Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre

"SAINTS ET LEURS DICTONS"

1er  Ste-Catherine Thomas, St-Hugues de Grenoble
Au moment ou commence avril, L'esprit doit se montrer subtil
2: St-François de Paule, Ste-Théodosie, St-Urbain de Langres
3:    Ste-Agape St-Richard de Chichester:
Le 3 avril Le coucou chante, mort ou vif
              4: St-Benoit Le Moine, St-Isidore de Séville:
À la St-Isidore, Si le soleil dore
Le blé sera haut et chenu,
 Mais le pommier sera nu
5: Ste-Ethelburge,St-Gérardde Sauve-Majeure
      St-Vincent Ferrier
           6: St-Amand, St-Marcellin de Carthage, Ste-Modérate
Avril entrant comme un agneau  S'en retourne comme un taureau
 7: St-Hégésippe, St-Jean Baptiste de la Salle
        8: St-Hérodion, Ste-Julie Billart
    Mars gris, avril pluvieux, Font l'an fertile et plantureux
9: St-Gautier,St-Marcel,  Ste-Marie de Cléophas
10: St-Badème, St-Ezéchiel, St-Fulbet
Quand avril est froid et pluvieux, Les moissons n'en vont que mieu
 11: Ste-Gemma Galgani, St-Stanislas
       12: St-Jules 1er: Avril frais et mai chaud,
                                        Remplissent les granges jusqu'en haut
13: St-Hermenegile, St-Martin 1er
     14: Ste-Lidwine, St-Valérie;
Gelée d'avril ou de mai, Misère nous prédit au vrai
15: Ste-Anastasie,Ste-Basilisse, St-Paterne
     16 :  St-Benoit-Joseph Labre, Ste-Bernadette Soubirous,
St-Crémence, St-Drogon, Ste-Encratide;
     Avril fait la fleur, Mai en a l'honneur
17: St-Anicet,St-Hermogène,St-Wandon
     18 : St-Eleuthère, St-Parfait;
Le vin d'avril est un vin de Dieu, Le vin de mai est un vin de laquais
19: St-Expédit, St-Ursmer
20: Ste-Agnès de Monte Pulciano, Ste-Hildegonde, St-Théodore Trichinas;
À  St-Théodore, Fleurit chaque bouton d'or
21: St-Anselme de Cantorbéry, St-Conrad de Parhzam
     22:   St-Alexandre,St-Caius, Ste-Léonide, St-Soter
23: St-Fortunat, St-Georges de Lydda. Ste-Pusinne;
Quand il pleut le jour de Saint-Georges, Sur cent cerises, on a quatorze
24 : Ste-Beuve,St-Fidèlede Sigmaringen
         25: St-Marc, apotre:  À la Saint-Marc, s'il tombe de l'eau,
                                     il n'y aura pas de fruits à couteau
26: St-Clet (ou Anaclet),Ste-Exupérance,St-Marcellin
27: St-Anthime, Ste-Zita
       28: St-Pierre Chanel ,Ste-Prudence, St-Vital de Milan
    29: Ste-Catherine de Sienne, St-Pierre de Véronne,
      30 :  St-Pie V, Ste-Sophie;
 À la Saint-Robert, Tout arbre est vert
 


 

"QUI PRIER"       "POURQUOI"

 Ste-Catherine Thomas:  Sur un bateau pour préserver du mal de mer.
St-François de Paule: Pour les femmes enceintes qui désirent un garçon.
St-Urbain: Pour que les fruits et légumes soient beaux et abondants.
St-Vincent Ferrier: Pour retrouver les objets perdus ou volés.
St-Gautier de Picardie: Pour l‘atténuation des douleurs causées par les
rhumatismes.
Ste-Encratide: Pour soulager les maux de dents.
St-Georges: Pour acquérir la patience de supporter les injures.
 

SAINTS PATRONS(nes) DU MOIS D'AVRIL



 

St-Isidore de Séville

St-Marc, apôtre

Ste-Zita

St-Vincent de Ferrier

St-Georges de Lydda

Ste-Catherine de Sienne

  2 avril:  St-Urbain de Langres:   Patrons de jardiniers, des vignerons et des tonneliers.
4: St-Benoit Le More:   Patron des noirs victimes de l‘esclavage.
4: St-Isidore de Séville:   Patron des internautes.
5: St-Vincent Ferrier:   Patron des batisseurs.
6: St-Gérard Majella, rédemptoriste  patron des accouchements ; des personnes faussement accusées ; des bonnes confessions ;
des frères laïcs ; de la maternité ; des mères ; de la ville de Muro Lucano ; des femmes enceintes; du mouvement pro-vie et des enfants à naître

16: St-Drogon:
 
Patron des bergers.
20 St-Théotime:  Patron des philosophes.
23 St-Georges de Lydda:  Patron des scouts,de L‘Angleterre, et des soldats.
25: St-Marc apotre:  Patron des notaires, de la ville de Venise et des verriers.
27: Ste-Zita:  Patronne des domestiques, servants et servantes.
29: Ste-Catherine de Sienne:  patronne des infirmières. Elle est invoquée par les personnes qui craignent de subir un échec.

