LE  8  DECEMBRE:
"FÊTE  DE  L'IMMACULÉ   CONCEPTION"


Tu es toute belle, Ô Vierge Marie!
"Réjouis-toi, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec Toi"
(Luc 1, 28)

IMMACULÉE CONCEPTION de la TRÈS SAINTE VIERGE 

Cela signifie que marie, dès le premier instant, est "immaculée", c´est-à-dire qu´elle a été préservée de tout péché par la grâce de Dieu, y compris du péché originel pour devenir la mère de Dieu. Elle est très fêtées à Lyon qui est illuminé le 8 décembre.
Quand Bernadette Soubirous demande son nom à la dame de la grotte de Lourdes, celle-ci lui répond : "Je suis l’Immaculée conception". Cela signifie que Marie est née préservée du péché originel, et non pas qu'elle était vierge. Le dogme de l'Immaculée conception a été proclamé par Pie IX en 1854. Cette fête est célébrée le 8 décembre.
Ce dogme fut proclamé en 1854 par Pie IX


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Immaculée Conceptio, le 8 décembre

Quand Bernadette Soubirous demande son nom à la dame de la grotte de Lourdes, celle-ci lui répond : "Je suis l’Immaculée Conception". Cela signifie que Marie est née préservée du péché originel, et non pas qu'elle était vierge. Le dogme de l'Immaculée Conception a été proclamé par Pie IX en 1854. Cette fête est célébrée le 8 décembre.

Marie au cœur de la fête des lumières

À l’occasion de la fête de l’Immaculée Conception, le 8 décembre, les églises lyonnaises ouvrent leurs portes pour accueillir les milliers de touristes et de pèlerins présents à Lyon dans le cadre de la Fête des Lumières.

Un peu d’histoire

Les illuminations sont liées au culte de la Vierge Marie sur la colline de Fourvière depuis le Moyen-Age. En 1852, on achève la reconstruction du clocher de la chapelle de Fourvière. Une statue de la Vierge Marie en bronze doré est placée au sommet. Elle est inaugurée le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception. Ce jour-là, des feux d’artifice sont prévus mais une pluie torrentielle s’abat sur la ville. A la tombée de la nuit, le ciel s’éclaircit et la pluie s’arrête."Tout à coup apparaissent à quelques fenêtres inconnues des lignes de feu... La ville s’était embrasée en un instant. Bientôt, il ne reste plus, sur la vaste étendue des quais, des rues, des passages ignorés et des cours invisibles, aucune fenêtre obscure. Les petits marchands, les clochers, illuminent leurs baraques, leurs voitures et jusqu’aux bordures des trottoirs... Quelques feux de Bengale s’allument sur les toits de la chapelle de Fourvière, la statue de la Vierge apparaît et la grosse cloche de Saint Jean, cet éloquent interprète des joies publiques, est lancée à toute volée. A huit heures, la population entière est dans la rue, circulant, paisible, joyeuse et attendrie.".

Aujourd’hui

Depuis, chaque année, le soir du 8 décembre, les Lyonnais illuminent leur ville pour la fête de l’Immaculée Conception. La fête des lumières à Lyon est une fête religieuse et populaire.

Les Lyonnais sont invités à parler de leur foi à toutes les personnes qui rentrent dans les nombreuses églises lyonnaises ouvertes pendant les 4 jours de la «Fête des Lumières».

Marie est-elle sans péché ?

Ce dogme date de 1854, mais son affirmation remonte au Ve siècle. "Quand on évoque la Vierge Marie, il faut se garder de toute exagération et de toute timidité" (concile Vatican II).
 

Proclamé en 1854, le dogme de l'Immaculée Conception ne doit pas être confondu avec la conception virginale de Jésus, concept qui remonte aux Écritures.

L’Immaculée Conception est l'affirmation selon laquelle Marie est née préservée du péché originel par la grâce de Dieu. Quant à sa conception, elle n'a rien d'extraordinaire : Marie est née de l'union normale d'un homme et d'une femme.

Cette affirmation, devenue dogme à la fin du siècle dernier, s'est en fait imposée très tôt. Le concile d’Éphèse en 431 posait la question suivante : peut-on dire que Jésus est vraiment fils de Dieu ? Est-ce l'homme ou est-ce Dieu qui est mort sur la Croix ? Le Concile, en affirmant que Jésus est à la fois homme et Dieu, posa donc de façon nouvelle la question de Marie. Celle-ci reçut le titre de Mère de Dieu, qui est aussi une affirmation christologique. A partir de cette date, le culte de Marie, jusque-là assez restreint, se répand dans la chrétienté. Marie est fêtée le 15 août aussi bien dans l’Église d'Orient que dans l’Église d'Occident.

