

«
La Toussaint est le jour où les morts de demain vont rendre visite
à ceux d'hier. »
[Henri
Duvernois]
"Dicton"
A
la Toussaint, le froid revient et met l'hiver en train.
La
Toussaint venue, laisse-là ta charrue.
Avec
le premier novembre, recommencent les veillées qui réuniront
les personnes au coin du feu pour les longues soirées d'hiver.
L'Eglise
célèbre aujourd'hui la foule innombrable des saints et saintes,
de
tous les siècles, qui n'ont pas de fête au calendrier officiel
de l'Eglise.
Comme
un diamant aux milles facettes, la fête de tous les saints présente
le Seigneur sous de multiples visages: des hommes et des femmes, jeunes
et vieux, sont des saints parce qu'ils ont reflété dans leur
vie le visage de Jésus Christ ressuscité. La voie de la sainteté
est celles des Béatitudes: pauvreté, douceur, amour fraternel,
contemplation de Dieu, dans l'esprit du Sermon sur la montagne.
(tiré
du Prions en l'Eglise , Vol 17, no. 11)
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LA
TOUSSAINT
Le
1er novembre, c'est la fête de tous les saints
Dès
le début de l'Église, persécutée par les Empereurs
Romains, le peuple chrétien a vénéré ses martyrs,
torturés et mis à mort pour leur foi. Peu à peu, au
cours de siècles, ce sont tous les témoins de cette foi et
l'héroïsme de leur vie qui ont suscité l'admiration
des croyants.
Certains
ont été reconnus officiellement par la "Canonisation". Mais
il y en a tellement d'autres humbles et anonymes, qu'ils n'ont pas été
oubliés. Ce sont tous les saints que nous célébrons
dans la joie, avec des fleurs ce 1er Novembre.
Pour
résister à cette fête païenne, l'Église
instaura à cette même date une fête chrétienne.
Elle demanda à Charlemagne d'instituer une fête de tous les
saints le 1er novembre, substituant ainsi les saints aux esprits des morts.
En 835 sur l'ordre de Louis le Pieux, fils de Charlemagne, la fête
de la Toussaint, qui existait déjà à Rome, fut instituée
en France.
Et,
peu à peu, toutes les Églises occidentales adoptèrent
cette date de la fête de la Toussaint. En 1580 le pape Sixte IV
fait de la Toussaint une grande fête chrétienne, mais c'est
seulement Pie X (+ 1914) qui fait de cette célébration une
"fête d'obligation", c'est à dire une fête ou on est
obligé d'assister à la messe.
Que
nous apporte la participation à la fête de la Toussaint ?
Cette fête rassemble bon nombre de pratiquants occasionnels qui viennent
prier pour leurs morts. Sans doute ce n'est pas l'objectif de la fête
de la Toussaint, mais leur participation peut être l'occasion pour
eux de reprendre conscience du sens de la vie humaine. La Toussaint leur
rappelle que la vie humaine s'achève dans la vie totale avec Dieu
au delà de la vie terrestre. L'évocation des saints du ciel
nous apporte une lumière pour la vie actuelle.
La
fête de la Toussaint témoigne de l'espérance chrétienne
devant la mort. Elle atteste qu' à la fin de notre existence terrestre
la vie n'est pas détruite, elle est transformée. C'est la
fête de la vie éternelle, la fête du ciel. Chaque personne
est appelée à ressusciter un jour avec le Christ et à
être associée à sa résurrection et à
son bonheur éternel. La Toussaint est la fête joyeuse de la
victoire du Christ dans la vie de beaucoup d'hommes.
La
Toussaint est la fête de tous les saints, de tous ceux qui sont
admis à partager le bonheur de Dieu. Ils nous attendent et nous
tendent la main : grands saints et saints anonymes qui ont entendu le message
des béatitudes et y ont répondu. C'est la fête de tous
les saints connus et inconnus. C'est la fête de la grande foule des
saints qui n'ont pas été "canonisés" cad reconnus
comme saint officiellement par l'Église.
La
fête de tous les saints par Mgr Albert-Marie de Monléon,
o.p., évêque de Meaux http://www.cef.fr/catho/actus/txtoffic/2001/20011022toussaint.php
Prière
pour la Toussaint
Seigneur,
donne-nous des saints :
pas
seulement des hommes dévoués et généreux
mais
des hommes de Dieu,
des
hommes pour qui Dieu est tout.
Pas
seulement des hommes fraternels,
attentifs
à toutes les misères
mais
des hommes qui ne vivent que pour toi,
des
hommes qu'on ne pourrait regarder sans te voir,
qu'on
ne pourrait écouter sans t'entendre.
Aie
pitié de nous, Seigneur.
Nous
avons besoin de saints.