2 avril: Saint Urbain

Evêque de Langres (✝ v. 375) Confesseur. 

Évêque de Langres, il donna, dès son plus jeune âge, les signes précoces de sa sainteté qui firent de lui un évêque accompli et le patron des vignerons dans certaines régions de la Bourgogne, de la Champagne et même de la Lorraine.

4: St-Isidore de Séville

En 552, Carthago Nova (Carthagène), jusqu'alors occupée par les troupes de l'empereur byzantin Justinien est reprise et détruite par le roi wisigoth Athanagild. Sévérien s'enfuit avec son épouse et ses deux enfants, Léandre et Florentine, pour s'installer à Séville où ce couple d'hispano-romains eut, plus tard, deux autres enfants, Fulgence et Isidore, né après 560.

Léandre devient l'abbé du monastère de Séville, où il a comme élève son jeune frère Isidore dont il est le tuteur depuis la mort de leur père. En 576, Léandre devient archevêque de la Bétique. Après avoir rejeté l'arianisme, il instruit Récarède Ier, et préside avec lui le IIIe concile de Tolède, le , au cours duquel la conversion du roi wisigoth au catholicisme devient officielle.

Sous l'impulsion de Léandre, Séville devient un centre culturel particulièrement brillant, et la bibliothèque épiscopale, enrichie de nombreux manuscrits apportés de Rome et de Constantinople auxquels s'ajoutent ceux apportés par les chrétiens réfugiés d'Afrique, permet l'accès à de nombreuses œuvres, tant sacrées que profanes.

Isidore reçoit ainsi une instruction très complète et, à la mort de Léandre, le clergé local respecte le souhait de ce dernier en élisant Isidore à la dignité épiscopale.

Havre de paix dans l'Occident de cette fin du VIe siècle, l'Espagne devient le conservatoire de la culture antique ; la bibliothèque sévillane en est alors le centre le plus brillant. Tout en accordant une priorité aux grands écrivains chrétiens du IVe au VIe siècle, tels Augustin, Cassiodore, Grégoire le Grand — ce dernier fut l’ami personnel de son frère Léandre —, Isidore tente d’assumer cet immense héritage dans toute sa diversité. C’est pourquoi il est souvent associé aux Pères de l'Église les plus anciens : Tertullien, Cyprien de Carthage, Hilaire de Poitiers, Ambroise...

Pendant son ministère, il a le souci constant de la formation et de l'éducation des clercs et institue les écoles épiscopales sévillanes. Puisant dans la très riche bibliothèque de Séville et s'appuyant sur une équipe importante de copistes, il compile une somme énorme de connaissances visant à doter la nouvelle église catholique de solides fondations intellectuelles. Cette œuvre immense aborde tous les domaines.

Avec le coup d'arrêt de la reconquête byzantine du sud de l'Hispanie, Isidore célèbre en Swinthila « le premier monarque à régner sur l’Espagne tout entière » après en avoir chassé les derniers occupants, et au IVe Concile de Tolède, tenu probablement en 633, il rassemble, par sa formule « rex, gens, patria » (un roi, un peuple, une patrie), les Hispano-Romains et Wisigoths dans une seule et même nation, référence de la future Reconquista.

Isidore définit la qualité royale par des vertus, essentiellement par la iustitia et la pietas (bonté, miséricorde), et les rois, avant de « rendre des comptes à Dieu pour l'Église que le Christ a remis à leur défense », doivent rendre des comptes aux évêques, qui peuvent les déclarer incapables. Les mauvais rois sont des tyrans qui peuvent être renversés, et les évêques peuvent excommunier ceux qui ont enfreint les lois, y compris les lois civiles : « Reges a recte agendo vocati sunt, ideoque recte faciendo regis nomen tenetur, peccando amittitur : les rois doivent agir vertueusement et donc on maintient un roi s'il règne vertueusement, sinon on le renvoie ». Ainsi, de même que les évêques s'appuient sur la monarchie, inversement, le souverain tend à s'appuyer sur l'Église, garante de la fidélité et de l'obéissance de ses sujets : ces principes, qui placent les évêques sous l'autorité du roi et le roi à la disposition des évêques, seront repris par la monarchie carolingienne.

