dans les tâches domestiques et priant avec ferveur. En 1902, à l’âge de douze ans, pour défendre sa chasteté contre un voisin qui voulait l’agresser, elle succomba, percée de coups de poignard.



11: St-Benoit de Nursie:

Benoît de Nursie (né vers 480 ou 490 à Nursie – mort en 547 ; en latin Benedictus de Nursia), plus connu sous le nom de « saint Benoît » (en latin Sanctus Benedictus de Nursia) pour les catholiques et les orthodoxes, est le fondateur de l'ordre bénédictin et a largement inspiré le monachisme occidental ultérieur.

Il est considéré par les catholiques et les orthodoxes comme le patriarche des moines d'Occident, à cause de sa Règle qui a eu un impact majeur sur le monachisme occidental et même sur la civilisation européenne médiévale. Il est souvent représenté avec l'habit bénédictin (coulle noire), une crosse d'abbé, ainsi qu'un livre.

Saint Benoît est fêté le 11 juillet, date de la célébration de la translation de ses reliques à Saint-Benoît-sur-Loire.

Saint Benoît est le patron des ingénieurs civils, des fermiers et des ouvriers agricoles, des spéléologues, des mourants, et des moines. Il a été proclamé par Paul VI patron de l'Europe en 1964.

Benoît naît vers 480-490, issu d'une famille noble romaine de Nursie (Norcia, en italien), en Ombrie. Son père Eutrope, fils de Justinien Probus, de la gens Anicia, est consul et capitaine général des Romains dans la région de Nursie dans le centre de l'Italie et sa mère appartient à la famille Reguardati, des comtes de Nursie. Il a une sœur, Scholastique. Il naît dans une famille chrétienne qui le nomme Benoît, prénom chrétien signifiant bénédiction.

Son enfance se déroule à Nursie, où il vivait avec ses parents et va recevoir une éducation. À cette époque, les enfants de l'aristocratie sont placés sous la direction d'un esclave particulièrement instruit, ce qui fut sans doute le cas de Benoît. Il grandit à Nursie, ville qui possède alors deux églises et où le culte de deux saints est déjà développé : saint Eutychius et saint Florentius. Arrivé à l'âge de l'adolescence, Benoît quitte sa famille, comme la majorité des enfants de la noblesse italienne, pour faire des études plus élevées. Il part pour Rome sans doute afin d'y étudier le droit et les lettres classiques, études permettant d'avoir des responsabilités administratives.

Benoît part avec une servante de la maison, du nom de Cyrilla, et arrive à Rome vers les années 495. D'après la tradition, ils s'installent sur la rive droite du Tibre, près de l'Aventin, dans ce qui deviendra plus tard l'église Saint-Benoît.

Rome est une ville de plus d'un million d'habitants, l'absence de guerre et la politique de Théodoric le Grand favorise les artistes et les administrateurs romains. L'empereur cherche à embellir et restaurer la ville, et la présence de fêtes nombreuses font de Rome une ville dynamique. La vie romaine choque rapidement Benoît, qui décide de fuir avec Cyrilla afin de pouvoir se consacrer entièrement à la Bible. Le motif de son départ est la peur de « tomber dans l'abîme des vices » de l'ambition et de la sensualité. C'est un motif religieux qui pousse Benoît à quitter Rome et la carrière qui lui était promise.

Ils quittent la ville par la Porte Tiburtine et marchent vers le sud. Ils s'arrêtent à Effide, où ils s'installent. Effide est une ville située à près de 80 kilomètres à l'Est de Rome. C'est dans cette ville qu'aurait eu lieu le premier miracle de Benoît : sa servante ayant malheureusement cassé en deux un ustensile, Benoît prie et l'ustensile se répare par miracle. Ce miracle conduit à une soudaine popularité de Benoît, qui décide alors de fuir à l'insu de tout le monde et de sa nourrice pour aller dans le désert à Subiaco, et y mener une vie érémitique. Dans le récit de Grégoire le Grand, Benoît ne part plus pour fuir le vice, mais « plus avide de souffrir les maux de ce monde que de jouir de ses louanges, d'endurer les travaux pour Dieu plutôt que de s'élever par les faveurs de la vie ». Le départ pour la vie érémitique est une quête de Dieu.

Vie érémitique

Dans sa quête de solitude, qui ressemble au récit d'Antoine le Grand, Benoît rencontre à Subiaco un moine, nommé Romain, à qui il demande un lieu qui pourrait le rendre invisible et inaccessible aux yeux du monde. Ce moine lui montre une grotte au pied d'une falaise où Benoît s'installe. La grotte sera baptisée plus tard la Sacro Speco, la Sainte Grotte.

L'amitié entre le moine et Benoît se concrétise par une aide matérielle : le moine lui apporte régulièrement de la nourriture ainsi que des textes à l'aide d'un panier et d'une cloche. C'est sans doute ce moine romain qui a donné à Benoît les habits religieux, recevant sans doute les ordres mineurs. Benoît suit alors le style de vie anachorète inauguré par Paul de Thèbes et poursuivi par Antoine le Grand, Jérôme de Stridon, Basile de Césarée assez classique dans le monde romain depuis le IIIe siècle siècle.

La vie érémétique de Benoît s'arrête au bout de trois ans, quand le moine Romain ne vient plus le visiter, sans doute pour cause de décès. C'est au cours de la nuit de Pâques, alors que Benoît a perdu toute notion de calendrier, qu'un curé de campagne fut visité d'un songe qui lui demande d'apporter de la nourriture à Benoît. Celui-ci s'exécute et très vite il parle de Benoît autour de lui. La renommé de Benoît se développe et de nombreuses personnes des alentours viennent le visiter.

