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TOURNOI ROLAND  GARROS 

ROLAND  GARROS


"Retour à l'introduction"

Biographie de Roland Garros
Un recordman

Roland Garros, un tennisman ?


Naissance
6 octobre 1888, Saint-Denis de la Réunion

Décès
5 octobre 1918 (à 29 ans) Vouziers (Ardennes)

Sépulture
Cimetière communal de Vouziers (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Nom de naissance
Eugène Adrien Roland Georges Garros

Nationalité: France

Formation
École des hautes études commerciales de Paris
Collège Stanislas
Lycée Janson-de-SaillyVoir et modifier les données sur Wikidata

Activités
Pilote, joueur de rugby à XV



Roland Garros en 1910



Roland Garros ([ga?os]) est un aviateur français, lieutenant pilote lors de la Première Guerre mondiale, né le 6 octobre 1888 à Saint-Denis de La Réunion et mort dans un combat aérien le 5 octobre 1918 à Saint-Morel (Ardennes). Il a reçu son brevet de pilotage à l'aérodrome de Cholet en Maine-et-Loire.

Sa célébrité est d'abord venue de ses exploits sportifs en avion, et surtout de la toute première traversée de la mer Méditerranée, qu'il effectue le 23 septembre 1913 à bord d'un monoplan.

Aujourd'hui, son nom reste associé au tournoi des Internationaux de France de tennis, car il se déroule dans le stade qui porte son nom depuis sa construction en 1928.

Une enfance au Soleil:
Roland Garros est né le 6 octobre 1888 rue de l’Arsenal (rebaptisée depuis « rue Roland-Garros ») à Saint-Denis de La Réunion. Sa famille est depuis longtemps établie dans l’île, avec des origines de Toulouse du côté paternel et de Lorient (via Pondichéry) du côté de sa mère née Clara Faure. Il n’a que quatre ans quand son père Georges Garros décide de partir avec sa famille en Cochinchine. Georges Garros ouvre à Saïgon un cabinet d’avocat pour s’occuper notamment des affaires commerciales de ses amis commerçants vietnamiens. Sa mère Clara enseigne au futur pilote le b.a.- ba, mais lorsqu’il atteint en 1900 le cycle secondaire, ses parents sont contraints, en l’absence de lycée dans le pays, de l’envoyer seul en métropole pour y entreprendre ses « humanités ». À cette époque, la traversée maritime dure près de deux mois entre Saïgon et Marseille. Dès ce moment, et jusqu’à la fin de sa vie, Roland Garros mène une vie pratiquement autonome, seul face à ses responsabilités4.

Mais à peine débarqué à Paris, au collège Stanislas où ses parents l’ont inscrit en 6e R1, le garçonnet de douze ans est foudroyé par une grave pneumonie et, sans attendre l’avis des parents trop lointains, la direction du collège décide de l’envoyer à l'autre collège Stanislas à Cannes5.

Un sportif accompli:
Roland Garros vers 1910 au volant d'une Bugatti Type 18.
Il y retrouve le Soleil et le sport, notamment le cyclisme, qui lui feront recouvrer la santé. Comme l’a écrit son ami l’écrivain et journaliste Jacques Mortane, « la petite Reine a réussi là où la Faculté a échoué ». Ils seront champions interscolaires de cyclisme en 1906, sous le pseudonyme de « Danlor », anagramme de son prénom, afin que son père n’en soit pas averti… C’est lui aussi qui mènera à la victoire l’équipe de football du Lycée Masséna de Nice. Sa scolarité, sans être brillante, sera néanmoins soutenue : il rattrapera sans trop de peine l’année scolaire perdue pendant sa pneumonie. Au milieu de quelques prix obtenus par le collégien, on trouve un premier prix de piano, dénotant une attirance certaine pour la musique.

Il gagne Paris pour l'année de Terminale en Philo, qu’il prépare au lycée Janson-de-Sailly, où il se liera d’amitié avec Jean Bielovucic, un jeune Péruvien qui, comme lui, se fera un nom dans l’aviation. Puis il réussit son entrée à HEC Paris, dont il sortira dans la promotion 1908 qui porte désormais son nom. Émile Lesieur, son ami et condisciple d’HEC, international de rugby à XV, le parrainera lors de son adhésion au Stade français, où il est inscrit dans la section rugby. Et, s’il pratique un peu le tennis, ce n’est, réellement, qu’en amateur.

À peine son diplôme empoché, il se fait embaucher par la firme Automobiles Grégoire. En même temps qu’à la pratique du commerce, il s’initie rapidement à la mécanique et au sport automobile, qui ne sont pas enseignés à HEC. Il ne tarde pas à vouloir voler de ses propres ailes. Son père, qui voulait faire de lui un avocat, lui a coupé les vivres. Avec l’aide financière du père d’un autre condisciple d’HEC, Jacques Quellennec (ingénieur qui participe à la construction du canal de Suez), le voilà à vingt-et-un ans chef d’entreprise et agent de Grégoire dans la boutique qu’il a ouverte au pied de l’Arc de triomphe de l'Étoile à l’enseigne « Roland Garros automobiles – voiturettes de sport », sise au 6 avenue de la Grande-Armée. Il conçoit à cette époque une voiture tubulaire avec le « baquet » Grégoire, un châssis sur lequel on a fixé deux sièges. Il peut quitter sa chambre de bonne du 10, rue des Acacias pour un appartement au 3e étage du 7 de la rue Lalo dans le 16e arrondissement de Paris.

La naissance d’une passion
En vacances d'été en 1909 à Sapicourt près de Reims, chez l’oncle de son ami Quellennec, il va assister à la « Grande Semaine d’Aviation de la Champagne » du 22 au 29 août. C'est une révélation pour lui : il sera aviateur.

Les bénéfices de son commerce automobile lui permettent de commander aussitôt au Salon de locomotion aérienne au palais de la Découverte la moins chère des machines volantes de l’époque, une Demoiselle Santos-Dumont (7 500 francs contre 30 000 à 40 000 pour un Blériot XI). L'appareil est fragile et dangereux à cause de son train d'atterrissage fragile qui se brise, ce qui vaut à la Demoiselle d'être surnommée la « tueuse d'homme ». Il n’y a pas encore d’école de pilotage : il apprendra tout seul, avec la collaboration d’un autre « Demoiselliste », le Suisse Edmond Audemars qu’il a rencontré sur le terrain d’Issy-les-Moulineaux que d’aucuns considèrent déjà comme le « berceau de l’aviation ».

Il n’a même pas obtenu son brevet de pilote aviateur qu’il est embauché pour les cérémonies du 14 juillet 1910 par le Comité Permanent des Fêtes de Cholet, où il obtient le 19 juillet son Brevet de l’Aéro-Club de France, le no 147, sur l'aérodrome de Cholet, qui porte désormais son nom. Et il totalise à peine plus de trois heures de vol lorsqu’il est engagé par l’industriel américain Hart O. Berg pour le meeting du Belmont Park à New York. Sa frêle « Demoiselle » et celle de son ami Audemars vont côtoyer les puissants Blériot XI, les Antoinette et autres Wright et Curtiss, sans bien sûr tenter de rivaliser avec eux.

