29 mai
15e Journée  internationale  des  casques  bleus

"En temps de paix, les fils ensevelissent leurs pères ; en temps de guerre,
les pères ensevelissent leurs fils."
  [Hérodote]

 

"La paix, si jamais elle existe, ne reposera pas sur la crainte de la guerre mais sur l'amour de la paix."
  [Julien Benda]

Les opérations de maintien de la paix ont changé; pour mieux s’acquitter de leur travail et sauver plus de vies, le Département a adapté les directives, modifié les structures et mis en place de nouvelles pratiques et formations.

La Journée internationale des Casques bleus de l'ONU, commémorée chaque année le 29 mai (résolution 57/129 ), rend hommage pour leur professionnalisme, leur dévouement et leur courage aux 111 000 Casques bleus, hommes et femmes, qui ont servi et continuent de servir dans les 15 opérations de maintien de la paix de l'ONU. C'est aussi l'occasion d'honorer la mémoire de plus de 3.100 Casques bleus de l'ONU qui ont perdu la vie au service de la cause de la paix.

Extrait de La Trahison des clercs  

Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies
Le 11 décembre 2002, l'Assemblée générale a proclamé le 29 mai Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, qui devra être célébrée chaque année pour rendre hommage à tous les hommes et toutes les femmes qui ont servi et servent encore dans des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, en raison de leur niveau exceptionnel de professionnalisme, de dévouement et de courage, et pour honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vieau service de la paix (résolution 57/129). Elle a invité tous les États Membres, les organismes des Nations Unies, les organisations non gouvernementales et les particuliers à célébrer la Journée comme il convient
 
L’Assemblée générale (de l'ONU) a proclamé le 29 mai Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies pour rendre hommage à tous les hommes et à toutes les femmes qui ont servi dans des opérations de maintien de la paix, en raison de leur niveau exceptionnel de professionnalisme, de dévouement et de courage et pour honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie au service de la paix (résolution 57/129 du 11 décembre 2002). Elle a invité tous les États Membres, les organismes des Nations Unies, les organisations non gouvernementales et les particuliers à célébrer la journée comme il convient
 
La date du 29 mai a été choisie parce que ce jour-là, en 1948, la première mission de maintien de la paix de l'ONU, l'Organisation des Nations Unies chargée de la surveillance de la trêve (ONUST), commençait ses opérations en Palestine avec un groupe d'observateurs militaires non armés.

Pour la 9ème année consécutive, notre ONG, en coopération avec les services du Palais des Nations Unies de Genève, organise la Journée Internationale des Casques Bleus.
 

Cette journée officielle, célébrée de par le monde par l'ensemble des intervenants, civils et militaires, de l'Organisation des Nations Unies, sera commémorée le lundi 30 mai 2011 au sein du Palais des Nations Unies de Genève.

Plusieurs temps forts marqueront cette journée en hommage aux militaires, de toutes nationalités, morts au service de la paix.
 

Ainsi, au delà de la Cérémonie Officielle, effectuée en présence du Secrétaire Général de l'O.N.U.G., ou son représentant, la journée s'articulera autour de conférences, et tables rondes sur le thème de la Paix, et de son Maintien, auxquelles prendront part  les représentants des Ambassades internationales, de nombreuses délégations étrangères et françaises, ainsi que les ONG investies  en ce domaine.

