Les origines de la Fête
Nationale Belge
De la révolte à
l'indépendance 1789:
les réformes que
veut imposer l'empereur Joseph 11, provoquent l'insurection et la proclamation
de l'indépendance (1790) des Etats belgiques unies.
1795-1815: les Français
occupent le pays et l'unifient administrativement.
1815: les futures provinces
belges et les anciennes Provinces-Unies sont réunies en un royaume
des pays-bas, crée au profit du comte Guillaume d'Orange, Guillaume
1er.
1830: la politique maladroite
du roi provoque la sécession des provinces belges, qui proclament
leur indépendance.
Le royaume de Belgique,
1831: la conférence de Londres reconnaît l'indépendance
de la Belgique, monarchie constitutionnelle et héréditaire,
dont Léopold 1er devient le premier souverain.
Langues officielles néerlandais,
français, allemand
Capitale Bruxelles
50°54′N 4°32′E
/ 50.9, 4.533
Plus grandes villes Anvers,
Bruxelles, Bruges, Charleroi, Gand, Liège, Namur
Forme de l’État
- Roi
Premier ministre monarchie
parlementaire: Albert II , Yves Leterme
Superficie Totale
- Eau (%) Classé 135e 30 528 km2 , 6,20%
Population Totale
(2007) Densité Classé 77e , 10 584 534 hab. ,346
hab./km2
Indépendance
Déclarée Reconnue Des Pays-Bas , 1830 , 1839
Pays limitrophes Allemagne
, France , Luxembourg , Pays-Bas , Gentilé Belges
IDH (2004) = 0,945 (élevé)
13e
Monnaie Euro (EUR)
Fuseau horaire UTC +1 (été
+2)
Hymne national La Brabançonne
Principale(s) religion(s)
Catholique
Domaine internet .be
Indicatif téléphonique
+32
Le Royaume de Belgique
(Koninkrijk België en néerlandais, Königreich Belgien
en allemand), est un État d’Europe de l’Ouest. Il est un membre
fondateur de l'Union européenne dont il accueille les principales
institutions, ainsi que celles d'autres organisations internationales comme
l'OTAN[1]. La Belgique couvre une superficie de 30 528 km2 avec une population
d'environ dix millions et demi d'habitants.
À cheval sur la frontière
culturelle entre l'Europe latine et la germanique, ses deux plus grandes
régions sont la région néerlandophone au Nord appelée
Flandre, avec 58% de la population, et la région francophone au
Sud appelée Wallonie, où habite 32% de la population. La
Région de Bruxelles-Capitale, officiellement bilingue mais à
majorité francophone, est une enclave située en Région
flamande à quelques kilomètres de la Région wallonne
et abrite environ 10% de la population. Une autre minorité, la communauté
germanophone, existe dans l'est du pays. La diversité linguistique
et les problèmes communautaires qui y sont liés ont eu une
incidence sur l'histoire politique du pays et sur son système politique
complexe.
Le nom Belgique est dérivé
de la province romaine Gallia Belgica, dans la partie la plus septentrionale
de la Gaule, qui était habitée par les Belgae, un mélange
de peuples celtes et germaniques. Historiquement, la Belgique, les Pays-Bas,
le Luxembourg et le Nord de la France étaient connus comme les Pays-Bas
ou les Provinces belgiques, qui couvraient un territoire plus grand que
l'actuel Benelux. De la fin du Moyen-Âge au XVIIe siècle,
ce territoire est un centre commercial et culturel prospère. Du
XVIe siècle à la révolution belge de 1830, le territoire
de l'actuelle Belgique est le théâtre de nombreuses batailles
entre les puissances européennes, ce qui lui vaut de porter le surnom
de «champ de bataille de l'Europe» — une réputation
renforcée par les deux Guerres mondiales. Au moment de son indépendance,
la Belgique participe ardemment à la Révolution industrielle,
générant des richesses mais aussi une demande de matières
premières; cette dernière étant un facteur économique
important durant l'histoire coloniale du pays
La plus vieille utilisation
des termes Belgae et Belgica qui nous est parvenue est dans la Guerre des
Gaules de Jules César. Il divise la Gaule qu'il a conquise en trois
parties : les Gaulois proprement dits, les Aquitains et les Belges. Ces
derniers sont séparés des Gaulois par la Seine et la Marne.
Sous Auguste, la Gaule est divisée par Marcus Agrippa en trois provinces
et l'une d'entre elles porte le nom de Belgica. Cette dernière sera
réorganisée sous Domitien qui la divise en trois nouvelles
provinces, une Gallia Belgica et deux Germania. La Gallia Belgica sera
encore par la suite divisée en deux : la Belgica Prima et la Belgica
Secunda. La Belgique actuelle n'a que peu à voir avec ces antiques
provinces romaines, la majeure partie de son territoire se situe en Germania
Inferior (plus tard appelée Germania Secunda) et en Belgica Secunda.
Ces termes disparaissent
presque totalement après les grandes invasions, en ne subsistant
que sous la plume de quelques ecclésiastiques. Ils ne réapparaissent
qu'à la seconde moitié du IXe siècle après
la scission de l'empire de Charlemagne avec la création de la Lotharingie.
Les clercs de l'époque, plus par mode antique qu'autre chose, utilisent
le terme Belgica pour désigner le royaume de Lothaire II situé
entre la Gallia de Charles le Chauve et la Germania de Louis le Germanique.