À l’hôtel Astor où il est descendu, il a retrouvé son ami américain d’origine franco-canadienne John Moisant, rencontré sur le terrain d'Issy. Celui-ci organise avec son frère Alfred une tournée d’exhibitions aériennes à travers les États-Unis. Le jeune homme n’a aucune hésitation quand John lui propose de venir voler au sein du Moisant Circus, où le rejoindront Audemars, René Simon et René Barrier. Pour le garçon de 22 ans, c’est l’occasion inespérée de pouvoir voler tous les jours et ainsi d’affiner sa pratique de la boussole et du pilotage par tous les temps. Le train "Cirque Moisant" traversera une bonne partie des États-Unis, puis le Mexique et enfin Cuba et vaudra à R. Garros le surnom de « cloud kisser » (« l'embrasseur de nuages ») dans les nombreux meetings d’aviation de l’époque.

Homme de record et précurseur en Amérique du Sud

De retour en France en mai 1911, R. Garros participe aux trois grandes épreuves de l’année, la course d'aviation Paris-Madrid, le Paris-Rome et le Circuit européen. Malgré ses indéniables qualités de pilote, il se fera à chaque fois coiffer au poteau et les journalistes, ironiquement méchants, le surnommeront « l’Éternel Second ».

Il ne tardera pas à prendre sa revanche. Il est ensuite engagé pour un meeting sur le terrain de Champirol situé sur les communes de Villars (Loire) et Saint-Priest-en-Jarez à proximité de Saint-Étienne, où il retrouve, entre autres vedettes de l’aviation, l’ami « Bielo » devenu son « frère d’armes ». Mais surtout, il y fait la connaissance de Charles Voisin et de son amie, la baronne de Laroche. La sympathie passe tout de suite entre eux et Voisin, qui s’occupe déjà des affaires de Bielovucic, accepte de prendre en mains la carrière aéronautique de son nouvel ami. C’est lui qui prépare leur participation au 'meeting' du Mans et, tout de suite après, il va organiser le 1er record d'altitude que Garros arrachera avec 3 950 m au capitaine Félix, le 4 septembre 1911, en décollant de la plage de Cancale. Garros professe alors que les records d’altitude sont les plus utiles pour le développement de l’aviation car les appareils qu’on est obligé de construire pour eux sont les plus « sûrs », les « moins dangereux », les plus « capables de rendre des services ». Ce premier record le place désormais parmi les meilleurs, il est sollicité de toutes parts. À Marseille notamment, où il va renouer ses relations avec son père grâce à la médiation de leur ami commun Jean Ajalbert. Au parc Borély, plus de 100 000 spectateurs enthousiastes assisteront à ses évolutions aériennes, aux côtés de Jules Védrines, l’autre vedette du spectacle.

Puis l’industriel américain Willis Mc Cormick, créateur de la Queen’s Aviation Company limited, l’engage, avec René Barrier, Edmond Audemars et Charles Voisin, pour une grande tournée en Amérique. Avec son Blériot XI, Garros sera le premier à effectuer la traversée aérienne de la baie de Rio de Janeiro, à survoler la forêt tropicale, à prendre des photos aériennes en relief à l’aide de son Vérascope Richard. Il est le premier à voler de São Paulo à Santos en emportant symboliquement un petit sac postal et c’est de concert avec son ami Eduardo Chaves, l’un des futurs créateurs de l’aviation civile brésilienne, qu’il fait triomphalement le vol de retour Santos-São Paulo.

C’est aussi à Rio, à l’issue d’une démonstration publique, qu’il est abordé par le major Paiva Meira, chef de la Commission militaire du Brésil, et le lieutenant Ricardo Kirk : avec eux, il va organiser une semaine d’aviation destinée aux militaires, donnant le baptême de l’air à de nombreux jeunes officiers qui vont constituer le noyau de la future armée de l’air brésilienne. Le lieutenant Kirk, considéré au Brésil comme le père de l’aviation militaire, fait partie de ceux-ci et il commandera, dès le mois de septembre, la délégation des jeunes officiers brésiliens venus à Étampes passer leurs brevets de pilotes. Le sien portera le numéro 1089. À ce titre, Roland Garros peut être considéré comme l’initiateur de l’aviation militaire brésilienne.

En Argentine, l’aviateur laissera dans la mémoire populaire un nom respecté que beaucoup n’hésiteront pas à associer plus tard à celui de cet autre grand aviateur français, « l’archange » Jean Mermoz.

Circuit d’Anjou, records de Houlgate et Tunis, raid Tunis-Rome

Mais c’est à Angers que Garros va obtenir son premier très grand succès. Le Grand Prix de l’Aéroclub de France doit couronner le vainqueur du circuit d’Anjou : il s’agit d’accomplir sept fois et en deux jours, le dimanche 16 et le lundi 17 juin 1912, le triangle Angers-Cholet-Saumur, soit un peu plus de 1 100 kilomètres. R. Garros, qui se présente avec son Blériot 50 ch personnel (il a depuis longtemps mis un point d’honneur à ne voler que sur ses propres machines), est opposé aux trente-trois meilleurs pilotes du monde, soutenus par tous les moyens possibles des firmes industrielles les plus puissantes du monde. Si quelques courageux ont pris leur envol malgré le vent et la tempête, Garros restera bientôt le seul en l’air avec le jeune Brindejonc des Moulinais qui, malheureusement pour lui, franchira la ligne d’arrivée en dehors du temps réglementaire. Roland Garros est donc le seul à terminer les épreuves du premier et du deuxième jour. Les journalistes ne l’appellent plus désormais que « le champion des champions ».

Il le confirme au premier meeting de Vienne où, tous prix cumulés, il reçoit 21 000 couronnes, la somme la plus importante attribuée à un Français, Audemars se contentant de 7 500 couronnes. Il ne s’endort pas sur ses lauriers et, tout de suite après ces brillantes victoires, il va de nouveau obtenir avec son Blériot le record d’altitude, à Houlgate où son ami l’industriel Émile Dubonnet (brevet de pilote no 47) lui a offert l’hospitalité dans sa somptueuse villa. Avec un appareil du même type que celui utilisé l’année précédente à Cancale, c’est près d’un kilomètre qu’il gagne en hauteur : le voilà à 4 950 mètres.

Mais après ces brillants succès, il connaît le malheur de perdre son ami Charles Voisin qui se tue dans un accident de voiture. Surmontant une dure période de désarroi, il a la chance, à ce moment-là, que Raymond Saulnier et Léon Morane prennent contact avec lui et il va devenir pilote d’essai de la toute jeune firme Morane-Saulnier.

Son record de Houlgate n’ayant pas tenu plus de quinze jours, il décide de le reconquérir. Avec, cette fois-ci, le Morane-Saulnier type H (en) de Georges Legagneux, le nouveau recordman, à qui il l’achète sur ses propres deniers. Après quelques essais infructueux marqués de nombreux capotages sur le terrain des Milles, près d'Aix-en-Provence, il décide de se rendre à Tunis où le climat lui paraît plus favorable. C’est là qu’il obtient son troisième record, homologué par l’Aéroclub de France à 5 610 mètres.