Nous compterons parmi nous de nombreux élèves, sensibilisés au Maintien de la Paix, au cours de leur cursus scolaire au sein de leur établissement, qui remettront, à cette occasion, un Message de Paix au Secrétaire Général de l'O.N.U.G., ou son représentant, symbole de leur détermination à oeuvrer pour cette cause universelle.
La Force de maintien de la paix de l'Organisation des Nations unies (couramment Casques bleus ou Blue boys action squad en référence à la couleur bleue de leur casque) est une force militaire ayant pour rôle le « maintien ou [le] rétablissement de la paix et de la sécurité internationale »[1], sur ordre du Conseil de sécurité des Nations unies. Ainsi, elle a été envoyée dans plusieurs zones de conflits pour protéger la population civile ou encore servir de force d'interposition.
Cette force ne constitue pas une armée des Nations unies, les Casques bleus étant principalement des militaires prêtés par des pays membres de l'ONU et dans certains cas des civils œuvrant dans la police ou l'administration.
Dans certains cas, cette action de maintien de la paix peut être confiée à une organisation internationale non affiliée au système des Nations unies ou encore à une coalition d'États. Ainsi, le Conseil de sécurité a à plusieurs reprises donné mandat à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ou à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à travers l'Economic Community of West African States Cease-fire Monitoring Group (ECOMOG).

Message du secretaire de l`ONU  M. Ban Ki-moon
À l’occasion de la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, nous rendons hommage aux sacrifices des femmes et des hommes qui ont perdu la vie alors qu’ils servaient sous le drapeau des Nations Unies.
Cette année, la Journée internationale est un jour sombre. Les 14 derniers mois ont été particulièrement sanglants pour les forces de maintien de la paix des Nations Unies.


Origine
La première force de maintien de la paix de l'ONU fut envoyée en 1948, avec pour mission de surveiller la trêve de la guerre arabo-israélienne. Cette force n'était pas armée et n'était là qu'en tant qu'observateur.
La première intervention armée eut lieu en 1956, lors de la crise du canal de Suez. Elle fut créée suite à une résolution présentée à l'Assemblée générale des Nations unies, par le ministre canadien des Affaires étrangères, Lester Bowles Pearson, qui se verra décerner l'année suivante le Prix Nobel de la paix. Elle fut créée par l'Assemblée Générale en application de la Résolution "Union pour le maintien de la Paix", 377 (V) ou Résolution Acheson, en vertu de laquelle l'AGNU dispose d'une compétence subsidiaire de recommandation dans le domaine de la sécurité internationale, si le conseil constate son incapacité, notamment par une utilisation du véto d'un des membres permanents.


Les Casques Bleus
Un Casque bleu est le nom employé pour désigner un soldat qui œuvre dans le cadre d’une opération de paix conduite sous l’égide des Nations unies. L’appellation provient du fait que ces militaires portent un casque militaire de couleur « bleu ONU ». Cet élément permet de les distinguer clairement des autres combattants. En outre, la couleur rappelle le drapeau emblématique de l’ONU, qui représente l’ensemble des États membres de l’organisation.
Depuis les vingt dernières années, les opérations de paix des Nations unies sont constituées à la fois de militaires et de civils. Ces derniers ne portent évidemment pas de casque militaire, mais sont tout de même coiffés d’une casquette symbolique bleue pâle afin qu’ils soient clairement identifiables. Même s’ils œuvrent aussi au sein d’opérations onusiennes, l’expression casque bleu ne s’applique toutefois pas à eux ; elle fait exclusivement allusion aux militaires.
Le mandat des Casques bleus varie selon les situations. Pour ce qui est de l’ONU, c’est généralement le Conseil de sécurité qui autorise les opérations de paix. C’est également cet organe qui définit leur mandat. Les types d’opérations dans lesquelles les Casques bleus sont dépêchés ont considérablement évolué depuis les soixante dernières années. Si un Casque bleu était originellement déployé dans le cadre d’une opération de maintien de la paix dite traditionnelle, il peut maintenant l’être dans des situations beaucoup plus conflictuelles et hostiles. Au cours des dernières années, les Casques bleus ont même utilisé la force pour imposer leur mandat. On différencie généralement les types de missions de paix par l’expression « générations d’opérations de paix ».
 
Rôles
Les Casques bleus peuvent être chargés :

 de surveiller l'application d'un cessez-le-feu,
 de désarmer et de démobiliser les combattants,
 de protéger les populations civiles,
 de faire du maintien de l'ordre,
 de former une police locale,
 de déminer.
Suivant le mandat donné par le Conseil de sécurité des Nations unies, ces rôles peuvent être combinés. Les Forces de maintien de la paix sont organisées depuis 1992 par le Département des opérations de maintien de la paix.


