23  novembre  2014

Fête du Christ Roi
Quiconque  invoquera  le  nom du Seigneur sera  sauvé. 

Rm 10.13


"Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité."

"Ma royauté ne vient pas de ce monde" Jean 18, 36

23 novembre 2014. La fête du Christ Roi clôt le cycle de l’année liturgique. Toute l’année les chrétiens ont célébré les grands moments de la vie de Jésus. Lors du dernier dimanche de l’année, ils sont invités à se tourner vers le Christ roi de l’univers et juge de l’humanité. Le texte qui est lu ce dimanche est le texte du jugement dernier : "J’étais nu et tu m’as donné à manger, malade et tu es venu me voir…".
 Le royaume du Christ est donc avant tout un royaume d’amour.

En cette fête du Christ Roi, contemplons Jésus sur le bois de la croix, dans sa gloire et sa majesté.
Jusqu'au bout,  Serviteur de l'amour de Dieu, Jésus nous invite à servir nos frères, comme lui, par amour.
Recevons de son Eucharistie la grâce et la force de faire grandir son Royaume.
L'Eglise en fête acclame au nom de toute la création,
son Seigneur, comme elle le fera encore et toujours jusqu'à son retour,
Lui Jésus-Christ, Roi de Gloire et de l'univers, Seigneur des seigneurs,
vainqueur du mal et de la mort.

Seigneur Jésus, Roi de l’univers, élevé dans la gloire au-dessus de tout, Tu t’es assis sur le trône royal que le Père t’avait préparé. Tu a reçu de lui tout pouvoir sur les nations. Rassemble tous les peuples du monde dans le peuple bien-aimé de Dieu, et que toute la terre acclame ton Père et notre Père. Amen.


Fête du Christ Roi

La fête du Christ Roi est une fête catholique célébrée le dernier dimanche de l'année liturgique, en novembre depuis les modifications issues du concile Vatican II,  mais toujours le dernier dimanche d'octobre pour les adeptes de la forme extraordinaire du rite romain

Elle évoque pour les catholiques la Royauté, la domination de Jésus sur toute la Création (l'univers créé par Dieu). Le terme roi pour symboliser la puissance qui vient de la tradition juive. La royauté était dans l'Ancien Testament la forme de gouvernement la plus courante du peuple d'Israël.

L'Église catholique enseigne que le monde est transformé par la mort, la résurrection et l'Ascension de Jésus-Christ.
Cette fête a été instituée par le pape Pie XI en 1925[1] ; il demandera 11 ans plus tard le sacrement de la première cathédrale sous ce vocable.
Il la place immédiatement avant la fête de la Toussaint (symboliquement, le Roi entraîne derrière lui ses sujets vers la victoire ; il faut qu'Il règne pour que ses sujets profitent du Royaume). Vient ensuite la période de l'Avent, qui précède Noël de quatre semaines.
 

Origine de la Fête du Christ Roi

Un peu d’histoire
La fête du Christ Roi a été instituée par le pape Pie XI (encyclique Quas primas du 11 décembre 1925). Cette fête fut d’abord célébrée le dernier dimanche d’octobre. Plus récemment, elle a été déplacée pour être mise le dernier dimanche de l’année liturgique (dimanche avant le début de l’Avent).
Cette période lui convient bien, dans la mesure où les lectures bibliques des derniers dimanches de l’année mettent l’accent sur la fin des temps et le terme du pèlerinage de l’Eglise.
 Vient ensuite la période de l'Avent, qui précède Noël de quatre semaines. 

 

Sainte fête du Christ Roi !

La fête du Christ Roi de l’univers fut établie par le Pape Pie XI, le 11 décembre 1925. C'est aussi le dernier dimanche du temps ordinaire de l'Eglise.Dimanche prochain sera le 1er Dimanche de l'Avent.

