(mise à jour le 23 février 2013)
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Dimanche
des
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Samedi saint // Jour de Pâques
Pâques et ses coutumes et tradition
"Joyeuses Pâques!!!!"
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31 mars 2013
Dans la nuit de Pâques brillera une lumière,
surgira une source. Des hommes et des femmes vont s'y
plonger pour "renaître de l'eau et de l'Esprit".
Ce sera comme une nouvelle naissance.
"ALLELUIA, ALLELUIA"
Étymologiquement, « Pâques »
signifie « passage » : par ce passage de la mort
à la Vie, le Christ a sauvé l’Homme du
péché et l’a appelé à la vie
éternelle. La Résurrection du Christ est
l’accomplissement des promesses faites par Dieu à son
peuple. C’est pourquoi la fête de Pâques est le
sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour
d’allégresse est marqué dans les
églises par la couleur blanche ou dorée,
symbole de joie.
Cette année, c'est
vraiment une grâce donnée à tous les
chrétiens de pouvoir célébrer ensemble
la fête de la Résurrection du Christ
Notre-Seigneur. Dans le même Souffle saint, nous
allons nous rejoindre au coeur de notre foi. Si seulement
cela pouvait se produire tous les ans ! Que tous les
chrétiens puissent proclamer ensemble Celui qui les
fait vivre ! Grâce à Dieu, en cette nuit
très sainte, va pouvoir surgir la joie commune de
l'acclamation :
« Christ est ressuscité ! Il est vraiment
ressuscité ! Alleluia ! Alleluia ! Alleluia ! »
Qui, dans l'Esprit-Saint, nous révèle le
Père : « Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le
Fils unique, qui est dans le sein du Père,
c'est lui qui a conduit à le connaître »
(Jean 1, 18).
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Nous appuyant sur le témoignage de ceux et celles qui
ont vu Jésus mort et ressuscité, nous croyons
qu'il est vivant pour toujours. Être chrétien,
c'est vivre cette relation personnelle et vivante avec le
Christ. Comme il nous l'a dit, nous croyons qu'il est avec
nous « tous les jours jusqu'à la fin du monde
». Notre Dieu est tout proche. Ce n'est pas un Dieu
inconnu. Il s'est révélé. Il a pris
visage. Il marche avec nous comme avec les disciples
d'Emmaüs. C'est un ami sur la route. Invisible, mais
réellement présent. Nous nous mettons en sa
présence et nous lui parlons, c'est la prière.
Nous l'écoutons, c'est la lecture de la Parole. Nous
le touchons, c'est l'Eucharistie et tous les sacrements
y compris le « sacrement du pauvre ». Nous
le reconnaissons comme notre Dieu, c'est l'adoration. Nous
comprenons bien l'enthousiasme de Paul : « Pour moi,
vivre, c'est le Christ ! »
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Dans la nuit
de Pâques brillera une lumière, surgira une
source. Des hommes et des femmes vont s'y plonger pour
« renaître de l'eau et de l'Esprit ». Ce
sera comme une nouvelle naissance. Une jeune du Jura,
pensant qu'elle était baptisée et
découvrant qu'elle ne l'avait pas été,
a eu cette exclamation extraordinaire : « Ah ! c'est
comme si je n'existais plus ! » C'est bien le
réalisme de la foi qui l'a conduite au baptême.
Elle désirait vivre vraiment en se branchant sur le
Christ. Comme la branche est reliée à l'arbre
de vie ou le sarment sur le cep. « Demeurez en moi,
comme moi en vous. Demeurez dans mon amour » (Jean
15).
Quelle tristesse lorsque la religion apparaît
simplement comme une morale ou une idéologie, alors
que c'est justement une relation vivante et
passionnée avec quelqu'un. Jean Sulivan a
écrit cela d'une façon un peu provocante :
« Rien d'étonnant que des hommes formés
aux méthodes expérimentales, aux formes nues,
au langage direct, se détournent quand ils entendent
feu et ne voient qu'un tas de bois, source et qu'ils ne
voient que le bénitier, grâce et qu'il n'y a
pas de joie » (Mais il y a la mer).