Marie n'a pas connu le péché

C'est également à partir de cette année, 431, que se posent les questions de sa virginité et de sa sainteté. Jusque-là, les Pères de l’Église la trouvaient un peu encombrante et pensait que, comme tout être humain, elle avait pu commettre des péchés.

Mais à partir d'Ephèse se pose vraiment le problème : Jésus a-t-il pu être formé par quelqu'un en contact avec le péché ? En réponse, les catholiques affirmeront, en accord avec les orthodoxes, que Marie, depuis le début, n'a pas connu le péché.

Saint Augustin, très attaché à la notion du péché originel, avance que Marie ne peut avoir échappé au péché mais qu'elle a été sanctifiée très tôt, une subtilité que l'Orient chrétien refusera. En Occident, on préfère la doctrine de saint Thomas d'Aquin et de saint Bernard qui considère la sainteté de Marie comme initiale mais pas originelle. Voulant sortir du débat, saint Bonaventure propose la conception suivante, et qui sera retenue durant les siècles suivants : Marie n'a pas échappé au péché originel mais en a été préservée par la grâce de Dieu. Cette thèse, acceptée lors du concile de Bâle en 1453, se transforme très rapidement en consensus.

Lors de la réforme de Luther au XVIe siècle, cette affirmation ne fera pas l'objet de polémique. C'était surtout l'abus du culte marial qui enflamma les esprits. Le concile de Trente posera le problème du péché originel, mais sans évoquer la Vierge Marie. Les temps modernes voient fleurir le culte marial et la fête de l'Immaculée Conception s'impose le 8 décembre.

Les apparitions de Lourdes confirment la doctrine

Mais c'est au XIXe siècle que de nouveau la question se pose, à la faveur d'un fort renouveau du culte marial. Le pape Pie IX, après consultation des évêques du monde entier, définit le dogme de l'Immaculée Conception en 1854. En 1858, les apparitions de Lourdes, auxquelles aucun catholique n'est obligé de croire, apparaissent comme une confirmation de la doctrine.

Jusqu'en 1950, le mouvement mariologique se développe beaucoup. Un grand nombre de sociétés mariales se battent pour obtenir de nouvelles définitions sur sa médiation, son Assomption et sa corédemption. Pie XII définit ainsi l'Assomption en 1950, après la même procédure que pour le dogme de l'Immaculée Conception, ce qui a fait moins de difficultés et aurait pu être défini plus tôt, car c'était une vraie tradition dans l’Église.

Le concile Vatican II connaît un débat douloureux entre deux partis convaincus : l'un très marial, l'autre plus œcuménique et peu désireux d'en rajouter sur le culte marial. Fallait-il faire une insertion sur Marie dans le schéma sur l’Église ? La question fut longtemps débattue. En fin de compte, les pères du Concile se refusèrent à donner à Marie le titre de co-rédemptrice. Nous ne sommes sauvés que par Jésus. En revanche, nous pouvons dire que Marie a coopéré au salut en temps que créature rachetée. Marie n'est pas sainte comme tous les saints : elle est née dans la sainteté, elle a trouvé grâce devant Dieu. Mais elle reste une créature. Marie est reconnue comme Mère de l’Église. Elle est notre avocate, elle intercède pour nous. Marie n'est pas médiatrice, puisqu'il n'y a qu'un seul médiateur, le Christ, et que tout vient de Dieu par le Christ. Par contre elle exerce une médiation maternelle d'intercession.

"Définition"

Les premiers chrétiens n'avaient pas de dogmes. C'était l'annonce de la Bonne Nouvelle à l'état brut. Étaient-ils plus libres pour cela ? Je ne le pense pas ! Les Actes des Apôtres nous disent qu'ils "étaient assidus à l'enseignement des Apôtres", et comme je les comprends? car ils avaient besoin d'avoir des points de repère dans leur démarche de croyants. Qui était Dieu en fin de compte : Y en avait-il un ou trois ? Et Jésus ? Était-ce un prophète ou le Fils de Dieu ? Tout cela devait être bien flou. Le premier qui a essayé de clarifier les choses et d'apporter une réflexion un peu approfondie, c'est Saint Paul. Ses lettres sont restées une référence importante pour réfléchir notre Foi aujourd'hui.