- "Tout pouvoir m'a été donné au Ciel et sur la terre. Allez donc, de toutes les nations faites des disciples. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin des temps". Telles sont les dernières paroles du Christ ressuscité dans l'évangile de saint Mathieu. Elles nous aident à pressentir les dimensions inouïes du mystère que l'Église fête aujourd'hui, comme pour couronner l'année liturgique : le mystère du Christ Roi, de la royauté du Christ.

- le Christ est Roi, c'est affirmer, à un premier niveau, que le Christ a pouvoir non seulement sur la terre, mais sur le cosmos tout entier.

- c'est proclamer aussi qu'il est le maître de l'histoire pour tous les peuples et dans tous les temps, et qu'il mène souverainement le destin de chaque homme, de chaque couple, de chaque famille, de chaque communauté…

- prier le Christ Roi, c'est reconnaître que l'amour du Christ lui donne tous les droits; c'est reconnaître que le Christ a le droit de nous aimer comme il veut, autant qu'il veut.

- Celui que fêtons comme notre Roi, c'est le Fils de Dieu qui est aussi le fils de Marie. Le maître du monde et de l'histoire a dit "maman" à une femme de la terre, et c'est ce même Jésus Christ qui a tout pouvoir dans le ciel.

Bien des gens, il est vrai, même parmi les chrétiens, pourraient s'offusquer de cette fête du Christ Roi, en disant : cette seigneurie du Christ sur l'histoire n'est vraiment pas évidente !" Mais Jésus nous a prévenus d'avance, lorsqu'il a répondu à Pilate : "Ma royauté n'est pas de ce monde".

- La fête du Christ Roi ne célèbre par le triomphe de l'Église, mais bien plutôt l'entrée de l'Église dans l'œuvre universelle du Christ miséricordieux. Mais dans ce Seigneur si proche de nous, nous reconnaissons avec allégresse, avec enthousiasme, le maître du monde et de l'histoire, "afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre, et dans le monde des morts, et que toute langue proclame : "Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père ".

Seigneur, en ce jour où nous magnifions ta grandeur, où nous sommes tellement heureux de dire notre action de grâce, donne-nous d’abandonner toutes nos vérités, mesquines et tristes, pour embrasser La Vérité, l’unique, la tienne. Viens régner dans nos cœurs, viens y fonder la paix que toi seul peut donner. Donne nous de vivre selon la loi de ton royaume, accueille-nous dans ta miséricorde, grave-la en nos cœurs par le feu de ton Esprit. Apprends-nous à ne rien retenir pour nous-mêmes, que Dieu puisse prendre toute la place en nos âmes. Nous t’acclamons et nous te choisissons, toi notre Seigneur et sauveur, toi « l’alpha et l’oméga, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant. Seigneur, toi seul peut comber nos coeurs, toi seul, Seigneur onne un sens à nos vies, tu es Jésus tout ce dont nous avon bedsoin. Bénis Seigneur, Bénis toi le Grand, le Maitre, le Roi de Gloire!!!! 

Qu’est ce que la fête du Christ Roi ?

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La fête du Christ Roi de l’Univers, est une solennité du Seigneur qui clôt la série des dimanches ordinaires : elle tombe donc le trente-quatrième et dernier dimanche du temps ordinaire. C’est, à la fin de l’année liturgique, l’évocation du règne éternel de l’Agneau immolé : « Lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous » (1 Co 15, 28).
Fête tardive, instituée par le Pape Pie XI en 1925 par l’encyclique Quas Primas : toute l’année liturgique célèbre la royauté du Christ, mais spécialement l’Épiphanie, le Vendredi saint et l’Ascension. 

 

Mais pourquoi donc parler du Christ Roi de l’univers pour désigner la transformation de toute la création. Quel drôle de nom Christ Roi ! Cette manière de parler évoque un mode de gouvernement, celui de la royauté. Dans la première partie de la bible appelée le premier testament, la royauté est la forme de gouvernement adoptée par le peuple d’Israël.

