BONNE FÊTE

DE  LA  ST-JEAN BAPTISTE


Thématique: " Québec, de l’art pur "

QUE LA FÊTE SOIT EN OR

Un proverbe dit « la parole est d’argent, mais le silence est d’or ». Il se peut que cette maxime s’applique en certaines occasions. Cependant, je crois que le contraire doit souvent prévaloir car un autre proverbe dit « qui ne dit mot consent », Néanmoins, le monde a besoin de tant de révolutions que « consentir » équivaut, aujourd’hui, à plier l’échine, à se résigner, comme si rien ne pouvait être transformé. Or, il n’en est rien.

L’art est un mode d’expression qui permet de dire qui nous sommes ; il est aussi un outil de communication qui permet de nous reconnaître les uns les autres mais surtout, il demeure un agent de transformation puissant, étonnant et dérangeant, aussi troublant qu’éblouissant.

L’art change tout. Notre courte histoire en offre des exemples frappants : l’art fut annonciateur de notre révolution tranquille ; l’art a aussi osé dresser, de manière claire, provocante et sans complexes, dans notre vraie langue, un miroir dans lequel on pouvait entrevoir une possible libération, demain ; mille autres exemples de gestes artistiques, à petite ou grande échelle, ont nommé ce que nous sommes et ont transformé nos vies. La prise de parole, celle qui hurle ou qui chuchote celle qui dénonce ou qui console, le coup de crayon, de pinceau, tendre ou enragé qui fait vibrer la toile et l’édifice, l’arabesque folle ou le coup de pied révolté qui nargue l’air, le coup d’archet qui fait trembler les cordes du violon, l’impact éclatant de l’accord plaqué, la main qui pétrit, brûle, fend et sculpte la matière comme une caresse enfiévrée sur le corps d’un amour, la corde vocale qui frissonne et s’émeut en choquant ou en flattant amoureusement la note, le déclic nerveux du moteur de la caméra qui témoigne de nos vies et de nos rêves sans compter mille autres pulsions créatrices ; tous ces désirs et ces appels sont des gestes porteurs d’espoir pour que demain soit meilleur et que nous devenions tous, ensemble, des humains plus humains.

Sur notre coin de terre, afin de continuer à exister, nous n’avons d’autre choix que celui de brandir un art de survie, basé sur la nécessité incontournable  et la joie du combat. Voilà pourquoi tous s’accordent pour reconnaître que le Québec est une « pépinière » de créateurs extraordinaires, tous et toutes mobilisés autour de cette implacable réalité : si nous ne créons pas, nous mourons. Or, la peur de mourir, tout comme le besoin de donner un sens à sa vie, sont des moteurs de création inégalables.

L’art est aussi un défi. Parce que la vitesse tue, parce que l’économie prime, parce que l’efficacité semble être la seule valeur, la liberté artistique s’avère un formidable pied de nez à nos désolantes inerties, à notre lamentable confort et à nos résignations trop faciles.

De surcroît, l’art a aussi une mission car s’il doit émettre, il doit aussi être reçu, voire être rassembleur, intégrateur, interpellant. Dans nos sociétés de plus en plus métissées, il doit miser sur ce qui nous ressemble et nous rassemble, osant aussi nommer et affirmer ce qui nous différencie et nous distingue.

Nous sommes souvent et avec raison, fiers de nos créateurs, de nos artistes. Si nous pouvions être aussi fiers de nous-mêmes comme peuple. Tellement fiers de notre langue, de nos valeurs d’égalité et de liberté que quiconque nous approche ne puisse qu’épouser notre fierté et la faire sienne.

Si l’art est une trace de notre passage sur Terre, s’il ajoute un sens à nos vies dérisoires, alors souhaitons de tout cœur que se crée et se partage encore, aujourd’hui et demain, ce qui nous semble porteurs d’espoir, d’inquiétudes, de joies, de peurs et de grandeurs.

Que l’envie et l’ouverture à dire et à recevoir le miroir, le trouble, l’insolite, le vrai et l’irrationnel nous donnent des ailes… Que le silence soit d’argent, que la parole soit d’or, que le cœur soit d’ici, que l’âme soit la nôtre et que la fête soit en art.

Texte de René Richard Cyr


Porte parole 2016

Cette année, c’est la comédienne Sophie Lorain qui est porte-parole de la Fête nationale, laquelle célèbre sa 182e édition, et se tient sous le thème «Québec, de l’art pur». On a profité de la rencontre de mercredi pour décerner le prix «Artisan de la Fête nationale 2016» à trois monuments de la musique traditionnelle, communément appelée «musique trad», soit Gervais Lessard, membre fondateur du groupe Le Rêve du Diable, ainsi qu’Yves Lambert et André Marchand, membre cofondateurs de la mythique Bottine Souriante.