Au printemps suivant, Benoît commence à penser à Rome ainsi qu'à une amie qu'il avait rencontrée lors de son séjour romain. Face à cette tentation de retourner dans le monde, Benoît décide de se jeter dans les ronces.

Peu de temps plus tard, des moines ayant perdu leur supérieur demandent à Benoît de devenir leur abbé. Après avoir refusé leur demande, Benoît se laisse finalement convaincre et décide alors de quitter sa grotte pour Vicoaro.

Première communauté religieuse à Vicovaro

C'est vers 510, à l'âge d'environ 30 ans, que Benoît devient pour la première fois abbé. Très vite il se rend compte que la communauté vit bien loin des principes de saint Pacôme qui avait organisé les premières communautés religieuses. Benoît cherche à instaurer de l'ordre, en rétablissant l'autorité et les pénitences. Très vite les moines regrettent d'avoir appelé Benoît comme abbé. Ils cherchent alors à l'empoisonner en mélangeant des herbes mortelles avec du vin. Lors du bénédicité, Benoît fait un signe de croix. À ce signe, la coupe se brise. Sans s'énerver, Benoît décide de partir afin de retourner à la solitude de sa grotte.
Benoît semble soulagé de retourner à sa retraite :
« Il revint alors au lieu de sa chère solitude et, seul sous le regard de Celui qui voit d'en-haut, il habita avec lui-même. ».

Fondation des premiers monastères

Alors qu'il vit retiré dans sa grotte, de nombreuses personnes décident de le suivre et veulent mener la même vie que lui. Il quitte sa grotte et décide de s'installer à Subiaco avec ses disciples. La fondation d'un monastère est régie depuis le concile de Chalcédoine par l'autorisation de l'évêque. Benoît a donc sans doute reçu l'approbation de l'évêque du lieu pour fonder cette communauté.

Il répartit les moines par maisons, qui ne peuvent pas avoir plus de douze habitants. Dès que ce nombre est atteint, une nouvelle maison est fondée. Chaque nouvelle maison, ou petit monastère, est confié au patronage d'un saint. Benoît s'inspire en grande partie de l'exemple de Sabas le Sanctifié. Mais il refuse les dérives des communautés cénobitiques d'Orient, marqué par leurs pénitences trop importantes. Benoît insiste sur la nécessité de l'humilité plutôt que sur les mortifications.

Sa piété et sa renommée attirent de plus en plus de personnes auprès de Benoît, au point qu'un des prêtres de la région, Florentius, jaloux de son influence, cherche à en diminuer l'éclat : il calomnie Benoît, puis interdit à ses paroissiens d'aller le voir. Afin de tenter de réduire son influence, il envoie des femmes païennes nues danser aux abords des monastères afin d'accuser les moines. Florentius envoie enfin un pain bénit empoisonné à Benoît, pratique traditionnelle appelé l'eulogie. Benoît qui a apprivoisé un corbeau, propose le pain au corbeau, qui refuse de le prendre. Après avoir évité la tentative d'empoisonnement par le vin, Benoît l'évite par le pain.

Devant l'hostilité de Florentius, Benoît décide de partir et de quitter Subiaco avec quelques moines, laissant au frère Maur la charge des moines restants. Au moment de son départ, Benoît apprend le décès subit du père Florentius, et pleure pour son ennemi. Il ne change pas de décision et décide quand même de quitter les lieux.

Benoît et ses compagnons partent en direction du Sud, dans une région plus aride et alors moins chrétienne pour s'installer au lieu-dit Cassino, le Mont Cassin. Ce lieu avait été un camp de la légion romaine. Dans un bois des environs se trouvait un moine ermite du prénom de Martin. Afin de lutter contre l'attrait du monde, il avait demandé qu'on l'attache à un arbre. En arrivant sur place, Benoît le convainc de détacher ses chaînes afin de vivre pour Dieu par amour, et non par crainte du monde. L'ermite accepte et devient l'un des moines. Par ailleurs, les moines partent prêcher aux habitants des alentours afin de favoriser la diffusion du christianisme.

Le bois faisait l'objet de culte et dévotions aux anciens dieux, et lors de la construction de l'abbaye, des murs s'effondrèrent à plusieurs reprises. Les biographies allèguent l'actions de démons. Ce lieu avait été le lieu d'un ancien camp de la légion romaine mais il y avait aussi la présence d'un ancien temple d'Apollon et de Jupiter. Des manifestations démoniaques se produisent, selon la biographie de saint Benoît, et c'est après la découverte et la destruction des idoles trouvées sur place que ces manifestations disparaissent. Le récit de la vie de Benoît le montre faisant face aux difficultés et aux manifestations démoniaques par la prière. Avec les anciennes pierres des temples, les moines élèvent une chapelle dédié à saint Martin de Tours, et un oratoire est placé sous la protection de saint Jean le Baptiste.

Miracles et prophéties

Au cours des années qui suivent, la vie de Benoît est marquée par des dons de prophéties, disent les récits. À deux reprises, Benoît a la connaissance mystérieuse d'une infraction aux règles. Un moine qui aurait conservé des dons, oubliant de ce fait la pauvreté, se voit réprimandé. Benoît reprend un autre moine qui avait manqué de jeûner .

