2 novembre 2015:
Journée des défunts

 

Or "Ceux qui meurent dans la grâce et l'amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’'assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d'obtenir la sainteté- nécessaire pour entrer dans la joie du ciel. catéchisme de l'Église Catholique.

"Une fois morts, nous ne sommes plus que des histoires dans l'esprit d'autrui."
[Jim Harrison] 

(Jean 12,24-28) Le grain tombé en terre doit mourrir pour germer et porter du fruit. De même, ma vie ne portera du fruit que si elle apprivoise la mort. Je me souviens, devant le eigneur, des défunts qui m'ont montr. le chemin de la vraie vie.

 

Le Jour des Morts (le 2 novembre) ne doit pas être confondu avec la Toussaint (le 1 novembre)qui est une fête joyeuse. Elle marque le rassemblement de ceux qui sont et de ceux qui ne sont plus, dans l'espérance qu'à la fin des temps, les retrouvailles seront définitives. Cependant, parce que la Toussaint est un jour férié, il est plus facile de se rendre au cimetière ce jour-là. La tradition veut que, le jour des morts, l'on se rende au cimetière et que l'on apporte aux disparus de sa famille des fleurs.


La célébration du 2 novembre nous invite à raviver notre espérance face à la réalité mystérieuse de la mort
tout en priant pour nos frères et sœurs défunts. 

Comment prier pour les défunts

Notre prière peut aider nos défunts dans leur épreuve de purification, en vertu de ce qu'on appelle "la communion des saints".

La communion des saints, c'est la communion de vie qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés. Il y a, dans le Christ, un lien mutuel et une solidarité entre les vivants et les morts. C'est cela que nous exprimons quand nous portons des fleurs sur les tombes le jour de la Toussaint. La prière pour les défunts existait déjà dans l'Ancien Testament comme en témoigne le sacrifice expiatoire que Judas Macchabée fit faire pour les morts qui avaient péchés. (2 Mac 12/46) Bien que la messe soit célébrée pour tous, il est possible d'offrir des messes à l'intention des défunts. C'est bien souvent l'occasion donnée à une famille de se rassembler pour faire mémoire de ceux qui nous ont quittés.

 

Nous te rendons grâce, Père très saint,
car tu as permis que ceux-là même qui nous avaient quittés, soient aujourd'hui, pour nous, ceux qui nous rassemblent.
BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR !

Nous nous rappelons que ton Fils, par sa mort sur la croix,
a rassemblé toutes les solitudes. Par sa vie qui a vaincu la mort, il nous assure que nous vivrons.
BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR !

Ouvre, Seigneur, à nos frères et sœurs défunts ta maison de lumière et de paix. C'est pour eux que nous avons célébré le sacrement de la Pâque où la vie l'emporte sur la mort pour les siècles des siècles. Amen !


 

(voir: prières pour les défunts) 

La célébtration d'aujourd'hui nous invite à raviver notre espérance face à la réalité mystérieuse de la mort tour en priant pour nos frères et soeurs défunts. Elle rapelle la résurection de Jésus et la certitude de notre propre triomphe sur le péché et la mort, dès maintenant et pour l'éternité.

 Le Jour des morts, des trépassés.

L’homme ayant acquis la notion du temps. Il sait qu'il doit mourir : il naît et meurt, il croit alors à une vie après la vie biologique, à une survie a laquelle tout homme doit se préparer, pour laquelle il doit être prêt. Aussi éprouve t’il donc le besoin de donner un sens à sa vie, à sa mort, de prolonger sa vie après son trépas terrestre.

Les anciens ne parlaient pas, en effet de mort, mais de trépas... Il y a une différence fondamentale entre les deux termes.

Le trépas - tré = à travers, pas = passer à travers la mort, n'est pas la mort, fin de toute vie, pouvant être assimilé au néant, mais le passage vers une autre vie.

Ce jour-là, le Peuple de Dieu prie pour ses défunts, pour tous ceux qui sont décédés, mais qui peut-être, ne sont pas encore dans la gloire de Dieu.
 Ils ont été pécheurs - nous le sommes aussi - et parfois ont oublié d'aimer Jésus.