Seigneur,
donne-nous des saints.
Quelle
est l'origine de la fête de tous les saints, de la Toussaint ?
La
fête de la Toussaint ne tire pas son origine des textes bibliques,
comme le font la plupart des grandes fêtes liturgiques comme Noël,
Pâques, la Pentecôte. Elle a été instituée
par l'Église pour répondre à différentes situations. Après
les persécutions, on a d'abord fait une fête de tous les martyrs
qui s'est étendue plus tard à tous les saints. Puis au Moyen
âge, pour combattre la fête païenne des morts, on a placé
à la date du 1er novembre la fête de tous les saints.
La
fête de tous les martyrs le 13 mai
Une
fête de tous les martyrs a été célébrée
en Orient à partir du 4eme siècle. La date était le
dimanche qui suit la Pentecôte à l'église d'Édesse,
le 13 mai à Antioche. La fête du 13 mai s'est diffusée
à Rome au 7eme siècle; ce fut, en 610, à l'occasion
de la transformation du temple païen du Panthéon dédié
à tous les dieux en une église dédiée à
tous les martyrs, sous le nom de Sainte Marie des martyrs.
La fête du premier novembre a une origine très lointaine puisqu'en fait elle nous provient en ligne directe des Celtes. En effet, ceux-ci divisaient l'année en deux saisons, l'hiver et l'été. Le premier novembre était une date très importante puisqu'ils fêtaient le début de l'année. C'est la fête de Samain (Samain ou Samhuin signifie en irlandais "affaiblissement" ou "fin de l'été"). C'était donc une fête de passage, la fin de l'été marque le début de l'hiver, le départ d'une nouvelle gestation. Samain était le nouvel an celtique, le début de toutes choses, et sur le plan mythologique le moment où s'étaient produits les grands événements cosmiques, le moment où avait lieu le meurtre rituel et symbolique du roi et son remplacement. Cette fête de Samain donnait lieu à des rassemblements, des jeux, des joutes, des cérémonies liturgiques très importantes et des festins où l'ivresse était de rigueur...Samain était aussi la fête des morts, ou plus exactement de la communication entre les vivants et les morts. Ainsi cette nuit, les tombes sont ouvertes et le monde visible et invisible communiquent : les habitants de l'Autre monde peuvent faire irruption sur la surface de la terre, et les humains peuvent s'engager dans le domaine des dieux, des héros et des défunts. Cette conception des relations entre morts et vivants a perduré très longtemps. Ainsi, dans les pays anglo-saxons, la fête de la Toussaint est accompagnée de la célèbre manifestation folklorique Halloween, où les morts, symbolisés notamment par la fameuse citrouille évidée dans laquelle on a placé une chandelle, viennent taquiner les vivants. (1 voir à ce sujet : J. Markale Le christianisme celtique et ses survivances populaires ed Imago).
A Verviers, à la fin du 19eme siècle, le jour de la Toussaint et aussi le jour des Morts, les enfants se promenaient en balançant en guise d'encensoirs, des betteraves évidées ou des pots à fleurs remplis de braises allumées, sur lesquelles ils faisaient brûler l'encens et ils demandaient aux passants : "on çan po lès pauvès-âmes!" un cent (pièce de deux centimes) pour les pauvres âmes.Dans de nombreux villages wallons, le soir de la Toussaint, les enfants évidaient une betterave ou une citrouille dans laquelle ils pratiquaient des entailles simulant les yeux, un nez, une bouche.
Une chandelle éclairait à l'intérieur cette tête de mort, que les enfants plaçaient au bord du chemin en sollicitant des passants quelque monnaie "pour les âmes". Cette coutume pouvait encore s'observer vers 1950 (Bulletin de Folklore wallon t.III p. 24 Wallonia t.2 1894 p. 199).
A. Body (1902) relève qu'à La Gleize, on dit qu'il faut se garder de balayer et de laver les chambres et la cuisine "l'djoù des âmes", parce que les âmes des trépassés reviennent sur terre, dans les demeures qu'elles habitèrent. En se livrant à cette besogne, on les "hovreut à l'ouhe", on les balaierait dehors. De même à Sart, il ne faut pas frapper avec des bâtons sur les haies et les buissons, parce que les âmes sont "d'vins les bouhons", dans les buissons.
Ces considérations donnent à penser que la fête des morts, le 2 novembre, a eu son origine chez les Celtes et s'est étendue aux peuples européens.