Évolution des trois principes régissant son intervention
 
AML-90 francais durant les guerres yougoslaves
La mission de maintien de la paix était encadrée par trois règles auxquelles les États tenaient absolument et qui ont façonné sa définition classique :
 le consentement des parties en conflit à l'intervention ;
 l'impartialité des Casques bleus face aux forces en présence ;
 la limitation de l'usage de la force par les Casques bleus à des fins de légitime défense uniquement. Il n'était pas question d'ouvrir le feu pour imposer la paix. À l'exception notable de la mission au Congo, en 1960-1964, où la force fut effectivement utilisée pour mettre fin à la sécession de l'État du Katanga, la notion classique du maintien de la paix a guidé la mise sur pied des missions de paix de l'ONU jusqu'au début des années 1990.
Cette doctrine a ensuite été revue, suite à plusieurs massacres, notamment au Rwanda et en Yougoslavie, commis sur la population civile alors que des Casques bleus étaient présents.
Depuis, la plupart des mandats autorisent l'usage de la force si la population civile est en danger.
 
Prix Nobel de la paix
En 1956, Lester Bowles Pearson, alors ministre des Affaires extérieures du Canada, reçut le Prix Nobel de la Paix, pour le rôle qu'il avait joué dans la création de la première force de maintien de la paix, qui s'était déployée à cette époque pour résoudre la crise du canal de Suez.
Les Casques bleus reçurent le même honneur en 1988.
 

Des embuscades au Darfour…
 Des actes de terrorisme à Kaboul…
 Et un accident d’avion en Haïti…
Ce sont quelques-unes des tragédies qui ont frappé le maintien de la paix l’année passée, coûtant la vie à 121 personnes.
Presque autant de soldats de la paix ont péri en quelques secondes dans le séisme dévastateur qui a frappé Haïti en janvier dernier.
La Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti a perdu 96 soldats de la paix ? le bilan le plus lourd depuis que le maintien de la paix existe.
Mais ce jour sombre est aussi devenu l’une des journées les plus glorieuses de l’Organisation, car les femmes et les hommes de la MINUSTAH ont mis de côté leurs traumatismes, remis rapidement la Mission sur pied et aidé la population d’Haïti à faire face aux horribles conséquences de la catastrophe.
En même temps que nous rendons hommage à de telles manifestations de courage et de dévouement, nous rendons aussi hommage à tous ceux ? militaires, policiers et agents civils ? qui servent avec distinction dans le cadre de nos opérations dans le monde entier, et ils sont plus de 124 000.

Leurs efforts aident directement des millions de gens…
 Ils assurent la sécurité et favorisent la réconciliation…
 Ils procèdent au déminage et démobilisent les combattants…
 Ils renforcent les institutions et l’état de droit…
 Ils fournissent une aide et rapatrient réfugiés et personnes déplacées.
Ils rendent possibles des élections démocratiques, réforment le secteur de la sécurité … et font beaucoup d’autres choses encore.
Le maintien de la paix est un aspect essentiel de l’action que mène l’ONU pour rendre le monde meilleur. Appuyons-le comme il le faut pour qu’il réussisse.
 

