Fête du Sacré-Cœur de Jésus
, le 23 juin 2017
Le mois de juin est consacré au Sacré Coeur de Jésus


Le cœur de Jésus est le symbole de l’amour divin. L’Eglise contemple le coeur du Sauveur de l’humanité et se laisse guider par lui jusqu’au plus profond du mystère de l’amour où se rencontrent l’homme et Dieu. La dévotion au Sacré Coeur invite à fixer l'attention sur ce coeur aimant, compatissant et miséricordieux. Il existe des liens intimes entre le Sacré-Coeur et l’Eucharistie qui est fêté le vendredi qui suit la fête du Saint-Sacrement
 
 

Dans toutes les langues du monde, le mot "coeur" est synonyme d'accueil, de tendresse, de miséricorde.
Nul mieux que Jésus n'a su révéler la bonté du coeur de Dieu, son attention aux petits
et à leurs misères quotidiennes.
Jésus a vécu cet amour dans un oubli constant de lui-même, jusqu'au don suprême sur la croix.


Le Sacré-Cœur est une dévotion au Cœur de Jésus-Christ, en tant que symbole de l'amour divin par lequel le fils de Dieu a pris la nature humaine et a donné sa vie pour les hommes1. Cette dévotion est particulièrement présente au sein de l'Église catholique romaine mais aussi, quoi qu'à moindre échelle, dans l'Église anglicane et dans certaines Églises luthériennes. Elle met l'accent sur les concepts d'amour et d'adoration voués au Christ. La solennité du Sacré-Cœur a été instituée par le pape Clément XIII en 1765 et étendue à toute l'Église catholique romaine par le pape Pie IX en 1856.

 
L'extension de cette dévotion dans l'Église catholique romaine à partir du XVIIe siècle provient des révélations d'une religieuse visitandine catholique du couvent de Paray-le-Monial en Bourgogne, Marguerite-Marie Alacoque, qui a affirmé l'avoir reçue du Christ lui-même lors de différentes apparitions entre 1673 et 1675, et, plus tard, à partir du XIXe siècle, provient des révélations d'une autre religieuse supérieure catholique du couvent de la Congrégation du Bon Pasteur de Porto, en Portugal, Marie du Divin Cœur, comtesse Droste zu Vischering, qui a demandé, au nom du Christ lui-même, au pape Léon XIII qu'il consacre le monde entier au Sacré-Cœur de Jésus.
 
La tradition catholique a toujours associé le Sacré-Cœur avec les Actes de Réparation dédiés au Christ. Dans son encyclique Miserentissimus Redemptor, Pie XI a indiqué : « l'esprit d'expiation ou de réparation a toujours tenu le premier et principal rôle dans le culte rendu au Sacré-Cœur de Jésus ». La Dévotion au Sacré-Cœur est parfois pratiquée au sein des Églises orthodoxes, où elle reste un point de controverse, car perçue comme étant un exemple de latinisation liturgique.
 
Le Sacré-Cœur est souvent représenté, dans l'art chrétien, sous la forme d'un cœur enflammé brillant d'une lumière divine, saignant car ayant été percé par la lance du soldat romain Longinus, entouré d'une couronne d'épines et surmonté d'une petite croix. Parfois, le cœur est centré sur le corps du Christ, avec ses mains transpercées dirigées vers lui, comme s'il allait l'offrir à la personne qui se tient devant lui. Les blessures et la couronne d'épines font allusion aux conditions de la mort de Jésus-Christ, alors que le feu symbolise le pouvoir transformateur de l'amour.
 

Histoire
 
Le Christ Roi est un monument religieux en Portugal dediqué au Sacré-Cœur de Jésus où existe une chapelle avec des reliques de sainte Marguerite-Marie Alacoque, de saint Jean Eudes et de la bienheureuse Marie du Divin Cœur.

