Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre

Les saints(tes) du mois de janvier
1: Jour de l'an, Ste-Marie Mère de Dieu
St-Odilon, St-Oyend, Ste-Euphrosine
Jour de l'an beau, Mois d'août très chaud
2: St-Adélard (ou Adalhard), St-Basile de Césarée (le Grand)
St-Bladulphe, St-Frodobert (ou Frobert), St-Grégoire de Nazianze
St-Macaire d'Alexandrie (le Jeune)
Autant de bonnes journées en janvier, Autant de mauvaises en mai
3: Ste-Bertille, Ste-Bonne, Ste-Geneviève
Sainte-Geneviève ne sort point, Si Saint-Marcel ne la rejoint
4: St-Grégoire de Langres, St-Libence, St-Quinctus, St-Rigobert (ou Robert)
Ste-Angèle de Foligno, Ste-Dafrose, Ste-Pharaïlde
Le jour de la Saint-Odilon, Souvent n'amène rien de bon
5: St-Arnulphe, St-Siméon stylite, St-Télesphore, Ste-Emilienne
À la Saint-Siméon, La neige et les tisons
6: St-Balthazar, St-Guérin, St-Melaine, St-Melchior, Ste-Wiltrude
Si le soir du jour des Rois, Beaucoup d'étoiles tu vois,
Auras sécheresse en été, Et beaucoup d'oeufs au poulailler
7: St-Aldric, St-Canut Lavard (ou Knud), St-Raymond de Penyafort, St-Reynold
S'il gèle à la Saint-Raymond, L'hiver est encore long
8: St-Garibald, St-Lucien, St-Patient, St-Wulsin, Ste-Gudule
Temps de Saint-Lucien, Temps de chien
9: St-Adrien de Canterbury, St-Second , St-Julien
Pour Saint-Adrien, Le froid nous revient
Saint-Julien brise la glace, S'il ne la brise, c'est qu'il l'embrasse
10:  St-Agathon, St-Guillaume de Bourges, Ste-Floride, Ste-Séthride
Beau temps à la Saint-Guillaume, Donne plus de blé que de chaume
11: St-Palémon, Ste-Fidelmie
Entre le 10 et le 20 janvier, Les plus contents sont les drapiers
12: St-Nazaire, St-Tigre, Ste-Césarie, Ste-Tatienne (ou Tatiana)
Arcade et Hilaire, Gèlent les rivières
13: St-Énogat, St-Hilaire de Poitiers, St-Léonce de Césarée, St-Vivence
Ste-Glaphyre, Ste-Gumesinde
Soleil au jour de Saint-Hilaire, Rentre du bois pour ton hiver
14: Ste-Macrine
Verdure en janvier, Été fera pitié
15: St-Émébert (ou Ablebert), St-Godefroy de Péronne, St-Malard, St-Maur
St-Pansophe, St-Paul l'Ermite, St-Romedius, Ste-Secondine, Ste-Tarcise
S'il gèle à la Saint-Maur, La moitié de l'hiver est dehors
16: St-Marcel 1er, St-Trivier
À la Saint-Honorat, Rarement soleil il y a
Prépare, pour Saint-Marcel, Tes graines nouvelles
17: St-Antoine le Grand, St-Gamelbert (ou Gamulbert), St-Genou (ou Genulfe)
St-Richmir, St-Sulpice le Pieux, Ste-Roseline
À Saint-Antoine grande froidure, À Saint-Laurent grands chauds ne durent
18: St-Léobard, St-Ulfrid (ou Wolfred), St-Volusien, Ste-Prisque (ou Prisca), Ste-Thècle
Mieux vaut chien enragé, Que chaud soleil en janvier
19: St-Arsène, St-Canut, Ste-Marguerite Bourjeoys, Ste-Messaline, Ste-Pia
Janvier de glace fait le point, Février, qui passe, le rompt
20: St-Fabien, St-Minase, St-Néophyte, St-Sébastien
À la Saint-Sébastien, l'hiver reprend, Ou se casse les dents
Saint-Sébastien avec du gel, Emporte l'herbe et promet du miel
21:  St-Busiride, St-Fructueux, St-Patrocle, Ste-Agnès de Rome
Jour de Sainte-Agnès, Jamais trop de froid ne laisse
22: St-Gaudence, St-Oronce, St-Vincent, Ste-Blésille, Ste-Lufthilde
À la Saint-Vincent, Tout dégèle ou tout fend
Quand il fait beau à la Saint-Vincent, Le vigneron est toujours content
23: St-Barnard de Vienne, St-Ildefonse de Tolède, St-Parménas,
Ste-Émérentienne, Ste-Messaline
Sécheresse de janvier, Richesse de fermier
24: St-François de Sales
Un mois de janvier sans gelée, N'amène jamais une bonne année
25:  Converstion de St-Paul, St-Placide, St-Prix, St-Sabin, Ste-Dwynwen (ou Donwen)
Le jour de Saint-Paul, L'hiver se rompt le col
26: St-Polycarpe de Smyrne, St-Timothée, St-Tite, St-Xénophon
La Sainte-Mélanie, De la pluie n'en veut mie
27: St-Julien du Mans, St-Vitalien, Ste-Angèle de Mérici, Ste-Dévote
Beau temps à la Saint-Julien, Promet abondance de biens
28: St-Callinique, St-Charlemagne, St-Glastien, St-Thomas d'Aquin
Pour Charlemagne, les écoliers, Doivent fermer livres et cahiers
29: St-Gildas le Sage, St-Julien l'Hospitalier, St-Savinien, St-Sulpice Sévère
St-Valère, Ste-Imaine de Loss
S'il gèle à la Saint-Sulpice, Le printemps sera propice
30: St-Armentaire, St-Barsimée, Ste-Aldegonde, Ste-Bathilde
Ste-Hyacinthe (Jacinthe) de Mariscotti, Ste-Martine, Ste-Thiadilde
Prend garde à la Sainte-Martine, Car souvent l'hiver se mutine
31: St-Eusèbe, ermite, St-Jean Bosco, St-Pierre Nolasque, St-Pouange
St-Zotique, Ste-Marcelle, Ste-Thryphène, Ste-Ulphe
Janvier et février, Comblent ou vident le grenier


