Dimanche entre Noel et Jour de l'an:
"Le dimanche 30 décembre 2016 : Fête de la Sainte Famille"

La Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph Année A

Dans l’ordinaire d’une famille

Dans les joies et les difficultés de la sainte famille se dessinent les chemins parfois sinueux de nos familles d’aujourd’hui. La famille où le Fils de Dieu s’est fait chair nous invite donc à revenir à l’essentiel. La famille demeure pour tous les baptisés le lieu par excellence où nait l’Église.

La Sainte Famille met en évidence les attitudes fondamentales pour toute famille : personne n’appartient à personne, et chacun agit selon sa propre vérité, qui réside dans sa relation à Dieu.

A Noël, c’est le mystère d’un Dieu qui  se fait homme que l’on médite. Le dimanche qui suit immédiatement Noël, la liturgie invite à célébrer ce mystère dans sa réalité concrète et quasi quotidienne : Le Verbe se fait chair, il naît et vit dans une famille qui ressemble à toutes les autres. Et cette famille nous est donnée en exemple. Dieu peut venir habiter chez nous,
au milieu de nous.

Ils s’aimaient Jésus, Marie et Joseph ont vécu dans l’amour d’une manière exemplaire. Leur amour pour Dieu a éclairé et guidé celui qu’ils ont eu l’un envers l’autre.
 Il n’est donc pas étonnant que leur famille ait été appelée sainte famille et qu’aujourd’hui encore, elle soit présentée comme modèle à toutes les familles chrétiennes.
A Noël, c’est le mystère d’un Dieu qui  se fait homme que l’on médite. Le dimanche qui suit immédiatement Noël, la liturgie invite à célébrer ce mystère dans sa réalité concrète et quasi quotidienne : Le Verbe se fait chair, il naît et vit dans une famille qui ressemble à toutes les autres. Et cette famille nous est donnée en exemple. Dieu peut venir habiter chez nous, au milieu de nous.

Déclarée sainte et proposée en exemple à toutes nos familles, la famille de Jésus n’est pourtant pas un modèle du genre : un projet de rupture de fiançailles ; un "père" qui n’est pas le père ; un accouchement en voyage et dans la précarité ; un fils unique, du moins à s’en tenir aux évangiles de l’enfance ; un enfant qui fait une fugue à douze ans… Sans compter que les évangiles ne citent aucune parole de Joseph et que Marie "garde toutes ces choses dans son cœur". La communication n’est pas au premier plan ! Nous devons chercher ailleurs ce qui fait la perfection de cette famille.

Les fondamentaux de la famille

D’abord, elle est qualifiée de "sainte". Nous avons réduit le sens de ce mot à une signification morale. En fait, ce qui est saint, dans l’Écriture, c’est ce qui appartient à Dieu. Le nombre des membres de la famille, trois, veut-il nous renvoyer à la Trinité ? Difficile à dire, même s’il est vrai que nous ne pouvons devenir images de Dieu qu’en nous faisant relations, et que les relations primordiales sont la paternité, la maternité, la filiation. Tous les autres liens s’en inspirent, et quand Jésus dira qu’il faut quitter père et mère pour le suivre, cela signifiera que nous sommes appelés à une seconde naissance. Cependant, si la famille de Jésus a pu être considérée comme exemplaire, c’est qu’elle met en évidence des attitudes fondamentales, essentielles pour toute famille.

Amour des autres, amour de Dieu

Bien entendu, la première idée qui vient à l’esprit est que la famille du Christ se caractérise par l’amour mutuel. Mais qu’est-ce que l’amour? On le confond facilement avec le désir de posséder ou d’être possédé. Or, avec le Christ, nous apprenons qu’il consiste au contraire à se déposséder. L’amour atteint sa perfection quand il donne sans chercher la réciprocité. Si les Évangiles ne nous rapportent qu’un seul dialogue échangé dans la famille de Jésus (Luc 2,48-49), c’est que l’amour ne réside pas dans des paroles mais dans la décision de donner et de se donner. Un tel amour crée une dépendance.

