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Les
saints(tes) du mois de janvier
1:
Jour de l'an, Ste-Marie Mère de Dieu
St-Odilon,
St-Oyend, Ste-Euphrosine
Jour
de l'an beau, Mois d'août très chaud
2:
St-Adélard (ou Adalhard), St-Basile de Césarée (le
Grand)
St-Bladulphe,
St-Frodobert
(ou Frobert), St-Grégoire de Nazianze
St-Macaire
d'Alexandrie (le Jeune)
Autant
de bonnes journées en janvier, Autant de mauvaises en mai
3:
Ste-Bertille, Ste-Bonne, Ste-Geneviève
Sainte-Geneviève
ne
sort point, Si Saint-Marcel ne la rejoint
4:
St-Grégoire de Langres, St-Libence, St-Quinctus,
St-Rigobert (ou
Robert)
Ste-Angèle
de Foligno, Ste-Dafrose, Ste-Pharaïlde
Le
jour de la Saint-Odilon, Souvent n'amène rien de bon
5:
St-Arnulphe, St-Siméon stylite, St-Télesphore,
Ste-Emilienne
À
la Saint-Siméon, La neige et les tisons
6:
St-Balthazar, St-Guérin, St-Melaine, St-Melchior,
Ste-Wiltrude
Si
le soir du jour des Rois, Beaucoup d'étoiles tu vois,
Auras
sécheresse en été, Et beaucoup d'oeufs au poulailler
7:
St-Aldric, St-Canut Lavard (ou Knud), St-Raymond de
Penyafort, St-Reynold
S'il
gèle à la Saint-Raymond, L'hiver est encore long
8:
St-Garibald, St-Lucien, St-Patient, St-Wulsin, Ste-Gudule
Temps
de Saint-Lucien, Temps de chien
9:
St-Adrien de Canterbury, St-Second , St-Julien
Pour
Saint-Adrien, Le froid nous revient
Saint-Julien
brise la glace, S'il ne la brise, c'est qu'il l'embrasse
10:
St-Agathon, St-Guillaume de Bourges, Ste-Floride,
Ste-Séthride
Beau
temps à la Saint-Guillaume, Donne plus de blé que de
chaume
11:
St-Palémon, Ste-Fidelmie
Entre
le 10 et le 20 janvier, Les plus contents sont les
drapiers
12:
St-Nazaire, St-Tigre, Ste-Césarie, Ste-Tatienne (ou
Tatiana)
Arcade
et Hilaire, Gèlent les rivières
13:
St-Énogat, St-Hilaire de Poitiers, St-Léonce de Césarée,
St-Vivence
Ste-Glaphyre,
Ste-Gumesinde
Soleil
au jour de Saint-Hilaire, Rentre du bois pour ton hiver
14:
Ste-Macrine
Verdure
en janvier, Été fera pitié
15:
St-Émébert (ou Ablebert), St-Godefroy de Péronne,
St-Malard, St-Maur
St-Pansophe,
St-Paul l'Ermite, St-Romedius, Ste-Secondine, Ste-Tarcise
S'il
gèle à la Saint-Maur, La moitié de l'hiver est dehors
16:
St-Marcel 1er, St-Trivier
À
la Saint-Honorat, Rarement soleil il y a
Prépare,
pour Saint-Marcel, Tes graines nouvelles
17:
St-Antoine le Grand, St-Gamelbert (ou Gamulbert), St-Genou
(ou Genulfe)
St-Richmir,
St-Sulpice le Pieux, Ste-Roseline
À
Saint-Antoine grande froidure, À Saint-Laurent grands
chauds ne
durent
18:
St-Léobard, St-Ulfrid (ou Wolfred), St-Volusien,
Ste-Prisque (ou
Prisca), Ste-Thècle
Mieux
vaut chien enragé, Que chaud soleil en janvier
19:
St-Arsène, St-Canut, Ste-Marguerite Bourjeoys,
Ste-Messaline, Ste-Pia
Janvier
de glace fait le point, Février, qui passe, le rompt
20:
St-Fabien, St-Minase, St-Néophyte, St-Sébastien
À
la Saint-Sébastien, l'hiver reprend, Ou se casse les dents
Saint-Sébastien
avec
du gel, Emporte l'herbe et promet du miel
21:
St-Busiride, St-Fructueux, St-Patrocle, Ste-Agnès de Rome
Jour
de Sainte-Agnès, Jamais trop de froid ne laisse
22:
St-Gaudence, St-Oronce, St-Vincent, Ste-Blésille,
Ste-Lufthilde
À
la Saint-Vincent, Tout dégèle ou tout fend
Quand
il fait beau à la Saint-Vincent, Le vigneron est toujours
content
23:
St-Barnard de Vienne, St-Ildefonse de Tolède, St-Parménas,
Ste-Émérentienne,
Ste-Messaline
Sécheresse
de janvier, Richesse de fermier
24:
St-François de Sales
Un
mois de janvier sans gelée, N'amène jamais une bonne année
25:
Converstion de St-Paul, St-Placide, St-Prix, St-Sabin,
Ste-Dwynwen (ou
Donwen)
Le
jour de Saint-Paul, L'hiver se rompt le col
26:
St-Polycarpe de Smyrne, St-Timothée, St-Tite, St-Xénophon
La
Sainte-Mélanie, De la pluie n'en veut mie
27:
St-Julien du Mans, St-Vitalien, Ste-Angèle de Mérici,
