"Novembre: Mois internationale des Droits de l'Enfant"

La journée internationale des droits de l'enfant est la date anniversaire de la signature de la Convention internationale des droits de l'enfant le 20 novembre 1989 par 191 pays.

En 1954, l’Assemblée générale des Nations unies recommande que tous les pays instituent une Journée mondiale de l’enfance, sans pour autant en fixer le jour1. Le choix du 20 novembre fait référence à la Convention internationale des droits de l'enfant du 20 novembre 1989, dont la date fait référence à la Déclaration des droits de l'enfant du 20 novembre 1959.

À cette occasion, un certain nombre d'événements sont organisés par les acteurs du monde de l'enfance.

En France, le Défenseur des enfants remet un rapport au Président de la République et au Parlement. L'Unicef organise un certain nombre de manifestations (dîners de gala, expositions, etc.).

Pourquoi parler des droits de l'enfant?

«L'humanité se doit de donner à l'enfant le meilleur d'elle-même.» Ces quelques mots issus du préambule de la Déclaration des droits de l'enfant sont nécessaires pour rappeler que les enfants sont ce que nous avons de plus précieux pour assurer l'avenir.

Le droit fondamental de manger sainement et à sa faim n'est pas encore une réalité pour tous les enfants et nous sommes convaincus que cette responsabilité doit être assumée collectivement. Nous croyons que chaque enfant, qu'il soit un fils, une nièce ou un petit voisin d'en face, est un individu à part entière en plein développement qui a besoin du soutien, de la présence et de l'implication d'adultes attentionnés et engagés pour pouvoir mieux grandir.

Malgré les efforts consentis ces dernières années, il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour remplir nos devoirs. La violence faite aux enfants, la mortalité infantile et la malnutrition sont encore monnaie courante chez nous. Le travail à faire pour les enrayer demeure colossal.

Apprendre le ventre vide


Au Canada, beaucoup d'enfants prennent encore le chemin de l'école le ventre vide. Les Clubs des petits déjeuners du Québec et du Canada ont pour objectif de permettre à un nombre grandissant d'enfants de recevoir deux éléments essentiels pour apprendre: un petit déjeuner nutritif et un climat nourrissant. Au cours de l'année scolaire 2010-2011, les Clubs ont servi six millions de petits-déjeuners à près de 110 000 enfants. Pour le Québec seulement, ce sont 2 500 000 petits-déjeuners à 18 000 petits Québécois qui ont été offerts pour la même période. Combien de familles aux prises avec des réalités complexes (monoparentalité, pauvreté, conciliation travail-famille difficile, éloignement important du lieu de travail, etc.) aimeraient pouvoir compter sur le soutien de la collectivité pour les aider?

Selon le Rapport 2010 sur la pauvreté des enfants et des familles au Canada: 1989-2010, un enfant sur dix — soit environ 610 000 petits Canadiens — et leurs familles vivaient dans une situation de pauvreté avant le début de la récession. La situation n'est pas susceptible de s'améliorer avant la reprise complète.

Nous ne le dirons jamais suffisamment: le petit déjeuner est une clé importante dans le processus d'apprentissage et de la réussite scolaire. [...]

Profil nutritionnel

L'amélioration du profil nutritionnel entre également en ligne de compte. En effet, des études récentes tendent à conclure que les enfants et les adolescents qui sautent le premier repas de la journée sont susceptibles d'avoir un indice de masse corporelle plus élevé et courent jusqu'à deux fois plus de risques de présenter un surplus de poids que ceux qui mangent chaque matin.

Ces informations s'appliquent également aux adultes qui sont eux aussi fort nombreux à négliger le déjeuner dans leur routine matinale. L'étude Tracking nutrition trends VII préparée par le Conseil canadien des aliments et de la nutrition indique d'ailleurs que moins des deux tiers des Canadiens prennent quotidiennement un petit-déjeuner (58 %) ou même le repas du midi (62 %).

Comment améliorer la situation?


C'est dans l'engagement et la coopération que réside la clé du progrès. Briser le cercle de la pauvreté, action par action, décision par décision, chacun à sa manière, est la seule avenue envisageable. Cela peut se faire de plusieurs manières.

En nous impliquant. En nous assurant que les membres de notre famille proche et éloignée prennent un petit-déjeuner nutritif, en donnant du temps, en faisant un don, en offrant notre aide à des familles de notre entourage qui en ont besoin, en refusant, tout simplement, de fermer les yeux sur la situation des enfants dont les droits sont négligés ou bafoués.

Les possibilités de partenariats et d'associations sont nombreuses et il faut encourager tous les intervenants de la société — les individus, les entreprises, les organismes à but non lucratif, les autorités locales et nationales, etc. — à combiner leurs efforts pour améliorer ces situations déplorables. [...] Ce qui compte par-dessus tout, c'est que ce type de partenariat trouve une résonance dans la société et que ce modèle d'engagement lucide et équilibré se multiplie au cours des prochains mois pour le bien-être de nos enfants.

«Négliger les enfants, c'est nous détruire nous-mêmes. Nous n'existons dans le présent que dans la mesure où nous avons foi dans le futur», écrivait Paul Auster dans Léviathan. Or le futur commence aujourd'hui.