Origines
 
La tradition du Sacré-Cœur trouve son origine avec l'apôtre saint Jean, qui a reposé sa tête sur le cœur de Jésus durant la Cène (Evangile selon st Jean 13,23) et a vu le Cœur transpercé de Jésus lors de la Passion (Evangile selon st Jean 19,34-37). Par la suite, de nombreux saints ont parlé du Cœur du Christ, tels sainte Catherine de Sienne, sainte Gertrude de Helfta, saint François de Sales, des Chartreux ...
 
XVIIe siècle
Pendant les premiers siècles du christianisme, le cœur du Christ ne symbolisait pas tant l'organe de l'affectivité et des émotions, comme il le fait aujourd'hui, que le siège de toute activité mentale, de façon indifférenciée.
 
Ludolphe le Chartreux fait allusion au Sacré-Cœur dans la Grande Vie de Jésus-Christ. Quelques images allemandes, la patrie d'origine de Ludolphe, le représentent aux XVe et XVIe siècles, ainsi que les Cinq-Plaies.
 
Au XVIIe siècle, saint Jean Eudes (1601-1680) mit en place les éléments d'un culte du cœur de la Vierge Marie, puis de celui de Jésus.
 
Image sur Sacré-Cœur révélée à sainte Marguerite-Marie Alacoque.
L'Église catholique se considéra confortée dans l'instauration de ce culte à la suite des apparitions que Marguerite-Marie Alacoque (plus tard proclamée sainte) a eu de Jésus dès 1673 à Paray-le-Monial. Saint Claude La Colombière a aidé sainte Marguerite-Marie Alacoque à répandre ce culte du Sacré-Cœur. L'image qu'elle propage, entouré de rayons d'or et de flammes de feu, comporte au centre le mot « charitas » c'est à dire charité, est l'image du Verbe fait chair , seconde personne de la Trinité, Dieu-Amour, incarné dans un coeur humain.
 
XVIIIe siècle
 Sœur Anne-Madeleine Rémusat (1696-1730) fut une propagatrice de la dévotion au Sacré-Cœur. Pour arrêter la peste à Marseille, Mgr Belsunce, sous l'inspiration de cette religieuse, plaça la ville de Marseille et son diocèse sous la protection du Sacré-Cœur, lors d'une messe célébrée le 1er novembre 1720.
 Marie Leszczynska initiée à cette dévotion par la Visitation de Varsovie, obtient des Evêques de France que la Fête du Sacré-Cœur soit étendue à toute la France ainsi que l'Office et propage ce culte à la cour et dans la famille royale, obtenant qu'il y aie un autel du Sacré-Cœur dans la Chapelle du Château de Versailles, ville d'une des premières confréries du Sacré-Cœur.
 

Pape Pie IX

Pape Pie IX
 
En 1856, le Pape Pie IX étend la Fête du Sacré-Cœur à l'Église universelle. Trois encycliques confirment l'attachement de l'Église à cette dévotion : Annum Sacrum (Léon XIII - 1899), Miserentissimus Redemptor (Pie XI - 1928) et Haurietis Aquas (Pie XII - 1956).
 
Ces circonstances peuvent être comparées à celles qui ont présidé à la proclamation par l'Eglise catholique de la Fête-Dieu, proposé par Sainte Julienne de Cornillon. De même, le Dimanche de la divine Miséricorde fait suite au message de Faustine Kowalska. Ces trois fêtes ont été instituées dans le calendrier liturgique suite à des faits mystiques sur lesquels l'Église catholique romaine a posé un avis favorable.


