20 novembre : Journée Internationale des droits de l'enfant
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"Novembre: Mois internationale
des Droits de l'Enfant"
20 novembre : Journée
Internationale des droits de l'enfant
"Rien n’est plus important
que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité
de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé,
dans la paix et dans la dignité."
"L'enfance malheureuse met
en accusation l'humanité entière. Quelle que soit la couleur
de sa peau, noire, blanche ou jaune, l'enfant qui souffre de la faim -
faim tout court et faim de tendresse - nous fait honte. Plus qu'en d'autres
temps peut-être, ce petit visage amaigri tourne vers nous un regard
insoutenable, parce qu'on y lit deux prières très simples
: du pain et de l'amour. Donnez-lui l'un et l'autre et ses yeux resplendiront
de joie."
Julien GREEN
Journée internationale
des droits de l'enfant
Un article de Wikipédia,
l'encyclopédie libre.
La journée internationale
des droits de l'enfant est la date anniversaire de la signature de la Convention
internationale des droits de l'enfant le 20 novembre 1989 par 191 pays.
En 1954, l’Assemblée
générale des Nations unies recommande que tous les pays instituent
une Journée mondiale de l’enfance, sans pour autant en fixer le
jour[1]. Le choix du 20 novembre fait référence à
la Convention internationale des droits de l'enfant du 20 novembre 1989,
dont la date fait référence à la Déclaration
des droits de l'enfant du 20 novembre 1959.
A cette occasion, un certain
nombre d'événements sont organisés par les acteurs
du monde de l'enfance.
En France, le Défenseur
des enfants remet un rapport au Président de la République
et au Parlement. L'Unicef organise un certain nombre de manifestations
(dîners de gala, expositions, etc.).
Kofi A. Annan, secrétaire
général de l’Organisation des Nations Unies
C'est en 1995 que le Parlement
français a décidé de faire du 20 novembre la 'Journée
Mondiale de défense et de promotion des droits de l'enfant'. Cette
journée internationale est un moment privilégié pour
se rendre compte des nombreuses injustices perpétrées contre
les enfants dans le monde. Elle tente aussi de faire valoir la convention
internationale des droits
de l'enfant de 1989.
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Quels droits pour les enfants
?
La Convention internationale
des droits de l’enfant concerne tous les enfants de 0 à 18 ans.
Aujourd'hui, 191 pays ont ratifié cette Convention. C'est presque
tous les pays du monde sauf les Etats-Unis et la Somalie. Ils se sont engagés
donc à assurer les droits fondamentaux des enfants chez eux. Ces
droits sont les suivants :
Droits civils : le droit
d'avoir un nom, une nationalité et d'accéder à la
justice.
Droits politiques : le
droit d'avoir des opinions et de les exprimer, la protection contre les
mauvais traitements.
Droits économiques
: le droit à un niveau de vie suffisant (une maison, des vêtements,
de la nourriture) et la protection contre le travail forcé.
Droits sociaux : le droit
d'être nourri et soigné par des médecins, la protection
en cas de guerre (pas le droit d'être soldat avant 15 ans).
Droits culturels : le droit
d'être éduqué (l'enseignement primaire doit être
obligatoire et gratuit pour tous) et le droit d'avoir des loisirs.
En novembre, notre cœur bat pour l’enfance avec les associations :
Le 20 novembre, célébrons
et protégeons l'enfance !
La journée mondiale
de l'enfance est l'occasion de sensibiliser l'opinion publique à
la cause de la protection de l'enfance. Mais c'est également une
journée festive où des animations dans de nombreux pays visent
à faire se rencontrer les enfants. La date du 20 novembre a une
portée symbolique puisqu'il s'agit de la date anniversaire de l'adoption
par l'Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration
des droits de l'enfant le 20 novembre 1959 et de la Convention relative
aux droits de l'enfant le 20 novembre 1989.
Faire progresser le respect
des droits de l'enfant
La Déclaration des
droits de l'enfant met l'accent sur le fait que l'enfant doit être
respecté dans son individualité en tant qu'être humain,
mais également protégé par sa famille et la société
durant la période de fragilité que constitue son enfance.
Il y est affirmé que "L'enfant, pour l'épanouissement harmonieux
de sa personnalité, a besoin d'amour et de compréhension."
