JUIN
:
JOURNEE
DE L'AIR PUR
La Journée de l'air pur est une célébration d'activités écologiques qui font la promotion de l'air pur et de la santé partout au Canada. C'est une bonne occasion de faire des choix sensibles à l'environnement en participant à des activités organisées dans votre communauté et, par le fait même, d'améliorer la qualité de l'air. La prochaine édition de la Journée de l'air pur se tiendra le 8 juin 2011. Soyez des nôtres!
Plusieurs organismes non gouvernementaux et groupes communautaires partout au pays appuient la Journée de l’air pur. Sur leur site web, www.journeedelairpur.com, vous trouverez des suggestions et des outils qui vous aideront à réduire vos émissions de gaz à effets de serre et les polluants atmosphériques. Rappelez-vous que la Journée de l’air pur nous appartient. Passez à l’action et célébrez, chaque geste compte!

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Historique de la Journée de l’air pur
La Journée de l’air pur (JAP) a été proclamée par le Gouvernement du Canada pour se tenir le mercredi de la Semaine canadienne de l’environnement tel qu’officiellement décrété la 2 juin 1999. En fait, la Journée a été créée en réponse à une requête faite par plusieurs organisations communautaires réparties dans tout le pays. Depuis le début des années 1990, chaque année, des organisations oeuvrant en environnement, en santé et en transport ont organisé des activités communautaires en lien avec l’air pur. La JAP s’appuie sur cette solide tradition. Les activités clés organisées étaient :
ordinateurs ou autres
appareils) lorsque vous ne l'utilisez pas.
Améliorez
l'efficacité énergétique de votre maison en l'isolant
mieux, en la calfeutrant et en posant des coupe-froid.
La BC Clean Air Day,
qui a lieu le mercredi de la Semaine de l’environnement depuis 1992 et
à laquelle collabore de nombreux partenaires à l’échelle
municipale;
La June Clean Air
Commute Campaign de Pollution Probe dans les villes ontariennes;
Les activités
de la Journée internationale de l’air pur, le 15 mai, organisées
à Montréal par Transport 2000;
Et le Mois de l'air
pur parrainé par l’Association pulmonaire du Nouveau-Brunswick.
La Journée de l’air pur a pour but de sensibiliser davantage le public à deux grandes priorités environnementales du Gouvernment, soit l’air pur et les changements climatiques, et de l’inciter à agir dans ces deux secteurs. De plus, grâce à une démarche décentralisée en collaboration, la Journée de l’air pur est devenue le pôle d’attraction pour un large éventail d’activités axées sur l’environnement, la santé et les transports, à l’échelle du pays. La Journée de l’air pur repose sur quelques principes clés qui en orientent la croissance :
La Journée
de l’air pur doit être considérée comme une journée
d’action individuelle et un point de référence pour des activités
à plus long terme;
La Journée
de l’air pur devrait, en fin de compte, favoriser chez les Canadiens des
actions concrètes à long terme.
La Journée
de l’air pur offre à chacun, y compris tous les ordres de gouvernement
(fédéral, provincial et municipal), l’industrie, les organisations
non gouvernementales et chaque Canadien, une occasion de partager leur
détermination à agir en faveur de l’air pur et contre les
changements climatiques;
La Journée
de l’air pur offre une occasion de se pencher sur les réalisations
du passé et de voir comment nous pouvons améliorer les activités,
favoriser les partenariats et tenir compte des meilleurs destinataires.
La Journée de l’air pur aide à concrétiser son mandat car elle est en lien étroit avec d’autres initiatives orientées vers la qualité de l’air et les changements climatiques. Ainsi, en 2001, l’Association canadienne du transport urbain (ACTU), en partenariat avec Environnement Canada, a lancé une campagne de sensibilisation au transport durable par l’entremise des compagnies de transport qui en font partie à l’échelle du pays. Ces activités locales établissent un lien entre le transport public (moyens de transport durables) et l’assainissement de l’air et la réduction des risques de changements climatiques; ces activités peuvent durer une journée ou plusieurs mois, mais sont toujours centrées sur la Journée de l’air pur.
Le Défi transport est un autre événement étroitement lié à la Journée de l'air pur. Des douzaines de collectivités, des centaines d’organismes et des dizaines de milliers de personnes partout au pays participent à cette activité sur Internet. Le Défi transport offre aux gens une occasion de réévaluer leurs habitudes de transport, d’essayer quelque chose de nouveau, d’être plus actifs ou de fêter les choix durables qu’ils ont déjà faits. La Journée de l’air pur, toujours célébrée un mercredi, est le centre et le point culminant de cette activité d’une semaine.