La fête de la Toussaint fut instituée en France et en Allemagne sur l'ordre de l'empereur Louis le Pieux en 835. L'innovation se fit sur le conseil du pape Grégoire IV dont le désir était de supprimer un ancien usage encore ouvertement pratiqué à cette époque. La célébration, le premier novembre, de la fête de la Toussaint est donc un essai tenté par l'Eglise pour donner une couleur de christianisme à l'ancien rite celtique; en substituant aux âmes des morts, les saints comme véritables objets d'adoration. Cette tentative se solda par un échec puisque l'Eglise décida, à regret, de sanctionner la "superstition populaire" en admettant dans le calendrier une fête des morts.
La reconnaissance par les autorités ecclésiastiques de cette fête des morts eut lieu à la fin du Xeme siècle en France. C'est Odilon, Abbé du grand monastère bénédictin de Cluny, qui commença le changement en ordonnant que, dans tous les monastères qu'il dirigeait, une messe solennelle soit célébrée le 2 novembre pour "tous les morts qui dorment en Christ".
Pour l'Eglise catholique, la Toussaint n'est pas autre chose que la fête de Tous les Saints, c'est-à-dire de la Communauté des vivants et des morts.
Le Jour des Morts (le 2 novembre) ne doit pas être confondu avec la Toussaint (le premier novembre) qui est une fête joyeuse.
Elle marque le rassemblement de ceux qui sont et de ceux qui ne sont plus, dans l'espérance qu'à la fin des temps, les retrouvailles seront définitives.
Le Bulletin de folklore Wallon de 1898 signale qu'à Spa, le jour de la Toussaint, à la nuit tombante, la foule se rendait au cimetière où elle allumait des bougies sur les tombes. Cette pratique est encore attestée par H. George en 1935. Ce dernier note qu'à la Toussaint, des milliers de bougies brûlent sur les tombes.M. Albert Jehin, nous précise que dans les années 1930, le Jour des Morts, après la messe de 10 heures, on se rendait en procession au cimetière de Spa. On allumait des bougies et l'on se regroupait autour de la tombe d'un curé de la paroisse. Cette tombe était surmontée d'un grand Sacré-Coeur. (S'agirait-il du curé Rousseau ?). Les fidèles se dispersaient alors pour placer une bougie sur la tombe des défunts de leurs familles. Ces bougies étaient déposées dans de petites lanternes en zinc en forme de chapelle. Albert Jehin, âgé d'une dizaine d'années à cette époque, se souvient particulièrement bien des marchands de marrons chauds qui accueillaient les personnes à l'entrée du cimetière.
Une
fête très ancienne
De
tout temps, les chrétiens ont prié pour leurs défunts,
non dans la tristesse mais dans la joie. Pour fêter la victoire du
Christ dans la vie de beaucoup d' hommes et de femmes. C'est pour cela
que dès les premiers siècles, cette fête se situe aux
alentours de Pâques ou de la Pentecôte.
En
Orient, la Toussaint reste célébrée le dimanche qui
suit la Pentecôte. À Rome, cette fête existait certainement
dès le Ve siècle . Le 1er novembre est, depuis des temps
lointains, une journée consacrée aux morts. En effet les
Celtes fêtaient déjà leurs morts à cette date,
lors d'une fête appelée Samain. Pour combattre cette fête
païenne, l'Eglise instaura alors à cette date une fête
chrétienne, baptisée Toussaint car elle visait à célébrer
tous les saints de l'Eglise, et en particulier les martyrs. Elle est déplacée
une première fois à la date du 13 mai en l'an 610, par le
pape Boniface IV.
Ce
jour là, il fait transporter dans l'ancien temple païen du
Panthéon toutes les reliques des martyrs des catacombes romaines.
Le Panthéon devient l'église "Sainte-Marie et des martyrs".
Un siècle plus tard, cette fête est transférée
définitivement au 1er novembre par le pape Grégoire III,
qui dédicaça en ce jour une chapelle de Saint-Pierre de Rome
en l'honneur de tous les saints.
En
835, Grégoire IV ordonna que cette fête soit célébrée
dans le monde entier.
Au
Xème siècle, face au besoin ressenti par les familles de
fêter non seulement les saints, mais aussi leurs propres défunts,
on instaura également la fête de tous les morts le 2 novembre.
Avec le temps, cependant, cette deuxième fête déborda
sur la première, et à l'heure actuelle, la Toussaint est
généralement le jour où les familles viennent se recueillir
sur les tombes de leurs défunts.
Cette
fête est inspirée par la vénération dont font
l'objet tous les saints du Ciel, connus et ignorés dans la chrétienté.
En Orient dès le IVe siècle, les martyrs sont honorés
ensemble, en une célébration commune. C'est au IXe siècle
qu'est fixée la date du 1er novembre pour cette célébration.
C'est seulement au XXe siècle que Pie X l'insère dans la liste des huit fêtes, avec obligation d'entendre la messe. La fête de tous les saints devient une fête chômée. Elle illumine le jour suivant, le 2 novembre, journée du souvenir de tous les défunts.