Patron(ne)s et intercesseurs du mois de janvier:



St-Antoine le Grand
St-François de Sales
St-Hillaire

St-Jean Bosco

St-Julien l'hospitalier

St-Marcel 1er, pape
St-Sébastien
St-Timothée

Patron(ne)s et intercesseurs du mois de janvier: 

1: St-Adélard: Patron des jardiniers
2: St-Macaire:  Patron des pâtissiers
3: Ste-Geneviève:  Patronne des femmes éloignées de leur mari, et de la ville de Paris
St-Daniel: Patron des tapissiers et chapeliers
4: St-Marcien:  Patron des armuriers, économes
7: St-Reynold:  Patron des tailleurs de pièrre
9: St-Julien  l'hospitalier:  Patron des mendiants, luthiers
13: St-Hillaire de Poitiers: Patron des victimes de morsures
14: St-Engelmar: Patron des agriculteurs
16: St-Marcel 1er, pape, Patron des grainiers
17: St-Antoine le Grand: Patron des fossoyeurs
20: St-Sébastien: Patron des archers, des athlètes
22: St-Vincent diacre: Patron des vignerons, des viticulteurs
24: St-François de Sales: Patron des auteurs, des écrivains, des malentendants
26: St-Timothée: Protège contre les maux et maladies d'estomac
31: St-Jean Bosco: Patron des éditeurs


St-Vincent diacre

Ste-Geneviève

Qui prier?    et pourquoi?
Saint-Odilon: Pour le repos des âmes du Purgatoire et pour la guérison de la jaunisse.
Saint-Adélard: pour être protégé lorsqu'on visite des malades contagieux
Saint-Daniel: Pour ne pas succomber aux tentations.
St-Grégoire: Pour se protéger de personnages menaçants