D’après le contrat qui le lie désormais à la maison Morane-Saulnier, il reste « un exploit » sur les deux qu’il devait. Il opte pour un raid Tunis-Rome (du 18 décembre 1912 au 23 décembre 1912 en trois étapes : Tunis-Trapani, 320 kilomètres; Trapani-Santa-Eufemia, 400 kilomètres; Santa-Eufemia-Rome, 438 kilomètres), qui lui permet, par son vol Tunis-Trapani, d’être en décembre 1912 le premier à relier par les airs deux continents, l’Afrique et l’Europe. Il se réjouit aussi d’être « le premier à survoler le Vésuve » et l’accueil chaleureux que lui réservent à Rome les autorités, ses amis de l’Aeroclub d’Italie et la foule enthousiaste compense la déception de sa deuxième place l’année précédente lors du Paris-Rome qui a vu la victoire d’André Beaumont.

Première traversée aérienne de la mer Méditerranée

Tombe de Roland Garros à Vouziers.
Parallèlement, R. Garros est devenu en quelque sorte le conseiller technique de Raymond Saulnier, dont le traité Équilibre, centrage et classification des aéroplanes continue depuis trois ans à faire autorité chez les avionneurs. Celui-ci signe, dans Le Figaro, conjointement avec Léon Morane, un article dans lequel tous deux exposent et défendent ardemment les théories de R. Garros sur « l’excédent de puissance » et la « qualité du vol ».

Au printemps 1913, Garros part en vacances sur la Côte d’Azur retrouver, avec sa compagne Marcelle Gorge, les décors de son adolescence. Mais il ne peut s’empêcher de participer à la coupe que son ami Jacques Schneider (voir Coupe Schneider), le commissaire de son premier record d’altitude, vient de créer pour les hydravions. Il n’en tire que la satisfaction d’avoir pu tenir tête avec un modeste moteur de 60 ch à des appareils beaucoup plus puissants.

R. Garros a entretemps reçu son prix de l’Académie des sports pour l'année 1912 (prix Henri Deutsch de la Meurthe). Le 15 juin, il participe pour la deuxième fois avec succès au deuxième meeting de Vienne. Le 2 juillet, il va, avec Audemars, Léon Morane et Eugène Gilbert, accueillir à Compiègne Brindejonc des Moulinais rentrant de son « circuit des capitales » : les cinq Morane font route de concert vers la capitale, formant ainsi, selon l’historien Edmond Petit, « ce qui doit être le premier vol de groupe à cinq de l’histoire ».

R. Garros a aussi fait, à Molsheim, la connaissance du prestigieux constructeur d’automobiles Ettore Bugatti. Les deux hommes se sont très vite entendus. R. Garros a tout de suite commandé une Bugatti 5 litres type 18, la seule voiture pouvant moralement porter le nom de « Roland-Garros » puisque c’est Bugatti lui-même qui l’a ainsi baptisée (il n’en sera fabriqué que sept exemplaires, celle de Garros, numéro de châssis 474, a survécu au Royaume-Uni sous le nom de « Black Bess »). Elle lui est livrée le 18 septembre 1913. Il a déjà projeté en secret de réaliser la traversée de la Méditerranée en juillet ou en août mais le vent est au sud et la mer est démontée. Au matin du dimanche 21 septembre 1913, un coup de téléphone de son mécanicien Hue lui apprend qu'une embellie s'installe sur la Méditerranée et que le vent a tourné. Le 22 septembre, il arrive à Saint-Raphaël dans un train en provenance de Paris.

Et le 23 septembre 1913, Roland Garros passe à la postérité pour avoir réussi la première traversée aérienne de la Méditerranée en 7 heures et 53 minutes évoluant à une vitesse moyenne de 101 kilomètres à l'heure. Son amie Marcelle est la seule femme et la seule civile présente sur le terrain du Centre d’aviation de la Base d'aéronautique navale de Fréjus-Saint Raphaël d’où il prend l’air15. Jean Cocteau, qui écrira plus tard sur Roland Garros le long poème intitulé Le Cap de Bonne Espérance y évoque la « jeune femme au manteau de skunks ». Le monoplan Morane-Saulnier, équipé d'un moteur Gnome de 80 chevaux et d'une hélice Chauvière décolle à 5 h 47, alourdi de 200 litres d’essence et de 60 L d’huile de ricin. Garros part à la boussole, avec un moteur qui subit deux pannes et perd une pièce, au large de la Corse et au-dessus de la Sardaigne. Il lui reste 5 litres d'essence quand il se pose à Bizerte à 13 h 40 après avoir parcouru quelque 780 kilomètres.

À Marseille, puis à Paris, l’aviateur est accueilli en triomphe. Il faut dire qu’après cet exploit, le vainqueur de la Méditerranée devient la coqueluche de la France et du tout-Paris. J. Cocteau qui, comme l’a dit Jean-Jacques Kihm, l’un des meilleurs connaisseurs du poète, « avait une véritable passion d’être l’ami des gens les plus célèbres de son temps », a réussi à se faire présenter au héros de la Méditerranée, qui l’emmènera plusieurs fois en avion faire de l'acrobatie aérienne. Il lui dédiera son poème Le Cap de Bonne-Espérance.

Tous ses pairs les plus prestigieux félicitent l’aviateur de son exploit et déjà la presse évoque les premières lignes aériennes, qui ne verront réellement le jour qu’après la guerre. Les 39 km de la traversée de la Manche ne datent que de quatre ans. Il faut attendre six ans et une guerre pour la première traversée aérienne de l’Atlantique, le 15 juin 1919, par les Britanniques Alcock et Brown (bien avant celle de Lindbergh).

R. Garros est à l’origine, avec Jacques Mortane qui en assure le secrétariat général, de l’association qu’ils appellent tout simplement « Le Groupe », réunissant une quinzaine de vedettes de l’aviation. Ce Groupe a, entre autres vocations, de venir en aide aux veuves et orphelins de leurs camarades aviateurs ayant trouvé la mort et ils sont déjà nombreux à avoir payé leur tribut à leur passion. Pour récolter des fonds, il leur suffit d’organiser 'meetings' et exhibitions. Ainsi, ils sont quatorze le 14 juin 1914, à présenter, en dehors des patronages officiels, leur première réalisation, la « Journée des Aviateurs » à Juvisy.

Le dernier meeting de Vienne

Statue de Roland Garros par Étienne Forestier au Barachois, à Saint-Denis de La Réunion.
C’est en octobre 1913, à Côme, au cours du Circuit des Lacs italiens, que R. Garros a rencontré l’Allemand Hellmuth Hirth (en), pilote émérite et alors directeur technique des Albatros Werke (en) à Johannisthal. Ils vont se revoir peu après à Èze, dans la villa de la Grande-Duchesse Anastasie de Mecklembourg-Schwerin, la plus ardente admiratrice de Garros qui n’est autre que la belle-mère du Kronprinz Guillaume lui-même.

Les deux hommes se retrouvent en juin 1914 à Aspern pour le troisième et dernier 'meeting' de Vienne qui est marqué par deux événements tragiques. C’est d’abord la première des grandes catastrophes aériennes du monde : un dirigeable militaire autrichien de type M III en mission photographique est heurté en vol par un Farman. Les deux appareils sont précipités au sol face au champ d’Aspern, causant la mort des neuf officiers. Les aviateurs français organisent un cortège aérien pour saluer ces « frères d’armes » ; tous leurs appareils crêpés de noir, dont le Morane N que R. Garros présente pour la première fois en public, passent l’un derrière l’autre à la verticale du lieu de la catastrophe, faisant aux victimes de magnifiques funérailles aériennes.