 

Consécrations au Sacré-Cœur
 
Peinture de la bienheureuse Marie du Divin Cœur et de sainte Marguerite-Marie Alacoque, les deux en adoration au Sacré-Cœur de Jésus.
Dans sa bulle pontificale Auctorem Fidei, le pape Pie VI loua la dévotion au Sacré-Cœur. Finalement, le pape Léon XIII consacra, par son encyclique Annum Sacrum (le 25 mai 1899), chaque être humain au Sacré-Cœur. L'idée de cet acte, que Léon XIII surnomma "le grand acte" de son pontificat, lui avait été soumise par la bienheureuse Marie du Divin Cœur, comtesse Droste zu Vischering, une religieuse supérieure de la Congrégation du Bon Pasteur de Porto, en Portugal, qui prétendait l'avoir surnaturellement reçue du Christ lui-même. Depuis le milieu du XIXe siècle, des groupes, des congrégations et même des États se sont consacrés au Sacré-Cœur. En 1873, sur pétition du président Gabriel García Moreno, l'Équateur fut le premier pays du monde ainsi consacré, accomplissant enfin ce que Dieu avait demandé à Marie-Madeleine un peu moins de deux mille ans auparavant, selon la vulgate chrétienne. Les familles catholiques se sont appliquées à l'« intronisation du Sacré-Cœur » dans leurs maisons et dans leurs pays.
 
Sens de la spiritualité du Cœur de Jésus
 
Dans le Directoire sur la piété populaire et la Liturgie, publié le 9 avril 2002, la Congrégation pour le culte divin rappelle le sens du culte rendu au Cœur de Jésus : « L'expression "Cœur de Jésus", entendue dans le sens contenu dans la divine Écriture, désigne le mystère même du Christ,
c'est-à-dire la totalité de son être, ou le centre intime et essentiel de sa personne: Fils de Dieu, sagesse incréée;
Amour infini, principe du salut et de sanctification pour toute l'humanité. Le "Cœur du Christ" s'identifie au Christ lui-même,
Verbe incarné et rédempteur.

 
Dans l'encyclique Haurietis Aquas in Gaudio, véritable référence pour la compréhension de la spiritualité du Sacré-Cœur5, Pie XII définit le mystère du cœur de Jésus comme le mystère de l'amour miséricordieux du Christ et de la Trinité tout entière, Père, Fils et Saint Esprit, envers l'humanité6.
 
Fête du Sacré-Cœur
Le mois de juin lui est consacré, mois pendant lequel a lieu la Fête du Sacré-Cœur qui est célébrée dans toute l'Église catholique romaine depuis 1856. Cette solennité est célébrée 19 jours après le dimanche de Pentecôte, soit un vendredi (le 1er juillet en 2011).
 
 
Saints et saintes liés au culte du Sacré-Cœur de Jésus
Marie du Divin Cœur (1863-1899) était une religieuse des Sœurs de la Congrégation du Bon Pasteur qui a demandé, au nom du Christ lui-même,
au pape Léon XIII qu'il consacre le monde entier au Sacré-Cœur de Jésus. saint Jean Eudes

 sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647 - 1690)
 vénérable Anne-Madeleine Rémusat (1696 - 1730)
 sainte Madeleine-Sophie Barat (1779 - 1865)
 saint Michel Garicoïts (1797 - 1863)
 Adèle Garnier (1836 - 1924)
 bienheureuse Sœur Marie de Jésus Crucifié (1846 - 1878)
 bienheureuse Marie du Divin Cœur (1863-1899)
 
Autres voyantes et mystiques célèbres:
 Madame Edith Royer (1841­1924) et l'Archiconfrérie de prière et de pénitence de Montmartre
 Claire Ferchaud (5 mai 1896 - 29 janvier 1972)
 bienheureuse Alexandrina de Balasar (30 mars 1904 - 13 octobre 1955)
 
