Fête de La Sainte Trinité le 19 juin 2011
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Histoire
de la fête de La Très Sainte Trinité
La
Sainte Trinité est une fête chrétienne célébrée
par les catholiques le dimanche qui suit la Pentecôte, c'est-à-dire
le huitième dimanche après Pâques (donc entre mi-mai
et fin mai). Les orthodoxes la fêtent le jour même de la Pentecôte.
Elle a pour but de rendre un culte solennel à Dieu en exaltant sa
nature divine unique mais distincte en ses trois personnes (le Père,
le Fils et le Saint-Esprit) ; dogme aussi connu sous le nom de mystère
de la Très Sainte Trinité. En effet, ce dernier est considéré
comme étant, par son importance, le premier des mystères
divins chrétiens.
Célébration
de l'Église catholique romaine
Cette
célébration est appelée la solennité de la
Très Sainte Trinité par l'Église catholique romaine.
Avant le concile Vatican II, elle marquait pour les catholiques la fin
d'une période de trois semaines pendant laquelle les mariages étaient
interdits. Cette période commençait le dimanche des Rogations
(cinquième dimanche après Pâques). Cette pratique continue
pour les personnes suivant la forme extraordinaire du rite romain.
Depuis
le Xème siècle, certaines églises avaient pris la
liberté de réciter l'Office de la Sainte Trinité composée
par l'Évêque Étienne de Liège. Au XIIème
siècle, Thomas Becket fut ordonné Archevêque de Canterbury
le dimanche après la Pentecôte (l'Angleterre était
encore catholique). Son acte premier fut de souhaiter que le jour de sa
consécration devienne une nouvelle fête en honneur de la Sainte
Trinité. Son vœu ne tarda pas à se réaliser et à
s'étendre à toute la chrétienté. Ensuite, la
solennité de la Très Sainte Trinité fut établie
en tant que double de la seconde classe par le pape Jean XXII ; puis elle
fut instituée double de la première classe, le 24 juillet
1911, par le pape Pie X.
Dans
l'Office Divin traditionnel (le Brevarium Romanum), c'est-à-dire
pour les chanoines et le clergé séculier, le Symbole de Saint-Athanase
(Quicunque vult) est récité à l'office de Prime. Avant
1960, il était lu à l'office de Prime, les dimanches après
l'Épiphanie et après la Pentecôte qui ne tombaient
sur une octave ou sur une célébration de "double" ou supérieure.
Une réforme mineure de 1960 a donc réduit sa récitation
au seul dimanche de la Très Sainte Trinité. La solennité
suivante, la Fête-Dieu, est célébrée le jeudi
suivant (soit soixante jours après Pâques).
Célébration
de l'Église orthodoxe
L'Église
orthodoxe et les Églises catholiques orientales appellent tout simplement
Dimanche de la Trinité le Dimanche correspondant à la Pentecôte
(de fait, le dimanche après la Pentecôte correspond à
leur Toussaint). Le lundi suivant le Dimanche de la Trinité porte
le nom de Lundi du Saint Esprit ; et, le mardi, est ainsi connu comme étant
le Troisième Jour de la Trinité. Bien qu'il n'y ait pas de
couleurs liturgiques précises dans les rites orientaux, certaines
églises utilisent néanmoins le vert pour le Dimanche de la
Trinité et gardent celui-ci pendant une semaine.
Histoire
de la fête de La Très Sainte Trinité
Nous
avons vu les saints Apôtres, au jour de la Pentecôte, recevoir
l'effusion de l’Esprit-Saint, et bientôt, fidèles à
l’ordre du Maître , ils vont partir pour aller enseigner toutes les
nations, et baptiser les hommes au nom de la sainte Trinité.
Il
était donc juste que la solennité qui a pour but d'honorer
Dieu unique en trois personnes suivît immédiatement celle
de la Pentecôte à laquelle elle s'enchaîne par un lien
mystérieux.