Puis survient l’autre drame, l’historique assassinat à Sarajevo de l'archiduc François-Ferdinand, mais personne n’imagine encore la guerre si proche. R. Garros propose à H. Hirth de venir visiter les usines Morane-Saulnier. En retour, H. Hirth l’invite, ainsi que Raymond Saulnier, pour une visite tournante des usines aéronautiques allemandes. C’est à Berlin que les bruits de guerre vont le surprendre. Au volant de sa Bugatti, en compagnie de son mécano Jules Hue, Garros parvient juste avant sa fermeture à franchir la frontière allemande.

Première mise au point des tirs à travers l'hélice
Morane-Saulnier type N équipé du dispositif de tir à travers le champ de l'hélice, mis au point par Roland Garros.
La Première Guerre mondiale le fait naturellement pilote de guerre. Alors que, né dans une colonie, il ne doit aucun service militaire, il s’engage comme simple soldat dès le 2 août 1914 pour la durée de la guerre. D’abord affecté à l’escadrille Morane-Saulnier MS23, il participe à de nombreuses missions d’observation, de reconnaissance, de lâchages d’obus empennés en guise de bombes, de combats avec un observateur armé d’une carabine ou d’un mousqueton. Au début des hostilités, les pilotes ennemis se font des signes amicaux lorsqu'ils se rencontrent. Par la suite, ils se tirent dessus soit au fusil, soit au revolver mais cet armement en vol est peu efficace. Une mitrailleuse le serait plus mais au début de la guerre, elle est trop lourde pour la frêle structure faite de bois et d'acier léger.

Son ami Raymond Saulnier parvient à le faire affecter au CRP (le camp retranché de Paris) dans le but de mettre au point le tir à travers le champ de l’hélice (système que l’ingénieur a imaginé pour remplacer le tir synchronisé pour lequel il a déposé un brevet en avril). Il s’agit simplement de blinder chaque pale de l’hélice à l’aide d'une pièce métallique triangulaire déviant les balles. Dès novembre 1914, Garros sera le premier spécialiste à définir dans un rapport au GQG l'avion de chasse monoplace tel qu'il sera utilisé dans tous les pays du monde au cours des décennies à venir et il achève en janvier 1915 la mise au point du tout premier chasseur monoplace de l'histoire, armé d’une mitrailleuse tirant dans l’axe de l’avion à travers le champ de rotation de l'hélice20. Afin que les pales de l'hélice ne soient pas traversées par les projectiles, elles sont équipées, aux endroits vulnérables, de déflecteurs de balles (plaques d'acier qui rejettent les projectiles en dehors du champ de l'hélice) mais les balles peuvent revenir par ricochet et traverser l'avion ou le pilote.

Il retourne alors au front, affecté à la MS26, et son dispositif de tir adapté sur un Morane-Saulnier type L « Parasol » lui permet d'obtenir, début avril 1915, trois victoires consécutives en quinze jours : pour l’ensemble des forces alliées, ce sont les 4e, 5e et 6e victoires aériennes et, en outre, les premières remportées par un homme seul aux commandes d’un monoplace. Curieusement, pour les autorités militaires françaises, ces résultats ne seront pas suffisants pour apprécier l’efficacité de cette technique.

Prisonnier de guerre
Le 18 avril 1915, le sous-lieutenant Garros est en mission au-dessus de la Belgique. Touché par une balle de la DCA allemande, son avion connaît des problèmes de carburant et il est obligé d'atterrir à Hulste, en territoire belge occupé. Il est fait prisonnier avant d'avoir pu mettre le feu à son avion.

Son système est aussitôt étudié par Anthony Fokker qui tentera de le copier. Après des échecs répétés, les ingénieurs Heinrich Lübber, Curt Heber et Leimberger auront recours à un système complètement différent, basé sur un brevet de 1913, rendant la mitrailleuse complètement synchrone avec l'hélice. Le système Fokker équipera en premier le Fokker E.III avec lequel l’aviation allemande va dominer les airs jusqu’au milieu de l'année 1916, jusqu'à ce que le système Fokker soit copié par les alliés.

Comme toutes les fortes têtes, R. Garros sera soumis à une surveillance privilégiée et déplacé d’un camp à un autre (Küstrin, Trèves, Gnadenfrei, Magdebourg, Burg et de nouveau Magdebourg), car il faut l’empêcher d’avoir le temps de réunir les conditions d’une évasion. Après de nombreuses et infructueuses tentatives : tunnel, par la mer ou même en avion (mission pour laquelle Jules Védrines lui-même s’est porté volontaire), R. Garros ne parvient à s'évader qu’au bout de trois ans, le 15 février 1918, en compagnie du lieutenant Anselme Marchal.

En effet, à la fin 1917, Roland Garros est transféré au camp de Magdebourg où il retrouve un prisonnier qui parle un très bon allemand : Anselme Marchal. Avec l'aide de compagnons, les deux hommes se confectionnent alors, grossièrement, des uniformes d'officier allemand. Puis, vêtus de la sorte, sous le couvert de la pénombre et du ton irascible d'Anselme, ils passent les quatre sentinelles. Enfin sortis du camp, ils prennent des habits civils et commence pour eux un long périple à travers l'Allemagne avant d'arriver en Hollande, puis en Angleterre et enfin en France.

À ce sujet, on peut souligner que, si le cinéaste Jean Renoir a bénéficié du témoignage du futur général Armand Pinsard, ancien compagnon de R. Garros à la MS23, fait prisonnier puis évadé tout comme lui, il s’est nécessairement inspiré du récit de la captivité de R. Garros donné par Jean Ajalbert dans La Passion de Roland Garros ou Jean des Vallières dans Kavalier Scharnhorst pour camper dans La Grande Illusion le personnage de Boëldieu. Car ce n’est certainement pas pure coïncidence si son compagnon dans le film porte le nom de « Maréchal ».

Les derniers moments d’une très courte vie
Le Miroir fête les aviateurs Roland Garros et René Fonck.

La tombe provisoire de Garros dans Le Miroir.
Ces trois ans de captivité ont sérieusement dégradé sa santé, particulièrement sa vue : sa myopie latente devenue très gênante l’oblige à aller clandestinement se faire faire des lunettes pour pouvoir continuer à piloter.

Clemenceau a vainement tenté de garder Garros comme conseiller auprès de l’État-Major, mais « le Tigre » doit s’incliner devant la volonté obstinée de l’aviateur : celui-ci veut retourner au combat, un peu comme s’il considérait sa captivité comme une faute coupable. L’évadé a entre temps été élevé au grade d’officier de la Légion d'honneur, sans difficulté cette fois-ci, car pour le ruban de chevalier, le président Poincaré lui-même avait dû intervenir contre de fortes oppositions pour qu’il soit attribué au vainqueur de la Méditerranée.

Après une convalescence et un circuit complet de remise à niveau (les appareils et les méthodes de combat aérien ont complètement changé en trois ans), il est affecté à son ancienne MS26 devenue la SPA26 puisque désormais équipée de SPAD XIII. Elle fait partie, avec les trois autres escadrilles de Cigognes, du Groupe de Combat no 12 (GC12). À force de ténacité, Roland Garros parvient à retrouver l’aisance de son pilotage. L’escadrille quitte Nancy pour le terrain de la Noblette, en Champagne.