Une autre fois, il reprend un frère qui porte une lampe, l'un des services au sein de la communauté. Ce moine d'origine aristocrate, qui aurait trouvé ce service indigne de son rang, est vivement réprimandé par Benoît qui y voit de l'orgueil. La règle de saint Benoît prévoit ainsi de retirer à une personne son poste si cela conduisait à le rendre orgueilleux.

La réputation de prophète de Benoît conduit le roi ostrogoth Totila à vouloir le rencontrer. Il se déplace et rencontre Benoît, qui critique vivement sa cruauté lors de ses combats et prophétise sa mort. Le récit décrit de nombreuses prophéties de Benoît notamment sur le Mont-Cassin et sa future destruction.

Il est invoqué traditionnellement par les catholiques contre les piqûres d'orties, le poison, l'érésipèle, la fièvre, les tentations, les maladies inflammatoires, la gravelle, et la maladie de la pierre.

14: St-Camille le Lellis

Saint Camille de Lellis (1550, à Bucchianico dans les Abruzzes - Rome, le 14 juillet 1614) eut une jeunesse frivole et mouvementée. Après un incurable ulcère à la jambe qui lui fit rencontrer la foi, il fut infirmier à Rome. Il est le fondateur de l'ordre des Camilliens ( Clercs réguliers des Infirmes) et, à ce titre, est le protecteur -avec Saint Jean de Dieu- des hôpitaux et des malades.

Il était le fils d'un officier qui avait servi dans les armées napolitaines et les armées françaises. Sa mère mourut quand il était encore enfant et son éducation fut tout à fait négligée. Encore jeune, il devint soldat au service de Venise puis de Naples, jusqu'en 1574, quand son régiment fut dissous. Pendant son temps de service, il devint un joueur invétéré au point que ses pertes au jeu le réduisirent parfois au dénuement. La bonté envers lui d'un moine franciscain l'incita à demander son admission dans cet ordre, mais on le refusa. Il se rendit alors à Rome, où il obtint un emploi à l'Hôpital des Incurables. Ce qui l'avait surtout incité à y aller était l'espoir qu'on guérirait les abcès de ses pieds dont il avait longtemps souffert. Il fut chassé de l'hôpital à cause de son tempérament querelleur et de sa passion à jouer de l'argent.

De nouveau il devint soldat vénitien et prit part à la campagne contre les Turcs en 1569. Après la guerre il fut employé par les capucins à Manfredonia dans un nouveau bâtiment qu'ils étaient en train de construire. Sa vieille habitude du jeu continua à le poursuivre, jusqu'à ce qu'une admonition du gardien du couvent l'eût si bien convaincu qu'il résolut de se réformer. Il fut admis dans l'ordre comme frère lai, mais bientôt écarté en raison de son infirmité. Il alla de nouveau à Rome, où il revint dans l'hôpital où il avait été auparavant et, après une amélioration temporaire de ses ennuis de santé, il y devint infirmier et, ayant gagné l'admiration de l'institution par sa piété et sa sagesse, fut nommé directeur de l'hôpital.

Dans cette fonction, il essaya de fonder un ordre d'infirmiers laïcs, mais on s'opposa au projet et, sur le conseil de ses amis, parmi lesquels son guide spirituel, saint Philippe Néri, il résolut de devenir prêtre. Il avait alors trente-deux ans et commença à étudier le latin au Collège Jésuite de Rome. Il établit ensuite son ordre, les Pères de la Bonne Mort (1584) et imposa aux membres le vœu de se consacrer aux victimes de la peste ; leur travail ne se limitait pas aux hôpitaux, mais il comprenait le soin des malades dans leurs maisons. Le pape Sixte-Quint confirma la congrégation en 1586 et décréta qu'il devrait y avoir élection d'un supérieur général tous les trois ans. Camille fut naturellement le premier et après lui ce fut un Anglais, nommé Roger.

Deux ans plus tard une maison fut établie à Naples et c'est là que deux membres de la communauté gagnèrent la gloire d'être les premiers martyrs de charité de la congrégation, en mourant dans un vaisseau qui avait été mis en quarantaine dans le port et qu'ils avaient visité pour soigner les malades. En 1591 Grégoire XIV érigea la congrégation en ordre religieux, avec tous les privilèges des mendiants. Elle fut à nouveau confirmée dans ce titre par Clément VIII, en 1592. L'infirmité qui avait empêché Camille d'entrer parmi les Capucins continua de l'affliger pendant quarante-six ans et ses autres ennuis de santé contribuèrent à faire de sa vie une suite de souffrances, mais il ne permettait à personne de s'occuper de lui et quand il était à peine capable de se tenir debout il s'extrayait de son lit pour visiter les malades.

Il démissionna du généralat de l'ordre en 1607 pour avoir plus de loisir pour les malades et les pauvres. Pendant ce temps il avait fondé de nombreuses maisons dans différentes villes d'Italie. On dit qu'il avait eu le don de miracles et de prophéties. Il mourut à l'âge de soixante-quatre ans en prononçant un appel vibrant à ses frères en religion. Il fut enterré près du maître-autel de l'église de sainte Marie-Magdeleine, à Rome et, quand les miracles qui lui avaient été attribués eurent été officiellement approuvés, son corps fut placé sous l'autel lui-même.

20: Ste-Marguerite d‘Antioche

Marguerite d'Antioche, († 275), martyre, patronne des femmes en couches, révérée par Jeanne d'Arc ; célébrée le 20 juillet

Cette sainte légendaire est née à Antioche. Convertie au christianisme, elle fait voeu de virginité et repousse les avances du gouverneur romain Olibrius.