Au
VIII° siècle, Alcuin rédige une Messe votive en l'honneur
de la sainte Trinité
Dès
le VIII° siècle, le savant moine Alcuin, rempli de l'esprit
de la sainte Liturgie, comme ses écrits en font foi. crut le moment
venu de rédiger une Messe votive en l'honneur du mystère
de la sainte Trinité. Il paraît même y avoir été
incité par un désir de l'illustre apôtre de la Germanie,
saint Boniface.
Cette
Messe, simplement votive, n'était toutefois qu'un secours pour la
piété privée, et rien n'annonçait que l'institution
d'une fête en sortirait un jour. Cependant la dévotion à
cette Messe s'étendit peu à peu, et nous la voyons acceptée
en Allemagne par le concile de Seligenstadt, en 1022.
En
920, Etienne, évêque de Liège, institue solennellement
la fête de la Sainte-Trinité dans son Eglise
A
cette époque déjà, une fête proprement dite
de la Sainte-Trinité avait été inaugurée dans
l'une des églises de la pieuse Belgique, dans celle-là même
qu'une autre grâce prédestinait à enrichir le Cycle
chrétien d'un de ses signes les plus resplendissants. Etienne,
évêque de Liège, instituait solennellement la fête
de la Sainte-Trinité dans son Eglise en 920, et faisait composer
un Office complet en l'honneur du mystère.
La
fête de la Sainte-Trinité se répand partout
Elle
s'étendit peu à peu, et il paraît que l'Ordre monastique
lui fut promptement favorable ; car nous voyons, dès les premières
années du XIe siècle, Bernon, abbé de Reichnaw, s'occuper
de sa propagation.
A
Cluny, la fête s'établit d'assez bonne-heure dans le cours
du même siècle, comme on le voit par l'Ordinaire de cet illustre
monastère rédigé en 1091, où elle se trouve
mentionnée comme étant instituée depuis un temps déjà
assez long.
Mais
le pape Alexandre II n'accepte pas la fête car chaque jour l'adorable
Trinité est sans cesse invoquée :
Le
pape Alexandre II, qui siégea de 1061 à 1073, dans une de
ses Décrétales, tout en constatant que la fête est
déjà répandue en beaucoup de lieux, déclare
que l'Eglise Romaine ne l'a pas acceptée, pour cette raison que
chaque jour l'adorable Trinité est sans cesse invoquée par
la répétition de ces paroles : Gloria Patri, et Filio, et
Spiritui Sancto, et dans un grand nombre d'autres formules de louange (2).
Cependant
la fête continue à se répandre :
Cependant
la fête continuait à se répandre, comme l'atteste le
Micrologue; et dans la première partie du XII° siècle,
le docte abbé Rupert, que l'on peut appeler avec raison l'un des
princes de la science liturgique, proclamait déjà la convenance
de cette institution, s'exprimant à son sujet comme nous le ferions
aujourd'hui, dans ces termes remarquables :
Aussitôt
après avoir célébré la solennité de
l'avènement du Saint-Esprit, nous chantons la gloire de la sainte
Trinité dans l'Office du Dimanche qui suit, et cette disposition
est très à propos; car aussitôt après la descente
de ce divin Esprit, commencèrent la prédication et la croyance,
et, dans le baptême, la foi et la confession du nom du Père,
du Fils et du Saint-Esprit.
(De
divinis Officiis, lib. XI, cap. I.)
En
Angleterre, l'établissement de la fête de la Sainte-Trinité
eut pour auteur principal le glorieux martyr saint Thomas de Cantorbéry
; ce fut en 1162 qu'il l'institua dans son Eglise, en mémoire de
sa consécration épiscopale qui avait eu lieu le premier Dimanche
après la Pentecôte.
Pour
la France, nous trouvons, en 1260, un concile d'Arles présidé
par l'archevêque Florentin, qui, dans son sixième canon, inaugure
solennellement la fête, en y ajoutant le privilège d'une Octave.
Dès
1230, l'Ordre de Cîteaux, répandu dans l'Europe entière,
l'avait instituée pour toutes ses maisons ; et Durand de Mende,
dans son Rational, donne lieu de conclure que le plus grand nombre des
Eglises latines, dans le cours du XIII° siècle, jouissaient
déjà de la célébration de cette fête.
