1er novembre:
"Fête de La Toussaint"


« La Toussaint est le jour où les morts de demain vont rendre visite à ceux d'hier. »
[Henri Duvernois]

La Toussaint n'est pas la fête des morts, c'est la fête des vivants, ceux du passé, du présent et de l'avenir ! C'est une fête de la joie.

Saints et bienheureux de l'année 2015

Au cours de l'année 2015, le pape François aura proclamé 27 nouveaux saints et bienheureux dont quatre français : Émilie de Villeneuve, Louis-Édouard Cestac, Zélie et Louis Martin.


Le 30 septembre 2013, le Pape François a présidé un consistoire ordinaire public qui a fixé au 27 avril 2014 (dimanche de la divine Miséricorde) la messe de canonisation des bienheureux Jean XXIII (1881-1963) et Jean-Paul II (1920-2005).

Le frère André a été canonisé par le pape Benoît XVI le 17 octobre 2010.
La confirmation est venue du Vatican hier au terme d'une réunion de cardinaux. Une pétition de 10 millions de personnes et un dossier de 4000 pages plaidaient depuis des décennies pour la canonisation du frère André. 
Pour qu'elle soit consentie, il fallait qu'il se voie attribuer une guérison miraculeuse depuis son décès, survenu en 1937.

C'est dans la joie et la gratitude que les évêques du Canada reçoivent aujourd'hui la proclamation du pape François annonçant que Mgr François de Laval et Mère Marie de l'Incarnation sont reconnus saints par l'Église universelle. À la fin de l'année dernière, le Saint-Père avait consulté la Conférence des évêques catholiques du Canada au sujet de son intention de procéder à leur canonisation. Nous avions alors répondu, comme nous le faisons de nouveau aujourd'hui, par un Amen retentissant! Nous sommes reconnaissants envers le Seigneur d'avoir suscité parmi nous ces deux modèles éminents de sainteté et de service. Nous remercions le pape François du magnifique cadeau qu'il fait à l'Église au Canada et à toute la population de notre pays.

Saint François de Laval (1623-1708) fut le premier évêque de la Nouvelle-France. À l'origine, son diocèse comprenait une grande partie du nord de la Nouvelle-Angleterre et toute la vallée du Mississippi, et s'étendait même jusqu'aux Rocheuses. Son travail pastoral chez les peuples autochtones et les colons de la Nouvelle-France, et les efforts qu'il fit pour empêcher l'exploitation des indigènes par les marchands et les gouverneurs qui leur vendaient de l'alcool suscitèrent l'admiration. Attachant une grande importance à l'éducation, il a fondé un petit et un grand séminaire. Le Séminaire de Québec, qui a donné naissance à l'Université Laval, a apporté au cours des siècles une contribution importante à l'enseignement supérieur non seulement au Québec et dans le reste du Canada, mais également partout en Amérique du Nord. Saint François de Laval était connu pour son engagement à l'évangélisation et sa générosité envers les pauvres. Après avoir présenté sa démission comme évêque de Québec, il a consacré ses dernières années à la prière, à la pénitence et au service des pauvres.

Sainte Marie de l'Incarnation (1599-1672) fut une religieuse ursuline, qui fonda un couvent et un collège pour l'éducation des jeunes filles en Nouvelle-France. Les filles des colons français et des autochtones étaient instruites ensemble, partageaient la même table et vivaient sous le même toit. Après avoir appris plusieurs langues autochtones, elle rédigea des catéchismes et des prières en huron et en algonquin, et compila un dictionnaire algonquin. Elle entretint également une correspondance volumineuse. Aujourd'hui encore, ses lettres témoignent de la profondeur et de la générosité de sa spiritualité mystique, et offrent un tableau précieux de la vie quotidienne de la Nouvelle-France de l'époque. Sainte Marie de l'Incarnation a instauré à travers notre continent une longue tradition d'écoles primaires et secondaires ursulines dédiées à l'éducation des filles et des jeunes femmes de diverses religions et diverses langues. Sa canonisation coïncide heureusement avec le 375e anniversaire de son arrivée dans ce qui est aujourd'hui la ville de Québec.

