(mise à jour le 23 février 2016)
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Pâques et ses coutumes et tradition

VENDREDI SAINT



Vendredi Saint

  25 mars 2016


Premier jour du Triduum Pascal, voici le Jour du Salut, jour où l'Amour de Dieu se manifeste du haut de la croix. Aujourd'hui particulièrement, tout est Amour : " Dieu a tant aimé le monde qu'Il lui a donné son Fils ". En ce jour, il n'y a pas d'autre liturgie que l'office de la Passion. Marqué de gravité et de tendresse, il exprime l'adoration et la stupeur des hommes devant la folie de la croix. Le président entre et vient se prosterner devant l'autel. Pas de chant d'entrée, l'heure est à la prière silencieuse.

Vendredi saint : le Christ du côté de tous les souffrants

Jésus donne sens à la croix, de sorte que tous les hommes qui connaissent cette situation de souffrance, de honte, où d'anéantissement, puissent trouver Jésus à leur côté. Par Enzo Bianchi.

C'est un jour sévère que le Vendredi saint, pour les chrétiens. Une commémoration perçue comme "l'anti-fête, un jour capable encore d'isoler de façon tragique la passion et la mort de Jésus d'avec sa résurrection.

Car, lorsque les chrétiens vont à leur Seigneur, ils sont toujours reconduits à l'unique événement de la passion-mort-résurrection. Mais aujourd'hui, c'est la passion, qui culmine dans la mort, que l'on médite, que l'on pense, que l'on célèbre : c'est la croix qui domine la liturgie de son ombre et qui, en s'imposant, ne renvoie à la résurrection que comme espérance, comme attente.

Voilà bien la singularité, la spécificité de la foi chrétienne : avoir au centre de son message le Seigneur crucifié et reconnaître, dans la crucifixion de Jésus de Nazareth, le récit qui manifeste avec le plus d'éloquence qui est Dieu.

Mais que rappellent aujourd'hui les chrétiens ?

Ils rappellent que, le vendredi 7 avril de l'an 30 de notre ère, à Jérusalem, la Cité sainte et le coeur de la foi hébraïque, Jésus de Nazareth ­ un rabbi et un prophète de la Galilée, qui avait suscité un mouvement autour de soi et entraînait derrière soi une petite communauté itinérante composée d'une douzaine d'hommes et de quelques femmes ­ est arrêté, condamné et mis à mort par le supplice de la crucifixion.

Historiquement, on peut dire que Jésus a été arrêté à l'initiative de plusieurs chefs des prêtres, la hiérocratie de Jérusalem, en raison de gestes qu'il avait accomplis et de paroles qu'il avait prononcées : certains traits messianiques de sa manière d'agir, le fait d'avoir chassé les vendeurs du Temple, la polémique prophétique contre les hommes religieux, en particulier les sadducéens.

Capturé de nuit dans la vallée du Cédron par une poignée de gardes du Temple, il fut emmené auprès du grand prêtre, en présence duquel se tint une confrontation qui permit de formuler les accusations précises à présenter au gouverneur romain, le seul à détenir le pouvoir d'émettre une condamnation capitale et d'en disposer l'exécution.

Il faut dire clairement qu'un authentique procès n'eut formellement pas lieu et que la partie du sanhédrin qui s'est réunie de nuit n'était certainement pas en mesure de délibérer en situation légale. Jésus, quoi qu'il en soit, est livré à Pilate. Celui-ci décide, en quelques séances et suivant des procédures qui semblent avoir été celles d'un véritable procès, de le condamner avec d'autres malfaiteurs, après l'avoir fait flageller.

S'agissait-il d'une mesure de sécurité, d'une tentative de satisfaire le groupe sacerdotal qui le lui avait livré, d'une attitude de haine envers quiconque, parmi les juifs, apparaissait porteur d'un message non concordant par rapport à l'idéologie impériale ?

Jésus meurt dans l'infamie

Toutes ces raisons à la fois ont probablement conduit Pilate à décider la condamnation de ce Galiléen. Ainsi Jésus meurt en croix, subissant ce qui était pour les Romains "un supplice très cruel et horrible" (Cicéron) et qui était pour les juifs, tout comme la pendaison, le signe de l'excommunication de l'impie, la malédiction du blasphémateur, comme en témoigne la Torah : "Maudit celui qui est pendu au bois" (Deutéronome 21, 23 ; cf. Galate 3, 13).

Jésus meurt dans l'infamie de sa nudité, pendu en l'air, parce que ni le ciel ni la terre ne le veulent ; il meurt dans la honte de qui est condamné à la fois par le magistère officiel de sa religion et par l'autorité civile, parce que nocif au bien commun de la cité !

Jésus, à la différence du Baptiste, ne meurt pas comme un martyr, mais bien comme un excommunié et un maudit, comme aime à le dire Paul, qui se vante de prêcher Jésus-Christ crucifié, scandale pour les hommes religieux et folie pour les sages du monde grec (cf. 1 Corinthiens 1, 23).