Le 4: Saint Benoît l'Africain

Frère lai franciscain (✝ 1589)

Confesseur.
Franciscain descendant d'esclaves originaires d'Afrique noire, il naquit en Sicile à San Fratello. Tout d'abord ermite, il rejoignit le couvent franciscain de Palerme où il fut cuisinier et il se consacra au service de son couvent en Sicile, à l'exemple du Christ qui était venu pour servir, selon une parole que saint Benoît aimait à répéter. Ses frères le choisirent un temps comme supérieur puis comme maître des novices. Plus tard, il reviendra humblement à sa charge de cuisinier.
À Palerme, en Sicile, l’an 1589, saint Benoît, surnommé le More, à cause de la couleur noire de sa peau. Gardien de troupeaux, il se fit d’abord ermite, puis religieux dans l’Ordre des Mineurs et se montra humble en toutes choses et toujours plein de confiance en la providence divine.

5: St-Vincent Ferrier
Vincent Ferrier (en valencien Sant Vicent Ferrer) est un prêtre de l'Ordre dominicain, né le 23 janvier 1350 près de Valence (Couronne d'Aragon) et mort le à Vannes (Bretagne) qui est resté célèbre pour ses prédications publiques. Ses reliques y sont vénérées à la Cathédrale Saint-Pierre de Vannes. Il est le saint patron du Pays valencien.

Son charisme et son influence populaire sont tels qu'il devient un personnage-clé dans les troubles politico-religieux liés au Grand Schisme d'Occident. Proche de Pedro de Luna, alors cardinal et futur Benoît XIII, Vincent Ferrier se rallie tout d'abord à la papauté d'Avignon, rejetant la légitimité d'Urbain VI dans son traité De moderno ecclesiae schismate. Il devient par la suite confesseur de Benoît XIII, désormais antipape et figure emblématique de la résistance à Rome. Mais, dans un souci d'union de l'Église, il finit par se résigner à abandonner la cause de Benoît pour reconnaître le pape romain. Son acte de renonciation officiel intervient en 1416, à l'époque où le Concile de Constance s'emploie à mettre fin au Schisme.

Infatigable prêcheur et évangélisateur de l'Europe pendant vingt ans, de 1399 à sa mort, il parcourt l'Espagne, l'Italie, la Suisse, et va même jusqu'en Écosse. Il est souvent accompagné d'une quantité impressionnante de disciples, au point qu'il doit essentiellement prêcher dans de grands espaces extérieurs pour pouvoir être entendu de la foule. On lui prête le don des langues, au vu de sa capacité à communiquer avec tant de peuples différents.

En dehors des questions papales, son rôle politique est particulièrement important en Espagne, où il aide Ferdinand de Castille à accéder à la couronne d'Aragon dans un contexte de succession difficile (cf. Compromis de Caspe).

Il aborde la question juive en Espagne où il prêche la conversion des Juifs. Pour l'historien Salomon Mitrani-Samarian, « tout en s'efforçant de modérer la sauvagerie des massacreurs, il faisait entrer dans le giron de l'Église les malheureux Juifs qui pour échapper à la mort se réfugiaient dans les églises  » et aurait selon ses apologistes converti 25 000 à 30 000 Juifs. Au début du XVe siècle, il écrit : « Les apôtres qui ont conquis le monde ne portaient ni lances ni couteaux. les chrétiens ne doivent pas tuer les juifs avec le couteau, mais avec la parole et pour cela les émeutes qu'ils font contre les juifs, ils les font contre Dieu même, car les juifs doivent venir d'eux-mêmes au baptême ». Les sources divergent sur la nature des événements (invasion pendant un sermon obligatoire ou bien massacres pendant le culte synagogal), la date (1391 ou 1411) et la part que prît Ferrier à l'appropriation d'une synagogue de Tolède puis sa transformation en l'église Santa Maria la Blanca. Il prêche aussi la séparation complète des Juifs et des chrétiens et serait donc un des instigateurs de la création des « juderias » en Espagne.

La France n'est pas oubliée dans ses missions, il en parcourt tout le Sud avant d'être appelé en Bretagne en 1418 par Jean V, duc de Bretagne. Il sillonne pratiquement toute la Bretagne de ville en ville pendant près de deux ans et revient à Vannes, épuisé, où il meurt en 1419. La localité de Puy-Saint-Vincent en Vallouise (Hautes-Alpes), qui s'appelait auparavant Puy-Saint-Romain, a pris son nom après son passage dans les Alpes du Sud.

Canonisé en 1455 (ou le 5 juin 1456) par Calixte III, il est fêté le 5 avril.

Protection

Il est le patron des travailleurs de la construction en général, et plus particulièrement des :
Constructeurs  Fabricants de briques et de tuiles; couvreurs, Plombiers,  Poseurs de revêtements de sol.

