[ Hildegarde de Bingen ] Comme un aimant, les étrangères attirent
sur elles les pierres précieuses, les
manuscrits rares, les plus belles fleurs, et
les mains des maris.
![]() Quoi, sort-il tant de feux, de rayons, de lumières, D'un si froid, si grossier, et si noir élément ? Et tant d'astres naissants dans ces sombres carrières Font-ils donc de la terre un second firmament ? Minéraux éclatants, terrestres luminaires, Dont la tête des rois brille superbement, Je ne vous puis compter que pour des biens vulgaires, Et pour moi votre éclat n'est qu'un faible ornement. ![]() Filin d'argent Qui Resplendit parfois Mince espoir brillant En qui je crois Petit éclat d'or Qui éclaire ma route Qui éloigne la Mort Qui efface mes doutes... Brillant rubis Rouge comme ton sang Sang qui coule aujourd'hui Sang que tu verses en pleurant Mirage de saphir Objet de tout désir Qui me tient en ton pouvoir Qui contient tout mon savoir Douce Emeraude Herbe du Paradis Vers toi où l'on fuit Là où nul Mal ne rôde
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