Les dénominations Belgae, Belgica, Gallia Belgica disparaissent
de nouveau au XIIe siècle après la disparition de la Lotharingie.[2]
Aux XVe et XVIe siècles,
les différents territoires se retrouvent peu à peu sous la
même autorité. Le terme Belgica réapparaît avec
les humanistes de la Renaissances mais son utilisation reste limitée
dans les cercles intellectuels mais répond à un besoin car
on cherche des dénominateurs communs pour ces principautés.
Un autre terme apparaît : Belgium, Belgia.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles,
le mot Belgique redevient un terme administratif et également le
nom d'une allégorie représentant la nymphe des Pays-Bas.
Sa portée sémantique se réduit cependant avec la division
des Dix-Sept provinces après la Guerre de Quatre-Vingts Ans : il
est de plus en plus utilisé pour ne parler que des provinces méridionales
et ses habitants mais reste un synomyme de néerlandais y compris
en néerlandais. Les États-Belgiques-Unis se dit Verenigde
Nederlandse Staten ou Verenigde Belgische Staten en néerlandais.
Lors de l’annexion française le terme belge devient courant pour
désigner les habitants des régions de l'actuel Royaume de
Belgique. En 1830, le mot Belgique devient un substantif et le mot belge
devient un qualificatif.
Histoire de la Belgique.
Le territoire de l'actuelle
Belgique a connu des bouleversements démographiques, politiques
et culturels au cours des deux millénaires de notre ère.
Au premier siècle, les Romains, après avoir défait
les tribus celto-germaniques locales, créent la province Gallia
Belgica. Une immigration graduelle de tribus germaniques franques durant
le Ve siècle met ce territoire dans le royaume des Mérovingiens,
qui évolue en Empire carolingien au VIIIe siècle. Durant
le Moyen-Âge, de petits états féodaux naissent, dont
beaucoup d'entre eux rejoignent les Pays-Bas bourguignons aux XIVe et XVe
siècles. L'empereur Charles Quint complète dans les années
1540 l'union des XVII Provinces, dont il établit l'unité
par la Pragmatique Sanction de 1549, et contrôle officieusement la
Principauté de Liège[3].
La Guerre de Quatre-Vingts
Ans, de 1568 à 1648, divise le territoire en deux : une république
fédérale au nord, les Provinces Unies (Belgica Foederata),
et au sud des Pays-Bas méridionaux (Belgica Regia) toujours dirigés
par la couronne des Habsbourgs espagnols puis autrichiens. Cette partie
comprend à peu près tout le territoire de la Belgique moderne.
Jusqu'à son indépendance, ce territoire est convoité
par les nombreux souverains et gouvernements français et est le
théatre de beaucoup de batailles des guerres franco-espagnoles et
franco-autrichiennes durant les XVIIe et XVIIIe siècles. En 1789-1790,
les provinces du Sud connaissent une courte période d'indépendance
après la Révolution brabançonne sous la forme des
États-Belgiques-Unis mais ceux-ci ne perdurent pas à cause
des luttes intestines entre Statistes et Vonckistes et à cause de
l'absence de reconnaissance et d'appui de la part des nations étrangères[4].
Après les campagnes militaires de 1794 dans les guerres de la Révolution
française, les Pays-Bas belgiques — y compris les territoires qui
n'ont jamais été sous la domination personnelle des Habsbourgs
comme la Principauté de Liège — sont annexés par la
Première république française, mettant fin au règne
hispano-autrichien sur la région. Les Pays-bas belgiques sont réunifiés
par le Royaume-Uni des Pays-Bas à la dissolution du Premier Empire
français en 1815.
La réunification
ne tient pas. Le pouvoir jugé trop "napoléonien" de Guillaume
Ier[5], notamment en matière de libertés politique et religieuse,
la sous-représentation politique et l'«exploitation fiscale»
des provinces méridionales font naître une opposition catholique
à laquelle s'allient les libéraux du sud du pays. Cet unionisme
devient «spécifiquement belge et énonce des griefs
spécifiquement belges»[6]. Le régime périclite
alors dans le sud et la scission est effective, le roi ne pouvant se maintenir
en Belgique que par l'usage de la force[7].
La révolution belge
de 1830 conduit à l'établissement d'un état indépendant
et neutre sous l'autorité d'un gouvernement provisoire et d'un congrès
national. Avec l'installation de Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha comme
premier Roi des Belges, la Belgique devient une monarchie constitutionnelle
et une démocratie parlementaire. L'unionisme entre Catholiques et
Libéraux, scellé en 1827-1828, est consacré par un
compromis en 1830 : la construction d'un État libéral où
il n'y a pas de politique anticléricale et où le catholicisme
est reconnu comme religion de la majorité, le tout basé sur
une Constitution intouchable à leurs yeux, qui garantit un nombre
élevé de libertés comparé aux autres lois fondamentales
de l'époque[8]. Cet unionisme se transforme après l'indépendance
en «une coalition électorale et gouvernementale permanente,
constituée de membres modérés des deux partis qui
n'ont pas oublié les leçons de la Révolution brabançonne»[9].
Le pays est alors dirigé par une oligarchie élue au suffrage
censitaire et capacitaire à représentation majoritaire[10],
dont la seule langue est de fait le français[11]. L'unionisme persiste
tant que la peur d'une annexion néerlandaise ou française
est forte, les libéraux créent alors leur parti et s'ensuit
une période avec un système bipolaire entre tendances libérales
et catholiques. L'apparition d'un parti catholique organisé en 1869
voit les conservateurs en 1884 s'installer au pouvoir pendant 30 ans, et
les socialistes créent le parti ouvrier en 1885. Le pays connaît
le vote plural à représentation proportionnelle le 18 avril
1893 et — plus tardivement et par étapes — le suffrage universel
ainsi que les premières avancées en matière de droits
linguistiques comme la loi Coremans-De Vriendt en 1898. Il faut toutefois
attendre le 10 avril 1967 pour voir une version complète en néerlandais
de la Constitution officiellement reconnue[12] et 1991 pour la version
en allemand[13].