[Mais la date exacte variait d'un lieu à l'autre].
Jean
XXII accepte la fête de la Sainte-Trinité et l'étend
à toutes les Eglises
On
pouvait dès lors prévoir que le Siège apostolique
finirait par sanctionner une institution que la chrétienté
aspirait à voir établie partout.
Jean
XXII, qui occupa la chaire de saint Pierre jusqu'en 1334, consomma l'œuvre
par un décret dans lequel l'Eglise Romaine acceptait la fête
de la Sainte-Trinité et l'étendait à toutes les Eglises.
Motif
qui a porté l'Eglise à assigner un jour spécial dans
l'année pour rendre un hommage solennel à la divine Trinité
Jusque
vers l'an 1000, les fêtes des saints universellement honorés
y étaient très rares. Après cette époque, elles
y apparaissent plus nombreuses, et il était à prévoir
qu'elles s'y multiplieraient toujours davantage. Un temps devait venir
où l'Office du Dimanche, qui est spécialement consacré
à la sainte Trinité, céderait fréquemment la
place à celui des Saints que ramène le cours de l'année.
Il
devenait donc nécessaire qu'une fois du moins dans l'année,
le Dimanche offrit l'expression pleine et directe de cette religion profonde
que le culte tout entier de la sainte Eglise professe envers le souverain
Seigneur, qui a daigné se révéler aux hommes dans
son Unité ineffable et dans son éternelle Trinité.
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Bénie
soit la sainte Trinité et son indivisible unité;
Glorifions-La
de ce qu’elle a fait éclater sur nous sa miséricorde.
Le
mystère de la Trinité, un Dieu unique en trois Personnes,
et le long travail d’élaboration théologique qui est fait
sur lui, procèdent de divers textes néo-testamentaires.
Les
trois Personnes sont évoquées à l’occasion du Baptême
de Jésus par Jean-Baptiste, que rapportent les quatre Évangélistes
: « Dès qu’il fut baptisé, Jésus sortit de l’eau.
Voici que les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme
une colombe et venir sur lui. Et voici qu’une voix venant des cieux disait
:"Celui-ci est mon Fils bien-aimé" » (Mt 3, 16-17). Les trois
Personnes sont là : Jésus le Fils, Dieu le Père, et
l’Esprit Saint sous forme de la colombe. L’origine de l’immense travail
d’interprétation et de mise en forme théologique se situe
dans l’Évangile de Matthieu : « Allez donc, de toutes les
nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du
Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19)..
Père
Éternel et Tout-Puissant, Dieu trois fois Saint, Dieu infiniment
parfait, source de tout bien, plénitude d'amour et de miséricorde;
de tout mon cœur, de toute mon âme, et de toutes mes forces, au nom
de tous les hommes de la terre, je vous loue, je vous bénis, je
vous adore et je vous remercie de cette faveur sans prix que vous me faites,
en me permettant, de la profondeur du néant que je suis, de vous
aimer, vous le Dieu Très-Haut, Maître du monde, Roi du ciel
et de la terre. C'est avec une immense et entière confiance en votre
infinie miséricorde, que je viens à vous conscient de l'indignité
du pécheur que je suis, afin d'implorer votre Divine Majesté,
au nom de votre Divin Fils Notre Seigneur Jésus-Christ, d'avoir
pitié du malheureux pécheur prosterné et anéanti
au pied de votre Très Auguste et Divine Majesté.
C'est
avec un cœur profondément humilié et contrit que je vous
supplie, sans aucun mérite de ma part, de me pardonner mes innombrables
péchés et ceux du monde entier.
Pour
réparer toutes les offenses qui vous sont faites, pour défendre
votre saint Nom universellement outragé, et pour rendre à
votre Souveraine Majesté la reconnaissance, l'honneur et toute la
gloire qui vous sont dus sur cette terre, je veux en m'unissant aux intentions
très pures avec lesquelles Notre Seigneur Jésus-Christ votre
Divin Fils vous pria, lors de son passage sur la terre, je veux en union
avec notre Divin Rédempteur et par ses mérites infinis vous
supplier d'accepter, Père Très Saint, l'humble et complet
sacrifice de ma vie.