La Fête nationale aujourd'hui… En bref !

La Fête nationale du Québec, c'est :
près de 750 projets, du plus petit au plus grand, occupant autant de sites, répartis sur l'ensemble du territoire
plus de 20 000 bénévolesplus de 1050 spectacles, des chansonniers aux marionnettes, en passant par les grandes scènes des plaines d'Abraham ou du parc Maisonneuveau-delà
de 700 jeux organisés pour toute la familleplus de 360 feux de joie

plus de 100 défilés

En 2009, au moment de marquer le 175e anniversaire de la Fête nationale du Québec, le Mouvement national des Québécoises et Québécois célèbre ses 25 ans à titre de coordonnateur principal de la Fête.

Il décide alors de créer le prix « Artisan de la Fête nationale », pour souligner l'apport inestimable de ceux et celles qui, à travers leur contribution, donnent un sens à notre Fête. Il remercie de cette façon les milliers de bénévoles qui s'activent chaque année pour faire un succès des célébrations de la Fête nationale du Québec.




Jean Baptiste est avant tout le prophète contemporain du Christ.
Il mena une vie de jeûne et de  pénitence dans le désert .
Le message de Saint Jean dans le désert fut d'abord de demander au peuple  d'Israël de se préparer à la venue du Messie qu'il annonçait imminente... "préparez les chemins du seigneur, aplanissez sa route...
" A la suite de ce message, de nombreux juifs vinrent se faire baptiser  par lui dans les eaux du Jourdain. St Jean annonce la venue du Christ qu'il baptisera. Au moment de ce baptème décrit dans les évangiles, une colombe s'envola dans le ciel, représentant la Paix et l'Esprit  nouveau du Christ.
En dépit de l'honneur qui lui a été fait, Saint Jean tint à marquer son admiration et sa confiance à Jésus en lui disant ces mots restés célèbres:
"Je ne suis pas digne de délier la courroie de ta sandale".
Sa mère Elisabeth, du clan d'Aaron, était connue comme étant stérile et se désespérait de ne pas donner naissance. Au moment où son mari Zacharie était au temple, un ange lui apparut
et lui annonça la naissance d'un prophète. Toute la famille entra alors en prière intensément pendant un mois.
Quelques jours plus tard, Elisabeth lui apprit qu'elle était enceinte d'un enfant. Elle mit au monde un fils. Saint Jean Baptiste est reconnu prophète par toutes les religions du Livre.
Cet homme d'une spiritualité  très profonde dérangeait les puissants et fut tué à la demande de la fille du roi Hérode qui avait souhaité recevoir sa tête sur un plateau d'argent.

Le 24 juin est le jour qui commémore la naissance de Jean-Baptiste. Dans de multiples commune de nombreux pays, le soir de la St Jean on fait la fête autour d'un feu. C'est une manière de marquer le début de l'été, les jours où le soleil brille le plus longtemps dans les pays situés dans l'hémisphère Nord de la terre. Au Québec, cette fête était appelé: Fête de Dollard et maintenant Fête des Patriotes.

Cette fête se situe juste 6 mois avant la nuit de Noël (le 24 décembre)  et ce n'est pas un hasard :
l'Evangile dit en effet que Jean-Baptiste est le cousin de Jésus et qu'il est né 6 mois avant lui.
De plus, le 24 juin, les jours sont très longs et commencent à diminuer, alors que le 24 décembre les jours sont très courts et commencent à croître.

Légendes et traditions:

Les herbes de la Saint-Jean

C'est dans la nuit du 23 au 24 juin que les sorciers cueillent les herbes de la Saint-Jean dont ils ont besoin pour préparer remèdes, philtres et maléfices.

Quelques herbes magiques

Le millepertuis, ou sang de saint Jean, protège du tonnerre, chasse le diable et améliore la vue.
La verveine aurait le pouvoir de prémunir contre les cauchemars.
La fougère fleurit à minuit sonnant; elle produit ses graines et les sème dans l'heure qui suit. Celui qui peut recueillir sa semence avant qu'elle ait touché terre a le pouvoir de se transporter d'un lieu à l'autre aussi vite que le vent, de se rendre invisible, et de connaître le présent et l'avenir !
L'épervière, plante du soleil, est employée par les druides pour chasser les démons.


Premier banquet de la Saint-Jean-Baptiste

En 1827, le journaliste Ludger Duvernay devient éditeur en achetant le journal La Minerve à Augustin-Norbert Morin. Sous la tutelle de Duvernay, La Minerve devient rapidement un journal important du Bas-Canada. En mars 1834, Ludger Duvernay, George-Étienne Cartier et Louis-Victor Sicotte fondent la société « Aide-toi, le ciel t'aidera ». Duvernay en est le président. Les membres de cette société se rassemblent et discutent politique et littérature. Duvernay développe alors l'idée de faire revivre une tradition interrompue depuis la Conquête, soit la célébration des fêtes de la Saint-Jean-Baptiste. Son but avoué est de doter le peuple canadien-français d'une fête nationale annuelle.

