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"Bonne
fête Papa"
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Cravates et rasoirs Voilà peut-être les deux objets les plus symboliques de la paternité : la cravate et le rasoir. On vous dit tout sur l’histoire de ces cadeaux traditionnels de la fête des papa.
PETITE HISTOIRE DU RASAGE Depuis quand les papas se rasent-ils ? Pourquoi, on le devine, mais comment ? Pour répondre à ces insoutenables questions, nous devons explorer deux pistes : le rasage "à main" et le rasage électrique. Passage de l'un à l'autre puis retour de l'un vers l'autre, les deux technologies cohabitent en ce début de millénaire, pour la plus grande douceur des mentons irréductiblement piquants ! Figurez-vous que l'on a retrouvé des rasoirs (à main…) dans les bronzes du Néolithique, que ce soit en Europe ou chez les esquimaux. Un manche, une lame (une seule), pas de doute, c'est un rasoir. Ce rasoir en métal de l'âge du bronze, période qui marque la fin du la fin du Néolithique, devait servir à couper les cheveux et à tailler la barbe. Si l'homme préhistorique était probablement hirsute, les papas d'il y a quelques milliers d'années étaient donc plus ou moins rasés, ce qui peut-être marque leur entrée dans l'ère moderne ! Même si l'invention de la mousse à raser, et au moins du baume pour réparer les dégâts, restaient à faire. Ensuite,
peu d'informations sur l'affinage des lames. Avec la maîtrise du
travail du métal, on peut penser que le rasoir à une lame
a doucement progressé. N'oublions pas que raser et rasoir viennent
de rasare, participe passé du verbe latin radere, qui signifie plus
racler que raser !
En 1901, Gillette, société américaine, invente le rasoir à main, entièrement dédié au rasage de la barbe. Et tout va aller très vite, le rasoir va devenir électrique, puis le nombre de lames des rasoirs mécaniques se multiplier presque à l'infini (à combien s'arrêtera-t-on ?). En
1901 donc, on se rase de près (et pas encore de frais car les cosmétiques
ne sont pas d'actualité), la mode du papa imberbe est lancée.
Il faut être doux au toucher.
En 1928, la lassitude venant sur cet outil basique, on invente le rasoir électrique. Développé par Philips et commercialisé en 1939, ce produit était une diversification de plus pour cette multinationale innovante, qui nous a proposé le tube au néon et plus récemment le compact-disk. Puis
invention du rasoir nucléaire ? Rien de tout cela, retour en arrière
! A peine les premiers rasoirs électriques font-ils des émules,
qu'une autre multinationale sort en 1930 la mousse à raser en bâton.
En effet Cadum régnait alors sur le marché de la savonnette
et se devait de sortir un produit adapté au rasage. Le bébé
Cadum célébrissime à l'époque est mis à
contribution dans la campagne de pub, blaireau en main pour faire mousser
ce produit révolutionnaire, qui existe toujours.
Le
rasoir à main a donc la dent dure, et même revient en force
: assez de bruit et de fausse modernité ! Gillette invente dans
les années 70 le GII, rasoir à deux lames. La deuxième
achève le travail de la première, autrement dit avec une
lame on se rasait mal ! Puis les lames deviennent mobiles, sans doute sous
l'impulsion des rasoirs électriques qui progressent eux aussi et
dont les lames "flottent" ; c'est le Gillette "Contour" qui épouse
la forme des visages de tous les papas, du plus rondouillard au plus anguleux.
Puis le "Sensor" encore plus attentionné, et maintenant le rasoir
à trois lames : la troisième achève le travail de
… à quand les 4 lames ? La bagarre fait rage entre les grands du
marché, c'est à qui ajoutera le premier une lame de plus
!