Bien que n’aimant pas l’atmosphère de « l’arrière » qu’il a côtoyée à contrecœur en 1914 alors qu’il travaillait à la mise au point du « tir à travers l’hélice », il vient régulièrement en permission de la Noblette à Paris. Marcelle n’y est pas, elle suit une longue convalescence à Billère, dans les Pyrénées. Hormis Audemars, qui, de nationalité suisse, ne peut participer aux combats et doit se contenter d’assurer la livraison des appareils neufs et qui occupe toujours le 4e étage du 7 rue Lalo, tous ses amis ont disparu à la guerre ou bien sont toujours au front. Si bien qu’il se retrouve souvent chez son amie la pianiste d’origine polonaise Misia Edwards (Misia née Godebska, la future Misia Sert), avec qui il partage l’amour pour la musique de Chopin. L’ancienne élève de Gabriel Fauré jouera pour lui des soirées entières quand ce n’est pas Roland Garros, dont le talent musical s’est affirmé depuis Nice, qui est lui-même l’interprète de leur compositeur favori. Un soir de septembre, Isadora Duncan qui fait partie des nombreux invités du salon de Misia, demande à Roland Garros de se mettre au piano et de jouer du Chopin. Il s’exécute et Isadora se met à danser. Comme elle le racontera elle-même dans son autobiographie My Life, alors qu’il la raccompagne à son hôtel, elle dansera encore pour lui place de la Concorde au cours d’une alerte aérienne, tandis que « lui, écrit-elle, assis sur la margelle d’une fontaine, m’applaudissait, ses yeux noirs mélancoliques brillant du feu des fusées qui tombaient et explosaient non loin de nous. (…) Peu après, l’Ange des Héros l’a saisi et l’a transporté ailleurs. »

Le 2 octobre 1918, Roland Garros remportait sa quatrième et dernière victoire. La veille de ses 30 ans, le 5 octobre, cinq semaines avant l'Armistice, à l’issue d’un combat contre des Fokker D.VII, son SPAD explosait en l’air avant de s’écraser sur le territoire de la commune de Saint-Morel, dans les Ardennes, non loin de Vouziers où il est enterré. En 2013, la Poste française émet un timbre en son honneur.

Le souvenir de Roland Garros

Un nom lié au tennis

Le nom de Roland Garros est généralement associé au tennis. En effet, Roland Garros avait adhéré à la section rugby du Stade français en 1906, avec le parrainage de son condisciple d'HEC et athlète Émile Lesieur , et c’est ce dernier qui, en 1927, devenu président de la prestigieuse association, exigea fermement que l’on donnât le nom de son ami au stade de tennis parisien qu’il fallait construire pour accueillir les épreuves de la coupe Davis ramenée en France par les « Mousquetaires ». Dixit le compte-rendu : « je ne sortirai pas un sou de mes caisses si on ne donne pas à ce stade le nom de mon ami Garros. »

Autres hommages

Toutefois, plusieurs associations et institutions s’efforcent de sauvegarder la mémoire du vainqueur de la Méditerranée et de l’inventeur de l’avion de chasse monoplace.
À Vouziers, où repose sa dépouille, l’ARGAT (Association Roland Garros de l’Aviation au Tennis), fondée en 1986 par Yvon Carles, s’est donné pour but d'entretenir le souvenir de l’aviateur mort pour la France sur le territoire de la commune. Outre l’entretien de sa tombe, l’ARGAT organise tous les ans une cérémonie à Saint-Morel où son SPAD s’est écrasé, le 5 octobre 1918, ainsi qu’au cimetière de Vouziers.
À Cholet, l’Aérienne du Choletais, fondée par Philippe Renaudet, est parvenue à convaincre la municipalité de donner à son aérodrome le nom de « Roland-Garros », puisque c’est sur ce terrain que Garros a obtenu, le 19 juillet 1910, le Brevet de Pilote de l’Aéro-Club de France no 147. On peut voir sur le terrain d'aviation une stèle à la mémoire de Roland Garros. À l'occasion de son centenaire en 1988, un timbre philatélique d'une valeur de 2 F a été émis, ainsi que trois flammes philatéliques : l'une datée du 10-11 septembre 1988 - 49 Cholet, une autre datée du 2 juillet 1988 - 974 St Denis - la troisième, du 28 juillet 1988, de St Denis de la Réunion.
À Fréjus, d’où il s’est envolé le 23 septembre 1913 pour la Tunisie, un colloque et une exposition ont été organisés en 2003 pour le 90e anniversaire de la traversée de la Méditerranée. Un monument surmonté d’un buste de Garros est érigé.
L’Aéro-Club et la ville de Cagliari en Sardaigne entretiennent son nom.
À Tunis, le monument de Fréjus - accueil du vol 1989 – accueil du vol 2003.
À Nice, existe le collège Roland-Garros.
À Paris : En 1928 une voie nouvelle a été ouverte dans le 20e arrondissement sous le nom de square Roland-Garros, dans un quartier où de nombreuses rues portent le nom de pionniers de l’aéronautique.
En 1988, sous l’impulsion du ministre délégué chargé des Transports Jacques Douffiagues et sous la direction d’un Comité du Centenaire présidé par Joseph Blond, Président honoraire de l’Aéro-Club de France, sa naissance a été largement commémorée (voir la pièce de dix francs Roland Garros), avec de nombreuses manifestations, au palais de Chaillot, à la Mairie de Neuilly, avec une course aérienne Le Bourget-La Réunion baptisée « Route de la Vanille », ainsi qu’une fête aérienne sur l’ancienne base de Séchault près de Vouziers. À cette occasion, Philippe Chatrier, président de la FIT et de la FFT, inaugura dans l’enceinte du stade qui porte son nom un marbre célébrant la mémoire de Roland Garros. Depuis, le « Tenniseum », construit sur le même site et quelquefois appelé à tort « musée de Roland Garros », rend bien hommage à un grand aviateur dont il a plaqué l’effigie sur toute la hauteur d’un panneau. Il ne s’agit pourtant pas de R. Garros, mais de Charles Lindbergh. Sur l’ensemble du très long texte déroulé sur les murs, huit lignes sont tout de même consacrées à l’aviateur français, dont quatre pour minutieusement expliquer que le prénom de « Roland » s’écrit avec un "L", non 2.
En 2008, quelques anciens de HEC, en collaboration avec d’anciens élèves de l’École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace (SUPAERO), ont décidé de célébrer le centenaire de la sortie de leur école de Roland Garros, au sein de la promotion 1908.

À La Réunion : La statue d’Étienne Forestier le représentant appuyé sur une hélice s’élève sur la place du Barachois à Saint-Denis et la rue de l’Arsenal, où il est né, a été rebaptisée rue Roland-Garros.
L’aéroport principal à Gillot Sainte-Marie porte son nom depuis 1994. Sa construction a été réalisée à la fin des années 1920. Ses portes se sont ouvertes pour la première fois le 26 novembre 1929, le jour où le tout premier avion s'est posé sur l'île. En octobre 2018, le Centenaire de la disparition de l'aviateur y a été célébré. Une réplique de l'avion, le Morane-H avec lequel il a traversé la Méditerranée a pu faire une démonstration de vol lors de la semaine portes ouvertes.
ainsi que l’aéro-club Roland-Garros fondé en 1933 (nom donné à sa création). Un avion porte ses initiales F-OPRG.