"L'enfance malheureuse met en accusation l'humanité entière. Quelle que soit la couleur de sa peau, noire, blanche ou jaune, l'enfant qui souffre de la faim - faim tout court et faim de tendresse - nous fait honte. Plus qu'en d'autres temps peut-être, ce petit visage amaigri tourne vers nous un regard insoutenable, parce qu'on y lit deux prières très simples : du pain et de l'amour. Donnez-lui l'un et l'autre et ses yeux resplendiront de joie."
Julien GREEN


En novembre, notre cœur bat pour l’enfance avec les associations :

Novembre en Enfance est le 1er événement national au profit de l'enfance défavorisée qui se déroule du 10 au 20 novembre 2009.
Grâce à ce site, vous pouvez dors et déjà aider les enfants défavorisés ou vulnérables en effectuant un don sécurisé. Votre don servira à financer 9 missions essentielles aux Droits de l'Enfant :

1. Action Innocence sensibilise et protège les mineurs sur Internet en organisant des campagnes de préventions auprès des parents, des enfants, des adolescents et des professionnels de l'éducation.
2. Amour de Soie... et des autres scolarise les petites filles défavorisées au Vietnam en permettant à leurs parents de vivre dignement de leur travail, et ce afin qu'ils n'aient pas à les vendre pour quelques dollars et que les petites filles se retrouvent exploitées sexuellement.
3. Association Chantal Mauduit améliore les conditions de vies des enfants népalais en construisant des écoles et en prenant en charge la scolarisation, l'hébergement, la nourriture, les loisirs, les équipements ainsi qu'un suivi médical régulier.
4. Fondation Mary Ellen Gerber vient en aide aux orphelins et aux enfants abandonnés en Inde. Depuis 2000, la fondation héberge, nourrit et instruit 200 enfants jusqu'à ce qu'ils aient un métier. Depuis le tsunami, la fondation s'occupe de 650 enfants supplémentaires.
5. J'ai un Rêve redonnent aux enfants issus des quartiers défavorisés d'Ile-de-France la confiance et l'estime de soi dont ils ont besoin pour se construire une vie sociale épanouie. Grâce au spectacle vivant et l'échange entre cultures avec le Sénégal, les résultats scolaires, comportementaux et familiaux de enfants sont remarquables.
6. Les Bourses de La Rose Marie Claire permettent à des jeunes filles vivant en France sous le seuil de pauvreté, de poursuivre des études scolaires et professionnelles qu'elles ne pourraient pas suivre du fait de leur situation sociale ou économique.
7. Sol En Si vient en aide aux familles touchées par le VIH en France et au Bénin. Grâce à un suivi et une aide personnalisée, les familles peuvent se mobiliser auprès de leurs enfants que la maladie peut parfois occulter ou faire passer au second plan.
8. SOS Villages d'Enfants permet aux enfants en situation de vulnérabilité à se reconstruire grâce à l'engagement d'une mère SOS qui conjugue affection, engagement à long terme et professionnalisme, dans une maison familiale où ils grandissent avec des frères et sœurs.
9. Toutes à l'école sauve, par la scolarisation, les petites filles du Cambodge exposées à l'analphabétisme, l'esclavage domestique et la prostitution. L'objectif de l'association est de développer une scolarisation de haut niveau afin que les femmes de demain soient présentes dans les postes de décision.

"L'enfance est une colonie de paroles que les années s'acharnent à disperser."
Edmond JABÈS

Parce que des millions d'enfants vivent des situations intolérables, sources de pauvretés et de conflits humains, Novembre en Enfance finance grâce à vos dons, des associations qui mènent des missions d'intérêt général en tissant un lien social fort avec les populations.
Avec le soutien de parrains prestigieux comme Stéphanie Bataille - comédienne et humoriste, Georges Beller - comédien, Claire Chazal - journaliste, Anthony Delon - comédien, Marie Drucker - journaliste, Muriel Hermine - créatrice de spectacles, Jenifer - artiste interprète, Mimie Mathy - comédienne, Tina Kieffer - directrice de la rédaction de Marie Claire, Astrid Veillon - comédienne et Vitaa - artiste interprète, une véritable Chaîne de Solidarité est mise en œuvre pour aider les enfants et in fine pour améliorer le monde dans lequel nous vivons.
Rejoignez à votre tour cet élan de générosité en effectuant un don. Vous permettrez à de nombreux enfants d'avoir une vie meilleure et épanouie, et qui deviendront demain des hommes et des femmes libres.

Oxmo Puccino : « Naître adulte »
L’Unicef France a demandé à Oxmo Puccino de composer une chanson pour les 20 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant. A travers cette chanson d’un artiste incontournable de la scène rap française,  l’Unicef marque sa volonté de fédérer le public, et surtout les jeunes autour de la cause des enfants.
Un objectif pour ce projet ambitieux : que la chanson «  Naître adulte », fruit de cette belle collaboration,  soit reprise partout le 20 novembre, et particulièrement dans les écoles de France par les principaux concernés : les enfants. Rassembler tous les élèves, collégiens et lycéens autour de la cause des droits de l’enfant, permettra ainsi de marquer cet anniversaire du sceau de la solidarité. Ensemble, chantons pour les droits de l’enfant !