2 janvier: SAINT MACAIRE Anachorète (?394)
Saint Macaire naquit à Alexandrie, au commencement du IVe siècle. Le trait suivant prouve qu'il passa son enfance dans une grande pureté de coeur: Menant paître son troupeau avec d'autres enfants de son âge, il ramassa par terre une figue volée par ses compagnons. Réfléchissant ensuite sur cette action, il la pleura longtemps avec une profonde douleur.
Cette âme d'élite n'était point faite pour le monde, et Dieu fit naître en elle la noble passion de marcher sur les traces des Antoine, des Pacôme et de tant d'illustres Saints qui, vivant dans la solitude des déserts, au milieu des plus effrayantes pénitences, étaient la gloire de l'Église et l'admiration du monde. Sa ferveur le fit tellement avancer, dès sa jeunesse, en la perfection évangélique, qu'on le regardait à bon droit comme un maître dont les essais égalaient déjà les merveilles de vertus des vieux solitaires. Son recueillement était continuel; Macaire ne parlait qu'à Dieu. Ses austérités dépassaient toute imagination; après avoir vécu plusieurs années ne mangeant que des herbes crues, il en vint bientôt à ne manger qu'une fois par semaine. Non moins admirable était son détachement: un jour il présenta lui-même au voleur qui venait de dévaliser sa pauvre cellule un instrument de travail que le malheureux n'avait pas aperçu. L'âme de toutes ces héroïques vertus, c'étaient la contemplation et la prière; il y passait ses jours et ses nuits: "Allons, mon âme, disait-il, montez au ciel et méprisez toutes les vanités de la terre. Vous y trouverez un Dieu, Créateur de l'univers, que les Anges adorent - à Lui seul il faut vous attacher." Est-il étonnant que le Saint soit devenu la terreur des démons? Nulle puissance infernale ne saurait nuire à celui qui s'est complètement vaincu lui-même.
Saint Macaire joignit à tant de gloires celle d'être persécuté par les hérétiques ariens. Il s'endormit dans la paix du Seigneur, vers l'an 394, après plus de soixante ans passés dans la solitude. De tels exemples ne sont-ils point une éloquente condamnation du monde, de ses passions et de ses vices? Le bonheur n'est pas où la plupart des hommes le cherchent; il est dans la pratique de l'Évangile et dans la fermeté constante à se vaincre soi-même. C'est bien en lisant la vie d'un saint si mortifié et si détaché de la terre que l'on saisit toute la lumineuse vérité de ces paroles de la sainte Écriture: "Vanité des vanités, tout est vanité, hors aimer Dieu et Le servir... Que sert à l'homme de gagner l'univers, s'il vient à perdre son âme ?... Bienheureux ceux qui pleurent...
 


3 janvier: SAINTE GENEVIÈVE Vierge, Patronne de Paris (422-512)

Sainte Geneviève, patronne de Paris, naquit au village de Nanterre, vers l'an 422. C'est bien dans une vie comme la sienne que l'on reconnaît la vérité et que l'on trouve la réalisation de cette parole de saint Paul: "Dieu choisit dans ce monde les instruments les plus faibles pour confondre l'orgueil et les prétentions des hommes."
Elle était âgée de sept ans quand saint Germain, évêque d'Auxerre, traversa le village de Nanterre, où elle habitait. Éclairé par une lumière divine, le Saint discerna cette modeste enfant parmi la foule accourue sur ses pas: "Béni soit, dit-il à ses parents, le jour où cette enfant vous fut donnée: Sa naissance a été saluée par les anges, et Dieu la destine à de grandes choses." Puis, s'adressant à la jeune enfant, il la confirma dans son désir de se donner tout à Dieu: "Ayez confiance, ma fille, lui dit-il, demeurez inébranlable dans votre vocation; le Seigneur vous donnera force et courage."
Depuis ce moment, Geneviève se regarda comme consacrée à Dieu; elle s'éloigna de plus en plus des jeux et des divertissements de l'enfance et se livra à tous les exercices de la piété chrétienne avec une ardeur bien au-dessus de son âge. Rarement on vit, dans une existence si humble, de si admirables vertus. Elle n'était heureuse que dans son éloignement du monde, en la compagnie de Jésus, de Marie et de son Ange gardien.
Geneviève reçut le voile à quatorze ans, des mains de l'archevêque de Paris, et, après la mort de ses parents, elle quitta Nanterre pour se retirer à Paris même, chez sa marraine, où elle vécut plus que jamais saintement. Malgré ses austérités, ses extases, ses miracles, elle devint bientôt l'objet de la haine populaire, et le démon jaloux suscita contre elle une guerre acharnée. Il fallut un nouveau passage de saint Germain de Nanterre pour rétablir sa réputation: "Cette vierge, dit-il, sera votre salut à tous."
Bientôt, en effet, le terrible Attila, surnommé le Fléau de Dieu, envahissait la France; mais Geneviève prêcha la pénitence, et, selon sa prédiction, Paris ne fut pas même assiégé. La sainte mourut à quatre-vingt-neuf ans, le 3 janvier 512. D'innombrables miracles ont été opérés par son intercession. Son tombeau est toujours entouré de vénération dans l'église de Saint-Étienne-du-Mont, à Paris. Elle est une des grandes Patronnes de la France.