Roland-Garros, par Marco Ah-Kiem. Sainte-Marie
Sur la base aérienne 181 Lieutenant Roland Garros à Sainte-Marie, une statue de Roland Garros, œuvre du sculpteur réunionnais Marco Ah-Kiem et faite d’après une photo prise lors du Paris-Rome en 1911, a été inaugurée le 16 juin 2008 au cours d'une semaine aéronautique en hommage au premier créole volant.
Le lycée Roland-Garros du Tampon porte son nom.

L'aviateur est sur une pièce de 10 € en argent éditée en 2012 par la Monnaie de Paris, pour la collection « Les Euros des Régions » afin de représenter La Réunion, sa région natale.
En 1914, peu après le début de la Première Guerre mondiale, le poète futuriste Ilia Zdanevitch écrivit un poème mi-zaoum mi-onomatopéique en hommage aux exploits de Roland Garros. Ce poème, retrouvé à Tbilissi en octobre 1989, a été publié en 2000 en russe et en français (dans une traduction de Régis Gayraud) par les éditions Clémence Hiver (in Carnets de l'Iliazd-Club no 5).
Le 22 septembre 2013, à l'occasion du centième anniversaire de la traversée de la Méditerranée, l'association Replic'Air renouvelle la traversée sur une réplique exacte bien que de construction récente, en un temps très similaire (7 h 44 min).
Deux médailles commémoratives du centenaire de la première traversée aérienne de la mer Méditerranée par Roland Garros, avec des graphismes similaires, ont été créées par Georges G. Page (déjà auteur de la « Médaille des Anciens des Forces Françaises en Allemagne » à la Monnaie de Paris) : On y voit Roland Garros, les côtes de France et de Tunisie, la Corse, la Sardaigne, l'avion de l'exploit décollant de Fréjus, un cerf-volant à l'origine de bien des vocations aéronautiques et un autre avion piloté par Roland Garros, avec la cocarde française, équipé d'une mitrailleuse rappelant l'invention du tir à travers l'hélice due à ce célèbre aviateur français mort en combat aérien. Ces médailles sont au module de 50 mm en bronze florentin, en série limitée à compte d'auteur, déposées à l'I.N.P.I. et la Bibliothèque nationale de France.
 
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, Roland Garros n'était pas tennisman (bien qu'il s'adonnait souvent à ce sport !), mais aviateur. Né en 1888 à St Denis de la réunion, il devint rapidement un aviateur hors-pair célèbre par les multiples records d'altitude à son acquis. Il réalise surtout la 1ère traversée de méditerranée sans escale en 1913, en 7heures 53 minutes. Il sera tué en octobre 1918 lors d'un combat aérien dans les Ardennes.

Il passa à la postérité pour avoir réussi, le 23 septembre 1913, la première traversée de la Méditerranée en 7 h 53 min. à bord de son Morane-Saulnier H, malgré un moteur qui subit deux pannes, au large de la Corse et au-dessus de la Sardaigne. Il lui restait 5 litres d'essence quand il se posa à Bizerte.

Il avait auparavant remporté trois records d'altitude, fait aux États-Unis, au Mexique et à Cuba une tournée d'exhibition de plus de six mois, volé en Espagne, en Italie, en Belgique, en Hollande, en Grande-Bretagne, en Tunisie, au Brésil où il fut l'un des initiateurs de l'aviation militaire de ce pays, en Argentine, et en Allemagne.


Date et lieu de décès : 5 octobre 1918, Vouziers, France, à l'âge de trente ans.

Un inventeur
Statue de Roland Garros appuyé sur une hélice au Barachois, à Saint-Denis de la Réunion.
Le conflit de 1914-1918 le fit naturellement pilote de guerre : il remporta quatre victoires.
Dès novembre 1914, il fut le premier spécialiste à définir dans un rapport au G.Q.G. l’avion de chasse tel qu’il sera utilisé dans les décennies suivantes et participa à la mise au point du tout premier chasseur de l'histoire avec le tir de mitrailleuse à travers le champ de l'hélice, dispositif qui lui permit d'obtenir début avril 1915 trois victoires consécutives en quinze jours. Mais une panne le contraignit bientôt d’atterrir en territoire occupé et il fut fait prisonnier avant d'avoir pu détruire son avion ; son système fut aussitôt étudié et amélioré par Anthony Fokker qui en équipa le « Fokker E1 » avec lequel l’aviation allemande acquit dans les airs une suprématie absolue, jusqu’à la fin de 1915.

Tombe de Roland Garros à Vouziers.
Il ne parvint à s'évader qu’au bout de trois ans, fut à cette occasion le co-fondateur de l’Union Nationale des Evadés de Guerre et reprit vite sa place dans l'escadrille « SPA26 » du fameux groupe des « Cigognes ». Mais il fut tué lors d'un combat aérien le 25 octobre 1918 à Saint-Morel dans les Ardennes, près de Vouziers où il est enterré.

Sa postérité
Il avait adhéré au Stade Français en 1906 avec le parrainage de son condisciple d'HEC Émile Lesieur, et c’est ce dernier qui en 1927, devenu président de la prestigieuse association, exigea fermement que l’on donnât le nom de son ami Garros au stade de tennis parisien qu’il fallait construire pour accueillir les épreuves de la coupe Davis ramenée en France par les « Mousquetaires ».

L'aéroport principal de La Réunion, à Gillot, porte également son nom. L'aéroclub Roland Garros le porte également (il y a même un avion qui porte ses initiales F-OPRG).

"Roland-Garros, une histoire sans fin"
Comment est né le stade Roland-Garros ?
Il y a plus d'un siècle…
Même si le stade qui abrite aujourd'hui l'un des quatre plus grands tournois du monde ne fut bâti qu'en 1928, l'épreuve a vu le jour beaucoup plus tôt, il y a plus d'un siècle. La première édition eut en effet lieu en 1891. Réservée uniquement aux joueurs inscrits dans des clubs français, elle s'est déroulée sur les courts du Stade Français. Six ans plus tard, les femmes avaient, à leur tour, leur compétition. Mais ce n'est qu'en 1925 que la Fédération décidait d'ouvrir le tournoi aux meilleurs joueurs étrangers. Les Internationaux de France voyaient donc le jour. Le Stade Français et le Racing Club de France accueillaient en alternance ce grand rendez-vous jusqu'en 1928.


L'open de France est l'un des quatre rendez-vous annuels du tennis mondial. Ce tournois existe depuis 1925, mais se tient à Roland Garros à partir de 1928, après la victoire des "mousquetaires" français lors de la coupe David 1927. Très peu connu à son début, il doit son rayonnement planétaire à la télévision, qui arrive dans les cours au début des années 70. Aujourd'hui, Roland Garros est suivi par plusieurs centaines de millions de téléspectateurs, à partir du monde entier.


Pièce de 10 francs français commémorant le centenaire de la naissance de Roland Garros ;
Date d'émission : 1988 ;
Tranche : Standard au type courant Mathieu dont cette pièce est un dérivé : LIBERTE EGALITE FRATERNITE respectivement séparés par une branche de laurier, de blé et d'olivier.

