"L'OISEAU DU MOIS''
SEPTEMBRE

« Ma tête est comme une basse-cour. Quand j'appelle les idées poules pour leur donner du grain, ce sont les idées canes, oies ou dindes, qui accourent. »
[Jules Renard]


 

« Les oies mangent de la neige. C'est peut-être ce qui les rend si blanches. »
[Tomi Ungerer]

''L'OIE''

DICTON:

 bête comme une oie

"Légende de Philemon et Baucis"

Dans une région montagneuse de la Phrygie, il y avait jadis deux arbres que les paysans se montraient du doigt, de près ou de loin, et pour cause, car l'un était un chêne, l'autre un tilleul mais ils n'avaient qu'un seul tronc.

L'histoire raconte comment ceci arriva et fournit la preuve de l'immense pouvoir des dieux et de la façon dont ils récompensent les humbles et les pieux.
Zeus et Hermès chez Philémon et Baucis

Parfois, lorsque Zeus se lassait de goûter au nectar et à l'ambroisie de l'Olympe ou même, d'écouter la lyre d'Orphée et de regarder danser les Muses, il lui arrivait de descendre sur la terre pour y courir l'aventure, déguisé en simple mortel. Pour ces randonnées, son compagnon favori était Hermès, le plus amusant de tous les dieux, le plus sagace et le plus fertile en ressources. L'excursion qui nous occupe avait un but bien déterminé ; Zeus voulait savoir jusqu'à quel point le peuple phrygien pratiquait l'hospitalité. Le père des dieux et des hommes s'intéressait très particulièrement à cette vertu puisque tous les hôtes, tous ceux qui cherchent refuge dans un pays étranger se trouvaient sous sa protection personnelle.

Les deux dieux prirent donc l'apparence de pauvres vagabonds coureurs de routes et se promenèrent au hasard à travers le pays, frappant à chaque chaumière basse, à chaque grande maison où ils venaient à passer, demandant partout de quoi se restaurer et un coin pour se reposer.
Personne ne voulut les recevoir ; toujours, on les congédiait avec insolence et la porte se refermait. Cent fois et davantage, ils répétèrent leur essai ; partout ils furent traités de la même façon.

Ils arrivèrent enfin devant une cabane à l'aspect le plus humble ; c'était la plus pauvre de toutes celles qu'ils avaient vues jusqu'ici et couverte d'un simple toit de roseaux. Mais là, quand ils frappèrent, la porte s'ouvrit toute grande et une voix aimable les pria d'entrer. Ils durent se courber pour passer le seuil tant la porte était basse, mais quand ils eurent pénétré à l'intérieur, ils se trouvèrent dans une pièce chaude et accueillante et surtout très propre, où un vieil homme et une vieille femme aux doux visages leur souhaitèrent la bienvenue de la façon la plus amicale et s'affairèrent à les mettre à l'aise.


 

Le vieil homme poussa un banc devant l'âtre et les pria de s'y étendre pour reposer leurs membres fatigués et la vieille femme y jeta une couverture. Elle se nommait Baucis, dit-elle aux étrangers, son mari s'appelait Philémon. Ils vivaient depuis leur mariage dans cette chaumière et ils y avaient toujours été heureux. «Nous sommes de pauvres gens, mais la pauvreté n'est pas un si grand malheur quand on est prêt à l'accepter, et un esprit accommodant peut être lui aussi d'un grand secours », conclut-elle. Tout en parlant, elle vaquait à de menues tâches et se préoccupait de leur bien-être.


 

« Qui mange l’oie du roi, cent ans après il en rend les plumes. »
[Proverbe français]
Elle souffla sur les braises du foyer jusqu'à ce qu'un bon feu y reprit vie ; au-dessus des flammes, elle suspendit une petite marmite pleine d'eau ; comme celle-ci commençait à bouillir, le mari rentra, portant un beau chou qu'il était allé cueillir dans le jardin. Le chou alla dans la marmite, avec une grande tranche du lard qui pendait à une poutre. De ses vieilles mains tremblantes, Baucis prépara la table qui était bien un peu boiteuse, mais elle y remédia en glissant un éclat de poterie cassée sous un pied. Sur la table elle déposa des olives, des radis et quelques oeufs cuits sous la cendre. Le chou et le lard étaient maintenant à point ; le vieil homme approcha deux couches délabrées de la table et pria ses hôtes d'y prendre place et de faire honneur au repas.


