En ce mois d'octobre, 

"MOIS DU ROSAIRE"... 

Retrouvons notre coeur d'enfant
et sortons notre chapelet...
...Pourquoi pas?   


La vie est un chapelet de minutes.
[Paul Reynaud]
"Le Rosaire est la contemplation du Christ dans ses mystères, en union intime avec la Très Sainte Vierge Marie.

Le mois d’octobre est le Mois du Rosaire, et, le 8 octobre est précisément la Fête de Notre-Dame du Rosaire. A Fatima, le samedi 13 octobre 1917, la Sainte Vierge a dit qu’Elle était Notre-Dame du Rosaire, et a demandé la récitation du chapelet chaque jour, pour le salut du monde, et la paix dans les familles et dans le monde. Sinon, l’homme en arriverait à se châtier lui-même et presque à se détruire. Je ne pense pas que le monde se soit converti depuis 1917. Mais il n’est jamais trop tard. Rappelons-nous Jonas et Ninive. Si vous ne connaissez pas l’histoire, je vous renvoie à la Bible, où vous trouverez un très beau récit, une parabole, le Livre de Jonas, qui nous donne un enseignement puissant, et sur la force de la conversion et sur la pénitence.     De Fatima, on ne retient bien souvent que les polémiques sur le Secret de Fatima, révélé entièrement ou partiellement. C’est l’attrait du sensationnel qui domine chez les gens : ils veulent un signe, qui leur donne un "frisson apocalyptique". Les Pharisiens, les Scribes au temps de Jésus voulaient eux aussi un signe. Et Jésus de leur répondre que devant un signe, même si quelqu’un ressuscitait d’entre les morts, ils ne croiraient pas. « Et factum est ita ».     Un SIGNE pour notre époque ? Il y en eut un, le 13 octobre 1917 à Fatima, un SIGNE annoncé par la Sainte Vierge elle-même aux trois jeunes voyants, Lucie, Jacinthe et François. Cent mille personnes en ont été les témoins.     Ce SIGNE a-t-il entraîné la conversion personnelle comme le demandait la Sainte Vierge ? hélas NON.     Ce SIGNE, qui le connaît actuellement ? Peu, très peu de personnes, même et surtout chez les catholiques les plus dévots à la Sainte Vierge.     C’est pourquoi j’ai pensé, pour le Mois du Rosaire, qu’il était important de rappeler ce qui s’est passé à Fatima le 13 octobre 1917, la Sainte Vierge qui déclare : « JE SUIS NOTRE-DAME DU ROSAIRE » et LE MIRACLE DU SOLEIL.

Pourquoi dire le Rosaire ?
 « Le Rosaire est ma prière préférée. C’est une prière merveilleuse. Merveilleuse de simplicité et de profondeur. Dans cette prière nous répétons de multiples fois les paroles de l’Archange et d’Elisabeth à la Vierge Marie. Toute l’Eglise s’associe à ces paroles. Cette prière si simple et si riche, de tout cœur, je vous exhorte à la réciter. »
(Jean-Paul II, angélus du 29.10.78)
 
« Chers frères et sœurs, pour vivre d’une façon vraiment chrétienne, il faut d’abord que vous soyez animés du dedans par l’Esprit de Dieu ; et je voudrais pour cela que vous vous tourniez davantage encore vers la Vierge Marie, votre Mère, la Mère de l’Eglise. Qui, mieux que Marie, a vécu une vie simple en la sanctifiant ? Qui, mieux que Marie, a accompagné Jésus dans toute sa vie, joyeuse, souffrante et glorieuse, est entrée dans l’intimité de ses sentiments filiaux pour le Père, fraternels pour les autres ? Qui, mieux que Marie, associée maintenant à la gloire de son Fils, peut intervenir en notre faveur ? Elle doit maintenant accompagner votre vie. Nous allons lui confier cette vie. L’Eglise nous propose pour cela une prière toute simple, le Rosaire, le chapelet, qui peut calmement s’échelonner au rythme de nos journées. Le Rosaire, lentement récité et médité, en famille, en communauté, personnellement, vous fera entrer peu à peu dans les sentiments du Christ et de sa Mère, en évoquant tous les événements qui sont la clef de notre salut. Au gré des Ave Maria, vous contemplerez le mystère de l’Incarnation du Christ, la Rédemption du Christ, et aussi le but vers lequel nous tendons, dans la lumière et le repos de Dieu. Avec Marie, vous ouvrirez votre âme à l’Esprit Saint, pour qu’Il inspire toutes les grandes tâches qui vous attendent. Que Marie soit votre guide et votre soutien. »
(Jean-Paul II, 6 mai 1980)
 
