Fête de La Sainte Trinité le 11 mai 2017



Le cœur de Dieu.
L’Esprit Saint fêté dimanche dernier nous plonge dans l’intimité du coeur de Dieu. Il est don mutuel, ouverture, chaleur et partage, souffle qui éveille, torrent, douceur, lumière, tendresse…

INFO : Journée mondiale de lutte contre la faim.

Histoire de la fête de La Très Sainte Trinité
La Sainte Trinité est une fête chrétienne célébrée par les catholiques le dimanche qui suit la Pentecôte, c'est-à-dire le huitième dimanche après Pâques (donc entre mi-mai et fin mai). Les orthodoxes la fêtent le jour même de la Pentecôte. Elle a pour but de rendre un culte solennel à Dieu en exaltant sa nature divine unique mais distincte en ses trois personnes (le Père, le Fils et le Saint-Esprit) ; dogme aussi connu sous le nom de mystère de la Très Sainte Trinité. En effet, ce dernier est considéré comme étant, par son importance, le premier des mystères divins chrétiens.


 
Célébration de l'Église catholique romaine
 
Cette célébration est appelée la solennité de la Très Sainte Trinité par l'Église catholique romaine. Avant le concile Vatican II, elle marquait pour les catholiques la fin d'une période de trois semaines pendant laquelle les mariages étaient interdits. Cette période commençait le dimanche des Rogations (cinquième dimanche après Pâques). Cette pratique continue pour les personnes suivant la forme extraordinaire du rite romain.
 
Depuis le Xème siècle, certaines églises avaient pris la liberté de réciter l'Office de la Sainte Trinité composée par l'Évêque Étienne de Liège. Au XIIème siècle, Thomas Becket fut ordonné Archevêque de Canterbury le dimanche après la Pentecôte (l'Angleterre était encore catholique). Son acte premier fut de souhaiter que le jour de sa consécration devienne une nouvelle fête en honneur de la Sainte Trinité. Son vœu ne tarda pas à se réaliser et à s'étendre à toute la chrétienté. Ensuite, la solennité de la Très Sainte Trinité fut établie en tant que double de la seconde classe par le pape Jean XXII ; puis elle fut instituée double de la première classe, le 24 juillet 1911, par le pape Pie X.
 
Dans l'Office Divin traditionnel (le Brevarium Romanum), c'est-à-dire pour les chanoines et le clergé séculier, le Symbole de Saint-Athanase (Quicunque vult) est récité à l'office de Prime. Avant 1960, il était lu à l'office de Prime, les dimanches après l'Épiphanie et après la Pentecôte qui ne tombaient sur une octave ou sur une célébration de "double" ou supérieure. Une réforme mineure de 1960 a donc réduit sa récitation au seul dimanche de la Très Sainte Trinité. La solennité suivante, la Fête-Dieu, est célébrée le jeudi suivant (soit soixante jours après Pâques).
 

 
Célébration de l'Église orthodoxe
 
L'Église orthodoxe et les Églises catholiques orientales appellent tout simplement Dimanche de la Trinité le Dimanche correspondant à la Pentecôte (de fait, le dimanche après la Pentecôte correspond à leur Toussaint). Le lundi suivant le Dimanche de la Trinité porte le nom de Lundi du Saint Esprit ; et, le mardi, est ainsi connu comme étant le Troisième Jour de la Trinité. Bien qu'il n'y ait pas de couleurs liturgiques précises dans les rites orientaux, certaines églises utilisent néanmoins le vert pour le Dimanche de la Trinité et gardent celui-ci pendant une semaine.
Histoire de la fête de La Très Sainte Trinité
Nous avons vu les saints Apôtres, au jour de la Pentecôte, recevoir l'effusion de l’Esprit-Saint, et bientôt, fidèles à l’ordre du Maître , ils vont partir pour aller enseigner toutes les nations, et baptiser les hommes au nom de la sainte Trinité.
Il était donc juste que la solennité qui a pour but d'honorer Dieu unique en trois personnes suivît immédiatement celle de la Pentecôte à laquelle elle s'enchaîne par un lien mystérieux.
 