De plus, en mars 2004, le gouvernement canadien a lancé le Défi d’une tonne, un programme qui incite chaque Canadien à réduire ses émissions annuelles de gaz à effet de serre d’une tonne (1000 kg), soit d’environ 20 p. 100. Les émissions de gaz à effet de serre sont liées aux changements climatiques, et l’action contre les changements climatiques est un autre objectif de la Journée de l’air pur. Le Défi d’une tonne sert de programme-cadre à beaucoup d’initiatives connexes, car il dure toute l’année; la Journée de l’air pur y correspond parfaitement.
L’air pur et les changements
climatiques sont deux priorités environnementales du Gouvernement
du Canada. Poser des actions pour réduire les émissions aidera
à améliorer la santé des Canadiens, à préserver
nos écosystèmes et à rehausser la compétitivité
économique du Canada. La Journée de l’air pur est un événement
inclusif de grande portée; ce sont des gestes grands et petits,
posés collectivement et individuellement par des Canadiens. La Journée
de l’air pur, dans le cadre de la Semaine de l’environnement, est aussi
une célébration, une occasion de promouvoir et de célébrer
toutes les activités qui préservent notre héritage
écologique.
OTTAWA Dans le cadre
de la Journée de l’air pur, Linda Duncan, porte-parole du NPD en
matière d’environnement (Edmonton-Strathcona) demande au gouvernement
fédéral de prendre des mesures immédiates pour assainir
la qualité de l’air dans le but de protéger la santé
des Canadiens.
« Ce gouvernement
a promis maintes et maintes fois qu’il prendrait des mesures pour assainir
l’air, mais il ne fait que reporter le dossier et n’offre que des demi-mesures
», a souligné Mme Duncan. « Le gouvernement devrait
faire une autre annonce sous peu sur la réglementation qu’il adoptera
sur les émissions de véhicules, mais que fait-il pour prendre
des mesures sur les autres 60 % des émetteurs de gaz à effet
de serre, qui sont parmi les plus importantes sources de pollution de l’air?
»
La réglementation
que le gouvernement promet d’adopter depuis belle lurette sur le mercure
émis dans le secteur du chauffage au charbon n’a pas encore vu le
jour. Une étude dévoilée récemment décrit
à plus grande échelle que jamais auparavant les effets sur
la pollution du chauffage au charbon.
Bien que le gouvernement
ait rapporté qu’il éliminera avec le temps le chauffage au
charbon, les usines demeurent parmi les sources les plus importantes et
en plus grande expansion de pollution en Alberta et dans d’autres provinces.
Le programme d’essai Cote air santé pour contrôler la qualité
de l’air dans des villes choisies à travers le Canada, qui est appuyé
prudemment par le Commissaire à l’environnement et au développement
durable, n’a reçu aucun nouveau financement cette année.
« J’encourage aujourd’hui
les Canadiens à faire valoir leur opinion, dans le cadre de la Journée
de l’air pur, afin d’appuyer la campagne du NPD pour une stratégie
canadienne en matière d’énergie propre et durable »,
a émis Mme Duncan. « Nos importants partenaires commerciaux
aux États-Unis et au Royaume-Uni en ont une, et nous devrions aussi
en avoir une. »
« Les analyses crédibles
ont prouvé qu’en 20 ans, nous pourrions remplacer de façon
rentable l’énergie de chauffage de charbon en investissant dans
des sources d’énergie plus propres, plus écoénergétiques
et en mettant à jour les normes en matière de pollution.
Tout ce qu’il nous manque, c’est la volonté politique. Travaillons
là-dessus! »
Que pouvons-nous faire?
Il est possible de relever
le défi d'assainir l'air et le climat. Les choix entrepris par les
communautés d'affaires, nos collectivités et le public peuvent
contribuer de façon significative à la réduction des
polluants atmosphériques et des gaz à effet de serre. Les
économies d'énergie au foyer, le covoiturage, l'utilisation
de moyens de transport durable, le recours accru au transport en commun
et les programmes de plantation d'arbres ne sont que quelques exemples
des moyens que les collectivités peuvent prendre pour atténuer
ces émissions. Dans bien des cas, une seule action peut souvent
réduire les émissions de polluants atmosphériques
et de gaz à effet de serre. Certaines actions peuvent même
permettre d'économiser de l'argent. Il faut prendre dès maintenant
des mesures à long terme qui peuvent faire la différence.
Gestes que vous pouvez
poser à la maison et au travail :
Éteignez tout
équipement consommant de l'énergie (lumières, ordinateurs
ou autres appareils) lorsque vous ne l'utilisez pas.
Améliorez
l'efficacité énergétique de votre maison en l'isolant
mieux, en la calfeutrant et en posant des coupe-froid.
Recyclez!
Compostez vos déchets
de cuisine et de jardin, car les déchets organiques dans les décharges
produisent des gaz qui contribuent aux changements climatiques.