Le premier roi fut Saül, puis David, Salomon et bien d’autres encore. Le modèle de roi retenu par la tradition est David. Dernier fils de Jessé, il gardait le troupeau de son père avant de recevoir l’onction d’huile par le prophète Samuel. On gardera son souvenir à travers les siècles.

Dans le nouveau testament, bien des titres ont été donnés à Jésus de Nazareth. Il l’appelle Christ, c’est à dire le Messie, celui qui a reçu l’onction. Il est fils de David. Il est Fils de l’Homme, Seigneur, Maître, Nouvel Adam, l’Alpha et l’Omega, c’est à dire le début et la fin en référence à la première et dernière lettre de l’alphabet grec. 

L’Eglise a retenu pour ce dernier dimanche de l’année, le terme de Christ Roi de l’univers. 

Dans le langage courant, il est souvent fait allusion au roi. On parle de l’enfant roi, de roi du foot, du roi des stades. Le roi, c’est ce qu’il y a de mieux, de plus fort. 

Parler du Christ Roi de l’univers, c’est parler de quelle victoire ? Sur quel royaume Jésus règne-t-il ? Depuis quel trône le Christ exerce-t-il son pouvoir ? Au sommet de quoi est-il ?

Son trône, c’est le croix. Le sommet, c’est le calvaire de la crucifixion. Selon nos catégories humaines, la royauté du Christ n’est que dérision. Le roi, le plus grand, le plus fort, le vainqueur est pendu à un morceau de bois. Il ne tient pas son sceptre dans la main. Il est attaché comme un criminel à la croix. 

Quel scandale et quelle horreur ! Comment pouvons-nous croire en un tel roi ! 

L’évangile de la liturgie du dimanche du Christ Roi de l’univers nous décrit la mort de Jésus sur la croix. C’est Saint Luc qui nous raconte les derniers instants de la vie terrestre de Jésus de Nazareth. Les soldats qui surveillent les condamnés le raillent, se moquent de lui. « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » On avait même mis un écriteau au dessus de sa tête : « Celui-ci est le roi des juifs. » Il est bien affublé comme cela celui que les foules acclamaient peu de temps auparavant. Elles voulaient même le faire roi, un roi politique. 

Et pourtant, parmi les deux condamnés qui accompagnent Jésus sur une croix, l’un d’entre eux va reconnaître la royauté de Jésus : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. » Jésus va répondre à l’appel de ce supplicié : « Amen, je te le déclare : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. ». Lorsque l’Eglise célèbre la fête du Christ Roi de l’univers, elle proclame que tout est transformé dans la mort, la résurrection et la montée au cieux du Christ. L’Eglise confesse que tout l’univers a été créé à l’image de Jésus Christ, le Fils unique du Père. Il est la Sagesse du monde en qui tout a été fait et vers qui tout s’achemine. Dire le Christ Roi de l’univers, c’est dire que tout prend fin en Jésus Christ. Nous sommes tous destinés à le rejoindre dans son royaume. 

Toute la création est appelée à être transformée par le chemin du Christ. Ce chemin est un chemin d’amour, de disponibilité totale pour les autres, d’abandon entre les mains du Père, de vie dans l’Esprit.

Un des premiers évêque de Lyon, Saint Irénée exprime cette transformation en disant que tout est récapitulé en Christ. Il parle de récapitulation en Christ. Dans récapitulation, il y a caput, c’est à dire tête. Le Christ devient tête de tout l’univers.

Non seulement les hommes et les femmes seront transformés au terme de la vie de l’univers.. Les animaux, les plantes et toute matière seront transformés, traversés par la lumière du Christ ressuscité.

Chrétiens, nous avons parfois oublié que le Christ a annoncé son retour dans la gloire. Après avoir élevé le pain et le vin, corps et sang du Christ, nous chantons dans la liturgie : « Nous . proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire. » 

La fête du Christ Roi de l’univers vient dire cette venue dans la gloire du Seigneur Jésus.