Au VIII° siècle, Alcuin rédige une Messe votive en l'honneur de la sainte Trinité
Dès le VIII° siècle, le savant moine Alcuin, rempli de l'esprit de la sainte Liturgie, comme ses écrits en font foi. crut le moment venu de rédiger une Messe votive en l'honneur du mystère de la sainte Trinité. Il paraît même y avoir été incité par un désir de l'illustre apôtre de la Germanie, saint Boniface.
 
Cette Messe, simplement votive, n'était toutefois qu'un secours pour la piété privée, et rien n'annonçait que l'institution d'une fête en sortirait un jour. Cependant la dévotion à cette Messe s'étendit peu à peu, et nous la voyons acceptée en Allemagne par le concile de Seligenstadt, en 1022.
 
En 920, Etienne, évêque de Liège, institue solennellement la fête de la Sainte-Trinité dans son Eglise
A cette époque déjà, une fête proprement dite de la Sainte-Trinité avait été inaugurée dans l'une des églises de la pieuse Belgique, dans celle-là même qu'une autre grâce prédestinait à enrichir le Cycle chrétien d'un de ses signes les plus resplendissants.  Etienne, évêque de Liège, instituait solennellement la fête de la Sainte-Trinité dans son Eglise en 920, et faisait composer un Office complet en l'honneur du mystère.
 

Qui est la Trinité ?

S’il y a quelque chose de difficile à comprendre dans la foi chrétienne, c’est bien lle mystère d'un seul Dieu en trois personnes.

Croire en un Dieu unique, et aussi relations en lui-même au point d’être trois, c’est tout de même un étrange mystère. Et ce d’autant plus que le mot n’apparaît pas dans le vocabulaire biblique. On raconte que saint Augustin, auteur d’un magnifique Traité sur la Trinité, vit un jour un ange qui essayait de mettre toute l’eau de la mer dans un seul petit coquillage. Lorsque l’évêque d’Hippone lui faisait remarquer la difficulté de son entreprise, l’ange lui répondit que cela lui serait plus facile que de vouloir épuiser, avec ses seules ressources de la raison humaine, le mystère de la Trinité. Pourtant, la Bible n’est pas muette à ce propos.

Au tout début du livre de la Genèse, Abraham reçoit la visite du seigneur sous la forme de trois mystérieux personnages. Le texte de la Bible alterne singulier et pluriel au point que l’hospitalité d’Abraham devint, pour les chrétiens, le symbole par excellence et la préfiguration de la Trinité. Les évangiles eux aussi connaissent les trois termes : le Père, le Fils et l’Esprit, pour désigner Dieu. Les textes les plus clairs à cet égard sont ceux de l’annonciation, du baptême de Jésus et, à la fin de l’Évangile de Matthieu, de l’envoi en mission.

Divinité une et trine

Mais il faudra plus de trois siècles pour que le mot Trinité apparaisse, sous la plume d’Athanase d’Alexandrie. Le terme, formé à partir du grec "trias", décrit cette réalité étonnante d’une divinité une et trine proposée à la foi des chrétiens. S’agirait-il d’une invention tardive, quelque peu éloignée du message originel de Jésus? N’a-t-on pas "brodé" sur Dieu?  Pour se convaincre du contraire, il faut revenir à l’histoire des premiers chrétiens. Juifs avant tout, ils partagent le monothéisme ombrageux d’Israël face à l’idolâtrie régnante. Ils ont donc assez logiquement du mal à rendre compte, par des concepts, de l’expérience vécue avec Jésus.

Sa résurrection est le meilleur gage de sa divinité, mais il ne nie pas l’existence d’un Créateur et Père, au contraire. Ainsi Jésus est vraiment Fils de Dieu et il envoie aux apôtres un Défenseur (Paraclet), l’Esprit, qui leur met, au cœur et sur les lèves, les paroles de vérité et de vie. Mais il existe une autre source de la foi : la liturgie. Le baptême n’est-il pas donné, selon Matthieu, "au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit?". Ne commençons-nous pas nos prières par un signe de croix qui est fait "au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit?".