Congrégations dévolues au culte du Sacré-Cœur de Jésus:
Au XIXe siècle, un très grand nombre de congrégations en lien avec la spiritualité du Sacré-Cœur de Jésus ont été fondées. Cette liste n'est donc pas exhaustive.
 Religieuses du Sacré-Cœur de Jésus, congrégation fondée en France en 1800 par sainte Madeleine-Sophie Barat
 Pères et religieuses des Sacrés-Cœurs de Picpus, congrégation fondée en France en 1800 par l'abbé Coudrin et la mère Henriette Aymer de la Chevalerie
 Frères du Sacré-Cœur, congrégation fondée en France en 1821 par le père André Coindre et le vénérable frère Polycarpe (Jean-Hippolyte Gondre)
 Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus, congrégation fondée en France en 1832 par saint Michel Garicoïts et par la bienheureuse Sœur Marie de Jésus Crucifié
 Congrégation du Sacré-Cœur de Jésus, fondée en France en 1852 par le père Joseph-Marie Timon-David
 Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus, congrégation fondée en France en 1854 par l'Abbé Jules Chevalier
 Missionnaires comboniens du Cœur de Jésus, congrégation fondée en Intalie en 1867 par saint Daniel Comboni
 Société des Filles du Sacré Cœur, congrégation fondée en Belgique en 1873 par sainte Marie de Jésus Deluil-Martiny
 Union des Oblates du Cœur de Jésus, congrégation fondée en France en 1874 par sainte Louise-Thérèse de Montaignac de Chavance
 Servantes du Sacré-Cœur, congrégation fondée en Italie en 1874 par sainte Catherine Volpicelli
 Petites Servantes du Sacré-Cœur de Jésus pour les Malades pauvres, congrégation fondée en Italie en 1975 par sainte Anna Michelotti
 Société des prêtres du Sacré-cœur de Jésus, congrégation fondée en France en 1877 par le père Léon Dehon
 Ancelles du Sacré-Cœur, fondée en Espagne en 1877 par sainte Raphaelle Porras y Ayllon
 Sœurs missionnaires du Sacré-Cœur, congrégation fondée en Italie en 1880 par sœur Françoise-Xavière Cabrini
 Sœurs hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus, congrégation fondée en Italie en 1881 par Benoît Menni, frère de Saint-Jean-de-Dieu
 Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre, congrégation fondée en France en 1898 par Adèle Garnier
 Ursulines du cœur de Jésus agonisant (ou Ursulines grises), congrégation fondée en Pologne en 1920 par sainte Ursule Ledóchowska
 Petites Sœurs du Sacré-Cœur, congrégation fondée en France en 1933 et dont la spiritualité s'inspire de Charles de Foucauld
 