Grâce à une
industrialisation précoce dès les débuts de la Révolution
industrielle au XVIIIe siècle, favorisée par des territoires
densément peuplés et par un blocus continental sous Napoléon
Ier, la Belgique connaît une forte expansion économique et
devient la première puissance économique mondiale en termes
relatif[14]. Par l'interventionnisme de l'État, le pays se dote
rapidement du meilleur réseau ferroviaire du continent européen[15]
et est le berceau d'avancées technologiques dans de nombreux domaines
comme par exemple la chimie avec la découverte d'un procédé
de fabrication industrielle de la soude par Ernest Solvay. Par l'initiative
de son second roi, Léopold II, qui reçoit l'État indépendant
du Congo comme possession privée après la Conférence
de Berlin en 1884-1885, la Belgique devient un empire colonial en 1908
après que le roi ait légué la souveraineté
de son domaine à l'État belge. La reprise par l'État
du Congo s'impose fin 1905 après le rapport d'une commission d'enquête
déplorant l'expoitation des indigènes et les abus qu'ils
subissent, particulièrement pour la récolte du caoutchouc
naturel[16].
En 1914, la Première
Guerre mondiale éclate. L'Empire allemand ignore la neutralité
de la Belgique et l'envahit en appliquant le Plan Schlieffen pour prendre
à revers l'armée française. La majeure partie du pays,
sauf derrière l'Yser où se retranche l'armée belge
et le roi Albert Ier, est alors occupée et le gouvernement se réfugie
au Havre. L'occupation allemande met en place une Flamenpolitik destinée
à diviser la Belgique en deux états satellites : la Flandre
et la Wallonie. Après la guerre, le Traité de Versailles
donne la circonscription allemande d'Eupen-Malmedy à la Belgique,
rattachement sanctionné par un plébiscite controversé.
Le vote n'est pas à bulletin secret, ce qui fait craindre aux électeurs
des représailles : seuls 271 sur 33 726 électeurs déclarent
leur attachement à l'Allemagne[17]. La libération est également
l'occasion pour le Roi d'instaurer le suffrage universel masculin, grâce
à une « petite entorse » au droit constitutionnel belge[18].
Durant l'Entre-deux-guerres,
l'histoire de la Belgique est similaire au reste de l'Europe occidentale
: une reconstruction énergique durant les années folles,
une crise économique entre 1931 et 1935, l'émergence de partis
fascistes. Les mouvements wallons et flamands connaissent aussi une radicalisation
et un raffermissement après la période de patriotisme belge
à la fin de la guerre. Le roi Albert Ier décède inopinément
et son fils Léopold III lui succède. En mai 1940, la Belgique
est de nouveau envahie par l'Allemagne. L'armée belge ne résiste
pas longtemps à la Blitzkrieg allemande et force le roi à
la capitulation. Les Belges vivent sous l'occupation jusqu'à la
Libération par les forces alliées durant l'hiver 1944-45.
La Libération est
mouvementée. Il n'y a pas comme en 1918 une exaltation nationale.
La guerre a laissé des séquelles : la répression de
l'incivisme et de la collaboration se fait dans un contexte passionné.
Un certain nombre de personnes sont condamnées judiciairement[19]
tandis que l'épuration civique se fait aussi de manière extra-judiciaire,
notamment par des sanctions administratives[20]. Cette politique de répression
donne lieu à des dérapages qui conduisent à la démission
de plusieurs ministres de la Justice. Cela, plus une différence
de climat sensible en Flandre fait émerger une nouvelle revendication
dans le mouvement flamand : l'amnistie[21]. En plus de la représsion
et des demandes d'amnistie, la question royale pèse lourdement sur
la vie politique du pays : le roi Léopold III est dans l'impossibilité
de régner car il est transféré dans le Reich en juin
1944[22]. La question du retour du roi se cristallise autour d'une clivage
politique : les sociaux-chrétiens y sont favorables, les autres
partis hostiles[23]. Cette question royale conduira à l'abdication
de Léopold III et à l'intronisation de son fils Baudouin
en 1951. Les partis politiques s'affrontent également dans une nouvelle
guerre scolaire dans les années 1950 avec comme épilogue
le Pacte scolaire de 1958, avec un rapport de force différent selon
la région, présageant la prochaine importance du clivage
linguistique et des problèmes communautaires[24],[25].
L'aventure coloniale belge
s'arrête en 1960 avec l'indépendance du Congo et 1962 avec
celle du Burundi et du Rwanda dont la Belgique est, depuis l’issue de la
Première Guerre mondiale, la puissance mandataire par la Société
des Nations. En 1960, la Belgique est également secouée par
une crise politique. Pour faire face aux difficultés dûes
à la perte du Congo belge et les nouvelles conditions de compétition
économique en Europe, la coalition socio-chrétienne et libérale
élabore un programme de relance économique et d'austérité
— la loi unique — qui entraîne durant l'hiver 1960-1961 la plus grande
grève générale que la Belgique ait connue. Celle-ci
est initiée par la partie wallonne de la FGTB et est bien plus suivie
en Wallonie où elle s'accompagne de la menace de scinder le pays
de la part des militants wallons[26]. Ces évènements marquent
le début de la cristalisation du clivage linguistique qui entraîne
de nouvelles législations linguistiques dont la fixation de la frontière
linguistique, la scission de l'université de Louvain, et surtout
marque la fin de l'État unitaire belge par la création des
Communautés en 1970 et des Régions en 1980 par une suite
de révisions de la constitution[27]. Les années 1980 sont
marquées par le passage à un État fédéral
qui est officiellement reconnu dans la Constitution en 1993.
