(mise à jour le 23 février 2018)

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Pâques et ses coutumes et tradition



"Joyeuses Pâques!!!!"



Dimanche 1 avril 2018

Pâques, dimanche de la résurrection

Dans la nuit de Pâques brillera une lumière, surgira une source. Des hommes et des femmes vont s'y plonger pour "renaître de l'eau et de l'Esprit".
 Ce sera comme une nouvelle naissance.

Que célèbre-t-on à Pâques?
La Pâque chrétienne célèbre le passage du Christ Jésus de la mort à la vie et la promesse que ceux qui ont été baptisés dans sa mort ressusciteront avec lui. Elle est le sommet de la vie liturgique.

Pourquoi Pâques n'est-elle pas à date fixe?
D'abord parce que c'est toujours un dimanche. Selon des règles établies au IVe siècle, on célèbre Pâques le dimanche qui suit la pleine lune de printemps. L'équinoxe de printemps étant le 21 mars, Pâques est au plus tôt le 22 mars et au plus tard le 25 avril.

Pourquoi un œuf de Pâques, un agneau ?
Ce sont les chrétiens d'Orient qui adoptèrent l’œuf comme symbole religieux. Il représente le tombeau dont le Christ est sorti vivant. La tradition de l'Occident catholique veut que les œufs distribués aux enfants soient apportés par les cloches parties à Rome le jeudi saint et revenues dans la nuit du samedi au dimanche. Ainsi s'explique leur grand silence. L'agneau pascal symbolise Jésus mis à mort.

Quelle est la différence entre la résurrection et la réincarnation ?
Ceux qui croient en la réincarnation pensent que nous avons plusieurs vies et que nous préparons au mieux la vie suivante, jusqu'à la réalisation de toutes nos potentialités humaines. A l'inverse, les chrétiens pensent que la vie est unique et qu'après la mort , la communion profonde que nous avons avec Dieu arrive à son accomplissement. Nous restons nous-mêmes, avec notre propre corps, mais différents, libérés des contraintes physiques, avec un corps transformé, "transfiguré". Dans cette vie éternelle, qui est le règne de l'amour, nous restons, dans la prière, en contact avec nos proches.

Jésus est-il vraiment sorti du tombeau ?
La question que tout le monde se pose ! Quand il arrive au tombeau, l'apôtre Jean voit et croit. Il le raconte. Jusqu'à son Ascension, Jésus est apparu de nombreuses fois à ses disciples. Beaucoup l'ont vu et reconnu, en ont témoigné avec force, jusqu'à en mourir. Croire en la résurrection de Jésus est un acte de foi, de confiance absolue en sa Parole et en ceux qui l'ont transmise. C'est croire que l'amour et la vie sont toujours plus forts que la mort. C'est enfin croire que, comme Jésus, nous ressusciterons après notre mort et que nous entrerons avec lui dans une autre vie.


"ALLELUIA, ALLELUIA"
Étymologiquement, « Pâques » signifie « passage » : par ce passage de la mort à la Vie, le Christ a sauvé l’Homme du péché et l’a appelé à la vie éternelle. La Résurrection du Christ est l’accomplissement des promesses faites par Dieu à son peuple. C’est pourquoi la fête de Pâques est le sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour d’allégresse est marqué dans les églises par la couleur blanche ou dorée, symbole de joie.

Cette année, c'est vraiment une grâce donnée à tous les chrétiens de pouvoir célébrer ensemble la fête de la Résurrection du Christ Notre-Seigneur. Dans le même Souffle saint, nous allons nous rejoindre au coeur de notre foi. Si seulement cela pouvait se produire tous les ans ! Que tous les chrétiens puissent proclamer ensemble Celui qui les fait vivre ! Grâce à Dieu, en cette nuit très sainte, va pouvoir surgir la joie commune de l'acclamation :
« Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Alleluia ! Alleluia ! Alleluia ! »

Qui, dans l'Esprit-Saint, nous révèle le Père : « Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père,
c'est lui qui a conduit à le connaître » (Jean 1, 18).


Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 10, 34a.37-43)

En ces jours-là,
quand Pierre arriva à Césarée
chez un centurion de l’armée romaine,
il prit la parole et dit :
« Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs,
depuis les commencements en Galilée,
après le baptême proclamé par Jean :
Jésus de Nazareth,
Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.
Là où il passait, il faisait le bien
et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable,
car Dieu était avec lui.
Et nous, nous sommes témoins
de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem.
Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice,
Dieu l’a ressuscité le troisième jour.
Il lui a donné de se manifester,
non pas à tout le peuple,
mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance,
à nous qui avons mangé et bu avec lui
après sa résurrection d’entre les morts.
Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner
que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts.
C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage :
Quiconque croit en lui
reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

Parole du Seigneur.