Représentations religieuses et populaires du Sacré-Cœur
 

Médailles et images religieuses
 
Culture populaire
 
Lieux de culte célèbres dédiés au Sacré-Cœur
 Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, à Paris, en France;
 Basilique du Sacré-Cœur de Marseille, en France;
 Basilique de Paray-le-Monial, en France;
 Basilique du Sacré-Cœur de Nancy, en France;
 Basilique du Sacré-Cœur de Bruxelles en Belgique;
 Basilique du Sacré-Cœur (de l'Étoile) à Lisbonne, Portugal;
 Sanctuaire du Christ Roi en Almada, Portugal;
 Basilique du Sacré-Cœur (Basilica of the Sacred Heart), sise en l'Université de Notre Dame, à South Bend, dans l'Indiana, aux États-Unis;
 Basilique-cathédrale du Sacré-Cœur (Cathedral Basilica of the Sacred Heart), à Newark (New Jersey), dans le New Jersey, aux États-Unis;
 Église du Sacré-Cœur à Munich, en Bavière;
 Eglise du Sacré-Coeur en Saint Germain du Crioult, France;
 Eglise du Sacré-Coeur en Menton, France;
 Eglise du Sacré-Coeur de Cholet, France;
La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, qui trouve son origine dans la contemplation de la personne de Jésus, de sa vie et de ses vertus pour l’aimer et l’imiter, a reçu un élan particulier à travers les apparitions de Paray-le-Monial au 17ème siècle. Jésus, apparaissant à sainte Marguerite-Marie, lui dit : « Voici le Cœur qui aime tant les hommes et reçoit si peu en retour ». Dès les premières années, la « dévotion au Sacré-Cœur » a été très présente dans la spiritualité des légionnaires du Christi et du mouvement Regnum Christi.
Les légionnaires du Christ et les membres du Regnum Christi sont invités cette année à une démarche spirituelle particulière de pénitence, de réparation au Cœur de Jésus outragé. C’est un moment unique dans leur histoire. Les actions si graves de notre fondateur ont laissé des plaies profondes. Ils ont causé un grave scandale, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre famille spirituelle. Nous avons tous senti ses effets ;  notre foi et notre confiance ont aussi pu être affaiblies par des doutes et des interrogations. Dans de telles circonstances, nous ne pouvons que nous tourner vers le Christ, le seul qui peut tout transformer.
Dans ce contexte, la neuvaine de préparation à la Fête du Sacré-Cœur (vendredi 11 juin) revêt un caractère spécial de pénitence et réparation. Cette semaine, le Saint-Sacrement est solennellement exposé toute la journée dans les maisons de la Légion du Christ et du Regnum Christi. Tous nos membres et amis sont invités à se joindre à notre prière. Devant le Saint-Sacrement, nous prierons tous les jours les « litanies de l’humilité » ainsi que les prières de la neuvaine du Sacré-Cœur. En ces jours de clôture de l’année sacerdotale, nous voulons nous unir au Saint-Père et à toute l’Église en réparation pour toutes les infidélités des prêtres et des consacrés.
Durant toute cette année et jusqu’à la prochaine fête du Sacré-Cœur (2011), nous invitons aussi les membres et amis du Regnum Christi à offrir pour cette intention la messe du premier vendredi du mois, l’adoration eucharistique, et leurs sacrifices dans un esprit de réparation et de pénitence.
Mais c’est aussi un moment pour demander la grâce d’avancer vers le futur avec confiance, dans un nouvel engagement de se donner avec joie et sainteté au Christ, à l’Église, et aux âmes.
Dévotion au Sacré Cœur
La dévotion au Sacré Cœur consiste à faire réparation et à imiter le Christ, ainsi qu’à partager le message de salut avec joie et conviction :
- Nous nous repentons de nos péchés ; nous imitons le Christ qui, innocent, a souffert pour les péchés des autres ; nous ressentons le désir de faire aussi pénitence pour les péchés des autres : nos proches, les membres de notre famille naturelle ou spirituelle, tous les membres de l’Église, et aussi toutes les personnes qui ne connaissent pas encore l’amour de Dieu.
- Une dévotion plus profonde au Sacré Cœur de Jésus demande d’aller plus loin. Ne se limitant pas à prier en réparation, elle nous pousse à chercher à consoler le Christ et à plaire au Père en essayant de notre mieux d’imiter, au plus haut degré, la sainteté du Christ, son Fils bien-aimé.
- De plus, un amour brûlant pour le Christ, symbolisé par son Cœur, doit nous pousser à chercher l’établissement et la croissance de son Royaume dans le monde.
Nous somme tous invités à intensifier notre vie de prière et de sacrifice, en réparation pour nos propres fautes, pendant le reste de cette neuvaine et tous les premiers vendredi du mois de l’année à venir. Ce sera toujours une réponse insuffisante en comparaison à nos péchés et à nos misères, mais nous implorons Dieu d’accepter cette offrande que nous faisons au Sacré-Cœur de Jésus selon l’esprit de Saint Paul : «  En ce moment je trouve ma joie dans les souffrances que j’endure pour vous, et je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l’Église » (Col. 1, 24).

