![]() |
Dimanche
entre Noel et Jour de l'an:
"Dimanche
de la Sainte Famille"
Saint Luc 2, 41-52
Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s’en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent. Pensant qu’il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être. » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son coeur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes.
Réflexion
1. Selon la coutume. Marie et Joseph sont allés jusqu’à Jérusalem selon la coutume juive de la fête de la Pâque. La présence était obligatoire pour les hommes et facultatif pour les femmes et les enfants. Il est donc possible que Jésus n’ait pas fait ce voyage avant l’âge de 12 ans mais on peut penser qu’une famille pieuse aurait choisi de faire le voyage ensemble bien des fois. C’était la coutume d’aller à Jérusalem trois fois dans l’année : pour la Pâque, à la Pentecôte et à la fête des Tabernacles. Ces coutumes ont été élaborés par amour pour Yahvé. Après s’être reposé du voyage, un israélite se présentait au Temple afin d’adorer Dieu et lui offrir des sacrifices. Dans la foi catholique, notre amour pour Dieu a inspiré beaucoup de belles coutumes et de symboles liturgiques. Toutes ces coutumes aident le fidèle à cheminer et à garder toute la vigueur et la fraîcheur de sa foi. C’est le voyage à la ville sainte et éternelle de Dieu, le royaume du ciel. « L’Église (...) n’aura sa consommation que dans la gloire céleste, lors du retour glorieux du Christ. Jusqu’à ce jour, l’Église avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu » (CEC 769). Est-ce que je vis comme un pèlerin en chemin vers la sainteté ? Est-ce que je tire profit des coutumes et des traditions de l’Eglise ? Est-ce que j’aide les autres, particulièrement ma propre famille, à faire ce voyage ?
2. La maison du Père. Jésus nous a montré son amour inconditionnel pour le Père. Comme il a aimé le Père ! Comme il L’a cherché dans la prière ! Quand ses disciples lui ont demandé de leur montrer comment prier, il a commencé en s’adressant à Dieu en tant que notre "notre père." Comme il a souvent remercié son père pour tout. Le zèle de la maison du Père le dévore ! (Jean 2, 17) Dans l’évangile d’aujourd’hui, nous voyons combien il lui faut être dans la maison de son père. Exprimons notre gratitude pour le don du Père et pour l’exemple et l’enseignement du Fils, qui nous amènent à aimer l’Amour lui-même.
3. Chaque famille pèlerine. Nous nous référons souvent à la famille comme "une église domestique." Que nous soyons mère ou père de famille ou encore enfant, nous sommes appelés à la lumière. Nous sommes invités à faire un pèlerinage jusqu’à la maison du Père. Nous sommes appelés à la sainteté, à l’exemple de la sainte famille avec laquelle nous méditons aujourd’hui. Est-ce que j’aide ma famille à cheminer sur cette route ? La saison de Noël est longue - il y a encore du temps pour agir pour augmenter notre amour pour le Père qui nous a envoyé son Fils.
Dialogue avec Jésus Christ
Seigneur Jésus merci pour ton exemple d’amour envers le Père, de me l’avoir révélé et d’avoir rendu mon voyage plus significatif en augmentant mon amour pour Celui que tu m’as fait connaître. Enseigne-moi à éprouver l’amour du père à travers toi. Aide-moi à répondre à cet amour. Aide-moi à enseigner cet amour aux autres.
Fête
de la Sainte Famille
Dianda
Jean-Baptiste
Lc
2,41-52
Aujourd’hui, Il n’est pas aisé de prêcher sur la famille, et encore moins sur la sainte famille. L’usage qu’on fait parfois de cette fête, la signification qu’on veut lui conférer : « donner en exemple la famille de Bethléem et de Nazareth, comme modèle de toute famille chrétienne. » C’est un peu dérisoire ! De plus, la famille est tellement éclatée que sa configuration actuelle est de plus en plus éloignée de ce qu’elle fut du temps de jésus ! Aujourd’hui, il y a plusieurs modèles de famille(valables les uns aussi bien que les autres).