Le 24 juin 1834, Duvernay organise un banquet dans les jardins de l'avocat John McDonnell (futur site de la gare Windsor), afin, entre autres, de concrétiser son projet. Une soixantaine de personnes participent à ce banquet, dont les plus connues, outre les hôtes eux-mêmes, sont le maire de Montréal, Jacques Viger, Louis-Hippolyte Lafontaine, Thomas Brown, Édouard Rodier, George-Étienne Cartier et le Dr Edmund O'Callaghan. Plusieurs toasts sont portés au Parti patriote, aux États-Unis, à l'Irlande et aux Quatre-vingt-douze Résolutions.

 Ce banquet est un véritable succès et les journaux encouragent les gens à fêter la « Saint-Jean-Baptiste » dans leur village à l'avenir afin de favoriser l'union des Canadiens-français. Duvernay gagne son pari : l'année suivante, les célébrations de la Fête nationale se répandent. En effet, on note des célébrations dans bon nombre de villages, dont Debartzch (aujourd'hui Rougemont), Saint-Denis, Saint-Eustache, Terrebonne et Berthier. La feuille d'érable devient le symbole du Bas-Canada.

« La plus grande gaité régna pendant toute la soirée. Le dîner préparé par Jehlen était splendide. Les tables étaient placées dans le jardin de M. McDonell, avocat, qui avait eu la politesse de l'offrir pour cette fête champêtre. Les lumières suspendues aux arbres, la musique et l'odeur embaumée que répandaient les fleurs, la beauté du site, tout tendait à ajouter aux charmes du spectacle.

Cette fête, dont le but est de cimenter l'union entre les Canadiens, ne sera point sans fruit. Elle sera célébrée annuellement comme Fête Nationale, et ne pourra manquer de produire les plus heureux résultats. »

Extrait de l’article de Ludger Duvernay « Banquet de St. Jean-Baptiste », paru dans le journal La Minerve, le 26 juin 1834.

Duvernay organise aussi le banquet de la Saint-Jean-Baptiste en 1835.
Puis en 1836, il y a dissension au sein du Parti patriote. Les modérés et radicaux ne s'entendent plus et deux banquets sont organisés : un chez McDonnell pour les modérés et un à l'hôtel Rasco pour le groupe de Duvernay. En 1837, après avoir reçu les 10 résolutions de Russell, en réponse aux 92 résolutions proposées, le Parti patriote propose de boycotter les produits importés en guise de protestation. Cette année-là, c'est dans cette ambiance que la Saint-Jean-Baptiste se déroule. Durant le banquet, les produits locaux sont de mise et les leaders du Parti patriote encouragent le peuple à les imiter.

La Rébellion des Patriotes de 1837-1839 provoque l’interruption des festivités pour une période de 5 ans. Après ces événements, les Canadiens français doivent s'unir pour éviter l'assimilation. C'est ainsi que naissent de multiples Sociétés Saint-Jean-Baptiste sur le territoire. Pendant une centaine d'années, les sections locales ou paroissiales n'ont presque aucun lien entre elles, si ce n'est celui du nom.

Duvernay s'exile en 1837 et ne revient au pays qu'en 1842. Dès son retour, il ressuscite La Minerve, interdite de publication durant la répression de l'armée à la suite des Rébellions. Le journal, désormais plus modéré, est au service du parti de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis des conservateurs de George-Étienne Cartier.

Le 9 juin 1843, Duvernay fonde l'Association Saint-Jean-Baptiste et invite publiquement la population à célébrer la fête nationale des Canadiens français, qu'il enrichit lui-même de la devise « Rendre le peuple meilleur ». C'est cette année-là à Montréal que s'est tenu le premier défilé à grand déploiement. C'est donc de cette époque que datent nos célèbres défilés de la Saint-Jean.

Le 24 juin 1874, le 40e anniversaire de l’Association Saint-Jean-Baptiste est célébré en grande pompe à Montréal. Le Défilé est des plus impressionnants avec la présence de 91 Sociétés, 12 chars allégoriques, 31 corps de musique et 10 000 figurants.

En 1878, l’Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal adopte un air national pour les Canadiens français: À la claire fontaine.

En 1884, à l’occasion du 50e anniversaire de l’Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal, les festivités sont sans égal et s’étalent sur cinq jours.