« La femme a plus de sagesse qu'une oie ; quand il pleut,
elle se met au sec sous un toit. »
[Geiler de Kaysersberg]

Un instant plus tard il posait devant eux des coupes en bois de hêtre, et une jarre en terre cuite contenant un vin qui avait un goût prononcé de vinaigre et largement coupé d'eau. Mais Philémon semblait heureux et fier de pouvoir joindre cet appoint à leur souper et il prenait grand soin de remplir chaque coupe à peine vidée. Les deux vieillards étaient si contents et tellement surexcités par le succès de leur hospitalité, qu'il leur fallut tout un temps pour s'apercevoir d'un étrange phénomène.

La jarre restait toujours pleine ; quel que fût le nombre de coupes versées le niveau du vin ne baissait pas. Quand enfin ils se rendirent compte du prodige, ils échangèrent un regard terrifié et ensuite, baissant les yeux, ils prièrent en silence. Puis, tout tremblants et d'une voix mal assurée, ils implorèrent leurs hôtes de leur pardonner la pauvreté des mets offerts.

« Nous avons une oie », dit le vieil homme. « Nous aurions dû la donner à vos Seigneuries. Mais si vous consentez à patienter un peu, nous allons la préparer pour vous. > Mais la capture de l'oie s'avéra une entreprise qui dépassait leurs maigres forces. Ils s'y essayèrent en vain et s'y épuisèrent, tandis que Zeus et Hermès, grandement divertis, observaient leurs efforts.

Et quand Philémon et Baucis, haletants et exténués, durent enfin abandonner leur chasse, les dieux sentirent que le moment d'agir était venu pour eux. Ils se montrèrent, en vérité, très bienveillants. « Ce sont des dieux que vous avez hébergés et vous en serez récompensés », dirent-ils. « Quant à ce pays inhospitalier qui méprise le pauvre étranger, il sera châtié, mais pas vous. » Ils prièrent les deux vieillards de sortir avec eux de la chaumière et de regarder autour d'eux.

Stupéfaits, Philémon et Baucis ne virent plus que de l'eau partout la région tout entière était submergée, un grand lac les entourait. Les voisins ne s'étaient jamais montrés bien aimables pour le vieux couple, qui néanmoins pleura sur eux. Mais une autre merveille sécha les larmes des bons vieillards. La cabane qui depuis si longtemps était leur demeure se transformait sous leurs yeux en un temple majestueux, au toit d'or soutenu par des colonnes du plus beau marbre.

« Bonnes gens », dit Zeus, « exprimez un voeu et nous vous l'accorderons aussitôt. » Les deux vieillards chuchotèrent un instant, puis Philémon parla: «Qu'il nous soit permis d'être vos ministres et les gardiens de ce temple. Oh, et puisque nous avons si longtemps vécu ensemble ne laissez aucun de nous demeurer seul, un jour ; accordez-nous de mourir ensemble. » Emus, les deux dieux acquiescèrent. Longtemps le vieux couple servit dans le grand édifice, et l'histoire ne dit pas s'il leur arriva parfois de regretter leur chaumière douillette et les flammes joyeuses de son âtre. Mais un jour qu'ils se tenaient l'un près de l'autre devant la magnificence dorée du temple, ils se mirent à parler de leur vie ancienne, si dure et cependant si heureuse.

[

Ils étaient maintenant parvenus à un âge très avancé, et soudain, comme ils échangeaient leurs souvenirs, chacun s'aperçut que l'autre se couvrait de feuilles. Puis une écorce les entoura. Ils n'eurent que le temps de s'écrier tendrement : « Adieu, cher compagnon» ; les mots avaient à peine passé leurs lèvres qu'ils étaient transformés en arbres. Mais ils étaient toujours ensemble ; le chêne et le tilleul n'avaient qu'un seul tronc.

De partout on venait admirer le prodige et des guirlandes de fleurs garnissaient toujours les branches pour honorer ce couple pieux et fidèle.
Ovide, Métamorphoses: VIII,616


 


 

 DE L'INTELLIGENCE DE L'OIE, DE SON CARACTÈRE ET DE SES VERTUS.