Dès les premiers temps du christianisme,
la conviction s'est établie que les vivants ont à prier pour les morts. Au moment de mourir, sainte Monique, mère de saint Augustin, demandait à son fils de se souvenir d'elle « à l'autel du Seigneur, partout où tu seras ». Pendant le haut Moyen Âge, on célèbre l'Office des morts à l'anniversaire du décès de la personne. Et tous les puissants de ce monde, princes, rois, évêques, demandent dans leur testament des prières pour le salut de leur âme. En 998, saint Odilon, abbé de Cluny, demande à tous les monastères dépendants de son abbaye de célébrer un office le lendemain de la Toussaint pour « la mémoire de tous ceux qui reposent dans le Christ ». Cet usage s'est répandu à toute l'Eglise et y demeure aujourd'hui.

Ce jour là, les chrétiens sont invités à participer, si possible en assistant à la messe, à ce vaste mouvement de solidarité spirituelle. Les foules qui se pressent les 1er et 2 novembre dans les cimetières ne sont sans doute pas étrangères au message d'espérance de l'Eglise.

Entretenir les tombes de ses défunts, s'y recueillir une fois l'an est une tradition qui se perpétue. On pourrait trouver dommage que, du coup, la fête de la Toussaint se trouve reléguée à une triste évocation des disparus.

 

 Quelle est l'origine  de la "Journée de prière pour les défunts" ?

 Pour que la Toussaint, le 1er novembre,  garde son caractère propre et qu'elle ne soit pas une journée des morts, le 1er novembre, instituée en France en 835, garde son caractère propre et qu'elle ne soit pas une journée des morts,  Odilon abbé de Cluny, vers l'an 1000,  impose à tous ses monastères la commémoration des défunts par une messe solennelle le 2 novembre.

Cette journée n'est pas appelée Journée de prière pour les défunts, mais "commémoraison" des défunts. A cette époque ou la doctrine du purgatoire n'est pas encore élaborée comme à la fin XIIème siècle, il s'agit plus de faire mémoire des morts que de prier pour eux.
Au XVème siècle, les dominicains inaugurèrent en Espagne l'usage de célébrer trois messes en ce jour des morts. Le pape Benoît XV (+1922) a étendu à toute l'Église la possibilité de célébrer trois messes le 2 novembre en demandant de faire des prières pour les morts de la guerre.

Visite au cimetière

C'est rare que l'on fasse une visite au cimetière le 2 novembre qui est pourtant le jour des morts. En effet ce n'est pas un jour férié en Europe. Cependant quand le 2 novembre tombe un samedi ou un dimanche, on en profite pour faire une visite au cimetière  et dire une prière pour les morts de sa famille. On fait habituellement la visite au cimetière le premier novembre à la fête de la Toussaint qui est souvent vécue comme le jour des morts plus que comme la fête des saints. 

 Beaucoup de paroisses envoient une lettre personnelle d'invitation aux familles qui ont participé aux obsèques d'un des leurs au cours de l'année.

Au moment de la prière universelle, on nomme les défunts de l'année et chaque famille peut apporter un cierge qu'elle allume au cierge pascal. C'est un geste symbolique de la foi en la résurrection des morts par la participation à la résurrection du Christ.

Pour que la Toussaint, le 1er novembre, instituée en France en 835, garde son caractère propre et qu'elle ne soit pas une journée des morts,  Odilon abbé de Cluny, vers l'an 1000,  impose à tous ses monastères la commémoration des défunts par une messe solennelle le 2 novembre. Cette journée n'est pas appelée Journée de prière pour les défunts, mais "commémoraison" des défunts. A cette époque où la doctrine du purgatoire n'est pas encore élaborée comme à la fin XIIème siècle, il s'agit plus de faire mémoire des morts que de prier pour eux.
Au XVème siècle, les dominicains inaugurèrent en Espagne l'usage de célébrer trois messes en ce jour. Le pape Benoît XV (+1922) a étendu à toute l'Église la possibilité de célébrer trois messes le 2 novembre en demandant de prier pour les nombreuses victimes de la guerre.