La liturgie eucharistique est d’une  grande richesse à cet égard. Les textes des prières qui la composent proclament un mouvement interne à Dieu. Il est don, dans la Création, l’Incarnation et l’action permanente et renouvelée de l’Esprit. Il est amour, et l’amour est tout sauf immobile. Il est vie, et il n’existe pas de vie sans engendrement. Il est impossible au chrétien de se fixer sur une personne de la Trinité, car chacune d’elle réoriente le regard vers une des deux autres. Le croyant est alors en quelque sorte intégré à ce mouvement de vie et d’amour. Ce mouvement perpétuel d’une personne à l’autre de la Trinité montre aussi la divinité du Fils et celle de l’Esprit, ainsi que leur unité au Père.

L'amour absolu

Ni l’un ni l’autre ne sont des intermédiaires entre un Dieu solitaire et ses créatures. Pour contempler l’unité de la Trinité, la voie la plus accessible est de considérer l’amour dans sa forme d’absolue gratuité que nous appelons charité ou agapè. Cet amour désintéressé tend vers l’unité comme tout amour, dans une distance respectueuse de chacun. Lorsque l’amour est divin et donc parfait, il génère ce paradoxe inouï qu’est une unité plurielle. Pour avancer dans la saisie de ce mystère, deux voies s’offrent à nous, celle, simple et sûre, de la liturgie et celle, plus âpre mais indispensable, de l’amour réciproque.

 
La fête de la Sainte-Trinité se répand partout
Elle s'étendit peu à peu, et il paraît que l'Ordre monastique lui fut promptement favorable ; car nous voyons, dès les premières années du XIe siècle, Bernon, abbé de Reichnaw, s'occuper de sa propagation.
A Cluny, la fête s'établit d'assez bonne-heure dans le cours du même siècle, comme on le voit par l'Ordinaire de cet illustre monastère rédigé en 1091, où elle se trouve mentionnée comme étant instituée depuis un temps déjà assez long.
 
Mais le pape Alexandre II n'accepte pas la fête car chaque jour l'adorable Trinité est sans cesse invoquée :
Le pape Alexandre II, qui siégea de 1061 à 1073, dans une de ses Décrétales, tout en constatant que la fête est déjà répandue en beaucoup de lieux, déclare que l'Eglise Romaine ne l'a pas acceptée, pour cette raison que chaque jour l'adorable Trinité est sans cesse invoquée par la répétition de ces paroles : Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto, et dans un grand nombre d'autres formules de louange (2).
 
Cependant la fête continue à se répandre :
Cependant la fête continuait à se répandre, comme l'atteste le Micrologue; et dans la première partie du XII° siècle, le docte abbé Rupert, que l'on peut appeler avec raison l'un des princes de la science liturgique, proclamait déjà la convenance de cette institution, s'exprimant à son sujet comme nous le ferions aujourd'hui, dans ces termes remarquables :
Aussitôt après avoir célébré la solennité de l'avènement du Saint-Esprit, nous chantons la gloire de la sainte Trinité dans l'Office du Dimanche qui suit, et cette disposition est très à propos; car aussitôt après la descente de ce divin Esprit, commencèrent la prédication et la croyance, et, dans le baptême, la foi et la confession du nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
(De divinis Officiis, lib. XI, cap. I.)
 

 
En Angleterre, l'établissement de la fête de la Sainte-Trinité eut pour auteur principal le glorieux martyr saint Thomas de Cantorbéry ; ce fut en 1162 qu'il l'institua dans son Eglise, en mémoire de sa consécration épiscopale qui avait eu lieu le premier Dimanche après la Pentecôte.
 