3 janvier : DANIEL de Padoue
Diacre . Ami d'évêque Saint Prosdocimus, et aidé à son travail de missionnaire.
Mort martyrisé dans 168, ils ont découvert des restes à Padoue, Italie. 1000 ;
Patron des  articles perdus , prisonniers , femmes dont les maris sont à la guerre
Représentation:
diacre tenant une serviette et un varech pour indiquer son service à son évêque


4 janvier: St-Marcien
Mort martyre en 484


7 janvier: St- Reynold
Parent de Charlemagne . Moine bénédictin . Travaux de construction dirigés à l'abbaye de Saint Pantaleon , Cologne , Allemagne . Assassiné par les ouvriers de construction ; Reynold a travaillé plus dur qu'eux ont fait. Il a été battu à  mort avec des marteaux par les maçons  en 960 à Cologne , en Allemagne ; son corps a été jeté dans le fleuve du Rhin;
plus tard il a été trouvé par la révélation divine
Patron des maçons , maçons en pierre


9 janvier: SAINT JULIEN L'HOSPITALIER
Martyr (313)
Saint Julien naquit à Antioche, capitale de la Syrie, de parents illustres et craignant Dieu. A l'âge de dix-huit ans, ils le sollicitèrent de s'engager dans les liens du mariage. Après quelques jours de réflexion, ayant eu une vision, Dieu lui promit que sa future épouse conserverait avec lui sa virginité et que leur union serait pour beaucoup une occasion de salut. Il consentit alors à épouser une jeune fille, nommée Basilisse, que ses parents lui présentèrent. Le soir même des noces, les pieux époux s'étant mis en prière, Basilisse sentit dans la chambre un suave parfum de fleurs, quoiqu'on fût au coeur de l'hiver. Son époux lui expliqua comment ces fleurs signifiaient la bonne odeur de la virginité, et il obtint sans peine qu'elle consentit à vivre avec lui dans la continence parfaite. Leur voeu fut aussitôt récompensé, car un choeur de Saints et de Saintes, conduit par Jésus et Marie, leur apparut dans une nuée brillante, et les deux époux entendirent une harmonie toute céleste qui remplit leur âme d'une joie inénarrable.
Leurs parents étant morts, ils consacrèrent tous leurs revenus au soulagement des pauvres et des malades; ils firent même de leur maison une espèce d'hôpital. Il y avait des logements séparés pour les hommes et pour les femmes. Basilisse avait soin des personnes de son sexe, et Julien, que son immense charité avait fait surnommer l'hospitalier, avait soin des hommes. La pieuse épouse mourut la première, après avoir reçu un avertissement céleste, et prédit à son époux qu'il recevrait bientôt la palme du martyre. En effet, la persécution s'étant élevée, Julien connu par son zèle pour la religion de Jésus-Christ, ne tarda pas à être jeté en prison. Son interrogatoire, ses supplices, furent accompagnés d'étonnants prodiges et surtout de nombreuses conversions. Épargné par le feu et par les bêtes féroces, Julien eut enfin la tête tranchée, le 9 janvier 313.
 Son tombeau fut illustré par une foule de miracles; dix lépreux y furent guéris le même jour.
 

13 janvier: SAINT HILAIRE
Évêque de Poitiers et Père de l'Église (301-368)
Saint Hilaire naquit à Poitiers, de parents païens, au commencement du IVe siècle. Après une éducation toute profane, il secoua par les propres forces de son génie, aidé de la grâce, le joug absurde et impur du paganisme, et reçut publiquement le baptême. Ce païen converti allait devenir l'une des plus brillantes lumières de l'Église, le marteau de l'hérésie et l'apôtre infatigable du dogme de la Sainte Trinité. La vertu d'Hilaire croissant chaque jour, on ne parlait, dans toute la province de Poitiers, que de la pureté de ses moeurs, de sa modestie, de sa charité et de son zèle.

Lorsque l'évêque de Poitiers vint à mourir, tous les fidèles le demandèrent pour pasteur. Dès lors, Hilaire entra dans la mêlée contre l'hérésie d'Arius et ne quitta pas le champ de bataille jusqu'à son dernier soupir. Ni les menaces des princes, ni la calomnie, ni l'exil, ne purent jamais ébranler son courage. Obligé de quitter son peuple, il se rend en Orient, où il devient le porte-étendard de la vérité chrétienne.
Il est enfin rendu à son troupeau, après plusieurs années d'exil; ce retour prend le caractère d'un vrai triomphe. "La Gaule tout entière, dit saint Jérôme, embrassa un héros qui revenait victorieux du combat, la palme à la main." La ville de Poitiers surtout éclata en transports indicibles; chacun croyait avoir retrouvé son père et même sa patrie, car, durant l'absence du pontife, la patrie avait semblé à tous un douloureux exil.
Un jour, un petit enfant mourut sans baptême; sa mère, tenant le cadavre en ses bras vint se jeter aux pieds d'Hilaire et lui dit d'une voix suffoquée par les sanglots: "Rendez-moi mon fils ou rendez-le au baptême." L'homme de Dieu, ému de la douleur de cette pauvre mère, se prosterne en prière, et bientôt l'enfant ouvre les yeux et revient à la vie.
Épuisé par ses travaux et ses fatigues, le grand athlète de la foi tomba malade; l'heure de la récompense était venue. Une lumière éblouissante éclaira sa chambre, puis diminua insensiblement, et disparut à l'instant même de sa mort.
La France lui a voué un culte spécial, et une multitude d'églises s'honorent de l'avoir pour patron. Un historien a tracé le portrait suivant de saint Hilaire: "Il réunissait en sa personne toutes les excellentes qualités qui font les grands évêques. S'il a fait admirer sa prudence dans le gouvernement de l'Église, il y a fait éclater aussi un zèle et une fermeté apostoliques que rien ne pouvait abattre."