La proclamation de leur sainteté concorde cette année avec deux moments importants de l'histoire canadienne. D'une part, le 350e anniversaire de l'érection canonique de Notre-Dame-de-Québec, première paroisse en Amérique du Nord à l'extérieur des territoires hispanophones, nous rappelle la nature missionnaire de l'Église à ses débuts au Canada. Puissent saint François de Laval et sainte Marie de l'Incarnation renouveler en nous notre mission et notre engagement à évangéliser dans la joie de l'Évangile. D'autre part, l'année 2014 a également été témoin du dernier événement national annoncé par la Commission de vérité et réconciliation. Puissent nos deux nouveaux saints nous aider toutes et tous, Autochtones et non-Autochtones, à bâtir un avenir meilleur qui respecte les contributions que chaque race et chaque peuple apportent à notre pays et à notre monde. Inspirés par l'exemple de ces deux saints, et renforcés par l'Esprit Saint, travaillons ensemble à renouveler la face de la terre et à fonder une civilisation d'amour et de service.

Comme son nom l'indique, la Toussaint est la fête de tous les saints. Chaque 1er novembre, l'Eglise honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.

Si un certain nombre d'entre eux ont été officiellement reconnus, à l'issue d'une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l'Eglise sait bien que beaucoup d'autres ont également vécu dans la fidélité à l'Evangile et au service de tous. C'est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.
Cette fête est donc aussi l'occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles.

La sainteté n'est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ. Le pape Jean-Paul II nous l'a fait comprendre en béatifiant et canonisant un grand nombre de personnes, parmi lesquelles des figures aussi différentes que le Père Maximilien Kolbe, Edith Stein, Padre Pio ou Mère Térésa...

La vie de ces saints constitue une véritable catéchèse, vivante et proche de nous. Elle nous montre l'actualité de la Bonne nouvelle et la présence agissante de l'Esprit Saint parmi les hommes. Témoins de l'amour de Dieu, ces hommes et ces femmes nous sont proches aussi par leur cheminement - ils ne sont pas devenus saints du jour au lendemain -, par leurs doutes, leurs questionnements... en un mot : leur humanité.
La Toussaint a été longtemps célébrée à proximité des fêtes de Pâques et de la Pentecôte. Ce lien avec ces deux grandes fêtes donne le sens originel de la fête de la Toussaint : goûter déjà à la joie de ceux qui ont mis le Christ au centre de leur vie et vivre dans l'espérance de la Résurrection.

Comment expliquer la Toussaint à nos enfants....

Il ne faut pas se leurrer, la Toussaint évoque plus pour les enfants les vacances du même nom, que la sainteté... Pourtant, beaucoup d'entre eux, même s'ils ne vont pas au caté, savent qu'ils portent le nom d'un saint ou d'une sainte qui a vécu il y a bien longtemps. Alors comment expliquer la teneur de cette fête célébrée chaque  1er novembre avec les plus jeunes ? Quelle réponse donner à leurs questions ?

"Qui sont les saints ?"

Dans la Bible, il est écrit que seul Dieu est saint. Cela veut dire qu'il est grand et bon. Comme il est bon, Dieu veut partager sa sainteté avec nous. C'est pour cela qu'il nous a envoyé Jésus, son fils. Les saints et les saintes sont les amis de Jésus. Parce qu'ils l'aiment de tout leur cœur, ils ont accepté de vivre comme lui, en s'occupant plus particulièrement de ceux qui souffrent ou qui sont différents. C'est pour cela que les saints sont souvent les amis des pauvres et des malheureux. Les catholiques croient que les saints sont leurs messagers auprès de Dieu, qu'ils leur ouvrent le chemin vers Dieu.

"Cela existe en vrai un saint ?"

Pour parler de la sainteté avec des enfants , le mieux serait sans doute de leur raconter l'histoire d'une sainte ou d'un saint que vous connaissez ou mieux encore, de leur saint patron Les enfants retiennent mieux que ce qu'ils ont expérimenté : montrez leur que cet homme ou cette femme qu'ils ne connaissent qu'en statue de plâtre ou en image, a vraiment vécu, aimé et a été sans doute triste tout comme eux ou très heureux à certains moments de leur vie…. (cf bibliographie).

Pour leur montrer que la sainteté n'est pas quelque chose de suranné, n'hésitez pas à leur parler de ceux dont on parle aujourd'hui dans les journaux comme Mère Teresa, Édith Stein ou de ceux qui sont sur le chemin de la sainteté comme Jean Paul II … Montrez-leur qu'avant d'avoir été déclarés "saint ou bienheureux" ils ont été des enfants, puis des hommes et des femmes avec leurs qualités et... leurs défauts! Leur mérite étant d'avoir su toujours revenir vers Dieu et surtout s'efforcer de répandre l'amour autour d'eux.