Pourquoi dit-on : bête comme une oie ? Rien n'est plus injuste que cette expression proverbiale. L'oie surpasse, au contraire, en intelligence la plupart des autres oiseaux domestiques ; elle ne cherche querelle à aucun d'eux, ni à personne ; elle a l'instinct éminemment sociable et docile ; elle est enfin, comme l'a dit Buffon, « dans le peuple de la basse-cour, un habitant de distinction. »

Quand on la conduit au pâturage, un seul gardien suffit pour toutes les oies du village ; le matin, il les réunit au son de son cornet, et quand il les ramène à l'heure où le jour tombe, chaque bande sait bien retrouver son logis (1). Une oie qu'on emporte dans un panier bien fermé, bien enveloppé, vers une nouvelle habitation, sait parfaitement s'orienter et revenir chez son ancien maître, en dépit des précautions qu'on a prises pour l'empêcher de reconnaître son chemin.

Ni le temps, ni la distance ne lui font perdre le souvenir de ce maître, de sa demeure et de ses bons procédés. Le savant docteur Sanchez raconte que, revenant d'Azof, dans l'automne de 1736, et voyageant à petites journées sur les bords du Don, il prenait gîte, chaque nuit, dans des villages de Cosaques. Tous les jours, au coucher du soleil, des troupes d'oies, arrivant des contrées septentrionales les plus éloignées où elles avaient vécu tout l'été à l'état sauvage, venaient s'abattre dans les habitations qui les avaient reçues et hébergées l'hiver précédent. Elles amenaient avec elles toute leur progéniture de l'année. « J'eus constamment ce spectacle, chaque soir, durant trois semaines, dit-il ; l'air était rempli d'une infinité d'oies, qu'on voyait se partager en bandes. Les filles et les femmes, chacune à la porte de leur maison, les regardant, se disaient : Voilà mes oies, voilà les oies d'un tel ; et chacune de ces bandes mettait, en effet, pied à terre dans la cour où elle avait passé l'hiver précédent (2). »

Chez l'oie, le sentiment de l'amour maternel est développé au plus haut degré. Quoiqu'elle ne doive faire qu'une ponte par an, elle en fait une seconde si ses oeufs lui sont enlevés, et parfois même une troisième. Elle couve si assidûment qu'elle en oublie le boire et le manger. « Elle conduit ses petits avec une sollicitude affectueuse, leur indique avec tendresse et empressement la nourriture de choix, les rappelle au moindre danger et montre une véritable intrépidité quand il s'agit de les défendre contre les oiseaux de proie ou contre toute agression étrangère (3) » Parmi ces bonnes bêtes, pas de mères dénaturées, jamais de petits abandonnés, tandis que chez d'autres bipèdes, les hospices d'enfants-trouvés sont toujours insuffisants.

Nulle sentinelle n'est plus sûre et plus vigilante. Vous ne verrez jamais plusieurs oies réunies dormir toutes à la fois : il y en a toujours une qui, le cou tendu, la tête en l'air, examine, écoute, veille et jette, à la moindre apparence de danger, le cri d'alarme. Une acclamation générale y répond, et le salut de tous est assuré. On a vu des gardes nationaux s'endormir dans une guérite. Jamais une oie en faction n'a commis cette énormité. Aussi, les rondes de jour et de nuit sont-elles inconnues parmi les palmipèdes, tandis qu'elles sont indispensables pour assurer l'insomnie réglementaire de la garde civique et même des meilleures troupes !

L'oie a sur les soldats un autre avantage. Les étapes de ceux-ci ne dépassent guère sept à huit lieues par jour ; l'oie domestique, malgré la lenteur apparente de sa marche, en fait, à pied, jusqu'à douze ou quinze, et même davantage, sans avoir l'air de se presser ; c'est ce qu'atteste Salerne, dans son Histoire des Oiseaux.

Tous les naturalistes anciens et modernes ont rendu hommage à la sobriété de l'oie. « Les bonnes ménagères, disait Belon, au XVIe siècle, sachant bien que la nourriture des oies est de moult grand profit, en font une grande estime pour ce qu'elles ne font aucune dépense. » Beaucoup de profit et peu de dépense ! O Harpagon ! combien tu devais en avoir dans ta basse-cour ! O fainéants, qui dépensez beaucoup et ne produisez rien... rougissez ! et n'ayez pas la présomption de vous comparer à l'utile animal, que vous poursuivez aussi de vos sarcasmes !

L'oie est d'une propreté recherchée. Sa toilette n'est pourtant pas compliquée : une petite vésicule de graisse, placée près de la queue, suffit à lustrer tout son plumage ; mais c'est bien d'elle que l'on peut dire, avec le poète latin : Simplex munditiis ! Quelle petite-maîtresse, avec son blanc et son rouge sur les joues, son noir autour des yeux (on revient, hélas ! à ces affreux badigeonnages), avec tous ses cosmétiques, toutes ses pâtes, toutes ses odeurs et tous ses bains parfumés, enfin, avec tout son mundus muliebris, je veux dire avec tout son matériel de toilette et ses atours, approchera jamais de la blancheur irréprochable, simple, unie, virginale et surtout inodore de la robe de notre aimable oiseau ?