"Citations"
Le tennis, c'est plus qu'un sport. C'est un art, au même titre que la danse.
Joueur de tennis américain  [ Bill Tilden ]

  Le tennis, c'est 90% de collation d'informations et 10% de créativité.
 [ Joe Chang ]

"La mise en scène, c'est comme le tennis. Au début, on trouve ça déjà tellement difficile de renvoyer la balle dans le court qu'on ne cherche même pas à avoir de stratégie." Cinéaste et acteur français
[ Francis Veber ]

Le tennis et le ping-pong, c'est pareil. Sauf qu'au tennis,
les joueurs sont debout sur la table.
Artiste comique et acteur français   [ Coluche ]

La poésie en vers libres, c'est comme jouer au tennis sans filet.
Poète américain  [ Robert Frost ]

"La crétinerie est une qualité essentielle au tennis."
citation: Joueur de tennis français  [ Yannick Noah ]
 


"Un stade pour les Mousquetaires"
L'événement qui allait bouleverser le tennis français eut lieu en 1927. Cette année-là, Jacques "Toto" Brugnon, Jean Borotra, Henri Cochet et René Lacoste réussissaient l'exploit de conquérir la Coupe Davis sur le sol américain. Les célèbrent Mousquetaires venaient d'écrire la premier chapitre de leur légende. Pour la revanche, en 1928, à Paris, l'événement réclamait un cadre à la mesure de son retentissement. Le Stade Français cédait alors à la Fédération un terrain de trois hectares situé près de la Porte d'Auteuil, pour que soit construit un stade flambant neuf.

"Pourquoi porte-t-il le nom d'un aviateur ?"
Le club ne posait qu'une seule condition : que l'enceinte porte le nom de l'un de ses membres, décédé dix ans plus tôt.
Pionnier de l'aviation, Roland Garros avait réussi la première traversée de la Méditerranée le 23 septembre 1913. Les Internationaux de France 1928 étaient finalement le premier événement à se dérouler au stade Roland-Garros, juste avant que les Mousquetaires ne fassent honneur à cet édifice en conservant
le Saladier d'argent.
"Après-guerre : de l'essor à l'âge d'or".
Même si l'épopée des Mousquetaires s'achevait par une défaite en 1933, le stade de Roland-Garros continuait de vibrer d'année en année avec les Internationaux de France. Annulée de 1940 à 1945 en raison de la seconde Guerre mondiale, l'épreuve prenait peu à peu son essor au fur et à mesure que le tennis se développait. Le tournant intervenait en 1968 : les Internationaux de France devenaient le premier tournoi "open" du Grand Chelem. L'ère du professionnalisme venait de débuter.

"Borg et Evert, les champions de "Roland"
C'est évidemment à la fin des années 70 et au début des années 80 que "Roland-Garros" devenait un lieu mythique du sport international, en plein âge d'or du tennis. Les succès de Björn Borg (six titres, un record) contribuèrent à la renommée du tournoi. Par la suite, Ivan Lendl, Mats Wilander ou plus récemment Gustavo Kuerten allaient écrire, entre autres, les plus belles pages du livre d'or des Internationaux de France.
Les femmes apportèrent, elles aussi, leur pierre à l'édifice. Les sept titres de Chris Evert, ses duels inoubliables face à Martina Navratilova, puis l'hégémonie de Steffi Graf et son histoire d'amour avec le public français (douze ans d'écart entre sa première et sa sixième et dernière victoire en 1999), ou encore la domination de Monica Seles (trois titres en 1990, 91, 92) sont gravés à jamais dans les "murs" de Roland-Garros.

"Un successeur pour Noah ?"
Aujourd'hui, le tournoi mérite amplement d'être considéré comme le plus grand tournoi au monde sur terre battue. Chaque année, la compétition fait rage, à tel point que les succès français se sont fait rares. Après la guerre, seules Nelly Landry (1948), Françoise Durr (1967) et Mary Pierce (2000) ainsi que Marcel Bernard (1946) et Yannick Noah (1983) chez les messieurs ont décroché le titre suprême. 

"Grand Chelem:"
Aux côtés de Roland-Garros, l'Open d'Australie, Wimbledon et l'US Open composent les quatre tournois du Grand Chelem, véritables piliers du jeu avec la Coupe Davis. C'est en 1933, année où l'Australien Jack Crawford remporte successivement les Internationaux d'Australie, Roland-Garros et Wimbledon, que naît ce concept à l'approche des Internationaux des Etats-Unis. John Kieran, journaliste au "New York Times", écrivait que si Crawford décrochait ce dernier titre, "il accomplirait, sur le court, l'équivalent d'un grand chelem contré et vulnérable au bridge". Crawford échouera en finale face au Britannique Fred Perry, mais l'appellation sera conservée. Précisons aussi que depuis 2000, l'ATP et l'ITF se sont associés pour conjointement organiser la Tennis Masters Cup qui réunit en fin d'année les huit meilleurs joueurs de la saison d'après le classement "ATP Champions Race".
Rares sont ceux qui ont réussi l'exploit de remporter le fameux Grand Chelem. Seuls Donald Budge (1938) et Rod Laver (1962 et 1969) chez les hommes, ainsi que Margaret Court (1970), Maureen Connolly (1953) et Steffi Graf (1988) ont remporté les quatre grands tournois dans la même année. Aujourd'hui, la tâche des champions est d'autant plus ardue que quatre surfaces différentes sont utilisées : le Rebound Ace en Australie, la terre battue à Roland-Garros, le gazon à Wimbledon et le Decoturf à l'US Open.
Andre Agassi est le dernier joueur à avoir remporté les quatre titres suprêmes. Mais ses succès à Wimbledon et à Roland-Garros ont été obtenus avec sept ans d'intervalle. Même si l'Open d'Australie fut un temps boudé par les champions, ces quatre épreuves ne cessent de gagner en prestige. 

 

Revue de détails des trois "cousins" de Roland-Garros.
"L'Open d'Australie"
La première édition s'est tenue en 1905. Le tournoi, qui se déroule au Warehouseman's Cricket Ground, est alors appelé Championnats d'Australasie car l'Australie et la Nouvelle-Zélande se sont partagé l'organisation jusqu'en 1912. La compétition ne s'ouvre aux femmes qu'à partir de 1922. En raison de l'éloignement, les meilleurs joueurs européens et américains furent longtemps réticents à se déplacer. Les vainqueurs sont presque exclusivement australiens jusqu'à la fin des années 1970.
En 1972, la Fédération australienne décide de changer le lieu de l'épreuve tous les ans. Sydney, Perth, Brisbane, mais aussi la Nouvelle-Zélande sont successivement les hôtes de l'épreuve. En 1983, le tournoi s'installe à Kooyong à Melbourne où il gagne peu à peu ses lettres de noblesse, avant de déménager à Flinders Park en 1988. Le gazon est alors abandonné pour laisser place à une surface en dur, le Rebound Ace. En 1997, Flinders Park est rebaptisé Melbourne Park. Depuis 1988, l'Open d'Australie est le seul tournoi du Grand Chelem à posséder un court bénéficiant d'un toit coulissant. Un deuxième court avec une toiture à même été mise en place en 1999.