La légende veut qu'elle fut avalée par un monstre et qu'elle en transperça miraculeusement le ventre pour en sortir au moyen d'une croix et qu'elle s'en sorte indemne. C'est pourquoi on la représente généralement « hissée sur le dragon ». Pour Jacques de Voragine dans la Légende dorée, elle l'aurait piétiné et vaincu ainsi.

Son martyre se poursuit et elle meurt décapitée.


"Sainte Marguerite d’Antioche, qui est dans un premier temps représentée éventrant le dragon pour surgir de ses entrailles, est devenue par analogie patronne des sages-femmes et des accouchées. La tradition voulait qu'on lise la vie de sainte Marguerite lors de l'accouchement (tradition qui est rapportée dans le récit de la naissance du Gargantua de Rabelais "Au plus Hault Sens" de Claude Gaignebet).

Plus tard, l'iconographie de sainte Marguerite évolue ; elle est représentée simplement en train de fouler le dragon du pied et parfois le tenant en laisse. Ce lien qu'on retrouve dans la vie  d'autres saints saurochtones (tueurs ou dompteurs de dragons) fait penser aux liens qu'il était d'usage de défaire lors de l'accouchement (ceinture, cheveux), usage très répandu en France mais aussi dans tout le bassin méditerranéen. On appliquait sur le ventre de l'accouchée la "ceinture de sainte Marguerite".
Le thème de l'enchevêtrement des liens se retrouve chez les Parques, président elles aussi les accouchements.

23: St-Apollinaire
St Apollinaire, Evêque de Valence, 

Apollinaire est né vers 453 et probablement à Vienne dont son père, le sénateur Hésychius, devait devenir l’évêque après la mort de saint Mamert et aura pour successeur son fils cadet Avit.
La famille était originaire d’Auvergne et apparentée à saint Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont.
Evêque de Valence, avant 492, Apollinaire participe au concile d’Epaone en 517 et peu après à celui de Lyon.
Certaines décisions prises alors indisposèrent le roi Sigismond.
Apollinaire aurait été exilé quelque temps. C’est lui qui obtint de son frère Avit la publication de ses poèmes ; l’un d’eux, écrit pour leur sœur Fustine, célèbre la beauté de la virginité.
Saint Apollinaire eut à défendre l’authentique foi de l’Eglise en la parfaite divinité du Christ alors que des séquelles de l’arianisme troublaient les esprits.
Le temps ne devait pas entamer sa réputation de sainteté.
Au XIème siècle, son corps fut transporté dans la nouvelle cathédrale qui finit par porter son nom, bien qu’il n’en soit pas le titulaire.
Ses reliques ont été dispersées par les calvinistes en 1562-1567.
Saint Apollinaire a été reconnu comme le patron du nouveau diocèse de Valence constitué après la Révolution.


25: St-Christophe: Patron des Automobilistes, Débardeurs,  Porteurs,  Touristes,  Voyageurs.

Christophe de Lycie, plus connu comme saint Christophe, est un saint du christianisme ; il est considéré comme le patron des voyageurs.

Christophe dérive des mots grecs Kristos (Christ) et phorein (porter), c'est-à-dire celui qui porte le Christ, en allusion à un géant légendaire initialement nommé « Réprouvé » qui aurait aidé l'enfant Jésus à traverser une rivière. Autrefois, il passait pour mettre à l'abri des maladies quiconque voyait sa statue.

Saint Christophe est fêté en Orient le 9 mai et en Occident le 21 août selon le martyrologe romain (autrefois le 25 juillet avant la réforme du calendrier liturgique de 1967). Il est le patron de la capitale de Lituanie, Vilnius

Le personnage légendaire

Selon une tradition très populaire, de sources variées et popularisée par la Légende dorée de Jacques de Voragine, Réprouvé était un Chananéen d’allure terrible tant il était imposant. Il eut l’idée de se mettre au service du plus grand prince du monde et se présenta donc à un roi très puissant. Un jour, un jongleur évoqua le diable devant le roi très chrétien, qui se signa aussitôt. Réprouvé, fort étonné, demanda au roi le sens de ce geste. Celui-ci avoua, après bien des hésitations, sa peur devant le diable. Réprouvé, qui ne concevait de se mettre au service que du plus puissant, quitta donc le roi pour trouver le diable.

Dans le désert, il s’approcha d’un groupe de soldats, parmi lesquels s’en trouvait un particulièrement féroce, qui lui demanda où il allait. Lorsque Réprouvé répondit, le soldat lui dit : « Je suis celui que tu cherches ». Marchant ensemble, il fut étonné de voir le diable s’enfuir devant une croix. Réprouvé, qui l’avait suivi, lui demanda la raison de sa peur. Après bien des hésitations, le diable avoua craindre la croix. À ces mots, Réprouvé le quitta et partit à la recherche du Christ pour se mettre à son service.

Il finit par rencontrer un ermite qui lui expliqua les principes de la foi en Jésus-Christ. Il lui dit :

« Ce roi désirera que tu jeûnes souvent ».
« Cela m’est impossible », répondit le géant. L’ermite ajouta :
« Ce roi désirera que tu lui adresses de nombreuses prières ». Le géant répondit qu’il ne savait ce que cela était et que, donc, il ne pouvait pas davantage se soumettre à cette exigence. L’ermite lui dit alors :
« Tu iras te poster à tel fleuve tumultueux et tu aideras les gens à le traverser ».