Croire au Christ ressuscité nous fait entrer dans le
Royaume de Dieu ; nous y sommes déjà,
même sans l'être complètement. Ce n'est
pas seulement croire que le mort est vivant. C'est
déjà vivre de sa Vie ce que nous
appelons la Vie éternelle. La mort sera un passage.
C'est le paradoxe de la foi : quand on est mort, c'est pour
la Vie ! Bernanos l'écrivait très bien :
« Il n'y a pas un royaume des morts et un royaume des
vivants, il y a le Royaume de Dieu, et nous sommes tous
dedans, morts et vivants. » Quelle source
d'espérance ! En ce monde autre, dont nous n'avons
aucune idée puisque ce seront « des cieux
nouveaux et une terre nouvelle », il n'y aura plus de
temps, plus d'espace, plus de barrières, plus de
frontières. Nous serons bien chacun et chacune
nous-mêmes, mais avec un « corps spirituel
» pour reprendre l'expression de Paul ,
transfigurés dans l'Amour
Lorsque quelqu'un nous quitte, toute relation physique est
rompue. Au matin de la résurrection justement (et ce
n'est pas un jeu de mots), Jésus a re-suscité
la relation avec Marie-Madeleine, Pierre, Jean et les autres
disciples. Il a vraiment vaincu la mort. On comprend que,
pour vivre le mystère de la résurrection, il
n'y ait plus qu'une seule exigence, ou un seul commandement
en qui se résument tous les autres : «
Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
» Vivre en ressuscités, c'est aimer comme Il
nous a aimés. Jean l'a fort bien exprimé :
« Parce que nous aimons nos frères, nous savons
que nous sommes passés de la mort à la vie.
Celui qui n'aime pas reste dans la mort » (1 Jean 3,
14).
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C'est en ce
sens que l'on comprend bien saint Jean de la Croix : «
Au soir de la vie, nous serons jugés sur l'amour.
» C'est le grand tableau du jugement des nations de
l'Évangile selon Matthieu. À qui croit au ciel
comme à qui n'y croit pas, le Fils de l'homme dira :
« Tu as aimé le plus petit, c'était moi.
» Là aussi, c'est une belle source
d'espérance de croire que ceux qui ont vraiment
aimé ne seront pas dépaysés en
rencontrant celui qui est Amour. Eux aussi seront
invités à entrer dans la Vie.
Dans la joie de célébrer Pâques
ensemble, les chrétiens ressentent davantage
l'urgence de leur unité. Comment être signes de
ce Christ ressuscité, qui invite à entrer dans
le dynamisme de « l'amour plus fort que la mort
», en étant divisés ?
L'oecuménisme n'est pas une option, c'est une
exigence missionnaire : « Qu'ils soient un en nous,
pour que le monde croie que tu m'as envoyé »,
priait Jésus.
En ce jour de la Résurrection, prenons le temps de
nous arrêter un moment. Peut-être sommes-nous
dans la joie radieuse des disciples qui ont vu le Seigneur.
Goûtons simplement cette joie. Comme on savoure le vin
des noces. Peut-être sommes-nous comme
Marie-Madeleine, toute perdue et en larmes. Puisse
Jésus s'approcher. Ce jardinier qui est allé
jusqu'au bout de la nuit peut être aussi celui qui
nous conduira vers la douce lumière d'un matin.
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Le Christ
n'est plus au tombeau,
Il est le Vivant parmis les vivants.
« Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se
rend au tombeau. La pierre a été
enlevée… Les bandelettes ont été
déposées… Le linge est roulé à
part » (Évangile selon saint Jean, 20).
On y
célèbre ce qui est au cœur de la foi
chrétienne : Jésus de Nazareth,
crucifié aux portes de Jérusalem en ce 7
avril de l'an 30, est ressuscité.
Ce jour est célébrée la messe de la
résurrection.
C’est un jour de réjouissance.
Le matin de Pâques, les disciples apprirent que le
Christ était vivant. « Ils allèrent au
tombeau où Jésus avait été
enseveli. Ils virent que la pierre qui fermait le caveau
avait été déplacée et le
tombeau était vide.
