11 Novembre
Jour du Souvenir
"Parmi tous ceux qui sont morts pendant la guerre, il y avait peut-être un type qui s'il avait vécu serait devenu un savant fou qui aurait fait sauter la planète."
[Philippe Geluck]



Jour du Souvenir

Chaque année depuis 1914, le 11 novembre, la nation se recueille pour honorer la mémoire des Canadiens qui ont perdu la vie en servant leur pays pendant la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée, le conflit en Afghanistan et les missions de paix. L'histoire, les traditions et les symboles associés au jour du Souvenir (ou Remembrance Day en anglais) occupent depuis longtemps une place importante dans le cœur des Canadiens.

La Cérémonie du jour du Souvenir joue, depuis 1931, un rôle important dans le processus du Souvenir. Chaque année, à la 11e heure du 11e jour du 11e mois, nous nous rassemblons dans les parcs commémoratifs, les centres communautaires, sur les lieux de travail, dans les écoles et les maisons, pour rendre hommage à tous ceux qui sont morts au combat. Ensemble, nous prenons un temps d’arrêt et observons un moment de silence pour se rappeler les sacrifices de ceux qui sont tombés au service de leur pays et saluer le courage de ceux qui sont présentement en service actif.

L’Acte du Souvenir
Ils ne vieilliront pas comme nous, qui leur avons survécu.
Ils ne connaitront jamais l’outrage ni le poids des années.
Quand viendra l’heure du crépuscule et celle de l’aurore,
Nous nous souviendrons d’eux.
Nous nous souviendrons d’eux.

Chaque année, le 11 novembre, les Canadiens et Canadiennes se rassemblent au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, tous réunis dans un geste collectif de Souvenir et de mémoire envers tous ceux et celles qui sont tombés au combat au service de leur pays.

La Cérémonie

Des dizaines de milliers de spectateurs peuvent suivre la cérémonie tout autour du monument, mais d’arriver tôt vous permettra de trouver un bon endroit pour une meilleure vue. Mais qu’importe, quelle que soit votre position sur le site, tous sont  en mesure de suivre la cérémonie grâce aux écrans géants installés tout autour du site et aux nombreux haut-parleurs destinés à la diffusion du son durant la cérémonie..

De 9 h jusqu’à 10 h, le Mur virtuel d’honneur et de souvenir apparaîtra sur ces écrans. Les Canadiens et Canadiennes ont contribué à « ériger » ce mur virtuel constitué de quelque 2 000 photos de vétérans maintenant décédés. C’est là pour les Canadiens un geste concret visant à leur rendre hommage pour leur service.

Défilé des vétérans


 Son Excellence la très honorable Julie Payette 29e gouverneure depuis le 2 octobre 2017

Tous les vétérans sont invités à se joindre au défilé des vétérans. À cet égard, prière d’arriver au point de rassemblement, sur la rue Wellington au coin de la rue Elgin (près de l’édifice de l’Est), au plus tard à 10 h 10. Vous pouvez aussi vous rassembler dans la Salle Adam du Fairmont Château Laurier, et ce dès 8 h. Le défilé se mettra en branle vers le site du Monument commémoratif de guerre à compter de 10 h 30.




Notre P.M. Justin Trudeau avec son épouse Sophie Grégoire en 2016


Ne l’oublions pas… Le 11 novembre, les cérémonies du jour du Souvenir constituent un moment puissant de réflexion sur les sacrifices des soldats canadiens. Alors que des coquelicots rouges parcourront la région d’Ottawa, il y aura aussi des vétérans – jeunes ou âgés, des résidents et des visiteurs qui se rassembleront pour commémorer le jour du Souvenir. Des cérémonies spéciales auront lieu aux endroits suivants :


Un nom récent

100e anniversaire de l'armistice 2018

Saviez-vous que le jour du Souvenir s'appelait autrefois jour de l'Armistice (ou Armistice Day en anglais)? En effet, la première cérémonie en l'honneur des soldats morts au combat s'est déroulée le 11 novembre 1919, date historique correspondant au premier anniversaire de la signature de l'Armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale. Puis, en 1931, par suite d'une décision du Parlement du Canada, ce nom a été modifié pour devenir officiellement jour du Souvenir.

ARMISTICE DU 11 NOVEMBRE FERIE - Quelle histoire se cache derrière les commémorations de l'armistice du 11 novembre 1918, qui fêtera son centenaire en 2018 ?  L'armistice 1918 est un traité qui occupe une grande place dans l'histoire. Son centenaire aura d'ailleurs lieu cette année 2018. En signant le fameux traité à Rethondes, le 11 novembre 1918, les forces alliées et l'Allemagne ont mis officiellement fin à leur conflit en posant plusieurs conditions (voir plus loin dans cette page spéciale). Toujours le 11 novembre, Charles Ier, alors empereur d'Autriche, a finalement renoncé au trône - sa dynastie des Habsbourg avait régné plus de 600 ans. Depuis bientôt 100 ans, même chez les plus jeunes, le jour du 11 novembre symbolise le dénouement de la Grande Guerre.

Quelles ont été les conditions de l'armistice 1918 ? Son histoire heure par heure ? Que disait le traité de Versailles ? Le rendez-vous du 11 novembre comporte de de nombreuses anecdotes, et son histoire reste méconnue ou oubliée par de nombreux anciens écoliers. Il n'est pas nécessaire d'attendre le prochain 11 novembre, qui "tombera" un dimanche, pour redécouvrir ce qui fait la spécificité de cette date-clé. Page spéciale.