Si le cadre naturel de
cet épanouissement est bien sûr la famille, la société
toute entière a un devoir d'assistance envers les enfants pour lesquels
ce cadre naturel serait défaillant. Par delà la volonté
d'affirmer le droit des enfants à grandir dans un climat serein
et protecteur, cette Déclaration pose également les bases
d'une société plus fraternelle et solidaire. En effet, un
des postulats qui fonde la Déclaration des droits de l'enfant est
que "l'humanité se doit de donner à l'enfant le meilleur
d'elle-même". L'enfant représente l'avenir de l'humanité,
et de l'éducation qu'il reçoit dépend notre futur
à tous : "Il doit être élevé dans un esprit
de compréhension, de tolérance, d'amitié entre les
peuples, de paix et de fraternité universelle, et dans le sentiment
qu'il lui appartient de consacrer son énergie et ses talents au
service de ses semblables".
Au cours de la Journée
nationale de l’enfant 2010, nous soulignerons le 21e anniversaire de l’adoption
de la Convention pour faire connaître les droits fondamentaux des
enfants et ainsi contribuer à promouvoir et à protéger
la santé et le bien-être de tous les enfants et adolescents
du Canada.
Objectifs du Millénaire
pour le développement
C’est aussi l’occasion
de se souvenir des objectifs du Millénaire pour le développement,
adoptés en 2000 par 189 pays, et que les États membres de
l’ONU, dont le Canada, ont convenu d’atteindre d’ici à 2015.
Sur ces huit objectifs,
six concernent directement les enfants: éradiquer l’extrême
pauvreté et la faim; assurer l’éducation primaire pour tous;
promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes;
réduire la mortalité de l’enfant de moins de cinq ans; améliorer
la santé maternelle; combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres
maladies; assurer un environnement durable; mettre en place un partenariat
mondial pour le développement.
Où se situe le Canada
dans l’atteinte de ces objectifs?
Et pourtant «Rien
n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants
auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel,
et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité»
selon Kofi A. Annan, alors secrétaire général de l’Organisation
des Nations Unies.
Une convention et des droits
La Convention Internationale
des Droits de l'Enfant est un texte de 54 articles, adoptée par
les Nations Unies le 20 novembre 1989. Elle affirme qu'un enfant n'est
pas seulement un être fragile qu'il faut protéger mais que
c'est une personne qui a le droit d'être éduqué, soigné,
protégé, quel que soit l'endroit du monde où il est
né. Et aussi qu'il a le droit de s'amuser, d'apprendre et de s'exprimer.
Elle a été ratifiée par 191 pays sur 193. Seuls la
Somalie et les États Unis ont refusé de s'engager.
Ce texte est très
important, mais pas suffisant : il reste beaucoup à faire pour faire
des droits des enfants une réalité. Les droits ne sont réels
que dans la mesure où ils sont mis en pratique, pour les enfants
comme pour tous. Promouvoir les droits des enfants, c'est tout d'abord
créer les conditions sociales, économiques et culturelles
afin que tous puissent y accéder. C'est à ce prix que les
droits de l'enfant seront véritablement respectés.
L'UNESCO a toujours accordé
une place significative à l'enfant au sein de ses programmes et
de ses activités, qui visent notamment au développement optimal
de la personnalité dès la petite enfance, au progrès
social, moral, culturel et économique de la communauté, à
l'appréciation des identités et valeurs culturelles, et à
la sensibilisation au respect des droits et des libertés fondamentales.
La situation en France
et dans le monde
La promotion et le respect
des Droits de l'Enfant ne doit pas rester un simple idéal, mais
doit devenir une réalité au quotidien, que soient enfin reconnus
les droits essentiels de l'enfant : droit à la protection, droit
à la santé, droit au développement harmonieux, droit
à la culture, droit à l'éducation.
Des droits de l'homme aux
droits de l'enfant
Le mot enfant nous vient
du latin "infans" qui signifie : "celui qui ne parle pas." On voit déjà
fidèlement se refléter dans cette origine du mot une conception
bien particulière de l'enfant : "soit sage et tais toi !"
Ainsi les pères
gaulois, avaient droit de vie et de mort sur les enfants.