DEUXIÈME LECTURE

« Recherchez les réalités d’en haut, là où est le Christ »

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens (Col 3, 1-4)

Frères,
si vous êtes ressuscités avec le Christ,
recherchez les réalités d’en haut :
c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Pensez aux réalités d’en haut,
non à celles de la terre.

En effet, vous êtes passés par la mort,
et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.
Quand paraîtra le Christ, votre vie,
alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.

– Parole du Seigneur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 20, 1-9)

1 Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
2 Elle court donc trouver Simon-Pierre
et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :

On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé.

3 Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.

4Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.

5 En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.

6 Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,

7 ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.

8 C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.

9 Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Acclamons la Parole de Dieu

"Il est ressuscité"

“C'est l'affirmation de la foi chrétienne le matin de Pâques: Jésus n'est plus au tombeau. Après avoir relevé les boiteux, les malades, les exclus, les blessés de la vie, il a lui-même été rejeté et broyé. Mais au-delà de toutes les attentes des disciples, Dieu a soutenu, puis relevé et exalté son Serviteur.

Pour saint Marc, les femmes sont les seules à avoir osé accompagner Jésus jusqu'à sa mort en croix. Non sans raison, tous les hommes de son groupe se sont enfuis.(2)

Au lever du soleil, dans l'air vif et doux du printemps méditerranéen, trois femmes noyées de chagrin marchent vers le sépulcre. Ce sont Marie Madeleine, Marie mère de Jacques le mineur et Salomé, sans doute la femme de Zébédée,(3) les seules parmi les disciples qui aient réussi à suivre Jésus jusqu'à la fin

Mais aucune d'elles ni aucun disciple n'a encore la foi. Les femmes ont acheté des parfums pour ensevelir le corps du supplicié comme le prescrivait la loi d'Israël (4) avec une seule idée en tête: “Qui nous roulera la pierre pour dégager l'entrée du tombeau?” L'ayant trouvé vide, elles n'ont pas eu le courage d'annoncer la Résurrection, “parce qu'elles avaient peur!”

Dans son récit, saint Marc est plus sobre que les autres. Il ne parle ni d'ange, ni de tremblement de terre, ni d'éclair... mais seulement d'un jeune homme vêtu de blanc qui ressemble à un être venu du ciel. Est-il le Ressuscité lui-même représenté dans la jeunesse d'une vie neuve? En saint Jean (20, 15), Marie Madeleine ne le reconnaîtra pas: elle le prendra pour le jardinier.

Le récit de Marc insiste sur des aspects concrets. C'est le Jésus de l'histoire, “Jésus de Nazareth, le Crucifié.” Où est-il? Il n'est pas au tombeau. Il a été relevé par Dieu, il a été ressuscité.(5) C'est en Galilée que les disciples le reverront. La Galilée, c'est l'endroit où tout a commencé, le lieu de la mission où tout doit maintenant revivre. Au printemps de la Galilée!

 Nous nous attachons au texte de Marc 16, 1-8 proposé pour la veillée pascale dans le cycle de l'année B. Le texte de Jean 20, 1-9 qui précède l'Homélie est le même pour les jours de Pâques des années A-B et C.
(2) En l'an 26, quatre ans avant la mort de Jésus, Thomas le Galiléen s'était proclamé le Messie. Le nouveau gouverneur, Ponce Pilate, l'a fait crucifier avec 42 de ses disciples! Lorsque Jésus parla de retourner à Jérusalem, pour la résurrection de Lazare, l'apôtre saint Thomas a donc vu le danger. Il déclara: “Allons, nous aussi, et mourons avec lui!” (Jean 11,16)
(3) En rapprochant Marc 15, 40 de Matthieu 27, 56, on a déduit que “la mère des fils de Zébédée” s'appelait Salomé. Bien qu'intéressantes, de telles conclusions sont parfois périlleuses.
 Deutéronome 21, 23.
(5) Ègerthè est l'aoriste passif de egeirô, qui signifie réveiller, relever, ou faire se lever. Mot à mot: “Il a été relevé” de la mort, par Dieu lui-même que la tradition juive évite de nommer en employant le passif.