La Belgique est un des pays
fondateurs de l'OTAN, avec le Traité de Bruxelles en 1958 et le
Traité de l'Atlantique Nord le 4 avril 1949, et de l'Union Européenne
avec la création du Benelux le 5 septembre 1944, la signature de
la Communauté européenne du charbon et de l'acier le 18 avril
1951 et du Traité de Rome le 25 mars 1957.
Géographie
Le Royaume de Belgique se
situe dans l'Hémisphère Nord et à l'est du méridien
de Greenwich (latitude nord et longitude est). Il s'étend en latitude
sur 2 degrés, de Meerle au nord (51°30') à Torgny au
sud (49°30'), et compte moins de 4 degrés en longitude, de La
Panne comme point le plus à l'ouest (2°33') à Manderfeld
à l'est (6°24'). Son centre géographique se situe à
Nil-Saint-Vincent, dans le Brabant wallon, à 50°38' de latitude
nord et 04°40' de longitude est.
La Belgique partage ses
frontières avec la République française (645,6 km),
les Pays-Bas (459,6 km)[28], la République fédérale
d’Allemagne (153,4 km)[29] et le Grand-Duché de Luxembourg (150,4
km); et possède 73,1 km de frontières maritimes[30]. La superficie
du pays est de 30 528 km2; et de 33 990 km2 en ajoutant les eaux territoriales[31].
Le climat est océanique
tempéré avec des précipitations régulières
et fréquentes sur toute l'année (Cfb dans la classification
de Köppen). Les vents dominants soufflent du secteur ouest.
Trois zones géographiques
peuvent être distinguées : la basse Belgique (moins de 100
m d'altitude), la moyenne Belgique (de 100 à 200 m) et la haute
Belgique (de 200 à plus de 500 m). La basse Belgique commence après
le littoral, une bande de plages de sable et de dunes, par des polders
pour s'enfoncer à l'intérieur des terres avec la plaine flamande
et la Campine. La moyenne Belgique s’élève progressivement
vers les vallées de la Sambre et de la Meuse, c'est une zone qui
se compose de bas plateaux limoneux fertiles avec à l'ouest le plateau
hennuyer-brabançon et à l'est la Hesbaye. Au sud du sillon
Sambre et Meuse commence la haute Belgique, la région la moins peuplée
et la plus boisée du pays, avec le plateau du Condroz et les vallées
de la Meuse et de l'Ourthe. Il y a aussi le pays de Herve qui s'étend
à l'est entre la Meuse et la Vesdre, puis la région de la
Fagne-Famenne au sud du Condroz, et ensuite encore plus au sud l'Ardenne
et à l'est les Hautes Fagnes qui culminent à 694 m au signal
de Botrange. Il y a également la Gaume, ou Lorraine belge, qui jouit
d'un climat plus clément, surtout au flanc de la troisième
cuesta où l'on cultive même la vigne.
À cause de sa densité
de population élevée, et d'efforts politiques inadéquats,
la Belgique fait face à de sérieux problèmes environnementaux.
Un rapport de 2003 suggère que la qualité des eaux de surface
de Belgique est la pire des 122 pays étudiés[32]. Dans l'étude
de 2008 sur l'indice de performance écologique, la Belgique a obtenu
un score total de 78,4% et est classée avant-dernière des
pays de l'Union européenne, malgré qu'elle soit 57e sur 149
pays[33].
Politique
Jusqu’en 1970, la Belgique
était un état unitaire mais la querelle linguistique amena,
à partir de 1980, quatre vagues de réforme fédéraliste
qui aboutirent aux Accords de St-Michel qui font d'elle aujourd'hui un
État fédéral.
Au niveau de cet État
fédéral, le pouvoir législatif se compose de la Chambre
des Représentants (150 membres), du Sénat (71 sièges),
et du Roi. Le pouvoir exécutif est composé du Roi et des
ministres (le Premier ministre étant un "primus inter pares"). Le
pouvoir judiciaire est, quant à lui exercé par les cours
et les tribunaux.
Leur rôle sont :
Pouvoir législatif
fédéral : faire les lois et contrôle le pouvoir exécutif.
Il est exercé par le Parlement et par le Roi. Le Parlement est constitué
de deux chambres, le Sénat et la Chambre des Représentants.
Pouvoir exécutif
fédéral : dirige le pays. Il fait en sorte que les lois soient
appliquées de manière concrète et qu’elles soient
respectées. Le pouvoir exécutif est exercé par le
Roi et son gouvernement, constitué de ministres et de secrétaires
d’État.
Pouvoir judiciaire : il
se prononce en matière de litiges. Il contrôle également
la légalité des actes du pouvoir exécutif. Exercé
par les cours et les tribunaux.
La séparation des
pouvoirs existe également au niveau des Communautés et des
Régions. Celles-ci disposent d’un pouvoir législatif et d’un
pouvoir exécutif séparé. Pour les autorités
fédérales, les Communautés et les Régions,
le pouvoir judiciaire est toutefois exercé par les mêmes instances.