 La fête du Christ Roi. C’est le dernier dimanche de l’année liturgique. Qu’est-ce que cette fête ?
Jésus parlait déjà de sa royauté
Déjà dans l’évangile parlait de sa royauté : « Ma royauté ne vient pas de ce monde ; si ma royauté venait de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Non, ma royauté ne vient pas d’ici. » (Jn 18, 33b-37)
Sa royauté ne vient pas de ce monde. Elle n’est pas un pouvoir terrestre : elle ne s’impose pas par la force et la domination sur les autres. Néanmoins si sa royauté n’est pas d’origine humaine, elle concerne les hommes. Elle interpelle toute la création. 

En réalité, nous ne pouvons pas dissocier la royauté du Christ avec sa mort et sa résurrection. Les dernières paroles du Christ ressuscité dans l’évangile de saint Mathieu sont explicites : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, de toutes les nations faites des disciples. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps ». 

Dire que le Christ est Roi :
 C’est accueillir quelque chose qui nous dépasse et qui nous invite à être en communion avec Dieu.
 C’est reconnaître que l’amour du Christ lui donne tous les droits ; c’est reconnaître que le Christ a le droit de nous aimer comme il veut, autant qu’il veut.
 C’est reconnaître que toute la création est transformée dans le Christ. Tout l’univers est renouvelé dans la mort, la résurrection et la montée aux cieux du Christ.


Quelle royauté ?
Parler du Christ Roi de l’univers, c’est parler de quelle victoire ? Sur quel royaume Jésus règne-t-il ? Depuis quel trône le Christ exerce-t-il son pouvoir ? Au sommet de quoi est-il ?
Son trône, c’est le croix. Le sommet, c’est le calvaire de la crucifixion. Selon nos catégories humaines, la royauté du Christ n’est que dérision. Le roi, le plus grand, le plus fort, le vainqueur est pendu à un morceau de bois. Il ne tient pas son sceptre dans la main. Il est attaché comme un criminel à la croix.
Quel scandale et quelle horreur ! Comment pouvons-nous croire en un tel roi !
Selon l’année liturgique, l’évangile du dimanche du Christ Roi de l’univers nous décrit la mort de Jésus sur la croix. C’est Saint Luc qui nous raconte les derniers instants de la vie terrestre de Jésus de Nazareth. Les soldats qui surveillent les condamnés le raillent, se moquent de lui. « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » On avait même mis un écriteau au dessus de sa tête : « Celui-ci est le roi des juifs. »

Il est bien affublé comme cela celui que les foules acclamaient peu de temps auparavant.
 Elles voulaient même le faire roi, un roi politique.

Et pourtant, parmi les deux condamnés qui accompagnent Jésus sur une croix, l’un d’entre eux va reconnaître la royauté de Jésus : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. » Jésus va répondre à l’appel de ce supplicié : « Amen, je te le déclare : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. ».
Lorsque l’Eglise célèbre la fête du Christ Roi de l’univers, elle proclame que tout est transformé dans la mort, la résurrection et la montée aux cieux du Christ.
L’Eglise confesse que tout l’univers a été créé à l’image de Jésus-Christ, le Fils unique du Père. Il est la Sagesse du monde en qui tout a été fait et vers qui tout s’achemine.
Dire le Christ Roi de l’univers, c’est dire que tout prend fin en Jésus-Christ.
 Nous sommes tous destinés à le rejoindre dans son royaume.

Toute la création est appelée
Toute la création est appelée à être transformée par le chemin du Christ.
 Ce chemin est un chemin d’amour, de disponibilité totale pour les autres, d’abandon
entre les mains du Père, de vie dans l’Esprit.

Un des premiers évêque de Lyon, Saint Irénée exprime cette transformation en disant que tout est récapitulé en Christ. Il parle de récapitulation en Christ.
 Dans récapitulation, il y a caput, c’est à dire tête. Le Christ devient tête de tout l’univers.