Les lois romaines autorisaient
les hommes à accepter ou refuser un enfant à sa naissance.
Ce sont les philosophes
du XVIIIe siècle qui fondèrent notre réflexion actuelle
de l'éducation et l'épanouissement de chacun.
Arrive alors la Révolution
Française avec l'abolition des privilèges (nuit du 4 août
1789) et surtout l'adoption, le 26 août de la Déclaration
des droits de l'homme et du citoyen.
En ce qui concerne les
droits des enfants, la Révolution laisse aussi une trace indélébile.
Les relations parents/enfants évolue et la mère y prend toute
sa place. En 1793 l'enseignement primaire devient obligatoire et gratuit.
Des reculs auront lieu et
il faudra attendre le XIXe siècle pour obtenir de nouvelles conquêtes.
Ainsi les soulèvements de 1830 (les trois glorieuses), de 1848 ou
de 1871 (la Commune de Paris) participent de ces nouvelles conquêtes.
Cette incessante bataille pour le droit au bonheur se poursuit de nos jours.
Les luttes sont quotidiennes.
Depuis la discussion serrée qui va régler un conflit entre
un jeune et un adulte jusqu'aux actions de tout un peuple pour sortir de
la famine : tout bouge !
C'est ainsi qu'une commission
voit le jour à l'ONU (Organisation des Nations Unies) en 1978. Elle
va plancher sur une déclaration solennelle concernant les droits
de l'enfant.
Il faudra attendre 11 ans
pour que la convention internationale des droits de l'enfant voit enfin
le jour le 20 novembre 1989 !
A ce jour 192 pays ont
ratifié cette Convention les obligeant ainsi à mettre leurs
lois en conformité avec ce texte. C'est la convention la plus ratifiée
de toute l'histoire. Il est intéressant de noter que les États
Unis ne l'avaient pas signée car elle interdit la peine de mort
pour les mineurs. Les États Unis ont aboli la peine de mort pour
les mineurs en janvier 2005 mais, à ce jour, n'ont toujours pas
ratifié la convention.
(d'après "Le grand
livre des droits de l'enfant" de Alain SERRES - Editions Rue du Monde)
Janusz Korczak : le père
des droits de l'enfant (source : site de l'association J. Korczak)
Janusz Korczak était
en Pologne, avant la guerre, la personnalité scientifique la plus
en vue et la plus respectée dans le domaine de l’enfance. Ami des
enfants, médecin-pédiatre et écrivain, il est entré
dans l’Histoire le jour de sa déportation au camp d’extermination
de Treblinka, avec les enfants du ghetto de Varsovie qu’il n’avait pas
voulu abandonner (cf. le film de A. Wajda : Korczak, 1989).
« Le fait que Korczak
ait volontairement renoncé à sa vie pour ses convictions
parle pour la grandeur de l’homme. Mais cela est sans importance comparé
à la force de son message », disait Bruno Bettelheim.
Depuis le début
du siècle, Korczak œuvrait à une refonte complète
de l’éducation et du statut de l’enfant, sur des bases constitutionnelles
entièrement nouvelles, privilégiant la sauvegarde et le respect
absolu de l’Enfance. Ses multiples écrits pour enfants et pour adultes
(Comment aimer un enfant, Le roi Mathias 1er), l’exemple de ses deux orphelinats
modèles organisés en républiques d’enfants («
Dom Sierot » créée en 1912 et « Nasz Dom »
; en 1919), ses émissions de radio, son journal national d’enfants
(« Maly Przeglad ») ont fait la joie de générations
entières de petits polonais.
En artiste tout autant
qu'en scientifique et clinicien dévoué, il incarnait une
véritable pédagogie du respect, une école de la démocratie
et de la participation qui font aujourd’hui universellement référence.
Janusz Korczak lui-même
est de plus en plus étudié comme l’un des précurseurs
de la pédagogie institutionnelle et de « l’autogestion pédagogique
». Ce n'est pas le cas (par méconnaissance sans doute…), mais
il pourrait tout aussi bien être aussi reconnu comme un « pédagogue
autogestionnaire », aux côtés de Paul Robin, Sébastien
Faure et Francisco Ferrer (1859-1908), anarchiste espagnol qui reste le
seul pédagogue avec Korczak à avoir été assassiné
pour ses idées (pour ce dernier, en les mettant en actes jusqu'au
bout sans chercher à s'enfuir du ghetto de Varsovie).
