Mercredi
des cendres - année C : un Carême pour renaître à
l'invisible
Un cœur nouveau.
L’évangile de ce jour nous dit les trois axes de notre
préparation à Pâques : chacun de nous est invité à les vivre
personnellement. Mais notre communauté aussi devra donner
des occasions de "revenir au Seigneur" par l’aumône, la
prière et le jeûne.
Dans l'Évangile que nous lisons le mercredi des Cendres, la
parole du Christ opère un discernement qui, telle une épée
de feu, sépare, non pas la pratique chrétienne des pratiques
analogues, mais la pratique hypocrite et servile de la
pratique filiale.
Trois anges
veillent, au seuil du Carême, pour nous accompagner en ce
voyage : l'ange de l'aumône, c'est-à-dire du don sans
retour, l'ange de la prière, c'est-à-dire de la parole
reçue de Dieu et tournée vers Dieu, l'ange du jeûne,
c'est-à-dire du besoin vital devenu offrande de liberté.
Le premier ange se tient entre nous et autrui, le deuxième
entre nous et Dieu, le troisième entre nous et le monde.
Qu'ont-ils à nous dire, à l'heure où l'Église s'engage
dans sa marche au désert, vers Jérusalem, à la suite du
Christ ?
Ils nous
rappellent d'abord que nous ne sommes pas chrétiens seuls,
mais chrétiens solidaires. Solidaires de cet immense
courant d'humanité qui, des ashrams aux synagogues, des
temples aux mosquées, à travers la diversité des
civilisations et des cultes, a signifié sa quête de Dieu
par le jeûne, l'aumône et la prière. Au point que Jésus,
s'adressant à la foule au mont des Béatitudes, n'a pas à
prescrire ces conduites comme un impératif, mais seulement
à les constater : « Pour toi, quand tu pries… »
De l'obole de la
veuve glissée dans le trésor du Temple à la dîme prescrite
pour le Ramadan, de la prière bouddhique montant des
temples tibétains à l'oraison silencieuse d'une carmélite
de Lisieux, nous sommes solidaires de tous les donneurs et
de tous les priants de la terre, de ce long fleuve de
générosité, d'intercession et de louange qui, depuis
l'origine, irrigue secrètement le monde ; nous sommes
solidaires de tous les jeûneurs de l'histoire, du prophète
Élie au Mahatma Gandhi, de ceux dont c'est le choix à ceux
à qui n'ont pas d'autre choix. Nous n'entrerons pas en
Carême sans tous ces frères.
... à la
suite du Christ
Mais nous y
entrerons à la suite du Christ, et selon le Christ. Dans
l'Évangile que nous lisons ce mercredi des Cendres, sa
parole opère un discernement qui, telle une épée de feu,
sépare, non pas la pratique chrétienne des pratiques
analogues, mais la pratique hypocrite et servile de la
pratique filiale. Nous sommes invités à passer d'une
conduite sous le regard des hommes, motivée par ce regard
et déployée sur la scène publique, à une conduite sous le
regard de Dieu, motivée par lui seul, et recueillie "dans
le secret", là où pénètre son seul regard. La première est
qualifiée d'hypocrite, car elle déguise en acte religieux
une motivation mondaine. Elle nous enferme dans l'économie
de marché : l'hypocrite reçoit le salaire de son
intention, conformément à son intention - il est vu des
hommes. Relation toutehorizontale, qui obture la brèche de
transcendance que la prière, le jeûne et l'aumône ont
vocation de faire dans notre histoire.
Mais au-delà s'ouvre la conduite filiale : elle
concerne et convoque chacun de nous, singulièrement :
"Pour toi, quand tu fais l'aumône…" Et voici que se creuse
en nous un autre espace. C'est, au coeur de notre être, le
lieu de l'intériorité inviolable, ce saint des saints où
nous-mêmes n'avons accès que par révélation. De ce lieu
montent notre prière et notre offrande ; et si nous devons
jeûner en nous parfumant le visage, c'est qu'ainsi notre
visage reflétera la joie silencieuse qui, comme un parfum
de grand prix, en émane, sans que nous sachions ni d'où
elle vient, ni où elle va. Il nous est seulement dit qu'en
ce lieu notre Père des cieux est présent.
... vers le
Père
Ces gestes font
brèche vers le Père. C'est pourquoi notre jeûne, notre
prière, nos aumônes ne nous reviennent plus en bénéfices
mondains, selon la logique mercantile des hypocrites. Ils
n'obtiennent pas de salaire : il n'est de salaire que pour
les travailleurs à gages. Il n'est pas de salaire pour les
fils. Mais nous recevons un don en retour. Et que peut
nous donner le Père, sinon précisément de le connaître
comme notre Père, et de nous reconnaître comme ses enfants
?