Le dogme signifie que Marie, mère de Jésus-Christ, fut conçue exempte du péché originel. La bulle déclare :

« Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine, qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement, et constamment par tous les fidèles. »

La constitution dogmatique Lumen gentium (1964) précise qu'elle a été « rachetée de façon éminente en considération des mérites de son Fils » (LG 53) et que « indemne de toute tache de péché, ayant été pétrie par l'Esprit saint, [elle a été] formée comme une nouvelle créature. »

Il n'est pas directement lié à la conception virginale de Jésus, c'est-à-dire la croyance en le fait qu'il soit né d'une mère vierge. Ce dogme, évoquant l'âme de la mère de Dieu est le pendant de celui de la virginité du corps.[réf. nécessaire] Saint Bernard de Clairvaux, qui n'y souscrivait cependant pas, indiquait dans une de ses homélies que la sainteté de corps et d'âme de Marie était le préalable à la réception de l'Annonciation faite par l'archange Gabriel. Ce dogme n'est donc pas tout neuf dans la patristique occidentale.

L'Immaculée Conception se fête le 8 décembre, date « supposée » de la conception de Marie, depuis 1477, par décision de Sixte IV. La fête a été confirmée par Clément XI en 1708. Spécialement marqué dans le diocèse de Lyon depuis 1852 et renommée de manière profane Fête des lumières. Ce jour est férié dans les cantons suisses de Fribourg, du Tessin et du Valais, de culte majoritaire catholique.
Le terme « immaculée » signifie pure et sans tache.

Les dogmes, une nécessité.
 
Mais au fur et à mesure que l'Église se répandait, des réflexions diverses sont venues au jour. Et elles n'allaient pas toutes dans le même sens : Jésus était Fils de Dieu ; il ne pouvait pas en même temps être un homme ! Mais si, répondaient d'autres, c'est Dieu qui ensuite l'a adopté comme son fils ! Il fallait donc y voir clair. C'est comme cela que sont nés les dogmes et le Credo que nous disons ensemble à la Messe. Cela n'était donc pas perçu comme "des obligations arbitraires et sclérosantes édictées par une société dictatoriale", mais comme une nécessité pour préciser ce que l'on croyait. Ils en avaient assez des conflits incessants qu'il y avait entre eux. Les dogmes leur ont permis de passer à autre chose?

Quelques lieux d'apparition de Marie

Les apparitions de la Vierge sont à l'origine de nombreux sanctuaires et pèlerinages. Voici quelques-uns de ces lieux. Les apparitions y sont officiellement reconnues par l'Église. Publié le 15 avril 2015.
 
La grotte de Lourdes

Sainte-Marie-Majeure, la neige d'été à Rome

La basilique Sainte-Marie-Majeure, à Rome, date du Ve siècle. Le Pape Libère aurait eu une apparition de Marie demandant qu'un sanctuaire lui soit construit. Un 5 août, sous un plein soleil, le mont Esquilin fut couvert de neige, et un cerf aurait alors tracé de ses bois le plan du futur édifice... Il s'agit de la plus grande église élevée en l'honneur de la Vierge Marie.

Czestochowa, sur la "Colline Claire"

Des moines paulins venus de Hongrie fondèrent un monastère à Jasna Gora, la "Colline Claire", en 1382. Deux ans plus tard, le prince d'Opole, lui aussi hongrois, leur offrit une icône mariale, peinte par saint Luc selon la légende. L'icône devint progressivement symbole de la résistance du peuple polonais à toutes les oppressions. Cher à Jean-Paul II, ce sanctuaire, proche de Cracovie, fêtait son sixième centenaire en 1982. Il a accueilli les JMJ en 1991.

Guadalupe, la Vierge métisse

À la périphérie de Mexico, en 1531, dix années à peine après la conquête espagnole, une dame métisse apparaît à un Indien catéchumène. La "Morenita" laisse l'empreinte de ses traits sur sa tunique. Ce linge, icône mystérieuse, est l'objet d'un culte depuis près de cinq siècles. Patronne de l'Amérique tout entière, Notre-Dame de Guadalupe est fêtée le 12 décembre. Cinq millions de pèlerins par an se rendent à Guadalupe, venant à pied de tout le Mexique. Jean-Paul II réserva son premier pèlerinage de Pape à ce sanctuaire, en 1979, quelques mois après son élection.