Dans les Évangiles, la dépendance d’amour vis-à-vis des autres découle d’une dépendance vis-à-vis de Dieu. Joseph reçoit d’un ange pendant son sommeil, dans une totale inactivité, les décisions qu’il doit prendre. Marie adhère au projet de Dieu. Jésus se consacre "aux affaires de son Père" (Luc 2,49). Chacun a sa relation personnelle à Dieu, et c’est à partir de là qu’il prend ses décisions.

Un modèle ?

Certains se demanderont comment cette obéissance à Dieu peut se concilier avec notre liberté. C’est que Dieu n’est pas un suzerain aux décisions arbitraires et même capricieuses, mais le dynamisme intelligent et amoureux qui nous fait être et nous achemine vers notre plénitude. Jésus, Marie et Joseph sont parfaitement libres parce qu’ils coïncident avec leur propre vérité, qui est divine. Cette liberté-vérité de chacun est totalement respectée par les autres. Dans cette famille, personne n’appartient à personne et chacun reste au seuil du mystère de l’autre. Jésus n’est pas pour ses parents, il se doit aux affaires de son Père. Déjà Syméon leur avait signifié que cet enfant ne leur appartenait pas puisqu’il était "lumièrepour éclairer les nations et glorifier Israël" (Luc 2,32). Joseph prend ses décisions selon la voix de ses rêves. Marie est seule quand elle dit "oui"à l’ange. Mais ces notes distinctes forment ensemble une mélodie. En cela toutes les familles ont à imiter celle de Jésus. L’amour commence par le respect de l’autre en sa différence.

La Sainte Famille en Égypte et à NazarethMt 2, 13-15.19-23
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu.
Après le départ des mages, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi;prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. »Joseph se leva;dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte,où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : D'Égypte, j'ai appelé mon fils.Après la mort d'Hérode, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit : « Lève-toi;prends l'enfant et sa mère, et reviens au pays d'Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. »Joseph se leva, prit l'enfant et sa mère, et rentra au pays d'Israël.Mais, apprenant qu'Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s'y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galiléeet vint habiter dans une ville appelée Nazareth. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.

Source: https://www.vercalendario.info/fr/evenement/liturgie-catholique-30-decembre-2016.html

 

«Grâce à la foi», notre père Abraham, sa femme Sara et leurs descendants ont connu la réalisation des promesses du Seigneur. «Grâce à la foi», nous savons aujourd’hui que notre prière est exaucée. Prions pour nos frères et sœurs.
Nous nous souvenons de tes merveilles, Seigneur.
— Quand nous prions pour ton Église répandue dans le monde, nous aspirons à ce qu’elle devienne ton peuple saint; Seigneur, renouvelle tes merveilles.
— Quand nous prions pour nos familles petites et grandes, nous aspirons à ce qu’elles soient porteuses d’amour et de solidarité; Seigneur, renouvelle tes merveilles.
— Quand nous prions pour les malades, les prisonniers, les personnes seules, nous aspirons à ce qu’elles rencontrent des signes de ta présence; Seigneur, renouvelle tes merveilles.
— Quand nous prions pour notre communauté, nous aspirons à ce qu’elle annonce dans notre milieu le don de ton Fils; Seigneur, renouvelle tes merveilles.
Oui, nous nous souvenons de tes merveilles, Seigneur, et cela donne de la force à notre prière. Ce que tu as fait jadis pour ton peuple, tu as déjà commencé à le faire pour nous aujourd’hui. C’est pourquoi notre joie est grande et nous proclamons que tu es notre Dieu et Père, pour les siècles des siècles. Amen.
 

