"25 novembre : Journée
Internationale pour l'élimination de la violences à l'égard
des femmes."
La violence, c'est pas toujours
frappant, mais ça fait toujours mal.
[Richard Leclerc]
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25 novembre : Journée Internationale pour l'élimination de la violences à l'égard des femmes
Si l'on demandait à
un citoyen pris au hasard ce que signifie pour lui le 25 novembre, nul
doute que cela ne lui évoquerait pas grande chose sauf peut-être
la Sainte Catherine s'ila gardé en mémoire de vieilles traditions...
C'est pourtant la date choisie par les Nations Unies pour célébrer
la Journée Internationale pour l'Elimination de la Violence contre
les Femmes.
Son origine remonte à
1960, lorsqu'en République Dominicaine les sœurs Mirabal furent
assassinées parce qu'elles militaient pour leurs droits. Elles devinrent
alors les symboles du combat pour éradiquer ce fléau qu'est
la violence à l'égard des femmes.
Quleques décennies
plus tard, l'événement ne parvient toujours pas à
capter l'attention de la communauté internationale... Pourtant,
les sévices et tortures infligés par des hommes à
des millions de femmes, sont bien réels et les colonnes de tous
les journaux de la terre ne suffiraient pas si l'on voulait recenser la
totalité de ces crimes : aux Etats-Unis, une femme est battue par
son partenaire toutes les 15 secondes (la pauvre !); en Afrique du Sud,
une femme est violée toutes les 23 secondes ; au Bangladesh, près
de la moitié des femmes ont subi des abus physiques de la part de
leur conjoint, ...
Plusieurs organisations
humanitaires, au sein desquelles Amnesty International, ont uni leur force
pour que cet événement constitue l'occasion d'attirer l'attention
de l'opinion publique sur les violences perpétrées quotidiennement
à l'encontre des femmes.
Les gouvernements, les organisations
internationales et les ONG sont invités à organiser des activités
durant cette journée pour sensibiliser le grand public au problème
de la violence à l’égard des femmes. La Journée internationale
pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes
marque également le début des 16 Journées de mobilisation
contre la violence sexiste, jusqu’au 10 décembre, où est
célébrée la Journée des droits de l’homme.
MANIFESTATIONS PARLEMENTAIRES
DANS LE MONDE
Les informations concernant toutes les manifestations que les parlements prévoient d'organiser à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes seront répertoriées dans cette section si l'UIP en est informée. On trouvera ci dessous la liste des manifestations parlementaires dont l'UIP a connaissance.
Il suffit de cliquer sur
le nom du pays pour obtenir des informations générales concernant
le parlement en question, telles qu'elles apparaissent dans la base de
données PARLINE. Pour ajouter d'autres manifestations à la
liste, prière de contacter l'UIP.
Les parlementaires canadiens
ont fait des déclarations au Sénat et à la Chambre
des communes pour souligner la Journée internationale pour l'élimination
de la violence à l'égard des femmes le 25 novembre et la
Journée nationale de commémoration et d'action contre la
violence faite aux femmes le 6 décembre. Ces déclarations
ont été faites dans le cadre de la campagne internationale
de 16 jours dénonçant la violence faite aux femmes. La Journée
nationale de commémoration et d'action contre la violence faite
aux femmes a été instituée par le Parlement canadien
en 1991 en mémoire du massacre de 14 étudiantes de l'École
Polytechnique de Montréal en 1989. Le 6 décembre 2010, à
l'occasion de cette journée, les drapeaux ont été
mis en berne sur la Colline du Parlement et la Chambre des communes a observé
un moment de silence.
THEME PROPOSE
Dans cette perspective,
à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination
de la violence à l'égard des femmes le 25 novembre, il est
proposé aux parlements de se mobiliser autour du thème :
Construire des partenariats
contre la violence faite aux femmes
Pourquoi construire des
partenariats :
pour renforcer la
participation de tous les intéressés au processus législatif
contre la violence à l'égard des femmes;
pour contrôler
l'application et l'incidence des lois contre la violence à l'égard
des femmes sur le terrain;
pour faire évoluer
les attitudes et mobiliser l'opinion afin de faire reculer la violence
sexospécifique.