Ces détails de coquetterie nous conduisent naturellement à expliquer, ce que l'on entend par la petite oie. Au propre, ce sont les ailerons, le cou, le foie, enfin ce qu'on appelle en langage vulgaire les abatis (5). Au figuré, ce sont les rubans, les gants et les menus accessoires d'un habillement. « Que vous semble de ma petite oie ? » demande le marquis de Mascarille à Cathos et à Madelon, « la trouvez-vous congruente à l'habit ? » Et, pour répondre lui-même à sa question, il vante aux précieuses ridicules la richesse de ses plumes, l'élégance de ses rubans et de ses canons. Il les invite même à « attacher la réflexion de leur odorat » sur ses gants et jusque sur la poudre de sa perruque (6). Cette expression « la petite oie » avait aussi une signification dans le vocabulaire de la galanterie ; mais cette acception est tout-à-fait tombée en désuétude. Quel plus bel hommage pouvait-on rendre, cependant, à la pureté du sentiment des oies que de donner leur nom aux « faveurs légères » (7) par allusion, sans doute, aux gracieuses caresses que se prodiguent nos chers oiseaux dans leurs innocentes tendresses ?

L'oie a le coeur tendre, je viens d'en convenir ; mais il ne faut pas croire qu'elle s'abandonne pour cela aux égarements et aux entraînements instantanés des sens ! Ses moeurs sont pures. Tous ceux qui ont eu le bonheur de fréquenter les bêtes, savent qu'elle connaît la pudeur et ne s'écarte point des lois de la décence. Jamais on ne l'a vue suivre, à cet égard, les déplorables exemples des gallinacées. Ne craignez pas non plus que son heureux vainqueur célèbre impudemment ses succès, comme le coq, par ses chants de victoire ! Non ! Les amours de l'oie sont essentiellement honnêtes et discrètes. Les oies du frère Philippe pourraient-elles toutes en dire autant ?

Si l'amour est commun à tous les hommes et à toutes les bêtes, il n'en est pas de même de la reconnaissance et de l'amitié, sentiments plus élevés et qui n'appartiennent qu'aux espèces d'élite. O ma bonne oie !


 