Pour la France, nous trouvons, en 1260, un concile d'Arles présidé par l'archevêque Florentin, qui, dans son sixième canon, inaugure solennellement la fête, en y ajoutant le privilège d'une Octave.
 
Dès 1230, l'Ordre de Cîteaux, répandu dans l'Europe entière, l'avait instituée pour toutes ses maisons ; et Durand de Mende, dans son Rational, donne lieu de conclure que le plus grand nombre des Eglises latines, dans le cours du XIII° siècle, jouissaient déjà de la célébration de cette fête. [Mais la date exacte variait d'un lieu à l'autre].
 
Jean XXII accepte la fête de la Sainte-Trinité et l'étend à toutes les Eglises
On pouvait dès lors prévoir que le Siège apostolique finirait par sanctionner une institution que la chrétienté aspirait à voir établie partout.
Jean XXII, qui occupa la chaire de saint Pierre jusqu'en 1334, consomma l'œuvre par un décret dans lequel l'Eglise Romaine acceptait la fête de la Sainte-Trinité et l'étendait à toutes les Eglises.
 
Motif qui a porté l'Eglise à assigner un jour spécial dans l'année pour rendre un hommage solennel à la divine Trinité
Jusque vers l'an 1000, les fêtes des saints universellement honorés y étaient très rares. Après cette époque, elles y apparaissent plus nombreuses, et il était à prévoir qu'elles s'y multiplieraient toujours davantage. Un temps devait venir où l'Office du Dimanche, qui est spécialement consacré à la sainte Trinité, céderait fréquemment la place à celui des Saints que ramène le cours de l'année.
Il devenait donc nécessaire qu'une fois du moins dans l'année, le Dimanche offrit l'expression pleine et directe de cette religion profonde que le culte tout entier de la sainte Eglise professe envers le souverain Seigneur, qui a daigné se révéler aux hommes dans son Unité ineffable et dans son éternelle Trinité.
 

Bénie soit la sainte Trinité et son indivisible unité;
Glorifions-La de ce qu’elle a fait éclater sur nous sa miséricorde.

Le mystère de la Trinité, un Dieu unique en trois Personnes, et le long travail d’élaboration théologique qui est fait sur lui, procèdent de divers textes néo-testamentaires.
Les trois Personnes sont évoquées à l’occasion du Baptême de Jésus par Jean-Baptiste, que rapportent les quatre Évangélistes : « Dès qu’il fut baptisé, Jésus sortit de l’eau. Voici que les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici qu’une voix venant des cieux disait :"Celui-ci est mon Fils bien-aimé" » (Mt 3, 16-17). Les trois Personnes sont là : Jésus le Fils, Dieu le Père, et l’Esprit Saint sous forme de la colombe. L’origine de l’immense travail d’interprétation et de mise en forme théologique se situe dans l’Évangile de Matthieu : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19)..
 