La Vang, la Vierge des persécutés

La Vang était, à la fin du XVIIe siècle, un hameau perdu dans la forêt tropicale, à 60 km environ au nord de Hué, au Vietnam. Des catholiques cherchèrent refuge dans cette forêt à la suite de terribles persécutions, en 1773. Un soir, après la prière, une dame vêtue de blanc apparut et dit : "Mes enfants, ce que vous avez demandé, je vous l'accorde". La paix revenue, une chapelle fut construite en 1800, à laquelle succéderont des sanctuaires plus vastes. Le pèlerinage a lieu tous les trois ans, le 8 août.

Mariapocs, au jardin de Pannonie

Au nord-est de la Hongrie, la basilique de Mariapocs abrite une "icône miraculeuse". En 1696, un fils de paysans, Ladislas Csigri, 8 ans, avait été enlevé par les Turcs. Il retrouva sa liberté et ses parents firent peindre, en remerciement, une représentation de la Vierge dans l'église du village. Le 4 novembre 1696, la Vierge pleura des larmes de sang, manifestant sa sollicitude envers un pays encore occupé par les Turcs. Aujourd'hui, le sanctuaire est animé par les catholiques de rite byzantin. En 1991, le Pape Jean-Paul II a célébré la messe à Mariapocs en présence de 200 000 personnes.

Knock, la Vierge et l'eucharistie

En août 1879, dans une Irlande sous domination britannique, une vingtaine de personnes voient la Vierge, saint Jean, saint Joseph et un agneau. Le petit village de Knock ­ une douzaine de maisons ­ devient symbole du réconfort pour les paysans irlandais. Des guérisons se produisent à Knock qui devient très vite le "Lourdes irlandais. L'archevêque de Tuam a encouragé les pèlerinages dès 1880 sans reconnaître les apparitions pour éviter de provoquer les anglicans. En 1979, Jean-Paul II a vénéré la "Reine d'Irlande", authentifiant ainsi les événements surnaturels.

Fatima, le secret de Marie

Le 13 mai 1917, trois enfants qui gardent les moutons à la Cova da Iria, au Portugal, voient une belle dame dans un halo de lumière. Jacinthe et François ont été béatifiés en l'an 2000. Lucie, devenue religieuse carmélite, est toujours vivante. Le message de Fatima concerne les événements historiques du XXe siècle : révolution russe, Seconde Guerre Mondiale, fin du communisme en Europe de l'Est... Le secret de Fatima révélé le 13 mai 2000, faisait allusion à l'attentat dont fut victime Jean-Paul II, le 13 mai 1981.

Banneux, la Vierge des pauvres

Près de Liège, en 1933, dans un petit village des Ardennes belges, la Vierge s'est manifestée huit fois à une jeune fille. Mariette Beco avait peu fréquenté l'école et le catéchisme quand une dame portant une robe blanche lui est apparue, déclarant : "Je suis la Vierge des pauvres". L'évêque de Liège a reconnu les faits en 1949. 600 000 pèlerins par an sont accueillis à Banneux. Le Pape Jean-Paul II y est allé le 21 mai 1985.

Akita, les larmes du pardon

Au Japon, de 1973 à 1982, une statue de la Vierge répand du sang, de la sueur et des parfums. Catéchiste, Agnès Sassagawa Katsuko, née en 1931, souffre physiquement depuis son enfance. Elle vit chez les Servantes de l'Eucharistie quand les phénomènes étranges commencent à se produire pendant qu'elle est en prière devant la statue. Les messages que reçoit Agnès ont pour thème la conversion, la paix et la réparation des outrages à l'égard de Dieu. En 1984, l'évêque de Niigata autorise la vénération de Notre-Dame d'Akita.

Betania, ou la réconciliation des peuples

Au Venezuela, le 25 mars 1976, une mère de famille propriétaire de la ferme de Betania voit la Vierge qui se présente comme "réconciliatrice des peuples". Le phénomène va durer plusieurs années, culminant en 1984 avec sept apparitions au cours desquelles la Vierge sera vue par des centaines de personnes. Le message est un appel à la solidarité. L'évêque de Los Teques a publié en 1987 une instruction pastorale, affirmant l'authentification des apparitions.

Mais n'oublions pas les apparitions de Lourdes, Banneux, Pontmain, la chapelle Miraculeuse, de Querrien toutes reconnues par l’Église.