Et pourtant, cette fête garde un sens. Nous célébrons la fête de l’enracinement de Jésus dans un couple , dans un village, dans un peuple. La fête de la sainte famille est avant tout, célébration du mystère de l’incarnation, dont elle met en lumière la réalité très concrète. En effet, porté dans le sein d’une femme où il a été formé comme les autres enfants, le Fils de Dieu est né comme eux. Pendant les années de ce qu’on appelle « la vie cachée », Jésus a grandi au même rythme que tous les enfants et dans des conditions semblables aux leurs, dans une famille que rien, apparemment, ne distinguait des autres.
Il a reçu de ses parents et de son entourage une éducation comparable, en tous points et dans tous les domaines, à celle des jeunes garçons de Nazareth. C’est d’eux qu’il a appris, en commençant par balbutier, les mots de la langue dans laquelle il devait annoncer plus tard la bonne nouvelle et révéler les secrets du Père...On le voit, une telle réalité rejoint certaines de nos expériences de famille.
En effet, l’évangile de ce jour, en soulevant les difficultés rencontrés par les parents au niveau des enfants nous rejoint dans l’actualité de la vie en société aujourd’hui. Il montre Marie et Joseph au prise, comme tant des parents, avec cette souffrance d’avoir un enfant « fugueur ». Depuis trois jours, il n’a pas donné signe de vie ! Ce garçon de douze ans, Jésus, a bel et bien « fugué ». Pour une bonne cause peut-être, mais sans prévenir. Tout parent sait que l’enfant qui grandit croit souvent pouvoir être lui-même en s’arrachant à l’emprise parentale.
Au bout d’une recherche angoissée de trois jours, Marie et Joseph retrouve l’enfant Jésus au Temple. Le pré-adolescent a donc décidé de volé de ses propres ailes en choisissant un chemin que parents n’avait pas prévu. Ce désaccord, qui peut se transformer en conflit aigu, bien des parents le connaissent et s’efforcent de le gérer de leur mieux. Voici donc Marie et Joseph face à Jésus, « assis au milieu des docteur de la loi » la stupeur des parents et le douloureux reproche de la mère sont parfaitement compréhensibles. C’est la réponse de Jésus qui surprend : « comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? ne saviez-vous pas que je dois être chez mon père ? » Pour le moment, même ses parents ne peuvent pas comprendre . Il faut croire que, jusqu’à sa douzième année, Marie et Joseph n’avaient pas percé le mystère divin de cet enfant. La révélation du mystère de Jésus se fera par étape. La vie ordinaire va reprendre : « il leur était soumis » et grandissait devant Dieu et devant les hommes.
Si Dieu est Père de Jésus, alors, la parole de Dieu nous rappelle le « rôle d’intendant » non seulement de Joseph et Marie, mais aussi de tous parents (exercé )au profit de leur enfant. Ils ne doivent pas oublier qu’ils sont au service d’un mystère beaucoup plus profond : « le mystère de la relation de leur enfant avec son origine, Dieu, son Père. » C’est le message que nous donne , me semble-t-il, la famille de Jésus : à la fois l’extraordinaire responsabilité humaine, et l’absolu dépassement des liens de sang. Nécessité de ces liens charnels qui nous font, et nécessité non moins grande de les relativiser, de les dépasser pour que surgisse la liberté fondamentale de chaque être devant Dieu.
« Par-dessus tout cela, qu’il y ait l’amour » au sein de la famille. Car sans amour, il n’y a ni tendresse, ni bonté, ni douceur, ni support mutuel. Sans amour, la famille n’est que coquille vide, incapable d’être source de vie.
Dans
le prolongement de Noël, nous voici parvenus à la fête
de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Les évangiles
nous disent très peu de choses sur eux. Leur but n’est pas de satisfaire
notre curiosité. Ils ont bien mieux à faire. Le message qu’ils
nous transmettent est en effet de la plus haute importance. Ce qu’il nous
faut y chercher, c’est la bonne nouvelle qui nous est annoncée.
Cette bonne nouvelle, il nous appartient de l’accueillir, de la faire passer
dans notre vie et de la communiquer autour de nous.