 

Fête de la Sainte Famille
 Dianda Jean-Baptiste    
 Lc 2,41-52

Aujourd’hui, Il n’est pas aisé de prêcher sur la famille, et encore moins sur la sainte famille. L’usage qu’on fait parfois de cette fête, la signification qu’on veut lui conférer : « donner en exemple la famille de Bethléem et de Nazareth, comme modèle de toute famille chrétienne. » C’est un peu dérisoire ! De plus, la famille est tellement éclatée que sa configuration actuelle est de plus en plus éloignée de ce qu’elle fut du temps de jésus ! Aujourd’hui, il y a plusieurs modèles de famille(valables les uns aussi bien que les autres).

Et pourtant, cette fête garde un sens. Nous célébrons la fête de l’enracinement de Jésus dans un couple , dans un village, dans un peuple. La fête de la sainte famille est avant tout, célébration du mystère de l’incarnation, dont elle met en lumière la réalité très concrète. En effet, porté dans le sein d’une femme où il a été formé comme les autres enfants, le Fils de Dieu est né comme eux. Pendant les années de ce qu’on appelle « la vie cachée », Jésus a grandi au même rythme que tous les enfants et dans des conditions semblables aux leurs, dans une famille que rien, apparemment, ne distinguait des autres.

Il a reçu de ses parents et de son entourage une éducation comparable, en tous points et dans tous les domaines, à celle des jeunes garçons de Nazareth. C’est d’eux qu’il a appris, en commençant par balbutier, les mots de la langue dans laquelle il devait annoncer plus tard la bonne nouvelle et révéler les secrets du Père...On le voit, une telle réalité rejoint certaines de nos expériences de famille.

En effet, l’évangile de ce jour, en soulevant les difficultés rencontrés par les parents au niveau des enfants nous rejoint dans l’actualité de la vie en société aujourd’hui. Il montre Marie et Joseph au prise, comme tant des parents, avec cette souffrance d’avoir un enfant « fugueur ». Depuis trois jours, il n’a pas donné signe de vie ! Ce garçon de douze ans, Jésus, a bel et bien « fugué ». Pour une bonne cause peut-être, mais sans prévenir. Tout parent sait que l’enfant qui grandit croit souvent pouvoir être lui-même en s’arrachant à l’emprise parentale.

Au bout d’une recherche angoissée de trois jours, Marie et Joseph retrouve l’enfant Jésus au Temple. Le pré-adolescent a donc décidé de volé de ses propres ailes en choisissant un chemin que parents n’avait pas prévu. Ce désaccord, qui peut se transformer en conflit aigu, bien des parents le connaissent et s’efforcent de le gérer de leur mieux. Voici donc Marie et Joseph face à Jésus, « assis au milieu des docteur de la loi » la stupeur des parents et le douloureux reproche de la mère sont parfaitement compréhensibles. C’est la réponse de Jésus qui surprend : « comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? ne saviez-vous pas que je dois être chez mon père ? » Pour le moment, même ses parents ne peuvent pas comprendre . Il faut croire que, jusqu’à sa douzième année, Marie et Joseph n’avaient pas percé le mystère divin de cet enfant. La révélation du mystère de Jésus se fera par étape. La vie ordinaire va reprendre : « il leur était soumis » et grandissait devant Dieu et devant les hommes.

Si Dieu est Père de Jésus, alors, la parole de Dieu nous rappelle le « rôle d’intendant » non seulement de Joseph et Marie, mais aussi de tous parents (exercé )au profit de leur enfant. Ils ne doivent pas oublier qu’ils sont au service d’un mystère beaucoup plus profond : « le mystère de la relation de leur enfant avec son origine, Dieu, son Père. » C’est le message que nous donne , me semble-t-il, la famille de Jésus : à la fois l’extraordinaire responsabilité humaine, et l’absolu dépassement des liens de sang. Nécessité de ces liens charnels qui nous font, et nécessité non moins grande de les relativiser, de les dépasser pour que surgisse la liberté fondamentale de chaque être devant Dieu.

« Par-dessus tout cela, qu’il y ait l’amour » au sein de la famille. Car sans amour, il n’y a ni tendresse, ni bonté, ni douceur, ni support mutuel. Sans amour, la famille n’est que coquille vide, incapable d’être source de vie.

