VOICI
QUELQUES
ORIGINES ET TRADITIONS
DE
NOEL À
TRAVERS
LES ANNEES
ET
MÊME
DES SIÈCLES
Il existe plusieurs hypothèse quant à l'origine de ce mot. Il pourrait venir du latin natalis dies, qui signifie jour de naissance. Un peu partout en Europe, le terme a pris des couleurs différentes: Noël, Noué et Noié en France, Natale en Italie, Natal au Portugal, Navidad en Espagne.
Une
autre hypothèse laisse entendre que le mot
Noël vient de l'assemblage
de deux mots gaulois utilisés pour
désigner le "nouveau soleil"
apparaissant au solstice d'hiver: noio (nouveau)
et hel (soleil).
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Les
contes
et légendes
En
France au Moyen Âge, la culture traditionnelle
puise au coeur des
Évangiles apocryphes d'innombrables
récits de Noël.
Cette tradition orale mettra des siècles avant
de constituer un
genre littéraire véritable. Ces
histoires, contes et légendes
sont articulés autour de nombreux motifs, des
histoires de trésors,
de morts qui reviennent hanter les vivants, et autour
de la Nuit des Merveilles
pendant laquelle
les
animaux ont le don de la parole. Selon les
régions, le conte de
Noël français s'inspire de la
géographie, la faune,
la flore ou la vie quotidienne.
Ainsi,
la très belle légende de la sauge met en
vedette la sainte
Famille et trois plantes que l'on retrouve en
Provence. De la même
manière, le conte du petit ramoneur retrace la
vie des pauvres gens.
À
la fin du XVIIIe et au début du XIXe
siècles, le conte de
Noël sera reconnu comme un genre
littéraire, grâce à
l'écrivain anglais Charles Dickens
et
à son célèbre
récit : A Christmas Carol.
Au
Canada français, les contes empruntent le
chemin des camps de bûcherons.
On
y retrouve des récits d'origine
française où des punitions
sont infligées aux mécréants qui
refusent la charité
à autrui la nuit de Noël, d'autres
où des âmes
charitables sont récompensées pour leur
bonté envers
les démunis.
On
parle aussi des personnages de la sainte Famille et de
héros fantastiques
comme
Tom Caribou,
sans
oublier les légendes de loup-garous, de
feux-follets et de chasse-galeries.
La
version québécoise de la chasse-galerie
est un canot d'écorce
emportant dans le ciel des bûcherons,
désireux de rentrer
chez eux pour la veillée de Noël. Pour y
parvenir, ils pactisent
avec le diable. Un des compères oubliant son
serment
provoque
la chute du canot en prononçant le nom de Dieu.
Les
personnages mytiques:
Les
croquemitaines : Nicolas Velu, Hans Trapp,
Pichelsel
L'homme
au sac qui emmène, pour les manger,
les
enfants qui rentrent chez eux trop tard
Le
Craqueuhle qui vit dans tous les lieux de la nature
interdits aux enfants.
Raminagrobis,
le
gros ogre de chat qui pourchasse les enfants
désobéissants
et
finit par les croquer
L'abominable
Père
Fouettard !


Dans
les premiers temps de la chrétienté,
l'anniversaire de la
naissance du Christ était fêté
le premier dimanche
de janvier. C'est le pape Jules 1er qui
décida, au quatrième
siècle, d'en fixer la date au 25
décembre.
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Les
trois messes de Noël![]()
Usage
particulier à l'Église d'Occident, le
jour de Noël est
le seul où l'on célèbre trois
fois la messe. L'usage
s'en était établi dès le VIIe
siècle, à
cause de la nécessité pour le Pape de
célébrer
l'office de Noël dans plusieurs églises
de Rome. C'est à
partir du règne de Charlemagne que cet usage
s'étendit à
tout son empire, et ce n'est qu'au XIXe
siècle que l'on prit l'habitude
de célébrer les trois messes à
la suite.
Se
basant sur le contenu des évangiles
respectifs de ces trois messes
figurant dans le missel romain, les fidèles
en sont venus à
appeler la première messe "messe des Anges",
la seconde "messe des
Bergers" et la dernière "messe du Verbe
divin". Ces trois messes
sont mieux connues sous le nom de : messe de Minuit,
messe de l'Aurore
et messe du Jour.
L'assistance
à ces trois messes, la nuit de Noël, ne
saurait être
complète sans une visite à la
crèche pour rendre hommage
à l'Enfant Jésus.