"Moi aussi je peux être un saint ?"

Des saints, il en existe beaucoup et tous ne sont pas connus. Ils viennent de partout et ne sont pas tous des prêtres ou des religieuses… Chaque catholique, petit ou grand est appelé à partager cette sainteté de Dieu, en choisissant comme disait François d'Assise "là où il y a la haine que je mette l'amour" ; "là où il y a la nuit que je mette la lumière". Au quotidien, cela se traduit par de petites actions accomplies dans le silence comme ne pas piquer une colère contre son frère ou sa sœur, ne pas se moquer de celui qui se trompe, sourire ou tendre la main à celui qui pleure…Être un saint ce n'est pas être superman et accomplir des choses exceptionnelles mais juste avoir le cœur rempli d'amour … 

Quelques pistes pour découvrir les saints d'une autre façon:

Qu'est-ce que la sainteté ?

Le texte des Béatitudes, qui est l'Evangile lu au cours de la messe de la Toussaint, nous dit à sa manière, que la sainteté est accueil de la Parole de Dieu, fidélité et confiance en Lui, bonté, justice, amour, pardon et paix.

« Quand Jésus vit toute la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
"Heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux !" » (Matthieu 5, 1-12a)

Prière pour la fête de la Toussaint

"Dicton"
À la Toussaint, le froid revient et met l'hiver en train.
La Toussaint venue, laisse-là ta charrue.
Avec le premier novembre, recommencent les veillées qui réuniront les personnes au coin du feu pour les longues soirées d'hiver.

L'Eglise célèbre aujourd'hui la foule innombrable des saints et saintes,
de tous les siècles, qui n'ont pas de fête au calendrier officiel de l'Eglise.
Comme un diamant aux milles facettes, la fête de tous les saints présente le Seigneur sous de multiples visages: des hommes et des femmes, jeunes et vieux, sont des saints parce qu'ils ont reflété dans leur vie le visage de Jésus Christ ressuscité. La voie de la sainteté est celles des Béatitudes: pauvreté, douceur, amour fraternel, contemplation de Dieu, dans l'esprit du Sermon sur la montagne.
(tiré du Prions en l'Eglise , Vol 17, no. 11)

La Toussaint est la fête du bonheur
Que le Seigneur, qui a conduit à la sainteté tant d'hommes et de femmes, mette en nos cœurs la volonté de marcher sur leurs traces. Béni soit Dieu, maintenant et toujours !

La Parole de dieu nous le dévoile. Le livre de l’Apocalypse évoque une foule immense, indénombrable, qui se tient auprès de Dieu et du Ressuscité (1° lecture). Ce Dieu, c’est le Créateur et la Sauveur, que tous recherchent (Psaume). Jean, dans sa 1° lettre (2° lecture), développe tous les qualificatifs de la bonté de Dieu, de son amour pour tous. L’Evangile enfin, proclame à neuf reprises ce qu’est le bonheur :
“ Heureux… ”, un bonheur qui ne ressemble pas au bonheur humain.

La Toussaint est la fête du bonheur.
C'est un jour de joie extraordinaire : celui où l'on se rappelle la multitude de ces hommes, de ces femmes, de tous les âges, de toutes les cultures, de tous les milieux, qui ont été accueillis par Dieu comme ses enfants ! Nous célébrons à la toussaint l'extraordinaire amour de Dieu pour les êtres que nous sommes, marqués par la fragilité et les lourdeurs humaines.
 

Qui sont ces saints que nous fêtons ?
Ceux qui viennent de la grande épreuve : les martyrs, tous ceux que l'on a persécutés à cause du Christ, mais aussi tous ceux qui ont traversé la grande épreuve de la vie en s'appuyant au quotidien sur lui.