Cette année encore, à l'occasion du mois d'octobre, le pape revient avec insistance sur la prière du Rosaire. 

Il demande de prier le chapelet pour la paix dans le monde.

Explications sur l'origine du Rosaire : 

L'origine de cette dévotion du Rosaire est attribuée à Saint Dominique (fondateur de l'ordre prêcheur des Dominicains), qui au début du XIIIe siècle l'employa comme méthode de prédication et de prière pour convertir les Albigeois. A l 'époque de St Dominique, le rosaire ne comportait que les prières (Je crois en Dieu, Notre Père, je vous salue Marie, Gloire au père) ; la prière de fatima est arrivé bien plus tard ! Cependant, un Chartreux (Dominique de Prusse), cela sans certitude, mais apparemment c'est bien un charteux au début du XVe siècle qui à eut l'idée d'achever chaque Ave Maria par l'évocation d'un fait de la vie de Jésus (ce sont les différents mystères). Il avait ainsi composé des clausules pour une série de cinquante Ave, et cela s'appelait rosaire.
Le Rosaire est la prière la plus simple, que tout le monde connaît, toujours accessible, même au moment des plus grandes fatigues et des pires épreuves.
Le Rosaire est une prière évangélique, «centrée sur le mystère de l'Incarnation rédemptrice». La contemplation est «un élément essentiel du Rosaire. Sans elle, il est un corps sans âme. Par nature, la récitation du Rosaire exige que le rythme soit calme et qu'on prenne sont temps» (Paul IV).
La fête du Rosaire, le 7 octobre, est liée à la victoire navale des chrétiens sur la flotte turque à Lépante, en octobre 1571.
Physiquement le Rosaire comprend 15 dizaines ; le chapelet plus petit (5 dizaines) et beaucoup plus prié, on peut aussi faire le rosaire avec un chapelet, il suffit de le faire trois fois.

 

2e: Explication sur l'origine du chapelet : 

Ce mot a une origine assez inattendue : c'est le diminutif de «chapel», ancienne forme de «chapeau». Au Moyen Âge, époque où la foi était très vive, chaque maison possédait une statuette de la Vierge, sur la tête de laquelle on posait une couronne ou « chapel » de roses. Le soir, on avait l'habitude de dire une courte prière sur chaque fleur, de sorte que
 le « chapel » de la Vierge devint un objet de piété. Mais, comme il était peu commode, on imagina d'enfiler sur un cordon des grains de bois ou de métal qui tinrent lieu des fleurs,
 et l'on donna au tout le nom de «chapelet», c'est-à-dire «petit chapel». 

Réciter ces prières en l'honneur de la Marie était par comparaison avec un usage courtois du Moyen-Age, comme si on lui tressait une couronne ou un chapeau, « chapel » de roses. 

C'est en mémoire de cette origine que certains chapelets portent encore le nom de «rosaires». 

En fait le chapelet est une partie du rosaire, au lieu de faire les 15 mystères d'un seul coup, ont ne fait que cinq mystères.
 