La croix, oui, la croix est le signe de cette mort infamante de Jésus ­ "compté parmi les malfaiteurs" (Luc 22, 37), se complaisent à souligner les évangélistes. Elle est le récit de sa solidarité avec les pécheurs, de son abaissement jusqu'à la condition de l'esclave humilié, "jusqu'à la mort, à la mort sur une croix" (Philippiens 2, 8), comme l'atteste Paul.

La Croix, bonne nouvelle pour les pécheurs

Mais la croix ne doit toutefois pas prévaloir sur le Crucifié ! Ce n'est pas la croix, en effet, qui rend grand qui y est pendu. C'est précisément Jésus qui rachète et donne sens à la croix, de sorte que tous les hommes qui connaissent cette situation de souffrance et de honte, de malédiction et d'anéantissement, puissent trouver Jésus à leur côté.

Oui, la réalité de toute croix est une énigme que Jésus fait devenir mystère : dans un monde injuste, le juste ne peut qu'être rejeté, persécuté, condamné.

C'est une necessitas humana, et Jésus ­ précisément parce qu'il a voulu "rester juste", solidaire avec les victimes, les agneaux, ­ a dû connaître ce choc de l'injustice du monde contre lui.

Lorsque l'on sait lire de cette manière la passion et la mort de Jésus, on est obligé de la comprendre comme un événement de "gloire" pour Jésus : la gloire de qui a donné sa vie pour les hommes, la gloire de qui a aimé jusqu'à la fin, la gloire de qui meurt condamné pour avoir cherché à raconter, à travers son existence, que Dieu est miséricorde, qu'il est amour.

S'il est un lieu où Jésus a rendu Dieu "bonne nouvelle", s'il est vrai qu'il l'a "évangélisé", c'est précisément sur la croix : bonne nouvelle pour tous les pécheurs !

Aujourd'hui, Vendredi saint, les chrétiens recueillent dans l'image du Crucifié, de l'Agneau innocent, toutes les victimes de l'histoire, les agneaux tués par les loups. Les chrétiens sont appelés en ce jour à apprendre à soutenir le scandale de la croix, sans rejeter les fautes sur l'autre, sûrs que la croix de chaque juste met en évidence une raison pour laquelle il vaut la peine de donner sa vie. Car seul celui qui a une raison pour laquelle il vaut la peine de donner sa vie, a aussi une raison pour laquelle il vaut la peine de vivre.


"LA PASSION"
Ne fallait-il pas que le Mesie souffrît tout cela
pour entrer dans sa gloire? (Luc 24, 26)

Ce  jour est unique car il nous rappele la mort d‘un homme qui a aimé
jusqu‘au bout. Depuis ce temps, la croix n‘est plus un instrument de honte,
mais un instrument de gloire, un instrument de salut.


Jésus s‘éloigne dans le jardin des Oliviers...
et demande à ses apotres de veiller avec lui...
"Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier."
Puis il ammena avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée.
Il commença à ressentir de la tristesse et de l'angoisse.
Il leur dit alors: " Mon coeur est plein d'une tristesse de mort; resté ici et veilléz avec moi."
Il alla un peu plus loin, se jeta le visage contre terre et pria en ces mots;
"Mon Père, si c'est possible, éloigne de moi cette coupe de douleur. Toutefois, non pas comme je veux, mais comme tu veux."
Il revint ensuite vers les trois disciples et les trouva endormis. Il dit à Pierre:
"Ainsi vous n'avez pas pu veiller avec moi même une heure? Restez éveillés et priez pour ne pas tomber dans la tentation. L'esprit de l'homme est plein de bonne volonté, mais la chair est faible.   (Mathieu 37-41)



PUIS, INCLINANT LA TETE,  IL REMIT L‘ESPRIT....
Sur la croix, le Christ a prié pour le salut de l'humanité entière.
Prions à sa suite et avec lui, en nous efforçant de n'oublier personne.

CHEMIN DE CROIX

Après avoir été jugé, le Christ fut condamné à être crucifié, supplice réservé à ceux qui n’étaient pas citoyens romains. Selon la coutume, il dut accomplir le trajet du tribunal au Calvaire en portant la croix à laquelle il devait être fixé. Ce long cheminement entrecoupé de chutes et ponctué de coups, fut une grande souffrance. D’où les expressions chemin de croix et porter sa croix appliquées à des moments particulièrement douloureux de la vie.

Dans la décoration des églises catholiques figure toujours un chemin de croix comportant quatorze tableaux (peints ou sculptés) représentant les quatorze "stations" (ou épisodes) du supplice du Christ. Le Vendredi saint a lieu une cérémonie appelée Chemin de croix. Les fidèles, derrière l’officiant, parcourent l’église en s’arrêtant devant chaque station pour y réciter prières et cantiques.  