Ste-Dévote
Beau
temps à la Saint-Julien, Promet abondance de biens
28:
St-Callinique, St-Charlemagne, St-Glastien, St-Thomas
d'Aquin
Pour
Charlemagne, les écoliers, Doivent fermer livres et
cahiers
29:
St-Gildas le Sage, St-Julien l'Hospitalier, St-Savinien,
St-Sulpice Sévère
St-Valère,
Ste-Imaine de Loss
S'il
gèle à la Saint-Sulpice, Le printemps sera propice
30:
St-Armentaire, St-Barsimée, Ste-Aldegonde, Ste-Bathilde
Ste-Hyacinthe
(Jacinthe)
de Mariscotti, Ste-Martine, Ste-Thiadilde
Prend
garde à la Sainte-Martine, Car souvent l'hiver se mutine
31:
St-Eusèbe, ermite, St-Jean Bosco, St-Pierre Nolasque,
St-Pouange
St-Zotique,
Ste-Marcelle, Ste-Thryphène, Ste-Ulphe
Janvier
et février, Comblent ou vident le grenier
![]() St-Antoine le Grand |
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![]() |
![]() St-Jean Bosco |
![]() St-Julien l'hospitalier |
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Patron(ne)s et intercesseurs du mois de janvier:
1:
St-Adélard: Patron des jardiniers
2:
St-Macaire: Patron des pâtissiers
3:
Ste-Geneviève: Patronne des femmes éloignées
de leur mari, et de la ville de Paris
St-Daniel:
Patron des tapissiers et chapeliers
4:
St-Marcien: Patron des armuriers, économes
7:
St-Reynold: Patron des tailleurs de pièrre
9:
St-Julien l'hospitalier: Patron des mendiants,
luthiers
13:
St-Hillaire de Poitiers: Patron des victimes de morsures
14:
St-Engelmar: Patron des agriculteurs
16:
St-Marcel 1er, pape, Patron des grainiers
17:
St-Antoine le Grand: Patron des fossoyeurs
20:
St-Sébastien: Patron des archers, des athlètes
22:
St-Vincent diacre: Patron des vignerons, des viticulteurs
24:
St-François de Sales: Patron des auteurs, des écrivains,
des malentendants
26:
St-Timothée: Protège contre les maux et maladies d'estomac
31:
St-Jean Bosco: Patron des éditeurs
![]() |
![]() Ste-Geneviève |
Qui
prier? et pourquoi?
Saint-Odilon:
Pour
le repos des âmes du Purgatoire et pour la guérison de
la jaunisse.
Saint-Adélard:
pour
être protégé lorsqu'on visite des malades contagieux
Saint-Daniel:
Pour
ne pas succomber aux tentations.
St-Grégoire:
Pour se protéger de personnages menaçants
2
janvier: SAINT MACAIRE Anachorète (?394)
Saint
Macaire naquit à Alexandrie, au commencement du IVe
siècle.
Le trait suivant prouve qu'il passa son enfance dans une
grande pureté
de coeur: Menant paître son troupeau avec d'autres enfants
de son
âge, il ramassa par terre une figue volée par ses
compagnons.
Réfléchissant ensuite sur cette action, il la pleura
longtemps
avec une profonde douleur.
Cette
âme d'élite n'était point faite pour le monde, et Dieu
fit naître en elle la noble passion de marcher sur les
traces des
Antoine, des Pacôme et de tant d'illustres Saints qui,
vivant dans
la solitude des déserts, au milieu des plus effrayantes
pénitences,
étaient la gloire de l'Église et l'admiration du monde. Sa
ferveur le fit tellement avancer, dès sa jeunesse, en la
perfection
évangélique, qu'on le regardait à bon droit comme
un maître dont les essais égalaient déjà les
merveilles de vertus des vieux solitaires. Son
recueillement était
continuel; Macaire ne parlait qu'à Dieu. Ses austérités
dépassaient toute imagination; après avoir vécu plusieurs
années ne mangeant que des herbes crues, il en vint
bientôt
à ne manger qu'une fois par semaine. Non moins admirable
était
son détachement: un jour il présenta lui-même au voleur
qui venait de dévaliser sa pauvre cellule un instrument de
travail
que le malheureux n'avait pas aperçu. L'âme de toutes ces
héroïques vertus, c'étaient la contemplation et la prière;
il y passait ses jours et ses nuits: "Allons, mon âme,
disait-il,
montez au ciel et méprisez toutes les vanités de la terre.