Explication sur l'origine du chapelet des morts : 

Le chapelet des morts a été composé par Mgr PLANTIER évêque de Nîmes, en faveur des âmes du purgatoire. Il a été approuvé et béni par le Pape Pie IX en 1873.
Le chapelet des morts de l'Archiconfrérie Notre-Dame du Suffrage se compose de 4 dizaines, c'est-à-dire de quarante grains, en souvenir des 40 heures qui ont précédé la Résurrection et en rappel des 4 fins dernières des Évangiles.

Qu’est-ce que le chapelet ? Qu’est-ce que le rosaire ?
 
« Littéralement, le chapelet est le « petit chapeau », au sens de couronne. Le mot a ainsi une origine analogue à celle du mot rosaire : l’un et l’autre viennent de l’usage, au Moyen Age, de couronner de roses les statues de la Vierge, chaque rose symbolisant une prière. D’où l’idée de se servir d’un collier de grains pour prier la Vierge. L’usage était déjà en vigueur au 12e siècle lorsque saint Bernard contribua à le développer. Saint Dominique en fit autant au 13e siècle et prescrivit à ses religieux de porter un chapelet à leur ceinture.
Le chapelet comporte cinq séries de dix grains, chaque série étant suivie d’un grain séparé. La récitation du chapelet comporte en effet cinq dizaines d’Ave Maria (Je vous salue Marie), chaque dizaine étant introduite par un Pater (Notre Père) et suivie par un Gloria (Gloire au Père).
Un rosaire correspond à la récitation de trois chapelets. Pendant la récitation de ces 150 Je vous salue Marie, qui rappellent les 150 Psaumes, on médite sur la place de Marie dans le mystère du salut pour s’y associer.
Une fête de Notre-Dame du Rosaire est célébrée le 7 octobre. Cette fête a été instituée par le Pape Pie V en 1573, pour remercier Marie de la victoire de Lépante (1571). L’ensemble du mois d’octobre, où l’on prie particulièrement la Vierge, est le mois du Rosaire.
La pratique du chapelet, individuelle ou collective, est une forme de spiritualité à la portée de tous, qui associe l’usage d’une formule courante de prière à une méditation personnelle sur le salut proposé par Dieu aux hommes en Jésus-Christ. »
(Encyclopédie Théo, p.745, rubriques chapelet et rosaire).
 
Le Pape Jean-Paul II, par sa Lettre Apostolique Rosarium Virginis Mariae, sur le Rosaire, le 18 octobre 2002, a ajouté 5 mystère lumineux au Rosaire pour méditer
sur la vie publique de Jésus. 

Comment dire le Rosaire ?
 
Commencer par faire le Signe de Croix puis embrasser la croix de son chapelet :
Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. AMEN.

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre.
Et en Jésus Christ son Fils unique, notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint Esprit,
est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate,
a été crucifié, est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers,
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant
d’où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l'Esprit Saint,
à la sainte Eglise catholique,
à la communion des saints,
à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle. AMEN.
 
Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui
notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation,
mais délivre-nous du Mal. AMEN.
 
Je vous salue, Marie, pleine de grâce,
le Seigneur est avec vous,
vous êtes bénie entre toutes les femmes,
et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous, pauvres pécheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort. AMEN.
 
Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit,
comme il était au commencement, maintenant et toujours
et dans les siècles des siècles. AMEN.
 
A la fin de chaque dizaine : 
Ô Marie conçue sans péché, 
       - priez pour nous qui avons recours à vous !
Notre-Dame de la Prière,  - apprenez-nous à prier !
Saint Gabriel Archange,  - veillez sur nous !
 
 
 

COMMENT MEDITER LE CHAPELET 

Commencer par faire le signe de la Croix en disant la formule traditionnelle ; réciter ensuite en tenant la croix dans sa main droite le Je crois en Dieu (symbole des apôtres), sur la première perle le Notre Père, sur chacune des trois perles suivantes le Je vous salue Marie et sur la quatrième perle l'acclamation Gloire au Père. Puis en méditant sur chaque mystère et son fruit correspondant, réciter : Notre Père, Je vous salue Marie dix fois en partant du côté droit du chapelet et sur chacune des perles. Après le dernier Je vous salue marie on récite le Gloire au Père (suivi de la prière de Fatima). 