En ce soir du Vendredi Saint, nous pouvons méditer le mystère de la mort et
de la résurection de Jésus.
Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens!
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
ton serviteur, le fils de ta servante, moi, dont tu brisas les chaînes?
(Psaume 115)

DONNER SA VIE

Après avoir pritle vin aigre, Jésus dit: <<Tout est consommé...>>
Il inclina la tête et rendit l'esprit.(Jean 18, 18,1-19,42).
<<Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.>>
Sur la croix, Jésus nous révèle aujourd'hui qui est Dieu. Jésus nous montre jusqu'où va l'amour de Dieu.

Jésus avait dit:<<Il n'y a pas de plus grande preuve d'amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.>> Aujourd'hui, le Seigneur met en pratique ce qu'il a enseigné. Il meurt, crucifié par la bêtise humaine, la colère et l'ambition de quelques chefs de la nation juive. Mais il meurt d'abord et avant tout par amour. Par amour de chacun  et de chacune de nous tous. Le Seigneur nous a tant coeur, il tient tellement à ce que nous vivions toujours qu'il donne sa vie en expiation pour nos oeuvres de mort, pour nos manques d'amour. C'est le grain de blé, jeté en terre, qui meurt pour ptoduire des dizaines et des dizaines d'autres grains.
Des parents donnent  non seulement la vie à leurs enfants mais aussi leur vie pour leurs enfants. Des soldats le font pour la patrie. Des sauveteurs le font pour les gens qui allaient se noyer ou brûler dans un incendie. La générosité du coeur et l'amour total des siens poussent de tels actes héroiques. Jésus l'a fait pour nous. Remercions-le aussi du <<fond de nos bras>> en donnant nous aussi un peu de notre vie pour lui.

Autrefois signe de honte et d'ignominie, la croix est devenue signe de vie et de gloire. Nous la vénérons parce que le Christ a donné sur elle le signe du plus grand amour.

Seigneur, mort sur la croix pour nous sauver, prends pitié de nous. Amen.


"Vendresi saint"

"Dieu très-haut et glorieux,
é claire les ténèbres de mon coeur,
donne-moi la foi droite,
l'espérance certaine,
la charité parfaite.

Seigneur, donne-moi
l'intelligence et la connaissance,
afin que je puisse faire
ce qui est vraiment ta sainte volonté."

Prière de saint François d'Assise
devant le crucifix de Saint-Damien.
"Père, je remets mon âme entre tes mains."
ainsi
"tout est consommé !"

A la troisième heure,
ils crucifièrent Jésus .

A la sixième heure,
il y eut des ténèbres sur toute
la terre.

A la neuvième heure, Jésus
s'écria d'une voix forte:
Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m'as-tu abandonné ?

Tu les sauvais, mais ils ne t'ont pas vu.
Qu'était pour eux le fils du charpentier?
Sur la colline ils t'ont abandonné, toi,
Dieu vivant, qu'ils n'ont pas reconnu.
 

Ils n'ont su voir qu'un homme rejeté,
ils ont moqué le faux prophète mort,
ils ont plongé la lance dans ton corps,
ils n'ont pas vu l'espoir qui se levait.
 

Ils n'ont pas vu le signe sur ta main,
la main crispée du Maître et créateur,.
qui bénissait le monde des pécheurs;
ils n'ont pas vu mourir le Saint des saints.
 

Vienne le jour de toute Vérité
où nous aurons enfin les yeux ouverts
sur cette grâce et cet amour offerts.
Vienne le jour du Christ en majesté!


CALVAIRE

De quelqu’un qui subit une lourde épreuve physique ou morale, on dit qu’il vit un calvaire. Cette métaphore fait référence au lieu où le Christ fut crucifié et mourut après de longues souffrances : une colline voisine de Jérusalem, nommée Golgotha ou Calvaire.

Golgotha signifiait, en langue sémitique, "le Lieu du crâne". L’évangéliste Matthieu prend soin de noter ce détail (27,33) : "Arrivés au lieu dit Golgotha, c’est-à-dire Lieu du crâne…" Les traducteurs latins employèrent l’expression Locus calvariae, le nom calvaria signifiant "tête chauve", d’où "crâne". Peu à peu, Calvaria, origine de Calvaire, passa à l’état de nom propre.

L'adoration du Bois de la Sainte Croix le Vendredi Saint dérive de la Liturgie de Jérusalem, où elle était déjà en usage vers la fin du IVe siècle. Aussi, pendant longtemps et même en occident, cette adoration constitua comme la cérémonie la plus importante, le point central vers lequel convergeait toute la liturgie de la sainte Parascève. Ecce lignum Crucis : voici le bois de la Croix : c'est le commencement de la parousie du divin juge, et à l'apparition de l'étendard de la Rédemption, tandis que l'Eglise se prosterne dans un acte d'adoration reconnaissante, les puissances infernales épouvantées s'enfuient déjà dans l'abîme. Au moyen-âge, à Rome, le reliquaire papal de la Sainte Croix était aspergé de parfums, pour indiquer la suavité de la grâce qui s'exhale du Bois triomphal.

1 "Il n'est pas permis qu'un Prophète soit mis à mort hors de Jérusalem" (Luc., XIII, 33).
 
 
 

  

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