Dans le domaine des droits
de l’enfant, il est aussi le précurseur reconnu de la mise en pratique
des droits positifs de l’enfant (droits d’expression, de participation,
d’association, etc.) officiellement établis le 20 novembre 1989
par les articles 12 à 17 de la Convention des Nations Unies pour
les droits de l’enfant, un texte et un acte politique majeur dont il exigeait
l’élaboration depuis la fin du XIXe siècle.
Les principales dates :
1679 : l'Habeas corpus
(ton corps t'appartient), voté par le Parlement anglais, il protège
l'individu contre les arrêts arbitraires.
1776 : L' Indépendance
des États Unis. Dans cette proclamation de l'indépendance,
une première déclaration des droits de l'homme est ébauchée.
1789 : En France
: La Révolution Française. La Déclaration des droits
de l'homme et du citoyen proclame dans son article premier que "tous les
hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits". Les cahiers
de doléances, préparés par le tiers-état, appellent
un plan d'éducation national destiné à toutes les
classes de la société, et demandent la création d'établissements
pour les enfants abandonnés et vagabonds.
1792 : En France
: Le marquis de Condorcet (Philosophe, mathématicien et homme politique
français, Jean-Antoine-Nicolas Caritat, marquis de Condorcet : 1743-1794)
présente un plan d'instruction publique car la pauvreté des
familles les pousse davantage à faire travailler les enfants qu'à
les envoyer à l'école.
1793 : En France
: Constitution de l'an I de la République. Une nouvelle Déclaration
élargit la notion de droit à l'instruction, à l'assistance,
etc.... Création d'un premier code civil qui affirme les devoirs
des parents envers leurs enfants : "surveillance et protection".
1795 : En France
: La loi Lakanal (homme politique français. Joseph Lakanal : 1762-1845)
institue une école pour 1000 habitants. Ainsi naît officiellement
l'école laïque.
1813 : En France
: Un décret interdit de faire descendre dans les mines les enfants
de moins de 10 ans.
1833 : En France
: La loi Guizot (Historien et homme politique français. François
Guizot : 1787-1874) instaure une école supérieure pour 6
000 habitants.
1841 : En France
: Une loi défend l'embauche des enfants de moins de 8 ans dans les
fabriques dont l'effectif est supérieur à 20 ouvriers.
1850 et 1867 : En
France : La loi Falloux (Ministre de l'instruction publique en 1849. Alfred
Frédéric comte de Falloux : 1811-1886) établie l'obligation
d'ouvrir une école de filles dans les communes de plus de 500 habitants.
Bien que réaménagée cette loi est toujours en vigueur
aujourd'hui.
1874 : En France
: Une loi réduit la durée du travail des femmes et des enfants.
Les ateliers de manufacture ne peuvent embaucher d'enfants de moins de
12 ans. La journée de travail des enfants de 10/12 ans ne peut dépasser
6 heures et 12 heures pour les enfants de plus de 12 ans.
1882 : En France
: La loi Ferry (Avocat, maire de Paris et homme d'État. Jules Ferry
: 1832-1893) organise l'enseignement primaire obligatoire laïc et
gratuit pour les enfants de 6 à 13 ans.
1898 : En France
: Une loi institue la répression des violences, des voies de fait,
actes de cruautés et atteintes commis envers les enfants.
1900 : En France
: La durée maximum de travail des adultes et des enfants passe à
10 heures par jour.
1905 : En France
: Une loi autorise l'enfant qui travaille à saisir les juges de
paix en ce qui concerne ses conditions de travail.
1912 : Institution
des tribunaux pour enfants et création de la Société
des Nations (SDN)
1913 : Création
de l'association internationale pour la protection de l'enfance
1919 : Création
par la Société des Nations, à Genève, du Comité
de protection de l'enfance
1923 : Madame Eglantyne
Jebbs rédige une déclaration des droits de l'enfant (Children's
Charter) qui devient la charte fondamentale de l'Union Internationale de
secours de l'enfant (UISE) dont elle est fondatrice. La Charte, adoptée
le 23 mai 1923 par le comité directeur de l'UISE, proclame en cinq
point les principes de base de la protection de l'enfance. Elle sert de
base à la rédaction de la déclaration de Genève.