Forme de l’état :
C’est une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Il s'agit d'un
système politique démocratique. Le chef de l'État
est le roi Albert II. Il partage son pouvoir avec le Parlement qui est
élu. Son pouvoir devient donc limité. Depuis le 20 décembre
2007,le premier Ministre Belge est Yves Leterme, issu du parti CD&V.
Les partis politiques :
Tous les grands partis sont
depuis 1970 des partis politiques des Communautés. Il s'impose de
parler des partis politiques Flamands, des partis politiques francophones
. À cause des querelles linguistiques, il y a des divisions marquées
entre ces deux communautés. Mais chacune possède un parti
libéral (l'Open-VLD pour la région flamande, le MR pour la
région wallonne), un parti socialiste, (SP.a-VP/PS), un parti chrétien
démocrate (CD&V/cDH) et un parti vert (groen !/Écolo)
Crise politique de 2007
Après les dernières
élections fédérales du 10 juin 2007, les partis libéraux
et sociaux-chrétiens tentèrent en vain de former un gouvernement
national (ou fédéral). Cette grave crise de plusieurs mois,
sur un fond de profond désaccord communautaire, constitua un fait
sans précédent dans l’histoire politique du pays. Un accord
obtenu plus de six mois après les élections, en décembre
2007, a mis un terme (provisoire) à cette crise par la mise en place
d'un gouvernement "transitoire" dirigé par le premier ministre sortant
Guy Verhofstadt. Le 20 mars 2008, après 9 mois de négociations,
Yves Leterme devient premier ministre et le nouveau gouvernement est installé.
Démographie
La population belge est
répartie sur l'intégralité du territoire mais il y
a quand même une forte densité .
Population : 10 584 534
habitants (2007). 0-14 ans : 16,5 % ; 15-64 ans : 66,1 % ; + 65 ans : 17,4
%
Densité : 342 hab./km2
La densité de population
est la troisième plus importante de l'Union européenne, après
celle de Malte et des Pays-Bas et avant le Royaume-Uni et l'Allemagne.
Espérance de vie
des hommes : 76 ans (en 2007)
Espérance de vie
des femmes : 82 ans (en 2007)
Taux de croissance de la
population : 0,12 % (en 2007)
Taux de natalité
: 10,29 ‰ (en 2007)
Taux de mortalité
: 10,32 ‰ (en 2007)
Taux de mortalité
infantile : 4,6 ‰ (en 2007)
Taux de fécondité
: 1,6 enfant/femme (en 2007)
Taux de migration : 1,22
‰ (en 2007)
Taille moyenne des hommes
: 1m76
Langues
Le pays, rencontre des
cultures germanique et romane, comprend différentes communautés
linguistiques et culturelles. Les trois langues officielles sont le néerlandais,
le français et l’allemand. Elles sont placées sur un pied
d’égalité au niveau fédéral. Parmi les différentes
régions, seule la Région de Bruxelles-Capitale (habitée
par près de dix pourcents de la population) est officiellement bilingue
(français et néerlandais). La Région flamande (habitée
par près de cinquante huit pourcents de la population), située
au nord est officiellement unilingue néerlandophone. La Région
wallonne (habitée par plus de trente deux pourcents de la population),
située au sud est officiellement unilingue francophone à
l'exception dans sa partie est de la région de la Communauté
germanophone de Belgique, laquelle comprend 75 000 personnes, soit moins
d'un pourcent de la population belge. Des minorités linguistiques
sont présentes dans les régions unilingues, leur importances
respectives ne peuvent être qu'estimées, les recensements
linguistiques étant interdits par la loi en Belgique. Les néerlandophones
représenteraient 57 % à 60 % de la population belge, et les
francophones 40 % à 43 %[34]. À côté des langues
officielles, sont parlées des langues régionales endogènes.
Il s’agit du brabançon, du champenois, du flamand, du francique
ripuaire, du limbourgeois, du lorrain, du luxembourgeois, du picard et
du wallon. Certaines régions ont changé linguistiquement
: des zones qui étaient de dialectes allemands, luxembourgeois ou
flamands sont devenues francophones. D’un point de vue territorial, le
français est en progression, en Flandre (près de Bruxelles,
ou dans les environs de la frontière française à côté
de Lille), mais également en zone germanophone. Cette tendance est
une tendance naturelle constatée depuis des siècles avec
l’augmentation des communications et de la facilité de voyager,
qui exige de plus en plus une homogénéisation des langues,
les langues importantes gagnant toujours progressivement sur les langues
locales ou les patois. Cette diversité linguistique provoque souvent
des conflits politiques, liés à d’autres enjeux (la position
arithmétiquement minoritaire de la Wallonie, celle, plus socioculturelle
de la langue néerlandaise au départ, la politique étrangère
de l’entre-deux-guerres, les problèmes économiques wallons,
surtout à partir des années 1960 etc.), qui ont engendré
un système de gouvernance complexe.
Religion
Article détaillé
: Religion en Belgique.
La liberté de religion
est inscrite dans la Constitution. La plus répandue est la religion
catholique, d’autres, telle que l’islam, le protestantisme, le judaïsme
et christianisme orthodoxe sont pratiquées en Belgique.
La Belgique subventionne
les églises et les organisations philosophiques non confessionnelles
reconnues sur son territoire. Cette particularité est inscrite dans
l'article 181 de la Constitution belge :
« Les traitements
et pensions des ministres des cultes sont à charge de l'État
; les sommes nécessaires pour y faire face sont annuellement portées
au budget. (…)[35] »
À ce titre, l'État
belge a dépensé en 2003[36] :
culte catholique romain
: 458,62 millions d'euros
laïcité : 75,36
millions d'euros
culte islamique : 20,33
millions d'euros
culte protestant évangélique
: 18,80 millions d'euros
culte israélite
: 3,21 millions d'euros
culte orthodoxe : 2,36
millions d'euros
culte anglican : 0,46 million
d'euros
Un 7e culte pourrait être
reconnu : le bouddhisme. Celui-ci est fort de 30 000 à
50 000 adeptes.