Non seulement les hommes et les femmes seront transformés au terme de la vie de l’univers.. Les animaux, les plantes et toute matière seront transformés, traversés par la lumière du Christ ressuscité. 

Chrétiens, nous avons parfois oublié que le Christ a annoncé son retour dans la gloire.
 Après avoir élevé le pain et le vin, corps et sang du Christ, nous chantons dans la liturgie : « Nous . proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection,
nous attendons ta venue dans la gloire. »

La fête du Christ Roi de l’univers vient dire cette venue dans la gloire du Seigneur Jésus.
Pascal Bregnard
Source : Mgr Jean-Luc Bouilleret

Christ, Roi de l’Univers : Commentaire

La fête du Christ Roi est d’origine récente. Elle a été instaurée par Pie XI, en 1925,
pour affirmer la compétence religieuse de l’Eglise dans le domaine profane d’où la mentalité moderne entend parfois l’exclure. Nous devons être chrétiens non seulement à la messe,
 mais aussi dans notre vie familiale, sociale, politique. L’Eglise a le droit et le devoir de rappeler aux puissances qu’elles ne sont qu’au service de l’homme. Elles sont à relativiser.
Il n’y a pas de pouvoir absolu sur terre. Tout pouvoir dépend de Dieu.

L’image du Christ Roi appartient cependant à la plus ancienne tradition.
 Les premiers chrétiens célébraient la royauté du Christ en « obéissant à Dieu plutôt qu’aux hommes » ! (Ac 5,29). Le christianisme était alors le ferment de résistance le plus
puissant contre l’absolutisme impérial qui lui infligera trois siècles de persécutions sanglantes.

La royauté ou seigneurie du Christ est célébrée avant tout par la fête de Pâques. L’Epiphanie, la Transfiguration, le Dimanche des Rameaux, l’Ascension sont, de même, des fêtes du
Christ Roi. Mosaïques et fresques des anciennes absides, tant latines qu’orientales,
en sont les témoins iconographiques. Elles représentent le Christ de majesté,
le « Pantocrator » : celui qui gouverne tout.


Triomphalisme ?

Les textes liturgiques sont loin d’une vision de puissance, d’un Dieu-Empereur dont Jésus lui-même s’est nettement distancé. La couronne de ce roi est d’épines, la croix est son trône.

Placée aujourd’hui au dernier dimanche de l’année liturgique, cette fête reçoit une signification nouvelle : c’est la fête du Christ conduisant l’humanité et l’univers à leur glorieux achèvement. Les couronnes terrestres se succèdent et tombent, les pouvoirs cruels et les apothéoses humaines prennent fin. A travers ces faits qui font l’histoire, la foi en voit une autre, celle que nous appelons l’Histoire sainte. Commencée par les interventions de Dieu, les « hauts faits » de l’Ancien Testament, elle culmine dans la croix du Christ, elle-même prolongée dans le service de l’Eglise - jusqu’à ce que les hommes de toutes races et de tous pays entrent dans le « règne qui n’aura pas de fin ».

Quant à la création tout entière, au cosmos, à la matière, ils seront associés à ce chant de gloire, lorsque Dieu les libérera enfin du péché et de la mort (Rm 8,19-24 ; 4e prière eucharistique).

Cette fête, dont le titre peut sentir l’Ancien Régime, voilà qu’elle est d’une surprenante actualité.


Le thème royal

Dieu présenté comme un roi, voilà qui est très fréquent dans l'Écriture. On peut s'en étonner : l'instauration de la royauté en Israël s'est faite contre la volonté de Dieu qui, comme toujours, s'est soumis au choix des hommes (1 Samuel 8). Dans les évangiles, le thème rebondit avec les multiples mentions du Royaume, ou du Règne, de Dieu, ou des Cieux. De plus, dire que Jésus est Christ, c'est dire qu'il est roi : christ signifie oint, celui qui a reçu l'onction royale. Avec une majuscule, le Christ est ce "fils de David" que l'on attendait et qui devait venir restaurer la royauté en Israël. Pourquoi une telle insistance sur la figure royale ? C'est que le roi est celui qui dépasse tous les autres, qui a pouvoir sur tout et sur tous. Il est aussi l'agent et le symbole de l'unité du peuple.