Seigneur
Jésus, mon Divin Sauveur qui avez donné votre vie, et versé
jusqu'à la dernière goutte de votre sang pour le salut du
monde , et qui êtes malgré tout, encore aujourd'hui, méprisé
et abandonné de tous ; je veux malgré mon indignité,
pour vous témoigner ma foi, ma reconnaissance et mon amour, vous
faire le don total de ma vie.
Je
veux malgré ma faiblesse marcher sur vos traces, et vous suivre
pas à pas sur le chemin du calvaire. Ne comptant et ne m'appuyant
que sur vous O mon Divin Jésus, je m'engage devant toute la cour
céleste et votre Divine Majesté, à défendre
votre Saint Nom, votre Sainte Église, votre Sainte Doctrine et toutes
vos saintes lois ; enfin à défendre toute Votre Œuvre de
miséricorde et de salut. Je m'engage aussi à défendre
particulièrement le Saint Sacrifice de la Messe qui est le plus
précieux le plus parfait et le plus grand de tous les dons que vous
nous avez laissé avant de quitter la terre, puisqu'il est la source
inépuisable de toutes grâces. Je m'engage donc à défendre
le Saint Sacrifice de la Messe tel que l'Église l'a définitivement
fixé par l'exercice du magistère infaillible de votre fidèle
Vicaire,
Saint
Pie V.
A
l'image de Mon Divin Maître je vous donne ma vie pour défendre
la vraie foi catholique romaine afin d'être accueilli par vous Dieu
Tout-Puissant et Éternel à l'heure de ma mort comme un vrai
disciple de Jésus-Crucifié, sans aucun mérite de ma
part, mais uniquement par un effet de votre infinie miséricorde
envers le serviteur inutile que je suis.
C'est
pourquoi ne comptant en rien sur moi-même, mais m'appuyant uniquement
sur vous O mon Divin Jésus je veux vous défendre avec un
amour courageux, généreux et fidèle sans me laisser
arrêter par les difficultés, les tribulations, les médisances,
les calomnies, les persécutions quelles qu'elles soient, toujours
poussé par un amour sincère et totalement désintéressé
ne comptant ni mes peines, ni mes misères, ni mes fatigues et cela
jusqu'à la mort.
O
Dieu Esprit-Saint , parce que je ne suis rien et que je ne puis rien par
moi-même et qu'il n'y a en moi que ténèbres, faiblesse,
lâcheté et égoïsme, je vous demande humblement
de répandre en mon âme les lumières de Votre Esprit-Saint
afin que l'Esprit vivificateur qui est le vôtre remplisse ma volonté
de votre force, mon cœur de votre amour divin et qu'ainsi enflammé
par votre Esprit-Saint, je sois rempli du zèle de l'amour Divin
et que toujours soutenu par votre Esprit d'amour, de lumière et
de force, je puisse tenir cet engagement solennel que je prends aujourd'hui
sur mon honneur d'enfant de Dieu et de l'Église de Jésus-Christ
de vous faire le sacrifice complet de ma vie pour défendre l'Œuvre
de Dieu sur la terre. Étant fils et esclave d'amour de la Très
Sainte, Glorieuse et Immaculée Vierge Marie Votre aimable, douce
et charitable Épouse, c'est par Elle la Mère incomparable
de Dieu, et aussi ma Mère que je me livre entièrement à
vous sans aucune réserve, Esprit d'amour et de Vérité,
afin que toujours soutenu et guidé par votre Esprit-Saint, vous
puissiez me rendre chaque jour un peu plus semblable à Jésus-Crucifié
pour la plus grande gloire de la Très Sainte et indivisible Trinité,
Père, Fils et Saint-Esprit. . Amen
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Fête
de la Sainte Trinité (Ier Dimanche après la Pentecôte)
Résumé
du commentaire de cette messe par Dom Schuster, dans son oeuvre L'année
liturgique.
