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Pâques et ses coutumes et tradition

VENDREDI SAINT




Vendredi 30 mars 2018


Vendredi saint



Lectures

© AELF - Paris - 1980 - Tous droits réservés. Citations extraites de la Traduction liturgique de la Bible 2013.

Is 52,13-53,12 (Le Serviteur souffrira)
Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s'élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu'il ne ressemblait plus à un homme ; il n'avait plus l'apparence d'un fils d'homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n'avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s'est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l'avons méprisé, compté pour rien. En fait, c'étaient nos souffrances qu'il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu'il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c'est à cause de nos révoltes qu'il a été transpercé, à cause de nos fautes qu'il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s'humilie, il n'ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l'abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n'ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s'est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n'avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S'il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C'est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s'est dépouillé lui-même jusqu'à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu'il portait le péché des multitudes et qu'il intercédait pour les pécheurs.

Ps 30,2.6.12-17.25 (En tes mains, je remets mon esprit)
En toi, Seigneur, j'ai mon refuge ; garde-moi d'être humilié pour toujours. Dans ta justice, libère-moi ; En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité. Je suis la risée de mes adversaires et même de mes voisins,je fais peur à mes amis(s'ils me voient dans la rue, ils me fuient). On m'ignore comme un mort oublié,comme une chose qu'on jette. J'entends les calomnies de la foule : de tous côtés c'est l'épouvante.Ils ont tenu conseil contre moi, ils s'accordent pour m'ôter la vie. Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,je dis : « Tu es mon Dieu ! » Mes jours sont dans ta main : délivre-moi des mains hostiles qui s'acharnent. Sur ton serviteur, que s'illumine ta face ;sauve-moi par ton amour. Soyez forts, prenez courage,vous tous qui espérez le Seigneur !

He 4,14-16;5,7-9 (Jésus, notre grand prêtre)
En Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l'affirmation de notre foi. En effet, nous n'avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. Pendant les jours de sa vie dans la chair, il offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu'il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l'obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel,

Jn 18,1-19,42 (La Passion)
Ayant ainsi parlé, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l'endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s'y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s'avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C'est moi, je le suis. » Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C'est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. » Jésus répondit : « Je vous l'ai dit : c'est moi, je le suis. Si c'est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » Ainsi s'accomplissait la parole qu'il avait dite : « Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnés ». Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l'oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m'a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? » Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent. Ils l'emmenèrent d'abord chez Hanne, beau-père de Caïphe qui était grand prêtre cette année-là. Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil : « Il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple. »

Or Simon-Pierre, ainsi qu'un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre. Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l'autre disciple - celui qui était connu du grand prêtre - sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. Cette jeune servante dit alors à Pierre : « N'es-tu pas, toi aussi, l'un des disciples de cet homme ? » Il répondit : « Non, je ne le suis pas ! » Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer. Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit : « Moi, j'ai parlé au monde ouvertement. J'ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n'ai jamais parlé en cachette. Pourquoi m'interroges-tu ? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m'ont entendu. Eux savent ce que j'ai dit. » À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : « C'est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » Jésus lui répliqua : « Si j'ai mal parlé, montre ce que j'ai dit de mal ? Mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » Hanne l'envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe.

 Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit : « N'es-tu pas, toi aussi, l'un de ses disciples ? » Pierre le nia et dit : « Non, je ne le suis pas ! » Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, insista : « Est-ce que moi, je ne t'ai pas vu dans le jardin avec lui ? » Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta. Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C'était le matin. Ceux qui l'avaient amené n'entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l'agneau pascal. Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répondirent : « S'il n'était pas un malfaiteur, nous ne t'aurions pas livré cet homme. » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n'avons pas le droit de mettre quelqu'un à mort. » Ainsi s'accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.

 Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d'autres te l'ont dit à mon sujet ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t'ont livré à moi : qu'as-tu donc fait ? » Jésus déclara : « Ma royauté n'est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j'aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n'est pas d'ici. » Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C'est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu'est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais, chez vous, c'est la coutume que je vous relâche quelqu'un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? » Alors ils répliquèrent en criant : « Pas lui ! Mais Barabbas ! » Or ce Barabbas était un bandit. Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu'il soit flagellé. Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu'ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d'un manteau pourpre. Ils s'avançaient vers lui et ils disaient : « Salut à toi, roi des Juifs ! » Et ils le giflaient. Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : « Voyez, je vous l'amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d'épines et le manteau pourpre.

Et Pilate leur déclara : « Voici l'homme. » Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » Ils lui répondirent : « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu. » Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : « D'où es-tu ? » Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j'ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? » Jésus répondit : « Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l'avais reçu d'en haut ; c'est pourquoi celui qui m'a livré à toi porte un péché plus grand. » Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : « Si tu le relâches, tu n'es pas un ami de l'empereur. Quiconque se fait roi s'oppose à l'empereur. » En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage - en hébreu : Gabbatha. C'était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. » Alors ils crièrent : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n'avons pas d'autre roi que l'empereur. » Alors, il leur livra Jésus pour qu'il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus. Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha. C'est là qu'ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu'il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l'endroit où l'on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c'était écrit en hébreu, en latin et en grec.

Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N'écris pas : "Roi des Juifs" ; mais : "Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs". » Pilate répondit : « Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit. » Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c'était une tunique sans couture, tissée tout d'une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l'aura. » Ainsi s'accomplissait la parole de l'Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C'est bien ce que firent les soldats. Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l'Écriture s'accomplisse jusqu'au bout, Jésus dit : « J'ai soif. »

 Il y avait là un récipient plein d'une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d'hysope, et on l'approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l'esprit. Comme c'était le jour de la Préparation (c'est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d'autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l'autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu'il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s'accomplisse l'Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l'Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé. Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème - celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit - vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d'aloès pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, qu'ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d'ensevelir les morts. À l'endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n'avait encore déposé personne. À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c'est là qu'ils déposèrent Jésus.


"LA PASSION"
Ne fallait-il pas que le Mesie souffrît tout cela
pour entrer dans sa gloire? (Luc 24, 26)

Ce  jour est unique car il nous rappele la mort d‘un homme qui a aimé
jusqu‘au bout. Depuis ce temps, la croix n‘est plus un instrument de honte,
mais un instrument de gloire, un instrument de salut.


Jésus s‘éloigne dans le jardin des Oliviers...
et demande à ses apotres de veiller avec lui...
"Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier."
Puis il ammena avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée.
Il commença à ressentir de la tristesse et de l'angoisse.
Il leur dit alors: " Mon coeur est plein d'une tristesse de mort; resté ici et veilléz avec moi."
Il alla un peu plus loin, se jeta le visage contre terre et pria en ces mots;
"Mon Père, si c'est possible, éloigne de moi cette coupe de douleur. Toutefois, non pas comme je veux, mais comme tu veux."
Il revint ensuite vers les trois disciples et les trouva endormis. Il dit à Pierre:
"Ainsi vous n'avez pas pu veiller avec moi même une heure? Restez éveillés et priez pour ne pas tomber dans la tentation. L'esprit de l'homme est plein de bonne volonté, mais la chair est faible.   (Mathieu 37-41)



PUIS, INCLINANT LA TETE,  IL REMIT L‘ESPRIT....
Sur la croix, le Christ a prié pour le salut de l'humanité entière.
Prions à sa suite et avec lui, en nous efforçant de n'oublier personne.

CHEMIN DE CROIX

Après avoir été jugé, le Christ fut condamné à être crucifié, supplice réservé à ceux qui n’étaient pas citoyens romains. Selon la coutume, il dut accomplir le trajet du tribunal au Calvaire en portant la croix à laquelle il devait être fixé. Ce long cheminement entrecoupé de chutes et ponctué de coups, fut une grande souffrance. D’où les expressions chemin de croix et porter sa croix appliquées à des moments particulièrement douloureux de la vie.

Dans la décoration des églises catholiques figure toujours un chemin de croix comportant quatorze tableaux (peints ou sculptés) représentant les quatorze "stations" (ou épisodes) du supplice du Christ. Le Vendredi saint a lieu une cérémonie appelée Chemin de croix. Les fidèles, derrière l’officiant, parcourent l’église en s’arrêtant devant chaque station pour y réciter prières et cantiques. 

Les 14 stations du Chemin de croix
1e station : Jésus est condamné à mort
2e station : Jésus est chargé de sa croix
3e station : Jésus tombe sous le bois de la croix
4e station : Jésus rencontre sa Mère
5e station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix
6e station : Véronique essuie la face de Jésus
7e station : Jésus tombe pour la seconde fois
8e station : Jésus console les filles de Jérusalem
9e station : Jésus tombe pour la 3e fois
10e station : Jésus est dépouillé de ses vêtements
11e station : Jésus est attaché à la croix
12e station : Jésus meurt sur la croix
13e station : Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère
14e station : Jésus est mis dans le sépulcre
(15e station : avec Marie, dans l’espérance de la résurrection)

Traditionnellement les Chemins de croix comptent 14 stations, aujourd’hui, on ajoute parfois une 15ème station, celle du tombeau vide qui relie ainsi, en finale, toutes les stations à la résurrection.
 

En ce soir du Vendredi Saint, nous pouvons méditer le mystère de la mort et
de la résurection de Jésus.
Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens!
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
ton serviteur, le fils de ta servante, moi, dont tu brisas les chaînes?
(Psaume 115)

DONNER SA VIE

Après avoir pritle vin aigre, Jésus dit: <<Tout est consommé...>>
Il inclina la tête et rendit l'esprit.(Jean 18, 18,1-19,42).
<<Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.>>
Sur la croix, Jésus nous révèle aujourd'hui qui est Dieu. Jésus nous montre jusqu'où va l'amour de Dieu.