Vous y trouverez un Dieu, Créateur de l'univers, que les
Anges adorent
- à Lui seul il faut vous attacher." Est-il étonnant que
le Saint soit devenu la terreur des démons? Nulle
puissance infernale
ne saurait nuire à celui qui s'est complètement vaincu
lui-même.
Saint
Macaire joignit à tant de gloires celle d'être persécuté
par les hérétiques ariens. Il s'endormit dans la paix du
Seigneur, vers l'an 394, après plus de soixante ans passés
dans la solitude. De tels exemples ne sont-ils point une
éloquente
condamnation du monde, de ses passions et de ses vices? Le
bonheur n'est
pas où la plupart des hommes le cherchent; il est dans la
pratique
de l'Évangile et dans la fermeté constante à se vaincre
soi-même. C'est bien en lisant la vie d'un saint si
mortifié
et si détaché de la terre que l'on saisit toute la
lumineuse
vérité de ces paroles de la sainte Écriture: "Vanité
des vanités, tout est vanité, hors aimer Dieu et Le
servir...
Que sert à l'homme de gagner l'univers, s'il vient à
perdre
son âme ?... Bienheureux ceux qui pleurent...
3
janvier: SAINTE GENEVIÈVE Vierge, Patronne de Paris
(422-512)
Sainte
Geneviève, patronne de Paris, naquit au village de
Nanterre, vers
l'an 422. C'est bien dans une vie comme la sienne que l'on
reconnaît
la vérité et que l'on trouve la réalisation de cette
parole de saint Paul: "Dieu choisit dans ce monde les
instruments les plus
faibles pour confondre l'orgueil et les prétentions des
hommes."
Elle
était âgée de sept ans quand saint Germain, évêque
d'Auxerre, traversa le village de Nanterre, où elle
habitait. Éclairé
par une lumière divine, le Saint discerna cette modeste
enfant parmi
la foule accourue sur ses pas: "Béni soit, dit-il à ses
parents,
le jour où cette enfant vous fut donnée: Sa naissance a
été
saluée par les anges, et Dieu la destine à de grandes
choses."
Puis, s'adressant à la jeune enfant, il la confirma dans
son désir
de se donner tout à Dieu: "Ayez confiance, ma fille, lui
dit-il,
demeurez inébranlable dans votre vocation; le Seigneur
vous donnera
force et courage."
Depuis
ce moment, Geneviève se regarda comme consacrée à
Dieu; elle s'éloigna de plus en plus des jeux et des
divertissements
de l'enfance et se livra à tous les exercices de la piété
chrétienne avec une ardeur bien au-dessus de son âge.
Rarement
on vit, dans une existence si humble, de si admirables
vertus. Elle n'était
heureuse que dans son éloignement du monde, en la
compagnie de Jésus,
de Marie et de son Ange gardien.
Geneviève
reçut le voile à quatorze ans, des mains de l'archevêque
de Paris, et, après la mort de ses parents, elle quitta
Nanterre
pour se retirer à Paris même, chez sa marraine, où
elle vécut plus que jamais saintement. Malgré ses
austérités,
ses extases, ses miracles, elle devint bientôt l'objet de
la haine
populaire, et le démon jaloux suscita contre elle une
guerre acharnée.
Il fallut un nouveau passage de saint Germain de Nanterre
pour rétablir
sa réputation: "Cette vierge, dit-il, sera votre salut à
tous."
Bientôt,
en effet, le terrible Attila, surnommé le Fléau de Dieu,
envahissait la France; mais Geneviève prêcha la pénitence,
et, selon sa prédiction, Paris ne fut pas même assiégé.
La sainte mourut à quatre-vingt-neuf ans, le 3 janvier
512. D'innombrables
miracles ont été opérés par son intercession.
Son tombeau est toujours entouré de vénération dans
l'église de Saint-Étienne-du-Mont, à Paris. Elle est
une des grandes Patronnes de la France.
3
janvier : DANIEL de Padoue
Diacre
. Ami d'évêque Saint Prosdocimus, et aidé à
son travail de missionnaire.