Organisation de l’État
fédéral belge [modifier]
Article détaillé
: Politique de la Belgique.
Armoiries de la BelgiqueLa
Belgique est une monarchie constitutionnelle et un État fédéral,
dont le chef d’État actuel est le roi Albert II. En pratique le
pays conserve quelques caractéristiques confédérales.
La Constitution fut amendée
en 1993 pour adopter un système fédéral afin d’éviter
la rupture entre néerlandophones et francophones. Malgré
cela, les tensions politiques, culturelles, linguistiques et économiques
existent toujours entre les deux communautés. Un parti politique
flamand, le Vlaams Belang, prône ainsi l’indépendance de la
Flandre à court terme tandis qu’un parti francophone très
minoritaire, le RWF, souhaite le rattachement de la Wallonie et de Bruxelles
à la France. Ces deux mouvements sont d’obédience républicaine
par nature.
Le fédéralisme
belge est bâti sur le concept d’équipollence des normes, c’est-à-dire
que le niveau de pouvoir fédéral n’a aucune préséance
par rapport aux entités fédérées. Un décret
voté au Parlement wallon ne peut ainsi pas être contredit
par une loi belge. De plus, comme les entités fédérées
ont, pour l’essentiel, des compétences exclusives (y compris sur
la scène internationale), une même compétence ne peut
pas être détenue à la fois par les entités fédérées
et par l’État belge.
Provinces
Article détaillé
: Provinces de Belgique.
Les provinces représentent
un niveau politique intermédiaire entre la Région et la commune.
La Belgique (en dehors de la région bruxelloise qui constitue un
territoire provincial quasiment dénué d’institutions provinciales,
à l’exception d’un gouverneur), est divisée en dix provinces,
qui dépendent directement des Régions :
Provinces flamandes en français
et néerlandais (avec chefs-lieux entre parenthèses) :
Régions et provinces
de BelgiqueAnvers (Anvers) ? Antwerpen (Antwerpen)
Brabant flamand (Louvain)
? Vlaams-Brabant (Leuven)
Flandre-Occidentale (Bruges)
? West-Vlaanderen (Brugge)
Flandre-Orientale (Gand)
? Oost-Vlaanderen (Gent)
Limbourg (Hasselt) ? Limburg
(Hasselt)
Provinces wallonnes en
français et néerlandais (avec chefs-lieux entre parenthèses)
:
Brabant wallon (Wavre) ?
Waals-Brabant (Waver)
Hainaut (Mons) ? Henegouwen
(Bergen)
Liège (Liège)
? Luik (Luik)
Luxembourg (Arlon) ? Luxemburg
(Aarlen)
Namur (Namur) ? Namen (Namen)
Liste des provinces belges
(et administrations locales)
Culture
Article détaillé
: Culture de la Belgique.
La vie culturelle belge
a eu tendance à se développer dans chaque communauté.
Les éléments intercommunautaires sont moins nombreux, en
partie à cause de l'absence d'université bilingue, à
part l’Académie royale, pas de médias communs, ni d'organisations
culturelles ou scientifiques significatives où toutes les communautés
sont représentées. Ces éléments précisés,
la Belgique en tant que telle est culturellement connue pour son art raffiné
et son architecture. Il y a lieu de remarquer que l'Internet est aussi
un élément de fracture communautaire dans la mesure où
les deux communautés ne participent pratiquement à aucune
communication en ligne commune que ce soit sur le plan culturel, scientifique,
technique ou même les hobbies, les francophones fréquentant
plutôt les cercles français et les Flamands s'organisant entre
eux.
La région correspondant
aujourd’hui à la Belgique a été le berceau de mouvements
artistiques majeurs qui ont eu une influence importante sur l’art européen.
L’art mosan, la peinture flamande de la Renaissance, la peinture baroque,
les architectures romane, gothique, Renaissance, baroque et Art nouveau
ainsi que la musique classique de la Renaissance sont des éléments
majeurs de l'histoire de l’Art.
Les surréalistes
sont largement représentés en Belgique avec des artistes
comme Magritte ou encore Ensor, on dit même que le surréalisme,
c'est l'âme belge.
Fêtes et jours fériés
Tableau des fêtes
et jours fériés nationaux[37], régionaux et communautaires
:
Fêtes et jours fériés
Date Nom Remarques
1er janvier Jour de l'an
(férié)
Date mobile Pâques
Date mobile Lundi de Pâques
(férié)
1er mai Fête du Travail
(férié)
6e jeudi après Pâques
Ascension (férié)
8 mai ou autre date dans
la première semaine de mai Fête de l'Iris Région bruxelloise
uniquement
2e dimanche de mai Fête
des mères
7e dimanche après
Pâques Pentecôte
8e lundi après Pâques
Lundi de la Pentecôte (férié)
2e dimanche de juin Fête
des pères
11 juillet Commémoration
de la bataille des Éperons d'Or (bataille où les Français
furent battus par des troupes flamandes, brabançonnes et namuroises)
Communauté flamande uniquement
21 juillet Fête nationale
(férié) Arrivée triomphale du premier roi des Belges
Léopold Ier à Bruxelles en 1831 et sa prestation de serment
constitutionnel
15 août Assomption
(férié)
3e dimanche de septembre
Fête de Wallonie Région wallonne uniquement
27 septembre Commémoration
des Journées de septembre 1830 (pendant lesquelles les volontaires
insurgés venus des quartiers de Bruxelles mais aussi des grandes
villes de Wallonie chassèrent l'occupant hollandais et permirent
l'indépendance de la Belgique) Communauté francophone Wallonie/Bruxelles
uniquement
1er novembre Toussaint
(férié)
11 novembre Armistice (férié)
Armistice de 1918
15 novembre Fête
de la Communauté germanophone Communauté germanophone
Fête du Roi, puisque
c’est la Saint-Léopold (premier roi des Belges).Férié
pour les fonctionnaires fédéraux. Fonctionnaires fédéraux.