Mais il n'y a pas qu'eux ! Il y a tous ceux en qui quelque chose, quelque part, a fait "craquer" Dieu. Les humbles :Dieu se reconnaît en eux. Les doux : ceux qui se sont fait violence à eux-mêmes pour ne pas se laisser entraîner ? comme tant d'autres ? sur le chemin d'une violence jamais constructive à long terme. Ceux qui ont trop pleurédurant leur vie en raison de tous les mauvais coups qu'elle leur a réservés : Dieu les serrera tout contre son cœur... Imaginez cette foule ! Ceux qui, au cœur d'un monde tortueux, ont su garder la limpidité d'un cœur d'enfant. Ceux qui se sont révoltés contre l'injustice, qui ne sont pas satisfaits d'une situation donnée, et qui ont pu ? même ? être persécutés à cause de ça. Ceux qui ont su faire preuve de miséricorde, et ont ainsi trouvé en Dieu miséricorde. Ceux qui, sans se décourager,n'ont cessé d'être des artisans de paix...

Dans cette liste de bienheureux il n'est pas fait référence à un certificat de baptême, ou à la présence à la messe du dimanche, qui n'ouvrent pas la porte du Royaume... mais permettent d'avancer "dans l'esprit des béatitudes" ! Merci à l'Église de nous rappeler aujourd'hui tous ceux qui sont "chez eux" dans le cœur de Dieu.

Et ça, ce n'est pas "une invention" : c'est Jésus lui-même qui nous l'a révélé "sur la montagne", Rendons grâce à Dieu pour ce texte des Béatitudes qui peut remettre bien des choses en place en nous.

La "Tous-saints"… L'Église nous invite à nous rappeler aujourd'hui quelque chose d'essentiel : nous sommes tous appelés à la sainteté. On ne sera jamais parfaits ! Mais ce dont il s'agit, c'est de toucher quelque part le cœur de Dieu...

Que la joie de cette fête demeure vivante en nos cœurs et nous fasse réfléchir, Dieu de la Vie.
Et que toutes nos actions soient inspirées par toi, qui demeures au milieu de nous et guides nos pas vers ton royaume, où nous pourrons resplendir de ta vie
pour les siècles des siècles. Amen !


Prières pour tous les Saints

LA TOUSSAINT

La Toussaint et la commémoration des  défunts nous conduisent dans nos églises et cimetières et nous interpellent sur le Paradis et le Purgatoire. Le but de la vie humaine, l'Éternité avec Dieu et la Purification avant da l'atteindre.
A la Toussaint et au Jour des Morts (des défunts, des trépassés), on célèbre ceux qui ne sont plus parmi nous.
Le 1er novembre, c'est la fête de tous les saints

Dès le début de l'Église, persécutée par les Empereurs Romains, le peuple chrétien a vénéré ses martyrs, torturés et mis à mort pour leur foi. Peu à peu, au cours de siècles, ce sont tous les témoins de cette foi et l'héroïsme de leur vie qui ont suscité l'admiration des croyants.
Certains ont été reconnus officiellement par la "Canonisation". Mais il y en a tellement d'autres humbles et anonymes, qu'ils n'ont pas été oubliés. Ce sont tous les saints que nous célébrons dans la joie, avec des fleurs ce 1er Novembre.

Pour résister à cette fête païenne, l'Église instaura à cette même date une fête chrétienne. Elle  demanda à Charlemagne d'instituer une fête de tous les saints le 1er novembre, substituant ainsi les saints aux esprits des morts. En 835 sur l'ordre de Louis le Pieux, fils de Charlemagne, la fête de la Toussaint, qui existait déjà à Rome, fut instituée en France. 
Et, peu à peu, toutes les Églises occidentales adoptèrent cette date de la fête de la Toussaint. En 1580 le pape Sixte IV  fait de la Toussaint  une grande fête chrétienne, mais c'est seulement Pie X (+ 1914) qui fait de cette célébration une "fête d'obligation", c'est à dire une fête ou on est obligé d'assister à la messe.