Travailler en partenariat
avec les acteurs clés de la prévention et de la lutte contre
la violence faite aux femmes contribue à :
mieux saisir la situation
sur le terrain, les enjeux, les réalités des femmes qui sont
victimes de violence et s'assurer que la riposte législative soit
appropriée;
mieux évaluer
les coûts de la violence à l'égard des femmes;
mettre en commun
les ressources et les connaissances;
mieux comprendre
ce qui fonctionne et ne fonctionne pas et faire les ajustements qui s'imposent;
intensifier la coordination
des actions pour une application adéquate de la législation.
Qui sont ces acteurs et partenaires potentiels (la liste n'est pas exhaustive) :
les pouvoirs publics
aux niveaux national et local : les ministères concernés
et en particulier ceux de la santé, de la sécurité,
de la justice, des affaires sociales, de la condition féminine.
Les instituts de statistiques qui collectent et analysent les données
sur le problème;
les médiateurs
et institutions des droits de l'homme qui surveillent l'application de
la législation;
les victimes de la
violence;
les organisations
de la société civile, en particulier celles qui fournissent
abri et soutien aux victimes de la violence ainsi que les groupes qui interviennent
auprès des jeunes et des hommes pour prévenir la violence;
les responsables
religieux et communautaires;
les médias,
pour qu'ils parlent de la violence à l'égard des femmes et
prônent la tolérance zéro;
les écoles
et les universités;
le secteur privé,
etc.
ACTIVITES PROPOSEES
Parmi les manifestations possibles associant un ou plusieurs partenaires clés, il est proposé aux parlements d'organiser, le 25 novembre:
des consultations
au Parlement ou directement auprès des intervenants concernés,
sur la violence faite aux femmes et sur les solutions nationales pour y
remédier;
une discussion spéciale
autour d'un projet de loi;
une analyse nationale
des progrès accomplis et des difficultés d'application de
la loi avec les différents intervenants impliqués (magistrats,
procureurs, forces de l'ordre, avocats, services sanitaires et sociaux,
société civile, etc.);
une conférence
ou un séminaire consacré aux moyens pour prévenir
cette forme de violence;
la mobilisation des
médias au moyen de conférences de presse, d'émissions
à la radio et à la télévision avec un panel
de partenaires clés, etc.
Idéalement, ces
activités pourraient servir à développer des partenariats
sur le long terme.
Les évenements du
Nigéria
Les événements
survenus au Nigeria en 2002 sont de nature à alimenter notre réflexion.
En effet, des émeutes ont eu lieu à Abuja causant la mort
d'une centaine de personnes et en blessant un millier. La raison de ce
déferlement de violence n'était autre que l'élection
de Miss Monde qui devait avoir lieu dans la capitale fédérale
: un événement de portée mondiale censé améliorer
l'image de ce pays troublé dont deux tiers des états ont
adopté la charia...
Malheureusement pour lui,
le président Obasanjo - un chrétien élu avec des voix
musulmanes - regrettera longtemps d'avoir autorisé la tenue d'un
tel spectacle pendant la période du Ramadan, bévue qui causera
sans doute sa défaite lors des prochaines élections. Mais
au-delà de la carrière politique d'un homme, ce sont les
Nigérianes qui devront supporter le poids de cette dramatique erreur...
En occident aussi...
Comment, en effet, les
pays occidentaux pourraient-ils être crédibles alors que les
valeurs qu'ils proposent en exemple sont elles-mêmes perverties ?
Quelle pourrait donc être la réaction d'un musulman nigérian,
s'il considère "la nudité comme une obscénité",
face à une culture (la nôtre) où l'apparence et la
mode sont érigées en dogme, où les femmes sont communément
battues par leur mari, où la pornographie est devenue banale et
où la mise en esclavage des femmes pour satisfaire les pulsions
sexuelles des hommes - par exemple, les milliers de jeunes filles venues
des pays de l'Est - ne provoque que l'indifférence des législateurs
?
Le 17 décembre 1999,
par sa résolution 54/134, l'Assemblée générale
a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l'élimination
de la violence à l'égard des femmes, et a invité les
gouvernements, les organisations internationales et les organisations non
gouvernementales à organiser ce jour-là des activités
conçues pour sensibiliser l'opinion au problème. Les militants
en faveur des droits des femmes ont choisi en 1981 la date du 25 novembre
comme journée de lutte contre la violence, en mémoire des
trois soeurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées
sur les ordres du chef de l'État, Rafael Trujillo (1930-1961).