Plantez des arbres
autour de votre maison. C'est une façon naturelle d'isoler … et
les arbres purifient l'air et ralentissent les changements climatiques.
Utilisez des ampoules
et des appareils éconergétiques.
Rappelez-vous que
l'énergie non consommée ne pollue pas!
Comme individu
Tous les Canadiens
contribuent au phénomène des émissions de gaz à
effet de serre. En fait, les activités quotidiennes des Canadiens
produisent environ 28 % du total des émissions de gaz à effet
de serre au Canada. Sur une période d'une année, il s'agit
d'environ six tonnes par personne - une quantité suffisante pour
remplir six maisons à deux étages!
Chaque fois que nous
allumons une lumière, sautons dans l'auto, mettons en marche l'ordinateur,
ou que nous effectuons une activité qui consomme de l'énergie,
nous contribuons à la production des gaz à effet de serre.
Mais si nous faisons
partie du problème, nous pouvons aussi faire partie de la solution.
À la maison, sur la route, et au travail, il existe des moyens simples
que nous pouvons adopter afin de réduire les émissions de
gaz à effet de serre - et ainsi économiser de l'énergie
et de l'argent en cours de route!
À la maison
Votre surface habitable
Toutes les fentes
et les trous d'une maison moyenne, mis ensemble, équivalent à
un trou de 1,5 pied carré. En utilisant des produits de calfeutrage
et de bourrelets de calfeutrage pour colmater toutes les fuites d'air autour
des portes, des fenêtres, et les fentes par où s'échappe
la chaleur, vous pourriez réduire de 20 % votre facture de chauffage.
Profitez des rénovations
pour isoler votre maison. Au fil des ans, vous récupérerez
le faible coût initial à même les économies d'énergie
réalisées.
Effectuez une évaluation
énergétique de votre maison : visitez le site Web http://oee.nrcan.gc.ca/houses
pour savoir comment vous y prendre.
Posez un thermostat
programmable qui modifie automatiquement la température et l'air
climatisé de votre maison à divers moments de la journée.
Nettoyez régulièrement
le filtre de fournaise pour assurer une circulation d'air efficace et veillez
à ce que votre fournaise soit bien réglée.
Installez des pommes
de douche à débit réduit et réparez les robinets
qui dégouttent ou qui fuient.
Appareils électroménagers
Débarrassez
vous de votre vieux réfrigérateur! Le coût de fonctionnement
d'un réfrigérateur à faible rendement énergétique
avec une porte qui ferme mal peut s'élever à une centaine
de dollars par année. Un nouveau réfrigérateur à
rendement plus efficace sera moins énergivore et comprendra plusieurs
nouvelles fonctions.
À l'achat
de ce nouveau réfrigérateur, ou de tout autre appareil électroménager,
vérifiez l'étiquette ÉnerGuide qui vous aidera à
choisir le modèle le plus éconergétique qui répond
à vos besoins.
Au travail
Le réchauffement
de l'eau dans les lessiveuses consomme la majeure partie de l'énergie.
Le moteur électrique de l'appareil en utilise seulement 10 % ou
moins. Lavez à l'eau froide aussi souvent que possible pour accroître
le rendement de vos lessiveuses.
Faites sécher
votre vaisselle à l'air au lieu d'utiliser le cycle de séchage
du lave?vaisselle.
La cuisson au micro?ondes
peut réduire de deux tiers la consommation d'énergie et la
perte de chaleur est beaucoup moindre que celle de votre cuisinière.
Utilisez des produits
d'éclairage éconergétiques, comme des ampoules fluorescentes
compactes. Leur durée de vie est dix fois plus longue que celle
des ampoules ordinaires à incandescence et elles sont 75 % moins
énergivores.
Arrêtez le
fonctionnement des appareils que vous n'utilisez pas, qu'il s'agisse des
ordinateurs, des photocopieurs, des caisses enregistreuses, et des cafetières,
surtout la nuit et les fins de semaine (cela n'endommagera pas les composantes).
Si votre ordinateur
est muni de fonctions de gestion de l'énergie intégrées,
assurez?vous
que l'appareil est configuré pour l'activer. Si les imprimantes
et les photocopieurs sont munis d'un dispositif économiseur d'énergie,
assurez?vous qu'il fonctionne (ce dispositif est souvent désactivé
avant la livraison des appareils).
Sur la route
Laissez la voiture à la maison chaque fois que c'est possible. Optez pour la marche ou le vélo si vous devez parcourir de cours trajets. Pour des déplacements plus longs, prenez l'autobus. Un autobus rempli de passagers permet de retirer 40 véhicules de la route, d'économiser 70 000 litres de carburant, de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 115 tonnes et les polluants de neuf tonnes par année.
Évitez de laisser
tourner le moteur de votre véhicule au ralenti. Votre véhicule
consomme plus de carburant si vous laissez fonctionner le moteur au ralenti
pendant 10 secondes que si vous l'arrêtez et le redémarrez
et il produit davantage de pollution atmosphérique.