Alors notre jeûne, notre prière, notre aumône
peuvent vraiment rejoindre, bien au-delà de ce que nous en
percevons, la grande attente spirituelle de nos
contemporains. Car ces gestes viennent contester
silencieusement l'illusion de transparence totale, et
finalement totalitaire, dans laquelle la personne
singulière, en perdant son droit au secret, perd sa
profondeur sacrée. Ils remplacent la société du spectacle,
dans laquelle chacun n'existe et n'est reconnu que s'il
fait parler de soi, par l'intimité silencieuse de l'âme,
où Dieu habite. Ils restituent au corps propre sa pudeur,
c'est-à-dire sa vocation à signifier cette intériorité
sans pour autant l'exposer à tous regards. Ils prennent à
rebours les lois du marché, introduisant dans le temps
compté, monnayé, rationalisé, la gratuité toujours un peu
folle du don sans calcul ni raison.
Alors, la prière prend forme filiale : "Abba, Père".
Alors, l'aumône se fait fraternelle. Et le visage lavé par
le jeûne peut poser sur le monde un regard de bénédiction.
Un temps de conversion
La durée du Carême - quarante jours sans compter les dimanches
- fait en particulier référence aux quarante années passées au
désert par le peuple d'Israël entre sa sortie d'Égypte et son
entrée en terre promise ; elle renvoie aussi aux quarante
jours passés par le Christ au désert (Matthieu 4, 1-11) entre
son baptême et le début de sa vie publique. Ce chiffre de
quarante symbolise les temps de préparation à de nouveaux
commencements.
Le Carême, temps de conversion, repose sur la prière, la
pénitence et le partage. La pénitence n'est pas une fin en
soi, mais la recherche d'une plus grande disponibilité
intérieure. Le partage peut prendre différentes formes,
notamment celle du don.
Le Mercredi des cendres, premier jour du Carême
Le Mercredi des cendres, premier jour du Carême, est marqué
par l'imposition des cendres : le prêtre dépose un peu de
cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de la
fragilité de l'homme, mais aussi de l'espérance en la
miséricorde de Dieu.
Tout en le marquant, le prêtre dit au fidèle :
"Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle". L'évangile
de ce jour est un passage de saint Matthieu - chapitre 6,
versets 1 à 6 et 16 à 18 - qui incite les fidèles à prier et
agir, non pas de manière orgueilleuse et ostentatoire, mais
dans le secret de leur cœur :
"Quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que te
donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret
; ton Père voit ce que tu fais en secret (...)
Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la
porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret (...)
Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement
du Père qui est présent dans le secret".
L'entrée en
carême le mercredi des cendres
Le mercredi
des cendres est le premier jour de carême, c'est l'entrée
en carême, le début d'un chemin de conversion qui nous
conduit à Pâques.
C'est un
jour de jeune et d'abstinence. Si on prend un repas à
midi, on ne prend qu'une légère collation le soir. Sont
dispensés du jeûne, les personnes de plus de 60 ans, les
jeunes de moins de 18 ans accomplis et les femmes
enceintes.
On l'appelle
" mercredi des cendres ", ou " jour des cendres "
parce que l'on fait ce jour là le rite de l'imposition des
cendres.
La date du
Mercredi des cendres change chaque année, car elle dépend
de la date de la fête de Pâques.
Les "efforts de Carême", c'est
quoi ?
Pour les croyants qui le pratiquent, le Carême ça n'est pas
forcément que le jeûne alimentaire. En plus de la
méditation, pour une meilleure présence à Dieu, des
aménagements de vie sont préconisés : il s'agit par exemple
de s'engager dans des actions bénévoles, de prendre le temps
de discuter chaque jour avec une personne seule ou encore de
désactiver Facebook et d'éteindre la radio. Des actions qui
permettent, dans l'esprit de l'Eglise, de faire silence et
de se mettre davantage dans "l'esprit de retraite du
Carême".
COMMENT VIVRE CE TEMPS DE CAREME?
Le Carême est un temps pour
revenir humblement vers Dieu et pour se laisser transfigurer
par Son Amour Infini (bien sûr, l'idéal est d'être toujours
en relation, en communion avec Lui! Mais, sans ces moments
forts qui nous sont proposés au cours de l'année, ne
serions-nous pas tentés de perdre de vue le beau chemin que
L'Eternel nous propose?). C'est donc un moment où l'on se
tourne avec Jésus vers Le Père et vers les autres ( l'Amour
reçu est à partager).