Histoire du 11 novembre

Eté 1918. Si le traité de Brest-Litovsk a permis à l’Allemagne, en provoquant la reddition de la Russie, de concentrer son armée sur le front de l’Ouest, les offensives allemandes de juin et juillet 1918 ont été un échec et le renfort des alliés (Américains et Britanniques) lui sera fatal. Dès le mois d'août 1918 débute une offensive franco-britannique qui ne s'arrêtera plus. Dans ses mémoires, Erich Ludendorff, alors général en chef des armées allemandes, parle de la date du 8 août comme d'un "jour de deuil de l'armée allemande" : il sait à ce moment-là que la guerre est perdue pour de bon. Le recul des forces allemandes commence alors, avec de lourdes pertes sur tout le front franco-belge. Dès septembre, l’Etat-Major allemand fait savoir à l’empereur Guillaume II qu’il n’y a plus d’espoir de gagner la guerre. Mais ce dernier, ainsi que les chefs militaires, ne sont pas prêts à assumer la défaite : il faudra encore deux mois pour que l’Armistice soit "négociée" et signée.

Dès le début de l’automne, les armistices des fronts orientaux (le 29 septembre 1918 pour la Bulgarie ; le 30 octobre 1918 pour l’empire ottoman et le 3 novembre pour l’Autriche-Hongrie), bien que moins connus que celui du 11 novembre à Rethondes, auront de lourdes conséquences. Ils contribuent à la défaite de l’Allemagne et provoquent la chute de trois empires. Sans parler de la zizanie qu’ils créent entre nations vaincues, victorieuses (comme les Tchèques, Serbes, Roumains, Polonais) et celles qui, s’étant ralliées trop tard aux vainqueurs, ne bénéficient pas de l’indépendance (Ukrainiens, Slovaques…). Les armistices orientaux créent de toute façon une "brèche" que l’Allemagne ne sera pas en mesure de colmater. En octobre, Ludendorff démissionne et des mutineries éclatent outre-Rhin. En parallèle, le président américain Wilson est chargé de prendre en main le retour de la paix, dans la même veine que les 14 points qu’il avait proposés en janvier dans un discours choc. Des notes sont échangées avec les Allemands sur les modalités.

Le 5 novembre, une demande officielle d’armistice de l’état-major allemand parvient à la France sous forme de message morse. La date historique est finalement fixée six jours plus tard. La fin de la guerre sera actée dans un wagon stationné non loin du front et du quartier général allié.

Le 11 novembre 1918, le texte est signé dans le "Wagon de l’Armistice", ou plus exactement "voiture 2419D" de la Compagnie des wagons lits. Cette voiture de chemin de fer, réquisitionné par l’armée en septembre 1918 et transformé en bureau, stationnait dans un lieu isolé mais néanmoins pas trop loin de la gare de Rethondes : une clairière de la forêt de Compiègne (Oise). Les journalistes en sont alors soigneusement tenus à l’écart. Le maréchal Foch, généralissime des armées alliées et le général Weygand y reçoivent une délégation allemande envoyée par la toute récente république de Weimar. En face, un autre train sert à accueillir les "hôtes" germaniques. Autrement dit les parlementaires allemands qui viennent implorer l’armistice. D’après le Général Weygand, chef d’Etat Major du maréchal Foch qui avait choisi le lieu : "Maintes fois pendant la guerre, il avait établi dans son train son poste de commandement. C’est à son poste de commandement que les parlementaires viendraient donc se présenter à lui. La solitude du lieu assurera le calme, le silence, l’isolement, le respect de l’adversaire…".

L’Armistice 1918 sera donc signée à l’intérieur du wagon-restaurant du train français, fameux wagon de commandement du Maréchal Foch. Le véhicule sera par la suite transformé en musée. Détruit au cours des bombardements de 1944-1945 (Adolf Hitler l’avait fait transporter à Berlin entre temps et y avait même fait signer la capitulation de la France !), une réplique en a été créée, aujourd’hui installée au musée de l’Armistice de Compiègne : il s’agit de la voiture 2439D, qui faisait partie de la même série que l’originale, réaménagée à l’identique et garnie du mobilier d’origine. Quant à la clairière de l’Armistice, elle a été aménagée en tant que lieu symbole de la paix, accessible au public… et ce dès 1922. L'architecte Mages y conçoit un vaste rond-point de 100 mètres de diamètre auquel mène une allée de 250 m de long. On y érige également une statue du Maréchal Foch, le "monument aux Alsaciens-Lorrains"  (d’Edgar Brandt) – qui commémore la récupération par la France de l’Alsace et de la Lorraine en 1919 –, des dalles de granit symbolisant le wagon des Français et celui des Allemands lui faisant face et un Musée de l’Armistice construit en 1922. Totalement détruit par les allemands pendant la Seconde guerre mondiale, ledit musée sera reconstitué en 1950.

Armistice de 1918

Signé le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans un wagon réquisitionné par l’armée française, transformé en bureau de commandement du chef des armées alliées Ferdinand Foch et stationné dans la clairière de Rethondes en forêt de Compiègne, l’Armistice prend effet sur le front à 11 heures du matin… pour une durée de 36 jours renouvelée trois fois. Il est signé de la main des plénipotentiaires allemands. Ces derniers sont des agents diplomatiques de l’Allemagne auquel leur pays a confié les pleins pouvoirs. A ce moment de la guerre, l’empereur Guillaume II vient d'abdiquer et de s'exiler aux Pays-Bas. Le chancelier, Max de Bade, a démissionné et a transmis ses pouvoirs au socialiste Friedrich Ebert. À partir de là, il n’y a plus d’échappatoire pour l’Allemagne, dont le ministre d’Etat est expressément chargé de signer au plus vite l’armistice. L’Armistice de 1918 n’est, cela dit, pas une capitulation en tant que telle. Il a en effet été signé dans l’attente d’un traité de paix définitif.
Pour la partie alliée, les signataires sont : Le maréchal Foch, commandant suprême des forces alliées ; l’Amiral Wemyss, représentant britannique ; le Général Weygand, chef d’Etat-major du Maréchal Foch.
Et du côté allemand : Le représentant plénipotentiaire est civil. Il s’agit de Mathias Erzberger, représentant du gouvernement allemand.