"Wimbledon"

Wimbledon est le plus vieux tournoi du monde. Il fut créé en 1877 par le All England Lawn Tennis and Croquet Club, toujours organisateur du tournoi et propriétaire des lieux. Le simple dames apparaît en 1884. Jusqu'en 1923, la compétition est désignée sous l'appellation "Championnats du monde sur herbe". Disputée depuis toujours dans ce quartier de Londres, l'épreuve déménage toutefois de Worple Road à Church Road en 1922, année où le challenge round (le vainqueur dispute la finale automatiquement l'année suivante) est abandonné.

Wimbledon est considéré comme le plus prestigieux de tous. Les traditions y sont nombreuses. Les participants sont tenus d'être principalement vêtus de blanc. Interdit aux professionnels sous contrat jusqu'en 1972, le tournoi est boycotté par l'ATP en 1973. L'année suivante, il devient accessible à tous. En 2007, le système d'arbitrage électronique, le Hawk-Eye, est adopté sur les principaux courts.

Le recordman de victoires en simple est Pete Sampras, avec sept titres. En 2008, à l'issue d'une finale homérique face à Roger Federer, Rafael Nadal est devenu le premier joueur depuis Björn Borg en 1980 à accomplir le doublé Roland-Garros-Wimbledon. En 2009, ce fut au tour de Roger Federer d'accomplir pareil exploit. Puis "Rafa" a de nouveau réussi cette rare performance en 2010

"US Open" 

Le premier championnat des Etats-Unis voit le jour en 1881 et se tient en août, à Newport. Il s'y déroule jusqu'en 1918. La formule du challenge round est abandonnée en 1911. Seuls les membres de clubs affiliés à la Fédération américaine peuvent y prendre part. Le simple dames se joue pour la première fois en 1887. Il se dispute à Philadelphie. En 1919, les hommes et les femmes prennent la direction du Forest Hill West Side Tennis Club à New York. Le tournoi s'y dispute sur gazon jusqu'en 1974, puis sur terre battue verte (Har-tru) entre 1975 et 1977. En 1970, le tournoi devient open. C'est aussi le premier "majeur" à adopter le tie-break, qui est même disputé au cinquième set.

Le dernier déménagement se déroule en 1978. Le stade Flushing Meadows, situé dans un autre quartier de New York (le Queens), devient l'hôte du quatrième et dernier tournoi du Grand Chelem. Le Decoturf (un revêtement dur) succède à la terre battue. Dans l'ère open, Roger Federer détient le record de titres en simple gagnés consécutivement : cinq, entre 2004 et 2008.

L'US Open peut se vanter de posséder le plus grand central du monde : le Stadium Arthur Ashe. Ouvert en 1997, il peut accueillir 23 000 spectateurs. En 1999, l'ancien central est rénové et rebaptisé Stadium Louis-Armstrong.


Le premier championnat des Etats-Unis voit le jour en 1881 et se tient en août, à Newport. Il s'y déroule jusqu'en 1914. La formule du challenge round est abandonnée en 1911. Seuls les membres de clubs affiliés à la Fédération américaine peuvent y prendre part. Le simple dames se joue pour la première fois en 1887. Il se dispute à Philadelphie. En 1915, les hommes et les femmes prennent la direction du Forest Hill West Side Tennis Club à New York.
Le dernier déménagement se déroule en 1978. Le stade Flushing Meadows, situé dans un autre quartier de New York (le Queens), devient l'hôte du quatrième et dernier tournoi du Grand Chelem. Le Decoturf (un revêtement dur) succède à la terre battue.
L'US Open peut se vanter de posséder le plus grand central du monde : le Stadium Arthur Ashe. Ouvert en 1997, il peut accueillir 23 000 spectateurs. En 1999, l'ancien central est rénové et rebaptisé Stadium Louis Armstrong.

Le tournoi de tennis de Wimbledon à Londres en Angleterre est un tournoi de tennis sur gazon de la catégorie des Grands Chelems. C'est le plus vieux tournoi de tennis du monde, créé en 1877, généralement considéré comme le plus prestigieux. Il constitue, avec Roland-Garros, l'US Open et l'Open d'Australie, l'une des quatre levées du Grand Chelem. Il débute la dernière semaine de juin et s'achève la première semaine de juillet (2 semaines).
 
Les débuts
Le « All England Lawn Tennis and Croquet Club » qui est responsable de la mise en place du tournoi de tennis le plus important au monde, est un club privé fondé en 1868 prénommé à l'origine le All England Croquet Club. Son premier terrain fut situé à Worple Road, dans le quartier de Wimbledon. En 1875 le tennis sur gazon, un jeu introduit par le Major gallois Walter Clopton Wingfield Walter quelques années avant, fut ajouté aux activités du Club. Durant l'été 1877 le Club fut rebaptisé 'The All England Croquet and Lawn Tennis Club' et marqua un changement en instituant le premier tournoi féminin sur gazon. De nouvelles règles jusqu'ici administrées par le Marylebone Cricket Club ont été établies lors de la réunion. Celles-ci ont résisté au temps et les règles actuelles sont similaires, excepté pour des détails tels que la hauteur du filet et des poteaux et la distance du filet à la ligne du service. Le seul évènement qui s'est pour la 1ère édition tenu en 1877 a été le simple messieurs, remporté par Spencer Gore, un joueur de raquette âgé, parmi les 22 participants. Environs 200 spectateurs payèrent un shilling chacun pour assister à la finale. Au simple messieurs, vinrent s'ajouter les doubles en 1879 et le simple dames en 1884.

L'entrée des dames
May Sutton des États-Unis gagna le championnat des dames en 1905 devenant ainsi la première championne non britannique. Deux années plus tard, ce fut au tour de l'Australien Norman Brookes de remporter le championnat en simple messieurs.
 

 

"Tennis Masters Cup"
C'est aussi l'un des enjeux de Roland-Garros : le vainqueur du tournoi aura de très grandes chances d'être qualifié pour la Tennis Masters Cup, le grand rendez-vous de fin d'année qui réunit les huit meilleurs joueur de la saison. Cette année, la compétition fait son retour aux Etats-Unis (elle y avait été organisée jusqu'en 1989 au Madison Square Garden à New York).
Pour la quatrième année, la Masters Cup, née du mariage l'ATP World Championships et de la Coupe du Grand Chelem, organisée par la Fédération internationale, voyage d'un continent à l'autre. Après l'Europe et Lisbonne (victoire pour Gustavo Kuerten), l'Océanie et Sydney (le titre pour Lleyton Hewitt), l'Asie et Shanghai (doublé de Hewitt), direction le Texas, et Houston. La ville avait déjà accueilli le Masters en 1976.
Le tournoi, doté de 3,7 millions de dollars, se tiendra à partir du 8 novembre au Westside Tennis Club sur un court flambant neuf dont la capacité d'accueil sera de 8 000 spectateurs. Pour la première fois depuis 1974 et Melbourne, la Masters Cup se déroulera en extérieur. Enfin, c'est encore une première (depuis 1985), les Masters Cup de simple et de double se dérouleront simultanément dans le même stade. Sont qualifiés les sept meilleurs joueurs au classement ATP Champions Race. La huitième position ira soit à un vainqueur de Grand Chelem classé entre la 8 et la 20e place soit au huitième du classement


 

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