Dévotions particulières: Invoqué contre l'épilepsie et le mal de tête

le 6 avril: Gérard Majella,
 rédemptoriste italien, né le 6 avril 1726 à Muro Lucano dans le Royaume de Naples, décédé le 16 octobre 1755 à Caposele dans le Royaume de Naples, a été canonisé par le pape Pie X en 1904.

Fils d'un tailleur qui mourut lorsqu'il était âgé de douze ans, laissant sa famille dans la pauvreté, Gérard essaya de se joindre aux capucins, mais sa santé fragile l'en empêcha. Il fut accepté en tant que frère laïc rédemptoriste, congrégation nouvelle fondée dans le Royaume de Naples par Alphonse de Liguori. Il y remplit les fonctions de sacristain, jardinier, infirmier et tailleur.

Assez joli garçon, il se vit accusé par une femme enceinte d'être le père de son enfant. Profondément blessé, il se réfugia, à l'instar du Christ, dans le silence pour ne pas accabler son accusatrice ; plus tard, celle-ci retira ses accusations et blanchit sa réputation, et c'est ainsi qu'il commença à être associé comme patron de tous les aspects de la grossesse. Il avait la réputation de pouvoir pratiquer la bilocation et de pouvoir lire les consciences. Il laissa son dernier testament sur une petite feuille de notes dans sa cellule : «Ici la volonté de Dieu est faite, comme Dieu le veut, et aussi longtemps que Dieu veut.»

Gérard mourut de tuberculose à l'âge de 29 ans. Béatifié le 29 janvier 1893 par le pape Léon XIII, il fut canonisé le 11 décembre 1904 par le pape Pie X.

Il est le saint patron des accouchements ; des personnes faussement accusées ; des bonnes confessions ; des frères laïcs ; de la maternité ; des mères ; de la ville de Muro Lucano ; des femmes enceintes; du mouvement pro-vie et des enfants à naître.

Comme la plupart des saints, il est fêté le 16 octobre, jour de sa « naissance au ciel ».

16: St-Drogon ou Druon

Il s'était loué comme berger, dans l'Artois, chez une riche paysanne pour trouver la solitude propice à la prière. De berger, il se fit pèlerin neuf années durant puis reclus pour l'amour du Christ qu'il rejoignit à Sebourg, près de Valenciennes.
Saint Druon (ou Drogon), né à Épinoy (aujourd'hui Carvin-Épinoy, Pas-de-Calais) vers 1118; mort à Sebourg (59990) le 16 avril 1189. Il s'était loué comme berger chez une riche paysanne de Sebourg, dans le souci de se consacrer à la solitude et de la prière. Après six ans de ce métier, il partit pour Rome en pèlerinage; il s'y rendit neuf années de suite, visitant en route les principaux sanctuaires de France et d'Italie. Une 'rupture d'intestins' qu'il se fit mit fin à ses voyages. Sur sa demande, les paroissiens de Sebourg lui construisirent une cellule de reclus au chevet de leur église; il y passa les trente ou quarante dernières années de sa vie. Lorsqu'il mourut, ses compatriotes d'Épinoy vinrent chercher son corps; mais le chariot qui l'emportait ne put jamais sortir du village; de sorte que les reliques de saint Druon restèrent à Sebourg, où elles sont encore.
 Il est le patron des bergers. (source: Saints du Pas de Calais - diocèse d'Arras)
À Sebourg dans le Hainaut, vers 1186, saint Druon (Drogon). À la recherche d’une vie simple et solitaire, comme berger de troupeaux puis comme pèlerin, il vécut pour Dieu seul.