La
fête nouvelle de la Très Sainte Trinité fut introduite
par Jean XXII dans le rite romain en 1334. Autrefois l'Eglise romaine,
à l'imitation des Eglises orientales, célébrait aujourd'hui
la fête commémorative de tous les saints : Dominica in nativitate
Sanctorum. Mais vers le VIIIe siècle, on déplaça cette
solennité qui finalement, sous Grégoire IV, fut assignée
au 1er novembre.
L'antienne
de l'introït s'inspire, dans sa dernière partie, du livre de
Tobie (XII, 6). C'est une hymne de louange à Dieu Un et Trine. Le
psaume est le 8e, où sont exaltés le beau et le bien divins,
répandus avec tant de magnificence dans la création.
Le
répons-graduel est tiré de Daniel : « Béni soit
Dieu, tant au ciel par les chœurs des anges, qu'ici-bas sur la terre, où
la marche de l'univers à travers les siècles est tout un
chant à sa gloire. »
Le
verset de l'alléluia est le même que celui de la nuit précédente,
après la lecture de Daniel. Dieu y est appelé le «
Dieu de nos pères » pour indiquer que leurs âmes vivent
près de Lui - Il n'est pas le Dieu des morts mais des vivants -
et qu'Il est l'auteur des magnifiques promesses faites aux Patriarches
et aux Prophètes.
L'antienne
pour l'offertoire, tout comme l'introït, s'inspire du livre de Tobie
: c'est une bénédiction à l'auguste Trinité.
L'antienne
pour la communion provient également du passage du livre de Tobie
cité plus haut. Nous publions la gloire de la sainte Trinité
devant tous les hommes, alors que, dans notre intelligence, dans notre
mémoire, dans notre volonté, dans nos actes, nous conservons
resplendissante l'image divine.
Qu’est-ce
que le mystère de la sainte Trinité ?
C’est
un seul Dieu en trois personnes ; il n’y a dans Dieu qu’une nature, qu’une
essence, qu’une substance, qu’une seule chose, et qu’un seul et même
esprit, qui subsiste néanmoins en trois personnes, qui sont le Père,
le Fils, et le Saint-Esprit.
Qui
est-ce qui nous a révélé le mystère de Trinité
?
C’est
Jésus-Christ lui-même qui a dit dans l’évangile à
ses Apôtres : " Allez... baptisez au nom du Père, et du Fils,
et du Saint-Esprit ". Voilà les trois Personnes bien exprimées
et bien distinguées ; et cependant pour nous faire comprendre qu’elles
ne sont qu’un seul et même Dieu, Jésus-Christ les nomme sous
un seul et même nom. Jésus-Christ dit encore ailleurs : "
Moi et mon, Père nous ne sommes qu’un " : moi et mon Père,
voilà la distinction des Personnes ; nous ne sommes qu’un, voilà
l’unité de la nature. Saint Jean, dans son épître,
nous dit : " Il y en a trois dans le ciel qui rendent témoignage
à la vérité ; le Père, le Verbe, et le Saint-Esprit
; et ces trois ne sont qu’une même chose ", c’est-à-dire qu’une
même substance et qu’un même esprit.
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TRADITION
Le
mystère de la Trinité, un Dieu unique en trois Personnes,
et le long travail d’élaboration théologique qui est fait
sur lui, procèdent de divers textes néo-testamentaires.
Les
trois Personnes sont évoquées à l’occasion du Baptême
de Jésus par Jean-Baptiste, que rapportent les quatre Évangélistes
: « Dès qu’il fut baptisé, Jésus sortit de l’eau.
Voici que les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme
une colombe et venir sur lui. Et voici qu’une voix venant des cieux disait
:"Celui-ci est mon Fils bien-aimé" » (Mt 3, 16-17). Les trois
Personnes sont là : Jésus le Fils, Dieu le Père, et
l’Esprit Saint sous forme de la colombe. L’origine de l’immense travail
d’interprétation et de mise en forme théologique se situe
dans l’Évangile de Matthieu : « Allez donc, de toutes les
nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du
Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19).