16 janvier: SAINT MARCEL  Pape et martyr + 310
Romain d'origine, Marcel fut choisi le 21 mai 308, pour succéder à saint Marcellin, martyrisé deux mois auparavant. (Il siégea sous le règne de Maxence, cinq ans, six mois et vingt-et-un jours.)
Devenu Pape, saint Marcel n'oublia point les exemples de vertus et de courage de son prédécesseur. Il obtint d'une pieuse matrone nommée Priscille, un endroit favorable pour y rétablir les catacombes nouvelles, et pour pouvoir y célébrer les divins mystères à l'abri des profanations des païens. Les vingt-cinq titres de la ville de Rome furent érigés en autant de paroisses distinctes, afin que les secours de la religion fussent plus facilement distribués aux fidèles. A la faveur d'une trève dans la persécution, Marcel s'efforça de rétablir la discipline que les troubles précédents avaient altérée. Sa juste sévérité pour les chrétiens qui avaient apostasié durant la persécution lui attira beaucoup de difficultés.
L'Église subissait alors la plus violente des dix persécutions. Dioclétien venait d'abdiquer en 305, après avoir divisé ses États en quatre parties, dont chacune avait à sa tête un César. Maxence, devenu César de Rome en 306, ne pouvait épargner le chef de l'Église universelle. L'activité du Saint Pontife pour la réorganisation du culte sacré au milieu de la persécution qui partout faisait rage, était aux yeux du cruel persécuteur, un grief de plus.
Maxence le fit arrêter par ses soldats et comparaître à son tribunal, où il lui ordonna de renoncer à sa charge et de sacrifier aux idoles. Mais ce fut en vain: saint Marcel répondit hardiment qu'il ne pouvait désister un poste où Dieu Lui-même l'avait placé et que la foi lui était plus chère que la vie. Le tyran, exaspéré par la résistance du Saint à ses promesses comme à ses menaces, le fit flageller cruellement. Il ne le condamna point pourtant à la mort; pour humilier davantage l'Église et les fidèles, il l'astreignit à servir comme esclave dans les écuries impériales.
Le Pontife passa de longs jours dans cette dure captivité, ne cessant dans la prière et le jeûne, d'implorer la miséricorde du Seigneur. Après neuf mois de détention, les clercs de Rome qui avaient négocié secrètement son rachat avec les officiers subalternes, vinrent pendant la nuit et le délivrèrent. Une pieuse chrétienne nommée Lucine, qui depuis dix-neuf ans avait persévéré dans la viduité, donna asile au Pontife. Sa maison devint dès lors un titre paroissial de Rome, sous le nom de Marcel, où les fidèles se réunissaient en secret.
Maxence en fut informé, fit de nouveau arrêter Marcel, et le condamna une seconde fois à servir comme palefrenier dans un haras établi sur l'emplacement même de l'église. Saint Marcel, Pape, mourut au milieu de ces vils animaux, à peine vêtu d'un cilice. La bienheureuse Lucine l'ensevelit dans la catacombe de Priscille, sur la voie Salaria. Les reliques de ce Souverain Pontife reposent dans l'ancienne église de son nom, illustrée par son martyre. Il fut le dernier des Papes persécutés par le paganisme.


 