Jésus est ressuscité » (cf. Jean
20,1-10).
"La pierre
a été enlevée du tombeau." (Jean
20,1)
"J'ai vu le sépulcre du Christ vivant,
j'ai vu la gloire du Ressucité.
J'ai vu des anges ses témoins, le suaire et les
vêtements.
Le christ, mon espérence est ressucité!"
"LE CHRIST
NOTRE SEIGNEUR EST RESCUSSITE"
Il s'est levé d'entre les morts,
le Fils de Dieu, notre frère.
Il s'est levé libre et vainqueur;
il a saisi notre destin au coeur du sien
pour le remplir de sa lumière.
"Il regarde le linceul resté là. (Jean 20,6)
"Allez de par le monde entier annoncer la bonne nouvelle:
le Christ est ressuscité, il est vivant!
Nous en sommes témoins!"
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Après
le
sabbat, à l'heure où commençait le
premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l'autre
Marie vinrent faire leur visite au tombeau de
Jésus.
Et voilà qu'il y eut un grand
tremblement de terre ; l'Ange du Seigneur descendit du
ciel, vint rouler la pierre et s'assit dessus. Il avait
l'aspect de l'éclair et son vêtement
était blanc comme la neige. Les gardes, dans la
crainte qu'ils éprouvèrent, furent
bouleversés et devinrent comme morts.
Or l' Ange, s'adressant aux femmes,
leur dit : " Vous, soyez sans crainte! je sais que vous
cherchez Jésus le Crucifié. Il n'est pas
ici, car il est ressuscité, comme il l'avait dit.
Venez voir l'endroit où il reposait. Puis, vite,
allez dire à ses disciples : ' Il est
ressuscité d'entre les morts ; il vous
précède en Galilée : là, vous
le verrez! ' Voilà ce que j'avais à vous
dire. "
Vite, elles, quittèrent le
tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles
coururent porter la nouvelle aux disciples.
Et voici que Jésus vint à
leur rencontre et leur dit: " Je vous salue. " Elles
s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles
se prosternèrent devant lui. Alors Jésus
leur dit: " Soyez sans crainte, allez annoncer à
mes frères qu'ils doivent se rendre en
Galilée : c'est là qu'ils me verront. "
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‘‘ALLELUIA!! ALLELUIA‘‘
Le jour de Pâques est le jour de l'Alléluia.
De tout coeur, chantons donc Alléluia.
Alléluia c'est le mot qui dit la joie, le bonheur.
C'est le mot qui dit à Dieu <<Merci>>.
Merci pour ta tendresse et ta miséricorde.
Merci pour le Christ que tu as relevé de la mort.
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Pâque juive et Pâques chrétiennes
On distingue la Pâque juive des Pâques chrétiennes : la Pâque juive s'emploie au singulier, les Pâques chrétiennes au pluriel. Au moyen-âge, on écrivait au singulier ou au pluriel indifféremment pour les deux fêtes. Elles se fêtent à la même époque, au début du printemps mais pas le même jour ! Et elles n'ont pas la même signification. Cependant la Pâque juive a largement influencé la célébration chrétienne !
La
Pâque
juive a lieu le 15 nissan, le mois des épis et
premier mois de l'année. Ce mois est à
cheval entre mars et avril. Le calendrier juif est
lunaire: le mois commence avec la nouvelle lune. En 2006,
les Juifs célèbrent Pâque le jeudi 13
avril.
Histoire de la célébration de la
fête de Pâques
Pâques chrétiennes
Les
chrétiens célèbrent, à
Pâques, la mort et la résurrection de
Jésus. Cela s'est passé autour de l'an 30. A
cette époque, nombreux étaient les juifs qui
allaient célébrer Pâques en
pèlerinage à Jérusalem. Ils
sacrifiaient l'agneau au temple puis le mangeaient en
famille. Jésus fait, lui aussi, ce
pèlerinage. Il semble avoir été
accueilli en triomphe à Jérusalem.