Les conditions de l'armistice de 1918

Les conditions imposées à l’Allemagne sont sans concession :
 la remise d’une grande partie de son armement ainsi que de son matériel de transport
l’évacuation de tous les territoires occupés (Alsace-Lorraine comprise) et de la rive gauche du Rhin
la démilitarisation, sur la rive droite du Rhin, d’une zone de 10 kilomètres qui va de la frontière hollandaise à la frontière suisse. Ce qui permet aux Alliés de conserver trois "têtes de pont", Mayence, Coblence et Cologne (les principaux points de passage du Rhin) pour empêcher une reprise de la lutte par l’Allemagne.

11 novembre férié

Le choix de la date du 11 novembre n'est pas un hasard : il s'agit d'un choix "français" puisque cette date tombe pile sur celle de la fête traditionnelle du saint patron des Francs, St-Martin. Le canon s'est  donc tû à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l'année 1918 sur le front au Nord-Est de l'Hexagone… et par conséquent dans toute l'Europe. Les soldats sortent alors des tranchées sans crainte mais les festivités sont forcément endeuillées. À partir de 11 heures du matin le 11 novembre 1918, volées de cloches et sonneries de clairon annoncent la fin des combats sur le front occidental. Ils retentissent après quatre ans de guerre qui ont laissé une France exsangue et 1 500 000 victimes, jeunes pour la plupart. Au total, la Grande Guerre a fait plus de 8 millions de morts et de blessés. À 16h, au Palais Bourbon, Clémenceau lit les conditions d'armistice. Il salue également Alsace et Lorraine tout en rendant hommage à la Nation.

En 1919, le projet de l’hommage à un soldat inconnu mort à la Première guerre, symbole anonyme de tous les "Poilus" morts pour la France, est adopté par les députés français. L’année suivante, le soldat inconnu qui doit être transféré à Paris est désigné par un autre soldat à Verdun, par le dépôt sur un des cercueils d’un bouquet de fleurs. Dans la foulée, en 1920, le Parlement vote la loi suivante à l’unanimité :

"Article 1er : Les honneurs du Panthéon seront rendus aux restes d’un des soldats non identifiés morts au champ d’honneur au cours de la guerre 1914-1918. […]
Article 2 : […] Les restes du Soldat inconnu seront inhumés sous l’Arc de Triomphe." Cela sera fait le 28 janvier 1921.

Le 24 novembre 1922, le Parlement déclare le 11 novembre "fête nationale" avec la dénomination de "Jour du Souvenir". Dès lors, le 11 novembre devient un jour férié. Le 11 novembre de l’année suivante, suite à l’idée émise par plusieurs artistes, une "Flamme du Souvenir" est allumée par le ministre de la Guerre André Maginot. Flamme sacrée qu’un "Comité de la Flamme" a depuis la tâche de raviver tous les jours au crépuscule.  Elle ne s’est jamais éteinte, même pendant l’Occupation.

Pour la maintenir en vie, une cérémonie très stricte du "ravivage de la flamme" est observée au quotidien depuis 92 ans, toujours la même. Elle a lieu tous les soirs à 18h30. Les Associations sont conduites, en défilé, jusque sous l'Arc de triomphe, avec les porteurs de gerbes en tête puis les portes-drapeaux. Drapeau de "La flamme", clairon et tambour de la Garde républicaine sont disposés aux abords de la Dalle sacrée. La sonnerie de la Flamme retentit ; la flamme est ravivée ; les gerbes déposées. Ensuite, la sonnerie "Aux Morts" résonne, les drapeaux s'abaissent et une minute de silence est suivie. On signe le Livre d'Or, on se salue puis tous se retrouvent enfin au pied de la tombe, pour écouter les musiciens jouer "Honneur au soldat inconnu".

Rendez-vous du 11 novembre
En France, la commémoration de l’Armistice – autrement dit de la fin d’une Grande Guerre qui devait être la "Der des Ders" - prendra par la suite une place importante dans la vie nationale, avec des gerbes déposées chaque année, à quelques jours de la Toussaint, fait du hasard, au pied des monuments aux morts de chaque commune ce jour de la "Fête du Souvenir".  Des plaques commémoratives sont également installées dans les lieux publics.

Le dernier poilu français, Lazare Ponticelli, est mort en 2008. Le 11 novembre 2011, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, décide de rendre également hommage à 13 militaires français morts en Afghanistan, autrement dit aux "derniers soldats en date morts pour la France". À l’image du Memorial Day américain. Trente-six ans plus tôt, en 1975, le président de la République Valéry Giscard d’Estaing avait déjà proposé le regroupement d’un hommage de tous les morts de toutes les guerres le 11 novembre, sans succès. En 2012, le nouveau président de la République François Hollande honore la mémoire de l’ensemble des soldats français décédés en opération sans distinction de guerre (il porte bien sûr le traditionnel Bleuet de France à la boutonnière) et respecte le rituel habituel : dépôt d’une gerbe tricolore au pied de la statue de Georges Clémenceau (symbole de la victoire de la Grande Guerre) ; Champs-Élysées remontés escorté par la Garde républicaine ; passage des troupes en revue sur la place Charles-de-Gaulle puis recueillement sur la tombe du soldat inconnu surplombée de l’Arc de triomphe. Néanmoins, un sentiment diffus de "trop de commémoration tue la commémoration" est né en France depuis la fin du XXe siècle, couplé avec la disparition des témoins directs de la Première guerre… reléguée aux pages des manuels d’Histoire.

traité de Versailles

L'Armistice de 1918 mettant fin aux hostilités, il fallait encore mettre foin à la guerre. La signature du Traité de Versailles a lieu le 28 juin 1919… à Versailles. Il condamne lourdement l’Allemagne. "Diktat" sera le terme employé pour désigner ce Traité imposé aux Allemands sans négociations par les vainqueurs de la Première guerre mondiale. Ce traité mettant fin à la Première Guerre mondiale est signé dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne et les Alliés. Il a été préparé par les vainqueurs, le Français Clémenceau, le Britannique Lloyd George, l'Italien Orlando et l'Américain Wilson. Il impose notamment à l'Allemagne, la restitution de l'Alsace-Lorraine, la création du "couloir de Dantzig" donnant à la Pologne un accès à la mer, la limitation du potentiel militaire et le versement de 20 milliards de marks-or. En Allemagne, ce "diktat" sera  donc vécu comme une humiliation et fera naître un sentiment de revanche.