le 20: SAINT THEOTIME   le philosophe  évêque et confesseur 
Païen d'origine, il se rendit particulièrement célèbre par sa connaissance de la philosophie grecque, réhaussant cette science d'une pratique rigoureuse du christianisme, à partir du moment où il découvrit la vérité dans les Evangiles. Devenu évêque de Thomes en Scythie, il fut de ceux qui empêchèrent qu'on ne condamnât toute l’œuvre d'Origène pour les quelques erreurs qu'elle contenait.. Théotime, élevé parmi les grecs, se rendit particulièrement célèbre par sa connaissance de la philosophie, d'où lui vint son surnom; mais il rehaussa cette science par la pratique du christianisme. Converti du paganisme il mena intérieurement une vie pure, s'adonna extérieurement à la mortification et traita son corps avec une extrême rigueur. Il devint évêque de la petite ville de Tomes en Scythie, sous les empereurs Théodose et Arcade. Son zèle lui fit traverser le Danube pour aller porter aux Huns la lumière de l'Evangile. Témoins des prodiges qu'il accomplissait, ces barbares le surnommèrent le Dieu des Romains; ils eurent une profonde vénération pour sa vertu. Il parvint à les rendre humains et sociables de farouches qu'ils étaient, arrêta les courses fréquentes qu'ils faisaient sur le territoire des Scythes soumis à l'empire romain. Comme il leur faisait parfois de petits présents pour les disposer à recevoir plus volontiers ses instructions, l'un de ces barbares s'imagina qu'il devait être riche et lui tendit un piège pour le voler. Dans ce but, il avait attaché une corde à son bouclier, mais au moment où il voulut lever la main pour lancer cette corde vers l'évêque, le bras demeura suspendu en l'air sans qu'il pût le remuer. Pour rompre le lien invisible qui retenait ainsi son bras, le malheureux dut avouer sa faute. Théotime consentit à prier Dieu pour sa délivrance.
Cet évêque était étroitement uni de sentiments et d'amitié avec saint Jean Chrysostome ; il prit courageusement le parti du grand docteur contre Théophile d'Alexandrie et les autres opposants. Il se trouva au synode de Constantinople que saint Épiphane, évêque de Salamine, avait assemblé pour traiter des écrits d'Origène, sans la participation de Jean Chrysostome; il estima que la procédure d'Épiphane n'était pas conforme aux canons de l'Église et refusa de proscrire sans distinction tous les écrits d'Origène. Saint Athanase et saint Grégoire de Nysse avaient pensé de même; ainsi pensait également saint Jérôme. Ce dernier disait fort judicieusement que la bonne doctrine des écrits d'Origène ne pouvait rendre recevable la mauvaise qu'on y remarquait; de la même façon il n'était pas juste de rejeter tout ce qu'Origène avait fait d'utile et de bon sous prétexte qu'il s'y mettait du mauvais. On ignore à quel âge mourut Théotime, et s'il survécut à saint Jean Chrysostome son ami.


le 23: Georges de Lydda

 (vers 275/280 à Lydda (aujourd'hui Lod en Palestine) - 23 avril 303), saint Georges pour les chrétiens, est un martyr du IVe siècle, saint patron de la chevalerie de toute la chrétienté (ordre du Temple, ordre Teutonique, ordre de la Jarretière, ordre de Saint-Michel et Saint-Georges ...), il est principalement représenté en chevalier qui terrasse un dragon : allégorie de la victoire de la foi chrétienne sur le démon (du bien sur le mal).

Son nom vient de Georgos (« qui cultive la terre », en grec). Il est honoré le 23 avril, le 3 novembre

 La Légende dorée

Au XIIIe siècle, la légende de Georges de Lydda est adaptée par l’archevêque dominicain Jacques de Voragine dans La Légende dorée  qui raconte ceci :

Georges de Lydda naît en Cappadoce, dans une famille chrétienne. Militaire, il devient officier dans l'armée romaine ; il est élevé par l'empereur Dioclétien aux premiers grades de l'armée.

Un jour il traverse la ville de Silène dans la province romaine de Libye, sur son cheval blanc. La cité est terrorisée par un redoutable dragon qui dévore tous les animaux de la contrée et exige des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort. Georges arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi, au moment où celle-ci va être victime du monstre. Georges engage avec le dragon un combat acharné ; avec l'aide du Christ, et après un signe de croix, il le transperce de sa lance. La princesse est délivrée et le dragon la suit comme un chien fidèle jusqu'à la cité. Les habitants de la ville ayant accepté de se convertir au christianisme et de recevoir le baptême, Georges tue le dragon d'un coup de cimeterre car il les effrayait toujours, puis le cadavre de la bête est traîné hors des murs de la ville tiré par quatre bœufs.

Après la publication des édits contre les chrétiens de Dioclétien, Georges est emprisonné. Sa foi ne pouvant être ébranlée, il y subit un martyre effroyable : livré à de nombreux supplices, il survit miraculeusement et finit par être décapité le 23 avril 303.

Saint Georges est traditionnellement représenté à cheval, souvent blanc (signe de pureté), ayant un dragon (créature composite mi-crocodile, mi-lion) à ses pieds. En armure, portant une lance souvent brisée à la main, ainsi qu’un écu et une bannière d’argent à la croix de gueules (c’est-à-dire blanche à croix rouge), couleurs qui furent celles des croisés (faisant également de saint Georges, leur saint protecteur) et devinrent celles du drapeau national de l’Angleterre au XIVe siècle. Il est l’allégorie de la victoire de la Foi sur un Démon (à différencier de Satan) désigné dans l’Apocalypse sous le nom de dragon.

25: St-Marc apotre

MarcJean surnommé Marcus, est l'un des premiers convertis au christianisme et à l'évangélisation de l'Empire romain par l'apôtre Pierre. Il est disciple évangéliste des apôtres Pierre et Paul et l'auteur de l'Évangile selon Marc du Nouveau Testament.