1924 : La Déclaration
de Genève. Première tentative de codifier les droits fondamentaux
des enfants par l'Union Internationale de secours aux enfants (UISE).
1936 : En France
: scolarité obligatoire jusqu'à 14 ans.
1945 : Création
des Nations Unies (ONU). Signature de la Charte des Nations Unies
1945 : En France
: ordonnance de 1945 relative à l'enfance délinquante.
1946 : Création
de l'UNESCO (United Nations Educational, Scientific et Culturel Organisation
: organisation des Nations Unies pour l'éducation, les sciences
et la culture) et de l'UNICEF (United Nations Children's Fund : Fond des
Nations Unies pour l'Enfance).
1946 : En France
: rédaction du préambule de la Constitution française.
1948 : Déclaration
universelle des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée
Générale de l'ONU réunie à Paris.
1958 : En France
: Constitution Française
1959 : Charte des
droits de l'enfant. Texte en dix points adopté à l'unanimité
par l'ONU. En France : Scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans.
1966 : Deux pactes
liant les pays ayant ratifié la déclaration universelle des
droits de l'homme affirment la protection des enfants contre l'exploitation
économique et en cas de dissolution du mariage des parents. Une
mention spéciale est faite quand à la manière de traiter
les jeunes détenus. Il s'agit du pacte international relatif aux
droits civils et politiques et du pacte international relatif aux droits
économiques, sociaux et culturels.
1973 : La conférence
internationale du travail adopte la convention qui fixe l'âge du
travail à 15 ans révolus. Elle entre en vigueur en France
en 1976.
1974 : En France
: La majorité est abaissée à l'âge de 18 ans.
1978 : La Pologne
propose aux Nations Unies un projet de convention relative aux droits des
enfants. La démarche du gouvernement polonais tient compte d'une
double préoccupation : la situation dramatique des enfants dans
ce pays au lendemain de la seconde guerre mondiale et la reconnaissance
du Docteur Janusz Korcazck qui fut le premier, dans les années 1920,
à affirmer les droits spécifiques des enfants et à
réclamer pour eux, auprès de la société des
Nations, une charte énonçant ces droits.
1979 : Année
internationale de l'enfance. Mise en chantier de la Convention Internationale
des Droits de l'Enfant à l'initiative de la mission permanente de
la république populaire de Pologne. Cette mission est présidée
par le polonais Adam Lopatka.
1983 : Plusieurs
organisations non gouvernementales (ONG) se regroupent pour contribuer
aux travaux du groupe de travail de l'ONU. Un secrétariat permanent
est installé à Genève, assuré par Défense
des Enfants Internationale (DEI)
1989 : Adoption à
l'ONU de la Convention Internationale des droits de l'enfant. Elle comporte
54 articles. Son préambule insiste sur la nécessité
d'accorder une protection spéciale à l'enfant.
1990 : Premier sommet
mondial pour l'enfance au siège de l'ONU (en présence de
71 chefs d' États et de Gouvernements et de 88 représentants
d'autres pays). Il y est adoptée une déclaration mondiale
en faveur de la survie, de la protection et du développement de
l'enfant.
1990 : Déclaration
Mondiale sur l'Éducation pour tous à Jomtiem (Thaïlande)
par 155 pays représentés.
1995 : Le Parlement
Français décide de faire du 20 novembre la "Journée
nationale de défense et de promotion des droits de l'Enfant".
1999 : 10ème
anniversaire de la Convention Internationale relative aux droits de l'enfant.
2000 : la Journée
nationale de défense des droits de l'enfant devient journée
européenne puis journée internationale.
2003 : Le 12 juin
est déclaré "Journée mondiale contre le travail des
enfants" par l'ONU.
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Même si la France
traite globalement bien ses 15 millions de moins de 18 ans, elle "peut
mieux faire", résumait récemment le Conseil français
des associations pour les droits de l'enfant (Cofrade).