11 novembre et Saint-Martin

Saint-Martin est saint patron de la France. La tradition chrétienne veut que "Quand Clovis attribua sa victoire de 507 à la protection de Saint-Martin et Saint-Hilaire, Saint-Martin devint alors le saint patron des Francs. Les Mérovingiens furent imités ensuite par les Carolingiens et plus tard par les Capétiens qui se déclarèrent "abbés laïcs de St Martin de Tours".

Pont ou week-end du 11 novembre

Egalement appelé Jour du Souvenir, le 315e jour de l'année (316e en cas d'année bissextile comme cela a été le cas en 2016) peut entraîner un "pont" du mois de novembre, weekend prolongé à la clé pour les salariés comme pour les travailleurs indépendants. En 2018, le jour férié du 11 novembre n'en sera pas vraiment un puisqu'il tombera un dimanche. L'année d'après, le 11 novembre aura en revanche lieu un lundi.



60e anniversaire de l’armistice de la guerre de Corée
2013 – L’Année des vétérans de la guerre de Corée

 L’honorable Steven Blaney, ministre des Anciens Combattants, a annoncé aujourd’hui que l’année 2013 sera décrétée comme étant l’Année des vétérans de la guerre de Corée. Le ministre Blaney a fait l’annonce aujourd’hui, lors d’une activité spéciale qui s’est tenue au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada. Il était accompagné de la sénatrice Yonah Martin, de représentants de l’Association canadienne des vétérans de la Corée, et de vétérans coréens.

« La guerre de Corée, le troisième conflit le plus sanglant auquel a participé le Canada, a débuté en 1950, a déclaré M. John Bishop, président national de l’Association canadienne des vétérans de la Corée. En cette année du 60e anniversaire du cessez-le-feu, tous ceux qui ont servi en Corée se rappelleront le conflit. Nous n’oublierons jamais les 516 qui ont donné leur vie, ni les 1 558 qui ont été blessés en Corée. Nous félicitons le ministre Blaney de son solide engagement à rendre hommage à tous ceux qui ont servi en Corée, et lui sommes reconnaissants de ses efforts. »



Traditions et symboles

Le jour du Souvenir, à 11 heures précises, les Canadiens observent deux minutes de silence pour honorer la mémoire des soldats disparus. C'est en effet à la onzième heure du onzième jour du onzième mois que l'Armistice est entrée en vigueur après sa signature, en 1918, à Compiègne en France.

Le port du coquelicot en mémoire des soldats tués au combat est une tradition bien établie dans de nombreux pays. Mais pour quelle raison cette fleur délicate a-t-elle été adoptée pour symboliser le souvenir? Et quel est son lien avec les Canadiens?

Le choix du coquelicot s'inspire du poème Au champ d'honneur, composé en 1915 par l'officier canadien John McCrae, qui occupait les fonctions de chirurgien de brigade pendant la Première Guerre mondiale. Il avait remarqué que des coquelicots poussaient parmi les tombes improvisées des soldats tués sur les champs de bataille, en Flandre belge. Le rouge vif des pétales évoquait pour lui le sang versé par ceux qui reposaient en ces lieux.

John McCrae rédigea son poème à la suite de la deuxième bataille d'Ypres, au cours de laquelle plus de 6 000 Canadiens périrent. Le poème commence comme suit :

Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix

Le poème fut publié par le magazine britannique Punch et il est rapidement devenu populaire en Grande-Bretagne et en Amérique du Nord.

Ce sont ces mots émouvants qui incitent les Canadiens à porter un coquelicot pour honorer la mémoire des hommes et des femmes morts pour la patrie, ainsi que pour rendre hommage à ceux et celles qui, encore aujourd'hui, font leur devoir avec courage et générosité.


Le jour du Souvenir (en anglais Remembrance Day), aussi connu comme jour de l'Armistice, est une journée de commémoration annuelle observée en Europe et dans les pays du Commonwealth pour commémorer les sacrifices de la Première Guerre mondiale ainsi que d'autres guerres. Cette journée a lieu le 11 novembre pour rappeler la signature de l'Armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale, en 1918.
Par tradition, il y a deux minutes de silence à 11 h, le 11e jour du 11e mois ; c'est à ce moment-là que l'armistice a été signée.
Par coïncidence, la fête est au même jour que la fête traditionnelle de la Saint-Martin.


Nous souvenir de notre passé pour préserver notre avenir
Anciens Combattants Canada se joint à tous les Canadiens et à toutes les Canadiennes pour reconnaître les sacrifices et les réussites de ceux qui ont servi la cause de la paix et de la liberté partout dans le monde au fil des ans.
Les anciens combattants, les militaires des Forces canadiennes ainsi que ceux qui ont donné leur vie au nom de la paix ont apporté une contribution exceptionnelle à notre pays et au monde entier. La société paisible dans laquelle nous vivons aujourd’hui au Canada fait rêver ceux dans le monde qui vivent dans des pays déchirés par la violence. Nous devons cette paix à des générations de Canadiens qui l’ont protégée, par leurs efforts et leurs sacrifices, en risquant leur vie. Se souvenir de ce que ces hommes et femmes ont accompli en temps de guerre, de conflit militaire et de paix nous aide à comprendre le pays dans lequel nous vivons aujourd’hui et la façon dont nous pouvons ensemble bâtir un meilleur avenir.