Mort
martyrisé dans 168, ils ont découvert des restes à
Padoue, Italie. 1000 ;
Patron
des articles perdus , prisonniers , femmes dont les
maris sont à
la guerre
Représentation:
diacre
tenant une serviette et un varech pour indiquer son
service à son
évêque
4
janvier: St-Marcien
Mort
martyre en 484
7
janvier: St- Reynold
Parent
de Charlemagne . Moine bénédictin . Travaux de
construction
dirigés à l'abbaye de Saint Pantaleon , Cologne ,
Allemagne
. Assassiné par les ouvriers de construction ; Reynold a
travaillé
plus dur qu'eux ont fait. Il a été battu à mort
avec des marteaux par les maçons en 960 à Cologne ,
en Allemagne ; son corps a été jeté dans le fleuve
du Rhin;
plus
tard il a été trouvé par la révélation
divine
Patron
des maçons , maçons en pierre
9
janvier: SAINT JULIEN L'HOSPITALIER
Martyr
(313)
Saint
Julien naquit à Antioche, capitale de la Syrie, de parents
illustres
et craignant Dieu. A l'âge de dix-huit ans, ils le
sollicitèrent
de s'engager dans les liens du mariage. Après quelques
jours de
réflexion, ayant eu une vision, Dieu lui promit que sa
future épouse
conserverait avec lui sa virginité et que leur union
serait pour
beaucoup une occasion de salut. Il consentit alors à
épouser
une jeune fille, nommée Basilisse, que ses parents lui
présentèrent.
Le soir même des noces, les pieux époux s'étant mis
en prière, Basilisse sentit dans la chambre un suave
parfum de fleurs,
quoiqu'on fût au coeur de l'hiver. Son époux lui expliqua
comment ces fleurs signifiaient la bonne odeur de la
virginité,
et il obtint sans peine qu'elle consentit à vivre avec lui
dans
la continence parfaite. Leur voeu fut aussitôt récompensé,
car un choeur de Saints et de Saintes, conduit par Jésus
et Marie,
leur apparut dans une nuée brillante, et les deux époux
entendirent
une harmonie toute céleste qui remplit leur âme d'une joie
inénarrable.
Leurs
parents étant morts, ils consacrèrent tous leurs revenus
au soulagement des pauvres et des malades; ils firent même
de leur
maison une espèce d'hôpital. Il y avait des logements
séparés
pour les hommes et pour les femmes. Basilisse avait soin
des personnes
de son sexe, et Julien, que son immense charité avait fait
surnommer
l'hospitalier, avait soin des hommes. La pieuse épouse
mourut la
première, après avoir reçu un avertissement céleste,
et prédit à son époux qu'il recevrait bientôt
la palme du martyre. En effet, la persécution s'étant
élevée,
Julien connu par son zèle pour la religion de
Jésus-Christ,
ne tarda pas à être jeté en prison. Son interrogatoire,
ses supplices, furent accompagnés d'étonnants prodiges et
surtout de nombreuses conversions. Épargné par le feu et
par les bêtes féroces, Julien eut enfin la tête tranchée,
le 9 janvier 313.
Son
tombeau fut illustré par une foule de miracles; dix
lépreux
y furent guéris le même jour.
13
janvier: SAINT HILAIRE
Évêque
de Poitiers et Père de l'Église (301-368)
Saint
Hilaire naquit à Poitiers, de parents païens, au
commencement
du IVe siècle. Après une éducation toute profane,
il secoua par les propres forces de son génie, aidé de la
grâce, le joug absurde et impur du paganisme, et reçut
publiquement
le baptême. Ce païen converti allait devenir l'une des
plus
brillantes lumières de l'Église, le marteau de l'hérésie
et l'apôtre infatigable du dogme de la Sainte Trinité. La
vertu d'Hilaire croissant chaque jour, on ne parlait, dans
toute la province
de Poitiers, que de la pureté de ses moeurs, de sa
modestie, de
sa charité et de son zèle.
Lorsque
l'évêque de Poitiers vint à mourir, tous les fidèles
le demandèrent pour pasteur. Dès lors, Hilaire entra dans
la mêlée contre l'hérésie d'Arius et ne quitta
pas le champ de bataille jusqu'à son dernier soupir. Ni
les menaces
des princes, ni la calomnie, ni l'exil, ne purent jamais
ébranler
son courage. Obligé de quitter son peuple, il se rend en
Orient,
où il devient le porte-étendard de la vérité
chrétienne.
Il
est enfin rendu à son troupeau, après plusieurs années
d'exil; ce retour prend le caractère d'un vrai triomphe.
"La Gaule
tout entière, dit saint Jérôme, embrassa un héros
qui revenait victorieux du combat, la palme à la main." La
ville
de Poitiers surtout éclata en transports indicibles;
chacun croyait
avoir retrouvé son père et même sa patrie, car, durant
l'absence du pontife, la patrie avait semblé à tous un
douloureux
exil.
Un
jour, un petit enfant mourut sans baptême; sa mère, tenant
le cadavre en ses bras vint se jeter aux pieds d'Hilaire
et lui dit d'une
voix suffoquée par les sanglots: "Rendez-moi mon fils ou
rendez-le
au baptême." L'homme de Dieu, ému de la douleur de cette
pauvre
mère, se prosterne en prière, et bientôt l'enfant ouvre
les yeux et revient à la vie.
Épuisé
par ses travaux et ses fatigues, le grand athlète de la
foi tomba
malade; l'heure de la récompense était venue. Une lumière
éblouissante éclaira sa chambre, puis diminua
insensiblement,
et disparut à l'instant même de sa mort.