Cependant, son état d'esprit critique envers la
religion établie lui attire les foudres du
clergé. Il est alors jugé par un tribunal et
condamné à être livré aux
Romains... pour s'en débarrasser. A cette
époque, le gouverneur romain s'appelait Ponce
Pilate, homme qui avait la réputation de ne pas
être un tendre. Il a fait crucifier Jésus,
pour répondre aux souhaits de l'opinion publique,
qui se range volontiers du côté de la
tradition...
Les rédacteurs des Evangiles ont toujours été influencés par l'Ancien testament. A la Pâque juive s'est substituée la célébration de la Cène, le dernier repas que Jésus partage avec ses disciples, la veille de son arrestation. C'est devenu le principal rite chrétien.
Pendant
le
repas, il prit du pain, et après avoir
prononcé la bénédiction, il le
rompit, le leur donna et dit: "prenez, ceci est mon
corps". Puis il prit une coupe, et après avoir
rendu grâce, il la leur donna et ils en burent tous.
Et il leur a dit: "ceci est mon sang, le sang de
l'alliance..."
(Marc XIV, 22)
Cette
cène est avant tout une allégorie.
L'influence du rite juif est manifeste. Le pain et le vin
étaient associés à Pâque avant
la naissance de Jésus. A la coupe d'Elie s'est
substituée la coupe de Jésus devenu l'agnus
Dei qui prend la place de l'agneau pascal offert en
sacrifice. Et l'ascension de Jésus ne peut que
rappeler celle d'Elie...
Documentation sur l'histoire de la fête de
Pâques
A l'origine, la célébration se fait dans la
nuit du samedi au dimanche, mais à partir du
VIIème siècle elle a eu lieu dans
l'après midi du samedi et a partir de 1566 dans la
matinée du samedi. Pie XII en 1951 et 1955 a
autorisé et imposé le retour à la
célébration nocturne.
Depuis le
XVIème siècle, le singulier
(Pâque) désigné la fête juive et
la fête orthodoxe.
Le pluriel (Pâques) désigne la
fête catholique et protestante.
Pâques, ou Pâque, est une fête religieuse chrétienne commémorant la résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa crucifixion le vendredi saint. C'est le jour le plus saint du calendrier chrétien. Il marque la fin du jeûne du Carême.
Pâque, de l’hébreu Pessah « passage », est le nom de la fête juive qui commémore la sortie d’Égypte.
Ce mot a servi à désigner la fête chrétienne car, d'après les Évangiles, c'est pendant cette fête juive (qui dure 7 jours) qu’eurent lieu la mort et la résurrection de Jésus. La forme "Pâque" est utilisée pour désigner cette fête dans les églises orthodoxes. Pour les autres églises, cette forme est vieillie.
La fête chrétienne de Pâques trouve des racines dans la fête juive de la Pâque. Les chrétiens ont reconnu dans la mort et la résurrection de Jésus l'accomplissement de ce que préfigurait la sortie d'Égypte : la libération du mal et de la mort et l'entrée dans la vie donnée par Dieu.
La première célébration de la résurrection du Christ fut la célébration hebdomadaire de chaque dimanche premier jour de la semaine. Le Nouveau Testament ne fait aucune mention d'une fête annuelle chrétienne de Pâques. Elle n'apparut qu'ensuite, au second siècle. Les Églises d'orient, restées proches de la tradition juive, célébraient Pâques le 14 Nissan (quelque soit le jour de la semaine) commémorant ainsi la mort de Jésus. A Rome, on célébrait Pâques le dimanche jour de la Résurrection.
Au concile
de Nicée (en 325), toutes les églises se
sont mises d'accord pour se distinguer des juifs et
pour que la Pâques chrétienne soit
célébré le dimanche qui suit la
pleine lune (14 Nissan) après l'équinoxe de
printemps.
La fête de Pâques, cœur de la foi
chrétienne
Au centre de l’année liturgique, la fête de Pâques est la plus importante pour la foi chrétienne. Elle célèbre la Résurrection de Jésus Christ, après sa Passion et sa mort en croix.
L’événement de Pâques donne sens à toutes les autres fêtes du calendrier chrétien. Chacune d’entre elles est célébrée dans la lumière de la Résurrection et en référence à elle.