Si son Évangile est le second dans l'ordre traditionnel du Nouveau Testament et des trois évangiles dits « synoptiques » avec l'Évangile selon Matthieu et l'Évangile selon Luc, il est probablement celui dont la rédaction initiale est la plus ancienne. Marc est probablement l'inventeur du genre littéraire des évangiles tels que nous les connaissons. Après la première version de son texte, vers 65-75, ce genre littéraire connaîtra un succès considérable, donnant naissance en un siècle à plus de dix évangiles se présentant comme des biographies de Jésus.
Second dans l'ordre des évangiles synoptiques, serait-il l'inventeur du genre évangélique ? C'est possible puisque son livre, en mauvais grec, semé de sémitismes, fut composé très tôt à Rome, selon les données orales de Saint Pierre. Sans doute au plus tard en 70. L'auteur en serait le jeune Jean, surnommé Marc, fils de Marie chez qui la première communauté chrétienne de Jérusalem se réunissait pour prier (Actes 12. 12). Il accompagne Paul et Barnabé dans leur mission à Chypre. Peu après, il refuse de suivre Paul, en partance pour l'Asie Mineure. Il préfère rentrer à Jérusalem. Saint Paul lui en voudra, un moment, de ce lâchage : il préféra se séparer de Barnabé plutôt que de reprendre Marc (Acte 15. 39) Mais Marc se racheta et deviendra le visiteur du vieux prisonnier à Rome. Dans le même temps, saint Pierre le traite comme un fils (1ère lettre de Pierre 5. 13). Certains considèrent que saint Marc aurait été l'évangélisateur de l'Egypte. Ce n'est pas invraisemblable. D'autres affirment que son corps serait désormais à Venise. Après tout, pourquoi pas ? En tous cas, il fut un fidèle secrétaire pour saint Pierre dont il rédigea les "Mémoires", qui sont l'évangile selon saint Marc, à l'intention des Romains.
De Jérusalem, il suivit d’abord saint Paul dans ses voyages missionnaires, puis s’attacha aux pas de saint Pierre, qui l’appelait son fils et dont, selon la tradition, il recueillit dans son Évangile la catéchèse aux Romains. Il aurait enfin fondé l’Église d’Alexandrie.
Il est patron des: 
Notaires  et des Vitriers

le 27: Ste-Zita

Une petite vendeuse de légumes qui s'en allait au marché de Lucques pour ses parents. A douze ans, elle fut placée dans une famille comme servante, et ne la quitta plus. Pour ne pas déranger son service, elle se levait plus tôt afin d'aller entendre la sainte messe, jeûnait pour donner aux pauvres une part de sa nourriture, supportait avec patience et sourire les jalousies des autres domestiques qui parfois même la dénonçaient avec calomnie. Sa sainteté fut reconnue après sa mort tant étaient grandes les faveurs que le petit peuple obtenait en lui demandant son intercession.
À Lucques en Toscane, sainte Zita, vierge. Née de parents pauvres, dès l’âge de douze ans elle vendit des fruits dans les rues et à dix-huit ans elle entra comme domestique dans la riche famille des Fatinelli et demeura à leur service avec une patience admirable jusqu’à sa mort.
Elle est patronne des:  Employés de maison