Que nous apporte la participation  à la fête de la Toussaint ? Cette fête rassemble bon nombre de pratiquants occasionnels qui viennent prier pour leurs morts. Sans doute ce n'est pas l'objectif de la fête de la Toussaint, mais leur participation peut être l'occasion pour eux de reprendre conscience du sens de la vie humaine. La Toussaint leur rappelle que la vie humaine s'achève dans la vie totale avec Dieu au delà de la vie terrestre. L'évocation des saints du ciel nous apporte une lumière pour la vie actuelle. 
La fête de la Toussaint témoigne de l'espérance chrétienne devant la mort. Elle atteste qu' à la fin de notre existence terrestre la vie n'est pas détruite, elle est transformée. C'est la fête de la vie éternelle, la fête du ciel. Chaque personne est appelée à ressusciter un jour avec le Christ et à être associée à sa résurrection et à son bonheur éternel. La Toussaint est la fête joyeuse de la victoire du Christ dans la vie de beaucoup d'hommes. 
La Toussaint est  la fête de tous les saints, de tous ceux qui  sont admis à partager le bonheur  de Dieu. Ils nous attendent et nous tendent la main : grands saints et saints anonymes qui ont entendu le message des béatitudes et y ont répondu. C'est la fête de tous les saints connus et inconnus. C'est la fête de la grande foule des saints qui n'ont pas été "canonisés" cad reconnus comme saint officiellement par l'Église. 
La fête de tous les saints  par Mgr Albert-Marie de Monléon, o.p., évêque de Meaux  http://www.cef.fr/catho/actus/txtoffic/2001/20011022toussaint.php  

Venir à la Toussaint 2011
De nombreux groupes de jeunes français de différentes régions viennent à Taizé à la Toussaint. Ce séjour est un moment privilégié pour lancer les activités de l’année scolaire, offrir une expérience de prière aux jeunes et leur permettre de découvrir ou de redécouvrir les sources de la foi.

Prière pour la Toussaint
Seigneur, donne-nous des saints :
pas seulement des hommes dévoués et généreux
mais des hommes de Dieu,
des hommes pour qui Dieu est tout.
Pas seulement des hommes fraternels,
attentifs à toutes les misères
mais des hommes qui ne vivent que pour toi,
des hommes qu'on ne pourrait regarder sans te voir,
qu'on ne pourrait écouter sans t'entendre.
Aie pitié de nous, Seigneur.
Nous avons besoin de saints.
Seigneur, donne-nous des saints.

Quelle est l'origine de la fête de tous les saints, de la Toussaint ? 
La fête de la Toussaint ne tire pas son origine des textes bibliques, comme le font la plupart des grandes fêtes liturgiques comme Noël, Pâques, la Pentecôte. Elle a été instituée par l'Église pour répondre à différentes situations. Après les persécutions, on a d'abord fait une fête de tous les martyrs qui s'est étendue plus tard à tous les saints. Puis au Moyen âge, pour combattre la fête païenne des morts, on a placé à la date du 1er novembre la fête de tous les saints.
La fête de tous les martyrs le 13 mai 
Une fête de tous les martyrs a été célébrée en Orient à partir du 4eme siècle. La date était le dimanche qui suit la Pentecôte à l'église d'Édesse, le 13 mai à Antioche. La fête du 13 mai s'est diffusée à Rome au  7eme siècle; ce fut, en 610,  à l'occasion de la transformation du temple païen du Panthéon dédié à tous les dieux en une église dédiée  à tous les martyrs, sous le nom de Sainte Marie des martyrs. 

La fête du premier novembre a une origine très lointaine puisqu'en fait elle nous provient en ligne directe des Celtes. En effet, ceux-ci divisaient l'année en deux saisons, l'hiver et l'été. Le premier novembre était une date très importante puisqu'ils fêtaient le début de l'année. C'est la fête de Samain (Samain ou Samhuin signifie en irlandais "affaiblissement" ou "fin de l'été"). C'était donc une fête de passage, la fin de l'été marque le début de l'hiver, le départ d'une nouvelle gestation. Samain était le nouvel an celtique, le début de toutes choses, et sur le plan mythologique le moment où s'étaient produits les grands événements cosmiques, le moment où avait lieu le meurtre rituel et symbolique du roi et son remplacement. Cette fête de Samain donnait lieu à des rassemblements, des jeux, des joutes, des cérémonies liturgiques très importantes et des festins où l'ivresse était de rigueur...Samain était aussi la fête des morts, ou plus exactement de la communication entre les vivants et les morts. Ainsi cette nuit, les tombes sont ouvertes et le monde visible et invisible communiquent : les habitants de l'Autre monde peuvent faire irruption sur la surface de la terre, et les humains peuvent s'engager dans le domaine des dieux, des héros et des défunts. Cette conception des relations entre morts et vivants a perduré très longtemps. Ainsi, dans les pays anglo-saxons, la fête de la Toussaint est accompagnée de la célèbre manifestation folklorique Halloween, où les morts, symbolisés notamment par la fameuse citrouille évidée dans laquelle on a placé une chandelle, viennent taquiner les vivants. (1 voir à ce sujet : J. Markale Le christianisme celtique et ses survivances populaires ed Imago).