Ensuite on recommence en méditant le deuxième mystère et sont fruit et en récitant le Notre Père suivi de dix Je vous salue Marie et ainsi de suite jusqu'à la fin des cinq dizaines.
Après la dernière prière de Fatima, le chapelet et terminé, cependant certain préfère encore dire le  Nous vous saluons, Reine. Une fois terminé ne pas oublier de faire le signe de croix et de prononcer la formule. 

Il peut aussi être fait en Latin, dans ce cas, seul la Prière de Fatima et les mystères ainsi que leur fruits restent en Français.
On fait comme précédemment mais avec les prières en Latin, la formule, le Pater noster, le Credo (symbole des apôtres en Latin), l'Ave Maria et l'acclamation Glória Patri ; ici aussi on peut terminer le chapelet par le Salve Regína.
Ne pas oublier de se signer au début du chapelet et à la fin en disant la formule traditionnelle latine.

A chaque dizaine de « Je vous salue Marie », on médite un mystère :
- le lundi, le jeudi et le samedi : mystères joyeux
- le mardi et le vendredi : mystères douloureux
- le mercredi et le dimanche : mystères glorieux


Mystères joyeux :
Marie donne Jésus au monde.
 
1.  L’Annonciation
A l’invitation du Père par la voix de l’ange Gabriel, Marie consent à devenir la Mère de Dieu.
L’Ange Gabriel fut envoyé par Dieu  (…) à une jeune fille, une vierge, (…) et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. (…) Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut. » (…) Marie dit alors : « Je suis la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » (Luc 1, 26-28.31-32.38)
Demandons la grâce de l’humilité.

En regardant la grotte de L’Ile-Bouchard, nous voyons l’ange en contemplation devant la Vierge Marie, Chef d’Œuvre de Dieu. Accueillons les premières paroles du je vous salue Marie comme des paroles vraiment venues du Ciel.
Petit silence puis réciter la dizaine.

2.  La Visitation
Dans un élan d'amour fraternel, Marie rend visite à sa cousine Elisabeth, qui attend elle-même un enfant, Jean-Baptiste.
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth. (…) Alors Elisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. (…) Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » (Luc 1, 39-40.42.45)
Demandons la grâce de l’amour du prochain.

Avec Elisabeth nous pouvons dire : comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? (Luc 1, 43) Quel bonheur d’accueillir la visite de Marie, notre Maman du Ciel à L’Ile-Bouchard ! Et de chanter avec elle son Magnificat.
Petit silence puis réciter la dizaine.
 
3.  La Nativité de Jésus
Jésus naît à Bethléem, dans le plus grand dénuement d’une grotte.
Pendant qu’ils étaient à Bethléem, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. (Luc 2, 6-7)
Demandons l’esprit de pauvreté.

A L’Ile-Bouchard la grotte nous rappelle celle de Bethléem. Marie veut nous donner Jésus, lumière du monde, seule vraie richesse.
Petit silence puis réciter la dizaine.
 
4.  La présentation de Jésus au temple
Marie et Joseph viennent présenter au temple leur fils premier-né.
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : « Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur ». (Luc 2, 22-23)
Demandons la grâce de l’obéissance et de la pureté.

En nous présentant le crucifix de son chapelet à embrasser, la Vierge Marie à L’Ile-Bouchard nous invite à nous présenter à Jésus, et avec lui à nous offrir au Père. Pour redire avec Marie en Jésus : me voici Seigneur, pour faire ta volonté!
Petit silence puis réciter la dizaine.
 
5.  Le recouvrement de Jésus au temple
Après trois jours de recherche, Joseph et Marie retrouvent Jésus au temple, au milieu des docteurs de la loi.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois, comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être ». (Luc 2, 48-49)
Demandons la grâce de rechercher Dieu en toute chose.