Chaque année, Anciens Combattants Canada émet une affiche originale conçue pour souligner la Semaine des anciens combattants. Ces affiches visent à rappeler aux Canadiens et aux Canadiennes les sacrifices et les réalisations faits par les anciens combattants et les gardiens de la paix canadiens en temps de guerre et de paix. En nous souvenant des contributions qu'ils ont faites, et qu'ils font toujours, et en réfléchissant à l'importance de celles-ci, nous renforçons notre engagement à préserver les valeurs pour lesquelles ils se sont battus et sont morts ? la vérité, la justice, la paix, la liberté et la connaissance.
Au cours des années, les affiches de la Semaine des anciens combattants ont été de nature artistique et photographique. Certaines d'entre elles ont eu pour but de marquer certaines batailles et certains événements tandis que d'autres se sont concentrées sur les aspects très personnels de la guerre et de la paix. La première affiche a été émise en 1982.
Dans les années récentes, des cartes postales, des signets et des activités Web ont été ajoutés pour augmenter la visibilité et la sensibilisation. Le programme Le Canada se souvient a pour but d'amener les Canadiens et les Canadiennes de tous les âges à participer aux activités commémoratives afin d'aider à préserver le souvenir des efforts des anciens combattants pour les générations futures.
 
Lors d'activités spéciales ou d'actes de mémoire,
nous nous souvenons des sacrifices de nos anciens combattants.

La guerre d'Afrique du Sud
109e anniversaire de la fin de la guerre d'Afrique du Sud
La Première Guerre mondiale
 94e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale
 90e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy et inauguration du Monument commémoratif du Canada nouvellement restauré
 94e anniversaire des batailles de la Somme et de Beaumont-Hamel
 Les cent derniers jours
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 La libération de la Belgique et de la bataille de l’Escaut
 La campagne d’Italie
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 69e anniversaire de la bataille de l'Atlantique
 69e anniversaire du raid sur Dieppe
 69e anniversaire de la libération des Pays-Bas
 64e anniversaire commémorant l'utilisation du passage de Mourmansk
 Jour de la Victoire en Europe, le 8 mai 1945

Corée
 59e anniversaire de l'armistice de la guerre de Corée

Forces canadiennes
 Au service de la paix - depuis 1947
Journée nationale des Gardiens de la paix

La contribution des Canadiennes en temps de guerre

Chapelle de Souvenir
Élément central de la Tour de la Paix, la Chapelle du Souvenir est dédiée aux Canadiennes et aux Canadiens qui ont donné leur vie au service de leur pays.
La Chapelle du Souvenir est de style néogothique. Toutefois, ses vitraux, ses arcs à lobe et son plafond à voûte en éventail créent davantage l'atmosphère d'une chapelle de cathédrale.
La Chapelle du Souvenir est riche de symboles. Le plancher est fait de pierres provenant des champs de bataille où les soldats canadiens ont combattu lors de la Première Guerre mondiale. Les murs et les colonnes sont revêtus de pierres venant de France et de Belgique, deux pays où les Canadiens ont connu le plus grand nombre de combats. Au centre de la Chapelle se dresse l'autel central, sculpté dans un bloc de pierre Hopton Wood, la même pierre de Grande-Bretagne utilisée pour la fabrication des pierres tombales des cimetières militaires.
L'autel central ainsi que les autres autels de la Chapelle contiennent les Livres du Souvenir, dans lesquels sont inscrits les noms des soldats canadiens morts au combat.

"Soldats oubliés"
Le 11 novembre, jour du Souvenir, commémore le sacrifice des Canadiens ayant servi leur pays en temps de guerre. En ce jour des anciens combattants, certains vétérans sont toutefois exclus des cérémonies. Pour ces soldats oubliés, marins de la marine marchande, autochtones, vétérans de la guerre du Golfe, un autre combat a commencé au retour de la guerre. Le combat le plus long : celui de la reconnaissance de leurs droits.

Le 11 novembre de chaque année, la Légion royale canadienne organise des services commémoratifs à travers le Canada pour honorer les soldats canadiens qui sont décédés durant les deux guerres mondiales, le conflit  Coréen ainsi que dans les missions de maintien de la paix.  Cette date représente l’anniversaire de l’Armistice de la Première Guerre mondiale.

Plusieurs Canadiens et Canadiennes pensent que le rôle primordial de la Légion est de maintenir la tradition du Jour du Souvenir.  Les programmes et activités de ce jour nous permettent de rendre hommage aux hommes et aux femmes qui ont sacrifié leur vie pendant leur service militaire durant les deux guerres mondiales, la guerre de Corée ainsi que dans les missions de maintien de la paix.  À chaque année, il y a des milliers de dollars et d’heures en bénévolat qui sont consacrés aux activités et aux programmes de cette journée.

La campagne du Coquelicot a lieu chaque mois de novembre avant le Jour du Souvenir.  Le but de cette campagne est de s’assurer que les Canadiens et Canadiennes reconnaissent le coquelicot comme le symbole du Jour du Souvenir.  Depuis son adoption, le coquelicot est devenu un des symboles les plus reconnus au Canada.   Les fonds ramassés lors de cette campagne sont utilisés pour aider les anciens combattants, les anciens militaires et leurs familles.