Respectez la limite
de vitesse. Rouler à 100 km/heure consomme 10 % plus de carburant
qu'à une vitesse de plus de 90 km/heure. Sur la route, utilisez
le régulateur de vitesse de façon à maintenir une
vitesse constante et ainsi réduire votre consommation de carburant.
En ville, l'utilisation
de votre système d'air climatisé et le trafic discontinu
peuvent accroître la consommation de carburant de 20 %. À
vitesse réduite, l'ouverture des fenêtres peut être
une alternative pour économiser le carburant.
Qu'entend-on par transport durable?
On désigne couramment par transport durable les moyens de transport autres que les véhicules à passager unique fonctionnant à l'essence ou au carburant diesel. Ce peut être aussi simple que de faire du covoiturage ou d'utiliser le transport en commun. Vous pouvez avoir recours à une méthode active, comme la marche, la bicyclette ou les patins à roues alignées. Et si vous effectuez votre travail à domicile au moyen du téléphone ou de l'ordinateur, sans prendre la voiture pour vous rendre au bureau tous les jours, vous faites du télétravail! En réalité, le tableau du transport est beaucoup plus vaste et comprend des activités commerciales comme l'industrie du voyage et l'expédition des produits. Les émissions provenant du secteur du transport contribuent largement à la pollution atmosphérique et aux changements climatiques; environ 27 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre, au Canada, sont attribuables au secteur du transport. De fait, le secteur du transport est l'une des plus importantes sources de pollution atmosphérique au Canada et, dans certaines régions urbaines, il peut produire jusqu'aux deux tiers de tous les polluants précurseurs du smog. Ce dernier est particulièrement nocif pour les enfants en bas âge, les aînés et les personnes qui souffrent de troubles cardio-respiratoires.
Le saviez-vous:
Un véhicule utilitaire
sport typique d’un modèle récent, utilisé sur 20 000
kilomètres par année, produit à peu près six
tonnes de gaz à effet de serre.
Les fumées secondaires sont responsables de 3000 décès au Canada chaque année.
La pollution de l'air et ses conséquences
Nous effectuons en moyenne
28 000 respirations par jour pour alimenter nos cellules en oxygène,
élément indispensable à notre production interne d'énergie
(Cybersciences, 2005).
L'air que nous respirons
contient 21% d'oxygène et une majorité d'azote, sous forme
inoffensive. Mais il contient également trop souvent des éléments
indésirables dont les effets sur notre santé ne sont pas
insignifiants.
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Nous sommes tous concernés par la préservation de notre environnement, et tous inquiets également face au problème de la pollution. Cependant, pour la plupart d'entre nous, nos efforts dans notre vie quotidienne pour préserver notre environnement sont minimes. Souvent, nous nous contentons d'y penser, sans changer notre mode de vie. Pourtant, des mesures simples que tout le monde peut adopter peuvent sensiblement améliorer les choses.
Alors voici quelques bonnes résolutions à prendre dès aujourd'hui pour acquérir des réflexes écologiques.
Les 7 commandements de la personne écologique
1 - Je réduirai ma consommation d'eau en diminuant le temps que je passe sous la douche et en rentabilisant davantage les lessives que je fais.
2 - J'utiliserai des produits détergeants qui respectent l'environnement et je réduirai les doses au minimum nécessaire.
3 - J'essaierai de rendre ma voiture moins nocive, et surtout je l'utiliserai moins en ville. Je prendrai les transports en commun autant que possible.
4 - Je trierai mes ordures ménagères.
5 - Je roulerai en vélo le plus souvent possible et je redécouvrirai les bienfaits de la marche à pieds.
6
- Je ne laisserai pas des papiers gras et des canettes vides en souvenir
de moi partout où je passerai sur les routes des vacances.
"Citations"
Dans un environnement qui
change, il n'y a pas de plus grand risque que de rester immobile.
Président de la
République française [ Jacques Chirac ]
Nous sommes les fruits
d'une sécheresse, nés d'une transformation de l'environnement.
[ Antoine
Spire ]
En effet, au Canada, l'atmosphère
semble avoir la faveur des pollueurs, probablement du fait de la difficulté
à retracer leur origine une fois les polluants émis. De tous
les contaminants rejetés dans l'environnement en 2002, 92% ont été
rejetés dans l'air. En hiver 2003, le Réseau de la qualité
de l'air de Montréal a enregistré 35 jours de mauvaise qualité
de l'air, c'est à dire dépassant 50µg de particules
fines par mètre cube. Or, chaque augmentation de 10µg par
m3 de particules fines au delà de la norme de 25µg provoque
une augmentation de 1% des hospitalisations. À Montréal chaque
année, 1500 décès sont attribués à la
pollution atmosphérique, les enfants et les personnes âgées
étant les plus touchés. En 2000, une étude de l'Union
Européenne a mis en évidence une diminution moyenne de 8,6
mois de l'espérance de vie, due à la pollution atmosphérique.