La fête de la Saint-Jean était principalement célébrée à Montréal et à Québec, mais au fil des années, elle prit de l'ampleur dans plusieurs régions du Québec. On a dû toutefois attendre 1925 avant que la Saint-Jean ne devienne une fête officielle et soit déclarée, par la législature du Québec, comme étant un congé férié. Dès l'année suivante, et pour toutes celles qui suivront, cette journée devint l'occasion de se rassembler et de témoigner de la vitalité et de la richesse culturelles de la nation canadienne-française. C'est aussi à partir de ce moment que la Saint-Jean-Baptiste prit véritablement son envol et que l'on assista à des défilés dans plusieurs villes. Évidemment, dans un Québec extrêmement religieux, on ne pouvait dissocier la religion de cette fête. Le petit Saint-Jean-Baptiste, blond et frisé, avait sa place de choix dans les festivités, surtout dans les défilés.

Au cours des années 1930, Irlandais, Grecs, Italiens et Slovaques participent aux festivités de la Fête nationale ainsi qu’au Défilé démontrant tout le caractère cosmopolite de Montréal.

En 1947, neuf Sociétés Saint-Jean-Baptiste se réunissent en congrès à Sherbrooke et décident de fonder la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec. Les fondateurs se donnent pour premier objectif de grouper sous une même bannière toutes les Sociétés Saint-Jean-Baptiste existantes, d'en fonder de nouvelles au fur et à mesure des possibilités et enfin de travailler à l'unification d'une pensée nationale saine et robuste.

Sitôt fondée, la Fédération participe à une vaste campagne qui mènera à l'adoption, le 21 janvier 1948, du fleurdelisé comme drapeau officiel du Québec. Pour la première fois cette année-là, la fête de la Saint-Jean-Baptiste est célébrée partout avec le fleurdelisé. Rapidement, le drapeau devient un puissant symbole de l'appartenance au Québec.

Au tournant des années 1950, les fêtes de quartier se multiplient à Montréal. Des soirées de danse sont organisées au son de chansons traditionnelles.

À la fin des années 1950, la Fête nationale est devenue un moment très important de l'année. Les défilés de Montréal et de Québec rassemblent des foules impressionnantes. Le Défilé de Montréal sera, pour la première fois, diffusé sur les ondes de la télévision française de Radio-Canada en 1953. Pour l’occasion, le parcours du défilé est allongé de trois kilomètres : longeant la rue Sherbrooke et allant du boulevard Pie-IX à la rue Atwater.

Dans les années 1960, outre à Montréal et à Québec, les feux de joie et les défilés attirent les foules. On note de grands rassemblements, entre autres à Shawinigan, Trois-Rivières, Alma, Drummondville, Lac-Mégantic, Asbestos et Victoriaville. Par ailleurs, Le premier Défilé de la Fête nationale de nuit dans les rues de la métropole a lieu en 1963.

Les années 1960 et 1970 sont le théâtre de changements profonds dans les célébrations de la Saint-Jean. Certaines représentations traditionnelles se transforment, et les aspects historiques et religieux s'effacent au profit des représentations culturelles et artistiques contemporaines. Or, de tels changements ne se sont pas produits sans heurt. Les défilés de 1968 et 1969 se sont tenus dans un climat de contestation et ont été grandement bouleversés par des émeutes.

Toutefois, les feux d'artifice et les feux de joie continuent à animer la nuit. Les feux de joie surtout sont porteurs d'une signification de partage et de solidarité et, s'ils sont présents dans toutes les régions. Le plus connu d'entre eux est organisé à Québec sur les plaines d'Abraham.

En 1972, la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec devient le Mouvement national des Québécois. Il compte alors 15 Sociétés affiliées, dont la plupart changent également de nom pour devenir des Sociétés nationales des Québécois. Au début des années 1970, les organisateurs des célébrations essaient de trouver de nouvelles formules pour que le plus grand nombre possible puisse jouir de la fête. Les bals populaires, les messes sur les parvis des églises et les nombreux spectacles en plein air cherchent à intégrer les Québécois de tous les milieux.

En 1975, l'enthousiasme conquiert les foules. Gilles Vigneault lance sa désormais célèbre chanson « Gens du pays » et Ginette Reno interprète la chanson de Jean-Pierre Ferland « Un peu plus haut, un peu plus loin ». Puis en 1976, le grand spectacle des plaines d'Abraham passe à la postérité sous le nom de « 1 fois 5 ». Il est présenté deux jours plus tard à Montréal et remporte un succès incontestable.

En 1977, le gouvernement dirigé par René Lévesque proclame le 24 juin jour de la Fête nationale du Québec. Cette journée sera désormais fériée et chômée et surtout, elle sera la fête de toutes les personnes habitant le Québec. Ce faisant, le 24 juin n'est plus associé exclusivement aux personnes pratiquant la religion catholique, mais revêt un aspect ouvert et laïque.