25 décembre Noël
(férié) Naissance de Jésus-Christ
Enseignement
Système éducatif
belge
École secondaire
en Belgique
Universités en Belgique
Hautes écoles francophones
en Belgique
Études supérieures
en Belgique
Conservatoire royal
Économie
Articles détaillés
: Économie de la Belgique et Liste d'entreprises belges.
Justice
Article détaillé
: L'organisation judiciaire en Belgique.
Armée
Article détaillé
: Armée belge.
L’Armée belge compte,
en 2005, 26 400 hommes dans l’armée de terre, 8 600 dans l’aviation,
2 400 dans la marine et 2 000 au service médical, soit un total
de 39 400 hommes. Le recrutement y est essentiellement basé sur
le volontariat de carrière depuis la suspension du service militaire
(le 1er mars 1995). À cela s’ajoutent les principes de réserve
volontaire (militaire de carrière ou civil ayant signé un
engagement) et obligatoire, uniquement pour les membres du cadre et ce,
pendant une durée déterminée.
Les origines de la Fête
Nationale Belge
C’est par une loi du 27
mai 1890 que la date du 21 juillet fut instituée Fête Nationale
de la Belgique. Les Belges commémorent ainsi le serment fait le
21 juillet 1831 par Léopold Ier, premier roi des Belges, de rester
fidèle à la Constitution. Cette Constitution garantit les
libertés individuelles des citoyens et se fonde sur la séparation
des trois pouvoirs : pouvoir législatif, pouvoir exécutif
et pouvoir judiciaire. Le serment du roi Léopold Ier fut l’aboutissement
des démarches qui firent de la Belgique indépendante une
monarchie constitutionnelle et parlementaire.
Les festivités du
21 juillet, les édifices publics sont pavoisés en l’honneur
de la Fête Nationale et la journée est ponctuée par
des festivités populaires : bals aux lampions, feux d’artifices,
spectacles.
L’hymne national belge
est une chanson révolutionnaire, la Brabançonne :
"O Belgique, ô mère
chérie,
A toi nos coeurs, à
toi nos bras,
A toi notre sang, ô
Patrie !
Nous le jurons tous, tu
vivras !
Tu vivras toujours grande
et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle
Le Roi, la Loi, la Liberté
! (ter)"
Fête nationale belge
(Belgique)
Histoire
Bien que les Belges soient
mentionnés depuis 2000 ans dans le « De Bello Gallico »
de Jules César, la Belgique n’accéda à son indépendance
qu’en 1830.
Annexés aux Pays
Bas, les Belges supportent difficilement les contraintes de religion et
de langue imposées par Guillaume Ier d’Orange.
A l’issue d’une représentation
théâtrale de la « Muette de Portici », le 25 août
1830, les premières échauffourées éclatent
dans les rues de Bruxelles.
Catholiques et libéraux
de la bourgeoisie belge s’unissent aux classes sociales inférieures
et se rebellent contre les Hollandais.
Le 23 septembre 1830, les
premiers véritables combats commencent et le 27 du même mois,
les troupes hollandaises quittent le pays.
Un gouvernement provisoire
formé dès le 25 septembre proclame l’indépendance
belge le 4 octobre 1830 et rédige la Constitution.
Une conférence internationale
est réunie à Londres pour statuer sur le sort du pays.
Les grandes puissances
reconnaissent la Belgique comme état indépendant le 20 janvier
1831.
Un royaume est alors fondé
et le trône revient au cousin de la reine Victoria, Léopold
de Saxe-Cobourg Gotha, futur Léopold 1er.
Le 21 juillet 1831, il
prête serment à la Constitution et aux lois belges et jure
de maintenir l’indépendance nationale et l’intégrité
du territoire.
Cette date sera choisie
pour la Fête Nationale de la Belgique par une loi datant du 27 mai
1890.
Moments forts de la journée
• Depuis 1895, un défilé
militaire a lieu en présence de la famille royale et du gouvernement.
Il se déroule sur
la Place des Palais.
• Dans la matinée,
des messes Te Deum sont célébrées dans les Cathédrales
de Bruxelles, Anvers et Mons en présence de quelques membres de
la famille royale.
• Dès 10 heures
du matin et jusqu’à la tombée de la journée, des manifestations
permanentes et des animations pour enfants sont organisées gratuitement
dans le Parc de Bruxelles.
• Ce jour là de
nombreux musées bruxellois ouvrent gratuitement leurs portes au
public.
• Le soir, un spectacle
musico-pyrotechnique est offert devant le Palais Royal de Bruxelles.
De nombreux feux d’artifice
sont tirés à travers tout le pays.
• Traditionnellement, les
Souverains partent le lendemain en vacances et le Palais Royal s’ouvre
au public en leur absence.