Dans le prolongement de Noël, nous voici parvenus à la fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Les évangiles nous disent très peu de choses sur eux. Leur but n’est pas de satisfaire notre curiosité. Ils ont bien mieux à faire. Le message qu’ils nous transmettent est en effet de la plus haute importance. Ce qu’il nous faut y chercher, c’est la bonne nouvelle qui nous est annoncée. Cette bonne nouvelle, il nous appartient de l’accueillir, de la faire passer dans notre vie et de la communiquer autour de nous. 


 

Aujourd’hui, nous voyons Marie et Joseph qui se rendent au temple de Jérusalem pour accomplir tout ce qui est prescrit par la loi au sujet de l’enfant. Autrefois, le prophète Ezéchiel avait vu, dans une vision grandiose, la gloire de Dieu venir au temple. Il avait entendu cette parole : “Fils d’homme, c’est ici le lieu de mon trône, le lieu où je pose la plante des pieds. J’y habiterai au milieu des Israélites pour toujours”. Or voilà qu’aujourd’hui, le Fils de Dieu fait son entrée dans le temple de Jérusalem. Il y arrive sans gloire et sans trompette. Les premiers qui vont le reconnaître, ce ne sont pas les autorités officielles, les scribes et les prêtres, mais des petites gens. A travers Siméon et Anne, c’est tout le peuple des pauvres qui vient à la rencontre du Christ Sauveur. Il y a là un résumé de tout l’évangile.

Cette découverte a été possible parce que Siméon et Anne étaient des contemplatifs. Ils servaient Dieu jour et nuit dans la prière. C’est grâce à l’inspiration de l’Esprit Saint que Siméon reconnaît en Jésus “le Salut que Dieu a préparé à la face des peuples, la Lumière pour éclairer les nations païennes et la gloire d’Israël son peuple”. Comme Siméon et Anne, nous pouvons apprendre dans la prière à reconnaître le Christ dans notre vie. Il est là présent mais trop souvent, nous sommes ailleurs. Nous oublions que vivre Noël, c’est d’abord accueillir Jésus qui vient.

Cette rencontre avec Siméon et Anne nous laisse un autre message de la plus haute importance. Marie y reçoit la révélation des épreuves qu’elle va traverser. Cet enfant sera un signe de division. Son message sera refusé par la plus grande partie de son peuple. Le Salut est offert à tous mais rien n’est possible si les hommes ne se laissent pas toucher par la Lumière. Siméon prévoit de la résistance chez son peuple : Cet enfant provoquera “la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël”. Il sera “un signe de division”. Puis Siméon ajoute à l’adresse de Marie : “Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée.” C’est une manière d’annoncer à Marie qu’elle va ressentir plus que n’importe qui le drame de ce rejet.

Voilà donc la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, une famille toute simple mais profondément unie. C’est là que Jésus a grandi. Il y passera trente ans. Mais un jour, il fera à Marie  et Joseph une révélation surprenante. Il leur dira qu’il fait partie aussi de la Famille de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit. Tout l’Evangile veut nous introduire à cette Famille de Dieu. Marie devra faire un cheminement  difficile pour adhérer à ce mystérieux projet de Dieu sur l’enfant. Saint Luc ne nous dit pas grand-chose sur elle ni sur l’enfance de Jésus. Mais ce qu’il nous dit est de la plus haute importance car il nous prépare à entendre et à accueillir l’annonce de la bonne nouvelle aux pauvres.