La
France lui a voué un culte spécial, et une multitude
d'églises
s'honorent de l'avoir pour patron. Un historien a tracé le
portrait
suivant de saint Hilaire: "Il réunissait en sa personne
toutes les
excellentes qualités qui font les grands évêques. S'il
a fait admirer sa prudence dans le gouvernement de
l'Église, il
y a fait éclater aussi un zèle et une fermeté apostoliques
que rien ne pouvait abattre."
16
janvier: SAINT MARCEL Pape et martyr + 310
Romain
d'origine, Marcel fut choisi le 21 mai 308, pour succéder
à
saint Marcellin, martyrisé deux mois auparavant. (Il
siégea
sous le règne de Maxence, cinq ans, six mois et
vingt-et-un jours.)
Devenu
Pape, saint Marcel n'oublia point les exemples de vertus
et de courage
de son prédécesseur. Il obtint d'une pieuse matrone nommée
Priscille, un endroit favorable pour y rétablir les
catacombes nouvelles,
et pour pouvoir y célébrer les divins mystères à
l'abri des profanations des païens. Les vingt-cinq titres
de la ville
de Rome furent érigés en autant de paroisses distinctes,
afin que les secours de la religion fussent plus
facilement distribués
aux fidèles. A la faveur d'une trève dans la persécution,
Marcel s'efforça de rétablir la discipline que les
troubles
précédents avaient altérée. Sa juste sévérité
pour les chrétiens qui avaient apostasié durant la
persécution
lui attira beaucoup de difficultés.
L'Église
subissait alors la plus violente des dix persécutions.
Dioclétien
venait d'abdiquer en 305, après avoir divisé ses États
en quatre parties, dont chacune avait à sa tête un César.
Maxence, devenu César de Rome en 306, ne pouvait épargner
le chef de l'Église universelle. L'activité du Saint
Pontife
pour la réorganisation du culte sacré au milieu de la
persécution
qui partout faisait rage, était aux yeux du cruel
persécuteur,
un grief de plus.
Maxence
le fit arrêter par ses soldats et comparaître à son
tribunal, où il lui ordonna de renoncer à sa charge et de
sacrifier aux idoles. Mais ce fut en vain: saint Marcel
répondit
hardiment qu'il ne pouvait désister un poste où Dieu
Lui-même
l'avait placé et que la foi lui était plus chère que
la vie. Le tyran, exaspéré par la résistance du Saint
à ses promesses comme à ses menaces, le fit flageller
cruellement.
Il ne le condamna point pourtant à la mort; pour humilier
davantage
l'Église et les fidèles, il l'astreignit à servir
comme esclave dans les écuries impériales.
Le
Pontife passa de longs jours dans cette dure captivité, ne
cessant
dans la prière et le jeûne, d'implorer la miséricorde
du Seigneur. Après neuf mois de détention, les clercs de
Rome qui avaient négocié secrètement son rachat avec
les officiers subalternes, vinrent pendant la nuit et le
délivrèrent.
Une pieuse chrétienne nommée Lucine, qui depuis dix-neuf
ans avait persévéré dans la viduité, donna
asile au Pontife. Sa maison devint dès lors un titre
paroissial
de Rome, sous le nom de Marcel, où les fidèles se
réunissaient
en secret.
Maxence
en fut informé, fit de nouveau arrêter Marcel, et le
condamna
une seconde fois à servir comme palefrenier dans un haras
établi
sur l'emplacement même de l'église. Saint Marcel, Pape,
mourut
au milieu de ces vils animaux, à peine vêtu d'un cilice.
La
bienheureuse Lucine l'ensevelit dans la catacombe de
Priscille, sur la
voie Salaria. Les reliques de ce Souverain Pontife
reposent dans l'ancienne
église de son nom, illustrée par son martyre. Il fut le
dernier
des Papes persécutés par le paganisme.
17
janvier: SAINT ANTOINE le Grand
Abbé,
Premier Père des Solitaires d'Égypte (251-356)
Saint
Antoine naquit à Côme, dans la Haute-Égypte. Si la
gloire de l'ermite Paul est d'avoir donné le premier
exemple connu
de la vie cachée au désert, celle d'Antoine est d'avoir
réuni
des peuples de solitaires sous les règles d'une vie
commune. Antoine
avait reçu de ses excellents parents une éducation
profondément
chrétienne. Peu de temps après leur mort, étant âgé
de dix-huit ans, il entendit lire, à l'église, ces paroles
de l'Évangile: "Si vous voulez être parfait, allez, vendez
tout ce que vous avez et donnez-en le prix aux pauvres."
Il prend aussitôt
cette parole pour lui, et voulant l'accomplir à la lettre,
il se
retire dans le désert, où il partage son temps entre la
prière
et le travail; il fait son unique repas après le coucher
du soleil,
d'un peu de pain, de sel et d'eau, et garde parfois
l'abstinence jusqu'à
quatre jours entiers; le peu de sommeil qu'il se permet,
il le prend sur
une simple natte de jonc, sur un cilice ou sur la terre
nue.