Le 14 décembre,
l'Unicef sortira son rapport annuel intitulé "Enfants exclus, enfants
invisibles", sur les enfants qui ne sont pas enregistrés à
l'Etat civil ou les enfants de la rue. Fin 2004, le même rapport
indiquait que plus d'un milliard d'enfants sur Terre, soit plus de la moitié
au monde, "souffrent de privations extrêmes liées à
la pauvreté, à la guerre et au sida.
En 2005, un enfant meurt
encore toutes les 3 secondes. Sans parler des millions d’enfants privés
d’éducation, de soins, de nourriture, d’eau potable…
Parmi les nombreuses oeuvres
qui agissent pour que soit reconnue la dignité des pauvres et des
enfants du monde entier, l'UNICEF est surement l'une des plus connues,
c'est pourquoi nous vous conseillons de découvrir, ou de redécouvrir,
l'oeuvre de l'UNICEF.
Vous pouvez dors et déjà
aider les enfants défavorisés ou vulnérables en effectuant
un don sécurisé. Votre don servira à financer 9 missions
essentielles aux Droits de l'Enfant :
1. Action Innocence sensibilise
et protège les mineurs sur Internet en organisant des campagnes
de préventions auprès des parents, des enfants, des adolescents
et des professionnels de l'éducation.
2. Amour de Soie... et
des autres scolarise les petites filles défavorisées au Vietnam
en permettant à leurs parents de vivre dignement de leur travail,
et ce afin qu'ils n'aient pas à les vendre pour quelques dollars
et que les petites filles se retrouvent exploitées sexuellement.
3. Association Chantal
Mauduit améliore les conditions de vies des enfants népalais
en construisant des écoles et en prenant en charge la scolarisation,
l'hébergement, la nourriture, les loisirs, les équipements
ainsi qu'un suivi médical régulier.
4. Fondation Mary Ellen
Gerber vient en aide aux orphelins et aux enfants abandonnés en
Inde. Depuis 2000, la fondation héberge, nourrit et instruit 200
enfants jusqu'à ce qu'ils aient un métier. Depuis le tsunami,
la fondation s'occupe de 650 enfants supplémentaires.
5. J'ai un Rêve redonnent
aux enfants issus des quartiers défavorisés d'Ile-de-France
la confiance et l'estime de soi dont ils ont besoin pour se construire
une vie sociale épanouie. Grâce au spectacle vivant et l'échange
entre cultures avec le Sénégal, les résultats scolaires,
comportementaux et familiaux de enfants sont remarquables.
6. Les Bourses de La Rose
Marie Claire permettent à des jeunes filles vivant en France sous
le seuil de pauvreté, de poursuivre des études scolaires
et professionnelles qu'elles ne pourraient pas suivre du fait de leur situation
sociale ou économique.
7. Sol En Si vient en aide
aux familles touchées par le VIH en France et au Bénin. Grâce
à un suivi et une aide personnalisée, les familles peuvent
se mobiliser auprès de leurs enfants que la maladie peut parfois
occulter ou faire passer au second plan.
8. SOS Villages d'Enfants
permet aux enfants en situation de vulnérabilité à
se reconstruire grâce à l'engagement d'une mère SOS
qui conjugue affection, engagement à long terme et professionnalisme,
dans une maison familiale où ils grandissent avec des frères
et sœurs.
9. Toutes à l'école
sauve, par la scolarisation, les petites filles du Cambodge exposées
à l'analphabétisme, l'esclavage domestique et la prostitution.
L'objectif de l'association est de développer une scolarisation
de haut niveau afin que les femmes de demain soient présentes dans
les postes de décision.
"L'enfance est une colonie
de paroles que les années s'acharnent à disperser."
Edmond JABÈS
Parce que des millions d'enfants
vivent des situations intolérables, sources de pauvretés
et de conflits humains, Novembre en Enfance finance grâce à
vos dons, des associations qui mènent des missions d'intérêt
général en tissant un lien social fort avec les populations.
