Fête
de l'Annonciation
le
25 mars
L'Annonciation
est l'annonce faite à la Vierge Marie de sa maternité divine
par l'archange Gabriel.
Cet
évènement biblique est célébré par les
catholiques et les orthodoxes.
On
appelle ainsi Le message de l'ange Gabriel à la Vierge, pour lui
annoncer le mystère de l'incarnation ; et on appelle aussi de même
Le jour où l'Église célèbre ce mystère.
L'annonciation de l'ange Gabriel à la Vierge. L'annonciation de
la Vierge. Le jour de l'Annonciation. La fête de l'Annonciation.
Le
25 mars : l 'Annonciation, 9 mois avant Noël
L'Annonciation,
c'est l'annonce à Marie faite par l'ange Gabriel qui lui révèle
qu'elle est enceinte. Selon la Bible, Jésus n'est pas né
d'une union charnelle : c'est le saint esprit qui a conçu Jésus.
L'Eglise a choisi de célébrer l'évènement 9
mois avant Noël. Cependant la Bible ne nous dit pas si cette grossesse
extraordinaire a effectivement duré 9 mois comme pour le commun
des mortels.
Noël
étant fixé le jour du solstice d'hiver, le 25 décembre.
L'annonciation à Marie (qui correspond à la conception de
Jésus) est célébrée le jour de l'équinoxe
de printemps, soit le 25 mars.
Selon
l'Évangile de Luc, l'ange Gabriel avait, 6 mois auparavant, annoncé
la naissance de Jean le Baptiste à son père Zacharie dont
la femme, Elisabeth, était stérile.
On
a alors fixé la naissance de Jean Baptiste 6 mois avant Noël,
soit le jour du solstice d'été, le 24 juin.
À
l'époque de l'adoption du calendrier julien (nommé ainsi
en l'honneur de Jules César) l'équinoxe de printemps avait
lieu le 25 mars. Lors de l'adoption du calendrier grégorien, on
a supprimé 10 jours afin que l'équinoxe tombe le 21 mars :
on aurait dû supprimer 14 jours afin qu'il soit en phase avec le
calendrier julien (on a pris comme référence la date de l'équinoxe
à l'époque des premiers conciles établissant la date
de Pâques).
Célébré
le 25 mars (9 mois avant Noël) par la tradition chrétienne,
l'anniversaire de l'Annonciation correspond aux anniversaires de la mort
d'Adam et de la crucifixion du Christ.
L'annonciation
est un des mystères centraux du culte chrétien. C'est en
effet le moment où le divin s'incarne en homme : l'archange Gabriel
annonce à Marie son nouveau statut de mère du Fils de Dieu,
et lui explique qu'elle portera un enfant en son sein tout en restant vierge.
C'est l'origine de la croyance en une conception virginale qu'il ne faut
pas confondre avec le dogme de l'immaculée conception qui est propre
au catholicisme moderne (pour les orthodoxes et les protestants le seul
être humain conçu hors du péché originel est
Jésus-Christ). Autrement dit, comme l'ont expliqué les théologiens,
une femme juive vivant sous la loi de Moïse accepte d'introduire dans
le monde Celui qui mourra pour les péchés des hommes, c’est-à-dire
que la loi, tout en restant valide, cesse d'être le principe théologique
essentiel, et laisse la place au salut. Pour cette raison, l'annonciation
est le moment où est lavé le péché originel
d'Adam et Ève. Une femme pure met au monde le Christ, et lave le
péché d'impureté d'Ève. La tradition théologique
souligne même que la formule latine prononcée par Gabriel
« Ave Maria » contient le nom d'Ève inversé (Ave
/ Eva, en latin) et rend visible le sens même de l'annonciation.
Dans le texte original de l'Évangile, en grec, la salutation de
Gabriel est XAIPE c’est-à-dire « Réjouis-toi ! »
L'Annonciation est un message de joie et de libération. Mais cette
libération est potentielle, elle ne s'accomplit effectivement que
par la Croix et la Résurrection.
Origine
biblique
Avant
d'être faite à Marie, l'Annonciation d'une grossesse miraculeuse
est faite à Sarah, épouse d'Abraham, en Genèse 18,
9-15.
Histoire
liturgique
Jusqu'à
l'époque de Justinien (530-550), il n'y pas d'autre fête mariale
que la « mémoire de Marie » dans l'octave de la Noël[1]
Justinien a imposé partout en Orient la célébration
de l'Hypapante le 2 février au lieu du 14, quarante jours après
la Nativité du Christ, qui fut définitivement placée
le 25 décembre au lieu du 6 janvier, par son successeur Justin II.
C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre l'insertion dans le calendrier
liturgique de la fête du 25 mars comme fête de l'Annonciation.
Le
texte
L'annonciation
à Marie est relatée dans l'évangile selon Luc, chapitre
1 26-38.
« Au
sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une
ville de Galilée appelée Nazareth, vers une vierge qui était
fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ;
et le nom de la vierge était Marie. » [...] « L'ange
salue la Vierge : " Salut, pleine de grâce ! " [...] " Le Seigneur
est avec vous ". » [...] « L'ange lui dit : " Ne craignez point,
Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. Voici que vous
concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus.
Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut ; le Seigneur
Dieu lui donnera le trône de David son père ; il règnera
éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n'aura
point de fin. " Marie dit à l'ange : " Comment cela sera-t-il, puisque
je ne connais point l'homme? " L'ange lui répondit : " L'Esprit-Saint
viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son
ombre. C'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé
Fils de Dieu. » [2]
Ainsi,
Jésus-Christ a « été conçu du Saint-Esprit »,
et « est né de la Vierge Marie » (symbole des Apôtres)
Basilique
de l'Annonciation
À
Nazareth, la basilique catholique de l'Annonciation est la plus grande
des églises du Moyen-Orient et l'un des hauts lieux de la chrétienté.
Elle a été inaugurée en 1964 par le Pape Paul VI et
consacrée en 1969 sur le site d'églises plus anciennes, elles-mêmes
édifiées, à partir du IVe siècle, sur une grotte
identifiée comme celle de l'Annonciation, à l'endroit même
où selon la tradition chrétienne l'archange Gabriel apparut
à Marie pour lui annoncer qu’elle portait l’enfant Jésus.
Le
thème dans l'art
L'Annonciation
est un des thèmes privilégiés de l'art chrétien,
occidental et byzantin notamment. Les premières représentations
qui nous en soient restées datent du IVe siècle, dans les
catacombes de Priscille et des Saints-Pierre-et-Marcellin à Rome[4].
Elle figure aussi sur les mosaïques de l'arc triomphal de Sainte-Marie
majeure (v. 435) à Rome, où la Vierge tisse la pourpre destinée
au voile du temple, conformément aux textes des évangiles
apocryphes. On la retrouve à la même époque sur des
ampoules de Monza et de Bobbio.
Ce
thème a été particulièrement développé
au Moyen Âge, en Orient et en Occident, et subit alors un de son
iconographie.
Il
a été à l'honneur au cours du Quattrocento et durant
les siècles suivants.
Sur
de nombreuses représentations de l'Annonciation, particulièrement
depuis Duccio qui est le premier à adopter cette iconographie, Marie
est représentée généralement avec un livre
ouvert à la main. Le livre, que Marie tient à la main, traduit
son origine lettrée et donc sa connaissance des Saintes Écritures[5] :
Marie est le modèle de la confiance en Dieu par excellence. Saint
Bonaventure identifie le passage lu comme les prophéties d'Isaïe,
qui annoncent justement la venue du Christ.
Permettant
par l'entremise de la Vierge le rachat du péché originel,
le groupe d'Adam et Ève chassés du Paradis est souvent représenté
(en arrière-plan, comme chez Fra Angelico[6]), pour rappeler l'origine
de la faute.
"AUJOURD'HUI
EST LE PRINCIPE DE NOTRE SALUT
ET
LA MANIFESTATION DU MYSTÈRE ÉTERNEL
LE
FILS DE DIEU DEVIENT FILS DE LA VIERGE
ET
GABRIEL ANNONCE CETTE GRÂCE.
CRIONS
AVEC LUI À LA MÈRE DE DIEU :
RÉJOUIS
TOI, COMBLÉE DE GRÂCE,
LE
SEIGNEUR EST AVEC TOI"
Une
phrase des chants de matines résume toute la signification de cette
fête (1) : " Le mystère éternel est révélé
aujourd’hui ; le Fils de Dieu devient Fils de l’homme… ".
L’Épître
aux Hébreux, lue à la liturgie (2, 11-18), insiste sur ce
que, du fait de l’Incarnation, " le sanctificateur et les sanctifiés
ont tous même origine. C’est pourquoi il ne rougit pas de les nommer
frères ".
L’Évangile
(Lc 1, 24-38) relate la révélation que Gabriel, à
Nazareth, fit à Marie. La réaction de Marie, " comment cela
se fera-t-il ? ", n’est pas l’expression d’un doute, et en cela elle diffère
de la réaction de Zacharie, lorsque la naissance de Jean lui fut
prédite. Marie pose simplement une question respectueuse ; et, quand
l’ange explique que le Saint-Esprit descendra sur elle et la couvrira de
son ombre, Marie répond, avec l’humilité et l’obéissance
qui caractérisent toute sa personne :
"
Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ".
La
fête de l’Annonciation a en quelque sorte deux faces :
L’une
d’elles est tournée vers la Très Sainte Mère de Dieu.
Elle concerne sa gloire et notre piété envers Marie. La déclaration
de cette gloire et l’expression de cette piété trouvent leur
forme parfaite dans la première phrase du message de l’ange : "
Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ". Nous ne pouvons
mieux nous adresser à la Sainte Vierge qu’en répétant
cette phrase avec vénération et tendresse.
L’autre
face du mystère de l’Annonciation est tournée vers les hommes.
Dans la vie de tout chrétien, il doit y avoir des Annonciations
divines, des moments où Dieu nous fait connaître sa volonté
et son dessein à notre égard.
Mais
toutes ces Annonciations doivent s’unir et se fondre dans une Annonciation
essentielle : l’Annonce que Jésus peut naître en nous, peut
naître de nous ? non point dans le sens où il fut conçu
et mis au monde par la Vierge Marie, car il s’agit là d’un miracle
unique et inégalable, mais dans le sens d’une prise de possession
toute spirituelle et en même temps très réelle de notre
personne par le Sauveur.
Et
puis rappelons-nous que toute Annonciation authentique est aussitôt
suivie d’une Visitation : la faveur divine étendue sur nous doit
immédiatement provoquer de notre part une démarche, une parole
ou un acte de charité envers nos frères.
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