À chaque année, la Légion royale canadienne organise des concours littéraires et d’affiches dans les écoles.  Ceux-ci ont comme but d’essayer de faire comprendre aux jeunes ce que plus de 114 000 hommes et femmes, qui sont morts durant les guerres et dans les missions du maintien de la paix, ont fait pour nous.
La Légion royale canadienne organise à chaque deuxième été, un pèlerinage à des monuments commémoratifs canadiens en Europe pour des jeunes chefs de fil canadiens.  Elle appuie le Canadian War Museum et les autres musées militaires au Canada.

De nos jours, la Légion royale canadienne a le défi de convaincre les jeunes et les générations futures de l’importance de se souvenir de ceux et celles qui sont morts en guerre pour nous donner la paix. La plupart des Canadiens et Canadiennes ne connaissent pas les horreurs de la guerre puisqu’ils n’y ont jamais été exposés à part de ce qu’ils voient dans les médias.

Poème au champ d'honneur

Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor'
À nos parents, à nos amis,
C'est nous qui reposons ici,
Au champ d'honneur.

À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.

*Adaptation de Jean Pariseau, major, du poème "In Flanders Fields" de John McCrae


"Les cimetières Flamands

Sous les rouges coquelicots des cimetières flamands,
Qui parmi les rangées de croix bougent dans le vent,
Nous sommes enterrés. Et dans le bleu des cieux,
Les alouettes encore lancent leur cri courageux
Que plus personne n'entend sous le bruit des canons.

Nous sommes morts : il y a à peine quelques jours,
Nous connaissions les joies de la vie, de l'amour,
La fraicheur de l'aurore, les lueurs du ponant.
Maintenant nos corps sans vie reposent en sol flamand.

Nos mains inanimées vous tendent le flambeau :
C'est à vous, à présent, de le tenir bien haut,
De contre l'ennemi reprendre la querelle. Si vous ne partagez des morts la foi rebelle,
Nos corps ne pourront pas dormir paisiblement
Sous les rouges coquelicots des cimetières flamands.

Ce poème a été composé par le Lieutenant-Colonel John McCrae en 1915


"POUR CEUX ET CELLES MORTS AU CHAMP D'HONNEUR"

Ils ne vieilliront pas comme nous
qui leur avons survécu;
ils ne connaîtront jamais
l'outrage ni le poids des années.
Quand viendra l'heure du
crépuscule et celle de l'aurore,
nous nous souviendrons d'eux.


"PRIÈRE AVANT LA BATAILLE"

Alors que j'entends le grondement des canons,
À la tête de mes hommes j'avance contre l'ennemi,
C'est alors que je me sens tout seul, faible et effrayé,
Et souvent je me demande comment,
j'ai pu accepter la tâche de diriger des hommes.
Je songe, je m'inquiète, je me tracasse, et ensuite, je prie:
"O" Dieu qui a promis souvent,
d'écouter les hommes modestes,
Maintenant, dans mon état d'esprit troublé,
Viens près, "O" Dieu, viens près - viens près,
Rends-moi plus disposé à obéir,
Aide-moi à être digne de mon commandement,
Et, si aujourd'hui sera mon dernier jour,
Tends-moi ta main "O Dieu, hand
Et conduis-moi vers cette vallée noire et profonde
Les hommes de mon commandement ne devraient jamais savoir
À quel degré je suis réellement effrayé,
Aide-moi à les mener à la bataille,
Afin qu'ils puissent dire - "C'était un homme"


Le 11 novembre, les canadiens et canadiennes à travers ce magnifique pays discontinuent ce qu'ils font pour se souvenir des hommes et femmes qui ont donné leur vie lors de deux guerres mondiales, la guerre de Corée et les opérations du maintien de la paix au sein des Nations Unies.
Des défilés aux monuments commémoratifs sont organisés dans plus de 2,000 villes et villages, et lorsque les défilés arrivent devant les monuments, tout le monde observe une période de silence en hommage à ceux et celles qui ont perdu la vie.
 


"Le Jour du Souvenir"

En ce jour du Souvenir, la plupart des gens portent un coquelicot.
Cette fleur est portée afin que nous nous souvenions des nombreux individus qui sont morts dans les champs où ces fleurs poussent.

Les champs où ces fleurs poussent sont connus comme les "Flandres",
et sont situés en France".
Les "Flandres" est un endroit où il y a eu beaucoup de combat durant la Première Guerre Mondiale, 1914-1918, connue aussi comme la Grande Guerre.
Cette guerre a reçu son nom parce que c'était la première fois dans l'histoire que presque tous les pays du monde étaient en guerre.
Bien qu'elle soit connue comme la Grande Guerre, ce n'était pas un bel endroit où vivre à cette époque.
Cette guerre a duré quatre ans, et chaque printemps, les soldats qui vivaient et combattaient dans les tranchées pouvaient observer les fleurs rouges qui poussaient partout dans les champs de bataille.
Alors que le temps s'écoulait et que la guerre continuait, les soldats ont réalisé que les coquelicots commençaient à fleurir sur les tombeaux de leurs amis qui avaient été tués.

Lorsque la guerre a été terminée et que les individus qui avaient servi dans la Marine, l'Armée et l'Aviation sont revenus au pays, ils se sont rappelés de tous leurs amis qui étaient enterrés dans les champs des "Flandres".
Et chaque fois qu'ils pensaient à ces tombeaux, ils se souvenaient des coquelicots qui poussaient autour des tombeaux.
Ces militaires ne voulaient pas que les canadiens et canadiennes oublient que leurs amis étaient morts au service du Canada, et il a alors été décidé qu'une cérémonie serait tenue chaque année pour rendre hommage à leur mémoire.
Le coquelicot deviendrait le symbole que chacun et chacune porterait pour démontrer qu'eux aussi se rappelaient.