 
Des balises sur la route?

Et c'est ainsi qu'au cours de l'histoire, les dogmes se sont ajoutés aux dogmes et qu'on a eu tendance à en faire l'objet de notre Foi. On s'est alors référé de moins en moins aux Paroles de Jésus, et de plus en plus aux dogmes. Si bien que beaucoup pouvaient penser que la Foi des chrétiens c'était l'ensemble des vérités qu'il fallait croire et qui sont contenues dans le "Je crois en Dieu" et dans les "dogmes".

 
Il faut donc être bien clair

Croire, pour un chrétien, c'est marcher à la suite de Jésus reconnu comme le Christ, accueillir sa Parole et Le laisser guider notre vie, c'est recevoir sa vie à travers les signes que sont les sacrements, c'est "faire un" avec tous les autres disciples et être ensemble le Peuple de Dieu. Les dogmes ne sont que des balises sur ce chemin, comme des pôles de lumière, des points de repère de notre Foi commune.


 
Réfléchir à sa Foi avec son intelligence est essentiel

Mais, me direz-vous, "ai-je le droit de ne pas croire en un seul dogme que je ne saisis pas ?". Mais oui, naturellement ! Mais cela doit vous poser immédiatement une question : Est-ce que je ne passe pas à côté de quelque chose de très important qui nous est révélé par Jésus-Christ ? Et est-ce que je pourrai toujours faire partie de cette famille qui s'est donné cela comme point de repère ? Car il y a des choses qu'on ne peut comprendre que lentement. Mais il se peut aussi que le dogme soit exprimé dans un langage difficilement compréhensible, car dit dans un autre contexte culturel : par exemple "je crois en la résurrection de la chair" ou "il descendit aux enfers"? Les mots "chair" et "enfers" sont quelquefois difficilement compréhensibles dans la culture contemporaine?.

On n'est pas chrétien parce qu'on adhère à tous les dogmes, sans aucune hésitation. Mais on est chrétien parce qu'on désire être disciple du Christ. Il est alors important d'essayer de rentrer petit à petit dans la plénitude de la Foi telle qu'elle est exprimée aujourd'hui par l'Eglise sans avoir toujours l'impression de se "faire jeter" parce qu'on n'avance que pas à pas !

source:http://www.croire.com


"Historique"

"Protévangile de Jacques"

L'Immaculée Conception n'est mentionnée dans aucun texte jugé canonique par les Églises chrétiennes. Une source indirecte de cette croyance se trouve dans le Protévangile de Jacques, texte apocryphe datable du milieu du IIe siècle : Anne et Joachim, les parents de la Vierge, ne peuvent avoir d'enfant. Mais un ange leur apparaît à tous deux, leur annonçant une naissance miraculeuse. Cependant, cet évangile n'affirme nullement que Marie fut exempte du péché originel. Neuf mois plus tard, Marie vient au monde. Bien que non canoniques, les apocryphes exercent une très grande influence sur la foi populaire.

"Fête byzantine"

C'est la fête byzantine de la Conception de la Très Sainte Mère de Dieu par Joachim et Anne (9 décembre) qui est à l'origine du développement d'une dévotion et d'une croyance nouvelle en Occident. La célébration de cette fête n'est pas attestée avant le VIIIe s. et est donc postérieure à la fête de la Nativité de Marie le 8 septembre, qui est attestée à une époque plus ancienne.Elle est déjà connue et commentée par les bénédictins anglais au Xe siècle. Cette fête est surtout introduite en Occident, à l'occasion des croisades, et on la voit apparaître à l'abbaye du Bec puis en Angleterre et à Lyon dès le XIIe siècle.Mais cette introduction se fait sans les textes ni les commentaires de la tradition byzantine. Et la dévotion prend rapidement en Occident une couleur et une signification bien différentes qui sont à l'origine de la dévotion puis du culte de l'Immaculée Conception dans l'Église d'Occident et d'une divergence supplémentaire entre les deux Églises, puisque l'Église d'Orient rejette ce dogme.

"Théologie médiévale"

Cette nouvelle fête ne fait toutefois pas l'unanimité en Occident : de même que dans une certaine mesure saint Thomas d'Aquin un siècle plus tard, saint Bernard de Clairvaux, pourtant célèbre pour sa dévotion mariale, s'oppose en 1146 à cette pratique.