C’est dans cette perspective qu’il nous faut situer nos familles humaines d’aujourd’hui. Elles sont le lieu où nous grandissons. C’est là que, normalement, les enfants reçoivent les valeurs structurantes de l’amour, de la spiritualité et de la foi. Dans beaucoup de familles, cette mission est remplie avec une grande générosité et cela fait plaisir à voir. Malheureusement, ce n’est pas le cas partout. Ils sont nombreux les couples qui se disloquent, les frères et sœurs qui restent fâchés à vie, même au moment de Noël. Nous pensons aussi aux familles qui sont affrontées à d’autres problèmes très lourds, le chômage, la précarité, le surendettement, la maladie…
 

Cette fête d’aujourd’hui voudrait nous inciter à être des apôtres de la famille pour qu’elle soit d’abord une communauté d’amour et de partage, une source de paix, de joie et d’équilibre. C’est là que nous apprenons la compréhension mutuelle, l’écoute de l’autre, le respect, le pardon, le service et la patience. Nous savons que dans toute vie familiale, il y a des moments difficiles, des épreuves douloureuses. La vie est un combat de tous les jours contre l’orgueil, l’égoïsme, la rancune… Mais dans ce défi à surmonter, nous ne sommes pas seuls, le Christ est là. Si nous le voulons bien, il sera toujours avec nous pour nous apprendre à être des artisans de paix, d’unité et de réconciliation. Avec lui, les puissances du mal n’auront pas le dernier mot.

La famille ! Elle a toujours pris et doit prendre toujours une valeur des plus importantes dans la société humaine et le déroulement de son histoire. La fête récente de Noël, même en dehors des chrétiens, sur un plan maintenant mondial, devient une fête familiale. Celle de la Sainte Famille aujourd’hui ne peut que lui donner encore plus d’estimation

Nous connaissons de graves problèmes auxquels elle se heurte à l’heure actuelle : avortement, euthanasie, couples homo sexuels, bioéthique, recours à certaines méthodes scientifiques pour guérir des handicaps et des maladies …
Il n’est pas question ici d’aborder tous ces problèmes souvent complexes et délicats, et en rapport à notre destinée. Il est bon cependant de réfléchir à quelques données propres à fortifier son comportement dans l’unité, la liberté et la vérité.

Avant l’examen des textes liturgiques précisons déjà un apport révélateur du Christ Jésus. Il a dévoilé une vue de Dieu, à la fois Dieu unique, et à la fois, peut-on dire, Dieu Famille, du Père, du Fils et de l’Esprit Saint, ce qui se traduit en Dieu Amour.
Quand l’homme est dit créé « à l’image de Dieu » n’est pas seulement envisagé son esprit, mais la famille, d’un homme et d’une femme, avec une collaboration créatrice dans l’amour donnant naissance à l’enfant.

Le livre de la Genèse (1ère lecture) rapporte une vision d’Abraham. Celui-ci, très âgé, n’a pas d’héritier « de son sang ». Par lui Dieu veut se constituer une famille et un peuple. Il lui promet non seulement un enfant mais encore une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel. La foi d’Abraham en Dieu verra donc la naissance de son fils Isaac.

Le Psaume notera une promesse divine constante: « Il s’est toujours souvenu de son alliance ». Valable pour tous, elle apporte « la joie pour les cœurs qui cherchent Dieu »

La lecture de la lettre aux Hébreux est une invitation à vivre dans la foi au Seigneur pour bâtir sa vie, une famille unie. On le voit avec Abraham et son épouse Sara. L’offrande sacrificielle d’Isaac, fils unique, qui « lui fut rendu » au moment d’accomplir le sacrifice, a sa signification évidente dans le sacrifice sur la croix de Jésus.

L’Evangile, par la Présentation de Jésus au Temple de Jérusalem, souligne la foi de la Sainte Famille. Marie et Joseph, unis dans leur amour et celui du Seigneur, obéissent avec célérité aux lois dictées à David, jusque dans le détail d’une offrande sacrificielle prescrite « par la loi du Seigneur ».
La présence de Syméon à cet événement, « l’Esprit Saint était en lui » authentifie Jésus comme « lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël (son) peuple ». Il est vraiment le Messie attendu d’Israël, Fils de Dieu, Sauveur de l’humanité pécheresse.
Celle d’Anne, veuve de 84 ans, « servant Dieu jour et nuit » ; proclamant « les louanges de Dieu et parlant de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem » n’est-elle pas incitation pour toutes les mères, même âgées, à se faire missionnaires du Christ, en particulier auprès des enfants ? Comme Anne, et spécialement les catéchistes, elles peuvent être « prophétesses ». Les dons féminins de sensibilité sont appréciés des enfants mais aussi de bien d’autres. Songeons aux malades.