Avant de le retrouver, c’est bien malgré eux que Marie et Joseph se sont effacés devant Jésus. A L’Ile-Bouchard  c’est volontairement que Marie s’est effacée devant Jésus dans le Saint Sacrement pour nous conduire à l’adorer.
Petit silence puis réciter la dizaine. 


 
Mystères douloureux
Marie s’unit aux souffrances de Jésus.
 
1.  L’agonie de Jésus au jardin des Oliviers
Jésus, innocent, se prépare dans la prière à être arrêté et mis à mort.
Il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et veillez avec moi. » Il s’écarta un peu et tomba la face contre terre en faisant cette prière : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. » (Matthieu 26, 37-39)
Demandons la grâce du regret de nos péchés.

La Vierge Marie est venue à L’Ile-Bouchard  au secours de la France en agonie : priez pour la France qui ces jours-ci est en grand danger. Elle prie avec une grande intériorité. Elle n’est pas triste, car sa souffrance pendant la Passion était une belle souffrance car une souffrance offerte. Sa prière est signe de grande espérance.
Petit silence puis réciter la dizaine.
 
2.  La flagellation
Après avoir été arrêté, Jésus est battu et bafoué par les soldats romains.
Quant à Jésus, Pilate le fit flageller et le leur livra pour qu’il soit crucifié. (Matthieu 27, 26)
C’est pour toi que j’endure l’insulte, que la honte me couvre le visage (Psaume 68, 8)
Demandons le pardon de nos sensualités.

Pour consoler Jésus de la peine que lui causent les pécheurs, la Vierge Marie nous demande à L’Ile-Bouchard de prier et de faire des sacrifices. Elle nous demande aussi de prier pour les pécheurs, de beaucoup prier pour les pécheurs.
Petit silence puis réciter la dizaine.
  
3.  Le couronnement d’épines
Par dérision envers sa Royauté, les soldats posent une couronne d’épines sur la tête de Jésus.
Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient en lui disant : « Salut, roi de Juifs ! » Et, crachant sur lui, ils prirent le roseau et ils le frappaient à la tête. (Matthieu 27, 28-30)
Demandons le pardon de nos mauvais désirs.

Jésus est le Christ Roi de l’Univers devant lequel la Vierge Marie s’est effacé à L’Ile-Bouchard  lors de l’exposition du Saint Sacrement. Elle nous invite à adorer Jésus, roi d’humilité qui s’expose à nous.
Petit silence puis réciter la dizaine.
  
4.  Le portement de croix
Sur le long chemin qui mène au calvaire, Jésus porte le bois de sa croix en peinant et trébuchant.
Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne, ou Calvaire (Jean 19, 17). Accablé, prostré, à bout de forces, tout le jour j’avance dans le noir (Psaume 37, 7). Si je faiblis, on rit, on s’attroupe, des misérables s’attroupent contre moi (Psaume 34, 15).
Demandons la grâce de la patience dans les épreuves.

C’est avec amour, tendresse et respect que la Sainte Vierge a présenté à L’Ile-Bouchard  le crucifix de son chapelet aux enfants et leur a demandé de l’embrasser. Offrons avec Jésus nos épreuves, nos difficultés en embrassant souvent cette croix.
Petit silence puis réciter la dizaine.
  
5.  La mort de Jésus sur la croix
Jésus pardonne à ses bourreaux et meurt sur la croix.
Sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l’Ecriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » (…) Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. (Jean 19, 28.30)
Demandons un plus grand amour de Dieu et des âmes.

A L’Ile-Bouchard Marie nous apprend à faire le signe de la croix très lentement. En le faisant ainsi elle devait penser à l’offrande de Jésus pour sauver les hommes et à son offrande à la croix alors qu’en donnant son Fils elle reçoit tous les hommes comme ses fils.
Petit silence puis réciter la dizaine.

 
 
Mystères glorieux
Marie participe au triomphe de son fils.
 