17 janvier: SAINT ANTOINE le Grand
Abbé, Premier Père des Solitaires d'Égypte (251-356)
Saint Antoine naquit à Côme, dans la Haute-Égypte. Si la gloire de l'ermite Paul est d'avoir donné le premier exemple connu de la vie cachée au désert, celle d'Antoine est d'avoir réuni des peuples de solitaires sous les règles d'une vie commune. Antoine avait reçu de ses excellents parents une éducation profondément chrétienne. Peu de temps après leur mort, étant âgé de dix-huit ans, il entendit lire, à l'église, ces paroles de l'Évangile: "Si vous voulez être parfait, allez, vendez tout ce que vous avez et donnez-en le prix aux pauvres." Il prend aussitôt cette parole pour lui, et voulant l'accomplir à la lettre, il se retire dans le désert, où il partage son temps entre la prière et le travail; il fait son unique repas après le coucher du soleil, d'un peu de pain, de sel et d'eau, et garde parfois l'abstinence jusqu'à quatre jours entiers; le peu de sommeil qu'il se permet, il le prend sur une simple natte de jonc, sur un cilice ou sur la terre nue.
A deux reprises différentes, il s'enfonce plus avant dans le désert et s'abîme de plus en plus dans la pénitence et la prière. La persécution le fait retourner dans le monde: "Allons, dit-il, voir les triomphes de nos frères qui combattent pour la cause de Dieu; allons combattre avec eux." On le voyait soulager les confesseurs de Jésus-Christ dans les cachots, les accompagner devant les juges et les exhorter à la constance. Son courage étonnait les juges et les bourreaux; il alla cent fois au-devant du martyre; mais Dieu lui réservait une autre couronne.
La persécution ayant cessé, il retourna au désert, fonda des monastères et devint le père d'une multitude de religieux. Le travail des mains, le chant des cantiques, la lecture des Saints Livres, la prière, les jeûnes et les veilles étaient leur vie.
Le désert, habité par des anges, florissait de toutes les vertus, et Antoine était l'âme de ce grand mouvement cénobitique. Il mourut à l'âge de cent cinq ans. Sa joie en quittant cette terre, fut si grande, qu'il semblait voir le Ciel ouvert devant ses yeux, et les esprits célestes prêts à lui faire escorte.
Saint Antoine est particulièrement célèbre par ses combats contre les démons. Des légions infernales le frappaient et le laissaient demi-mort; les malins esprits prenaient pour l'épouvanter les formes les plus horribles; mais il se moquait de leurs efforts. Après les avoir chassés par le signe de la Croix: "Où étiez-vous donc, Seigneur?" s'écriait-il; et Dieu lui répondait: "Antoine, J'étais avec toi et Je Me réjouissais de ta victoire."

20 janvier: SAINT SÉBASTIEN Martyr (288)
Saint Sébastien, né à Narbonne, a reçu le glorieux titre de Défenseur de l'Église romaine. On pense que, renonçant à une brillante carrière dans sa patrie, il entra dans l'armée afin de pouvoir plus facilement servir ses frères dans sa foi.
Ses grandes qualités le firent bientôt connaître à la cour; il s'y distingua et devint en peu de temps un des favoris de Dioclétien qui le nomma capitaine de la première compagnie de ses gardes. Cette position favorisa ses desseins. Bon nombre de chrétiens lui durent de ne pas faiblir devant les supplices: il fut pour les païens l'occasion d'une foule de conversions: la grâce de Dieu était en lui, et le Ciel confirmait son zèle par les miracles.
Un apostat le trahit enfin, et il fut traduit comme chrétien devant l'empereur. Sébastien parut sans frayeur en face du tyran, et se proclama disciple de Jésus-Christ: "Quoi! lui dit Dioclétien, je t'ai comblé de mes faveurs, tu habites mon palais, et tu es l'ennemi de l'empereur et des dieux? -- J'ai toujours invoqué Jésus-Christ pour votre salut et la conservation de l'empire, reprit Sébastien, et j'ai toujours adoré le Dieu du Ciel."
L'empereur, écumant de rage, le livra à une troupe d'archers pour être percé de flèches. Tout couvert de blessures, on le laissa pour mort, baigné dans son sang. Mais, recueilli par une dame chrétienne, il fut bientôt providentiellement guéri. Il alla lui-même se présenter devant Dioclétien, qui, stupéfait de le voir, lui dit: "Quoi! Tu es Sébastien, que j'avais ordonné de faire mourir à coups de flèches? -- Le Seigneur, dit Sébastien, m'a guéri, afin de protester, en présence de tout le peuple, contre l'injuste persécution dont vous accablez les chrétiens, qui sont les meilleurs et les plus fidèles citoyens de l'empire."
L'empereur le fit traîner dans le cirque, pour y être assommé à coups de bâton. Ce fut le 20 janvier 288 qu'il acheva son sacrifice. -- On l'invoque avec succès contre la peste et les maladies contagieuses.