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Un
cimetière illuminé de milliers de bougies.
La
tradition de déposer des fleurs sur les tombes le jour de la Toussaint
semble dater du milieu du 19eme siècle. Il existait une autre coutume
qui consistait à allumer une bougie sur la tombe des morts.
Visite
traditionnelle au cimetière le jour de la Toussaint (1er novembre)
Comme
le 2 novembre n'est pas un jour férié, alors que le 1er novembre
est férié, c’est le jour de la Toussaint que beaucoup de
gens vont au cimetière et cela les conduit à penser que ce
1er novembre est la commémoraison des défunts.
C'est donc dans l'après midi de la Toussaint, que l'on va au cimetière se recueillire et déposer des fleurs, particulièrement des chrysanthèmes, sur les tombes des êtres chers. On nettoie les tombes de sa famille. Cette tradition semble dater du milieu du 19eme siècle. Dans certains pays, comme la Guadeloupe, on allume des bougies que l'on met sur les tombes. Au Mexique on offre de la nourriture aux morts.
Le jour de la Toussaint certaines paroisses font un accueil au cimetière et proposent un texte de prière.
"Citations"
«
Les morts ont de la chance : ils ne voient leur famille qu'une fois par
an, à la Toussaint. »
[Pierre
Doris]
«
Un cimetière un jour de Toussaint ressemble à une exposition
un jour de vernissage. »
[Tristan
Maya]

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L'église
célèbre aujourd'hui la foule innombrable des saints et saintes,
de tous les siècles,
qui
n'ont pas de fête au calendrier officiel de l'Eglise.
Comme
un diamant aux milles facettes, la fête de tous les saints présente
le Seigneur sous de multiples visages: des hommes et des femmes, jeunes
et vieux, sont des saints parce qu'ils ont reflété dans leur
vie le visage de Jésus Christ ressuscité. La voie de la sainteté
est celles des Béatitudes; pauvreté, douceur, amour fraternel,
comptemplation de Dieu, dans l'esprit du Sermon sur la montagne.
Les
traditions de la Toussaint
A
la Toussaint, la tradition veut que l'on se rende au cimetière et
que l'on apporte aux disparus de sa famille des fleurs telles que les chrysanthèmes
ou les oeillets d'Inde.
Dans
d'autres cultures, la fête des morts est une occasion de réjouissances
et de carnavals. Au Mexique, par exemple, on offre de la nourriture aux
morts et l'on consomme en famille des pâtisseries en forme
d'ossements.
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‘‘Mythologie et supertitions‘‘
Il est fortement déconseillé de sortir de chez soi le soir de la Toussaint. À cette heure d'épouvante où toutes les tombes sont vides, visibles pour les uns, invisibles pour les autres, les trépassés se répandent dans les campagnes et envahissent tous les chemins pour se diriger en hâte vers les lieux qu'ils ont habités autrefois. Il est impossible de mettre un pied devant l'autre sans trébucher sur l'un d'entre eux !
En Bretagne, dans la baie de Douarnenez, la mer transporte les victimes de naufrages dans la grotte de l'Autel, près de Morgat. Leurs âmes y séjournent pendant huit jours avant de partir pour l'autre monde. Celui qui s'aviserait de troubler leur solitude en s'aventurant en ces lieux pendant cette période serait assuré d'y périr !
Les
feux follets
Les
feux follets seraient, semble-t-il, les âmes errantes d'enfants morts
sans baptême.
Il
ne faut point s'aviser de montrer un feu follet du doigt, sans quoi on
reçoit un violent soufflet; on ne peut pas, non plus, lui faire
signe de venir, sans quoi cet esprit nous suit; pendant la nuit, de grands
coups sont assénés sur la porte de la maison et le matin
on y aperçoit une tache de sang
qui
ne disparaît jamais !
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"Légendes"
Il
est fortement déconseillé de sortir de chez soi le soir de
la Toussaint. À cette heure d'épouvante où toutes
les tombes sont vides, visibles pour les uns, invisibles pour les autres,
les trépassés se répandent dans les campagnes et envahissent
tous les chemins pour se diriger en hâte vers les lieux qu'ils ont
habités autrefois. Il est impossible de mettre un pied devant l'autre
sans trébucher sur l'un d'entre eux !
À l'approche de la fête des morts, dans la nuit du 1er au 2 novembre, il y a, paraît-il, plus d'âmes dans la maison, les chemins creux, tous les villages, villes, campagnes et rivages que de gouttes d'eau dans l'océan !
Tout
le mois est peuplé de revenants, d'âmes en peine, de fantômes,
charettes et vaisseaux fantômes, dames blanches et autres personnages
mystérieux !
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