"Citations"
Tous ceux qui ont vécu là ne sont pas nés en même temps que moi. Et les morts me disent : "Dépêche-toi de vivre !"
[Jules Renard] 

La récompense des grands hommes, c'est que, longtemps après leur mort, on n'est pas bien sûr qu'ils soient morts.
[Jules Renard] 

Commémoration de tous les fidèles défunts
 Pourquoi faut-il prier pour les défunts ?

Nous prions pour nos défunts, car ils ont besoin d'une purification pour être pleinement avec Dieu. On se représente souvent le purgatoire comme un lieu de souffrance où les pécheurs restent un certain temps en punition de leurs péchés avant d'aller au ciel. Cette représentation d'une punition dans un lieu et dans un temps n'est pas bonne. Le terme purgatoire signifie que  pour pouvoir rencontrer Dieu pleinement, l'homme pécheur a besoin d'une purification. C'est l'amour de Dieu qui nous purifie. Cette purification est éprouvante. Nous serons sauvés, mais comme à travers un feu, dit St Paul (1Co 3/15)

Notre prière peut aider les défunts, dans leur épreuve de purification, en vertu de ce qu'on appelle "la communion des saints". La communion des saints c'est la communion de vie qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés. Il y a, dans le Christ, un lien mutuel et une solidarité entre les vivants et les morts. La prière pour les défunts  existait déjà dans l'Ancien Testament : "Judas Macchabée fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu'ils fussent délivrés de leurs péchés (2 Mac 12/46) 

 

Au fur et à mesure que les souvenirs apparaissent, je pense que les morts étaient toujours
présents dans la vie quotidienne.

Le jour des Rameaux (encore appelé Pâques à Buis), on allait déposer sur les tombes une petite branche de buis que le prêtre avait béni au cours de la messe.

Je me souviens qu'étant enfant, ma mère m'emmenait en promenade au cimetière où aucun membre de notre famille ne reposait et nous n'étions pas les seuls.

Je me rappelle aussi ses protestations lorsqu'elle voyait que la Toussaint perdait son caractère de fête d'église pour devenir une journée où l'on se rendait au cimetière pour fleurir les tombes.
C'était le 2 novembre qui était le "jour des morts".
C'est le nom que lui donnait le très officiel "Almanach des P. et T.". (Aujourd'hui, il ne s'agit plus des morts mais des "défunts").
La veille, la cloche avait sonné lugubrement une grande partie de la nuit.

Le matin, le curé disait la messe et il se rendait ensuite au cimetière pour bénir les tombes.

Pour montrer l'intérêt que l'on portait au Jour des morts, nous apportions une petite précision qui se rapporte aux congés scolaires.
Autrefois, les vacances des écoliers se limitaient aux "grandes vacances", août et septembre, auxquelles s'ajoutaient dix jours à Pâques.
Mais il n'y avait pas "d'école" (comme on le disait) le matin du 2 novembre, le matin seulement.

Notre livre de lecture contenait un passage de Lamartine qui commençait ainsi : "C'est aujourd'hui le 2 novembre, jour qu'on appelle à la campagne le Jour des morts..."

 

 Quelles sont les différents mots par lesquelles on désigne la fin de la vie et ceux qui sont mort ?

Le Trépas : évoque le passage à une autre vie; poétique et peu usité.

Le Décès : évoque le départ de la vie humaine. Selon m'étymologie "décéder" signifie s'en aller.

La Mort : présente quelque chose d'affreux.
Contrairement au trépas et au décès, la mort se dit aussi des animaux.

 

Le Jour des morts, des trépassés.
Ce jour-là, le Peuple de Dieu prie pour ses défunts, pour tous ceux qui sont décédés, mais qui peut-être, ne sont pas encore dans la gloire de Dieu. Ils ont été pécheurs - nous le sommes aussi -
et parfois ont oublié d'aimer Jésus.
Ils traversent une épreuve de purification avant d'entrer dans la gloire de Dieu.
Dans le Purgatoire , ils attendent le pardon de Dieu.
Et c'est pour nous une grande espérance de savoir que nos prières peuvent hâter leur délivrance.
Les Trépassés sont partis ailleurs
Les Défunts ont  achevé et accompli leur vie.
Les Morts ne sont  plus

Nous devons donc prier pour eux, pour qu'ils aillent rapidement au paradis, dans le ciel.
A notre prière, Dieu leur fera miséricorde. il leur pardonnera leurs péchés comme Il a pardonné au
Bon larron de l’Évangile. Aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le Paradis Luc 23,43
Prions donc beaucoup pour les défunts le Jour de la Toussaint, et le Jour des Morts,
pour tous les trépassés, pour tous ceux qui nous sont chers.
Eux, en remerciement, prieront pour nous le Seigneur dans le ciel.
Ne manquons pas de dire chaque jour dans notre prière :

Miséricordieux Jésus, donnez-leur le repos éternel. Amen.