La Résurrection du Christ est la source et le socle de la foi, principe de l’évangélisation, de l’annonce de la Bonne Nouvelle et de sa transmission. Elle est le point de départ et la référence radicale de la proposition de la foi dans la société actuelle.
« Si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi... » affirme saint Paul (1 Co 15,14). La Résurrection du Christ est la première Bonne Nouvelle de la prédication des apôtres et de leurs successeurs. Toute vision ou élaboration d’un christianisme qui se réduirait à une sagesse ou à une référence à un Évangile, simple code du bonheur dont Jésus de Nazareth serait le prophète, serait, pour les chrétiens, insuffisante et construite sur du sable... La force des chrétiens, c’est la présence actuelle et définitive du Ressuscité.
Un mot technique est parfois employé pour évoquer le coeur du message et de la Bonne nouvelle évangélique : « le kérygme ». Par sa racine grecque, il signifie : « ce qu’il faut proclamer en priorité », le noyau central et élémentaire de la foi. Le kérygme de référence est constitué par un passage de la 1re lettre de saint Paul aux Corinthiens. La Résurrection en est la base :
« Je vous ai transmis en premier lieu ce que j'avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures… » (1 Co 15,3-8)
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PÂQUES
Fait
briller la petite lumière de ton écoute dans
les yeux du malade,
allume le braisier de ton amour dans le passé du
rejetté,
fait flamber le feu de joie de la tendresse dans la
tête de l'inquiet,
et il fera Pâques en eux et en toi.
Verse l'eau
frîche de ton amitié sur les blessures du
prisonnier,
fais goûter l'eau de source de ta bonté au
malheureux,
trempe les pieds du souffrant dans le ruisseau de ton
accueil,
et il fera Pâques en eux et en toi.
Mets ta
main sur l'épaule de l'esseulé et reste avec
lui le temps qu'il fau;
passe ton bras autour du coup de l'oublié et marche
avec lui longuement;
et il fera Pâques en eux et en toi.
Chaque fois
que tu donnes et tu pardonnes,
il fait Pâques en toi et autour de toi:
le mal recule, le bien progresse:
le monde ressuscite un peu plus.
O Seigneur
qui, en ce jour, par votre Fils Unique, avez vaincu la
mort
et nous avez ouvert les portes de l'éternité
bienheureuse;
comblez par votre grâce les vœux que vous avez
daigné nous inspirer.
Jésus
est
appelé Pascha nostrum, parce que dans sa Passion Il
s'est donné à nous, et désormais Il
nous appartient entièrement par le titre d'une
totale et généreuse donation.
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"Mes
mains"
Mes mains,
Couvertes de cendres
Marquées de mon péché
et de choses ratées,
Devant Toi, Seigneur,
Je les ouvre,
Pour qu’elles redeviennent
Capables de construire.
Mes mains,
Crispées sur mes possessions
Et mes idées toutes faites,
Devant Toi, Seigneur,
Je les ouvre,
Pour qu’elleslaissent
Echapper mes trésors.
Mes mains,
Prêtes à lacérer Et à blesser,
Devant Toi, Seigneur,
Je les ouvre,
Pour qu’elles redeviennent
Capables de caresser.
Mes mains,
Fermées comme des poings,
Chargées de haine et de violence,
Devant Toi, Seigneur,
Je les ouvre,
Pour que tu y déposes
Ton immense tendresse.
Mes mains
Obscurcies par le péché,
Cherchant la lumière du jour,
Devant Toi, Seigneur,
Je les ouvre,
J’attends ton pardon.
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‘‘Les oeufs
et l‘Église‘‘
Au IVe siècle, l‘Église vint appuyer la
tradition des oeufs en interdisant la
consommation des oeufs pendant la période ducareme,
soit 40 jours!
Mais les poules, elles, continuaient à pondre. Une
fois le carême terminé, les gens
se retrouvaient avec une surproduction d‘oeufs qu‘ils se
mirent à offrir
gentiment et joliment décorés. Le matin de
Paques, tous s‘offraient des oeufs
peints ou historiés.


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