le 29 : Ste-Catherine de Sienne

Catherine, benjamine d'une famille très nombreuse (24 frères et sœurs) entend très jeune l'appel à se consacrer à Dieu. A seize ans, elle devient tertiaire dominicaine, tout en vivant sa vie d'austérité et de prière au milieu de sa famille. Elle fait vœu de virginité, mais le petit groupe des amis qui l'écoutent et la soutiennent (les Caterini) l'appelle "maman". Ascèse et oraison la font vivre en étroite union avec la Christ, tout en se préoccupant des réalités de la vie. Elle vient en aide aux pauvres et aux malades de Sienne, elle écrit aux grands de son temps. 
Son principal souci est l'unité de l'Église. Sans complexe, elle écrit au Pape, alors en Avignon, une lettre brûlante où elle le presse de revenir à Rome. Elle ira même le chercher. Lorsque la chrétienté occidentale sera divisée entre plusieurs papes, elle soutiendra Urbain VI et déploiera des trésors d'activité et de diplomatie pour rassembler l'Église autour de lui.
Elle prend aussi partie dans les luttes où s'affrontent les villes italiennes. Elle, la recluse de Sienne, voyage inlassablement comme médiatrice dans le nord de l'Italie et le sud de la France. Pourtant cette activité débordante n'est pas le tout de sainte Catherine. Ce n'est que la face apparente d'une intense vie mystique, avec des extases durant lesquelles ses disciples, émerveillés, copient les prières qui s'échappent de ses lèvres.
Son "Dialogue", qui est aussi un des classiques de la langue italienne, retrace ces entretiens enflammés avec le Christ, qu'elle rejoignit à 33 ans, dans la vision béatifique.
Page qui a pour but de faire découvrir Sainte Catherine de Sienne, Vierge, Docteur de l’Église et Copatronne de l'Europe à ceux qui ne la connaîtraient pas encore. (abbaye Saint Benoît)
Elle a été proclamée docteur de l'Église en 1970.
Elle est co-patronne de l'Europe: "Elle entra avec un regard sûr et des paroles de feu dans le vif des problèmes sociaux et politiques qui ont déchiré l'Europe de son époque." (Jean Paul II 1999)
La figure et la personnalité de Sainte Catherine de Sienne au cœur de la catéchèse du Pape le 24 novembre 2010 à l'audience générale - Radio Vatican - Sainte Catherine de Sienne (1347 - 1380), déclarée Docteur de l'Église par Paul VI et co-patronne de l'Europe par Jean-Paul II. Devenue tertiaire dominicaine à seize ans, Catherine se consacra à la prière, à la pénitence et à la charité, en particulier au service des malades. Sa réputation de sainteté s'étant diffusée, a dit Benoît XVI, elle devint le conseiller spirituel d'une foule de personnes variées, puissants et artistes, gens du peuple et ecclésiastiques, "y compris Grégoire XI, qui résidait alors en Avignon, et qu'elle encouragea vivement à rentrer à Rome". Catherine voyagea beaucoup pour encourager la réforme de l'Église et la paix des peuples, diffusant sa doctrine par son Dialogue de la divine Providence (ou Livre de la doctrine divine), ses lettres et une récollection de prières.
Catherine de Sienne fut une grande mystique, dont on connaît la célèbre vision dans laquelle Marie la présenta à Jésus, et une autre où le Christ lui offrit une splendide bague en échange de son cœur. Au centre de sa religiosité, a souligné le Saint-Père, "il y avait le christocentrisme qui caractérise toute vraie spiritualité. Pour elle, le Christ était comme un époux... A l'exemple de Catherine, tout croyant doit s'unir au cœur de Jésus afin d'aimer Dieu et le prochain comme le Christ. Laissons-nous donc convertir afin que notre cœur apprenne à aimer le Christ, dans la prière familière, dans la méditation de la Parole, dans les sacrements et avant tout dans la communion... Autour de sa forte personnalité -a poursuivi Benoît XVI- une famille spirituelle s'est constituée, faite de personnes attirées par la grandeur morale de cette jeune femme... Ils furent nombreux à considérer un privilège d'être guidés spirituellement par celle qu'ils appelaient maman... Aujourd'hui encore, l'Église tire grand bénéfice de la maternité spirituelle de tant de femmes, consacrées et laïques, qui alimentent dans les âmes la pensée de Dieu, renforcent la foi et élèvent le niveau de la vie chrétienne".
La spiritualité de la sainte de Sienne "se manifestait aussi par le don des larmes, signe d'une grande sensibilité et tendresse. Nombre de saints ont eu ce don, qui renouvelle l'émotion même de Jésus, pleurant sans se cacher devant le tombeau de l'ami Lazare et partageant la peine de Marthe et Marie... Consciente des manquements des prêtres, Catherine eut néanmoins toujours un grand respect pour qui dispense par les sacrements et la prédication la force salvifique du Christ. Elle invitait les prêtres et le Pape, qu'elle appelait le doux Christ sur terre, à être fidèles à leur responsabilités, dans un constant amour de l'Église... Catherine de Sienne nous apprend encore aujourd'hui la science la plus sublime, qui est de connaître et d'aimer le Christ et son Église". (source: VIS 20101124 480)
Mémoire (en Europe fête) de sainte Catherine de Sienne, vierge et docteur de l’Église. Admise parmi les Sœurs de la Pénitence de Saint-Dominique, elle s’appliqua à connaître Dieu en elle, à se connaître en Dieu et à reproduire l’image du Christ crucifié. Avec force et inlassablement, elle lutta pour poursuivre la paix, ramener dans sa ville l’évêque de Rome et refaire l’unité de l’Église. Elle mourut à Rome en 1380, laissant de précieux documents de très haute doctrine spirituelle.

Catarina Benincasa, plus connue sous le nom de Catherine de Sienne (née le à Sienne, en Toscane, et morte le à Rome), est une tertiaire dominicaine mystique, qui a exercé une grande influence sur l'Église catholique. Elle est déclarée sainte et docteur de l'Église.

Née à Sienne, elle y grandit et désire très tôt se consacrer à Dieu, contre la volonté de ses parents. Elle rejoint les sœurs de la Pénitence de saint Dominique et y prononce ses vœux. Très vite marquée par des phénomènes mystiques comme les stigmates et le mariage mystique, elle se fait connaître.