1.  La Résurrection de Jésus
Au tombeau depuis trois jours, Jésus, par la puissance de Dieu, est victorieux de la mort et revient à la vie. Il apparaît à ses disciples.
Le premier jour de la semaine, de grand matin, les femmes se rendirent au sépulcre, portant les aromates qu’elles avaient préparés. Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Elles ne savaient que penser, lorsque deux hommes se présentèrent à elles, avec un visage éblouissant. (…) Ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité ! » (Luc 24, 1-6)
Demandons la grâce de la foi.

En demandant à quatre petites filles : donnez-moi votre main à embrasser, baiser ma main, la Vierge Marie à L’Ile-Bouchard a fait toucher son corps glorieux, son corps ressuscité, en sentir la tiédeur et la douceur. Elle nous fait grandir dans la foi en Jésus ressuscité et dans l’espérance de notre propre résurrection.
Petit silence puis réciter la dizaine.
 
2.  L’Ascension de Jésus
Quarante jours après sa résurrection, Jésus, dans son corps glorieux, monte vers son Père, notre Père.
Tandis qu’il les bénissait il se sépara d’eux et fut emporté au ciel. Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie. Et ils étaient sans cesse dans le temple à bénir Dieu. (Luc 24, 51-53)
Demandons la grâce de l’espérance et le désir du Ciel.

A L’Ile-Bouchard Marie, notre Maman du Ciel, nous montre le chemin du Ciel en nous demandant de prier pour les pécheurs, ceux qui nous ont quittés, ceux qui nous entourent, nous-mêmes. Au chant du Magnificat, elle fait goûter le bonheur du Ciel à ses quatre petites confidentes.
Petit silence puis réciter la dizaine.
 
3.  La Pentecôte
Réunis au Cénacle autour de Marie, les apôtres reçoivent un Esprit de force, l’Esprit Saint qui fait d’eux des témoins de Jésus.
 « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » (Actes 1, 8)
Demandons la venue de l’Esprit Saint en nos cœurs.

Marie, Mère de l’Eglise, prie avec la foule rassemblée le dimanche à L’Ile-Bouchard. Elle enverra le vif rayon de soleil comme signe de sa présence, évocation de la lumière du Saint-Esprit qui éclaire et embrase les apôtres pour témoigner de Jésus ressuscité.
Petit silence puis réciter la dizaine.
 
4.  L’Assomption de Marie
Au terme de sa vie, Marie est élevée corps et âme, près de son Fils ; elle est préservée de la corruption du tombeau.
C’est dans le Christ que tous revivront, mais chacun à son rang : en premier, le Christ ; et ensuite, ceux qui seront au Christ lorsqu’il reviendra (1 Corinthiens 15, 22-23).
Tout comme dans le ciel où elle est déjà glorifiée corps et âme, la Mère de Jésus représente et inaugure l’Eglise en son achèvement dans le siècle futur, de même sur cette terre, en attendant la venue du jour du Seigneur, elle brille déjà comme un signe d’espérance assurée et de consolation devant le peuple de Dieu en pèlerinage.
(Concile Vatican II, Lumen Gentium n°67).
 

Demandons la grâce d’une bonne mort.

Marie a été glorifiée auprès du Christ, élevée corps et âme au Ciel. Elle est vraiment notre Maman du Ciel, elle nous invite à embrasser sa main à L’Ile-Bouchard. L’accueillir, nous rapprocher d’elle, nous laisser attirer par elle vers le Ciel, pour recevoir par elle ses sentiments de douceur, de tendresse, de pureté, d’humilité et de simplicité.
Petit silence puis réciter la dizaine.
 
5.  Le Couronnement de Marie
Mère de Dieu sur la terre et Mère des hommes, Marie est élevée à la dignité de Reine de l’univers.
Un signe grandiose apparut dans le ciel : une femme ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. (Apocalypse 12, 1)
Que tous les chrétiens adressent à la Mère de Dieu et des hommes d’intenses supplications, afin qu’après avoir assisté de ses prières l’Eglise naissante, maintenant encore, exaltée dans le ciel au-dessus de tous les bienheureux et des anges, elle continue d’intercéder près de son Fils.
(Concile Vatican II, Lumen Gentium n°69)

Demandons une grande dévotion à Marie.