Pourquoi nous rappelons-nous le 11 novembre de ceux et celles qui ont été tués? C'est une question très facile à répondre. La guerre a pris fin le 11 novembre 1918. Ceux qui avaient participé à la guerre ont décidé que ce serait à propos de se rappeler de leurs amis le jour où le combat a cessé. Les individus qui n'avaient pas pris part à la guerre mais qui avaient oeuvré dans les usines, fermes, bureaux, écoles et dans les hôpitaux étaient d'accord, et le jour du Souvenir à été célébré le 11 novembre depuis cette occasion. Plusieurs canadiens et canadiennes ont aussi perdu la vie durant la Deuxième Guerre Mondiale, la guerre de Corée et durant les opérations du maintien de la paix au sein des Nations Unies. Nous nous souvenons aussi d'eux et d'elles le 11 novembre, et le coquelicot est devenu un insigne d'honneur parce que lorsque vous portez un coquelicot, vous vous souvenez de tous ces braves canadiens et canadiennes qui ont été tués lors de ces conflits et opérations.


Anecdotes - Jour du Souvenir

 À l'occasion du jour du Souvenir, les Canadiens rendent hommage à ceux qui sont morts au cours de la Première et de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre de Corée. Le jour du Souvenir est célébré le 11 novembre à compter de 11 heures.

Le premier jour du Souvenir a été célébré en 1919 dans tout le Commonwealth. On l'appelait alors le jour de l'Armistice et il visait à commémorer la fin de la Première Guerre mondiale, le lundi 11 novembre 1918, à 11 heures:la onzième heure
du onzième jour du onzième mois.

De 1923 à 1931, le jour de l'Armistice a été célébré le lundi
de la semaine du 11 novembre. L'Action de grâce était également célébrée le même jour.

 En 1931, le député Allan Neill déposa un projet de loi afin que le jour de l'Armistice soit toujours célébré toujours à la même date, le 11 novembre. Lors de la présentation du projet de loi, il fut décidé de remplacer le mot « Armistice » par « Souvenir ». Le projet de loi fut adopté et le jour du Souvenir fut célébré le 11 novembre 1931. Cette année-là, le jour de l'Action de grâce fut célébré le 12 octobre.

 Le coquelicot est le symbole du jour du Souvenir. La Légion royale canadienne vend des coquelicots artificiels dans le but de recueillir des fonds pour les anciens combattants dans le besoin.
 

"LE COQUELICOT"
Les coquelicots sont des fleurs qui poussent dans un endroit appelé les "Flandres", en France.

Dans les pays du Commonwealth, le coquelicot est un symbole associé à la mémoire de ceux qui sont morts à la guerre. Le jour du Souvenir y est l'occasion de ventes de coquelicots en papier au bénéfice des anciens combattants.
Un écrivain fut le premier à établir un rapport entre le coquelicot et les champs de batailles durant les guerres napoléoniennes du début du XIXe siècle. Il remarqua que les champs qui étaient nus avant le combat se couvraient de fleurs rouge sang après la bataille.
Avant la Première Guerre mondiale, peu de coquelicots poussaient en Flandre. Durant les terribles bombardements de cette guerre, les terrains crayeux devinrent riches en poussières de chaux favorisant ainsi la venue des coquelicots. La guerre finie, la chaux fut rapidement absorbée et les coquelicots disparurent de nouveau.
Le lieutenant-colonel John McCrae, un médecin militaire canadien, établit le même rapport entre le coquelicot et les champs de batailles et écrivit son célèbre poème In Flanders Fields (Au champ d'honneur). Le coquelicot devint rapidement le symbole des soldats morts au combat.
La première personne à l'utiliser de cette façon fut Mme Michael, membre du personnel du American Overseas YMCA. Au cours de la dernière année de la guerre. Mme Michael lut le poème de John McCrae et en fut si touchée qu'elle composa également un poème en guise de réponse. Comme elle le précisa plus tard : « Dans un moment fort de résolution, j'ai pris l'engagement de garder la foi et de toujours porter un coquelicot rouge des champs de Flandre comme symbole du Souvenir afin de servir d'emblème et de garder la foi avec toutes les personnes décédées[réf. nécessaire]. »
En France, le bleuet, également présent sur les champs de bataille et dont la couleur rappelle les uniformes des Poilus, représente traditionnellement le sacrifice des soldats lors du premier conflit mondial. Le bleuet de France symbole est de moins en moins présent depuis les années soixante.

Plusieurs batailles de la Première Guerre Mondiale ont été livrées dans les "Flandres", et plusieurs canadiens ont perdu la vie à cet endroit.
Plusieurs soldats sont enterrés dans les "Flandres" où les coquelicots fleurissent et deviennent des fleurs, au printemps.
Ils poussent partout, même sur les tombeaux des militaires.
Les amis des soldats qui sont enterrés à cet endroit désiraient que tout le monde se souvienne de ce quis'était passé dans les "Flandres", et ces individus ont commencé à porter un coquelicot afin de démontrer leur compassion.

Au début, il était impossible de porter un vrai coquelicot parce qu'on ne disposait pas d'une quantité suffisante pour accommoder tout le monde - les individus qui avaient servi dans la Marine, l'Armée et l'Aviation voulaient porter un coquelicot; les familles et les amis de ceux morts durant la guerre désiraient aussi porter un coquelicot, et des gens comme vous et moi voulaient en porter un.

Que faire pour s'assurer que chaque individu désirant porter un coquelicot en ait un?

Vous avez raison; ce serait une très bonne idée si quelqu'un pouvait fabriquer des coquelicots.
Il existait plusieurs individus dans la Marine, l'Armée et l'Aviation qui avaient été sérieusement blessés durant la guerre; si grièvement qu'ils étaient incapables de travailler à des besognes ordinaires.
On a demandé à ces personnes de fabriquer les coquelicots.