Réprouvé accepta. Il se construisit une petite maison au bord du fleuve et chaque jour, aidé d’une perche, il faisait traverser les voyageurs. Un jour, longtemps après, il entendit la voix d’un petit enfant qui lui demandait de le faire traverser. Il sortit mais ne vit personne. Rentré chez lui, il entendit une seconde fois l’appel de l’enfant. Dehors il ne trouva personne. Ce n’est qu’au troisième appel que le géant vit le petit enfant qui attendait sur la berge. Il le prit sur ses épaules et commença donc la traversée. Mais, à mesure qu’ils progressaient, l’enfant devenait de plus en plus lourd et le fleuve de plus en plus menaçant, tant et si bien qu’il eut le plus grand mal à rejoindre la berge opposée. Une fois l’enfant déposé il lui dit :

« Enfant, tu m’as exposé à un grand danger, et tu m’as tant pesé que si j'avais eu le monde entier sur moi, je ne sais si j'aurais eu plus lourd à porter. » L'enfant lui répondit :
« Ne t'en étonne pas, Christophe, tu n'as pas eu seulement tout le monde sur toi, mais tu as porté sur les épaules celui qui a créé le monde : car je suis le Christ ton roi, auquel tu as en cela rendu service ; et pour te prouver que je dis la vérité, quand tu seras repassé, enfonce ton bâton en terre vis-à-vis ta petite maison, et le matin tu verras qu'il a fleuri et porté des fruits. »

L’enfant disparut miraculeusement. Christophe fit ainsi que l’enfant le lui avait dit et trouva le matin des feuilles et des dattes sur le bâton.

Christophe partit alors pour Samoa, en Lycie où, ne comprenant pas la langue, il tomba en prières afin que Dieu l’éclaire – ce qu’il obtint. Il alla à la rencontre des chrétiens qui, dans la ville, essayaient de convertir la population. Un des juges de la ville y trouva l’occasion de le frapper au visage. Il ficha son bâton dans le sol avec l’espoir d’un nouveau miracle… qui eut lieu en effet : ainsi huit mille hommes devinrent croyants. Le roi de la région, exaspéré, envoya deux cents soldats pour l’arrêter. Mais, sitôt qu’ils le virent en prière, ils hésitèrent. Le roi envoya à nouveau deux cents autres hommes qui à leur tour prièrent avec Christophe. Les ayant convertis, il accepta de les suivre chez le roi. Le roi eut grand peur en le voyant mais lui demanda son nom. Christophe répondit :

« Auparavant l’on m’appelait Réprouvé mais aujourd’hui je me nomme Christophe ». Le roi lui fit remarquer le choix peu judicieux : pourquoi prendre le nom de quelqu’un mort humilié sur une croix ? pourquoi ne pas se rallier à ses dieux ? Christophe lui répondit :
« C'est à bon droit que tu t'appelles d'Agnus, parce que tu es la mort du monde, l’associé du diable ; et tes dieux sont l’ouvrage de la main des hommes ». Le roi lui proposa un marché : soit il sacrifiait à ses dieux, soit le roi le suppliciait. Christophe refusa et fut jeté en prison. Le roi y envoya deux prostituées afin qu’elles le séduisent – Nicée et Aquilinie. Christophe en prière ne céda pas à leurs caresses et lorsqu’elles virent son visage éclatant demandèrent à être converties. Le roi entra dans une grande colère et leur ordonna de sacrifier. Elles acceptèrent à la condition que les places soient nettoyées et que tous les habitants soient au temple. Quand il fut fait ainsi et devant chacun, elles dénouèrent leur ceinture, les passèrent au cou des idoles et les firent tomber. Sur ordre du roi, elles furent suppliciées avant qu’il ne s’en prenne à Christophe lui-même qui résista à toutes les tortures. Le roi finit par le faire attacher à un arbre et lança quatre cents flèches sur lui qui toutes restèrent suspendues sauf une qui, suite aux injures du roi lancées à Christophe, se détourna et vint se planter dans son œil. Christophe lui dit :
« C’est demain que je serai sacrifié. Tu prendras mon sang et tu en feras de la boue. Tu poseras cette boue sur ton œil qui guérira ». Christophe fut ainsi décapité. Le roi suivit ses conseils et appliqua la boue qui aussitôt guérit son œil. Alors le roi crut et porta un édit qui interdisait à quiconque de blasphémer le nom de Dieu et de celui de son serviteur, Christophe.

Saint Christophe est communément représenté par un homme traversant un cours d'eau et portant un enfant sur l'épaule, l’enfant figure le Christ. L'iconographie s'est élargie en certain lieux : certaines icônes de l'Église orientale le représentent tel un homme à tête de chien avec à la main un crucifix : Χριστοφόρος (Christophóros) expliquant ainsi qu'il est un passeur permettant de voyager d'une rive à une autre. Il est aussi associé, dans une autre légende, à une tribu des Kynoprosopoi (« Visages-de-Chiens »). C'est par cette interprétation que certains iconographes tardifs ont représenté le saint avec une tête de chien.

Sur un plan symbolique, cette représentation fait le lien avec l'iconographie égyptienne représentant le dieu Anubis passeur des âmes après la mort. Il peut également être relié à la mythologie gréco-romaine avec Charon, le passeur des âmes défuntes sur le fleuve du Styx.