Soyons signes d'une communion ecclésiale vécue entre vivants et trépassés. 

 

Réflexion sur le jour des défunts

Aussitôt après nous avoir invités à célébrer tous ceux qui ont atteint le bonheur de la possession de Dieu, l’Eglise nous remet devant les yeux ceux qui se trouvent dans l’au-delà et qui ne jouissent pas encore de ce bonheur. La fête de la Toussaint est inséparable de la commémoration des défunts. La première célébration est toute de joie; la seconde comporte un aspect de compassion envers ceux qui, étant passés par la mort, souffrent avant d’entrer dans la félicité céleste.

Ce qu’il y a de plus admirable, c’est que cette compassion peut être efficace. Nous avons le pouvoir d’aider, par notre prière, ceux qui ont un intense désir d’entrer pleinement dans l’intimité divine et éprouvent la peine de ne pas pouvoir satisfaire immédiatement ce désir. Il y a là une application extrême du principe de la communion des saints, c’est-à-dire de la solidarité qui fait bénéficier chaque homme de la sainteté de tous ses frères. En vertu de cette communion, nous pouvons contribuer à rendre les autres meilleurs, par le développement de la vie de la grâce en nous, par nos efforts de progrès moral et spirituel. La « communion » de sainteté s’étend jusque dans l’au-delà; la solidarité qui nous unit aux défunts franchit la séparation de la mort.

Nous savons fort peut de chose du sort de ces défunts que l’on décrit comme retenus au purgatoire. Nous nous représentons le purgatoire comme un lieu et nous ne pouvons pas faire autrement, car notre manière de penser sur la terre est liée à l’espace. En fait, le purgatoire est un état de purification. On comprend que l’entrée dans le bonheur céleste requiert des conditions de pureté, qui ne sont pas nécessairement remplies chez ceux qui ont obtenu le pardon de leurs fautes et sont sauvés. Au moment de la mort, quelqu’un peut être foncièrement orienté vers Dieu, dans l’ouverture à sa grâce et dans l’accueil de son pardon, mais ne pas se trouver dans des dispositions personnelles qui conviennent à la possession bienheureuse. Dans ce cas une période de purification est exigée.

Il ne semble pas que cette exigence résulte simplement du nombre de péchés commis ou de la culpabilité qui est impliquée. En effet, le récit évangélique nous fait comprendre que même un passé de nombreuses fautes n’est pas nécessairement un obstacle à l’entrée immédiate dans le bonheur céleste.

« En vérité, je te le dis, dès aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23, 46). Ces paroles sont adressées à un homme qui avait vécu dans la délinquance et qui se reconnaissait justement condamné à mort pour le mal commis. Sa conversion au, dernier moment, a été si profonde, si sincère, qu’elle lui a valu le paradis sans délai. C’est qu’en lui s’étaient formées des dispositions appropriées à la vie éternelle en compagnie du Christ.

Seul le Seigneur voit le fond des consciences et décide, dans chaque cas individuel, si l’âme est suffisamment pure et bien disposée pour recevoir le bonheur de la possession. Rien ne nous est révélé du jugement qui se produit à l’instant de la mort; nous ne pouvons donc pas savoir si un défunt est directement admis au ciel ou doit passer par un temps de purification. En raison de cette ignorance s’impose le devoir de prier pour tous les défunts, de demander pour eux l’accès au bonheur définitif. L’Eglise a toujours encouragé cette prière. En la favorisant, elle garantit son efficacité: la prière pour les âmes de l’au-delà n’a de sens et d’utilité que si elle leur apporte un secours, du moins si elle vient en aide aux défunts qui se trouvent dans un état de souffrance purificatrice. A bon droit on a reconnu dans cette attitude de l’Eglise un signe de l’existence même du purgatoire.