Aujourd’hui, nous voyons Marie et Joseph qui se rendent au temple de Jérusalem pour accomplir tout ce qui est prescrit par la loi au sujet de l’enfant. Autrefois, le prophète Ezéchiel avait vu, dans une vision grandiose, la gloire de Dieu venir au temple. Il avait entendu cette parole : “Fils d’homme, c’est ici le lieu de mon trône, le lieu où je pose la plante des pieds. J’y habiterai au milieu des Israélites pour toujours”. Or voilà qu’aujourd’hui, le Fils de Dieu fait son entrée dans le temple de Jérusalem. Il y arrive sans gloire et sans trompette. Les premiers qui vont le reconnaître, ce ne sont pas les autorités officielles, les scribes et les prêtres, mais des petites gens. A travers Siméon et Anne, c’est tout le peuple des pauvres qui vient à la rencontre du Christ Sauveur. Il y a là un résumé de tout l’évangile.
Cette découverte a été possible parce que Siméon et Anne étaient des contemplatifs. Ils servaient Dieu jour et nuit dans la prière. C’est grâce à l’inspiration de l’Esprit Saint que Siméon reconnaît en Jésus “le Salut que Dieu a préparé à la face des peuples, la Lumière pour éclairer les nations païennes et la gloire d’Israël son peuple”. Comme Siméon et Anne, nous pouvons apprendre dans la prière à reconnaître le Christ dans notre vie. Il est là présent mais trop souvent, nous sommes ailleurs. Nous oublions que vivre Noël, c’est d’abord accueillir Jésus qui vient.
Cette rencontre avec Siméon et Anne nous laisse un autre message de la plus haute importance. Marie y reçoit la révélation des épreuves qu’elle va traverser. Cet enfant sera un signe de division. Son message sera refusé par la plus grande partie de son peuple. Le Salut est offert à tous mais rien n’est possible si les hommes ne se laissent pas toucher par la Lumière. Siméon prévoit de la résistance chez son peuple : Cet enfant provoquera “la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël”. Il sera “un signe de division”. Puis Siméon ajoute à l’adresse de Marie : “Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée.” C’est une manière d’annoncer à Marie qu’elle va ressentir plus que n’importe qui le drame de ce rejet.
Voilà donc la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, une famille toute simple mais profondément unie. C’est là que Jésus a grandi. Il y passera trente ans. Mais un jour, il fera à Marie et Joseph une révélation surprenante. Il leur dira qu’il fait partie aussi de la Famille de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit. Tout l’Evangile veut nous introduire à cette Famille de Dieu. Marie devra faire un cheminement difficile pour adhérer à ce mystérieux projet de Dieu sur l’enfant. Saint Luc ne nous dit pas grand-chose sur elle ni sur l’enfance de Jésus. Mais ce qu’il nous dit est de la plus haute importance car il nous prépare à entendre et à accueillir l’annonce de la bonne nouvelle aux pauvres.
C’est
dans cette perspective qu’il nous faut situer nos familles humaines d’aujourd’hui.
Elles sont le lieu où nous grandissons. C’est là que, normalement,
les enfants reçoivent les valeurs structurantes de l’amour, de la
spiritualité et de la foi. Dans beaucoup de familles, cette mission
est remplie avec une grande générosité et cela fait
plaisir à voir. Malheureusement, ce n’est pas le cas partout. Ils
sont nombreux les couples qui se disloquent, les frères et sœurs
qui restent fâchés à vie, même au moment de Noël.
Nous pensons aussi aux familles qui sont affrontées à d’autres
problèmes très lourds, le chômage, la précarité,
le surendettement, la maladie…
Cette fête d’aujourd’hui voudrait nous inciter à être des apôtres de la famille pour qu’elle soit d’abord une communauté d’amour et de partage, une source de paix, de joie et d’équilibre. C’est là que nous apprenons la compréhension mutuelle, l’écoute de l’autre, le respect, le pardon, le service et la patience. Nous savons que dans toute vie familiale, il y a des moments difficiles, des épreuves douloureuses. La vie est un combat de tous les jours contre l’orgueil, l’égoïsme, la rancune… Mais dans ce défi à surmonter, nous ne sommes pas seuls, le Christ est là. Si nous le voulons bien, il sera toujours avec nous pour nous apprendre à être des artisans de paix, d’unité et de réconciliation. Avec lui, les puissances du mal n’auront pas le dernier mot.