26: Ste-Anne: Patronne des accouchements, du Canada

Sainte Anne est la sainte patronne d'Apt, où se trouvent ses reliques, dont sont issues pour une part celles de Florence, d'Innsbruck, de Naples, de Mainar, de la Bretagne et de la province de Québec. Elle assure sa protection aux tourneurs, sculpteurs, ébénistes, orfèvres, fabricants de balais et de gants, bonnetiers, couturières, lavandières, blanchisseurs, cardeurs, chiffonniers, navigateurs et mineurs, des dentellières, des brodeuses et des fabricants de bas. Aussi Patronne des menuisiers, des dentellières, des femmes enceintes, des mères de famille et des veuves.
Non citée par les évangiles, si ce n'est par l'évangile apocryphe de Jacques, son culte ne s'établit en Occident qu'au XIVème siècle. Elle est représentée avec sa fille Marie dans les bras, ou en train de lui apprendre à lire. Des reliques sont conservées dans l'abbaye cistercienne d'Ourscamp (Oise), fondée par saint Bernard en 1129, et à Apt (Vaucluse), où un reliquaire contient un voile provenant du butin de la bataille d'Ascalon, en Palestine, en 1097. Patronne des femmes en couche, des mèrres de famille, des veuves, des fripiers, des lingères, des dentellières, des ménagères, des tourneurs, des ébénistes, des valets d'écurie, des menuisiers, des fabricants de balais. Elle est invoquée contre la pauvreté et pour les accouchements. Patronne de la Bretagne depuis 1914, car selon une légende, elle serait une bretonne transportée par les anges en Palestine. Pardons et pèlerinages à Sainte-Anne-la-Palud et à Sainte-Anne d'Auray. Elle apparut en 1624 à Yves Nicolazic, paysan d'Auray, et lui demanda de faire construire une chapelle au champ de Bocenno, où elle avait autrefois été honorée. L'année d'après, elle lui fit découvrit une ancienne statue. Une sanctuaire fut construit par Rosmadec, évêque de Vannes, remplacé par une basilique construite de 1865 à 1877. Patronne du Canada. Nom issu de l'hébreu "Hannah" (grâce).

Sainte Anne est la mère de Marie et donc la grand-mère de Jésus dans la tradition chrétienne et dans la tradition musulmane sous le nom de Hannah. Aucun texte du Nouveau Testament ne mentionne le nom d'Anne.

Des évangiles apocryphes la dépeignent comme une femme pieuse longtemps stérile. Une scène de sa vie légendaire est la rencontre miraculeuse d'Anne et de son mari Joachim à la Porte dorée à Jérusalem, après l'annonce au couple de la prochaine naissance d'un enfant.

L'Église de l'Orient accepte ces récits, dans une version présentée comme une traduction par saint Jérôme, qui leur ôte les traits les plus merveilleux. Beaucoup de saints orientaux ont prêché sur sainte Anne, tels saint Jean Damascène, saint Épiphane, saint Sophrone de Jérusalem. Dans la tradition musulmane, Anne appelée Hanah est aussi la mère de Marie (Maryam), elle-même mère de Jésus/Îsâ.

Le culte de sainte Anne, limité longtemps à quelques sanctuaires, se répandit dans le monde catholique à partir du XIVe siècle, avec la propagation des récits de la Légende dorée.

Des récits concernant la mère de la Vierge Marie, et donc la grand-mère maternelle de Jésus-Christ, apparaissent pour la première fois dans le protévangile de Jacques, apocryphe de la deuxième moitié IIe siècle, et dans le Pseudo-Matthieu plus tardif.

Les circonstances de sa maternité tardive sont un emprunt à l'Ancien Testament et à l'histoire d'Anne, mère de Samuel (1 S 2,11).

Selon une interprétation théologique, la vie de sainte Anne serait à mettre en parallèle avec celle d'Hannah et de son fils, le prophète Samuel de l'Ancien Testament. D'après la tradition chrétienne, après un mariage de vingt ans sans enfants avec Joachim (hébreu  : Jojakim), Anne enfanta Marie. Ils avaient fait un vœu et menèrent Marie lorsqu'elle avait trois ans, ou un peu plus tard selon d'autres traditions, au temple à Jérusalem pour qu'elle y soit éduquée, par Zacharie, un grand prêtre, père de Jean le Baptiste futur cousin de Jésus.

La Légende dorée, une compilation des traditions chrétiennes effectuée au XIIIe siècle, relate la postérité de sainte Anne d'avec son second époux, Cléophas, frère de Joseph (leur fille, Marie Jacobé, épousa Alphée et ils eurent comme fils : Jacques le Mineur, Joseph le juste, Simon le Zélote et Jude), et celle d'avec son troisième époux Salomé (leur fille, Marie Salomé, épousa Zébédée et ils eurent comme fils : Jacques le majeur et saint Jean l'évangéliste). L'ensemble de cette postérité est appelée La Sainte Parenté, en opposition à La Sainte Famille, et a donné lieu à nombre représentations iconographiques4 surtout en Allemagne et dans l'Europe du Nord (Die Heilige Sippe (de)).

Culte

En 550, on construisit une église à Constantinople en l'honneur de sainte Anne. La fin du Moyen Âge vit l'apogée de son culte, ce qu'on peut voir par exemple dans la multitude des statues montrant Anne, Marie et l'enfant Jésus, appelées « trinités mariales », en parallèle à la sainte Trinité. Mais l'Église interdit la représentation des trinités mariales pour éviter la confusion avec la Trinité au sens théologique.