La prière pour les défunts est un témoignage de l’affection que nous leur portons. Il y a certes d’autres signes d’affection; les fleurs qui envahissent les cimetières manifestent l’attachement des vivants à ceux qui les ont quittés. Mais l’amour le plus lucide et le plus efficace se traduit par la prière à l’intention de ceux qui souffrent. Cet amour est animé par l’esprit de foi. Il s’agit de croire à l’effet de la prière, effet impossible à constater. Il suffit de réfléchir quelque peu pour se rendre compte que les défunts désirent par-dessus tout recevoir une aide effective, qui leur permette d’entrer le plus tôt possible dans la communauté heureuse des élus.

Cette aide, comment pourrions-nous la refuser? Nous pouvons la fournir par notre prière et par l’offrande de tout ce qui dans notre vie plaît au Seigneur. Plus particulièrement à ceux que nous avons aimés sur la terre, nous pouvons faire parvenir l’hommage d’un amour qui demeure, et rendre le service qu’ils attendent de nous. 

 

"Traditions bouddhistes"
En Chine
La fête de Qing Ming, Qingmingjie, au début du mois d'avril, est essentiellement consacrée à la visite et au nettoyage des tombes familiales.
La fête des fantômes, Zhongyuanjie, le 15e jour du septième mois lunaire, est pour sa part consacrée aux "esprits orphelins et fantômes sauvages", auxquels sont offerts des repas réconfortants et des cérémonies pour leur délivrance.

Au Népal
Lors de la fête népalaise de Gai Jatra (« fête des vaches »), chaque famille qui a perdu un de ses membres l'année précédente construit un « gai » constitué de branches de bambou, de décorations en papier, de vêtements et de portraits du défunt.

En Corée
Lors de Chuseok, la fête des récoltes, le quinzième jour du huitième mois du calendrier lunaire coréen, les familles retournent sur la terre de leurs ancêtres et célèbrent une messe anniversaire en leur honneur.

Au Japon
Le festival O-Bon a lieu du 13 au 15 juillet dans la partie orientale du Japon et du 13 au 15 août dans la partie occidentale.

"Traditions d'origine précolombienne"
 Jour des morts (Mexique).

Tête de mort en sucre
Au Mexique, lors du Día de Muertos, cette visite rituelle est très festive, avec des offrandes de bonbons, de têtes de mort en sucre ou de tequila. Les Mexicains vont dans les cimetières, mangent sur les tombes, dansent, chantent. Ce n'est pas un jour triste pour eux. Ils confectionnent des autels dans leurs maisons et mettent des bougies dans leurs habitations pour montrer aux morts quel chemin il faut suivre.

"Traditions chrétiennes"
Dans la tradition chrétienne, le 2 novembre correspond à une célébration des morts par des messes, en particulier pour les défunts de l'année écoulée. La messe a une valeur de purification des péchés véniels pour atteindre la vision béatifique. 

 

"Origines païennes"
Cet article ou cette section est sujet à caution car il ne cite pas suffisamment ses sources. (date inconnue)
Pour rendre l'article vérifiable, signalez les passages sans
source avec  et liez les informations aux sources avec les notes de bas de page. Cette fête est un rituel païen, survivance de rites plus anciens dont le plus célèbre est Samain, fête celtique célébrée à la même époque de l'année mais qui avait disparu avec la religion druidique. Ce rituel païen fut graduellement incorporé aux habitudes de l'Église. Les fêtes se déroulaient uniquement dans des emplacements prévus à cet effet. Par exemple, la "Plaza del Pais", qui est la place centrale de la ville de Moska, a accueilli plus d'une centaine de fêtes païennes.

Ce rituel païen a un rapport avec les mythologies de tous les peuples anciens, elles-mêmes reliées aux événements du déluge. Cet événement est célébré non seulement par des peuples plus ou moins liés entre eux, mais par d'autres qui sont séparés par un océan et par les siècles. Toutes ces nations célèbrent cette fête le même jour où, selon le récit de Moïse, le déluge commença, à savoir le 17e jour du second mois, période qui correspond au début de notre mois de novembre.
Cette fête, célébrée par les païens qui rejetaient Dieu, débutait par une cérémonie honorant la mémoire des âmes que Dieu détruisit aux jours de Noé en raison de leur méchanceté. 