A
deux reprises différentes, il s'enfonce plus avant dans le
désert
et s'abîme de plus en plus dans la pénitence et la prière.
La persécution le fait retourner dans le monde: "Allons,
dit-il,
voir les triomphes de nos frères qui combattent pour la
cause de
Dieu; allons combattre avec eux." On le voyait soulager
les confesseurs
de Jésus-Christ dans les cachots, les accompagner devant
les juges
et les exhorter à la constance. Son courage étonnait les
juges et les bourreaux; il alla cent fois au-devant du
martyre; mais Dieu
lui réservait une autre couronne.
La
persécution ayant cessé, il retourna au désert, fonda
des monastères et devint le père d'une multitude de
religieux.
Le travail des mains, le chant des cantiques, la lecture
des Saints Livres,
la prière, les jeûnes et les veilles étaient leur vie.
Le
désert, habité par des anges, florissait de toutes les
vertus,
et Antoine était l'âme de ce grand mouvement cénobitique.
Il mourut à l'âge de cent cinq ans. Sa joie en quittant
cette
terre, fut si grande, qu'il semblait voir le Ciel ouvert
devant ses yeux,
et les esprits célestes prêts à lui faire escorte.
Saint
Antoine est particulièrement célèbre par ses combats
contre les démons. Des légions infernales le frappaient et
le laissaient demi-mort; les malins esprits prenaient pour
l'épouvanter
les formes les plus horribles; mais il se moquait de leurs
efforts. Après
les avoir chassés par le signe de la Croix: "Où étiez-vous
donc, Seigneur?" s'écriait-il; et Dieu lui répondait:
"Antoine,
J'étais avec toi et Je Me réjouissais de ta victoire."
20
janvier: SAINT SÉBASTIEN Martyr (288)
Saint
Sébastien, né à Narbonne, a reçu le glorieux
titre de Défenseur de l'Église romaine. On pense que,
renonçant
à une brillante carrière dans sa patrie, il entra dans
l'armée
afin de pouvoir plus facilement servir ses frères dans sa
foi.
Ses
grandes qualités le firent bientôt connaître à
la cour; il s'y distingua et devint en peu de temps un des
favoris de Dioclétien
qui le nomma capitaine de la première compagnie de ses
gardes. Cette
position favorisa ses desseins. Bon nombre de chrétiens
lui durent
de ne pas faiblir devant les supplices: il fut pour les
païens l'occasion
d'une foule de conversions: la grâce de Dieu était en lui,
et le Ciel confirmait son zèle par les miracles.
Un
apostat le trahit enfin, et il fut traduit comme chrétien
devant
l'empereur. Sébastien parut sans frayeur en face du tyran,
et se
proclama disciple de Jésus-Christ: "Quoi! lui dit
Dioclétien,
je t'ai comblé de mes faveurs, tu habites mon palais, et
tu es l'ennemi
de l'empereur et des dieux? -- J'ai toujours invoqué
Jésus-Christ
pour votre salut et la conservation de l'empire, reprit
Sébastien,
et j'ai toujours adoré le Dieu du Ciel."
L'empereur,
écumant de rage, le livra à une troupe d'archers pour être
percé de flèches. Tout couvert de blessures, on le laissa
pour mort, baigné dans son sang. Mais, recueilli par une
dame chrétienne,
il fut bientôt providentiellement guéri. Il alla lui-même
se présenter devant Dioclétien, qui, stupéfait de
le voir, lui dit: "Quoi! Tu es Sébastien, que j'avais
ordonné
de faire mourir à coups de flèches? -- Le Seigneur, dit
Sébastien,
m'a guéri, afin de protester, en présence de tout le
peuple,
contre l'injuste persécution dont vous accablez les
chrétiens,
qui sont les meilleurs et les plus fidèles citoyens de
l'empire."
L'empereur
le fit traîner dans le cirque, pour y être assommé à
coups de bâton. Ce fut le 20 janvier 288 qu'il acheva son
sacrifice.
-- On l'invoque avec succès contre la peste et les
maladies contagieuses.
22
janvier: SAINT VINCENT, diacre et Martyr (304)
Saint
Vincent, l'un des plus illustres martyrs de Jésus-Christ,
naquit
à Saragosse, en Espagne. Son éducation fut toute
chrétienne,
et il fit de rapides progrès dans la connaissance des
saintes Lettres.
Il
était diacre, quand Dacien, gouverneur d'Espagne, l'un des
plus
cruels persécuteurs qu'ait jamais eus l'Église, en fit une
des premières victimes de sa fureur. Rien n'est plus beau
que le
récit de son interrogatoire: "Ta naissance, Vincent, dit
le juge,
et ta brillante jeunesse excitent toute ma sympathie;
renonce à
ta religion et choisis entre les honneurs ou les
tourments. -- Tu as pris
trop de peine, répond le martyr, pour me faire apostasier;
je resterai
chrétien et saurai mourir joyeusement pour la vérité.