La croyance ne trouve grâce aux yeux des théologiens qu'à partir du XIVe siècle et de Jean Duns Scot : en tant que Mère de Dieu, Marie ne peut selon lui être entachée comme les autres par le péché originel. Pendant sept siècles, l'Occident débat âprement de cette question. Les franciscains sont pour la dévotion nouvelle, les dominicains contre. La Sorbonne est même paralysée un an par cette querelle. Pendant le schisme du conciliarisme le Concile de Bâle confirme la position des franciscains en 1439.

"Concile de Trente et période baroque"

La croyance en l'Immaculée Conception est réaffirmée par le concile de Trente, et les représentations artistiques se multiplient au XVIIe siècle, notamment en Espagne. La Vierge y apparaît sur un croissant de lune, drapée dans un manteau flottant dans le ciel, entourée d'une multitude d'angelots. Parfois elle foule aux pieds un serpent qui symbolise le démon.


L'Immaculée Conception par
Francisco de Zurbarán,1661,
Magyar Szépmüvészeti Múzeum de
Budapest

"Patronne de la France, du Portugal, de la Corse et des États-Unis"

Si la Vierge Marie a été proclamée sainte patronne principale de la France par Pie XI en 1922, à la suite entre autres du vœu de Louis XIII, c’est sous le vocable de Notre Dame de l’Assomption, fêtée le 15 août et non celui de l’Immaculée Conception.

Le Portugal est placé sous le patronage de la Vierge Marie depuis le Moyen Âge. Le 1er décembre 1640, après 60 ans d’union avec l’Espagne, les Portugais reprennent leur indépendance. Six ans plus tard, le nouveau roi João IV (Jean IV de Portugal) place le pays sous la protection de l’Immaculée Conception : dans l’église de Vila Viçosa où se trouve le palais familial, il dépose la couronne royale sur Notre-Dame de la Conception (Nossa Senhora da Conceição) qui est proclamée Reine et patronne du Portugal. Par la suite, les rois du Portugal ne porteront plus jamais la couronne sur leur tête. Aujourd’hui encore, le 8 décembre est au Portugal le jour férié où les catholiques portugais fêtent celle qui est reine, patronne et protectrice de leur pays.

Les insurgés corses, en 1735, qui venaient de faire sécession d’avec la république de Gênes, placèrent leur jeune nation sous la protection de l’Immaculée Conception. L’hymne religieux de la Corse, Diu vi Salvi Regina est consacré à la Vierge Marie. Le 8 décembre est considéré par les nationalistes insulaires comme la fête nationale de la Corse.

En 1846, le VIe concile provincial de Baltimore proclame la « bienheureuse vierge Marie conçue sans péché » patronne des États-Unis d’Amérique.

"Rue du Bac"

Lors des apparitions de la rue du Bac à Paris à Catherine Labouré en 1830, la Vierge se présenta comme « conçue sans péché ». La popularité de la médaille miraculeuse qui fut frappée suite à ces apparitions popularisa la foi en la conception immaculée de Marie et l'invocation « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »

"Assassinat de l’archevêque de Paris"

Marie Dominique Auguste Sibour, archevêque de Paris, bien qu’opposé à la promulgation du dogme, se soumet à l’écrasante majorité de ses confrères qui eux la soutiennent et jette même l’interdit sur un prêtre de son diocèse Jean-Louis Verger qui s’y oppose avec virulence. Celui-ci, réduit à la misère, poignarde l'archevêque le 15 janvier 1857 en criant « À bas la déesse ! »[6], faisant ainsi clairement référence au dogme de 1854. Il est condamné à mort et exécuté le 30 janvier suivant.

"Lourdes"

Bernadette Soubirous affirme que, le 25 mars 1858, soit quatre ans après la promulgation du dogme dont elle n'avait pas connaissance, la dame qui lui est apparue s'est elle-même présentée ainsi, en gascon, dans la grotte de Massabielle, à Lourdes : « Que soy era immaculada councepciou » (« Je suis l'immaculée conception »).


"Cœur Immaculé de Marie"

La dévotion au Sacré Cœur de Marie, ou au Cœur Immaculé de Marie (en référence à l'Immaculée Conception), est une dévotion qui a pris son essor au XVIIe siècle et qui a été popularisée par le Normand saint Jean Eudes. Elle permet de contempler le Cœur de Marie unie à celui de son Fils. Pie VII accorda une fête du Cœur Très Pur de Marie à quelques églises, le dimanche dans l'octave de l'Assomption, puis Pie IX fit de même.