Hélas il y a eu une autre guerre, la Deuxième guerre mondiale, et les enfants qui avaient porté le coquelicot en mémoire de ceux qui avaient été tués durant la Grande Guerre, étaient maintenant des adultes.
Ce fut ces individus qui sont allés à la guerre,
et plusieurs d'entre-eux ont aussi perdu la vie.

Lorsque cette guerre a finalement pris fin et que les militaires sont retournés au pays, eux aussi désiraient s'assurer que la mémoire de ceux et celles tués ne serait pas oubliée.
Parce que la guerre est un événement tellement mauvais, plusieurs individus avaient été blessés sérieusement et, par conséquent, ne pouvaient pas occuper des besognes ordinaires; alors ils se sont lancés dans la fabrication des coquelicots que nous portons maintenant.

Nous avons été très chanceux depuis la fin de cette guerre; il n'y a pas eu d'autre conflit mondial depuis.
Il y a eu cependant des guerres plus petites telle que celle de Corée où des canadiens ont été tués.
Aussi, des canadiens ont perdu la vie dans les missions
du maintien de la paix au sein des Nations Unies.

En octobre un autre groupe de soldats Canadiens sont partis preter main forte aux américains afin de maitriser les attentats des terroristes.
Souhaitons que ce groupe nous reviennent tous sains et saufs et que ce conflit ne s‘éternise pas trop.

Les participants et participantes dans ces missions du maintien de la paix sont envoyés dans différents pays pour s'assurer que les gens de ces nations cessent de se battre. Ceci est un travail très dangereux.
Les militaires canadiens ont été invités à participer
dans presque toutes les missions du maintien de la paix depuis que celles-ci ont débuté sous l'égide des Nations Unies.
Le peuple canadien est très fier de cet accomplissement.

Le coquelicot est très important pour le Canada. Lorsque nous portons un coquelicot, c'est notre façon de nous assurer que tous ces braves canadiens et canadiennes qui ont été tués ne sont pas oubliés.

Le jour du Souvenir alors que chaque individu porte un coquelicot et observe un moment de silence, c'est la même chose que de dire "merci" à ceux et celles qui ont sacrifié leur vie pour nous.
La première personne à l'utiliser de cette façon fut Mme Michael, membre du personnel du American Overseas YMCA, au cours de la dernière année de la guerre. Mme Michael lu le poème de John McCrae et en fut si touchée qu'elle composa également un poème en guise de réponse. Comme elle le précisa plus tard : « Dans un moment fort de résolution, j'ai pris l'engagement de garder la foi et de toujours porter un coquelicot rouge des champs de Flandre comme symbole du Souvenir afin de servir d'emblème et de garder la foi avec toutes les personnes décédées

Le coquelicot
Coquelicot
Comme tu es beau
le symbole de peine
Tous les morts de la guerre
À qui les jeunes ne pensent guère
mais en cette journée
nous te portons avec fierté
Coquelicot
Rouge comme le sang
Qui a coulé
Dans les rangs
Mais en cette journée
Nous te portons avec fierté.

Sur le parterre avant de l'Assemblée législative de l'Ontario, on retrouve un mur de granit de 30 mètres de longueur où sont gravées des scènes de l'histoire militaire du Canada.

Le monument aux anciens combattants de l'Ontario est dédié à chaque homme et femme qui a eu le courage de faire son service pour défendre notre liberté en temps de guerre ou de paix.

Le 11 novembre 2012 prochain, a compter de 10 h 45 rendons ensemble hommage à nos anciens combattants en nous rappelant le courage et le dévouement exemplaires
dont ils ont fait preuve lors de la cérémonie ontarienne qui se déroulera au monument aux anciens combattants.

Le Bleuet de France

En France, le bleuet, également présent sur les champs de bataille et dont la couleur rappelle les uniformes des Poilus, représente traditionnellement le sacrifice des soldats lors du premier conflit mondial. Le bleuet de France symbole est de moins en moins présent depuis les années soixante.



 L'Histoire du Jour du Souvenir des Déportés

La Journée Nationale du Souvenir de la déportation commémore les millions de Juifs et des groupes minoritaires qui ont été assassinés par les Nazis pendant l'Holocauste dans la Deuxième Guerre Mondiale des années 1939 et 1945. L'Holocauste est un programme d'État systématique et planifié visait à tuer des millions de Juifs et d'autres groupes minoritaires en Europe, était l'un des génocides les plus horribles de l'histoire avec environ 11 millions de vies perdues. Le but de la journée est de se souvenir des vies perdues et de sensibiliser les élèves au monde de l'internement et de la déportation.

La Journée du Souvenir des Déportés se déroule chaque année le dernier dimanche d’avril en raison de la proximité de la date avec l'anniversaire de la libération de plusieurs de camps du l'Holocauste. La journée est célébrée depuis 1954.

Faits et Citations sur la Jour du Souvenir des Déportés
Le peuple juif a été exclu de la vie publique le 15 Septembre 1935, la date d'émission de la lois de Nuremberg a l'initiative d'Adolf Hitler. Cette lois va enlever la citoyenneté aux Juifs allemands et le droit de marier des allemands.
Les massacres de Juifs et des indésirables dans les camps de mort étaient appelé la  Solution Finale par les Nazis.
Durant la Seconde Guerre Mondiale les Nazis ont ordonnés à tous les Juifs de porter une étoile de David, de couleur jaune sur leurs vêtements afin qu'ils puissent être facilement ciblés.
Je ressens la souffrance de millions de personnes et pourtant, quand je regarde le ciel, je pense que tout finira par s'arranger, que cette brutalité aura une fin, que le calme et la paix reviendront régner sur le monde. -  Anne Frank, victime bien connue de l'Holocauste
À Auschwitz, dans les cendres, s'éteignirent les promesses de l'homme. - Elie Wiesel, survivant de l'Holocauste 
 


 
 
 
 

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