La cathédrale Sainte-Anne d'Apt, placée durant tout le Moyen Âge sous le double patronage de Notre-Dame et Saint-Castor, est une ancienne cathédrale catholique romaine française, située dans la ville d'Apt. C'est l'une des plus anciennes églises d'Occident à avoir mis en honneur le culte d'Anne, l'aïeule du Christ. Déjà, au cours du XIIe siècle sa fête y était célébrée le 26 juillet lors d'un office à neuf leçons. Son culte s'établit définitivement au XIVe siècle. Urbain V, dès 1370, fit rajouter dans son Missel une messe en son honneur avec une miniature de la sainte et Urbain VI l'étendit à toute l'Église, en 1382, lors du mariage de Richard II avec Anne de Bohême. En 1481, le pape Sixte IV fit ajouter la fête solennelle de sainte Anne au calendrier. Enfin Grégoire XIII, par une bulle du fixa sa fête au 26 juillet.

Une partie de ses reliques que la tradition dit avoir été rapportée d'Orient, y est toujours vénérée. Et celles qui se trouvent en Bretagne, notamment à Sainte-Anne-d'Auray, en Italie ou au Canada proviennent d'Apt.

La reine de France, Anne d'Autriche, pour remercier sa sainte patronne de lui avoir permis d'être mère, vint à Apt le . Son pèlerinage accompli, elle fit don de reliquaires en or à l'évêque Modeste Villeneuve des Arcs qui l'avait accueilli et l'incita à faire construire ce qui est aujourd'hui devenu la « Chapelle Royale ». Les plans furent dressés par François Mansart, les travaux activés et la chapelle consacrée le .

La « grand-mère des Bretons »

Article détaillé : Culte de Sainte Anne en Bretagne.

En Armorique, le culte de saint Anne ne remonte pas au-delà du XIIe siècle mais eut une diffusion importante, alimentée par la figure de l'antique déesse Ana/Dana (la déesse-mère des Tuatha Dé Danann en Irlande). Sa popularité chez les Bretons est généralement expliquée par cette rémanence de l'antique déesse celtique Dana.

En breton, sainte Anne est surnommée « Mamm gozh ar Vretoned », c’est-à-dire la grand-mère des Bretons. Plusieurs légendes la rattachent à la Bretagne. Une première légende la décrit comme originaire de Plonévez-Porzay . Dans un autre récit, publié par Anatole Le Braz, Anne est mariée à un seigneur cruel et jaloux, qui lui interdit d’avoir des enfants. Lorsqu’elle tombe enceinte, il la chasse du château de Moëllien. Son errance avec la petite Marie la conduit à la plage de Tréfuntec où l’attend un ange, près d’une barque. Selon la volonté de Dieu, l'ange l'amène jusqu’en Galilée. Bien des années plus tard, Marie épouse Joseph et devient la mère du Christ. Anne revient en Bretagne pour y finir sa vie dans la prière et distribue ses biens aux pauvres.

D'après un autre récit, Anne serait apparue à un paysan, Yves Nicolazic, en 1624 près d'Auray en Morbihan. Elle lui a demandé la construction d'une chapelle en son honneur, en ce lieu du village de Ker-Anna (qui en breton signifie Le village d'Anne) devenu champ qui la louait autrefois. Dans la nuit du 7 mars 1625, Yves Nicolazic, son beau-frère et 4 voisins, parmi lesquels certains rapportèrent avoir vu un flambeau les guider, déterrent une statue qui, après avoir été discrètement resculptée par les moines capucins, sera reconnue comme celle de la sainte. Après enquête, l'évêque de Vannes autorise la construction de la chapelle devenue basilique au fil des ans. Le lieu a pris le nom de Sainte-Anne-d'Auray. Le pardon qui s'y déroule chaque année est le plus important de Bretagne, 3e lieu de pèlerinage en France après Lourdes et Lisieux.

En 1996, à l'initiative de l'évêque en place Mgr Gourvès, le pape Jean-Paul II est venu la prier dans son sanctuaire breton. Il est le premier pape à avoir foulé le sol de Bretagne. Marie d'Agréda a également eu des visions en rapport à vie de Sainte Anne .

27: St-Panthaléon:

Pantaléon de Nicomédie († 303 ou 305), ou saint Pantaléon ou Pantaleimon ou Pantéleimon, médecin à la cour de l'empereur Maximien, anargyre et martyr à Nicomédie ; figure dans les plus anciens martyrologes.

C'est un saint chrétien, fêté localement le 27

Il était médecin à la cour de l'empereur Maximien, et fort apprécié pour ses connaissances et ses talents.

Converti au christianisme, il s'opposa aux prêtres d'Esculape, et soigna les malades au nom du Christ.

Malgré sa popularité auprès des populations, il fut dénoncé. Il échappa à 6 tentatives d'exécution, mais comme il refusait de renier sa foi, il fut torturé longuement et finit décapité.

Le synaxaire des églises d'Orient témoigne de la vénération dont il fut l'objet dès les premiers temps.

Il fut canonisé plus tard à Rome avec le nom italien de Pantaleone. Il fut alors déclaré patron des médecins.
On l'invoque contre le strabisme, et il est patron des médecins, des assistantes maternelles et des nourrices.


29: Ste-Marthe de Béthanie
Patronne des
Hôteliers  Lavandières  Servantes

Selon le Nouveau Testament (Jean 11 / 1-2), Marthe de Béthanie est une femme disciple de Jésus-Christ, sœur de Lazare et de Marie de Béthanie, qui assiste à la résurrection de son frère Lazare. Marthe est aussi mentionnée avec sa sœur Marie en Luc 10, 38-42 où elle offre l'hospitalité à Jésus. Enfin, l'Épître des apôtres, écrit apocryphe chrétien datant de 120 ap. J.-C. la présente comme une des principales vierges témoins de la Résurrection de Jésus avec Marie de Magdala et Sara.