La dévotion de la communion du premier samedi du mois et de la récitation du rosaire en son honneur existe depuis le début du XXe siècle, dans le contexte de la dévotion à la Vierge de Fatima. La fête du Sacré-Cœur de Marie est maintenant fixée depuis 1996 le samedi suivant la fête du Sacré Cœur de Jésus.

"Lecture politique"

À la suite d'une consultation de l’épiscopat mondial, qui se montra très largement favorable à une telle définition (546 pour et 57 contre) Pie IX définit le dogme de l’Immaculée Conception dans la bulle Ineffabilis Deus (8 décembre 1854).

Si l’on suit l'analyse de Claude Langlois dans « Lire le Syllabus » (Problèmes d’histoire des religions septembre 1998, ULB, Bruxelles), on est amené à replacer la promulgation de ce dogme dans le contexte des textes pontificaux de la même époque :
Mirari vos
(1830),

Qui pluribus impar
(1846)

Ineffabilis Deus
(1854)

Quanta cura
et Syllabus (1864)

À première vue, la proclamation d’un dogme marial au milieu d’une série concernant « les erreurs modernes » et les malheurs du temps, en particulier la montée en puissance du rationalisme (et son cortège en -ismes : matérialisme, positivisme, athéisme) ne présente pas une évidente cohérence dans la série, comme dans le contexte de la crise moderniste et de la lutte du Vatican contre le catholicisme libéral. Pourtant, Claude Langlois insiste sur le fait que l’encyclique traite du péché originel dont seule Marie, la mère du Christ, serait exempte dès sa conception. Il s’agit donc de stigmatiser par là tous les courants qui revendiquent l’exercice autonome de la raison, celle-ci étant devenue faillible par une corruption de l’esprit humain conséquente à la faute d’orgueil originel (le « péché originel »). Dans cette perspective, l’encyclique devient cohérente avec la série.

Cette position est à prendre avec précaution, car elle provient des travaux d'une université particulièrement anticléricale.

"Point de vue des autres confessions chrétiennes"

Les divergences sur la nature de la grâce expliquent en partie les divisions doctrinales. Les protestants adoptent une forme radicale d'augustinisme alors que les orthodoxes suivent le chemin inverse.

Les catholiques répliquent à cette objection qu'être libéré du péché originel n'enlève pas le libre-arbitre.
L'
Église vieille-catholique n'accepte pas ce dogme.

Les protestants estiment que certains éléments de la dévotion à Marie peuvent être excessifs, voire tendre à la "
mariolâtrie
". Ils sont également opposés au dogme en général, entre autres, sur celui de l'absence du péché originel chez Marie.



"Églises portant le nom de l’Immaculée Conception"


Église de l’Immaculée Conception située dans le troisième arrondissement de Lyon
À Sées (Orne), première église au monde mise sous le vocable de l'Immaculée Conception.

Lyon
3e
,église de l’Immaculée Conception construite entre 1856 et 1862, première église construite   sous les auspices du dogme.

"Dans l'art"

Le thème iconographique de l'Immaculée Conception est issu du chapitre 12 de l'Apocalypse :

"Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ;
elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l'enfantement.
Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d'un diadème.
Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s'apprête à dévorer son enfant aussitôt né."

 


Vierge Marie, nous te louons et te félicitons pour Ton Immaculée-Conception: Tu es toujours belle et pure, il n'y a pas de tache en Toi. Aide-nous à nous garder purs, nous aussi, afin que nous soyons agréables à Dieu et que nous puissions le voir un jour. Amen.

"MAGNIFICAT" 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit
en Dieu mon Sauveur!
Il s'est penché sur son humble servante;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le puissant fit pour moi des merveilles;
Saint est son Nom!`
Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israel, son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faites à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais. 

"Evangile de St-Luc (1, 26-38)"

L'ange Gabriel fut envoyé pas Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit: "Je te salue, Comblée de grâce, le Seigneur est avec toi". À cette phrase, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors:"Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut: le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son rêgne n'aura pas de fin."
Marie dit à l'Ange: "Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge?" L'Ange lui répondit:"L'Esprit-Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici que ta cousine Elisabeth a conçu elle aussi un fils dans sa vieilless, et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait:"la femme stérile". Car rien n'est impossible à Dieu," Marie dit alors:" Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole." Alors l'Ange l'a quitta.

 
 

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