L'Union interparlementaire
engage les gouvernements, les parlements et les organisations non gouvernementales
à organiser des activités pour sensibiliser l'opinion publique
au problème de la violence contre les femmes, notamment à
l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination
de la violence à l'égard des femmes, célébrée
le 25 novembre de chaque année. Résolution de l'UIP, 114ème
Assemblée, 12 mai 2006, paragraphe 6
LES FAITS
Les statistiques relatives à la violence faite aux femmes laissent entrevoir un tableau très préoccupant. A l'échelle mondiale, pas moins d'une femme sur deux fait l'objet d'actes de violence de la part de son compagnon et une femme sur cinq est victime ou menacée d'agression sexuelle. Plus de 80 % des victimes de la traite sont des femmes. Enfin, on dénombre 130 millions de femmes victimes de mutilations sexuelles.
La violence envers les femmes et les filles prend de nombreuses formes et n'est pas l'apanage d'une culture, d'une région ou d'un pays en particulier, pas plus qu'elle ne se limite à tel ou tel groupe de femmes. Elle a un énorme coût économique et social et réduit sensiblement la contribution des femmes au développement, à la paix et à la sécurité ou aux droits de l'homme. De surcroît, elle hypothèque sérieusement la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement.
L'heure est venue de mettre un terme à cette violation flagrante des droits de l'homme. Pour ce faire, les parlements et les parlementaires, hommes et femmes, ont un rôle essentiel à jouer ensemble.
OBJECTIFS
L'année 2009 marque le 10ème anniversaire de la proclamation officielle par les Nations Unies, du 25 novembre comme Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Le thème de cette année est le suivant : Engagez-vous - Agissez - Exigez : Nous POUVONS mettre fin aux violences faites aux femmes !
A l'occasion du 25 novembre, les parlements pourraient :
plaider pour que la
violence envers les femmes soit inscrite parmi les priorités nationales
et prendre des mesures dans le cadre de ce combat;
dresser l'inventaire
des mesures à prendre pour participer plus efficacement à
la lutte contre la violence envers les femmes;
faire de la sensibilisation,
établir des partenariats et s'associer à la campagne du Secrétaire
général de l'ONU Tous unis pour mettre fin à la violence
à l'égard des femmes (2008-2015).
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« Engagez-vous, Agissez,
Exigez : Nous pouvons mettre fin aux violences faites aux femmes ! »,
c’est le thème de la dixième Journée internationale
pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.
Dix ans déjà et toujours un constat alarmant : dans le monde,
pas moins d'une femme sur deux fait l'objet d'actes de violence de la part
de son compagnon et une femme sur cinq est victime ou menacée d'agression
sexuelle. On dénombre cent trente millions de femmes victimes de
mutilations sexuelles.
En France, une femme meurt
tous les deux jours des conséquences des coups de son conjoint.
Pour protéger ces femmes de la violence conjugale et leur venir
en aide efficacement, le Département de la Seine-Saint-Denis a lancé
un projet pilote : des téléphones portables d’urgence. Ernestine
Ronai, responsable de l’Observatoire des violences envers les femmes de
la Seine-Saint-Denis détaille ce projet au micro de Claire Malapert.
La Journée nationale
de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes
se déroule chaque 6 décembre au Canada. C'est le 6 décembre 1989
qu'un homme armé tua 14 femmes à l'École polytechnique
de Montréal. On commémore cette journée avec des veilles,
discussions, et autres réflexions au sujet de la violence faite
aux femmes.
Le 6 décembre, les
drapeaux canadiens sont mis en berne sur les bâtiments fédéraux,
incluant la Tour de la Paix sur la Colline parlementaire (Parliament Hill).
En plus, on encourage les Canadiens à porter des rubans blancs et
à observer une minute de silence comme engagement d'enrayer la violence
faite aux femmes.
Le fait de vivre en sécurité
chez elles et dans leurs communautés, sans craindre de devenir victimes
de violence, est un des droits fondamentaux des femmes.
Ce mois offre l’occasion
de sensibiliser et d'éduquer le public à propos de la violence
faite aux femmes et de sa prévention. Depuis 1986, le mois s’appelait
Mois de prévention de la violence conjugale en Ontario. Il a été
rebaptisé Mois de prévention de la violence faite aux femmes
en 2005.
Ensemble, nous pouvons
éradiquer la violence faite aux femmes.
Campagnes de sensibilisation
du public
Pendant les mois de novembre
et de décembre, de nombreux organismes communautaires planifient
des campagnes et des activités locales visant à mieux sensibiliser
le public à la violence à l'égard des femmes.