22 janvier: SAINT VINCENT, diacre et Martyr (304)
Saint Vincent, l'un des plus illustres martyrs de Jésus-Christ, naquit à Saragosse, en Espagne. Son éducation fut toute chrétienne, et il fit de rapides progrès dans la connaissance des saintes Lettres.
Il était diacre, quand Dacien, gouverneur d'Espagne, l'un des plus cruels persécuteurs qu'ait jamais eus l'Église, en fit une des premières victimes de sa fureur. Rien n'est plus beau que le récit de son interrogatoire: "Ta naissance, Vincent, dit le juge, et ta brillante jeunesse excitent toute ma sympathie; renonce à ta religion et choisis entre les honneurs ou les tourments. -- Tu as pris trop de peine, répond le martyr, pour me faire apostasier; je resterai chrétien et saurai mourir joyeusement pour la vérité. Les souffrances me vaudront la couronne des élus."
Comme prélude de son supplice, Vincent est étendu sur un chevalet, et, sous l'action des cordes et des roues, ses nerfs se rompent et ses membres se brisent: "Eh bien! Dis-moi maintenant quelle est ta foi? Reprend le féroce Dacien. -- Tu combles aujourd'hui mes voeux, dit le martyr, laisse libre cours à ta rage, tes fureurs me conduisent à la gloire."
Le tyran s'irrite contre les bourreaux, trop timides dans leur besogne, et le supplice recommence plus horrible encore, à coups d'ongles de fer. Vincent sourit dans les tortures: "Vos idoles, dit-il, sont de bois et de pierre; servez, si vous voulez, ces vains fantômes; pour moi, je ne sacrifie qu'au Dieu vivant qui est béni dans tous les siècles." Dacien lui-même est touché de l'affreux état où il a mis sa victime: "Aie pitié de toi, Vincent, ne méprise pas ainsi la jeunesse dans sa fleur, épargne-toi de plus terribles châtiments."
Mais le saint diacre ne cède pas plus aux flatteries qu'aux menaces: "Langue de vipère, dit-il, je crains plus ton poison que tes tourments. J'ai pour me soutenir la parole de mon Sauveur, qui m'a dit: "Ne craignez point ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent rien sur l'âme." Alors on prépare un vaste gril de fer dont les barres sont autant de scies aux pointes aiguës; on le place sur un brasier ardent et on y jette le martyr, qui bénit Dieu dans son affreux supplice.
Vainqueur du tyran, Vincent est retourné dans son cachot et soumis à de nouvelles tortures. Au milieu de la nuit, les anges viennent le consoler. Vincent rendit peu après le dernier soupir; il avait vingt-deux ans. Saint Augustin a dit de lui: "Enivré du vin qui rend fort et chaste, Vincent triompha des tyrans qui voulaient ruiner le règne de Jésus-Christ."

24 janvier: SAINT FRANÇOIS de SALES
Évêque et Docteur de l'Église  (1567-1622)
Saint François de Sales naquit au château de Sales, en Savoie, de parents plus recommandables encore par leur piété que par la noblesse de leur sang. Nommer ce saint, c'est personnifier la vertu de douceur; il fut le saint aimable par excellence et, sous ce rapport particulièrement, le parfait imitateur de Celui qui a dit: "Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de coeur." Ce sera là toujours le cachet et la gloire de François de Sales.
Toutes les vertus, du reste, lui étaient chères, et sa vie, depuis son enfance, nous en montre le développement progressif, constant et complet. Jeune enfant, au collège, il était le modèle de ses condisciples, et dès qu'ils le voyaient arriver, ils disaient: "Soyons sages, voilà le saint!"
Jeune homme, il mena la vie des anges. Prêtre, il se montra digne émule des plus grands apôtres, par ses travaux et par les innombrables conversions qu'il opéra parmi les protestants. Évêque, il fut le rempart de la foi, le père de son peuple, le docteur de la piété chrétienne, un Pontife incomparable.
Revenons à sa douceur; elle était si étonnante que saint Vincent de Paul pouvait dire: "Que Dieu doit être bon, puisque l'évêque de Genève, Son ministre est si bon!" Un jour ses familiers s'indignaient des injures qu'un misérable lui adressait, et se plaignaient de le voir garder le silence: "Eh quoi! dit-il, voulez-vous que je perde en un instant le peu de douceur que j'ai pu acquérir par vingt ans d'efforts?"
"On disait communément, écrit sainte Jeanne de Chantal, qu'il n'y avait pas de meilleur moyen de gagner sa faveur que de lui faire du mal, et que c'était la seule vengeance qu'il sût exercer." -- "Il avait un coeur tout à fait innocent, dit la même sainte; jamais il ne fit aucun acte par malice ou amertume de coeur. Jamais on n'a vu un coeur si doux, si humble, si débonnaire, si gracieux et si affable qu'était le sien."
Citons quelques paroles de François lui-même: "Soyez, disait-il, le plus doux que vous pourrez, et souvenez-vous que l'on prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu'avec cent barils de vinaigre. S'il faut donner en quelque excès, que ce soit du côté de la douceur." -- "Je le veux tant aimer, ce cher prochain, je le veux tant aimer! Il a plu à Dieu de faire ainsi mon coeur! Oh! Quand est-ce que nous serons tout détrempés en douceur et en charité!"
Saint François de Sales mourut à Lyon, le jour des saints Innocents.