Avec le soutien de parrains
prestigieux comme Stéphanie Bataille - comédienne et humoriste,
Georges Beller - comédien, Claire Chazal - journaliste, Anthony
Delon - comédien, Marie Drucker - journaliste, Muriel Hermine -
créatrice de spectacles, Jenifer - artiste interprète, Mimie
Mathy - comédienne, Tina Kieffer - directrice de la rédaction
de Marie Claire, Astrid Veillon - comédienne et Vitaa - artiste
interprète, une véritable Chaîne de Solidarité
est mise en œuvre pour aider les enfants et in fine pour améliorer
le monde dans lequel nous vivons.
Rejoignez à votre
tour cet élan de générosité en effectuant un
don. Vous permettrez à de nombreux enfants d'avoir une vie meilleure
et épanouie, et qui deviendront demain des hommes et des femmes
libres.
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Oxmo Puccino : « Naître
adulte »
L’Unicef France a demandé
à Oxmo Puccino de composer une chanson pour les 20 ans de la Convention
internationale des droits de l’enfant. A travers cette chanson d’un artiste
incontournable de la scène rap française, l’Unicef marque
sa volonté de fédérer le public, et surtout les jeunes
autour de la cause des enfants.
Un objectif pour ce projet
ambitieux : que la chanson « Naître adulte », fruit
de cette belle collaboration, soit reprise partout le 20 novembre, et
particulièrement dans les écoles de France par les principaux
concernés : les enfants. Rassembler tous les élèves,
collégiens et lycéens autour de la cause des droits de l’enfant,
permettra ainsi de marquer cet anniversaire du sceau de la solidarité.
Ensemble, chantons pour les droits de l’enfant !
Le 20 novembre 2009, la
Convention relative aux droits de l’enfant a 20 ans
Une organisation de la
Coordination des ONG pour les droits de l’enfant (CODE)
La Coordination des ONG
pour les droits de l’enfant (CODE) est un réseau d’associations
qui a vu le jour en 1994 et qui a pour objet principal de veiller au respect
des droits de l’enfant, de tous les enfants, en Belgique, et en particulier
en Communauté française.
Aujourd’hui, la CODE a
le plaisir de compter parmi ces membres les 10 associations suivantes :
Amnesty International Belgique francophone, ATD Quart Monde Wallonie- Bruxelles,
Bruxelles Accueil et Développement pour la Jeunesse et l’Enfance
(Badje), le Conseil de la Jeunesse, Défense des Enfants International
(DEI) Belgique section francophone, End Child Prostitution and Trafficking
of Children for sexual purposes (ECPAT), la Ligue des droits de l’Homme,
la Ligue des familles, Plan Belgique ainsi que UNICEF Belgique.
Leur fil rouge ? La Convention
internationale relative aux droits de l’enfant, adoptée par les
Nations Unies le 20 novembre 1989. Concrètement, la CODE veille
à sa bonne application à travers un travail d’étude
et d’information.
En Belgique ? Les enfants
ont-ils vraiment besoin de droits alors qu’ils vivent dans une société
qui leur octroie une large place, de nombreux loisirs, une éducation
via l’école qui est obligatoire et gratuite ? En réalité,
il faut savoir que même en Belgique, le sort de nombreux enfants
reste peu enviable. En particulier, les conditions de vie et le vécu
de certains groupes d’enfants vulnérables peuvent être très
difficiles et leurs droits, pas forcément respectés. On pense
en particulier aux enfants issus de milieux socio-économiquement
défavorisés, aux enfants porteurs de handicaps, aux enfants
hospitalisés, aux enfants migrants, aux enfants en conflit avec
la loi, etc., qui méritent toute notre attention.
A l’occasion du 20ème
anniversaire de la Convention, les 10 associations membres de la CODE organisent
une série de 20 événements durant plus d’un mois,
du 17 octobre au 26 novembre 2009. Conférences, débats, vidéos,
sensibilisation d’élèves à leurs droits, publications,
expositions, parcours-découverte, etc. Toutes ces activités
nous donneront l’occasion de partager les enjeux et les avancées
des secteurs respectifs, mais aussi de pointer les dénis de droits
qui, en 2009, soit 20 ans après l’adoption de la Convention relative
aux droits de l’enfant, restent inacceptables. Ces activités s’adressent
à des publics très diversifiés et reflètent
chacune l’orientation thématique prise par l’association organisatrice,
soit un des 10 membres de la CODE.