Quoi qu'il en soit sur les mérites des différentes lames, notons que dans la plupart des campagnes de pub les papas sont depuis longtemps représentés en pilotes de chasse ou de formule 1, et l'aviation a de tout temps accompagné la saga du rasoir, véritable aile d'avion coupante ! Que ce soit Wilkinson, Gillette ou Philips, rasoir mécanique ou rasoir électrique, la virilité a été au programme pendant près d'un siècle. Fini tout cela, les cosmétiques masculins arrivent en force pour nous prôner les bienfaits des mousse, gel, crème et autre savon àraser, sans compter le baume (après) et le blaireau (pendant), bel outil plus ringard du tout. Comme quoi le rasoir à main n'a pas fin de reprendre du poil de la bête…
PETITE HISTOIRE DE LA CRAVATE Cravate est un mot qui ne nous vient pas du latin. C'est un mot d'abord masculin, venu de Croate, pour désigner l'ornement porté par les cavaliers croates du régiment de mercenaires Royal-Cravate de Louis XIV au XVIIème siècle. Puis très vite porté au féminin. Le verbe cravater en a découlé au XIXème siècle. Mais avant cela, beaucoup de tissus avaient été noués… Les tissus noués de l'Antiquité à... la cravate Les premiers utilisateurs connus de la cravate semblent être les chinois. Il s'agissait d'un simple tissu noué autour du cou. Les milliers de soldats qui accompagnent le premier empereur chinois dans sa tombe du IIIème siècle avant JC sont tous cravatés de noeuds de soie. On retrouve cet usage dans beaucoup de peuples de l'antiquité, sur divers continents, signe d'asservissement autant que de dominance social. Tout comme les colliers et autres bracelets de métal ou de pierres précieuses. Donc signe distinctif, comme aujourd'hui : un jeune cadre dynamique se doit-il pas de porter cravate ? il n'y a qu'à voir les annonces de recrutement pour s'en convaincre, au moins en France ! Les romains en ont les premiers fait un autre usage. Les soldats romains portaient un tissu de soie ou de laine pour préserver leur gorge du froid, un focalium (fauces signifie gorge en latin). Qui disait focalium disait légionnaire, marque de statut autant que protection. On retrouve ensuite cet usage chez des religieux de diverses confessions au cours des siècles. Beaucoup plus tard, l'usage du port d'un tissu autour du cou va suivre la mode vestimentaire. On pense tout-de-suite à la fameuse fraise, suivie du jabot de dentelle, pas vraiment masculin mais moins strict que les costumes raides d'avant le XVIème siècle. Ces
cols vont prendre leur indépendance, pour être rapportés
sur le vêtement.
Sous l'influence du régiment croate, la cravate sera donc lancée au XVIIème siècle, le mot faisant son apparition vers 1650. Chaque classe sociale de l'armée s'en empare pour marquer son statut grâce à des tissus différents, puis la cour à Versailles s'enflamme. La mode est lancée à travers l'Europe. D'ailleurs le roi-soleil avait son cravatier qui créait et lui nouait l'objet choisi en fonction du vêtement. La dentelle était toujours de mise, associée à la soie par exemple. Le noeud de cravate mettait en valeur le col, et réciproquement. Mais ces premiers plastrons blessants, notamment pour les soldats au combat, connaîtront de nombreuses variantes plus supportables. C'est
George Bryan Brummel en ce début XIXème outre-manche qui,
tout en démocratisant le costume, mit la cravate en vedette, et
il excellait dans l'art d'accommoder les noeuds. Les tissus étaient
toujours non doublés comme aujourd'hui, mais précieux. L'Europe
le suivit.
Au début du XXème siècle, la folie-cravate un peu tombée en désuétude au fil des décennies, rebondit. La femme s'y met, en tout cas les garçonnes. En même temps le noeud-pap apparaît, sous différentes formes, à la suite de la création à Paris en 1904 de l'opéra dramatique italien Madame Butterfly, sur une musique de Giaccomo Puccini. La suite est connue, l'avenir l'est moins. Même si depuis quelque temps on en trouve des clignotantes pour les fêtes. Et si les noeuds papillon ont appris à se faire tout seuls depuis longtemps (quel casse-tête à faire soi-même !). L'usage du blanc ou du noir est toujours lourd de sens, la cravate est alors message. Les cravates se sont sophistiquées dans leur fabrication, doublées ou triplées, les formes (largeur et aussi longueur) évoluent, bref elles font l'objet de modes. La façon de faire le noeud semble maintenant immuable. Si l'homme moderne la porte moins systématiquement au bureau en France et ailleurs, elle reste avant tout une marque de position sociale, et comme cadeau de Fête des Pères, on n'est pas prêt de lui tordre le cou !
L'origine
du mot Père remonte sans doute à Dieu le Père.
Ce
sont les Américains qui, ont été les premiers à
rendre hommage aux pères de famille
Sans remonter au Pater familias romain, dont le terme usuel aujourd'hui
évoque l'autorité plus que la tendresse, ce sont
Calvin Coolidge, Président oublié de 1924 à 1929,
inaugure son mandat par la création d'un jour spécial dédié
aux
Pour
tous ceux et celles qui ont la chance d'avoir leur papa
Petit
papa
Voici
des fleurs
Petit papa, Petit papa. Voir
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