Un dernier point : En lisant cet évangile, nous devons nous rappeler que nous aussi, nous avons été présentés au Seigneur. C’était au jour de notre baptême. Nous avons été introduits dans une grande famille qui s’appelle l’Eglise. Avec tous les membres de cette famille, nous sommes invités à nous rassembler autour du Christ notre Sauveur. Il ne cesse de venir à nous, mais comme Siméon et Anne, nous ne pourrons le reconnaître que si nous avons un cœur de pauvres. Ouvrons nos cœurs aux merveilles de son amour. Bénissons-le pour cette grâce qui nous a incorporés à lui. Si nous le voulons bien, c’est avec lui que 2009 sera une bonne année.
La famille ! Elle a toujours pris et doit prendre toujours une valeur des plus importantes dans la société humaine et le déroulement de son histoire. La fête récente de Noël, même en dehors des chrétiens, sur un plan maintenant mondial, devient une fête familiale. Celle de la Sainte Famille aujourd’hui ne peut que lui donner encore plus d’estimation
Nous
connaissons de graves problèmes auxquels elle se heurte à
l’heure actuelle : avortement, euthanasie, couples homo sexuels, bioéthique,
recours à certaines méthodes scientifiques pour guérir
des handicaps et des maladies …
Il
n’est pas question ici d’aborder tous ces problèmes souvent complexes
et délicats, et en rapport à notre destinée. Il est
bon cependant de réfléchir à quelques données
propres à fortifier son comportement dans l’unité, la liberté
et la vérité.
Avant
l’examen des textes liturgiques précisons déjà un
apport révélateur du Christ Jésus. Il a dévoilé
une vue de Dieu, à la fois Dieu unique, et à la fois, peut-on
dire, Dieu Famille, du Père, du Fils et de l’Esprit Saint, ce qui
se traduit en Dieu Amour.
Quand
l’homme est dit créé « à l’image de Dieu »
n’est pas seulement envisagé son esprit, mais la famille, d’un homme
et d’une femme, avec une collaboration créatrice dans l’amour donnant
naissance à l’enfant.
Le livre de la Genèse (1ère lecture) rapporte une vision d’Abraham. Celui-ci, très âgé, n’a pas d’héritier « de son sang ». Par lui Dieu veut se constituer une famille et un peuple. Il lui promet non seulement un enfant mais encore une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel. La foi d’Abraham en Dieu verra donc la naissance de son fils Isaac.
Le Psaume notera une promesse divine constante: « Il s’est toujours souvenu de son alliance ». Valable pour tous, elle apporte « la joie pour les cœurs qui cherchent Dieu »
La lecture de la lettre aux Hébreux est une invitation à vivre dans la foi au Seigneur pour bâtir sa vie, une famille unie. On le voit avec Abraham et son épouse Sara. L’offrande sacrificielle d’Isaac, fils unique, qui « lui fut rendu » au moment d’accomplir le sacrifice, a sa signification évidente dans le sacrifice sur la croix de Jésus.
L’Evangile,
par la Présentation de Jésus au Temple de Jérusalem,
souligne la foi de la Sainte Famille. Marie et Joseph, unis dans leur amour
et celui du Seigneur, obéissent avec célérité
aux lois dictées à David, jusque dans le détail d’une
offrande sacrificielle prescrite « par la loi du Seigneur ».
La
présence de Syméon à cet événement,
« l’Esprit Saint était en lui » authentifie Jésus
comme « lumière pour éclairer les nations païennes,
et gloire d’Israël (son) peuple ». Il est vraiment le Messie
attendu d’Israël, Fils de Dieu, Sauveur de l’humanité pécheresse.