Le retour de la Sainte Famille à Nazareth où « l’enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse ; et la grâce de Dieu était sur lui » nous donne l’exemple d’une vie familiale où l’amour a pris la première place.
Puissions-nous la prier pour toutes les familles du monde entier. Nombreuses connaissent souffrances ou difficultés de tout ordre. Que toutes les familles possèdent la paix et la joie nécessaires à leur unité dans l’amour. Aux chrétiens ajoutons pour cela le recours aux sacrements, celui du mariage bien utile pour le don de l’Esprit.


La Présentation de Jésus au Temple

Rien ne distinguait ce couple ordinaire qui traversait l’immense esplanade du temple de Jérusalem grouillante de monde: Joseph et Marie étaient montés de Galilée afin d’accomplir deux rites ordonnés par la Loi.
 

LITURGIE DE NAISSANCE

D’abord le rite de purification de la maman. Certes enfanter, loin d’être un péché, est une grande bénédiction mais comme il y a eu épanchement de sang, un sacrifice doit restituer la pureté rituelle. ” Lorsque s’achève le temps de sa purification (40 jours), elle amène au prêtre un agneau et une tourterelle…Si elle n’arrive pas à se procurer un agneau, elle prend deux tourterelles” ( Lévitique 12 ). Joseph et Marie manquent de ressources: ils doivent se contenter de l’offrande des pauvres.

L’autre rite est beaucoup plus important: il s’agit de la loi du rachat des premiers-nés. Dieu étant le créateur de la vie, toute première éclosion de vie lui appartient; l’homme doit donc lui offrir les prémices de ses récoltes ainsi que les premiers-nés des animaux; mais pour les enfants, il est strictement interdit de les sacrifier: ils sont “consacrés” à Dieu

“Le Seigneur dit: Consacre-moi tout premier-né ouvrant le sein maternel…C’est à moi…Tu feras passer au Seigneur tout ce qui ouvre le sein maternel…Les mâles sont au Seigneur…Tout premier-né d’homme, parmi tes fils, tu le rachèteras”( Exode 13, 1; 13, 11-16; …)

Ces rites religieux paraissent incompréhensibles aujourd’hui dans une société sécularisée où le lien avec Dieu est distendu sinon nié. Les couples disent “qu’ils font un enfant”, au moment où ils le désirent, commençant à désirer un enfant “formaté” à leur gré, décidant de le garder ou non. L’enfant ne devient-il pas “un droit”, une propriété ?…

Pour les Anciens, la vie était sacrée, l’enfant d’abord un cadeau de Dieu à demander et accueillir avec respect. Symboliquement on offrait à Dieu un sacrifice pour concrétiser cette conviction: notre fils est à l’image de Dieu, le Seigneur nous le confie, il le place sous notre garde. A nous de préserver cette image, de l’élever dans cette foi, de le rendre conscient de ce privilège, de l’assurer de sa grandeur. A nous, parents, de ne pas nous croire propriétaires: l’enfant n’est jamais une chose mais un sujet, un don de Dieu.

Remarque essentielle: Joseph et Marie ont obéi aux lois rituelles, mais Luc parle de “présentation” et non du “rachat” de l’enfant. Jésus est tout de Dieu et tout de l’homme: Dieu l’a offert à Marie à l’Annonciation. Il est saint. Et au contraire c’est lui qui, plus tard, servira d’agneau offert pour racheter les hommes de l’esclavage du péché. 

 

IGNORE PAR LE PRETRE ET RECONNU PAR LE PROPHETE.