La CODE assurera la coordination
et la promotion de l’ensemble des activités prévues, qui
sont rapidement présentées ci-après, et dont le programme
complet est d’ores et déjà disponible via www.lacode.be.
Les droits de l’enfant
Renseignements destinés
aux parents et aux gardiens
Les parents et les gardiens
jouent un rôle essentiel dans le développement sain des enfants.
Il est important que les parents et les gardiens comprennent clairement
les droits des enfants et aident à informer les enfants de leurs
droits. Vous trouverez dans cette page des ressources et des activités
qui vous renseigneront sur la Convention relative aux droits de l’enfant
des Nations Unies et d’autres renseignements à communiquer à
vos enfants.
Renseignements destinés
aux enseignants
Des études semblent
indiquer que les enfants qui connaissent leurs droits et les droits des
autres établissent des relations positives avec leurs pairs, réussissent
mieux à l’école et ont une meilleure estime d’eux-mêmes.
En contribuant à faire connaître les droits des enfants, nous
pouvons favoriser et améliorer encore la santé et le bien-être
des enfants et des adolescents au Canada.
Célébrez
la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies et faites-la
connaître en faisant participer les enfants et les adolescents à
des activités, des jeux ou des projets communautaires. De l’art
à la zoologie, les ressources ne manquent pas pour vous aider à
planifier vos activités pour commémorer
"L'enfance est le feuillet
sur lequel aucun signe ne peut se maintenir, mais il arrive que des vocables
s'y mirent, comme dans le carreau d'une fenêtre."
Edmond JABÈS
"On se perd toujours dans
l’enfance : les méthodes d’éducation, le rapport parents-enfant,
l’enseignement, etc., tout cela donne un moi, mais un moi perdu."
Jean-Paul SARTRE
"L’enfance nous est donnée
comme un chaos brûlant, et nous n’avons pas trop de tout le reste
de notre vie pour tenter de le mettre en ordre et de nous l’expliquer."
Michel TOURNIER
J'étais un enfant,
ce monstre que les adultes fabriquent avec leurs regrets.
Jean-Paul Sartre
Les enfants trouvent tout
dans rien, les hommes ne trouvent rien dans tout.
Giacomo Leopardi
Si les enfants devenaient
ce qu'en attendent ceux qui leur ont donné la vie, il n'y aurait
que des dieux sur la terre.
A. Poincelot
Il arrive un moment, dans
la vie intérieure des familles, où les enfants deviennent,
soit volontairement, soit involontairement, les juges de leurs parents.
Balzac (Honoré de)
À quoi sert la vie
si les enfants n'en font pas plus que leurs pères ?
Courbet (Gustave)
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L'ENFANT DE LA MISÈRE
L'enfant n'a pas 6 ans
Mais jamais un sourire
n'adoucit en passant
Son visage de cire
Ses yeux profonds et bleus
N'ont pas l'air de comprendre
Qu'on soit si malheureux
A un âge aussi tendre
REFRAIN:
C'est l'enfant de la misère
Que l'on vient de ramasser
Et qui reçoit de
sa mère
Que des injures et des
coups
On la prend, on la console
On la met dans un lit blanc
Mais pour elle la vie s'envole
Oh la pauvre petite enfant
Par un soir de printemps
Sa mère un peu plus
ivre
La prend brutalement
L'attache au lit de cuivre
La frappe autant qu'elle
peut
Sur son coeur qui en tremble
L'enfant si malheureuse
En pleure de tristesse
REFRAIN
Un soir à l'hôpital
un homme se penche vers elle et lui demande
Est-ce ta maman qui t'a
fait cela?
Et l'enfant de la misère
Répondit tout doucement
Pour ne pas punir sa mère
Non ce n'est pas ma maman
Et l'enfant de la misère
Répondit tout doucement
Avant de quitter sa mère
Non ce n'est pas ma maman.
20 novembre -
Journée Internationale
des Droits de l'Enfant
Le 20 novembre c’est l’occasion
:
- de se mobiliser avec
de nombreuses associations pour préparer la journée des droits
de l’enfant (rencontres, débats…)
- de faire participer les
enfants. Enseignants, animateurs et éducateurs accompagneront les
enfants dans leurs réflexions et dans leurs actions afin de les
sensibiliser aux droits des enfants dans le monde.
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