26 janvier: SAINT TIMOTHÉE, Évêque et Martyr  (mort en 97)
Saint Timothée était né en Lycaonie, dans la ville de Lystres, qui fut évangélisée par saint Paul. Le passage du grand Apôtre fut la cause de la conversion de Timothée et de sa famille. Plus tard, quand Paul revint à Lystres, il remarqua Timothée et résolut de se l'associer dans l'apostolat, malgré sa jeunesse. L'admirable jeune homme sacrifia avec joie toutes les espérances terrestres et consentit à quitter sa famille pour se donner entièrement à Dieu et supporter toutes les fatigues et toutes les persécutions de la vie apostolique. Dès lors on peut voir Timothée partout à côté de saint Paul, et à la confiance de l'un répond le dévouement de l'autre.
Après la mort de saint Paul, Timothée, qui avait été préposé par son maître à l'Église d'Éphèse, eut la consolation d'y vivre en l'amitié et la présence du disciple bien-aimé de Jésus, l'Apôtre saint Jean.
Un jour que les Éphésiens célébraient par des orgies une des fêtes de leur déesse Diane, le saint évêque d'Éphèse, indigné, se jette au milieu de ce peuple insensé, lui représente la folie de sa conduite et l'invite à se convertir au christianisme; mais il est entouré par des furieux, accablé de coups de pierres et de massues et laissé pour mort. Ses disciples le relèvent et le transportent dans le voisinage, où il expire bientôt dans leurs bras et rejoint dans la gloire son maître saint Paul.
L'Église honore en lui l'un des plus célèbres et des plus saints disciples des Apôtres.

31 janvier: SAINT JEAN BOSCO (1815-1888)
Jean Bosco naquit en 1815 dans un village du Piémont. Ses parents étaient de pauvres paysans; mais sa mère, demeurée veuve avec trois enfants, était une sainte femme. Le caractère jovial de Jean lui donnait une grande influence sur les enfants de son âge. Il les attirait par ses manières aimables et il entremêlait avec eux les divertissements et la prière. Doué d'une mémoire extraordinaire, il se plaisait à leur répéter les sermons qu'il avait entendus à l'église. C'étaient là les premiers signes de sa vocation apostolique. Son coeur, soutenu par celui de sa mère et d'un bon vieux prêtre, aspirait au sacerdoce. La pauvreté, en l'obligeant au travail manuel, semblait lui interdire l'étude. Mais, par la grâce de Dieu, son courage et sa vive intelligence surmontèrent tous les obstacles.
En 1835, il était admis au grand séminaire. "Jean, lui dit sa mère, souviens-toi que ce qui honore un clerc, ce n'est pas l'habit, mais la vertu. Quand tu es venu au monde je t'ai consacré à la Madone; au début de tes études je t'ai recommandé d'être Son enfant; sois à Elle plus que jamais, et fais-La aimer autour de toi."
Au grand séminaire, comme au village et au collège, Jean Bosco préludait à sa mission d'apôtre de la jeunesse et donnait à ses condisciples l'exemple du travail et de la vertu dans la joie. Prêtre en 1841, il vint à Turin. Ému par le spectacle des misères corporelles et spirituelles de la jeunesse abandonnée, il réunit, le dimanche, quelques vagabonds qu'il instruisait, moralisait, faisait prier, tout en leur procurant d'honnêtes distractions. Mais cette oeuvre du dimanche ne suffisait pas à entretenir la vie chrétienne, ni même la vie corporelle, de ces pauvres enfants.
Jean Bosco, bien que dépourvu de toute ressource, entreprit donc d'ouvrir un asile aux plus déshérités. Il acheta pour 30.000 francs une maison payable dans la quinzaine. "Comment! lui dit sa mère devenue son auxiliaire, mais tu n'as pas un sou vaillant!" -- "Voyons! reprit le fils, si vous aviez de l'argent, m'en donneriez-vous? Eh bien, mère, croyez-vous que la Providence, qui est infiniment riche, soit moins bonne que vous?"
Voilà le trésor divin de foi, d'espérance et de charité dans lequel Jean Bosco, malgré toutes les difficultés humaines, ne cessa de puiser, pour établir ses deux Sociétés Salésiennes de Religieux et de Religieuses, dont la première dépasse le nombre de 8 000, et la seconde celui de 6 000, avec des établissements charitables multipliés aujourd'hui dans le monde entier.


 

      

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