Une autre étude réalisée à New York a révélé
que l'exposition prénatale à la pollution atmosphérique
(issue du fonctionnement des véhicules motorisés en général)
augmente de 50% le nombre de mutations chez les enfants les plus exposés,
en plus de ralentir leur croissance.
Les composés toxiques
et leurs sources
Environnement Canada dénombre
six principaux contaminants atmosphériques (PCA):
les oxydes de soufre
(SOx);
les oxydes d'azote
(NOx);
les particules (PT
: particules totales, PM2,5 et PM10);
les composés
organiques volatils (COV);
le monoxyde de carbone
(CO);
l'ammoniac (NH3) (le
NH3 n'a éveillé l'attention que récemment, en tant
que polluant précurseur de la formation secondaire de PM2,5).
Les PCA participent activement
à l'apparition de problèmes de la qualité de l'air
comme le smog et les pluies acides. C'est en raison de leurs sources communes
qu'ils ont été regroupés. Chaque année depuis
2002, des données sur leurs émissions sont collectées
au Canada et réunies dans l'Inventaire national des rejets de polluants
(INRP).
1. La combustion
Carburants automobiles
Les gaz d'échappement
issus de la combustion au sein des moteurs des véhicules seraient
la plus importante source de pollution atmosphérique au Québec.
Selon Environnement Canada, le parc automobile de la province produirait
annuellement 51,8% des NOx, 19,6% des composés organiques volatils
(COV), 51% du monoxyde de carbone (CO), et 3,2% des particules fines. Les
COV sont des gaz et des vapeurs qui contiennent du carbone, comme les vapeurs
d'essence et les solvants. On soupçonne qu'ils ont sur les êtres
humains des effets toxiques directs sur le système nerveux et cancérigènes.
Le CO quant à lui diminue l'oxygénation du sang, ce qui peut
réduire la capacité d'exercice physique, la perception visuelle,
la dextérité manuelle, les fonctions d'apprentissage et l'aptitude
à accomplir des tâches complexes.
Charbon
Le charbon est sans conteste
le combustible fossile le plus polluant pour l'atmosphère. Or, 68%
des centrales thermiques productrices d'électricité sont
alimentées au charbon en Amérique du Nord. Elles libèrent
la presque totalité du mercure (Hg) émis par le secteur de
la production électrique thermique, 86% du dioxyde de soufre (SO2)
et 90% des oxydes d'azote (NOx). Cependant, les producteurs d'électricité
thermique du Canada émettent 22 fois moins de Hg dans l'air que
les États-Unis, 15 fois moins de SO2, et 16 fois moins de NOx.
En été, dans
le sud du Québec, la qualité de l'air est très influencée
par les émissions de certains étatsaméricains comme
l'état de New York, l'Ohio, le Michigan, etc., en raison des vents
dominants qui viennent à 60% du Sud-Ouest. Ainsi, on estime que
25% de la pollution atmosphérique à Montréal est d'origine
américaine. De la même manière, l'essentiel des rejets
ontariens aboutit au Québec, alors que cet état se trouve
dans le trio de tête des états les plus pollueurs de toute
l'Amérique du Nord pour la pollution atmosphérique.
Bois et mazout
Le chauffage au bois en
hiver est également une source importante de pollution atmosphérique.
Au Québec, le nombre de logements où le chauffage s'effectue
au bois a progressé d'environ 60% entre 1987 et 2000. Cependant,
en 2004, l'augmentation de 25 à 30% des ventes de mazout lourd,
liée à la hausse du prix du gaz naturel, a pu également
participer à l'émission accrue de particules fines.
Quant aux poids lourds,
ils représentent 4% du parc roulant québécois, mais
ils sont à eux seuls responsables de 75% des particules fines, celles-ci
étant principalement émises par les moteurs diesels
2. Les industries
Au Canada et aux États-Unis,
l'exploitation et la fusion du minerai non ferreux sont des sources majeures
de SO2 et de NOx, avec les centrales au charbon.
Un nouveau rapport sur
la pollution industrielle montrerait que le plomb (Pb) est la principale
substance toxique pour le développement de l'être humain que
les industries rejettent dans notre environnement. En 2002, plus de 43,3
millions de kg de Pb ont été rejetés dans l'environnement
nord-américain, principalement par des fonderies et des centrales
électriques, dont presque un million de kg d'émissions atmosphériques.
Les rejets dans l'air effectués par les établissements canadiens
sont 13 fois plus élevés que ceux des établissements
américains. Beaucoup de petits établissements, souvent à
proximité des centres démographiques, ont vu leurs émissions
augmenter entre 1998 et 2002 .