REPRÉSENTATIONS
La
représentation de la Trinité, en tant que réalité
abstraite, transcendante, se heurte à maintes difficultés
d’ordres théologique et iconographique. Aucune image de la Trinité,
prise en soi, n’apparaît avant le début du Moyen Age.
Le
signe le plus ancien de la Trinité est le triangle équilatéral.
Saint Augustin, s’en méfie, car, dit-il, les manichéens vénéraient
la Trinité sous cette forme. Il ne réapparaît pas avant
le XIè siècle et reste peu répandu jusqu’au XVè
siècle, aux XVIIè et XVIIIè siècles, il connaît
une grande fortune.
À
partir du XVI siècle, le triangle n’est plus inversé, mais
a la pointe vers le haut. La signification de ce symbole est précisée
en inscrivant à l’intérieur le nom de Deus-Jéhovah
en hébreu, ou en plaçant un œil rappelant que Dieu voit tout.
A
partir du XVè ou du XVIè siècle, le triangle est utilisé
comme une auréole qui pare la tête de Dieu le Père.
Circonscrit dans un cercle (forme parfaite), il est tenu entre les mains
de Dieu le Père.
Au
Moyen Age, le signe de la Trinité se lit dans les vies des saints
la tour dans laquelle est enfermée sainte Barbe a trois fenêtres,
symbole de sa foi en la Trinité, les trois églises de sainte
Claire, les trois jeunes filles dotées par saint Nicolas pour les
sauver de la prostitution, les trois enfants sauvés de la noyade
par saint Claude sont autant de symboles de la Trinité.
La
Fête de la Pentecôte - le jour de la Sainte Trinité.
(2)
La
fête de la Sainte Trinité s'appelle Pentecôte (3) car
la descente du Saint Esprit sur les apôtres a eu lieu le cinquantième
jour après la Résurrection du Christ. La fête de la
Pentecôte chrétienne comporte deux célébrations,
celle à la gloire de la Très Sainte Trinité et une
autre à la gloire du Saint Esprit descendu de façon visible
sur les Apôtres et qui a ainsi scellé le nouveau testament
éternel de Dieu avec les hommes.
Le
premier jour de la Pentecôte, c'est-à-dire dimanche, l'Eglise
le consacre principalement à la gloire de la Très Sainte
Trinité. Ce jour là est appellé couramment “jour de
la Trinité”. Le second jour, c'est-à-dire le lundi, est consacré
à la gloire du Saint Esprit et s'appelle donc, “jour du Saint Esprit”.
L'Eglise
débute habituellement la célébration du Saint Esprit
avec un office la veille au soir, jour de la Sainte Trinité. Lors
de cet office sont lues, à genoux, trois prières de supplication
de Basile le Grand par lesquelles nous confessons nos fautes à notre
Père Divin et implorons au nom du sacrifice de Son fils Son pardon.
Nous demandons aussi à notre Seigneur Jésus Christ de nous
accorder l'Esprit Divin pour la bonne instruction et consolidation de nos
âmes. Enfin, nous prions pour tous nos défunts (pères
et frères en Christ) afin que le Seigneur leur accorde le repos
en un lieu de lumière, d'or et de paix.
Il
est de coutume, le jour de la Pentecôte, d'orner son église
et sa maison de fleurs et de branches d'arbres, et d'assister aux offices
en tenant soi-même des fleurs. Toute cette décoration verte
et fleurie correspond en premier lieu à notre foi en la force créatrice
de l'Esprit générateur de vie, et, en second lieu à
notre devoir de Lui consacrer, justement, ces premiers signes du printemps.
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Chapelet
de la Sainte Trinité
Le
chapelet de la Sainte trinité peut être récité
en souvenir des 5 plaies de Notre seigneur Jésus Christ.
Sur
le crucifix, réciter l'invocation suivante :
«
O Dieu, Viens à mon aide, O Seigneur hâtez vous de m'aider
»
Sur
un gros grain du début ainsi que les trois petits grains, dire :
«
Gloire à Toi, très douce, très noble, resplendissante,
pacifique et ineffable Trinité. Amen »
Sur
chaque grain des 5 dizaines, dire :
«
Gloire, honneur et prière pour le Dieu Eternel. Amen »
A
la fin de chaque dizaine, réciter le Gloire au Père.Conclure
la récitation du chapelet avec la récitation de 3 Gloire
au Père et de la prière suivante :
Bénis
soit Dieu!