LES DIFFÉRENTES RACES D'OIES

Plus ou moins volumineuses, les races que nous avons sélectionnées ne manqueront pas de répondre au désir de chacun. L 'éleveur traditionnel destinant 1 oie en toute simplicité à la casserole ou à la broche y trouvera son compte, -tout comme l'amateur de plumes ou le gourmet. Bien que ces races aient des aptitudes pronon-cées pour l'une ou l'autre vocation, vous pourrez en tirer tous les autres partis.
LEURS MOEURS:
Après leur haut fait de guerre, un soir au Capitole, les oies ont acquis pour l'éternité leur réputation de fidélité et de vigilance. Bête à plus d'un titre, l'oie ne requiert pas pour autant l'approbation générale et le dicton populaire la veut même stupide.Il est vrai qu'isolée elle est souvent gauche et embar-rassée, et que sur l'eau. elle n'égale point les canards. Elle ne mérite cependant pas tant de mépris; familière, attachée à ses maîtres, elle se complaît en domesticité. Fort coquette, elle met le plus grand soin à entretenir sa propreté, c'est pourquoi il est déconseillé de l'associer aux poules et aux canards. Bonne mère, elle élève avec sollicitude ses petits~ aidée du jars qui protège avec efficacité sa famille. Leurs colères ne sont pas fortuites, les oies et les jars 4ont on craint tant les coups de becs ne deviennent irritables que lorsqu'on s attaque a leurs oisons. Le jars est polygame (trois à cinq femelles); l'ensemble du jars et de ses oies s'appelle un " jeu".
L'élevage des oies:
Extrêmement rustique l'oie se contente de fort peu en toute chose, excepté en ce qui concerne la nourriture puisqu'elle bat, selon l'indice de consommation, toutes les autres volailles.
Leur logement:
Une simple cabane, une vieille remise, un coin de hangar suffit à l'oie qui ne craint ni le froid ni humi-dité. Si vous voulez la gâter vous choisirez cependant un lieu vaste, clair et bien aéré. Au sol vous disposerez de la paille ou des copeaux de bois pour lui faire une litière, que vous renouvellerez chaque jour. Une mangeoire et un abreuvoir viendront compléter l'ensemble.
Leur terrain:
Ce sera votre cour et les prés avoisinant si vous la laissez en semi-liberté ou la faites conduire par un enfant.Vagabonde par nature elle ira glaner des grains et des herbes aux alentours mais reviendra toujours. Comme les canards, elle fréquentera la mare ou, le cas échéant, la rivière, mais n'y passera pas le plus clair de son temps, son amour de l'eau ~se bornant aux besoins de sa toilette.
L'enclos:
Si vous ne désirez pas laisser votre ((troupeau)) aller à sa guise, vous limiterez ses promenades à un enclos de verdure. Le plus grand possible, il comptera au moins cinq ares pour un jeu et sera divisé en deux pour permettre l'élevage tournant .Cet enclos sera attenant à la cabane ou au hangar, ce qui permettra a 1 oie de rentrer pour se mettre a I om-bre à la saison chaude. Au mieux, on prévoira quelques arbres.
LA REPRODUCTION:
Dès l'âge de un an, pour l'oie comme pour le jars, on peut espérer la fécondation des oeufs. Pour constituer votre élevage vous pourrez soit élever deux couples d'oies, soit un jeu constitué de trois femelles de race lourde ou cinq de race légère.
La ponte:
Elle commence généralement au printemps,, vers février-mars. L'oie pond environ un oeuf par jour pendant une quinzaine de jours et pond de nouveau environ un mois plus tard. La totalité de la ponte est d'environ frente à quarante oeufs. Un quart de ces oeufs est généralement clair et un quart des oeufs fécondés n'arrivent pas à éclosion; on consdère donc que 50 % seulement des oeufs pondus donne des oisons. L'oie pond généralement tôt le matin; vous la laisserez sortir et prélèverez les oeufs chaque jour si vous les faites couver par une poule ou une dinde, dans ce cas, il faut toujours laisser un oeuf (factice ou non) à l'oie pour qu'elle n'aille pas pondre dansdivers endroits, au gré de sa fantaisie. Il faut savoir que les oeufs servent à la reproduction, ainsi qu'a la consommation.
L'incubation:
Elle dure de vingt-huit à trente jours.
L'oie est bonne couveuse, on peut donc lui laisser ses oeufs. Elle sera souvent aidée en cela par le jars. Si vous faites couver les oeufs par une autre mère, vous les stockerez (maximum huit) dans un local pas trop sec, à 10°C environ. Quand vous aurez assez d'oeufs fécondés vous les confierez à la couveuse. S'ils pro-viennent d'une seule oie, vous les donnerez à une poule qui peut en couver quatre ou cinq. S'il y en a plus, provenant de plusieurs oies par exemple, vous les don-nerez à une dinde qui en acceptera une douzaine.
L'ÉLEVAGE DES OISONS:
L'orsqu'ils naissent les oisons sont couverts d'une livrée de duvet jaunâtre et gris; on les appelle alors « pirons )). Fort maladroits pendant les deux premiers jours de leur vie, ils ne tardent pas à prendre de la robustesse en grandissant et dès la deuxième semaine ils peuvent se passer de leur mère.
Les quinze premiers jours:
Après un jeûne de vingt-quatre heures, vos oisons réclameront de la nourriture. Pendant ces quinze jours, vous placerez les oisons avec leur mère dans la poussinière à 20 oC environ ou vous utiliserez l'éleveuse artificielle dont il faudra régler la température comme pour les poussins
Jusqu'à un mois:
Les oisons resteront dans la poussinière; s'il fait beau et si l'herbe est tendre, vous pourrez les mettre au pré. Leur nourriture sera plus élaborée. Très gloutons, les oisons se précipitent sur leur pâtée et risquent de s'étouffer. Vous leur préparerez donc des pâtées bien friables, qui ne seront en aucun cas collantes ou liqui-des, que vous leur donnerez sans restriction quantitative deux fois par jour. Enfin, une fois par jour, il conviendra de leur donner, toujours à volonté, du blé et du maïs concassés en parties égales.
L'ALIMENTATION DES ADULTES:
Elle est relativement simple puisqu'une solide pâtée, distribuée deux fois par jour, sera suffisante. Un apport de grains variés (principalement de maïs) et la verdure de l'enclos compléteront cette alimentation.


LA BERNACHE CANADIENNE

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