3. Autres sources
D'autres activités
humaines nécessitant l'emploi de produits chimiques synthétiques
provoquent l'altération de la couche d'ozone. Ces produits sont
regroupés sous l'appellation SACO, les substances appauvrissant
la couche d'ozone. Ces produits sont utilisés dans les climatiseurs,
les réfrigérateurs, les mousses, les solvants, et les pesticides.
Il existe encore bien d'autres
contaminants dans l'air dont la dispersion ou les effets sont d'une ampleur
moins importante.
Phénomènes
néfastes engendrés par certains polluants de l'air
1. L'appauvrissement de
la couche d'ozone
La couche d'ozone, molécule
formée de trois atomes d'oxygène, se trouve entre 15 et 35
kilomètres au-dessus de la surface de la Terre, dans la partie de
l'atmosphère appelée stratosphère. Elle absorbe le
rayonnement UV solaire de façon très efficace, protégeant
ainsi les habitants de la Terre de ces rayons nocifs. En effet, l'exposition
aux UV augmente les coups de soleil, les cataractes, mais également
les cancers de la peau et elle affaiblit le système immunitaire.
Dans la région arctique,
un amincissement de la couche d'ozone est observé depuis 1980. Récemment,
en février 2005, un amincissement record y a été enregistré,
avec 35% d'ozone ayant disparu sur une zone circulaire autour du Groenland.
Les fréons, chlorofluorocarbones
(CFC) de synthèse possédant des propriétés
exceptionnelles (non toxiques, ininflammables, volatils et facilement liquéfiables)
ont été massivement utilisés depuis les années
30 comme agents réfrigérants des climatiseurs d'air et des
réfrigérateurs, mais également comme agents moussants,
pour la fabrication d'isolants mousse, comme propulsifs dans les bombes
d'aérosols et comme solvants de nettoyage des soudures de circuits
imprimés . Ces produits très stables arrivent jusqu'à
la stratosphère, où ils sont dissociés sous l'influence
des UV solaires et libèrent des atomes de chlore (Cl) qui détruisent
l'ozone. Or, une boucle reforme les atomes de chlore responsables de la
disparition de l'ozone. En conséquence, la libération d'un
seul atome de chlore peut détruire plus de 100 000 molécules
d'ozone . L'amincissement se produit lorsque l'équilibre naturel
entre la production et la destruction de l'ozone de la stratosphère
bascule du côté de la destruction. Des phénomènes
naturels, comme les éruptions volcaniques, peuvent causer des pertes
temporaires d'ozone (Environnement Canada, 2005).
Le Protocole de Montréal
(1987), ratifié par la plupart des nations industrialisées,
contrôle la production de certains CFC. Il impose leur recyclage
et leur remplacement par d'autres molécules à durée
de vie plus courte, et qui sont donc entièrement détruites
avant de pouvoir rejoindre la stratosphère .
2. La formation du smog
Le smog est défini
comme un mélange toxique de polluants atmosphériques qui
forme une brume diffuse dans l'air. En été, les conditions
de chaleur et de lumière permettent à divers composés
organiques (hydrocarbures) ou azotés (NOx) présents dans
l'air de réagir ensemble pour former de l'ozone au niveau du sol.
L'ozone est un gaz extrêmement irritant pour l'homme, de même
que le dioxyde d'azote (NO2). Ces gaz peuvent affecter également
les plantes et contribuent au déclin des forêts dans certaines
régions du Canada. En outre, l'ozone accélère la dégradation
de matériaux synthétiques, du caoutchouc, des teintures,
des peintures et de certains matériaux de recouvrement (Environnement
Canada, 2005).
En hiver, le smog est une
épaisse brume composée de particules toxiques retenues en
basse altitude par des conditions climatiques défavorables. Les
particules incriminées sont aussi bien des poussières de
sel de déglaçage des routes, que des résidus de combustion
ou bien encore des émissions de gaz d'échappement . Elles
provoquent des troubles pulmonaires, des irritations des yeux, de la gorge
et de la peau, des bronchites, le mal de tête, ou même le cancer
du poumon.
3. Les précipitations
acides
Les précipitations
acides (de pH inférieur à 5,6, Environnement Canada, 2005
) englobent la pluie, la neige, le brouillard, les gaz et les poussières
pollués par des substances acides dans l'air, notamment le SO2 et
les NOx. Le sujet est d'actualité depuis 20 ans déjà,
mais leurs effets continuent de se faire sentir encore aujourd'hui, notamment
dans les régions de l'est du Canada qui reposent sur un soc granitique.