Elle accompagne l'aumônier des dominicains auprès du pape à Avignon, en tant qu'ambassadrice de Florence, ville alors en guerre contre le pape. Son influence auprès du pape Grégoire XI joue un rôle avéré dans sa décision de quitter Avignon pour Rome. Elle est ensuite envoyée par celui-ci pour négocier la paix avec Florence. Grégoire XI étant mort et la paix conclue, elle retourne à Sienne. Elle dicte à des secrétaires son ensemble de traités spirituels Le Dialogue.

Le grand Schisme d'Occident conduit Catherine de Sienne à aller à Rome auprès du pape. Elle envoie de nombreuses lettres aux princes et cardinaux, pour promouvoir l'obéissance au pape Urbain VI et défendre ce qu'elle nomme le « vaisseau de l'Église ». Elle meurt le 29 avril 1380, épuisée par ses pénitences. Urbain VI célèbre ses obsèques et son inhumation dans la basilique Santa Maria sopra Minerva à Rome.

La dévotion autour de Catherine de Sienne se développe rapidement après sa mort. Elle est canonisée en 1461, déclarée sainte patronne de Rome en 1866, et de l'Italie en 1939. Première femme déclarée « Docteur de l'Église » en 1970 par Paul VI avec Thérèse d'Avila, elle est proclamée sainte patronne de l'Europe en 1999 par Jean-Paul II. Elle est aussi la sainte protectrice des journalistes, des médias, et de tous les métiers de la communication, en raison de son œuvre épistolaire en faveur de la papauté.

Catherine de Sienne est l'une des figures marquantes du catholicisme médiéval, par la forte influence qu'elle a eue dans l'histoire de la papauté. Elle est à l'origine du retour du pape d'Avignon à Rome, et a effectué ensuite de nombreuses missions confiées par le pape, chose assez rare pour une simple religieuse au Moyen Âge.

Ses écrits — et principalement Le Dialogue, son œuvre majeure qui comprend un ensemble de traités qu'elle aurait dictés lors d'extases — marquent la pensée théologique. Elle est l'un des écrivains ayant la plus grande influence dans le catholicisme, au point qu'elle est l'une des quatre seules femmes à être déclarées Docteur de l'Église. Cette reconnaissance par l'Église consacre l'importance de ses écrits.

La vie de Catherine se déroule dans un contexte de grands changements à la fin du Moyen Âge en Europe et particulièrement en Italie. L'apparition de nouvelles cités influentes marque l'émergence d'un monde nouveau avec la disparition progressive de la féodalité. Ces changements se traduisent par de nombreuses guerres entre les cités, ainsi que des divisions politiques. Ces guerres, outre les dégâts qu'elles causent à l'agriculture, modifient les rapports entre les villes : les cités sont assiégées, des armées sont constituées de mercenaires se donnant au plus offrant et tirant profit de la guerre ; elles contribuent à un climat instable.

Le XIVe siècle voit aussi un profond changement dans le rapport entre l'ordre politique et social et le rapport au pouvoir temporel du pape. Les rois et les princes rejettent la bulle papale Unam Sanctam, dans laquelle le pape déclare la suprématie de l'Église sur les États. Cette opposition et l'échec de la bulle papale conduisent à l'exil de Rome : le pape se réfugie à Avignon en 1309, créant une rupture dans la papauté qui continue à être présente à Rome. Ces changements conduisent, là encore, à une remise en cause de l'ordre féodal qui prévalait pendant le Moyen Âge.

De plus la peste noire qui apparaît en 1347, et qui ne disparaît qu'en 1441, marque profondément la société européenne, faisant de nombreuses victimes et produisant des bouleversements importants. Cette peste noire est interprétée comme un fléau divin.

La société siennoise, lieu d'origine de Catherine de Sienne, doit faire face à de nombreuses difficultés économiques, avec le déclin de l'agriculture, du commerce et de l'industrie à la suite de la banqueroute de la famille Buonsignori, provoquant des révoltes populaires et l'apparition de bandes de brigands.

Elle est co-patronne de l'Europe: "Elle entra avec un regard sûr et des paroles de feu dans le vif des problèmes sociaux et politiques qui ont déchiré l'Europe de son époque." (Jean Paul II 1999)
La figure et la personnalité de Sainte Catherine de Sienne au cœur de la catéchèse du Pape le 24 novembre 2010 à l'audience générale - Radio Vatican - Sainte Catherine de Sienne (1347 - 1380), déclarée Docteur de l'Église par Paul VI et co-patronne de l'Europe par Jean-Paul II.
Sainte-Catherine de Sienne est la patronne des infirmières. Elle est invoquée par les personnes qui craignent de subir un échec.





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