"Tendre Frisson"

 Ton souffle contre ma joue brise marine
départ des oies blanches
   en partance vers le sud odeur saline.
  Appel du large comme il est doux
  ton souffle contre ma joue,
   tes lèvres dans mon cou, frisson qui me secoue.

 Bruissement de fougères, vent tiède d'automne
 dans les feuillages multicolores.
De la forêt qui attend l'hiver,
tu murmures à mon oreille
  des mots de toutes les couleurs.

      J'ai la tête qui chavire le corps en éveil,
         tes lèvres dans mon cou frisson qui me secoue.
         Ta bouche sur la mienne posée comme une fleur
        rosée du matin d'un jour sans lendemain.

 Le temps reste figé, il s'accroche avec ténacité
           à la rondeur des pierres que façonnent les rivières,
      sablier sans mémoire miroir de nos rêves.
            Ta bouche sur la mienne posée comme une fleur
      tes bras s'agrippent à mes hanches
   mes mains encadrent ton visage.

         Les vagues viennent sur la plage, mourir en gémissant
      elles laissent sur le sable une mousse d'écume.
   Nos corps l'un à l'autre accrochés
  hors du temps sans passé,
  à tout jamais fixés dans le présent.
  côte à côte, tes bras m'enlacent
    main dans la main, l'un contre l'autre
   à tout jamais se perdre dans notre amour
  s'aimer pour en mourir.

       Le monde est à l'envers, il verse dans l'infini
    les goélands volent dans la mer
       le soleil s'enfuit, les cormorans sont partis
  là bas, au bout de la nuit
       nous laissant seuls tous les deux endormis
 
 
 

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