Une organisation de la Coordination des ONG pour les droits de l’enfant (CODE)
La Coordination des ONG pour les droits de l’enfant (CODE) est un réseau d’associations qui a vu le jour en 1994 et qui a pour objet principal de veiller au respect des droits de l’enfant, de tous les enfants, en Belgique, et en particulier en Communauté française.
Aujourd’hui, la CODE a le plaisir de compter parmi ces membres les 10 associations suivantes : Amnesty International Belgique francophone, ATD Quart Monde Wallonie- Bruxelles, Bruxelles Accueil et Développement pour la Jeunesse et l’Enfance (Badje), le Conseil de la Jeunesse, Défense des Enfants International (DEI) Belgique section francophone, End Child Prostitution and Trafficking of Children for sexual purposes (ECPAT), la Ligue des droits de l’Homme, la Ligue des familles, Plan Belgique ainsi que UNICEF Belgique.
Leur fil rouge ? La Convention internationale relative aux droits de l’enfant, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Concrètement, la CODE veille à sa bonne application à travers un travail d’étude et d’information. 

En Belgique ? Les enfants ont-ils vraiment besoin de droits alors qu’ils vivent dans une société qui leur octroie une large place, de nombreux loisirs, une éducation via l’école qui est obligatoire et gratuite ? En réalité, il faut savoir que même en Belgique, le sort de nombreux enfants reste peu enviable. En particulier, les conditions de vie et le vécu de certains groupes d’enfants vulnérables peuvent être très difficiles et leurs droits, pas forcément respectés. On pense en particulier aux enfants issus de milieux socio-économiquement défavorisés, aux enfants porteurs de handicaps, aux enfants hospitalisés, aux enfants migrants, aux enfants en conflit avec la loi, etc., qui méritent toute notre attention.
A l’occasion du 20ème anniversaire de la Convention, les 10 associations membres de la CODE organisent une série de 20 événements durant plus d’un mois, du 17 octobre au 26 novembre 2009. Conférences, débats, vidéos, sensibilisation d’élèves à leurs droits, publications, expositions, parcours-découverte, etc. Toutes ces activités nous donneront l’occasion de partager les enjeux et les avancées des secteurs respectifs, mais aussi de pointer les dénis de droits qui, en 2009, soit 20 ans après l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant, restent inacceptables. Ces activités s’adressent à des publics très diversifiés et reflètent chacune l’orientation thématique prise par l’association organisatrice, soit un des 10 membres de la CODE.
La CODE assurera la coordination et la promotion de l’ensemble des activités prévues, qui sont rapidement présentées ci-après, et dont le programme complet est d’ores et déjà disponible via www.lacode.be. 


"L'enfance est le feuillet sur lequel aucun signe ne peut se maintenir, mais il arrive que des vocables s'y mirent, comme dans le carreau d'une fenêtre."
Edmond JABÈS

"On se perd toujours dans l’enfance : les méthodes d’éducation, le rapport parents-enfant, l’enseignement, etc., tout cela donne un moi, mais un moi perdu."
Jean-Paul SARTRE

"L’enfance nous est donnée comme un chaos brûlant, et nous n’avons pas trop de tout le reste de notre vie pour tenter de le mettre en ordre et de nous l’expliquer."
Michel TOURNIER

L'ENFANT DE LA MISÈRE

L'enfant n'a pas 6 ans
Mais jamais un sourire
n'adoucit en passant
Son visage de cire
Ses yeux profonds et bleus
N'ont pas l'air de comprendre
Qu'on soit si malheureux
A un âge aussi tendre
REFRAIN:
C'est l'enfant de la misère
Que l'on vient de ramasser
Et qui reçoit de sa mère
Que des injures et des coups
On la prend, on la console
On la met dans un lit blanc
Mais pour elle la vie s'envole
Oh la pauvre petite enfant
Par un soir de printemps
Sa mère un peu plus ivre
La prend brutalement
L'attache au lit de cuivre
La frappe autant qu'elle peut
Sur son coeur qui en tremble
L'enfant si malheureuse
En pleure de tristesse
REFRAIN
Un soir à l'hôpital un homme se penche vers elle et lui demande
Est-ce ta maman qui t'a fait cela?
Et l'enfant de la misère
Répondit tout doucement
Pour ne pas punir sa mère
Non ce n'est pas ma maman
Et l'enfant de la misère
Répondit tout doucement
Avant de quitter sa mère
Non ce n'est pas ma maman.


20 novembre -
Journée Internationale des Droits de l'Enfant
Le 20 novembre c’est l’occasion :
- de se mobiliser avec de nombreuses associations pour préparer la journée des droits de l’enfant (rencontres, débats…)
- de faire participer les enfants. Enseignants, animateurs et éducateurs accompagneront les enfants dans leurs réflexions et dans leurs actions afin de les sensibiliser aux droits des enfants dans le monde.

 

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