 

"Traditions catholiques"
Photographie d'un cimetière en Pologne, lors de la Toussaint.
Pour l'Église catholique romaine, le 2 novembre est le jour de la commémoration des fidèles défunts. Dans les pays catholiques, ce jour est traditionnellement consacré à une visite familiale au cimetière et à l'entretien des tombes. Dans de nombreux pays catholiques, les gens croient que les morts reviennent cette nuit-là et partagent la nourriture des vivants.

En France
En France, ce jour est le 2 novembre dans les faits, mais le 2 novembre n'est pas un jour férié, alors que le 1er novembre (jour de la Toussaint) en est un. C'est donc plutôt le 1er novembre que les Français consacrent à la visite des tombes de leurs proches, d'où une confusion fréquente entre la Toussaint et la commémoration des défunts. Il est courant de fleurir la tombe avec un pot de chrysanthèmes, la fleur la plus achetée ce jour-là. 

 

Pourquoi célébrons-nous le jour des défunts ?

L’homme est ainsi fait que depuis les temps les plus anciens il a besoin de se souvenir, de faire mémoire des moments importants de sa vie. Ce sont comme des balises, des points de repère qui jalonnent ses joies et ses peines. En arrêtant sa pensée aux souvenirs de ce qui fut, l’homme se situe aujourd’hui, pour vivre demain. Le temps du souvenir et de la mémoire est un temps précieux qu’il peut mettre à profit pour se situer intérieurement et spirituellement.

La mort des êtres que nous aimions marque aussi dans nos vies des étapes dans le déroulement de nos jours. Et nous avons besoin de nous souvenir.

Si le souvenir est un moment important, la méditation et la prière le sont tout autant...

Oui, et peut être particulièrement lorsque nous nous déplaçons dans les cimetières. Nous manifestons notre attachement à ceux qui ont laissé une trace dans nos vies.
En ces lieux de recueillement et de souvenir, ce sont nos pensées, les images d’un temps partagé qui reviennent en mémoire. En nous rendant sur la tombe de nos défunts nous nous rappelons la vie avec ceux que nous aimions et nous pouvons en faire une prière d’action de grâce.

Et quand la foi nous fait chercher et trouver l’espérance, nous nous rappelons aussi la vie nouvelle que le Christ a promise à tout homme de bonne volonté. Nous confions nos défunts à Dieu dans l’espérance qu’ils aient trouvé la paix et qu’un jour tous nous ressusciterons.

Le lieu de la sépulture est un lieu de mémoire où certains viendront honorer leurs défunts et prier pour eux dans l’attente de la résurrection. D’autres auront ces mêmes intentions en participant seulement à l’Eucharistie qui sera célébrée dans chaque paroisse aujourd’hui.

Jean-Paul II disait :
« En priant pour les morts, l’Eglise contemple avant tout le mystère de la résurrection du Christ qui, par sa croix nous obtient le salut et la vie éternelle ».
« J’encourage les catholiques à prier avec ferveur pour les défunts pour ceux de leurs familles et pour tous nos frères et sœurs qui sont morts, afin qu’ils obtiennent le pardon et qu’ils entendent l’appel du Seigneur ».
Le cimetière où reposent tant des nôtres et des autres nous invite à nous rappeler que nous sommes de passage sur cette Terre.
Peut-être à méditer sur ce que Dieu attend de nous !
Teilhard de Chardin a écrit : « Ne cherchez pas en arrière ceux qui sont partis… Ils ne sont plus là. Ils ne vous attendent plus là. C’est en avant qu’il faut les chercher, dans la construction d’une vie renouvelée… »
Pour vous que représente le cimetière ?
Pour moi, c’est un lieu de messages :

 Message des vivants à ceux qui les ont quittés, message d’un amour qui est toujours là en eux, même si à travers le temps l’amour s’est transformé.

 Message de la vie pour ceux qui ont à découvrir qu’au delà de la peine de la séparation, ils ont à continuer ce que d’autres ont semé avant eux.