Nous appuyant sur le témoignage de ceux et celles qui ont vu Jésus mort et ressuscité, nous croyons qu'il est vivant pour toujours. Être chrétien, c'est vivre cette relation personnelle et vivante avec le Christ. Comme il nous l'a dit, nous croyons qu'il est avec nous « tous les jours jusqu'à la fin du monde ». Notre Dieu est tout proche. Ce n'est pas un Dieu inconnu. Il s'est révélé. Il a pris visage. Il marche avec nous comme avec les disciples d'Emmaüs. C'est un ami sur la route. Invisible, mais réellement présent. Nous nous mettons en sa présence et nous lui parlons, c'est la prière. Nous l'écoutons, c'est la lecture de la Parole. Nous le touchons, c'est l'Eucharistie et tous les sacrements ­ y compris le « sacrement du pauvre ». Nous le reconnaissons comme notre Dieu, c'est l'adoration. Nous comprenons bien l'enthousiasme de Paul : « Pour moi, vivre, c'est le Christ ! »

Dans la nuit de Pâques brillera une lumière, surgira une source. Des hommes et des femmes vont s'y plonger pour « renaître de l'eau et de l'Esprit ». Ce sera comme une nouvelle naissance. Une jeune du Jura, pensant qu'elle était baptisée et découvrant qu'elle ne l'avait pas été, a eu cette exclamation extraordinaire : « Ah ! c'est comme si je n'existais plus ! » C'est bien le réalisme de la foi qui l'a conduite au baptême. Elle désirait vivre vraiment en se branchant sur le Christ. Comme la branche est reliée à l'arbre de vie ou le sarment sur le cep. « Demeurez en moi, comme moi en vous. Demeurez dans mon amour » (Jean 15).

Quelle tristesse lorsque la religion apparaît simplement comme une morale ou une idéologie, alors que c'est justement une relation vivante et passionnée avec quelqu'un. Jean Sulivan a écrit cela d'une façon un peu provocante : « Rien d'étonnant que des hommes formés aux méthodes expérimentales, aux formes nues, au langage direct, se détournent quand ils entendent feu et ne voient qu'un tas de bois, source et qu'ils ne voient que le bénitier, grâce et qu'il n'y a pas de joie » (Mais il y a la mer).


Croire au Christ ressuscité nous fait entrer dans le Royaume de Dieu ; nous y sommes déjà, même sans l'être complètement. Ce n'est pas seulement croire que le mort est vivant. C'est déjà vivre de sa Vie ­ ce que nous appelons la Vie éternelle. La mort sera un passage. C'est le paradoxe de la foi : quand on est mort, c'est pour la Vie ! Bernanos l'écrivait très bien : « Il n'y a pas un royaume des morts et un royaume des vivants, il y a le Royaume de Dieu, et nous sommes tous dedans, morts et vivants. » Quelle source d'espérance ! En ce monde autre, dont nous n'avons aucune idée puisque ce seront « des cieux nouveaux et une terre nouvelle », il n'y aura plus de temps, plus d'espace, plus de barrières, plus de frontières. Nous serons bien chacun et chacune nous-mêmes, mais avec un « corps spirituel » ­ pour reprendre l'expression de Paul ­, transfigurés dans l'Amour

Lorsque quelqu'un nous quitte, toute relation physique est rompue. Au matin de la résurrection justement (et ce n'est pas un jeu de mots), Jésus a re-suscité la relation avec Marie-Madeleine, Pierre, Jean et les autres disciples. Il a vraiment vaincu la mort. On comprend que, pour vivre le mystère de la résurrection, il n'y ait plus qu'une seule exigence, ou un seul commandement en qui se résument tous les autres : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Vivre en ressuscités, c'est aimer comme Il nous a aimés. Jean l'a fort bien exprimé : « Parce que nous aimons nos frères, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui n'aime pas reste dans la mort » (1 Jean 3, 14).


C'est en ce sens que l'on comprend bien saint Jean de la Croix : « Au soir de la vie, nous serons jugés sur l'amour. » C'est le grand tableau du jugement des nations de l'Évangile selon Matthieu. À qui croit au ciel comme à qui n'y croit pas, le Fils de l'homme dira : « Tu as aimé le plus petit, c'était moi. » Là aussi, c'est une belle source d'espérance de croire que ceux qui ont vraiment aimé ne seront pas dépaysés en rencontrant celui qui est Amour. Eux aussi seront invités à entrer dans la Vie.