En 1978, le gouvernement du Québec crée la Corporation des fêtes du 24 juin et le Comité organisateur de la Fête nationale du Québec afin de favoriser la participation de toutes les régions du Québec. Pour ce faire, il développe le « Programme gouvernemental d'assistance financière aux manifestations locales ». La population est invitée à soumettre des projets pour fêter son appartenance à la nation et développer sa fierté nationale.



En 1984, le Mouvement national des Québécoises et Québécois obtient le mandat de coordination de la Fête nationale du Québec et la gestion du Programme d'assistance financière qu'il partage avec ses Sociétés nationales et Sociétés Saint-Jean-Baptiste affiliées, rejoignant ainsi la population de toutes les régions du Québec. Le MNQ détient toujours ce mandat qu'il remplit avec rigueur, transparence, efficacité et surtout, avec fierté!

En 1990, à l’occasion du grand retour du Défilé de Montréal, après vingt ans d’absence, la Société Saint-Jean-Baptiste fait appel aux services de Richard Blackburn pour concevoir une parade, sous le thème « le Québec, 30 ans de démocratie » qui représentera la force, la créativité et le succès des Québécois.
 

La Fête nationale aujourd'hui… En bref !

La Fête nationale du Québec, c'est :
près de 750 projets, du plus petit au plus grand, occupant autant de sites, répartis sur l'ensemble du territoire
plus de 20 000 bénévoles
plus de 1050 spectacles, des chansonniers aux marionnettes, en passant par les grandes scènes des plaines d'Abraham ou du parc Maisonneuve
au-delà de 700 jeux organisés pour toute la famille
plus de 360 feux de joie
plus de 100 défilés

En 2009, au moment de marquer le 175e anniversaire de la Fête nationale du Québec, le Mouvement national des Québécoises et Québécois célèbre ses 25 ans à titre de coordonnateur principal de la Fête.

Il décide alors de créer le prix « Artisan de la Fête nationale », pour souligner l'apport inestimable de ceux et celles qui, à travers leur contribution, donnent un sens à notre Fête. Il remercie de cette façon les milliers de bénévoles qui s'activent chaque année pour faire un succès des célébrations de la Fête nationale du Québec.



 
Conte de Saint-Jean

Saint Jean demanda un jour à Dieu la permission de voir le tonnerre.
"Je ne peux pas", répondit ce dernier, "tu en mourrais de frayeur".
Saint Jean répliqua qu'il avait vécu au désert parmi les bêtes sauvages et que jamais la peur ne l'avait encore faire trembler.
Cédant à ses instances, Dieu lui montra enfin ce qu'il désirait et Saint Jean fut foudroyé au même moment. Il eut le bonheur de n'en pas mourir, mais durant toute sa vie il fut atteint du mal caduc (épilepsie), appelé depuis "mal de la Saint-Jean".


 
Les feux de la Saint Jean

Le soir du solstice d'été, on allume partout de grands bûchers. Ceux qui veulent se marier dans l'année doivent aller sauter par-dessus neuf feux différents durant la nuit de la Saint-Jean.
En Bretagne, derrière la ronde des jeunes gens qui dansent autour du brasier, on place un cercle de bancs vides, destinés à accueillir les morts qui souhaiteraient assister à la fête et se distraire un peu de leur monotone éternité.
Partout, on recueille précieusement un tison du bûcher que l'on rapporte chez soi pour préserver la maison de l'orage.

L'été est arrive, c'est le moment de faire la fête. Il y a très longtemps, on fêtait précisément le solstice d'été, le moment où le soleil est à son plus haut dans le ciel.
Puis l'église chrétienne a voulu donner une dimension plus religieuse à la fête et l'a fixé au moment de la Saint-Jean, mais dans certains pays on a continué de fêter le solstice d'été. En France, on a décidé de profiter de ce beau moment de l'année pour fêter la musique et cette fête s'étend de plus en plus largement dans le monde.
La nuit du solstice est une nuit magique et les fées, les démons s'en donnent à coeur joie cette nuit là :
* Sheakespeare en a fait une pièce célèbre : le songe d'une nuit d'été avec lutins, fées et magiciens, troubles, mystifications et enchantements. Un puzzle à partir d'un tableau inspiré de cette pièce.
* Une légende estonienne narre l'histoire d'une colline qui devient chauve puis se remplume et d'un vieux démon plutôt sympa en définitive

La fête de la St-Jean-Baptiste, célébrée le 24 juin de chaque année par les québécois est devenue notre fête nationale grâce à de grands hommes politiques qui croyaient que les canadiens-français étaient différents des canadiens-anglais.Ces convictions n'ont pas tellement changées aujourd'hui. C'est en 1834 qu'on la célébra pour la première fois. C'est un monsieur Duvernay qui décida, un jour, de donner un grand repas pour discuter avec ses amis de l'avenir politique des québécois. On fonda alors la société St-Jean-Baptiste.