De plus, affrontés à des nations gouvernées par des rois très puissants, les juifs se rassurent en se référant à une Puissance encore plus haute, à un Roi au-dessus de tous les rois. Comme toute métaphore, celle-ci n'est pas exempte d'ambiguïté. Si le Christ est le roi de l'univers, nous, ses disciples, sommes les agents et les courroies de transmission de son pouvoir absolu ; nous savons, par son Evangile, ce qui est bon pour les hommes et nous sommes habilités à l'imposer (quand nous le pouvons). Que voulons-nous dire exactement quand nous parlons de travailler à la venue du Royaume ?

Une royauté paradoxale

Il faudrait dire tout de suite que si le Christ est roi au-dessus de tous les "rois", sa royauté n'est pas de même nature que les autres. C'est bien pour cela qu'il dit à Pilate que son Royaume n'est pas de ce monde. Non seulement il n'en vient pas, comme traduit la version liturgique, mais il ne s'y exerce pas à la manière des autres pouvoirs. La figure royale est figure d'autorité, de puissance. Or ; on va y insister ; la puissance de Dieu s'exerce par la faiblesse. Au "démon" qui lui propose "tous les royaumes de la terre" et même la domination sur les forces de la nature, Jésus répond en citant la Loi, à laquelle il déclare se soumettre. (Luc 4, par exemple).

Ainsi, dès le départ, Jésus fait subir à la Royauté attribuée au "Fils de Dieu" un retournement total. Ne dira-t-il pas qu'être Maître et Seigneur consiste à se faire serviteur ? Comment pouvons-nous conserver l'image d'un Dieu qui télécommande tout ce qui se passe dans notre monde, qui fait la pluie et le beau temps ? Cette image, qui nous vient du fond des âges, est reprise dans l'Ancien Testament, mais c'est pour nous la faire franchir et dépasser. Ce dépassement, c'est Jésus, le maître et seigneur mourant de la mort des esclaves pour enlever le péché du monde, notre péché, celui de notre prétention et de nos volontés de domination. La Royauté du Christ ne ressemble pas aux pouvoirs de ce monde ; la paix qu'il donne n'est pas celle que le monde peut donner.


Au-dessus de toute Puissance et Domination

Paul reprend à sa manière le thème royal. Il voit Jésus placé, par sa résurrection, au dessus de toute puissance et domination. "A la droite de Dieu". Ces puissances et dominations sont célestes aussi bien que terrestres ; elles représentent tout ce qui peut nous nuire ou nous asservir. 1 Corinthiens 15, 24-27 est à cet égard caractéristique. Parlant de l'accomplissement final, Paul écrit : "Il (le Christ) remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir détruit toute Principauté, Domination et Puissance. Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait placé tous ses ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi détruit, c'est la mort". On retrouve des formules semblables en Ephésiens 1,21 ; 2,2 ; en Colossiens 2,10, etc.

La croix du Christ est vue comme une prise de pouvoir sur tout ce qui nous est contraire, récapitulé dans la mort. Désormais rien ne peut vraiment nous nuire (Romains 8,35-39). Est-ce à dire que le Christ n'exerce aucun pouvoir sur nous ? Revenons à notre évangile : Jésus ne s'impose pas par la force (les gardes du corps sont absents et les légions d'Anges n'interviennent pas), sa puissance est attraction de la vérité. Quelle vérité ? Notre vérité d'hommes, celle qui nous humanise et qui nous déshumaniserait si elle s'imposait : la faiblesse de l'Amour désarmé.

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