Sur ce chemin de conversion, Jésus
nous accompagne. Il nous apprend à prier, à partager, à
pardonner, à rejoindre l'autre, à l'écouter, à l'aimer
malgré toutes les différences, à l'aimer au-delà des
disputes, du mal, du malheur,...
Pendant le Carême nous pouvons:
Prier: parler à Dieu avec
confiance... Lui dire merci pour tous les instants de
Lumière qui illuminent notre existence... Lui demander son
aide sur le chemin de la vie afin que nous ne restions pas
aveugles à la souffrance, aux difficultés des autres... Lui
demander du courage pour se lever, de la force pour avancer,
un peu de Sa Vie pour devenir des petits rayons de bonheur
pour les autres...
On peut aussi prier sans rien dire
"Dieu sait ce qui est bon pour nous"... Se tenir en silence
devant Lui...
Ne pas oublier qu'il est beau
aussi de prier seul:
Quand tu pries,
retire-toi au fond de la maison,
ferme la porte,
et prie Ton Père qui est présent
dans le secret,..."
(Mt 6,6)
*Prier pour les autres: malades,
pays en guerre, amis qui se disputent, personnes isolées,
personne que l'on aime ou que l'on n'aime pas assez.
Prier avec les autres: Ainsi, nous
affirmons que nous sommes tous frères devant Dieu.
Jeûner:
En jeûnant: On peut se priver de
choses que l'on aime et offrir cet effort pour des personnes
seules, tristes, malades. Pour Dieu, cet effort est comme
une prière qui monte vers le Ciel et qui se re-dépose
ensuite doucement sur le coeur de ceux qui souffrent...
On peut aussi donner le prix ( en
argent) de notre privation à une association à but
humanitaire ( bol de riz,...).
Ne pas oublier:
" Quand tu jeûnes, ne
prends pas un air triste
pour montrer aux autres que tu
jeûnes.
Mais, parfume-toi la tête,
lave-toi le visage,
afin que Dieu seul sache que tu
jeûnes..."
(Mt 6,16)
Jeûner de paroles méchantes:
En ce temps de Carême, n'oublie
pas de jeûner!
Arrête de juger les autres ,
Découvre le Christ qui vit en eux
!
Interdis-toi les paroles
blessantes ,
Remplis-toi des mots qui
guérissent!
Ôte le mécontentement de ton
coeur,
Remplis-toi de gratitude!
Fais le jeûne des colères ,
Remplis-toi de patience!
Oublie le pessimisme ,
Remplis-toi de l’espérance en
Jésus!
Fais le jeûne des soucis,
Remplis-toi de confiance en Dieu!
Arrête de te plaindre ,
Goûte plutôt à la merveille de la
vie!
Fais le jeûne de rancune,
Et remplis-toi de pardon !
Ne te donne pas trop d’importance
,
Regarde les autres, vois la beauté
qui est en eux!
Jeûne ainsi... Ton jeûne sera
agréable à Dieu!
Carême
Dès sa
création, le CCFD-Terre solidaire a compris le temps du
carême comme un moment privilégier pour présenter ses
propositions. En effet le Carême appelle les chrétiens à
élargir leur retard vers les questions de relation à
l'autre et de solidarité internationale.
Chaque
année, les bénévoles du réseau préparent et portent la
campagne de Carême, réaffirmant le lien intrinsèque entre
la foi, la solidarité internationale et le développement.
Ils abordent, ensemble et avec toutes personnes
intéressées, les questions complexes que sont les
mécanismes de dysfonctionnement du système mondial et leur
impact sur les pays du Sud.
La campagne
de Carême est aussi l'occasion de faire venir en France
des partenaires du Sud. Invités au sein des familles des
bénévoles du réseau, ces derniers prennent conscience des
actions de solidarité menées en France.
Cette
rencontre des partenaires est l'un des temps forts de
témoignage, dialogue et confrontations d'expériences et
d'actions des sociétés civiles du Nord et du Sud.
Coutumes et
légendes:
Carême,
quaresme en vieux français, vient du latin quadragesima
(dies) "quarantième (jour)". Le Carême est en effet le
temps liturgique de quarante jours qui va du mercredi des
Cendres au dimanche des Rameaux. C’est une période de
pénitence et de jeûne qui prépare les chrétiens aux fêtes
de Pâques. Le nombre quarante est dans la Bible symbole de
purification, par référence aux quarante jours passés par
le Christ à jeûner au désert avant d’inaugurer sa mission.