  A Verviers, à la fin du 19eme siècle, le jour de la Toussaint et aussi le jour des Morts, les enfants se promenaient en balançant en guise d'encensoirs, des betteraves évidées ou des pots à fleurs remplis de braises allumées, sur lesquelles ils faisaient brûler l'encens et ils demandaient aux passants : "on çan po lès pauvès-âmes!" un cent (pièce de deux centimes) pour les pauvres âmes.Dans de nombreux villages wallons, le soir de la Toussaint, les enfants évidaient une betterave ou une citrouille dans laquelle ils pratiquaient des entailles simulant les yeux, un nez, une bouche.

Une chandelle éclairait à l'intérieur cette tête de mort, que les enfants plaçaient au bord du chemin en sollicitant des passants quelque monnaie "pour les âmes". Cette coutume pouvait encore s'observer vers 1950 (Bulletin de Folklore wallon t.III p. 24 Wallonia t.2 1894 p. 199).

A. Body (1902) relève qu'à La Gleize, on dit qu'il faut se garder de balayer et de laver les chambres et la cuisine "l'djoù des âmes", parce que les âmes des trépassés reviennent sur terre, dans les demeures qu'elles habitèrent. En se livrant à cette besogne, on les "hovreut à l'ouhe", on les balaierait dehors. De même à Sart, il ne faut pas frapper avec des bâtons sur les haies et les buissons, parce que les âmes sont "d'vins les bouhons", dans les buissons.

Ces considérations donnent à penser que la fête des morts, le 2 novembre, a eu son origine chez les Celtes et s'est étendue aux peuples européens.

La fête de la Toussaint fut instituée en France et en Allemagne sur l'ordre de l'empereur Louis le Pieux en 835. L'innovation se fit sur le conseil du pape Grégoire IV dont le désir était de supprimer un ancien usage encore ouvertement pratiqué à cette époque. La célébration, le premier novembre, de la fête de la Toussaint est donc un essai tenté par l'Eglise pour donner une couleur de christianisme à l'ancien rite celtique; en substituant aux âmes des morts, les saints comme véritables objets d'adoration. Cette tentative se solda par un échec puisque l'Eglise décida, à regret, de sanctionner la "superstition populaire" en admettant dans le calendrier une fête des morts.

La reconnaissance par les autorités ecclésiastiques de cette fête des morts eut lieu à la fin du Xeme siècle en France. C'est Odilon, Abbé du grand monastère bénédictin de Cluny, qui commença le changement en ordonnant que, dans tous les monastères qu'il dirigeait, une messe solennelle soit célébrée le 2 novembre pour "tous les morts qui dorment en Christ".

Pour l'Eglise catholique, la Toussaint n'est pas autre chose que la fête de Tous les Saints, c'est-à-dire de la Communauté des vivants et des morts.

Le Jour des Morts (le 2 novembre) ne doit pas être confondu avec la Toussaint (le premier novembre) qui est une fête joyeuse.

Elle marque le rassemblement de ceux qui sont et de ceux qui ne sont plus, dans l'espérance qu'à la fin des temps, les retrouvailles seront définitives.

Le Bulletin de folklore Wallon de 1898 signale qu'à Spa, le jour de la Toussaint, à la nuit tombante, la foule se rendait au cimetière où elle allumait des bougies sur les tombes. Cette pratique est encore attestée par H. George en 1935. Ce dernier note qu'à la Toussaint, des milliers de bougies brûlent sur les tombes.M. Albert Jehin, nous précise que dans les années 1930, le Jour des Morts, après la messe de 10 heures, on se rendait en procession au cimetière de Spa. On allumait des bougies et l'on se regroupait autour de la tombe d'un curé de la paroisse. Cette tombe était surmontée d'un grand Sacré-Coeur. (S'agirait-il du curé Rousseau ?). Les fidèles se dispersaient alors pour placer une bougie sur la tombe des défunts de leurs familles. Ces bougies étaient déposées dans de petites lanternes en zinc en forme de chapelle. Albert Jehin, âgé d'une dizaine d'années à cette époque, se souvient particulièrement bien des marchands de marrons chauds qui accueillaient les personnes à l'entrée du cimetière.

article de: Marie-Madeleine Jehin.

