"L'OISEAU DU MOIS D'AVRIL"

"LA COLOMBE"
« Qui vit longtemps voit la danse de la colombe. »
[Proverbe africain]



"LA COLOMBE"

"DICTON"
On sait qu'il y aura bientôt un mariage lorsque
l'on rencontre un couple de colombes.

 

"ODE"
LA COLOMBE EST MON TOIT
Si j'avais à choisir mon toît
Il serait sur l'aile du colombe
Pour voyager très loin du froid
Là où l'astre réchauffe le monde.
Je m'imagine un coin perdu
Où seule la colombe fait son nid
Là où je serais attendue
Afin de reviser ma vie.
Sous son plumage blanc et doux
Je serais en sécurité
Son bec frôlant ma joue
M'apprendrait la sérénité
Mon toît n'aurait plus de frontière
Je connaîtrais le goût du vent
L'immensité de toutes les mers
Et la peau colorée des gens.

"Légende"
La tradition orale tangéroise rapporte l'histoire suivante : après le déluge, l'arche de Noé dérivait en l'attente de retrouver la terre ferme. Un jour, une colombe revint se poser sur le pont de l'arche avec un peu d'argile sur ses pattes. Les occupants de l'arche se sont alors écriés : "Tin jâa" soit la terre est arrivée. 
Bien évidemment, il est très peu probable que la langue utilisée par Noé ait été l'arabe ... Tanja, en langue berbère, désigne un marécage, ce qui tendrait à prouver l'existence d'une
implantation humaine amazigh  bien avant l'arrivée des phéniciens.
Ce sont les récits grecs qui nous ont fait parvenir les plus belles légendes à propos de Tanger. Selon Platon, la région de Tanger, ainsi que le reste de la "Lybie", était le domaine du géant Antée.

Columbiformes ou colombiformes 
       Ordre d'oiseaux comprenant, en particulier, les pigeons, les
     colombes, les tourterelles.

       Les columbiformes, dont la taille varie de 10 à 50 cm environ, ont,entreautres traits communs, un corps ramassé, couvert
d'un plumage serré etd'une couche de duvet sous-jacente
particulièrement fournie.

Description:
       Leur cou est court et leur tête, petite.
Le bec est constitué d'une base
     molle, la cire, dans laquelle s'ouvrent les narines, et d'une partie
     terminale dure et cornée. Les pattes, courtes, sont terminées par quatre
     doigts bien développés reposant sur un même plan. Les trois orteils
     antérieurs sont libres, ou réunis à la base par une étroite membrane,
     selon l'adaptation requise par l'habitat fréquenté ; l'orteil postérieur est
     inséré sur le tarse, un peu au-dessus des doigts antérieurs. La marche
     s'accompagne d'un dandinement assez caractéristique. Les ailes, enfin,
     sont larges, pointues et robustes, caractères qui contribuent à faire de
     ces oiseaux d'excellents voiliers, au vol rapide et soutenu.
 

Reproduction:
       Monogames, ces oiseaux forment des couples unis pour la vie, et les
     témoignages de tendresse que se prodiguent, chez certaines espèces,
     les deux conjoints sont tels que les représentants en sont devenus le
     symbole de la félicité conjugale. À la saison des amours, l'union est
     cimentée par diverses cérémonies constituant la parade : offrandes, "
     baisers ", poursuites, profondes révérences soulignées de forts
     roucoulements. Ces manifestations sont souvent réciproques (c'est le
     cas, généralement, chez les espèces où mâles et femelles sont très
     semblables), encore que, chez bien des pigeons, la parade reste l'affairedu seul mâle.

       Dans le nid , le plus souvent constitué d'une légère plate-forme de
     brindilles garnie de paille, deux pontes se succèdent généralement au
     cours de l'année, comptant chacune, le plus souvent, deux œufs blancs.




« Les idées qui bouleversent le monde marchent à pas de colombes. »

[Georg Wilhelm Friedrich]

Alimentation et habitat:
       Le régime des adultes est composé essentiellement de graines ; il est
     volontiers enrichi d'autres éléments végétaux et parfois de matières
     d'origine animale, mais toujours en très petites quantités.
       Très cosmopolites, les columbiformes se rencontrent partout, hormis
     dans les régions arctiques et antarctiques.