Dans la joie de célébrer Pâques ensemble, les chrétiens ressentent davantage l'urgence de leur unité. Comment être signes de ce Christ ressuscité, qui invite à entrer dans le dynamisme de « l'amour plus fort que la mort », en étant divisés ? L'oecuménisme n'est pas une option, c'est une exigence missionnaire : « Qu'ils soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé », priait Jésus.

En ce jour de la Résurrection, prenons le temps de nous arrêter un moment. Peut-être sommes-nous dans la joie radieuse des disciples qui ont vu le Seigneur. Goûtons simplement cette joie. Comme on savoure le vin des noces. Peut-être sommes-nous comme Marie-Madeleine, toute perdue et en larmes. Puisse Jésus s'approcher. Ce jardinier qui est allé jusqu'au bout de la nuit peut être aussi celui qui nous conduira vers la douce lumière d'un matin.

Le Christ n'est plus au tombeau,
Il est le Vivant parmis les vivants.
« Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rend au tombeau. La pierre a été enlevée… Les bandelettes ont été déposées… Le linge est roulé à part » (Évangile selon saint Jean, 20).

On y célèbre ce qui est au cœur de la foi chrétienne : Jésus de Nazareth, crucifié aux portes de Jérusalem en ce 7 avril de l'an 30, est ressuscité.
Ce jour est célébrée la messe de la résurrection.
C’est un jour de réjouissance.
Le matin de Pâques, les disciples apprirent que le Christ était vivant. « Ils allèrent au tombeau où Jésus avait été enseveli. Ils virent que la pierre qui fermait le caveau avait été déplacée et le tombeau était vide.
Jésus est ressuscité » (cf. Jean 20,1-10).

"La pierre a été enlevée du tombeau." (Jean 20,1)
"J'ai vu le sépulcre du Christ  vivant,
j'ai vu la gloire du Ressucité.
J'ai vu des anges ses témoins, le suaire et les vêtements.
Le christ, mon espérence est ressucité!"

"LE CHRIST NOTRE SEIGNEUR EST RESCUSSITE"
Il s'est levé d'entre les morts,
le Fils de Dieu, notre frère.
Il s'est levé libre et vainqueur;
il a saisi notre destin au coeur du sien
pour le remplir de sa lumière.
"Il regarde le linceul resté là. (Jean 20,6)

"Allez de par le monde entier annoncer la bonne nouvelle:
le Christ est ressuscité, il est vivant!
Nous en sommes témoins!"


Après le sabbat, à l'heure où commençait le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l'autre Marie vinrent faire leur visite au tombeau de Jésus.
    Et voilà qu'il y eut un grand tremblement de terre ; l'Ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s'assit dessus. Il avait l'aspect de l'éclair et son vêtement était blanc comme la neige. Les gardes, dans la crainte qu'ils éprouvèrent, furent bouleversés et devinrent comme morts.
    Or l' Ange, s'adressant aux femmes, leur dit : " Vous, soyez sans crainte! je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n'est pas ici, car il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez voir l'endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : ' Il est ressuscité d'entre les morts ; il vous précède en Galilée : là, vous le verrez! ' Voilà ce que j'avais à vous dire. "
    Vite, elles, quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples.
    Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit: " Je vous salue. " Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit: " Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront. "
 


‘‘ALLELUIA!! ALLELUIA‘‘
Le jour de Pâques est le jour de l'Alléluia.
De tout coeur, chantons donc Alléluia.
Alléluia c'est le mot qui dit la joie, le bonheur.
C'est le mot qui dit à Dieu <<Merci>>.
Merci pour ta tendresse et ta miséricorde.
Merci pour le Christ que tu as relevé de la mort.


Pâque juive et Pâques chrétiennes

              On distingue la Pâque juive des Pâques chrétiennes : la Pâque juive s'emploie au singulier, les Pâques chrétiennes au pluriel. Au moyen-âge, on écrivait au singulier ou au pluriel indifféremment pour les deux fêtes. Elles se fêtent à la même époque, au début du printemps mais pas le même jour ! Et elles n'ont pas la même signification. Cependant la Pâque juive a largement influencé la célébration chrétienne !

         La Pâque juive a lieu le 15 nissan, le mois des épis et premier mois de l'année. Ce mois est à cheval entre mars et avril. Le calendrier juif est lunaire: le mois commence avec la nouvelle lune. En 2006, les Juifs célèbrent Pâque le jeudi 13 avril.
 