La fête celte du "Samhain", fête des morts
Au 8eme siècle, les moines irlandais qui évangélisaient la Gaule se trouvèrent confrontés au paganisme celtique et à la fête païenne du "Samhain".(Samain ou Samhuin signifie en irlandais "affaiblissement" ou "fin de l'été"). Dans le monde celte, la nuit du 31 octobre au 1er novembre était le début de la nouvelle année. C'était la date de la fête de la divinité Samhain et la fête du nouvel an qui marquait  le début de l'hiver.
Samain était aussi la fête des morts ou plus exactement de la communication entre les vivants et les morts. Pendant cette nuit, les esprits des trépassés pouvaient revenir dans leur demeure terrestre et les vivants devaient les accueillir. Mais l’ouverture des portes de l’autre monde permettait aussi l’intrusion d’esprits maléfiques. 
Halloween
 


Une fête très ancienne
De tout temps, les chrétiens ont prié pour leurs défunts, non dans la tristesse mais dans la joie. Pour fêter la victoire du Christ dans la vie de beaucoup d' hommes et de femmes. C'est pour cela que dès les premiers siècles, cette fête se situe aux alentours de Pâques ou de la Pentecôte.
En Orient, la Toussaint reste célébrée le dimanche qui suit la Pentecôte. À Rome, cette fête existait certainement dès le Ve siècle . Le 1er novembre est, depuis des temps lointains, une journée consacrée aux morts. En effet les Celtes fêtaient déjà leurs morts à cette date, lors d'une fête appelée Samain. Pour combattre cette fête païenne, l'Eglise instaura alors à cette date une fête chrétienne, baptisée Toussaint car elle visait à célébrer tous les saints de l'Eglise, et en particulier les martyrs. Elle est déplacée une première fois à la date du 13 mai en l'an 610, par le pape Boniface IV.
Ce jour là, il fait transporter dans l'ancien temple païen du Panthéon toutes les reliques des martyrs des catacombes romaines. Le Panthéon devient l'église "Sainte-Marie et des martyrs". Un siècle plus tard, cette fête est transférée définitivement au 1er novembre par le pape Grégoire III, qui dédicaça en ce jour une chapelle de Saint-Pierre de Rome en l'honneur de tous les saints.
En 835, Grégoire IV ordonna que cette fête soit célébrée dans le monde entier.
Au Xème siècle, face au besoin ressenti par les familles de fêter non seulement les saints, mais aussi leurs propres défunts, on instaura également la fête de tous les morts le 2 novembre. Avec le temps, cependant, cette deuxième fête déborda sur la première, et à l'heure actuelle, la Toussaint est généralement le jour où les familles viennent se recueillir sur les tombes de leurs défunts.
Cette fête est inspirée par la vénération dont font l'objet tous les saints du Ciel, connus et ignorés dans la chrétienté. En Orient dès le IVe siècle, les martyrs sont honorés ensemble, en une célébration commune. C'est au IXe siècle qu'est fixée la date du 1er novembre pour cette célébration.

C'est seulement au XXe siècle que Pie X l'insère dans la liste des huit fêtes, avec obligation d'entendre la messe. La fête de tous les saints devient une fête chômée. Elle illumine le jour suivant, le 2 novembre, journée du souvenir de tous les défunts.


 Un cimetière illuminé de milliers de bougies.
La tradition de déposer des fleurs sur les tombes le jour de la Toussaint semble dater du milieu du 19eme siècle. Il existait une autre coutume qui consistait à allumer une bougie sur la tombe des morts.

Visite traditionnelle au cimetière le jour de la Toussaint (1er novembre)
Comme le 2 novembre n'est pas un jour férié, alors que le 1er novembre est férié, c’est le jour de la Toussaint  que beaucoup de gens vont au cimetière et cela les conduit à penser que ce 1er novembre est la commémoraison des défunts.

C'est donc dans l'après midi de la Toussaint, que l'on va  au cimetière se recueillire et déposer des fleurs, particulièrement des chrysanthèmes,  sur les tombes des êtres chers. On nettoie les tombes de sa famille. Cette tradition semble dater du milieu du 19eme siècle. Dans certains pays, comme la Guadeloupe, on allume des bougies que l'on met sur les tombes. Au Mexique on offre de la nourriture aux morts.