Bénis
soit Son Saint Nom!
Bénis
soit Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme!
Bénis
soit le nom de Jésus!
Bénis
soit Son Coeur Sacré!
Bénis
soit son Précieux sang!
Bénis
soit Jésus dans le Saint Sacrement de l'autel!
Bénis
soit le saint esprit, le Paraclet!
Bénis
soit la Mère de Dieu, Marie la plus Sainte!
Bénis
soit sa sainte et Immaculée conception!
Bénis
soit sa glorieuse assomption!
Bénis
soit le nom de Marie, vierge et mère!
Bénis
soit Joseph, son chaste époux!
Bénis
soit Dieu, dans ses Anges et ses Saints!
AMEN
Le
Chapelet : Histoire Sainte Trinité
Le
Chapelet : La fête de la Sainte-Trinité
En
920, Etienne, évêque de Liège, institue solennellement
la fête de la Sainte-Trinité dans son Eglise
Mais
à cette époque déjà, une fête proprement
dite de la Sainte-Trinité avait été inaugurée
dans l'une des églises de la pieuse Belgique, dans celle-là
même qu'une autre grâce prédestinait à enrichir
le Cycle chrétien d'un de ses signes les plus resplendissants. Etienne,
évêque de Liège, instituait solennellement la fête
de la Sainte-Trinité dans son Eglise en 920, et faisait composer
un Office complet en l'honneur du mystère.
La
disposition du droit commun qui réserve aujourd'hui au Siège
apostolique l'institution des nouvelles fêtes n'existait pas encore,
et Riquier, successeur d'Etienne sur le siège de Liège, maintint
l'œuvre de son prédécesseur.
Au
XIe siècle l'Ordre monastique lui est favorable
Elle
s'étendit peu à peu, et il paraît que l'Ordre monastique
lui fut promptement favorable ; car nous voyons, dès les premières
années du XIe siècle, Bernon, abbé de Reichnaw, s'occuper
de sa propagation.
A
Cluny, la fête s'établit d'assez bonne-heure dans le cours
du même siècle, comme on le voit par l'Ordinaire de cet illustre
monastère rédigé en 1091 , où elle se trouve
mentionnée comme étant instituée depuis un temps déjà
assez long.
Mais
le pape Alexandre II n'accepte pas la fête car chaque jour l'adorable
Trinité est sans cesse invoquée
Sous
le pontificat d'Alexandre II, qui siégea de 1061 à 1073,
l'Eglise Romaine, qui souvent sanctionna, en les adoptant, les usages des
Eglises particulières, fut mise en mesure de porter un jugement
sur cette nouvelle institution.
Le
Pontife, dans une de ses Décrétales, tout en constatant que
la fête est déjà répandue en beaucoup de lieux,
déclare que l'Eglise Romaine ne l'a pas acceptée. par cette
raison que chaque jour l'adorable Trinité est sans cesse invoquée
par la répétition de ces paroles : Gloria Patri, et Filio,
et Spiritui Sancto, et dans un grand nombre d'autres formules de louange.
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Cependant
la fête continuait à se répandre
Cependant
la fête continuait à se répandre, comme l'atteste le
Micrologue; et dans la première partie du XII° siècle,
le docte abbé Rupert, que l'on peut appeler avec raison l'un des
princes de la science liturgique, proclamait déjà la convenance
de cette institution, s'exprimant à son sujet comme nous le ferions
aujourd'hui, dans ces termes remarquables :
Aussitôt
après avoir célébré la solennité de
l'avènement du Saint-Esprit, nous chantons la gloire de la sainte
Trinité dans l'Office du Dimanche qui suit, et cette disposition
est très à propos; car aussitôt après la descente
de ce divin Esprit, commencèrent la prédication et la croyance,
et, dans le baptême, la foi et la confession du nom du Père,
du Fils et du Saint-Esprit.
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