 Message de la découverte qu’en donnant de soi même aux autres, notre vie trouve déjà les bribes de la plénitude qui nous attend, lorsque viendra pour nous, le temps de la rencontre avec le Christ qui s’est donné à nous pour nous montrer le chemin.

Après les premiers mois d’un deuil, le cimetière ne devrait donc plus être un lieu de tristesse, mais le lieu où nous pouvons nous souvenir que nous avons quelque chose à construire dans nos vies de tous les jours. Que le meilleur de ce qui nous a été donné, il nous appartient de le transformer et de le transmettre sans attendre. C’est quelque chose de cela que Dieu attend de nous. Que nous n’attendions pas le Royaume éternel pour construire un monde plus juste, plus fraternel, mais que dès aujourd’hui avec le meilleur de ce que nous ont laissé ceux qui sont partis avant nous, nous soyons des artisans de paix et des hommes et des femmes attentifs à la vie des vivants. 

 

Historique : 

Le plus souvent, un amalgame est fait entre la fête de tous les saints et le jour de prière pour les défunts. Depuis le XIXe siècle, il est de tradition de fleurir les tombes à la Toussaint, jour férié propice aux déplacements pour se recueillir en souvenir des personnes aimées et disparues. Manière d'honorer la mémoire des défunts de nos familles, de renouer des liens avec ceux qui nous ont précédés. Mais comment ne pas faire de confusion entre le 1er et le 2 novembre ?
En premier lieu, il faut savoir que la fête de la Toussaint et la commémoration des morts, le jour suivant, ne tirent pas leur origine des textes bibliques. La Toussaint fut instituée par l'Église entre le IVe et le IXe siècle, en réponse à la situation de l'époque : en effet, après les persécutions, l'Église a voulu se souvenir de tous ceux qui ont offert leur vie à cause de leur foi chrétienne. Une fête de tous les martyrs a donc été instituée à Antioche, en Orient, le 13 mai, à partir du IVe siècle. Au VIe siècle, cette fête s'est diffusée à Rome, à l'occasion de la transformation du Panthéon, temple païen consacré à tous les dieux, en une église dédiée à tous les martyrs, sous le nom de Sainte-Marie-des-Martyrs.
Vers 830, le pape Grégoire IV transféra cette fête au 1er novembre et retendit à « tous les saints », c'est-à-dire à l'ensemble des personnes que l'Église reconnaît pour leur vie exemplaire et proche de Dieu. Depuis lors, cette date s'est maintenue.
La commémoration des fidèles défunts est un héritage de la lecture, dans les monastères, du « rouleau des défunts », mémento où l'on rappelle le nom des frères défunts d'une abbaye ou d'un ordre afin de solliciter la miséricorde de Dieu pour ceux qui ne participent « pas encore » pleinement à sa vie, à sa béatitude.
En 1031, l'abbé Odilon a ordonné la célébration d'une « messe solennelle pour les morts qui dorment en Christ » dans tous les monastères de l'ordre de Cluny. L'Église ayant approuvé cette décision, une journée spéciale de commémoration des défunts a donc été instituée au lendemain de la Toussaint, le 2 novembre. Elle s'est 1 généralisée et a été officialisée au XIe siècle. 

Lors de la liturgie de l'Eucharistie (messe), ces deux événements, clairement distincts, sont soulignés dans chaque
prière eucharistique après la consécration du pain et du vin. La Toussaint est une fête joyeuse, qui témoigne de l'espérance chrétienne devant la mort ; les croyants reconnaissent qu'ils sont appelés à ressusciter un jour avec le Christ. Les chrétiens sont ainsi associés à sa résurrection et au bonheur éternel promis.
Lors de la Fête de la Toussaint, est lu le message des Béatitudes (Matthieu 5,1-12) qui a été vécu par tous les saints reconnus officiellement par l'Église (canonisés) et les saints anonymes qui ont répondu à l'appel du Seigneur.
Par ailleurs, le 2 novembre, ou le dimanche qui suit, dans toutes les paroisses, les noms des défunts dont les obsèques ont été célébrées au cours de l'année, sont rappelés. 