Le Roi Albert II est né
à Bruxelles, au Château du Stuyvenberg, le 6 juin 1934.
Le Roi Albert II, qui reçut
le titre de "Prince de Liège" à sa naissance, est le fils
du Roi Léopold III et de la Reine Astrid, née Princesse de
Suède. Il est le petit-fils du Roi Albert Ier et de la Reine Elisabeth.
Le 29 août 1935, le
Prince de Liège perdit sa mère, la Reine Astrid, qui mourut
dans un accident de voiture à Küssnacht, en Suisse.
Le 10 mai 1940, au moment
de l'invasion de la Belgique, le Prince Albert, sa soeur aînée,
la Princesse Joséphine-Charlotte, et son frère aîné,
le Prince Baudouin, partirent d'abord pour la France, puis pour l'Espagne.
Les Princes et la Princesse revinrent en Belgique le 2 août 1940.
Ils y poursuivront leurs études jusqu'en 1944, soit à Laeken,
soit au Château de Ciergnon, dans les Ardennes. En juin 1944, au
moment du débarquement Allié, Léopold III , la Princesse
Lilian - qu'il avait épousée en 1941 - et les enfants royaux
furent déportés par les Allemands à Hirschstein, en
Allemagne, et ensuite à Strobl en Autriche où ils furent
libérés par l'armée américaine le 7 mai 1945.
En raison de la situation politique en Belgique, le Roi Léopold
et sa famille s'installèrent dans la villa "Le Reposoir" à
Pregny, en Suisse, lorsqu'ils quittèrent l'Autriche en octobre 1945.
Ils y séjourneront jusque juillet 1950. Pendant ce temps le Prince
Albert poursuivra ses études dans un collège de Genève.
Le Roi Léopold III,
accompagné du Prince Baudouin et du Prince Albert, rentra en Belgique
le 22 juillet 1950.
Le 2 juillet 1959, le Prince
Albert épousa Donna Paola Ruffo di Calabria, issue d'une famille
princière italienne. Le Roi Albert II et la Reine Paola ont trois
enfants: le Prince Philippe (né le 15 avril 1960), la Princesse
Astrid (née le 5 juin 1962) et le Prince Laurent (né le 19
octobre 1963).
Le Prince Albert fut appelé
en 1962 à exercer la fonction de Président d'honneur du Conseil
d'administration de l'Office belge du Commerce extérieur, fonction
qu'il exerça pendant 31 ans. En cette qualité il a présidé
plus de cent missions économiques à travers le monde et il
a effectué de très nombreuses visites à des entreprises
belges actives dans le domaine de l'exportation.
Pour rendre hommage au
Prince qui, pendant toutes ces années, s'est activement investi
dans le commerce extérieur, un Fonds Prince Albert pour la formation
de spécialistes en commerce extérieur a été
créé en 1984.
Par ailleurs, le Prince
Albert a également assumé la Présidence du Conseil
général de la Caisse Générale d'Epargne et
de Retraite de 1954 à 1992. Il fut Président de la Croix-Rouge
de Belgique de 1958 à 1993.
Outre ces diverses fonctions,
le Prince Albert a mené des actions dans le domaine de l'urbanisme,
du logement, de la protection de la nature, des monuments et sites et,
d'une manière plus générale, de la gestion de l'environnement.
Dans ce cadre, il a présidé ou participé à
de nombreuses conférences internationales. En 1969, il fut invité
par le Conseil de l'Europe à assumer la Présidence de la
Conférence ministérielle européenne sur la protection
du patrimoine culturel et architectural.
Après le décès
de son frère, le Roi Baudouin, le Prince Albert prêta serment
devant les Chambres réunies le 9 août 1993 comme sixième
Roi des Belges.
Pourquoi y a-t-il un roi
en Belgique?
Le Palais Royal belge,
à Bruxelles
La Belgique moderne est
créée en 1831 après la révolution de 1830 qui
sépare les Pays-Bas du Sud des Pays-Bas du Nord. Pour gouverner
cette nouvelle entité politique et administrative, c'est le système
de la monarchie parlementaire qui est adopté et encouragé
par la bourgeoisie locale.
Léopold Ier, un roi
élu
Le 26 juin 1831, Léopold
de Saxe-Cobourg Gotha est paradoxalement élu premier roi des Belges
par un Congrès national, et couronné le 21 juillet 1831.
Ce choix répond à plusieurs motivations. Léopold a
d'abord un passé militaire prestigieux, ayant combattu Napoléon
lors de la campagne de Russie. Veuf de la princesse royale Charlotte d'Angleterre,
son passé matrimonial rassure les puissances entourant la Belgique
nouvelle. Choisi par la bourgeoisie, Léopold Ier devient également
le principal actionnaire de la Société générale
de Belgique, la première société du pays chargée
de l'équipement public et du développement industriel.
Capitulation d'un roi
Après 1865, date
de la mort de Léopold Ier, cinq autres rois se sont succédés
jusqu'à l'avènement du souverain actuel Albert II, en 1993.
Une seule fois dans leur histoire, les Belges ont connu pourtant une certaine
vacance du pouvoir monarchique, après la capitulation de Léopold
III devant l'Allemagne nazie. Fait prisonnier de guerre en 1940, il se
retrouve de fait dans l'impossibilité de régner mais tente
jusqu'en 1944 de négocier avec Hitler le sort des prisonniers de
guerre belges. Cette attitude ambiguë, proche de la compromission
avec l'Allemagne, déclenchera après la guerre la fameuse
"Question royale".