Les rites ont été effectués selon les règles mais, si le prêtre de service n’a vu en Jésus qu’un enfant comme les autres, un laïc va reconnaître le Messie attendu.

Il s’appelle Syméon (”l’écoutant”); il est juste (càd. appliqué à réaliser les volontés de Dieu, “ajusté” au Dessein de Dieu,); religieux ( càd. pieux, observant rites et prières); il attend la Consolation d’Israël (manière, inspirée d’Isaïe 40, de désigner le salut: c’est un homme d’espérance); et l’Esprit-Saint était sur lui ( comme les prophètes, Syméon est guidé par le Souffle de Dieu, il est inspiré, il reçoit des lumières d’En Haut)

“L’Esprit-Saint lui avait révélé qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Messie du Seigneur.
Or, poussé par l’Esprit, Syméon vint au temple. Les parents y entraient avec l’enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi” 

 

LA RENCONTRE - LE CANTIQUE DE SYMEON

Syméon prit l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant:
- Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole. Car les yeux ont vu ton salut que tu as préparé à la face de tous les peuples: Lumière pour éclairer les nations païennes et Gloire d’Israël ton peuple”.

Sans doute a-t-il un certain âge, cet homme mais, sous l’inspiration de l’Esprit, il est comblé: l’espérance que lui ont transmises les Ecritures n’a pas menti. Oui, enfin, après une si longue attente, le Royaume de Dieu va survenir, le salut s’effectuer, et ce salut est déjà présent, il le tient dans ses bras. Le salut n’est pas l’espoir d’une société parfaite mais UNE PERSONNE: Iéhoshouah, en hébreu, signifie “DIEU SAUVE, “SAUVEUR”.
Mais Syméon, en outre, complète la révélation reçue par Marie à l’Annonciation: son fils sera Gloire d’Israël mais aussi salut pour tous les peuples, lumière pour les païens ! En Jésus, le salut est offert au monde, destiné à réaliser l’unité du monde en Dieu. 

 

ORACLE DE SOUFFRANCES : UN MESSIE CONTESTÉ

Mais à cette joyeuse nouvelle, Syméon ajoute une mystérieuse et douloureuse prédiction:

Syméon les bénit puis il dit à Marie sa mère: “Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée ?
Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre”.

L’ange Gabriel avait annoncé un roi glorieux: à présent Marie apprend que Jésus ne s’imposera pas comme une évidence, comme un despote. Le Messie se présentera à la liberté des hommes, on sera pour ou contre lui: l’option dévoilera la droiture ou le mal des cœurs. Cette contestation, ce rejet sera source d’immenses souffrances auxquelles Marie participera: son cœur sera déchiré de constater que son peuple, en majorité, ne reconnaît pas son Messie, alors que des païens, eux, le découvriront avec émerveillement.


UNE FEMME PROPHETESSE.

A l’homme Syméon, Luc joint une femme: Anne apparaît comme le modèle des pauvres veuves:

“Elle ne s’éloignait pas du temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière…Elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem”

Le service de Dieu, dans la prière continuelle et la pénitence, ouvre le cœur à l’Esprit et permet d’accueillir la venue du Messie. Cette reconnaissance éveille la joie de partager la Bonne Nouvelle. La femme précède l’homme Syméon dans l’urgence missionnaire.

“Lorsqu’ils eurent accomplis tout ce que prescrivait la Loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui”.

Telle fut la première entrée de Jésus, le Fils, dans le Temple. Préfiguration des événements futurs: Jésus reviendra au Temple, tentera en vain de s’y faire reconnaître. Les grands prêtres le méconnaîtront et le rejetteront. La croix sera le sacrifice définitif de l’Agneau qui permettra le “rachat”, la libération, “le relèvement” des disciples. Jésus mort et ressuscité sera bien “la gloire d’Israël” mais ce sont les pauvres en esprit et les païens qui s’ouvriront à sa Lumière.
40 jours après sa Résurrection, Jésus entrera dans le Temple céleste de son Père, y entraînant les pauvres en esprit de toutes les nations.

ette neuvaine qui nous fait entrer dans la nouvelle année sera offerte à la Sainte Famille pour vos intentions particulières, et pour toutes les familles du monde entier. 