Une question délicate
Établir la différence entre Toussaint et fête des morts, nécessite beaucoup de pédagogie. En effet, les fidèles ont souvent une vision floue de ce qui se passe après la mort. Pour eux, le défunt s'en va tout simplement vers Dieu. Sans contredire cette affirmation, je ne renonce jamais à rappeler la distinction que l'Église établit entre les deux dates : le 1er novembre fête tous ceux dont on a la certitude qu'ils sont dans la gloire de Dieu. Le lendemain est dédié aux défunts qui empruntent un chemin de purification vers la grâce. J'adresse systématiquement aux familles touchées par un deuil au cours de l'année écoulée une invitation à venir prier le 2 novembre. Ce jour-là, nous nous rendons au cimetière, où je cite le nom de chacun des défunts. Le soir, une célébration prolonge la prière. Je souligne combien cette prière pour les morts est une prière utile, séculaire, hors du temps : on y demande que le défunt soit introduit dans la gloire de Dieu. Les personnes conviées sont toujours sensibles à l'attention que l'Église leur porte. L'idéal serait de maintenir le contact avec ces familles en deuil. - Michel Plagniol, Prêtre à Gigean (Hérault) 

Faire preuve de pédagogie
La distinction que l'Église établit entre les défunts qui accèdent directement à la lumière de Dieu et ceux qui n'y accèdent qu'après un temps de purification n'est pas toujours bien perçue par les proches. « Mais alors, qu'advient-il de mon père, de ma sœur ? » Dans ces moments difficiles, comment proposer une parole d'espérance ? Première bonne nouvelle : la foule des saints à l'honneur le 1er novembre ne se limite pas aux saints canonisés, « labellisés ». Ces saints, innombrables, sont présents jusque dans notre entourage ! Deuxième bonne nouvelle : pour les chrétiens, qui placent leur espérance dans la résurrection, tout ne prend pas fin avec la mort. La purification se poursuit et Dieu continue d'agir pour les hommes. Toute mort est donc une naissance à la vie éternelle, que nous soyons directement ou indirectement sanctifiés. C'est pourquoi la « fête des morts » du 2 novembre est si intimement liée à la Toussaint. Chaque année, beaucoup de gens viennent la célébrer. Lorsqu'ils entendent le nom de leur défunt, les proches apportent un lumignon devant l'autel. L'atmosphère est à l'apaisement. Pour les participants qui se sont éloignés de l'Église, plus nombreux qu'à la Toussaint, il faut être pédagogue. Le lien avec le Christ ressuscité n'est pas toujours facile à établir.

 

Sens de la journée du 2 novembre

Le 2 novembre est à la fois une journée de commémoraison et une journée d'intercession.  On pense à tous ceux qui nous ont quittés et qu'on n'oublie pas. On prie pour eux, car ils ont besoin d'une purification pour être pleinement avec Dieu. Notre prière peut les aider dans leur épreuve de purification, en vertu de ce qu'on appelle "la communion des saints". La communion des saints, c'est la communion de vie qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés. Il y a, dans le Christ une solidarité.

Le sens du jour des morts est donc très différent de celui d'Halloween.


"Citations"
 "Invisibles, nos morts ne sont pas des absents :
Anges de foyers, ils sont toujours présents."
[Anonyme]

 "Pourquoi donc n'est-il pas possible qu'après la mort nous gardions l'apparence parfaite des vivants, si les vivants peuvent dans le sommeil se faire semblables aux lugubres morts ?"
[Léonard de Vinci]

 "Le vrai tombeau des morts, c'est le coeur des vivants."
[Jean Cocteau]

 "Parmi tous ceux qui sont morts pendant la guerre, il y avait peut-être un type qui s'il avait vécu serait devenu un savant fou qui aurait fait sauter la planète."
[Philippe Geluck] 

 

Prière pour les défunts :  De Profundis
Des profondeurs je crie vers Toi, Seigneur. Seigneur, écoute mon appel!
Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière.
Si Tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur qui subsistera?
Mais près de Toi se trouve le pardon pour que l'homme Te craigne.
J'espère le Seigneur de toute mon âme; je l'espère, et j'attends sa parole
Mon âme attend le Seigneur, plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.
Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore, attend le Seigneur Israël.
Oui, près du Seigneur est l'amour ; près de lui, abondance le rachat.
C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.
 Du fond de l'abîme, j'ai crié vers vous, Seigneur


 

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