Le jour de la Toussaint certaines paroisses font un accueil au cimetière et proposent un texte de prière.

Quels saints sont fêtés le Jour de la Toussaint ?
Non pas seulement les grands saints, la Vierge Marie, St Joseph, Sainte Thérèse ou les Apôtres, (ces grands saints ont leur fête propre)
mais aussi, et surtout les obscurs, les sans-grades, les petits, les humbles, les pauvres, nos parents, nos amis, tous ceux qui nous ont précédés et nous ont fait du bien, ceux qui nous ont aimés. 
Ils sont dans la gloire de Dieu et chantent éternellement les louanges de Dieu, avec la Vierge Marie, les anges, les apôtres de tous les temps. Ils prient Dieu pour nous.
Le Jour de la Toussaint, on va à la Messe en leur honneur. Autrefois, on parlait de fête d'obligation afin d’en souligner l'importance.
La fête de la Toussaint témoigne donc de l'espérance chrétienne devant la mort. Elle atteste qu' à la fin de notre existence terrestre la vie n'est pas détruite, elle est transformée. C'est la fête de la vie éternelle, la fête du ciel. Chaque personne est appelée à ressusciter un jour avec le Christ et à être associée à sa résurrection et à son bonheur éternel. La Toussaint est la fête joyeuse de la victoire du Christ dans la vie de beaucoup d'hommes. 

"Citations"
« Les morts ont de la chance : ils ne voient leur famille qu'une fois par an, à la Toussaint. »
[Pierre Doris]

« Un cimetière un jour de Toussaint ressemble à une exposition un jour de vernissage. »
[Tristan Maya]


L'église célèbre aujourd'hui la foule innombrable des saints et saintes, de tous les siècles,
qui n'ont pas de fête au calendrier officiel de l'Eglise.
Comme un diamant aux milles facettes, la fête de tous les saints présente le Seigneur sous de multiples visages: des hommes et des femmes, jeunes et vieux, sont des saints parce qu'ils ont reflété dans leur vie le visage de Jésus Christ ressuscité. La voie de la sainteté est celles des Béatitudes; pauvreté, douceur, amour fraternel, comptemplation de Dieu, dans l'esprit du Sermon sur la montagne.


Les traditions de la Toussaint

A la Toussaint, la tradition veut que l'on se rende au cimetière et que l'on apporte aux disparus de sa famille des fleurs telles que les chrysanthèmes ou les oeillets d'Inde.
Dans d'autres cultures, la fête des morts est une occasion de réjouissances et de carnavals. Au Mexique, par exemple, on offre de la nourriture aux morts et l'on consomme en famille des pâtisseries en forme d'ossements.


‘‘Mythologie et supertitions‘‘

Il est fortement déconseillé de sortir de chez soi le soir de la Toussaint. À cette heure d'épouvante où toutes les tombes sont vides, visibles pour les uns, invisibles pour les autres, les trépassés se répandent dans les campagnes et envahissent tous les chemins pour se diriger en hâte vers les lieux qu'ils ont habités autrefois. Il est impossible de mettre un pied devant l'autre sans trébucher sur l'un d'entre eux !

En Bretagne, dans la baie de Douarnenez, la mer transporte les victimes de naufrages dans la grotte de l'Autel, près de Morgat. Leurs âmes y séjournent pendant huit jours avant de partir pour l'autre monde. Celui qui s'aviserait de troubler leur solitude en s'aventurant en ces lieux pendant cette période serait assuré d'y périr !

 
Les feux follets
Les feux follets seraient, semble-t-il, les âmes errantes d'enfants morts sans baptême.

Il ne faut point s'aviser de montrer un feu follet du doigt, sans quoi on reçoit un violent soufflet; on ne peut pas, non plus, lui faire signe de venir, sans quoi cet esprit nous suit; pendant la nuit, de grands coups sont assénés sur la porte de la maison et le matin on y aperçoit une tache de sang
qui ne disparaît jamais !

 

"Légendes"

À l'approche de la fête des morts, dans la nuit du 1er au 2 novembre, il y a, paraît-il, plus d'âmes dans la maison, les chemins creux, tous les villages, villes, campagnes et rivages que de gouttes d'eau dans l'océan !

Tout le mois est peuplé de revenants, d'âmes en peine, de fantômes, charettes et vaisseaux fantômes, dames blanches et autres personnages mystérieux !

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