Celle
d’Anne, veuve de 84 ans, « servant Dieu jour et nuit » ; proclamant
« les louanges de Dieu et parlant de l’enfant à tous ceux
qui attendaient la délivrance de Jérusalem » n’est-elle
pas incitation pour toutes les mères, même âgées,
à se faire missionnaires du Christ, en particulier auprès
des enfants ? Comme Anne, et spécialement les catéchistes,
elles peuvent être « prophétesses ». Les dons
féminins de sensibilité sont appréciés des
enfants mais aussi de bien d’autres. Songeons aux malades.
Le
retour de la Sainte Famille à Nazareth où « l’enfant
grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse ; et la grâce
de Dieu était sur lui » nous donne l’exemple d’une vie familiale
où l’amour a pris la première place.
Puissions-nous
la prier pour toutes les familles du monde entier. Nombreuses connaissent
souffrances ou difficultés de tout ordre. Que toutes les familles
possèdent la paix et la joie nécessaires à leur unité
dans l’amour. Aux chrétiens ajoutons pour cela le recours aux sacrements,
celui du mariage bien utile pour le don de l’Esprit.
![]() |
La Présentation de Jésus au Temple
Rien
ne distinguait ce couple ordinaire qui traversait l’immense esplanade du
temple de Jérusalem grouillante de monde: Joseph et Marie étaient
montés de Galilée afin d’accomplir deux rites ordonnés
par la Loi.
LITURGIE
DE NAISSANCE
D’abord le rite de purification de la maman. Certes enfanter, loin d’être un péché, est une grande bénédiction mais comme il y a eu épanchement de sang, un sacrifice doit restituer la pureté rituelle. ” Lorsque s’achève le temps de sa purification (40 jours), elle amène au prêtre un agneau et une tourterelle…Si elle n’arrive pas à se procurer un agneau, elle prend deux tourterelles” ( Lévitique 12 ). Joseph et Marie manquent de ressources: ils doivent se contenter de l’offrande des pauvres.
L’autre rite est beaucoup plus important: il s’agit de la loi du rachat des premiers-nés. Dieu étant le créateur de la vie, toute première éclosion de vie lui appartient; l’homme doit donc lui offrir les prémices de ses récoltes ainsi que les premiers-nés des animaux; mais pour les enfants, il est strictement interdit de les sacrifier: ils sont “consacrés” à Dieu
“Le Seigneur dit: Consacre-moi tout premier-né ouvrant le sein maternel…C’est à moi…Tu feras passer au Seigneur tout ce qui ouvre le sein maternel…Les mâles sont au Seigneur…Tout premier-né d’homme, parmi tes fils, tu le rachèteras”( Exode 13, 1; 13, 11-16; …)
Ces rites religieux paraissent incompréhensibles aujourd’hui dans une société sécularisée où le lien avec Dieu est distendu sinon nié. Les couples disent “qu’ils font un enfant”, au moment où ils le désirent, commençant à désirer un enfant “formaté” à leur gré, décidant de le garder ou non. L’enfant ne devient-il pas “un droit”, une propriété ?…
Pour les Anciens, la vie était sacrée, l’enfant d’abord un cadeau de Dieu à demander et accueillir avec respect. Symboliquement on offrait à Dieu un sacrifice pour concrétiser cette conviction: notre fils est à l’image de Dieu, le Seigneur nous le confie, il le place sous notre garde. A nous de préserver cette image, de l’élever dans cette foi, de le rendre conscient de ce privilège, de l’assurer de sa grandeur. A nous, parents, de ne pas nous croire propriétaires: l’enfant n’est jamais une chose mais un sujet, un don de Dieu.
Remarque
essentielle: Joseph et Marie ont obéi aux lois rituelles, mais Luc
parle de “présentation” et non du “rachat” de l’enfant. Jésus
est tout de Dieu et tout de l’homme: Dieu l’a offert à Marie à
l’Annonciation. Il est saint. Et au contraire c’est lui qui, plus tard,
servira d’agneau offert pour racheter les hommes de l’esclavage du péché.
IGNORE
PAR LE PRETRE ET RECONNU PAR LE PROPHETE.
Les rites ont été effectués selon les règles mais, si le prêtre de service n’a vu en Jésus qu’un enfant comme les autres, un laïc va reconnaître le Messie attendu.