Le maintien de la paix des Nations Unies est un instrument unique et dynamique conçu par l’Organisation en vue d’aider les pays en proie à des conflits à créer les conditions d’une paix durable. La première mission de maintien de la paix de l’ONU a été créée en 1948, lorsque le Conseil de sécurité a autorisé le déploiement d’observateurs militaires au Proche-Orient afin de superviser la mise en œuvre de l’accord d’armistice signé entre Israël et ses voisins arabes.
L’expression « maintien de la paix » ne figure pas dans la Charte des Nations Unies et ne peut être expliquée par une simple définition. Dag Hammarskjöld, le deuxième Secrétaire général des Nations Unies, a fait référence au maintien de la paix comme s’inscrivant sous le Chapitre « six et demi » de la Charte, entre les méthodes traditionnelles de résolution pacifique des différends, telles que la négociation et la médiation placées sous le Chapitre VI, et les actions plus coercitives autorisées sous le Chapitre VII.
Au fil des ans, le maintien de la paix des Nations Unies a évolué de manière à répondre aux exigences posées par différents conflits et un paysage politique changeant. Né à l’époque où les rivalités de la Guerre froide paralysaient régulièrement le Conseil de sécurité, le maintien de la paix avait comme principaux objectifs le maintien de cessez-le-feu et la stabilisation des situations sur le terrain afin que les efforts entrepris au niveau politique puissent aboutir à un règlement pacifique des conflits. Ces missions étaient composées d’observateurs militaires et de troupes légèrement armées ayant des fonctions de supervision, de préparation de rapports et d’établissement de la confiance en appui aux cessez-le-feu et à des accords de paix limités.

Avec la fin de la Guerre froide, le contexte stratégique du maintien de la paix des Nations Unies a profondément changé, conduisant l’Organisation à modifier et étendre ses opérations sur le terrain de missions « traditionnelles » impliquant des tâches strictement militaires à des entreprises pluridimensionnelles complexes destinées à veiller à la mise en œuvre d’accord de paix globaux et à aider à bâtir les fondations d’une paix durable. Aujourd’hui, les soldats de la paix entreprennent une grande diversité de tâches complexes, allant de l’appui à la mise en place d’institutions de gouvernance durables,  la surveillance des droits de l’homme, la réforme du secteur de la sécurité au désarmement, à la démobilisation et la réinsertion des anciens combattants.

La nature des conflits a également changé au cours de ces dernières années. Initialement conçu comme un moyen de régler des conflits inter-étatiques, le maintien de la paix a progressivement été appliqué aux conflits intra-étatiques et aux guerres civiles. Bien que les soldats demeurent l’épine dorsale de la plupart des opérations de maintien de la paix, celles-ci se composent également d’administrateurs, d’économistes, de policiers, d’experts juridiques, de démineurs, d’observateurs électoraux, d’observateurs des droits de l’homme, de spécialistes dans les domaines des affaires civiles, de la gouvernance ainsi que des employés humanitaires et des experts en communication et en information publique.
Le maintien de la paix des Nations Unies continue d’évoluer, tant sur le plan conceptuel qu’opérationnel, afin de relever les nouveaux défis et réalités politiques. Face à la demande croissante pour des opérations de paix de plus en plus complexes, les Nations Unies ont vu, ces dernières années, leurs capacités utilisées à leurs limites d’une manière qui est sans précédent .L’Organisation s’est activement employée à renforcer ses capacités de gestion et d’appui aux opérations sur le terrain et, de cette façon, a contribué à la fonction la plus importante des Nations Unies: le maintien de la paix et de la sécurité.

Réagissant à la tragédie d’Haïti, le personnel de maintien de la paix des Nations Unies a fait preuve d’un dévouement et d’un professionnalisme exemplaire
 Plus de 124 000 agents du maintien de la paix sont actuellement déployés dans le cadre de 15 opérations dans le monde entier, preuve manifeste du respect, de la dépendance et de la confiance du monde entier quant aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies.
La communauté internationale compte sur eux pour protéger les personnes vulnérables dans certaines des parties les plus dangereuses du monde, mais leur service a un prix élevé : au cours de plus de 60 années de maintien de la paix, la violence, les accidents et les maladies ont coûté la vie à plus de 2 700 personnes œuvrant dans les points sensibles du monde entier, du Moyen-Orient aux Balkans, à l’Afrique et plus loin encore. 


La Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) travaillait avec les autorités haïtiennes afin de soutenir la stabilité politique, promouvoir les droits de l'homme et renforcer la sécurité lorsqu’un violent tremblement de terre a frappé le pays le 12 janvier dernier. Plus de 230 000 haïtiens ont péri lors de l’une des plus noires journées de la nation. De plus, 101 membres du personnel des Nations Unies ont été tués, dont 96 membres de la MINUSTAH. C’est la catastrophe naturelle la plus meurtrière ayant jamais frappé Haïti et l’événement ayant coûté le plus de vies de toute l’histoire du maintien de la paix des Nations Unies. Pour le personnel de maintien de la paix, ce fut une tragédie colossale. L’effondrement du siège de la MINUSTAH a entraîné la mort du Chef de la mission Hédi Annabi et de son Adjoint Luiz Carlos da Cost, de même que celle du Chef de la police, Douglas Coates, qui assistaient à une réunion avec une délégation venue de Chine. Près de 100 autres militaires, policiers et membres du personnel civil des Nations Unies du monde entier et d’Haïti même ont également péri au siège et dans d'autres bâtiments des Nations Unies de la capitale. Au total, 29 États Membres des Nations Unies ont déploré la perte de membres du personnel en uniforme et en civil au cours de ce désastre. Le Brésil, qui avait joué un important rôle dans la mission de maintien de la paix depuis sa création en 2004, a perdu 20 de ses ressortissants, chiffre supérieur à tout autre pays ayant envoyé des soldats ou des forces de police.



En Lybie

En Côte D'Ivoire

Malgré ces pertes considérables, les membres du maintien de la paix des Nations Unies savaient que leur travail vital en vue de rétablir la stabilité devenait encore plus urgent face au chaos ambiant. La mission a du s’adapter et se transformer. Les personnels de maintien de la paix se sont immédiatement attelés à la sombre tâche visant à retrouver les survivants et à recouvrer les dépouilles des victimes, tout en reconstruisant la mission et en planifiant et en mettant en œuvre une réponse stratégique au désastre.
Depuis le tremblement de terre, la MINUSTAH a continué à travailler d’arrache-pied pour contribuer à la stabilisation d’Haïti. Le professionnalisme, le dévouement et le courage dont ont fait preuve les « Casques bleus » en Haïti depuis lors ne sont que l’un des nombreux exemples du maintien de la paix des Nations Unies à l’œuvre pour aider les pays à surmonter les conflits et les tragédies. Le personnel de maintien de la paix en Haïti et leurs collègues œuvrant dans le monde entier personnifient l'une des plus importantes fonctions des Nations Unies : le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Sur un plan plus humain, leur travail redonne espoir en un avenir meilleur et plus sûr aux personnes des pays déchirés par les conflits. À ce titre, ils méritent la reconnaissance dont ils font l’objet aujourd’hui, à l’occasion de la dixième Journée internationale des Casques bleus de l’ONU.



L’ONU donne son accord pour prendre le relais de la Misma

Des Casques bleus au Mali dès juillet 2013

El Watan, 19 mars 2013

Les participants à la réunion des pays voisins du Mali ont suggéré à ce que la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) soit «dotée d’un mandat robuste».

Le projet défendu par l’Union africaine (UA) de transformer, à terme, la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) en une opération de l’ONU ou en une force de stabilisation fait désormais consensus au sein des pays de la région du Sahel. Même le gouvernement malien de transition, qui y était opposé il y a quelques jours, ne semble plus voir d’objection au débarquement sur son territoire des Casques bleus. Les participants à la réunion des pays voisins du Mali – consacrée à la sécurité dans la région et dont les travaux se sont clôturés dimanche soir à Nouakchott – ont d’ailleurs suggéré à ce que cette force soit, à l’avenir, «dotée d’un mandat robuste».

La preuve que ce projet de force de stabilisation est déjà ficelé au sein des instances internationales est venue d’Edmond Mulet, le sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix de l’ONU.
Celui-ci a révélé, au début de la semaine à Bamako où il se trouvait en visite, que la «présence complète de la mission de stabilisation» des Nations unies au Mali sera effective en juillet prochain pour remplacer la Misma et le gros de l’armée française.