Dans ces régions, les sols et systèmes aquatiques ne sont
pas suffisamment alcalins pour neutraliser naturellement les précipitations
acides. Actuellement, 21% de l'est du Canada reçoit toujours une
quantité de précipitations acides supérieure à
ce qu'elle peut recevoir. Elles ont acidifié des milliers de lacs
et de rivières et détruit une bonne partie de l'habitat du
saumon dans les Maritimes. De même, on estime à 0,5 million
de m3 de bois perdu à cause de la dégradation des forêts
de l'est du Canada. Les précipitations acides provoquent aussi la
corrosion des édifices. Enfin, elles participent à l'apparition
de symptômes pulmonaires et d'insuffisances respiratoires chez l'homme
Les moyens de lutte
La lutte contre la pollution
atmosphérique est un problème global qui demande une implication
et une coopération au-delà des frontières, puisque
l'air est une ressource partagée et que les polluants sont transportés
sur de longues distances.
Au Canada, le Protocole
sur les substances qui appauvrissent la couche d'ozone (Protocole de Montréal)
est entré en vigueur depuis le 1er janvier 1989. Ce protocole prescrit
des mesures de précaution pour réglementer équitablement
et éventuellement éliminer toutes les émissions mondiales
de substances appauvrissant la couche d'ozone (SACO). Les Parties signataires
s'engagent à éliminer graduellement la production et la consommation
de SACO ainsi qu'à réduire et cesser le commerce de ces substances (Environnement
Canada, 2005). En ce qui concerne les centrales au charbon, la combustion
à très haute température (gazéification) permettrait
d'augmenter l'efficacité énergétique et de rejeter
moins de polluants pour la même quantité d'énergie
produite. D'autre part, il est possible d'installer des filtres antipollution
pour limiter les émissions de polluants dans l'air. C'est ce qui
a été convenu entre l'état de New York et les propriétaires
de centrales électriques au charbon, pour diminuer de 70 à
90% les émissions de SO2 et de NOx d'ici 2013. L'utilisation de
gaz naturel, combustible moins polluant, peut également être
envisagée.
Québec, le 8 avril
2011 L’Association québécoise de lutte contre la pollution
atmosphérique (AQLPA) salue les objectifs du Plan d’action 2011-2020
sur les véhicules électriques dont ceux voulant que 25% des
véhicules vendus en 2020 soient électriques et que, d’ici
2030, 95 % des déplacements sur le réseau québécois
de transport collectif recourent à l’électricité.
L’AQLPA doute toutefois que ces belles intentions pourront se concrétiser
à l’aide des mesures annoncées et invite le gouvernement
à en faire davantage.
«Le gouvernement
va définitivement dans la bonne direction avec ce plan», estime
Kim Cornelissen, vice-présidente de l’AQLPA, «mais plusieurs
freins demeurent malgré ces aides financières annoncées,
notamment en ce qui a trait à la disponibilité des voitures
hybrides branchables et/ou toutes électriques à prix compétitif.
Dans cette perspective, il semble que les premiers bénéficiaires
des aides promises à l’achat risquent d’être les entreprises
et les municipalités, d'autant plus qu'il n'existe pas suffisamment
de mesures spécifiques pour les achats inpiduels.»
Bien qu'intéressants,
les moyens annoncés dans ce plan (250 millions sur 10 ans dont 165
millions en nouvelles mesures) sont encore insuffisants. Le gouvernement
devra, entre autres, en faire bien davantage pour libérer le Québec
du pétrole. Rappelons que le pétrole est aujourd’hui le premier
produit importé au Québec avec 11 milliards de dollars en
2010. Le gouvernement pourrait d’ailleurs dégager près de
200 millions par année s’il augmentait d’un simple cent par litre
les redevances qu’il perçoit sur les carburants fossiles. Avec cet
argent, il pourrait ainsi investir pour obtenir un plan 10 fois plus important
qui permettrait de réduire davantage la consommation d’hydrocarbures.
«Dans la perspective
de l'atteinte de l'objectif de réduction des émissions de
gaz à effet de serre de moins 20% en 2020 par rapport à 1990,
le secteur des transports devra fournir davantage de réductions
d'émissions car il est de loin le principal contributeur de GES
au Québec. Sans une plus importante contribution de ce secteur,
le Québec risque fort de rater son objectif,» fait remarquer
André Bélisle, président de l’AQLPA.
Pour l’AQLPA, il est essentiel
que ce plan s’accompagne d’un réel programme musclé de bonus-malus
à l’achat de véhicules neufs comme cela se fait déjà
avec succès ailleurs dans le monde. D’autre part, il aurait été
souhaitable que le Plan s’appuie sur une vision globale de la mobilité
durable qui ne se réduise pas aux véhicules électriques,
mais encourage et valorise le développement d’un éventail
de solutions en « transport durable ».