Jésus avait dit:<<Il n'y a pas de plus grande preuve d'amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.>> Aujourd'hui, le Seigneur met en pratique ce qu'il a enseigné. Il meurt, crucifié par la bêtise humaine, la colère et l'ambition de quelques chefs de la nation juive. Mais il meurt d'abord et avant tout par amour. Par amour de chacun  et de chacune de nous tous. Le Seigneur nous a tant coeur, il tient tellement à ce que nous vivions toujours qu'il donne sa vie en expiation pour nos oeuvres de mort, pour nos manques d'amour. C'est le grain de blé, jeté en terre, qui meurt pour ptoduire des dizaines et des dizaines d'autres grains.
Des parents donnent  non seulement la vie à leurs enfants mais aussi leur vie pour leurs enfants. Des soldats le font pour la patrie. Des sauveteurs le font pour les gens qui allaient se noyer ou brûler dans un incendie. La générosité du coeur et l'amour total des siens poussent de tels actes héroiques. Jésus l'a fait pour nous. Remercions-le aussi du <<fond de nos bras>> en donnant nous aussi un peu de notre vie pour lui.

Autrefois signe de honte et d'ignominie, la croix est devenue signe de vie et de gloire. Nous la vénérons parce que le Christ a donné sur elle le signe du plus grand amour.

Seigneur, mort sur la croix pour nous sauver, prends pitié de nous. Amen.


"Vendresi saint"

"Dieu très-haut et glorieux,
é claire les ténèbres de mon coeur,
donne-moi la foi droite,
l'espérance certaine,
la charité parfaite.

Seigneur, donne-moi
l'intelligence et la connaissance,
afin que je puisse faire
ce qui est vraiment ta sainte volonté."

Prière de saint François d'Assise
devant le crucifix de Saint-Damien.
"Père, je remets mon âme entre tes mains."
ainsi
"tout est consommé !"

A la troisième heure,
ils crucifièrent Jésus .

A la sixième heure,
il y eut des ténèbres sur toute
la terre.

A la neuvième heure, Jésus
s'écria d'une voix forte:
Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m'as-tu abandonné ?

Tu les sauvais, mais ils ne t'ont pas vu.
Qu'était pour eux le fils du charpentier?
Sur la colline ils t'ont abandonné, toi,
Dieu vivant, qu'ils n'ont pas reconnu.
 

Ils n'ont su voir qu'un homme rejeté,
ils ont moqué le faux prophète mort,
ils ont plongé la lance dans ton corps,
ils n'ont pas vu l'espoir qui se levait.
 

Ils n'ont pas vu le signe sur ta main,
la main crispée du Maître et créateur,.
qui bénissait le monde des pécheurs;
ils n'ont pas vu mourir le Saint des saints.
 

Vienne le jour de toute Vérité
où nous aurons enfin les yeux ouverts
sur cette grâce et cet amour offerts.
Vienne le jour du Christ en majesté!


CALVAIRE

De quelqu’un qui subit une lourde épreuve physique ou morale, on dit qu’il vit un calvaire. Cette métaphore fait référence au lieu où le Christ fut crucifié et mourut après de longues souffrances : une colline voisine de Jérusalem, nommée Golgotha ou Calvaire.

Golgotha signifiait, en langue sémitique, "le Lieu du crâne". L’évangéliste Matthieu prend soin de noter ce détail (27,33) : "Arrivés au lieu dit Golgotha, c’est-à-dire Lieu du crâne…" Les traducteurs latins employèrent l’expression Locus calvariae, le nom calvaria signifiant "tête chauve", d’où "crâne". Peu à peu, Calvaria, origine de Calvaire, passa à l’état de nom propre.

L'adoration du Bois de la Sainte Croix le Vendredi Saint dérive de la Liturgie de Jérusalem, où elle était déjà en usage vers la fin du IVe siècle. Aussi, pendant longtemps et même en occident, cette adoration constitua comme la cérémonie la plus importante, le point central vers lequel convergeait toute la liturgie de la sainte Parascève. Ecce lignum Crucis : voici le bois de la Croix : c'est le commencement de la parousie du divin juge, et à l'apparition de l'étendard de la Rédemption, tandis que l'Eglise se prosterne dans un acte d'adoration reconnaissante, les puissances infernales épouvantées s'enfuient déjà dans l'abîme. Au moyen-âge, à Rome, le reliquaire papal de la Sainte Croix était aspergé de parfums, pour indiquer la suavité de la grâce qui s'exhale du Bois triomphal.

1 "Il n'est pas permis qu'un Prophète soit mis à mort hors de Jérusalem" (Luc., XIII, 33).
 
 
 

  

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