Marie est notre Mère et notre Reine. Comme les enfants à L’Ile-Bouchard nous voulons lui offrir des jolies fleurs signe de notre affection filiale, comme toutes les roses du rosaire, autant de petits actes d’amour souvent répétés. Elle accueille notre Magnificat pour tout ce que Dieu a fait pour nous par son intercession toute puissante sur le cœur de son Fils.
Petit silence puis réciter la dizaine.


Lettre Apostolique de Jean-Paul II sur le Rosaire

Promesses de la Très Sainte Vierge
à Saint Dominique et au Bienheureux Alain de la Roche
en faveur de la Dévotion au Rosaire

     1. A tous ceux qui réciteront dévotement mon
     Rosaire, je promets ma protection toute spéciale et
     de très grandes grâces.

     2. Celui qui persévérera dans la récitation de mon
     Rosaire recevra quelques grâces signalées.

     3. Le Rosaire sera une armure très puissante contre
     l*enfer ; il détruira les vices, délivrera du péché,
     dissipera les hérésies.

     4. Le Rosaire fera fleurir les vertus et les bonnes
     oeuvres et obtiendra aux âmes les miséricordes divines
     les plus abondantes ; il substituera dans les c*urs
     l'amour de Dieu à l'amour du monde, les élevant au
     désir des biens célestes et éternels. Que d'âmes se
     sanctifieront par ce moyen !

     5. Celui qui se confie en moi par le Rosaire, ne
     périra pas.

     6. Celui qui récitera pieusement mon Rosaire en
     considérant ses mystères, ne sera pas accablé par le
     malheur. Pécheur, il se convertira ; juste, il croîtra en
     grâce et deviendra digne de la vie éternelle.

     7. Les vrais dévots de mon Rosaire seront aidés à
     leur mort par les secours du Ciel.

     8. Ceux qui récitent mon Rosaire trouveront pendant
     leur vie et à leur mort, la lumière de Dieu, la
     plénitude de ses grâces et ils participeront aux
     mérites des Bienheureux.

     9. Je délivrerai très promptement du purgatoire les
     âmes dévotes à mon Rosaire.

     10. Les véritables enfants de mon Rosaire jouiront
     d'une grande gloire dans le Ciel.

     11. Ce que vous demanderez par mon Rosaire, vous
     l'obtiendrez.

     12. Ceux qui propageront mon Rosaire seront
     secourus par moi dans toutes leurs nécessités.

     13. J'ai obtenu de mon Fils que tous les confrères du
     Rosaire aient pour frères, en la vie et à la mort, les
     Saints du ciel.

     14. Ceux qui récitent fidèlement mon Rosaire sont
     tous mes fils bien-aimés, les frères et s*urs de
     Jésus-Christ.

     15. La dévotion à mon Rosaire est un grand signe de
     prédestination.

Promesse de la Vierge Marie à Saint Laurent de l'Escorial, le Versailles espagnol

3 décembre 1983:

La Vierge dit:
    "Tous ceux qui chaque jour récitent le Rosaire,
      rendent visite au Saint Sacrement et
      se confessent et
      communient les premier samedi du mois,
verront les peines du Purgatoire qu'ils ont méritées
mais sans y entrer, elles passeront directement au Ciel."
 

Le Rosaire se compose de quinze dizaines d’Ave Maria précédées chacune d’un Pater et suivies d’un Gloria Patri, que l’on récite en méditant successivement sur les quinze principaux mystères de la vie du Christ et de celle de sa divine Mère.

Le Chapelet constitue le tiers du Rosaire.