« Bien que l’objectif
de 300 000 voitures électriques en 2020 puisse sembler audacieux
et demandera bien sûr une bonification importantes des mesures, cela
représente de fait seulement 5% du parc automobile québécois
qui roule presque exclusivement aux combustibles fossiles» souligne
Patrick Bonin, coordonnateur énergie-climat à l’AQLPA. «
Il ne faut pas oublier qu’à court terme, la réduction de
la consommation d’essence serait possible en grande partie grâce
au transfert modal, à des investissement massifs en transport collectif
et aux véhicules éco-énergétiques, qui inclus
les véhicules hybrides standards et dont les subventions seront
réduites en 2013 pour disparaître en 2014» conclut-il.
Renseignements:
Kim Cornelissen 514-792-3663
En ce qui concerne la pollution automobile, l'imposition de filtres catalytiques, notamment pour les moteurs diesels, peut contribuer à limiter les émissions nocives.
Québec, le 8 avril
2011 L’Association québécoise de lutte contre la pollution
atmosphérique (AQLPA) salue les objectifs du Plan d’action 2011-2020
sur les véhicules électriques dont ceux voulant que 25% des
véhicules vendus en 2020 soient électriques et que, d’ici
2030, 95 % des déplacements sur le réseau québécois
de transport collectif recourent à l’électricité.
L’AQLPA doute toutefois que ces belles intentions pourront se concrétiser
à l’aide des mesures annoncées et invite le gouvernement
à en faire davantage.
«Le gouvernement
va définitivement dans la bonne direction avec ce plan», estime
Kim Cornelissen, vice-présidente de l’AQLPA, «mais plusieurs
freins demeurent malgré ces aides financières annoncées,
notamment en ce qui a trait à la disponibilité des voitures
hybrides branchables et/ou toutes électriques à prix compétitif.
Dans cette perspective, il semble que les premiers bénéficiaires
des aides promises à l’achat risquent d’être les entreprises
et les municipalités, d'autant plus qu'il n'existe pas suffisamment
de mesures spécifiques pour les achats inpiduels.»
Bien qu'intéressants,
les moyens annoncés dans ce plan (250 millions sur 10 ans dont 165
millions en nouvelles mesures) sont encore insuffisants. Le gouvernement
devra, entre autres, en faire bien davantage pour libérer le Québec
du pétrole. Rappelons que le pétrole est aujourd’hui le premier
produit importé au Québec avec 11 milliards de dollars en
2010. Le gouvernement pourrait d’ailleurs dégager près de
200 millions par année s’il augmentait d’un simple cent par litre
les redevances qu’il perçoit sur les carburants fossiles. Avec cet
argent, il pourrait ainsi investir pour obtenir un plan 10 fois plus important
qui permettrait de réduire davantage la consommation d’hydrocarbures.
«Dans la perspective
de l'atteinte de l'objectif de réduction des émissions de
gaz à effet de serre de moins 20% en 2020 par rapport à 1990,
le secteur des transports devra fournir davantage de réductions
d'émissions car il est de loin le principal contributeur de GES
au Québec. Sans une plus importante contribution de ce secteur,
le Québec risque fort de rater son objectif,» fait remarquer
André Bélisle, président de l’AQLPA.
Pour l’AQLPA, il est essentiel
que ce plan s’accompagne d’un réel programme musclé de bonus-malus
à l’achat de véhicules neufs comme cela se fait déjà
avec succès ailleurs dans le monde. D’autre part, il aurait été
souhaitable que le Plan s’appuie sur une vision globale de la mobilité
durable qui ne se réduise pas aux véhicules électriques,
mais encourage et valorise le développement d’un éventail
de solutions en « transport durable ».
« Bien que l’objectif
de 300 000 voitures électriques en 2020 puisse sembler audacieux
et demandera bien sûr une bonification importantes des mesures, cela
représente de fait seulement 5% du parc automobile québécois
qui roule presque exclusivement aux combustibles fossiles» souligne
Patrick Bonin, coordonnateur énergie-climat à l’AQLPA. «
Il ne faut pas oublier qu’à court terme, la réduction de
la consommation d’essence serait possible en grande partie grâce
au transfert modal, à des investissement massifs en transport collectif
et aux véhicules éco-énergétiques, qui inclus
les véhicules hybrides standards et dont les subventions seront
réduites en 2013 pour disparaître en 2014» conclut-il.
Renseignements:
Kim Cornelissen 514-792-3663
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"Citations"
Les types qui déboisent
la forêt amazonienne acceptent enfin de faire un geste pour l'environnement.
Désormais, ils mettront de l'essence sans plomb dans leurs tronçonneuses.
Dessinateur de BD belge
[ Philippe Geluck ]
L'écologie est aussi
et surtout un problème culturel. Le respect de l'environnement passe
par un grand nombre de changements comportementaux.
Journaliste français
[ Nicolas Hulot ]
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