 Histoire de la célébration  de la fête de Pâques 
 
 Pâques chrétiennes
 
       Les chrétiens célèbrent, à Pâques, la mort et la résurrection de Jésus. Cela s'est passé autour de l'an 30. A cette époque, nombreux étaient les juifs qui allaient célébrer Pâques en pèlerinage à Jérusalem. Ils sacrifiaient l'agneau au temple puis le mangeaient en famille. Jésus fait, lui aussi, ce pèlerinage. Il semble avoir été accueilli en triomphe à Jérusalem. Cependant, son état d'esprit critique envers la religion établie lui attire les foudres du clergé. Il est alors jugé par un tribunal et condamné à être livré aux Romains... pour s'en débarrasser. A cette époque, le gouverneur romain s'appelait Ponce Pilate, homme qui avait la réputation de ne pas être un tendre. Il a fait crucifier Jésus, pour répondre aux souhaits de l'opinion publique, qui se range volontiers du côté de la tradition...

         Les rédacteurs des Evangiles ont toujours été influencés par l'Ancien testament. A la Pâque juive s'est substituée la célébration de la Cène, le dernier repas que Jésus partage avec ses disciples, la veille de son arrestation. C'est devenu le principal rite chrétien.

           Pendant le repas, il prit du pain, et après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit, le leur donna et dit: "prenez, ceci est mon corps". Puis il prit une coupe, et après avoir rendu grâce, il la leur donna et ils en burent tous. Et il leur a dit: "ceci est mon sang, le sang de l'alliance..."
 (Marc XIV, 22)
         
           Cette cène est avant tout une allégorie. L'influence du rite juif est manifeste. Le pain et le vin étaient associés à Pâque avant la naissance de Jésus. A la coupe d'Elie s'est substituée la coupe de Jésus devenu l'agnus Dei qui prend la place de l'agneau pascal offert en sacrifice. Et l'ascension de Jésus ne peut que rappeler celle d'Elie...
 


Documentation sur l'histoire de la fête de Pâques
A l'origine, la célébration se fait dans la nuit du samedi au dimanche, mais à partir du VIIème siècle elle a eu lieu dans l'après midi du samedi et a partir de 1566 dans la matinée du samedi. Pie XII en 1951 et 1955 a autorisé et imposé le retour à la célébration nocturne.

Depuis le XVIème siècle, le singulier (Pâque) désigné la fête juive et la fête orthodoxe.
Le pluriel (Pâques)  désigne la fête catholique et protestante. 

Pâques, ou Pâque, est une fête religieuse chrétienne commémorant la résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa crucifixion le vendredi saint. C'est le jour le plus saint du calendrier chrétien. Il marque la fin du jeûne du Carême.

Pâque, de l’hébreu Pessah « passage », est le nom de la fête juive qui commémore la sortie d’Égypte.

Ce mot a servi à désigner la fête chrétienne car, d'après les Évangiles, c'est pendant cette fête juive (qui dure 7 jours) qu’eurent lieu la mort et la résurrection de Jésus. La forme "Pâque" est utilisée pour désigner cette fête dans les églises orthodoxes. Pour les autres églises, cette forme est vieillie.

La fête chrétienne de Pâques trouve des racines dans la fête juive de la Pâque. Les chrétiens ont reconnu dans la mort et la résurrection de Jésus l'accomplissement de ce que préfigurait la sortie d'Égypte : la libération du mal et de la mort et l'entrée dans la vie donnée par Dieu. 

La première célébration de la résurrection du Christ fut la célébration hebdomadaire de chaque dimanche premier jour de la semaine. Le Nouveau Testament ne fait aucune mention d'une fête annuelle chrétienne de Pâques. Elle  n'apparut qu'ensuite, au second siècle. Les Églises d'orient, restées proches de la tradition juive, célébraient  Pâques le 14 Nissan (quelque soit le jour de la semaine) commémorant ainsi la mort de Jésus. A Rome, on célébrait Pâques le dimanche jour de la Résurrection.

Au concile de Nicée (en 325), toutes les églises se sont mises d'accord pour se distinguer des juifs et  pour que la Pâques chrétienne soit célébré le dimanche qui suit la pleine lune (14 Nissan) après l'équinoxe de printemps.

La Pâque est une fête juive qui commémore le miracle de la libération du peuple juif, sorti Égypte en traversant la Mer Rouge à pied sec. La Pâque chrétienne, tout en rappelant cet événement, célèbre le passage de la mort à la vie de Jésus,crucifié. On célèbre Pâques le dimanche qui suit la pleine lune de printemps. L'équinoxe de printemps étant le 21 mars, Pâques est au plus tôt le 22 mars et au plus tard le 25 avril.


La fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne

Au centre de l’année liturgique, la fête de Pâques est la plus importante pour la foi chrétienne. Elle célèbre la Résurrection de Jésus Christ, après sa Passion et sa mort en croix.

L’événement de Pâques donne sens à toutes les autres fêtes du calendrier chrétien. Chacune d’entre elles est célébrée dans la lumière de la Résurrection et en référence à elle.

La Résurrection du Christ est la source et le socle de la foi, principe de l’évangélisation, de l’annonce de la Bonne Nouvelle et de sa transmission. Elle est le point de départ et la référence radicale de la proposition de la foi dans la société actuelle.

« Si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi... » affirme saint Paul (1 Co 15,14). La Résurrection du Christ est la première Bonne Nouvelle de la prédication des apôtres et de leurs successeurs. Toute vision ou élaboration d’un christianisme qui se réduirait à une sagesse ou à une référence à un Évangile, simple code du bonheur dont Jésus de Nazareth serait le prophète, serait, pour les chrétiens, insuffisante et construite sur du sable... La force des chrétiens, c’est la présence actuelle et définitive du Ressuscité.

Un mot technique est parfois employé pour évoquer le coeur du message et de la Bonne nouvelle évangélique : « le kérygme ». Par sa racine grecque, il signifie : « ce qu’il faut proclamer en priorité », le noyau central et élémentaire de la foi. Le kérygme de référence est constitué par un passage de la 1re lettre de saint Paul aux Corinthiens. La Résurrection en est la base :

« Je vous ai transmis en premier lieu ce que j'avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures… » (1 Co 15,3-8)

  PÂQUES

Fait briller la petite lumière de ton écoute dans les yeux du malade,
allume le braisier de ton amour dans le passé du rejetté,
fait flamber le feu de joie de la tendresse dans la tête de l'inquiet,
et il fera Pâques en eux et en toi.

Verse l'eau frîche de ton amitié sur les blessures du prisonnier,
fais goûter l'eau de source de ta bonté au malheureux,
trempe les pieds du souffrant dans le ruisseau de ton accueil,
et il fera Pâques en eux et en toi.

Mets ta main sur l'épaule de l'esseulé et reste avec lui le temps qu'il fau;
passe ton bras autour du coup de l'oublié et marche avec lui longuement;
et il fera Pâques en eux et en toi.

Chaque fois que tu donnes et tu pardonnes,
il fait Pâques en toi et autour de toi:
le mal recule, le bien progresse:
le monde ressuscite un peu plus.

(tiré du livre de Jules Beaulac: Tu nous as tant à coeur!)
(édition Fides)

PRIÈRE

O Seigneur qui, en ce jour, par votre Fils Unique, avez vaincu la mort
et nous avez ouvert les portes de l'éternité bienheureuse;
comblez par votre grâce les vœux que vous avez daigné nous inspirer.

Jésus est appelé Pascha nostrum, parce que dans sa Passion Il s'est donné à nous, et désormais Il nous appartient entièrement par le titre d'une totale et généreuse donation.


 "Mes mains"

Mes mains,
Couvertes de cendres
Marquées de mon péché
et de choses ratées,
Devant Toi, Seigneur,
Je les ouvre,
Pour qu’elles redeviennent
Capables de construire.

Mes mains,
Crispées sur mes possessions
Et mes idées toutes faites,
Devant Toi, Seigneur,
Je les ouvre,
Pour qu’elleslaissent
Echapper mes trésors.

Mes mains,
Prêtes à lacérer Et à blesser,
Devant Toi, Seigneur,
Je les ouvre,
Pour qu’elles redeviennent
Capables de caresser.

Mes mains,
Fermées comme des poings,

Chargées de haine et de violence,
Devant Toi, Seigneur,
Je les ouvre,
Pour que tu y déposes
Ton immense tendresse.

Mes mains
Obscurcies par le péché,
Cherchant la lumière du jour,
Devant Toi, Seigneur,
Je les ouvre,
J’attends ton pardon.


‘‘Les oeufs et l‘Église‘‘
Au IVe siècle, l‘Église vint appuyer la tradition des oeufs en interdisant la
consommation des oeufs pendant la période ducareme, soit 40 jours!
Mais les poules, elles, continuaient à pondre. Une fois le carême terminé, les gens
se retrouvaient avec une surproduction d‘oeufs qu‘ils se mirent à offrir
gentiment et joliment décorés. Le matin de Paques, tous s‘offraient des oeufs
peints ou historiés.
 

 




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