Benoît XVI a développé le sujet de la « réparation eucharistique » dans la dévotion au Sacré-Cœur lors d’une rencontre avec les curés de Rome

le 22 février 2007.
« Nous ne parlons plus en général de l´adoration eucharistique, qui a réellement pénétré dans nos cœurs et qui pénètre dans le cœur du peuple. Vous avez posé cette question spécifique sur la réparation eucharistique. Il s´agit d´un discours qui est devenu difficile. Je me souviens, quand j´étais jeune, qu´à l´occasion de la fête du Sacré-Cœur, nous disions une belle prière de Léon XIII, puis une autre de Pie XI, dans laquelle la réparation occupait une place particulière, précisément en référence, déjà à cette époque, aux actes sacrilèges qui devaient être réparés.
Il me semble que nous devons aller au fond des choses, parvenir au Seigneur lui-même qui a offert la réparation pour le péché du monde, et nous efforcer de réparer : disons qu´il faut équilibrer le surplus de mal et le surplus de bien. Ainsi, dans la balance du monde, nous ne devons pas laisser ce grand surplus au négatif, mais accorder un poids au moins équivalent au bien.
Cette idée fondamentale s´appuie sur ce qui a été fait par le Christ. Tel est, pour autant que je comprenne, le sens du sacrifice eucharistique. Contre ce grand poids du mal qui existe dans le monde, le Seigneur place un autre poids plus grand, celui de l´amour infini qui entre dans ce monde. Tel est le point important : Dieu est toujours le bien absolu, mais ce bien absolu entre précisément dans le jeu de l´histoire ; le Christ devient ici présent, il souffre et subit jusqu´au bout les souffrances du mal, créant ainsi un contrepoids d´une valeur absolue. Le surplus du mal, qui existe toujours si nous ne considérons de façon empirique que les proportions, est dépassé par le surplus immense du bien, de la souffrance du Fils de Dieu.
Dans ce sens, la réparation est alors nécessaire. Il me semble qu´aujourd´hui, il est un peu difficile de comprendre ces choses. Lorsque l´on voit le poids du mal dans le monde, qui augmente en permanence, qui semble exercer une domination absolue dans l´histoire, on pourrait ­ comme le dit saint Augustin dans une méditation ­ véritablement désespérer. Mais l´on constate qu´il y a un surplus encore plus grand dans le fait que Dieu lui-même est entré dans l´histoire, a participé à l´histoire et a souffert jusqu´au bout. Tel est le sens de la réparation. Ce surplus du Seigneur est pour nous un appel à nous ranger de son côté, à entrer dans ce grand surplus de l´amour et à le rendre présent, même avec nos faiblesses. Nous savons que pour nous aussi, ce surplus est nécessaire, car dans notre vie aussi, il y a le mal. Nous vivons toujours grâce au surplus du Seigneur. Mais il nous fait ce don afin que, comme le dit la Lettre aux Colossiens, nous puissions nous associer à son abondance et, disons, faire grandir encore plus cette abondance de façon concrète à notre époque historique.
 
Il me semble que la théologie devrait faire davantage pour faire comprendre encore mieux cette réalité de la réparation. Il y avait également de fausses idées dans l´histoire. Ces derniers jours, j´ai lu les discours théologiques de saint Grégoire de Nazianze, qui, à un certain moment, parle de cet aspect et se demande à qui le Seigneur a offert son sang. Il dit : le Père ne voulait pas du sang du Fils, le Père n´est pas cruel, il n´est pas nécessaire d´attribuer cela à la volonté du Père ; mais c´est l´histoire qui le voulait, ce sont les nécessités et les déséquilibres de l´histoire qui le voulaient. L’on devrait entrer dans ces déséquilibres et là, recréer le véritable équilibre. Cela est véritablement éclairant. Mais il me semble que nous ne disposons pas du langage nécessaire pour comprendre ce fait et le faire également comprendre aux autres. Il ne faut pas offrir à un Dieu cruel le sang de Dieu. Mais Dieu lui-même, par son amour, doit entrer dans les souffrances de l´histoire pour créer non pas un équilibre, mais un surplus d´amour qui est plus fort que l´abondance du mal qui existe. C´est ce à quoi le Seigneur nous invite.
 