"D'hier à demain"

Cette année, le choix de célébrer le Québec en nous, d’hier à demain s’est avéré une thématique par excellence : « Les 23 et 24 juin, les Québécois de partout, et même de partout sur la planète, sont conviés à célébrer ce que signifie le Québec pour chacun d’entre eux. Le Québec en nous est un slogan permettant d’exprimer parfaitement notre harmonie collective, tout comme notre fierté individuelle. » a déclaré Gilles Laporte, nouveau président du MNQ.

Il en reviendra à Émile Proulx-Cloutier et à Judi Richard d’être les porte-parole de cette 179e édition de la Fête nationale. Ils sillonneront le territoire dans le cadre d’une tournée qui vise à donner les détails de la programmation partout au Québec, comprenant notamment les grands événements dans la Capitale et à Gatineau, les 23 rendez-vous régionaux et une vingtaine de Grandes tablées.

L’événement fut aussi l’occasion d’honorer un géant de la musique québécoise, monsieur Paul Piché, qui s’est vu remettre le « Prix artisan de la Fête nationale ». Dans le cadre du 35e anniversaire de l’album À qui appartient l’beau temps?, plusieurs artistes se sont réunis pour rendre un vibrant hommage à l’auteur-compositeur-interprète en interprétant quelques-unes de ses oeuvres qui ont marqué le Québec. « Paul Piché est sans contredit un monument de la chanson québécoise. L’impact de ce dernier dans le développement culturel et identitaire des Québécois est indéniable. Encore aujourd’hui, ses oeuvres sont chantées aux quatre coins du Québec les 23 et 24 juin. » a ajouté Gilles Grondin, directeur général du MNQ.


Célébrons notre passé!

Notre héritage est précieux et exceptionnel. Premiers habitants de ces vastes contrées, les autochtones ont salué les arrivants des vieux continents, leur transmettant leurs légendes, leurs coutumes et leur mode de vie. Célébrons notre mémoire et nos racines, ces événements qui font partie intégrante de nous!

Célébrons notre présent!

Aujourd’hui, ils arrivent de partout pour bâtir notre Québec, leur Québec. Partageons ensemble notre amour pour notre langue nationale, nos valeurs et notre liberté. Célébrons nos aspirations à nous dépasser et à atteindre des sommets!


Les origines de notre Fête nationale remontent à des temps immémoriaux, où les peuples célébraient le solstice d'été. La coutume de cette fête païenne voulait qu'un grand feu de joie soit allumé afin de symboliser la lumière qui était à son apogée. Puis, en Europe, principalement en France, on a plus tard associé à cette fête Jean, le cousin de Jésus, surnommé « le baptiste », ayant le premier reconnu puis baptisé le Christ. Ainsi, on faisait le lien entre la lumière et saint Jean Baptiste.


"Premier banquet de la Saint Jean-Baptiste"

En 1827, le journaliste Ludger Duvernay devient éditeur en achetant le journal La Minerve à Augustin-Norbert Morin. Sous la tutelle de Duvernay, La Minerve devient rapidement un journal important du Bas-Canada. En mars 1834, Ludger Duvernay, George-Étienne Cartier et Louis-Victor Sicotte fondent la société « Aide-toi, le ciel t'aidera ». Duvernay en est le président. Les membres de cette société se rassemblent et discutent politique et littérature. Duvernay développe alors l'idée de faire revivre une tradition interrompue depuis la Conquête, soit la célébration des fêtes de la Saint-Jean-Baptiste. Son but avoué est de doter le peuple canadien-français d'une fête nationale annuelle.

Le 24 juin 1834, Duvernay organise un banquet dans les jardins de l'avocat John McDonnell (futur site de la gare Windsor), afin, entre autres, de concrétiser son projet. Une soixantaine de personnes participent à ce banquet, dont les plus connues, outre les hôtes eux-mêmes, sont le maire de Montréal, Jacques Viger, Louis-Hippolyte Lafontaine, Thomas Brown, Édouard Rodier, George-Étienne Cartier et le Dr Edmund O'Callaghan. Plusieurs toasts sont portés au Parti patriote, aux États-Unis, à l'Irlande et aux Quatre-vingt-douze Résolutions.

 Ce banquet est un véritable succès et les journaux encouragent les gens à fêter la « Saint-Jean-Baptiste » dans leur village à l'avenir afin de favoriser l'union des Canadiens-français. Duvernay gagne son pari : l'année suivante, les célébrations de la Fête nationale se répandent. En effet, on note des célébrations dans bon nombre de villages, dont Debartzch (aujourd'hui Rougemont), Saint-Denis, Saint-Eustache, Terrebonne et Berthier. La feuille d'érable devient le symbole du Bas-Canada.

« La plus grande gaité régna pendant toute la soirée. Le dîner préparé par Jehlen était splendide. Les tables étaient placées dans le jardin de M. McDonell, avocat, qui avait eu la politesse de l'offrir pour cette fête champêtre. Les lumières suspendues aux arbres, la musique et l'odeur embaumée que répandaient les fleurs, la beauté du site, tout tendait à ajouter aux charmes du spectacle.

Cette fête, dont le but est de cimenter l'union entre les Canadiens, ne sera point sans fruit. Elle sera célébrée annuellement comme Fête Nationale, et ne pourra manquer de produire les plus heureux résultats. »

Extrait de l’article de Ludger Duvernay « Banquet de St. Jean-Baptiste », paru dans le journal La Minerve, le 26 juin 1834.

Duvernay organise aussi le banquet de la Saint-Jean-Baptiste en 1835. 
Puis en 1836, il y a dissension au sein du Parti patriote. Les modérés et radicaux ne s'entendent plus et deux banquets sont organisés : un chez McDonnell pour les modérés et un à l'hôtel Rasco pour le groupe de Duvernay. En 1837, après avoir reçu les 10 résolutions de Russell, en réponse aux 92 résolutions proposées, le Parti patriote propose de boycotter les produits importés en guise de protestation. Cette année-là, c'est dans cette ambiance que la Saint-Jean-Baptiste se déroule. Durant le banquet, les produits locaux sont de mise et les leaders du Parti patriote encouragent le peuple à les imiter. 

La Rébellion des Patriotes de 1837-1839 provoque l’interruption des festivités pour une période de 5 ans. Après ces événements, les Canadiens français doivent s'unir pour éviter l'assimilation. C'est ainsi que naissent de multiples Sociétés Saint-Jean-Baptiste sur le territoire. Pendant une centaine d'années, les sections locales ou paroissiales n'ont presque aucun lien entre elles, si ce n'est celui du nom. 

Duvernay s'exile en 1837 et ne revient au pays qu'en 1842. Dès son retour, il ressuscite La Minerve, interdite de publication durant la répression de l'armée à la suite des Rébellions. Le journal, désormais plus modéré, est au service du parti de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis des conservateurs de George-Étienne Cartier.

Le 9 juin 1843, Duvernay fonde l'Association Saint-Jean-Baptiste et invite publiquement la population à célébrer la fête nationale des Canadiens français, qu'il enrichit lui-même de la devise « Rendre le peuple meilleur ». C'est cette année-là à Montréal que s'est tenu le premier défilé à grand déploiement. C'est donc de cette époque que datent nos célèbres défilés de la Saint-Jean.

Le 24 juin 1874, le 40e anniversaire de l’Association Saint-Jean-Baptiste est célébré en grande pompe à Montréal. Le Défilé est des plus impressionnants avec la présence de 91 Sociétés, 12 chars allégoriques, 31 corps de musique et 10 000 figurants.

En 1878, l’Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal adopte un air national pour les Canadiens français: À la claire fontaine.

En 1884, à l’occasion du 50e anniversaire de l’Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal, les festivités sont sans égal et s’étalent sur cinq jours.

20e siècle:

La fête de la Saint-Jean était principalement célébrée à Montréal et à Québec, mais au fil des années, elle prit de l'ampleur dans plusieurs régions du Québec. On a dû toutefois attendre 1925 avant que la Saint-Jean ne devienne une fête officielle et soit déclarée, par la législature du Québec, comme étant un congé férié. Dès l'année suivante, et pour toutes celles qui suivront, cette journée devint l'occasion de se rassembler et de témoigner de la vitalité et de la richesse culturelles de la nation canadienne-française. C'est aussi à partir de ce moment que la Saint-Jean-Baptiste prit véritablement son envol et que l'on assista à des défilés dans plusieurs villes. Évidemment, dans un Québec extrêmement religieux, on ne pouvait dissocier la religion de cette fête. Le petit Saint-Jean-Baptiste, blond et frisé, avait sa place de choix dans les festivités, surtout dans les défilés.

Au cours des années 1930, Irlandais, Grecs, Italiens et Slovaques participent aux festivités de la Fête nationale ainsi qu’au Défilé démontrant tout le caractère cosmopolite de Montréal.

En 1947, neuf Sociétés Saint-Jean-Baptiste se réunissent en congrès à Sherbrooke et décident de fonder la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec. Les fondateurs se donnent pour premier objectif de grouper sous une même bannière toutes les Sociétés Saint-Jean-Baptiste existantes, d'en fonder de nouvelles au fur et à mesure des possibilités et enfin de travailler à l'unification d'une pensée nationale saine et robuste.