Chapelet est un diminutif du vieux mot chapel, qui signifie couronne de métal ou de fleurs. Le Rosaire est donc une triple couronne de roses offerte à Marie, Reine du Ciel, pour l’honorer et lui demander sa protection et ses faveurs.

Cette dévotion fut  propagée par  le bienheureux Alain de la Roche, dominicain du XVe siècle et, plus tard, au XVIIIe siècle, un prêtre vendéen : saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

Par le Rosaire, le Pape saint Pie V obtint la victoire de Lépante (1571) et Innocent XI la délivrance de Vienne de la menace de l’Islam (1683).

" Donnez-moi une armée qui récite le chapelet et je ferai la conquête du monde. De toutes les prières, le rosaire est la plus belle et la plus riche en grâces, celle qui plait le plus àla très Sainte Vierge Marie. Aimez-donc le rosaire et récitez-le avec piété tous les jours; c’est le testament que je vous laisse afin qu’il vous fasse souvenir de moi ". (S. Pie X).


 

AUTRE TRÈS BRÈVE HISTOIRE DU ROSAIRE
Cisterciens et chartreux proposent cette forme de prière répétitive dès le XIIe siècle. Les frères convers répétaient alors la prière du Pater Noster (le Notre Père) à défaut des cent cinquante psaumes. Plus tard la salutation angélique (du jour de Annonciation) et les paroles d’Élisabeth (le jour de la Visitation) furent répétées de la même manière.

C’est à un chartreux, Dominique de Prusse (dès 1409 à Trèves) qu’il faut attribuer l’institution du Rosaire tel qu’on le connaît avec ses quinze mystères et ses cent cinquante Ave, mais c’est à un dominicain qu’il faut attribuer la véritable première prédication du Rosaire. Au cours du XVe siècle, le bienheureux Alain de la Roche (1428-1475) parcourut de nombreuses régions de France, de Flandre et de Rhénanie. Les Confréries du Rosaire nacquirent partout en très grand nombre. D’abord à Douai et Cologne (en 1475), elles essaiment partout. Alain de la Roche est à l’origine de la légende du don du Rosaire à saint Dominique. En 1569 le pape saint Pie V recommanda solennellement le Rosaire.

Jean-Paul II Une fervente récitation du Rosaire peut changer le destin du monde

Jean-Paul II défie les jeunes de prier le chapelet chaque jour
A l'occasion du mois du rosaire

Depuis le début du mois d'octobre 2002, mois du Rosaire, Jean-Paul II ne cesse d'inviter les fidèles à prier le chapelet. Il a également annoncé qu'il préparait un document à ce sujet.

"Octobre, le mois du Rosaire nous invite à toujours plus mettre en valeur une prière si chère au peuple chrétien."
Chers jeunes, je vous invite à réciter chaque jour le Chapelet,
et j'encourage les malades à
s'abandonner avec confiance à Marie, en l'invoquant sans cesse dans le Chapelet.
J'exhorte
en outre les jeunes mariés à ne pas négliger cette méditation des Mystères du Christ".

Dans sa jeunesse, Jean-Paul II a lui-même fait partie d'un "Rosaire vivant", qui consiste à
vivre et prier plus spécifiquement tel ou tel mystère du rosaire, personnellement et en
groupe.[9 octobre 2002]

» La civilisation, la société et les moeurs sont comme un chapelet dont le noeud est la croyance à l'immortalité de l'âme ;
ôtez le noeud, tout s'en va.
[Louis Figuier] 

Le saviez-vous ? 

Au XIVe siècle, les jours de fêtes, il arrivait que l’on couronne les jeunes filles de petits chapeaux – des chapelets – de fleurs ou même de guirlandes de roses – des rosaires – et on le faisait aussi lors des fêtes mariales sur les statues de la Vierge Marie. C'est ainsi que progressivement, on a baptisé de ces noms les les cordelettes et les bouliers qui servent à compter les Pater et les Ave. Chaque Ave Maria est comme une rose offerte à la Vierge Marie!

 
 

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