La pratique
du jeûne, qui était autrefois très stricte en cette
période, nous a donné l’expression face de carême pour
parler d’une figure amaigrie et fatiguée comme par un long
jeûne.
LA FOI C’EST
SEMBLABLE À...
Il y a
quelques années, un équilibriste donnait un spectacle. Il
avait mis un fil de fer au-dessus des chutes Niagara.
Avant de s’y engager, il dit à la foule qui le regardait:
"Croyez-vous que je puisse traverser et revenir sans
tomber? "La foule dit: "Oui". Cet homme traversa et
réussit.
Alors, il
dit: "Maintenant, croyez-vous que je puisse traverser en
poussant une brouette?" La foule dit "Oui". Il y alla et
réussit encore cette fois.
Il dit
encore: "Croyez-vous que je puisse traverser avec trois
poches de patates dans la brouette? "La foule dit: "Oui".
Il y alla et réussit encore cette fois.
"Maintenant,
dit-il,
pensez-vous que je puisse le faire avec un homme dans la
brouette? "La foule dit: "Oui, oui". Mais quand le héros
demanda un volontaire, il n’y eut personne pour s’asseoir
dans la brouette…
Un temps
pour...
Un temps à
l'écoute de la parole, de partage et de prière pour nous
conduire jusqu'à Pâques. Le Carême nous invite à
prendre la route en fondant notre vie sur la parole de
Jésus. Le Christ ressuscité est au cœur de notre
démarche, ces quarante jours à travers le quotidien de
notre vie nous préparent à passer avec Lui de la mort à la
Vie. Le Carême se vit à la lumière de Pâques, il
peut nous aider à progresser dans la connaissance du
Christ. Le Carême consiste à se laisser conduire par
la parole de Dieu. C'est une période de transformation, de
changement, de conversion.
56 manières
de faire carême?
Peut-être y
a-t-il "56 manières" de faire carême?.. On peut toutefois
préciser qu'il y en a quatre qui ont fait leurs preuves au
niveau spirituel. Il s'agit des "quatre P" :
- Pénitence
(Jésus a jeûné 40 jours au désert)
-
Prière
- Parole
méditée
- Partage
avec les plus malheureux
Qu'est-ce
que le Carême ?
Le mot
carême vient du latin quadragesima qui veut dire quarante.
Dans la Bible, le nombre 40 a une importance très
particulière. C’est le nombre symbolique des temps de
préparation : le peuple juif séjourne 40 ans dans le
désert avant d’entrer dans la terre promise par Dieu, et
Jésus, à son tour, passe 40 jours au désert avant de
commencer l’annonce de la Bonne Nouvelle.
Cette fête
marque le souvenir d'Adam condamné après son péché à
retourner poussière.
Les
chrétiens sont invités à se purifier de leurs fautes et à
faire pénitence par des privations.
Le mercredi
des Cendres est le 1er Jour du Carême qui va durer 40
jours.
A l'issue de
ces 40 jours la fête de Pâques célébrera la mort et la
résurrection du Christ.
Pour
marquer le coup avant que ces privations ne commencent, la
veille, le mardi, on faisait gras. On finissait les
aliments gras avant de se mettre au carême. On en profite
pour faire des beignets, des bugnes et des fritures. De
plus, la tradition du carême veut qu’on arrête également
de manger des œufs, donc on en profite pour faire des
crêpes.
Par
opposition au carême, le carnaval est une période de joie
et de liberté où les règles de vie normales sont
suspendues et où chacun fait un peu comme il lui plaît :
on se déguise, on mange tout ce qu’on veut, on sort
chanter dans les rues.
Pourquoi
vivre à tous les ans le carême ?
Depuis des
siècles, des hommes et des femmes s’efforcent, par des
gestes et des paroles de ne pas oublier l’amour de Dieu.
Les 40 jours du carême te permettent d’arrêter le temps
afin de revivre, encore aujourd’hui, les grands moments
qui ont marqué le passage de Jésus de la mort à la
vie. Le temps du carême t'offre l’occasion de ne pas
oublier le plus important : la mort et la résurrection de
Jésus. Le carême te permet de revoir ton amitié avec Jésus
par une pratique plus grande de l'Eucharistie, de la
prière, de l’écoute de la Parole de Dieu et aussi
par tes petits gestes de partage et de paix qui sèment le
bonheur autour de toi.
Quarante
jours après sa naissance, tout garçon premier-né, chez les
Juifs, devait être offert au temple. En même temps, sa
mère recevait une bénédiction spéciale des prêtres.