Les différents groupes:
       Du point de vue de la systématique, les columbiformes sont divisés en
     trois familles : les columbidés, les ptéroclidés et les raphidés, qui
     regroupent quelque 400 espèces d'oiseaux réparties dans une
     soixantaine de genres.

       Les columbidés :
       ils émettent une grande variété de sons, dont les plus typiques sont les
     roucoulements propres à chaque espèce. Émis avec une intensité
     particulière à la saison des nids, ces doux appels accompagnent les
     divers temps de la parade, ponctuant en particulier les révérences
     brusques dans lesquelles s'abîment les oiseaux. Les deux parents
     participent aux tâches ayant trait à la reproduction. Ils se relaient pour
     couver, le mâle assurant l'incubation le jour et la femelle, la nuit.
Et c'estencore ensemble qu'ils élèvent les petits, dont la naissance intervient au bout de deux à trois semaines.

       Les oisillons reçoivent pendant les premiers jours un aliment auquel
     son apparence et sa composition ont fait donner le nom de " lait de
     pigeon ". Cette substance, sécrétée par le jabot (chez le mâle comme
     chez la femelle), est, par sa haute teneur en protéines, spécifiquement
     adaptée aux besoins du jeune organisme.

       À cette famille appartiennent les pigeons, dont les trois espèces
     européennes font partie du genre columba. Le nom usuel de colombe
     est lui-même ambigu, car il correspond aussi bien à l'image classique
     d'un columbidé de couleur blanche (vraisemblablement une race de
     pigeon domestique), qu'à des espèces non européennes, appartenant à
     des genres divers.


       C'est à partir du pigeon biset (Columba livia), domestiqué par
     l'homme depuis la plus haute antiquité, puisque l'élevage en était déjà
     pratiqué en Égypte au IVe siècle avant notre ère, qu'ont été obtenues, parune succession de sélections rigoureuses, les cent quarante races
depigeons domestiques aujourd'hui dénombrées, dont le plumage
offredes aspects et des couleurs très variés. Des pigeons domestiques
     redevenus sauvages sont les familiers des villes, où leur sociabilité et
     l'accueil enthousiaste des citadins les ont conduit à proliférer en une telleabondance que des essais de substances contraceptives
ont dûêtre tentés pour réduire une population
par trop envahissante. Également très
     représentatif du genre Columba est le pigeon ramier (C. palombus),
     ou palombe, qui porte une délicate livrée gris cendré, marquée d'une
     bande blanche sur chacune des ailes. Il figure parmi les plus grands
     pigeons des champs ; il est présent dans l'ensemble de l'Europe.


       Les tourterellessont d'autres membres de la famille des columbidés,
     représentées essentiellement, en Europe, par deux espèces du genre
     Streptopelia, plus petites et plus élancées que nos pigeons. Les doux
     roucoulements de la tourterelle des bois (S. turtur) animent les
     frondaisons durant tout l'été dans nos régions. Cet oiseau est revêtu sur
     le dos d'un plumage brun rougeâtre. La tourterelle turque (S. decaocto),
   qui, elle, vit toute l'année en France, est très semblable à la précédente,mais son dos est plus beige et les côtés de son
cou portent une barrenoire, bordée de blanc.


       Les columbidés comptent encore, avec le genre Goura, des
     représentants dignes d'être mentionnés. Les gouras, les plus grands
     des columbiformes, sont en outre de véritables bijoux de volière et de
     faisanderie. L'un des spécimens les plus remarquables est le goura
     couronné (Goura cristata), originaire de Nouvelle-Guinée, imposante
     créature d'un poids de 1,3 kg environ pour une longueur de 75 à 85 cm, etdont la tête s'enorgueillit d'une huppe de couleur bleutée.

Espèces éteintes:
       La troisième famille, enfin, celle des raphidés, a la particularité de réunir,avec les drontes et les solitaires, des espèces éteintes
depuis le XVIIIe
     siècle. Propres aux îles de l'océan Indien, ces oiseaux se signalaient par
     leur " obésité " (des poids de 20 kg, voire 22 kg n'étant pas chez eux
     exceptionnels) et par une atrophie des ailes qui les rendait inaptes au vol
     et les condamnait à vivre au sol. On ne les connaît que par de rares
     fossiles et des documents. On sait ainsi que le dodo de l'île Maurice
     (Raphus cucullatus) avait la taille d'une oie. Le solitaire de Rodriguez
     (Pezophaps solitaria), quant à lui, était cantonnéà l'île de la Réunion.



 

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