C'est une sainte des Églises chrétiennes, célébrée le 4 juin par les orthodoxes et le 29 juillet par les catholiques. Elle est la sainte patronne de la ville de Tarascon
Selon la tradition provençale, Marthe s'est établie, après la mort du Christ, en Provence aux Saintes-Maries-de-la-Mer avec Lazare et Marie de Béthanie. Elle y aurait vaincu la Tarasque à Tarascon, où fut élevée en son honneur une collégiale royale, sur l'emplacement de son tombeau.

A Béthanie, non loin de Jérusalem, vivaient Marthe, Marie et leur frère Lazare. Jésus aimait à se reposer dans leur maison. Qu'il devait faire bon puisqu'il s'y sentait bien, nous pourrions même dire "détendu" et paisible. Honneur donc à la maîtresse de maison, sainte Marthe. Mais elle est toujours affairée et elle reproche à sa sœur de ne pas l'aider. Le Maître ne lui en fait pas grief. Il lui demande seulement de rester calme et de donner à chaque chose sa valeur. "Marthe, Marthe, tu t'agites, tu t'inquiètes pour beaucoup de choses...." Ce n'est pas l'activité que Jésus condamne, (que s'en consolent les maîtresses de maison), mais l'activisme, l'agitation. Il vaut mieux recevoir dans la paix du cœur, que de voir la maîtresse de maison sans cesse à la cuisine, venir en éclair à la table, abandonner son hôte et repartir pour que la salade soit au point. L'essentiel c'est la convivialité, avec un équilibre des réalités. Marthe d'ailleurs n'en manque pas, car lorsque Marie ne sait que pleurer devant le tombeau de son frère, Marthe est confiante: "Je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, il te l'accordera." La réponse ne se fait pas attendre: "Je suis la Résurrection et la Vie."
Une belle légende dit que Jésus lui-même est venu l'accueillir à la porte du paradis.
Illustration: enluminure flamande d'un bréviaire - 1497.
Mémoire de sainte Marthe, qui reçut le Seigneur Jésus dans sa maison de Béthanie, non loin de Jérusalem, et après la mort de son frère Lazare, dit à Jésus: “Tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde”.

Martyrologe romain

Sainte Marthe ne laissait pas d’être une sainte bien qu’on ne dise pas qu’elle fut contemplative…Si nous restions en contemplation comme Madeleine, il n’y aurait personne pour donner à manger à cet hôte divin. Que les sœurs se rappellent qu’il doit y avoir parmi elles quelque autres qui préparent le repas du Seigneur. Qu’elles s’estiment heureuses de le servir comme Marthe. (Sainte Thérèse d’Avila)

Saint Ignace de Loyola

Fondateur de la Compagnie de Jésus (✝ 1556)

Né en Espagne d'une noble famille, benjamin de treize enfants, Ignace est d'abord page à la cour puis chevalier rêvant d'exploits. En 1521, les Français assiègent Pampelune. Ignace s'illustre parmi les défenseurs de la ville quand un boulet de canon lui broie la jambe et brise sa carrière. Il rentre au château familial sur un brancard. Ayant épuisé les récits de chevalerie, il entame la vie des saints. C'est la conversion, totale, brutale. Dès qu'il peut marcher, il se rend dans une grotte à Manrèse, non loin de l'abbaye bénédictine de Montserrat. Il y découvrira sa vocation propre: non la contemplation, mais le service de Dieu parmi les hommes. C'est là qu'il rédige ses "Exercices spirituels" où il consigne ses expériences spirituelles. Après un pèlerinage en Terre Sainte, il commence ses études de théologie à Paris. Il partage sa chambre avec un jeune étudiant: saint François Xavier et le contact n'est pas toujours facile. Quelque temps plus tard, le 15 août 1534, l'étudiant attardé de 43 ans et ses jeunes amis étudiants font à Montmartre, le vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance et fonde ainsi la "Compagnie de Jésus". Douze ans plus tard, ils feront profession solennelle à Rome "pour la plus grande gloire de Dieu." A Paris, existe encore le collège Montaigu où il logeait, actuellement collège Sainte Barbe. Rue Valette - 75005. La chapelle des vœux est actuellement désaffectée. 9, rue Yvonne Le Tac. 75018.
Photo de l'autel de sa chapelle privée à Loyola.
Ignace de Loyola - site de la province de France des Jésuites.
Il fait partie des Saints patrons des JMJ de Madrid.
Mémoire de saint Ignace de Loyola, prêtre. né à Guipuzcoa, au pays basque espagnol, il vécut d’abord à la cour de Castille et à l’armée. Après une grave blessure, il se tourna vers Dieu, alla à Paris faire des études de théologie, s’adjoignit ses premiers compagnons, qu’il établit ensuite à Rome pour former la Compagnie de Jésus. Là, il exerça, jusqu’à sa mort en 1556, un ministère fructueux par ses écrits, en particulier ses Exercices spirituels, et par la formation de ses disciples, pour la plus grande gloire de Dieu.

Martyrologe romain

L’homme est créé pour louer, respecter et servir Dieu notre Seigneur et par là sauver son âme. Les autres choses, sur la face de la terre, sont créées pour l’homme, pour l’aider à poursuivre la fin pour laquelle il est créé. Il s’ensuit que l’homme doit en user dans la mesure où elles lui sont une aide pour sa fin et s’en dégager dans la mesure où elles lui sont un obstacle.

Patron des retraités, pour une prise de décision.

 

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