Dans la
tradition catholique, c'est une fête de la lumière, qui
met en relief les paroles très belles du vieillard Syméon:
"Mes yeux ont vu ton Salut, lumière pour éclairer les
nations, et gloire d'Israel ton peuple". Les paroles et
les actes du Seigneur Jésus sont pour nous lumière de
notre vie.
Le Carême
commence cette année le 17 février 2010 par le
Mercredi des
Cendres et Pâques sera célébré le 4 avril 2010.
Le mot
carême vient d'un mot latin qui signifie quarante. Le
carême, ce sont les 40 jours qui conduisent les Chrétiens
à Pâques.
Histoire du
Carême
Le dimanche
est le jour fondamental de l’année liturgique. Il revient
chaque semaine et chaque semaine les chrétiens, autour de
l'eucharistie, font mémoire de la Pâque (le passage) du
Seigneur de la mort à la vie. Ils se rappellent sa mort et
sa résurrection "jusqu’à ce qu’il vienne", ainsi que le
formule saint Paul (1ère lettre aux Corinthiens 11, 26).
Peu à peu,
à partir du deuxième siècle, s’est détaché un dimanche
particulier où se célébrait plus solennellement le
Seigneur ressuscité. Ce grand jour fut préparé par
quelques jours puis par quelques semaines. A partir de la
fin du quatrième siècle, la structure fondamentale des
quarante jours est établie, même si des aménagements
auront lieu au cours du temps et selon les différents
lieux.
Trois clefs
pour comprendre le carême :
un temps de
pénitence : dès les débuts de l’histoire de l’Eglise,
ce temps était donné aux pécheurs qui s’étaient placés
hors de la communion de l’Eglise pour se repentir et
préparer leur retour à la table eucharistique le jeudi
saint.
un temps de
préparation au baptême : ce temps était aussi le
dernier moment de la préparation pour ceux qui allaient
être baptisés dans la nuit de Pâques,
les
catéchumènes (prononcer katékumèn).
un temps de
rénovation spirituelle : pour ceux qui ne sont pas
appelés à une réconciliation particulière ou qui sont déjà
baptisés, le carême est comme un temps de retraite et de
ressourcement de leur vie spirituelle.
Il ne sert
à rien de prendre des pénitences, de jeûner, d'arrêter de
fumer
ou de se
priver au point de devenir impatient et collérique avec
son entourage.
La plus
belle des résolutions à prendre est d'aimer son prochain,
le respect des autres et peu être un peu de bénévolat.
Mais quelle que soit l'apostolat que nous choisierons
c'est de l'accomplir dans la joie l'amour et la sérénité.
Voilà un beau programme à entreprendre et qui au bout de
ce carême aura fait la différence.
Carême,
quaresme en vieux français, vient du latin quadragesima
(dies) "quarantième (jour)". Le Carême est en effet le
temps liturgique de quarante jours qui va du mercredi des
Cendres au dimanche des Rameaux. C’est une période de
pénitence et de jeûne qui prépare les chrétiens aux fêtes
de Pâques. Le nombre quarante est dans la Bible symbole de
purification, par référence aux quarante jours passés par
le Christ à jeûner au désert avant d’inaugurer sa mission.
La pratique
du jeûne, qui était autrefois très stricte en cette
période, nous a donné l’expression face de carême pour
parler d’une figure amaigrie et fatiguée comme par un long
jeûne.
Ornements
liturgiques, chants, décoration pendant le
carême
Les
ornements liturgiques (chasuble, étole, voile du calice,
pendentif du pupitre de la parole) sont de couleur
violette. C'est la même couleur pour l'avent, pour la
liturgie des défunts, pour les messes de pénitence et le
sacrement de réconciliation. Le violet exprime la
préparation, l'attente de la rencontre avec le Christ et
la conversion.
Pendant le
carême, on ne dit pas l'alléluia jusqu'à la veillée
pascale. L'alléluia est remplacé par un chant
d'acclamation de l'Évangile. De même on ne dit pas le
Gloria.
Pendant le
carême, la décoration de fleurs à l’autel est en principe
interdite, à l’exception du quatrième dimanche, le
dimanche de Laetare. (dimanche de la joie) qui est une
pause au milieu du carême en marche vers la joie de
Pâques.
L'alléluia,
le gloria et les fleurs ont un caractère festif qui ne
convient pas au carême temps de pénitence.
BON CARÊME!
Prière de
Carême : "Route de Carême"
Seigneur,
mon Dieu,
depuis le
jour de mon baptême,
je chemine
avec Toi.
Tu es l'ami
de mes jours de soleil
et de mes
nuits de brouillard,
c'est Toi
que j'ai choisi,
aide-moi à
T'aimer et à te rester fidèle !