«Juillet pourrait voir le transfert de la Misma vers la mission de stabilisation de l’ONU», a fait savoir à la presse M. Mulet, précisant néanmoins qu’«il ne s’agit pas d’une force d’interposition». «On ne fait pas tampon entre le Nord et le Sud. Les membres du Conseil de sécurité et les Etats membres sont très clairs pour que le Mali étende son autorité sur tout le territoire», a précisé le responsable onusien. M. Mullet a souligné, en outre, qu’un déploiement devait être précédé par un vote au Conseil de sécurité de l’ONU. «La souveraineté du Mali est l’objectif principal de cet appui international», a-t-il insisté.

Les Burundais et les Mauritaniens en renfort

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dont le pays mène depuis le 11 janvier dernier une guerre sans merci aux groupes terroristes implantés dans le nord du Mali, a récemment affirmé lui aussi que «passer du cadre actuel (...) à un nouveau dispositif diplomatique accepté par tous les membres du Conseil de sécurité (une opération de maintien de la paix, ndlr) devrait probablement être votée au mois d’avril et appliquée deux mois plus tard».

La Misma déploie actuellement au Mali environ 6300 soldats d’Afrique de l’Ouest et du Tchad, auxquels s’ajoutent quelque 4000 soldats français. Elle pourrait mobiliser au total jusqu’à 10 000 hommes. Aux forces africaines actuellement dans la Misma, qui inclut depuis peu le contingent tchadien, pourraient s’ajouter d’autres unités, notamment burundaises et mauritaniennes.

A rappeler que la réunion d’une journée sur la sécurité dans la bande sahélo-saharienne, abritée par la capitale mauritanienne, a traité de la coopération des pays voisins du Mali dans le domaine du renseignement et du contrôle des frontières. Il était notamment question de mettre en place des arrangements sécuritaires pour la région sahélo-sahélienne dans le cadre de l’architecture africaine de paix et de sécurité.

Le Mali, ses voisins immédiats et d’autres pays de la région, l’UA et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), l’organisme Unité fusion et liaison (UFL) et le Comité d’état-major opérationnel conjoint (Cémoc), ainsi que des partenaires internationaux, à savoir l’Union européenne (UE), les Nations unies et des membres permanents du Conseil de sécurité y ont pris part. Les participants à la réunion ont ainsi affirmé, à l’occasion de ce rendez-vous, leur détermination à déployer tous leurs efforts pour faire face aux défis sécuritaires liés notamment au terrorisme, à la criminalité transfrontalière et à la prolifération d’armes.

Aussi, ont-ils convenu de la nécessité de tout entreprendre pour consolider les avancés enregistrées sur le plan sécuritaire, de faciliter la mise en œuvre du mandat de la Misma et de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région. Les participants se sont engagés également à renforcer la sécurité aux frontières à travers des «mesures spécifiques et appropriées» pour prévenir et empêcher les mouvements des groupes terroristes et criminels.
Les pays concernés ont deux semaines pour rendre compte à la commission de l’Union africaine des mesures prises et des modalités de leur mise en œuvre.
Zine Cherfaoui


"POUR TOUS LES CASQUES BLEUS QUI SONT MORTS "

Ils ne vieilliront pas comme nous
qui leur avons survécu;
ils ne connaîtront jamais
l'outrage ni le poids des années.
Quand viendra l'heure du
crépuscule et celle de l'aurore,
nous nous souviendrons d'eux. 

 

En aucun cas, la guerre n'est un but par elle-même. On ne se bat jamais, paradoxalement, que pour engendrer la paix, une certaine forme de paix.
  [Carl von Clausewitz]
Extrait de De la guerre

La paix n'est qu'une forme, un aspect de la guerre : la guerre n'est qu'une forme, un aspect de la paix : et ce qui lutte aujourd'hui est le commencement de la réconciliation de demain.
  [Jean Jaurès]

Au terme de chaque guerre la paix et de chaque paix la guerre.
  [Alfonso Di Lernia]
 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.
  [Végèce]



 
 

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