Campagne du ruban blanc
La Campagne du ruban blanc
est le mouvement mondial masculin le plus important consistant à
mettre un terme à la violence perpétrée par les hommes
contre les femmes. Chaque année, on encourage des hommes et des
garçons à porter un ruban du 25 novembre, la Journée
internationale pour l’élimination de la violence à l’égard
des femmes, jusqu’au 6 décembre, la Journée nationale de
commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes au
Canada.
Campagne des 16 jours d'activisme
contre la violence faite aux femmes (en anglais seulement)
Cette campagne internationale
fait le lien entre la violence faite aux femmes et les droits de la personne. Cette
période de 16 jours connecte deux dates importantes: le 25 novembre,
Journée internationale pour l'élimination de la violence
à l'égard des femmes et le 10 décembre, Journée
des droits de l'homme. Cette période de 16 jours comprend aussi
le 29 novembre, Journée Internationale pour la protection des militantes
des droits humains; le 1er décembre, Journée mondiale du
SIDA; et le 6 décembre, anniversaire du massacre de Montréal.
L’année 2009 marque
le 19e anniversaire de la campagne des 16 jours d'activisme contre la violence
faite aux femmes. Le thème de cette année est Commit ? Act
? Demand: We CAN End Violence Against Women! (S’engager - Agir - Demander:
Nous POUVONS mettre fin à la violence contre les femmes!). Cette
année marque aussi le 60e anniversaire de la Déclaration
universelle des droits de l'homme.
Journée internationale
pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes
? 25 novembre
Le 17 décembre 1999,
par résolution, l'Assemblée générale des Nations
Unies a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour
l'élimination de la violence à l'égard des femmes,
et a invité les gouvernements, les organismes internationaux et
les organisations non gouvernementales à organiser ce jour-là
des activités conçues pour sensibiliser l'opinion au problème.
Cette date a été choisie en souvenir des trois sœurs Mirabal
assassinées le 25 novembre 1965. Ces trois femmes étaient
des activistes politiques et symbolisaient la résistance à
la dictature de Trujillo en République dominicaine.
Journée nationale
de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes
? 20e anniversaire 6 décembre
Instituée en 1991
par le Parlement du Canada, cette journée souligne l'anniversaire
du meurtre de 14 jeunes femmes en 1989 à l'École polytechnique
de Montréal. Elles sont mortes parce qu'elles étaient des
femmes. Cette journée rend hommage aux femmes ont perdu la vie à
la suite d’actes de violence. C’est aussi une journée de réflexion
ayant pour objet d’assurer la sécurité des femmes et des
filles dans leurs collectivités.
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Parce que des millions d'enfants
vivent des situations intolérables, sources de pauvretés
et de conflits humains, Novembre en Enfance finance grâce à
vos dons, des associations qui mènent des missions d'intérêt
général en tissant un lien social fort avec les populations.
Avec le soutien de parrains
prestigieux comme Stéphanie Bataille - comédienne et humoriste,
Georges Beller - comédien, Claire Chazal - journaliste, Anthony
Delon - comédien, Marie Drucker - journaliste, Muriel Hermine -
créatrice de spectacles, Jenifer - artiste interprète, Mimie
Mathy - comédienne, Tina Kieffer - directrice de la rédaction
de Marie Claire, Astrid Veillon - comédienne et Vitaa - artiste
interprète, une véritable Chaîne de Solidarité
est mise en œuvre pour aider les enfants et in fine pour améliorer
le monde dans lequel nous vivons.
Rejoignez à votre
tour cet élan de générosité en effectuant un
don. Vous permettrez à de nombreux enfants d'avoir une vie meilleure
et épanouie, et qui deviendront demain des hommes et des femmes
libres.
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Appeler les femmes
"le sexe faible" est une diffamation ; c'est l'injustice de l'homme envers
la femme. Si la non-violence est la loi de l'humanité, l'avenir
appartient aux femmes.
[Gandhi]
Si la non-violence
est la loi de l'humanité, l'avenir appartient aux femmes. Qui peut
faire appel au coeur des hommes avec plus d'efficacité que la femme
?
[Gandhi]
Quelque horreur qu'inspire
une violence amoureuse à la personne qui en est l'objet, il est
à remarquer qu'elle en inspire encore davantage aux femmes à
qui elle n'est point faite.
[Alphonse Karr]
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