Cela me semble une réalité typiquement catholique. Luther dit : nous ne pouvons rien ajouter. Et cela est vrai. Puis il dit : donc, nos œuvres ne comptent pas. Et cela n´est pas vrai. Car la générosité du Seigneur se révèle précisément dans le fait qu´il nous invite à entrer et accorde également une valeur au fait que nous soyons avec Lui. Nous devons mieux apprendre tout cela et ressentir également la grandeur, la générosité du Seigneur et la grandeur de notre vocation. Le Seigneur veut nous associer à son grand surplus. Si nous commençons à le comprendre, nous serons heureux que le Seigneur nous invite à cela. Ce sera la grande joie d´être pris au sérieux par l´amour du Seigneur ».


 
 
 ACTE DE CONSECRATION DU GENRE HUMAIN AU SACRE-CŒUR DE JESUS
(IESU DULCISSIME, REDEMPTOR)

Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous, qui sommes humblement prosternés devant votre autel. Nous sommes à vous, nous voulons être à vous; et afin de pouvoir vous être plus fermement unis, voici qu'en ce jour, chacun de nous se consacre spontanément à votre Sacré-Cœur. Beaucoup ne vous ont jamais connu; beaucoup ont méprisé vos commandements et vous ont renié. Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres, et ramenez-les tous à votre Sacré-Cœur.
Seigneur, soyez le roi, non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonné; faites qu'ils rentrent bientôt dans la maison paternelle, pour qu'ils ne périssent pas de misère et de faim. Soyez le Roi de ceux qui vivent dans l'erreur ou que la discorde a séparés de vous; ramenez-les au port de la vérité et à l'unité de la foi, afin que bientôt il n'ait plus qu'un seul troupeau et qu'un seul pasteur.
Accordez, Seigneur, à votre Église, une liberté sûre et sans entraves; accordez à tous les peuples l'ordre et la paix; faites que d'un côté du monde à l'autre, une seule voix retentisse : « Loué soit le divin Cœur qui nous a acquis le salut, à lui gloire et honneur dans tous les siècles ». Ainsi soit-il.
 
 
Les méditations
Fête du Sacré Coeur, Saint Jean 19, 31-37
 
Jésus venait de mourir. Comme c’était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l’on avait crucifiés avec Jésus. Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu’il dit vrai.) Tout cela est arrivé afin que cette parole de l’Écriture s’accomplisse : Aucun de ses os ne sera brisé. Et un autre passage dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.
 
Réflexion
 
1. Ils lèveront les yeux vers Celui qu’ils ont transpercé. Aujourd’hui l’Eglise nous propose la fête du Sacré Cœur. La liturgie du jour rapporte comment un homme transperce le cœur de Jésus avec sa lance. Ce cœur est transpercé quotidiennement par les péchés de tant d’hommes ignorant son amour et le méprisant par une vie de péché. Jésus ne réagit pas, ne nous fait pas violence ; il n’impose ni son pouvoir ni son autorité. Du haut du ciel, il regarde les hommes avec compassion et il cherche à les consoler.
2. Ce cœur qui a tant aimé le monde. Aujourd’hui aussi Jésus murmure dans le cœur de chaque chrétien : « et toi, m’aimes-tu ? ». Comment montrer notre amour pour Jésus en ce jour où nous fêtons son amour infini pour nous ? A chacun de trouver sa manière : une attention, un geste, un moment dédié spécialement à Jésus-Christ. Jésus se satisfait du peu que nous lui donnons : un instant de compagnie lui suffit, un petit acte de charité, une visite à un malade ou à un prisonnier, une attention envers notre conjoint, nos enfants ou nos parents, faire la paix avec telle personne à qui nous n’avons pas adressé la parole depuis des mois…Le Cœur du Christ est si bon que nos petites actions suffisent pour que Jésus se sente aimé et que son coeur batte pour nous avec une prédilection toute spéciale.
Prière
Jésus, je t’aime et je te demande pardon pour tous les hommes qui t’ont offensé.
Résolution
Je ferai pour le Christ une des actions suggérées dans la méditation d’aujourd’hui.

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