Les souffrances me vaudront la couronne des élus."
Comme
prélude de son supplice, Vincent est étendu sur un
chevalet,
et, sous l'action des cordes et des roues, ses nerfs se
rompent et ses
membres se brisent: "Eh bien! Dis-moi maintenant quelle
est ta foi? Reprend
le féroce Dacien. -- Tu combles aujourd'hui mes voeux, dit
le martyr,
laisse libre cours à ta rage, tes fureurs me conduisent à
la gloire."
Le
tyran s'irrite contre les bourreaux, trop timides dans
leur besogne, et
le supplice recommence plus horrible encore, à coups
d'ongles de
fer. Vincent sourit dans les tortures: "Vos idoles,
dit-il, sont de bois
et de pierre; servez, si vous voulez, ces vains fantômes;
pour moi,
je ne sacrifie qu'au Dieu vivant qui est béni dans tous
les siècles."
Dacien lui-même est touché de l'affreux état où
il a mis sa victime: "Aie pitié de toi, Vincent, ne
méprise
pas ainsi la jeunesse dans sa fleur, épargne-toi de plus
terribles
châtiments."
Mais
le saint diacre ne cède pas plus aux flatteries qu'aux
menaces:
"Langue de vipère, dit-il, je crains plus ton poison que
tes tourments.
J'ai pour me soutenir la parole de mon Sauveur, qui m'a
dit: "Ne craignez
point ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent rien sur
l'âme." Alors
on prépare un vaste gril de fer dont les barres sont
autant de scies
aux pointes aiguës; on le place sur un brasier ardent et
on y jette
le martyr, qui bénit Dieu dans son affreux supplice.
Vainqueur
du tyran, Vincent est retourné dans son cachot et soumis à
de nouvelles tortures. Au milieu de la nuit, les anges
viennent le consoler.
Vincent rendit peu après le dernier soupir; il avait
vingt-deux
ans. Saint Augustin a dit de lui: "Enivré du vin qui rend
fort et
chaste, Vincent triompha des tyrans qui voulaient ruiner
le règne
de Jésus-Christ."
24
janvier: SAINT FRANÇOIS de SALES
Évêque
et Docteur de l'Église (1567-1622)
Saint
François de Sales naquit au château de Sales, en Savoie,
de
parents plus recommandables encore par leur piété que par
la noblesse de leur sang. Nommer ce saint, c'est
personnifier la vertu
de douceur; il fut le saint aimable par excellence et,
sous ce rapport
particulièrement, le parfait imitateur de Celui qui a dit:
"Apprenez
de Moi que Je suis doux et humble de coeur." Ce sera là
toujours
le cachet et la gloire de François de Sales.
Toutes
les vertus, du reste, lui étaient chères, et sa vie,
depuis
son enfance, nous en montre le développement progressif,
constant
et complet. Jeune enfant, au collège, il était le modèle
de ses condisciples, et dès qu'ils le voyaient arriver,
ils disaient:
"Soyons sages, voilà le saint!"
Jeune
homme, il mena la vie des anges. Prêtre, il se montra
digne émule
des plus grands apôtres, par ses travaux et par les
innombrables
conversions qu'il opéra parmi les protestants. Évêque,
il fut le rempart de la foi, le père de son peuple, le
docteur de
la piété chrétienne, un Pontife incomparable.
Revenons
à sa douceur; elle était si étonnante que saint Vincent
de Paul pouvait dire: "Que Dieu doit être bon, puisque
l'évêque
de Genève, Son ministre est si bon!" Un jour ses familiers
s'indignaient
des injures qu'un misérable lui adressait, et se
plaignaient de
le voir garder le silence: "Eh quoi! dit-il, voulez-vous
que je perde en
un instant le peu de douceur que j'ai pu acquérir par
vingt ans
d'efforts?"
"On
disait communément, écrit sainte Jeanne de Chantal, qu'il
n'y avait pas de meilleur moyen de gagner sa faveur que de
lui faire du
mal, et que c'était la seule vengeance qu'il sût exercer."
-- "Il avait un coeur tout à fait innocent, dit la même
sainte;
jamais il ne fit aucun acte par malice ou amertume de
coeur. Jamais on
n'a vu un coeur si doux, si humble, si débonnaire, si
gracieux et
si affable qu'était le sien."
Citons
quelques paroles de François lui-même: "Soyez, disait-il,
le plus doux que vous pourrez, et souvenez-vous que l'on
prend plus de
mouches avec une cuillerée de miel qu'avec cent barils de
vinaigre.
S'il faut donner en quelque excès, que ce soit du côté
de la douceur." -- "Je le veux tant aimer, ce cher
prochain, je le veux
tant aimer! Il a plu à Dieu de faire ainsi mon coeur! Oh!