 

NEUVAINE A LA SAINTE FAMILLE

 Au nom du Père du Fils et du Saint-Esprit.
Amen !
 Un petit chant (ou prière) de votre choix.
 Prions :
Sainte Famille de Nazareth, nous nous confions à vous, parce que Dieu a choisi de venir dans une famille, et par une famille pour sauver le monde et lui montrer son amour. Nous avons ouvert votre porte et nous sommes entrés chez-vous.
Joseph, tu es le modèle des pères, attentif et doux, fort et protecteur.
Marie, lumière et joie dans la maison, tu es le modèle des mamans qui aiment et qui consolent.
Enfant-Jésus, tu es le modèle de l’obéissance et de l’amour pour les parents.
Faites que notre famille vous ressemble de plus en plus. Gardez-nous dans la paix et la prière. Gardez-nous des disputes, de la jalousie et de l’impatience. Gardez-nous dans la volonté de Dieu et dans le désir de nous donner aux autres. Gardez-nous dans l’harmonie et dans la charité, et veillez à tous nos besoins matériels et spirituels.

 Intériorité : A la fin de ce temps de prière prendre petit temps de silence.

 Prières spontanées :
Exprimer librement chacun :
- un merci
- un pardon
- un s’il te plaît
 Invocation :
Sainte Famille de Nazareth, priez pour nous ! (3 fois)

 Bénédiction : Dieu trois fois Saint, par l'intercession de la Sainte Famille vient bénir toute ta création durant toute cette année 2012 !

 Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles et les siècles. Amen !

 Au nom du Père du Fils et du Saint-Esprit.
Amen !

 Que Dieu vous bénisse et vous comble de son Amour !
Belle et sainte année 2015 ! 

 

Prière de la Sainte-Famille

 Sainte Famille de Nazareth (chant ou prière)
Sainte Famille de Nazareth,
Petite Trinté sur la terre,
Jésus Dieu sur la terre,
Marie épouse de l’Esprit,
Joseph ombre du Père,
Rendez-nous semblable à vous.
Petite Trinté sur la terre,
Joseph mourrant d’amour pour Marie,
Marie mourrant d’amour pour Jésus,
Jésus mourrant d’amour pour le monde,
Rendez-nous semblable à vous.
(texte écrit par Ephraïm)

MERCI, Seigneur
d'avoir posé ton regard bienveillant
sur notre Père Abraham
et d'avoir guéri la stérilité de Sarah,
en fidélité à ton Alliance
en vue de sa descendance,
dont nous sommes...

Ô mon Dieu grand et tout-puissant,
tu t'es fait chair dans le sein d'une femme
bouleversant ainsi l'ordre
de nos conceptions humaines
et tu veux aussi prendre corps
au plus profond de nous-mêmes.

MERCI, pour avoir choisi
Joseph, le Charpentier,
pour veiller sur cette sainte Famille
dont nous sommes aussi...

Aujourd'hui encore,
nous entrons dans ce grand mystère
de notre histoire avec TOI,
heureux d'être tes enfants,
heureux d'être des enfants de lumière
portés dans les bras
de la toute pure Vierge Marie
et secourus sans cesse
par la bonté du glorieux Joseph...

Comme ils ont présenté Jésus au Temple
pour le consacrer à Dieu,
nous leur demandons d'ouvrir leurs mains
pour t'offrir le monde entier
et l'exposer à la lumière
afin qu'il soit SAUVÉ.
(D'après EPHATA)


 

RETOUR INDEX
 

Janvier  //  Religion  //  Accueil
 
 

Vous voulez envoyer cette page à un ami(e)?
cliquez sur le logo:












annuaire



 

Hit-Parade