Sitôt fondée, la Fédération participe à une vaste campagne qui mènera à l'adoption, le 21 janvier 1948, du fleurdelisé comme drapeau officiel du Québec. Pour la première fois cette année-là, la fête de la Saint-Jean-Baptiste est célébrée partout avec le fleurdelisé. Rapidement, le drapeau devient un puissant symbole de l'appartenance au Québec.

Au tournant des années 1950, les fêtes de quartier se multiplient à Montréal. Des soirées de danse sont organisées au son de chansons traditionnelles.

À la fin des années 1950, la Fête nationale est devenue un moment très important de l'année. Les défilés de Montréal et de Québec rassemblent des foules impressionnantes. Le Défilé de Montréal sera, pour la première fois, diffusé sur les ondes de la télévision française de Radio-Canada en 1953. Pour l’occasion, le parcours du défilé est allongé de trois kilomètres : longeant la rue Sherbrooke et allant du boulevard Pie-IX à la rue Atwater.

Dans les années 1960
, outre à Montréal et à Québec, les feux de joie et les défilés attirent les foules. On note de grands rassemblements, entre autres à Shawinigan, Trois-Rivières, Alma, Drummondville, Lac-Mégantic, Asbestos et Victoriaville. Par ailleurs, Le premier Défilé de la Fête nationale de nuit dans les rues de la métropole a lieu en 1963.

Les années 1960 et 1970 sont le théâtre de changements profonds dans les célébrations de la Saint-Jean. Certaines représentations traditionnelles se transforment, et les aspects historiques et religieux s'effacent au profit des représentations culturelles et artistiques contemporaines. Or, de tels changements ne se sont pas produits sans heurt. Les défilés de 1968 et 1969 se sont tenus dans un climat de contestation et ont été grandement bouleversés par des émeutes.

Toutefois, les feux d'artifice et les feux de joie continuent à animer la nuit. Les feux de joie surtout sont porteurs d'une signification de partage et de solidarité et, s'ils sont présents dans toutes les régions. Le plus connu d'entre eux est organisé à Québec sur les plaines d'Abraham.

En 1972, la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec devient le Mouvement national des Québécois. Il compte alors 15 Sociétés affiliées, dont la plupart changent également de nom pour devenir des Sociétés nationales des Québécois. Au début des années 1970, les organisateurs des célébrations essaient de trouver de nouvelles formules pour que le plus grand nombre possible puisse jouir de la fête. Les bals populaires, les messes sur les parvis des églises et les nombreux spectacles en plein air cherchent à intégrer les Québécois de tous les milieux.

En 1975, l'enthousiasme conquiert les foules. Gilles Vigneault lance sa désormais célèbre chanson « Gens du pays » et Ginette Reno interprète la chanson de Jean-Pierre Ferland « Un peu plus haut, un peu plus loin ». Puis en 1976, le grand spectacle des plaines d'Abraham passe à la postérité sous le nom de « 1 fois 5 ». Il est présenté deux jours plus tard à Montréal et remporte un succès incontestable.

En 1977, le gouvernement dirigé par René Lévesque proclame le 24 juin jour de la Fête nationale du Québec. Cette journée sera désormais fériée et chômée et surtout, elle sera la fête de toutes les personnes habitant le Québec. Ce faisant, le 24 juin n'est plus associé exclusivement aux personnes pratiquant la religion catholique, mais revêt un aspect ouvert et laïque.

En 1978
, le gouvernement du Québec crée la Corporation des fêtes du 24 juin et le Comité organisateur de la Fête nationale du Québec afin de favoriser la participation de toutes les régions du Québec. Pour ce faire, il développe le « Programme gouvernemental d'assistance financière aux manifestations locales ». La population est invitée à soumettre des projets pour fêter son appartenance à la nation et développer sa fierté nationale.

En 1984, le Mouvement national des Québécoises et Québécois obtient le mandat de coordination de la Fête nationale du Québec et la gestion du Programme d'assistance financière qu'il partage avec ses Sociétés nationales et Sociétés Saint-Jean-Baptiste affiliées, rejoignant ainsi la population de toutes les régions du Québec. Le MNQ détient toujours ce mandat qu'il remplit avec rigueur, transparence, efficacité et surtout, avec fierté!

En 1990, à l’occasion du grand retour du Défilé de Montréal, après vingt ans d’absence, la Société Saint-Jean-Baptiste fait appel aux services de Richard Blackburn pour concevoir une parade, sous le thème « le Québec, 30 ans de démocratie » qui représentera la force, la créativité et le succès des Québécois.

AMUSEZ-VOUS BIEN...!!!
ET SURTOUT N‘OUBLIEZ PAS....
SOYEZ PRUDENT....ET....
LA MODÉRATION A BIEN MEILLEUR GÔUT

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