Quand
est-ce que nous serons tout détrempés en douceur et en
charité!"
Saint
François de Sales mourut à Lyon, le jour des saints
Innocents.
26
janvier: SAINT TIMOTHÉE, Évêque et Martyr (mort
en 97)
Saint
Timothée était né en Lycaonie, dans la ville de Lystres,
qui fut évangélisée par saint Paul. Le passage du
grand Apôtre fut la cause de la conversion de Timothée et
de sa famille. Plus tard, quand Paul revint à Lystres, il
remarqua
Timothée et résolut de se l'associer dans l'apostolat,
malgré
sa jeunesse. L'admirable jeune homme sacrifia avec joie
toutes les espérances
terrestres et consentit à quitter sa famille pour se
donner entièrement
à Dieu et supporter toutes les fatigues et toutes les
persécutions
de la vie apostolique. Dès lors on peut voir Timothée
partout
à côté de saint Paul, et à la confiance de l'un
répond le dévouement de l'autre.
Après
la mort de saint Paul, Timothée, qui avait été préposé
par son maître à l'Église d'Éphèse, eut
la consolation d'y vivre en l'amitié et la présence du
disciple
bien-aimé de Jésus, l'Apôtre saint Jean.
Un
jour que les Éphésiens célébraient par des
orgies une des fêtes de leur déesse Diane, le saint évêque
d'Éphèse, indigné, se jette au milieu de ce peuple
insensé, lui représente la folie de sa conduite et
l'invite
à se convertir au christianisme; mais il est entouré par
des furieux, accablé de coups de pierres et de massues et
laissé
pour mort. Ses disciples le relèvent et le transportent
dans le
voisinage, où il expire bientôt dans leurs bras et rejoint
dans la gloire son maître saint Paul.
L'Église
honore en lui l'un des plus célèbres et des plus saints
disciples
des Apôtres.
31
janvier: SAINT
JEAN BOSCO (1815-1888)
Jean
Bosco naquit en 1815 dans un village du Piémont. Ses
parents étaient
de pauvres paysans; mais sa mère, demeurée veuve avec
trois
enfants, était une sainte femme. Le caractère jovial de
Jean
lui donnait une grande influence sur les enfants de son
âge. Il les
attirait par ses manières aimables et il entremêlait avec
eux les divertissements et la prière. Doué d'une mémoire
extraordinaire, il se plaisait à leur répéter les
sermons qu'il avait entendus à l'église. C'étaient
là les premiers signes de sa vocation apostolique. Son
coeur, soutenu
par celui de sa mère et d'un bon vieux prêtre, aspirait au
sacerdoce. La pauvreté, en l'obligeant au travail manuel,
semblait
lui interdire l'étude. Mais, par la grâce de Dieu, son
courage
et sa vive intelligence surmontèrent tous les obstacles.
En
1835, il était admis au grand séminaire. "Jean, lui dit sa
mère, souviens-toi que ce qui honore un clerc, ce n'est
pas l'habit,
mais la vertu. Quand tu es venu au monde je t'ai consacré
à
la Madone; au début de tes études je t'ai recommandé
d'être Son enfant; sois à Elle plus que jamais, et fais-La
aimer autour de toi."
Au
grand séminaire, comme au village et au collège, Jean
Bosco
préludait à sa mission d'apôtre de la jeunesse et donnait
à ses condisciples l'exemple du travail et de la vertu
dans la joie.
Prêtre en 1841, il vint à Turin. Ému par le spectacle
des misères corporelles et spirituelles de la jeunesse
abandonnée,
il réunit, le dimanche, quelques vagabonds qu'il
instruisait, moralisait,
faisait prier, tout en leur procurant d'honnêtes
distractions. Mais
cette oeuvre du dimanche ne suffisait pas à entretenir la
vie chrétienne,
ni même la vie corporelle, de ces pauvres enfants.
Jean
Bosco, bien que dépourvu de toute ressource, entreprit
donc d'ouvrir
un asile aux plus déshérités. Il acheta pour 30.000
francs une maison payable dans la quinzaine. "Comment! lui
dit sa mère
devenue son auxiliaire, mais tu n'as pas un sou vaillant!"
-- "Voyons!
reprit le fils, si vous aviez de l'argent, m'en
donneriez-vous? Eh bien,
mère, croyez-vous que la Providence, qui est infiniment
riche, soit
moins bonne que vous?"
Voilà
le trésor divin de foi, d'espérance et de charité
dans lequel Jean Bosco, malgré toutes les difficultés
humaines,
ne cessa de puiser, pour établir ses deux Sociétés
Salésiennes de Religieux et de Religieuses, dont la
première
dépasse le nombre de 8 000, et la seconde celui de 6 000,
avec des
établissements charitables multipliés aujourd'hui dans le
monde entier.
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