Il s’appelle Syméon (”l’écoutant”); il est juste (càd. appliqué à réaliser les volontés de Dieu, “ajusté” au Dessein de Dieu,); religieux ( càd. pieux, observant rites et prières); il attend la Consolation d’Israël (manière, inspirée d’Isaïe 40, de désigner le salut: c’est un homme d’espérance); et l’Esprit-Saint était sur lui ( comme les prophètes, Syméon est guidé par le Souffle de Dieu, il est inspiré, il reçoit des lumières d’En Haut)
“L’Esprit-Saint
lui avait révélé qu’il ne verrait pas la mort avant
d’avoir vu le Messie du Seigneur.
Or,
poussé par l’Esprit, Syméon vint au temple. Les parents y
entraient avec l’enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi”
LA
RENCONTRE - LE CANTIQUE DE SYMEON
Syméon
prit l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant:
-
Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller
dans la paix, selon ta parole. Car les yeux ont vu ton salut que tu as
préparé à la face de tous les peuples: Lumière
pour éclairer les nations païennes et Gloire d’Israël
ton peuple”.
Sans
doute a-t-il un certain âge, cet homme mais, sous l’inspiration de
l’Esprit, il est comblé: l’espérance que lui ont transmises
les Ecritures n’a pas menti. Oui, enfin, après une si longue attente,
le Royaume de Dieu va survenir, le salut s’effectuer, et ce salut est déjà
présent, il le tient dans ses bras. Le salut n’est pas l’espoir
d’une société parfaite mais UNE PERSONNE: Iéhoshouah,
en hébreu, signifie “DIEU SAUVE, “SAUVEUR”.
Mais
Syméon, en outre, complète la révélation reçue
par Marie à l’Annonciation: son fils sera Gloire d’Israël mais
aussi salut pour tous les peuples, lumière pour les païens
! En Jésus, le salut est offert au monde, destiné à
réaliser l’unité du monde en Dieu.
ORACLE
DE SOUFFRANCES : UN MESSIE CONTESTÉ
Mais à cette joyeuse nouvelle, Syméon ajoute une mystérieuse et douloureuse prédiction:
Syméon
les bénit puis il dit à Marie sa mère: “Vois, ton
fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup
en Israël. Il sera un signe de division - Et toi-même, ton cœur
sera transpercé par une épée ?
Ainsi
seront dévoilées les pensées secrètes d’un
grand nombre”.
L’ange Gabriel avait annoncé un roi glorieux: à présent Marie apprend que Jésus ne s’imposera pas comme une évidence, comme un despote. Le Messie se présentera à la liberté des hommes, on sera pour ou contre lui: l’option dévoilera la droiture ou le mal des cœurs. Cette contestation, ce rejet sera source d’immenses souffrances auxquelles Marie participera: son cœur sera déchiré de constater que son peuple, en majorité, ne reconnaît pas son Messie, alors que des païens, eux, le découvriront avec émerveillement.
![]() |
UNE FEMME PROPHETESSE.
A l’homme Syméon, Luc joint une femme: Anne apparaît comme le modèle des pauvres veuves:
“Elle ne s’éloignait pas du temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière…Elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem”
Le service de Dieu, dans la prière continuelle et la pénitence, ouvre le cœur à l’Esprit et permet d’accueillir la venue du Messie. Cette reconnaissance éveille la joie de partager la Bonne Nouvelle. La femme précède l’homme Syméon dans l’urgence missionnaire.
“Lorsqu’ils
eurent accomplis tout ce que prescrivait la Loi du Seigneur, ils retournèrent
en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant
grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce
de Dieu était sur lui”.
Telle
fut la première entrée de Jésus, le Fils, dans le
Temple. Préfiguration des événements futurs: Jésus
reviendra au Temple, tentera en vain de s’y faire reconnaître. Les
grands prêtres le méconnaîtront et le rejetteront. La
croix sera le sacrifice définitif de l’Agneau qui permettra le “rachat”,
la libération, “le relèvement” des disciples. Jésus
mort et ressuscité sera bien “la gloire d’Israël” mais ce sont
les pauvres en esprit et les païens qui s’ouvriront à sa Lumière.