Père Éternel et Tout-Puissant, Dieu trois fois Saint, Dieu infiniment parfait, source de tout bien, plénitude d'amour et de miséricorde; de tout mon cœur, de toute mon âme, et de toutes mes forces, au nom de tous les hommes de la terre, je vous loue, je vous bénis, je vous adore et je vous remercie de cette faveur sans prix que vous me faites, en me permettant, de la profondeur du néant que je suis, de vous aimer, vous le Dieu Très-Haut, Maître du monde, Roi du ciel et de la terre. C'est avec une immense et entière confiance en votre infinie miséricorde, que je viens à vous conscient de l'indignité du pécheur que je suis, afin d'implorer votre Divine Majesté, au nom de votre Divin Fils Notre Seigneur Jésus-Christ, d'avoir pitié du malheureux pécheur prosterné et anéanti au pied de votre Très Auguste et Divine Majesté.
C'est avec un cœur profondément humilié et contrit que je vous supplie, sans aucun mérite de ma part, de me pardonner mes innombrables péchés et ceux du monde entier.
Pour réparer toutes les offenses qui vous sont faites, pour défendre votre saint Nom universellement outragé, et pour rendre à votre Souveraine Majesté la reconnaissance, l'honneur et toute la gloire qui vous sont dus sur cette terre, je veux en m'unissant aux intentions très pures avec lesquelles Notre Seigneur Jésus-Christ votre Divin Fils vous pria, lors de son passage sur la terre, je veux en union avec notre Divin Rédempteur et par ses mérites infinis vous supplier d'accepter, Père Très Saint, l'humble et complet sacrifice de ma vie.
Seigneur Jésus, mon Divin Sauveur qui avez donné votre vie, et versé jusqu'à la dernière goutte de votre sang pour le salut du monde , et qui êtes malgré tout, encore aujourd'hui, méprisé et abandonné de tous ; je veux malgré mon indignité, pour vous témoigner ma foi, ma reconnaissance et mon amour, vous faire le don total de ma vie.
Je veux malgré ma faiblesse marcher sur vos traces, et vous suivre pas à pas sur le chemin du calvaire. Ne comptant et ne m'appuyant que sur vous O mon Divin Jésus, je m'engage devant toute la cour céleste et votre Divine Majesté, à défendre votre Saint Nom, votre Sainte Église, votre Sainte Doctrine et toutes vos saintes lois ; enfin à défendre toute Votre Œuvre de miséricorde et de salut. Je m'engage aussi à défendre particulièrement le Saint Sacrifice de la Messe qui est le plus précieux le plus parfait et le plus grand de tous les dons que vous nous avez laissé avant de quitter la terre, puisqu'il est la source inépuisable de toutes grâces. Je m'engage donc à défendre le Saint Sacrifice de la Messe tel que l'Église l'a définitivement fixé par l'exercice du magistère infaillible de votre fidèle Vicaire,
Saint Pie V.


A l'image de Mon Divin Maître je vous donne ma vie pour défendre la vraie foi catholique romaine afin d'être accueilli par vous Dieu Tout-Puissant et Éternel à l'heure de ma mort comme un vrai disciple de Jésus-Crucifié, sans aucun mérite de ma part, mais uniquement par un effet de votre infinie miséricorde envers le serviteur inutile que je suis.
C'est pourquoi ne comptant en rien sur moi-même, mais m'appuyant uniquement sur vous O mon Divin Jésus je veux vous défendre avec un amour courageux, généreux et fidèle sans me laisser arrêter par les difficultés, les tribulations, les médisances, les calomnies, les persécutions quelles qu'elles soient, toujours poussé par un amour sincère et totalement désintéressé ne comptant ni mes peines, ni mes misères, ni mes fatigues et cela jusqu'à la mort.
O Dieu Esprit-Saint , parce que je ne suis rien et que je ne puis rien par moi-même et qu'il n'y a en moi que ténèbres, faiblesse, lâcheté et égoïsme, je vous demande humblement de répandre en mon âme les lumières de Votre Esprit-Saint afin que l'Esprit vivificateur qui est le vôtre remplisse ma volonté de votre force, mon cœur de votre amour divin et qu'ainsi enflammé par votre Esprit-Saint, je sois rempli du zèle de l'amour Divin et que toujours soutenu par votre Esprit d'amour, de lumière et de force, je puisse tenir cet engagement solennel que je prends aujourd'hui sur mon honneur d'enfant de Dieu et de l'Église de Jésus-Christ de vous faire le sacrifice complet de ma vie pour défendre l'Œuvre de Dieu sur la terre. Étant fils et esclave d'amour de la Très Sainte, Glorieuse et Immaculée Vierge Marie Votre aimable, douce et charitable Épouse, c'est par Elle la Mère incomparable de Dieu, et aussi ma Mère que je me livre entièrement à vous sans aucune réserve, Esprit d'amour et de Vérité, afin que toujours soutenu et guidé par votre Esprit-Saint, vous puissiez me rendre chaque jour un peu plus semblable à Jésus-Crucifié pour la plus grande gloire de la Très Sainte et indivisible Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. . Amen
 

Fête de la Sainte Trinité (Ier Dimanche après la Pentecôte)
 
Résumé du commentaire de cette messe par Dom Schuster, dans son oeuvre L'année liturgique.
 
La fête nouvelle de la Très Sainte Trinité fut introduite par Jean XXII dans le rite romain en 1334. Autrefois l'Eglise romaine, à l'imitation des Eglises orientales, célébrait aujourd'hui la fête commémorative de tous les saints : Dominica in nativitate Sanctorum. Mais vers le VIIIe siècle, on déplaça cette solennité qui finalement, sous Grégoire IV, fut assignée au 1er novembre.
 
L'antienne de l'introït s'inspire, dans sa dernière partie, du livre de Tobie (XII, 6). C'est une hymne de louange à Dieu Un et Trine. Le psaume est le 8e, où sont exaltés le beau et le bien divins, répandus avec tant de magnificence dans la création.
 
Le répons-graduel est tiré de Daniel : « Béni soit Dieu, tant au ciel par les chœurs des anges, qu'ici-bas sur la terre, où la marche de l'univers à travers les siècles est tout un chant à sa gloire. »
 
Le verset de l'alléluia est le même que celui de la nuit précédente, après la lecture de Daniel. Dieu y est appelé le « Dieu de nos pères » pour indiquer que leurs âmes vivent près de Lui - Il n'est pas le Dieu des morts mais des vivants - et qu'Il est l'auteur des magnifiques promesses faites aux Patriarches et aux Prophètes.
 
L'antienne pour l'offertoire, tout comme l'introït, s'inspire du livre de Tobie : c'est une bénédiction à l'auguste Trinité.
 
L'antienne pour la communion provient également du passage du livre de Tobie cité plus haut. Nous publions la gloire de la sainte Trinité devant tous les hommes, alors que, dans notre intelligence, dans notre mémoire, dans notre volonté, dans nos actes, nous conservons resplendissante l'image divine.
 
Qu’est-ce que le mystère de la sainte Trinité ?
C’est un seul Dieu en trois personnes ; il n’y a dans Dieu qu’une nature, qu’une essence, qu’une substance, qu’une seule chose, et qu’un seul et même esprit, qui subsiste néanmoins en trois personnes, qui sont le Père, le Fils, et le Saint-Esprit.
Qui est-ce qui nous a révélé le mystère de Trinité ?
C’est Jésus-Christ lui-même qui a dit dans l’évangile à ses Apôtres : " Allez... baptisez au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ". Voilà les trois Personnes bien exprimées et bien distinguées ; et cependant pour nous faire comprendre qu’elles ne sont qu’un seul et même Dieu, Jésus-Christ les nomme sous un seul et même nom. Jésus-Christ dit encore ailleurs : " Moi et mon, Père nous ne sommes qu’un " : moi et mon Père, voilà la distinction des Personnes ; nous ne sommes qu’un, voilà l’unité de la nature. Saint Jean, dans son épître, nous dit : " Il y en a trois dans le ciel qui rendent témoignage à la vérité ; le Père, le Verbe, et le Saint-Esprit ; et ces trois ne sont qu’une même chose ", c’est-à-dire qu’une même substance et qu’un même esprit.


TRADITION
Le mystère de la Trinité, un Dieu unique en trois Personnes, et le long travail d’élaboration théologique qui est fait sur lui, procèdent de divers textes néo-testamentaires.
Les trois Personnes sont évoquées à l’occasion du Baptême de Jésus par Jean-Baptiste, que rapportent les quatre Évangélistes : « Dès qu’il fut baptisé, Jésus sortit de l’eau. Voici que les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici qu’une voix venant des cieux disait :"Celui-ci est mon Fils bien-aimé" » (Mt 3, 16-17). Les trois Personnes sont là : Jésus le Fils, Dieu le Père, et l’Esprit Saint sous forme de la colombe. L’origine de l’immense travail d’interprétation et de mise en forme théologique se situe dans l’Évangile de Matthieu : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19).
REPRÉSENTATIONS
La représentation de la Trinité, en tant que réalité abstraite, transcendante, se heurte à maintes difficultés d’ordres théologique et iconographique. Aucune image de la Trinité, prise en soi, n’apparaît avant le début du Moyen Age.
Le signe le plus ancien de la Trinité est le triangle équilatéral. Saint Augustin, s’en méfie, car, dit-il, les manichéens vénéraient la Trinité sous cette forme. Il ne réapparaît pas avant le XIè siècle et reste peu répandu jusqu’au XVè siècle, aux XVIIè et XVIIIè siècles, il connaît une grande fortune.
À partir du XVI siècle, le triangle n’est plus inversé, mais a la pointe vers le haut. La signification de ce symbole est précisée en inscrivant à l’intérieur le nom de Deus-Jéhovah en hébreu, ou en plaçant un œil rappelant que Dieu voit tout.
A partir du XVè ou du XVIè siècle, le triangle est utilisé comme une auréole qui pare la tête de Dieu le Père. Circonscrit dans un cercle (forme parfaite), il est tenu entre les mains de Dieu le Père.
Au Moyen Age, le signe de la Trinité se lit dans les vies des saints la tour dans laquelle est enfermée sainte Barbe a trois fenêtres, symbole de sa foi en la Trinité, les trois églises de sainte Claire, les trois jeunes filles dotées par saint Nicolas pour les sauver de la prostitution, les trois enfants sauvés de la noyade par saint Claude sont autant de symboles de la Trinité.
La Fête de la Pentecôte - le jour de la Sainte Trinité. (2)
La fête de la Sainte Trinité s'appelle Pentecôte (3) car la descente du Saint Esprit sur les apôtres a eu lieu le cinquantième jour après la Résurrection du Christ. La  fête de la Pentecôte chrétienne comporte deux célébrations, celle à la gloire de la Très Sainte Trinité et une autre à la gloire du Saint Esprit descendu de façon visible sur les Apôtres et qui a ainsi scellé le nouveau testament éternel de Dieu avec les hommes.
Le premier jour de la Pentecôte, c'est-à-dire dimanche, l'Eglise le consacre principalement à la gloire de la Très Sainte Trinité. Ce jour là est appellé couramment “jour de la Trinité”. Le second jour, c'est-à-dire le lundi, est consacré à la gloire du Saint Esprit et s'appelle donc, “jour du Saint Esprit”.
L'Eglise débute habituellement la célébration du Saint Esprit avec un office la veille au soir, jour de la Sainte Trinité. Lors de cet office sont lues, à genoux, trois prières de supplication de Basile le Grand par lesquelles nous confessons nos fautes à notre Père Divin et implorons au nom du sacrifice de Son fils Son pardon. Nous demandons aussi à notre Seigneur Jésus Christ de nous accorder l'Esprit Divin pour la bonne instruction et consolidation de nos âmes. Enfin, nous prions pour tous nos défunts (pères et frères en Christ) afin que le Seigneur leur accorde le repos en un lieu de lumière, d'or et de paix.
Il est de coutume, le jour de la Pentecôte, d'orner son église et sa maison de fleurs et de branches d'arbres, et d'assister aux offices en tenant soi-même des fleurs. Toute cette décoration verte et fleurie correspond en premier lieu à notre foi en la force créatrice de l'Esprit générateur de vie, et, en second lieu à notre devoir de Lui consacrer, justement, ces premiers signes du printemps.


Chapelet de la Sainte Trinité
 Le chapelet de la Sainte trinité peut être récité en souvenir des 5 plaies de Notre seigneur Jésus Christ.
 
Sur le crucifix, réciter l'invocation suivante :
« O Dieu, Viens à mon aide, O Seigneur hâtez vous de m'aider »
 Sur un gros grain du début ainsi que les trois petits grains, dire :
« Gloire à Toi, très douce, très noble, resplendissante, pacifique et ineffable Trinité. Amen »
 
Sur chaque grain des 5 dizaines, dire :
« Gloire, honneur et prière pour le Dieu Eternel. Amen »
A la fin de chaque dizaine, réciter le Gloire au Père.Conclure la récitation du chapelet avec la récitation de 3 Gloire au Père et de la prière suivante :
 
Bénis soit Dieu!
 Bénis soit Son Saint Nom!
 Bénis soit Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme!
 Bénis soit le nom de Jésus!
 Bénis soit Son Coeur Sacré!
 Bénis soit son Précieux sang!
 Bénis soit Jésus dans le Saint Sacrement de l'autel!
 Bénis soit le saint esprit, le Paraclet!
 Bénis soit la Mère de Dieu, Marie la plus Sainte!
 Bénis soit sa sainte et Immaculée conception!
 Bénis soit sa glorieuse assomption!
 Bénis soit le nom de Marie, vierge et mère!
 Bénis soit Joseph, son chaste époux!
 Bénis soit Dieu, dans ses Anges et ses Saints!
AMEN
Le Chapelet : Histoire Sainte Trinité
 
Le Chapelet : La fête de la Sainte-Trinité
En 920, Etienne, évêque de Liège, institue solennellement la fête de la Sainte-Trinité dans son Eglise
 Mais à cette époque déjà, une fête proprement dite de la Sainte-Trinité avait été inaugurée dans l'une des églises de la pieuse Belgique, dans celle-là même qu'une autre grâce prédestinait à enrichir le Cycle chrétien d'un de ses signes les plus resplendissants. Etienne, évêque de Liège, instituait solennellement la fête de la Sainte-Trinité dans son Eglise en 920, et faisait composer un Office complet en l'honneur du mystère.
La disposition du droit commun qui réserve aujourd'hui au Siège apostolique l'institution des nouvelles fêtes n'existait pas encore, et Riquier, successeur d'Etienne sur le siège de Liège, maintint l'œuvre de son prédécesseur.
 
Au XIe siècle l'Ordre monastique lui est favorable
Elle s'étendit peu à peu, et il paraît que l'Ordre monastique lui fut promptement favorable ; car nous voyons, dès les premières années du XIe siècle, Bernon, abbé de Reichnaw, s'occuper de sa propagation.
 
A Cluny, la fête s'établit d'assez bonne-heure dans le cours du même siècle, comme on le voit par l'Ordinaire de cet illustre monastère rédigé en 1091 , où elle se trouve mentionnée comme étant instituée depuis un temps déjà assez long.
 
Mais le pape Alexandre II n'accepte pas la fête car chaque jour l'adorable Trinité est sans cesse invoquée
 
Sous le pontificat d'Alexandre II, qui siégea de 1061 à 1073, l'Eglise Romaine, qui souvent sanctionna, en les adoptant, les usages des Eglises particulières, fut mise en mesure de porter un jugement sur cette nouvelle institution.
 
Le Pontife, dans une de ses Décrétales, tout en constatant que la fête est déjà répandue en beaucoup de lieux, déclare que l'Eglise Romaine ne l'a pas acceptée. par cette raison que chaque jour l'adorable Trinité est sans cesse invoquée par la répétition de ces paroles : Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto, et dans un grand nombre d'autres formules de louange.
 

Cependant la fête continuait à se répandre
Cependant la fête continuait à se répandre, comme l'atteste le Micrologue; et dans la première partie du XII° siècle, le docte abbé Rupert, que l'on peut appeler avec raison l'un des princes de la science liturgique, proclamait déjà la convenance de cette institution, s'exprimant à son sujet comme nous le ferions aujourd'hui, dans ces termes remarquables :
 
Aussitôt après avoir célébré la solennité de l'avènement du Saint-Esprit, nous chantons la gloire de la sainte Trinité dans l'Office du Dimanche qui suit, et cette disposition est très à propos; car aussitôt après la descente de ce divin Esprit, commencèrent la prédication et la croyance, et, dans le baptême, la foi et la confession du nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
 

 
 
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