La
messe de Minuit ![]()
À l'origine, cette première des trois messes était célébrée par le pape, vers minuit, dans la chapelle de l'église Sainte-Marie-Majeure, à Rome, devant une assemblée restreinte. En l'an 440, le pape Sixte III avait fait construire cette petite chapelle afin d'y installer une crèche, qui reproduisait fidèlement celle de Bethléem.
La célébration de la messe de Sainte-Marie-Majeure, à minuit, repose en fait sur l'ancienne croyance voulant que Jésus soit né précisément à cette heure. Celle-ci remonterait au XIIIe siècle et c'est à sainte Élizabeth de Hongrie que nous la devons. Toutefois, un hymne latin datant du IVe siècle, Quando noctis medium, reflétait déjà cette croyance en la naissance du Messie sur le coup de minuit.
Solennelle et déjà grandiose par la sonnerie joyeuse des cloches et carillons, par la lumière jaillissant de toutes parts et par les chants d'allégresse, la messe de Minuit atteignait son point culminant avec la procession de l'Enfant Jésus. Aujourd'hui encore, dans certaines églises du Québec on a conservé cette coutume, allant même parfois jusqu'à conférer à un jeune couple et à leur bébé le privilège de représenter la sainte Famille.

La
messe de l'Aurore![]()
Suivant immédiatement la messe de Minuit, la messe de l'Aurore constituait la deuxième messe de la Nativité à laquelle, d'ailleurs, la plupart des fidèles se faisaient un devoir d'assister.
Cette
messe a été substituée à
la messe originelle
en l'honneur de Sainte Anastasie, qui était
célébrée
par le pape à l'aurore dans l'église
romaine de Saint-Athanase.
Dans la liturgie actuelle, le nom de la Sainte est
à peine mentionné,
si bien qu'on a pratiquement perdu toute trace des
origines de cette messe.

La
messe
du Jour![]()
La célébration publique et officielle de la fête de la Nativité avait lieu le matin de Noël en l'église Saint-Pierre de Rome. Une foule nombreuse se massait dans l'église pour assister à cette messe célébrée par le pape, pour y recevoir la communion de même que la bénédiction pontificale.
Cette messe traditionnelle a perduré tout au long des siècles. Aujourd'hui encore, nombre de fidèles et de pélerins se rendent toujours sur la place Saint-Pierre pour assister à cette grande cérémonie.
Pour
l'Église catholique, Noël demeure encore
la seule fête
religieuse à être
célébrée par une trilogie
de messes.
La
visite
à la crèche
La
coutume voulait qu'une fois la dernière messe
entendue, on se rende
en famille faire une visite à la
crèche pour y voir l'Enfant
Jésus.
Pour
les tout-petits qui n'avaient pu assister à
la messe de Minuit,
c'est le jour de Noël qu'on les amenait voir le
"petit Jésus".
Ils pouvaient déposer dans le "bel ange" leur
aumône pour
la quête de l'Enfant Jésus.
La
crèche
familiale
Le
goût des crèches est attesté en
France dès le
XVIIe siècle. Dans les maisons
aristocratiques et bourgeoises, on
voit apparaître des préfigurations de
la crèche domestique,
sous la forme de boîtes vitrées
décorées, appelées
grottes ou rocailles.
On
y trouve des représentations de l'enfant
Jésus, ou des scènes
de la vie du Christ et des saints. Les figurines,
réalisées
en cire, en mie de pain ou en verre filé,
apparaissent dans un décor
imaginaire de fleurs, de cascades d'animaux
évoquant le paradis.
Les crèches napolitaines connaissent
notamment un grand succès.
Avec l'apparition des santons provençaux au
XVIIIe siècle,
la crèche familiale prend davantage
d'envergure, certaines comptant
même parfois une quarantaine de personnages
différents.
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Au
Québec,
la
crèche de Noël faisait
déjà partie de nos traditions
religieuses au début de la Nouvelle-France.
Toutefois, c'est seulement
à partir de 1875 qu'elle commença
à pénétrer
dans les maisons et à s'intégrer aux
usages familiaux. Avant
même qu'on prit l'habitude de dresser un sapin
de Noël, la crèche
occupait déjà une place de choix dans
les intérieurs
domestiques.
La coutume de monter une crèche sous le sapin se généralisa au cours des années 1930. De nombreuses familles confectionnèrent elles-mêmes des étables pour abriter les personnages achetés sur le marché. Par la suite, on vit apparaître au pied du sapin les villages, constitués de maisonnettes dispersées autour de la crèche.
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Il
est né le divin Enfant !
Jouez,
hautbois, résonnez, musettes;
Il
est né le divin Enfant;
Chantons
tous son avènement.
Depuis
plus de quatre mille ans
Nous
le promettaient les prophètes :
Depuis
plus de quatre mille ans
Nous
attendions cet heureux temps !...
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