40
jours après sa Résurrection, Jésus entrera dans le
Temple céleste de son Père, y entraînant les pauvres
en esprit de toutes les nations.
ette
neuvaine qui nous fait entrer dans la nouvelle année sera offerte
à la Sainte Famille pour vos intentions particulières, et
pour toutes les familles du monde entier.
NEUVAINE
A LA SAINTE FAMILLE
Au
nom du Père du Fils et du Saint-Esprit.
Amen
!
Un
petit chant (ou prière) de votre choix.
Prions
:
Sainte
Famille de Nazareth, nous nous confions à vous, parce que Dieu a
choisi de venir dans une famille, et par une famille pour sauver le monde
et lui montrer son amour. Nous avons ouvert votre porte et nous sommes
entrés chez-vous.
Joseph,
tu es le modèle des pères, attentif et doux, fort et protecteur.
Marie,
lumière et joie dans la maison, tu es le modèle des mamans
qui aiment et qui consolent.
Enfant-Jésus,
tu es le modèle de l’obéissance et de l’amour pour les parents.
Faites
que notre famille vous ressemble de plus en plus. Gardez-nous dans la paix
et la prière. Gardez-nous des disputes, de la jalousie et de l’impatience.
Gardez-nous dans la volonté de Dieu et dans le désir de nous
donner aux autres. Gardez-nous dans l’harmonie et dans la charité,
et veillez à tous nos besoins matériels et spirituels.
Intériorité : A la fin de ce temps de prière prendre petit temps de silence.
Prières
spontanées :
Exprimer
librement chacun :
-
un merci
-
un pardon
-
un s’il te plaît
Invocation
:
Sainte
Famille de Nazareth, priez pour nous ! (3 fois)
Bénédiction : Dieu trois fois Saint, par l'intercession de la Sainte Famille vient bénir toute ta création durant toute cette année 2009 !
Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles et les siècles. Amen !
Au
nom du Père du Fils et du Saint-Esprit.
Amen
!
Que
Dieu vous bénisse et vous comble de son Amour !
Belle
et sainte année 2010 !
Prière
de la Sainte-Famille
Sainte
Famille de Nazareth (chant ou prière)
Sainte
Famille de Nazareth,
Petite
Trinté sur la terre,
Jésus
Dieu sur la terre,
Marie
épouse de l’Esprit,
Joseph
ombre du Père,
Rendez-nous
semblable à vous.
Petite
Trinté sur la terre,
Joseph
mourrant d’amour pour Marie,
Marie
mourrant d’amour pour Jésus,
Jésus
mourrant d’amour pour le monde,
Rendez-nous
semblable à vous.
(texte
écrit par Ephraïm)
MERCI,
Seigneur
d'avoir
posé ton regard bienveillant
sur
notre Père Abraham
et
d'avoir guéri la stérilité de Sarah,
en
fidélité à ton Alliance
en
vue de sa descendance,
dont
nous sommes...
Ô
mon Dieu grand et tout-puissant,
tu
t'es fait chair dans le sein d'une femme
bouleversant
ainsi l'ordre
de
nos conceptions humaines
et
tu veux aussi prendre corps
au
plus profond de nous-mêmes.
MERCI,
pour avoir choisi
Joseph,
le Charpentier,
pour
veiller sur cette sainte Famille
dont
nous sommes aussi...
Aujourd'hui
encore,
nous
entrons dans ce grand mystère
de
notre histoire avec TOI,
heureux
d'être tes enfants,
heureux
d'être des enfants de lumière
portés
dans les bras
de
la toute pure Vierge Marie
et
secourus sans cesse
par
la bonté du glorieux Joseph...
Comme
ils ont présenté Jésus au Temple
pour
le consacrer à Dieu,
nous
leur demandons d'ouvrir leurs mains
pour
t'offrir le monde entier
et
l'exposer à la lumière
afin
qu'il soit SAUVÉ.
(D'après
EPHATA)
RETOUR
INDEX
Janvier
// Religion
// Accueil
Vous
voulez envoyer cette page à un ami(e)?
cliquez
sur le logo: