Albert II de Belgique

Albert II, de son nom complet Albert Félix Humbert Théodore Christian Eugène Marie de Belgique, est le 6e et actuel roi des Belges depuis la mort de son frère Baudouin. (http://fr.wikipedia.org/)
Naissance : 6 juin 1934 (78 ans), Laeken
Conjoint : Paola Ruffo di Calabria (m. 1959)
Formation : Institut Le Rosey
Enfants : Philippe de Belgique, Laurent de Belgique, Astrid de Belgique, Delphine Boël
Frères et sœurs : Baudouin de Belgique, Alexandre de Belgique
Parents : Léopold III de Belgique, Astrid de Suède
 

Le 21 juillet,
Fête Nationale Belge
"En Belgique, on n'a peut-être pas beaucoup de champions du monde, mais dans le monde, ils n'ont pas autant de champions de Belgique que chez nous."
[Philippe Geluck]

Devise nationale : « L'union fait la force » (français, version originale) 
« Eendracht maakt macht » (néerlandais) 
« Einigkeit macht stark » (allemand) 


photo du site de: www. Dromadaire.com


  La Belgique, c'est un terrain vague où des minorités se disputent au nom de deux cultures qui n'existent pas.
Chanteur, compositeur et parolier belge  [ Jacques Brel ]


FÊTE NATIONALE BELGE
 
Deux commémorations en une: l’année 2005 marque le 175ème anniversaire de la Belgique et le 25ème anniversaire de son fédéralisme. L’occasion de dépoussiérer un peu notre bon vieux plat pays et de redécouvrir ce qui fait son charme et sa particularité.
175-25, deux nombres fort tendance en ce moment. 175 parce que ça fait autant d’années que le gouvernement du hollandais Guillaume Ier a pris ses jambes à son cou pour fuir la révolution de 1830 menant à l’indépendance de notre bonne vieille Belgique. Et puis, 25 pour le quart de siècle d’une Belgique « relookée » façon Etat fédéral et dotée de trois Régions et trois Communautés. Deux anniversaires, ça se célèbre en grande pompe ! Une atmosphère de fête plane sur notre plat pays. Tout au long de l’année 2005, une tonne d’événements figurent au programme pour ceux et celles qui désirent fouiner dans le grenier de la Belgique. Pour les organisateurs de ces festivités, les commémorations 175-25 sont tournées vers «l’avenir, la jeunesse, la rencontre et la convivialité». Créer des rencontres entre générations et cultures, mais aussi redorer l’image de la Belgique, tels sont également les objectifs de ses commémorations.

La Belgique est à la fois un pays très ancien et indépendant depuis peu. Les Belges ont été mentionnés pour la première fois, il y a 2.000 ans, par Jules César dans son livre sur la guerre des Gaules. Toutefois, durant des siècles, la Belgique n'a été qu'une partie d'un ensemble plus vaste d'Etats. Le pays n'a accédé à l'indépendance qu'en 1830. La fête nationale est fixée au 21 juillet par une loi du 27 mai 1890. C'est le 21 juillet 1831 que le premier roi des Belges, Léopold Ier, a prêté le serment constitutionnel. Il a prêté serment de fidélité à la Constitution belge, élaborée par le Congrès national et reconnue le 7 février 1831, ainsi qu'aux lois belges.


Les origines de la Fête Nationale Belge
De la révolte à l'indépendance 1789:
les réformes que veut imposer l'empereur Joseph 11, provoquent l'insurection et la proclamation de l'indépendance (1790) des Etats belgiques unies.
1795-1815: les Français occupent le pays et l'unifient administrativement.
1815: les futures provinces belges et les anciennes Provinces-Unies sont réunies en un royaume des pays-bas, crée au profit du comte Guillaume d'Orange, Guillaume 1er.
1830: la politique maladroite du roi provoque la sécession des provinces belges, qui proclament leur indépendance.
Le royaume de Belgique, 1831: la conférence de Londres reconnaît l'indépendance de la Belgique, monarchie constitutionnelle et héréditaire, dont Léopold 1er devient le premier souverain.

Langues officielles néerlandais, français, allemand 
Capitale Bruxelles 
50°54′N 4°32′E / 50.9, 4.533 
Plus grandes villes Anvers, Bruxelles, Bruges, Charleroi, Gand, Liège, Namur 
Forme de l’État 
- Roi 
Premier ministre monarchie parlementaire: Albert II , Yves Leterme 
Superficie  Totale - Eau (%) Classé 135e 30 528 km2 , 6,20% 
Population  Totale (2007)   Densité Classé 77e , 10 584 534 hab. ,346 hab./km2 
Indépendance  Déclarée  Reconnue Des Pays-Bas , 1830 , 1839 
Pays limitrophes  Allemagne , France , Luxembourg , Pays-Bas , Gentilé Belges 
IDH (2004) = 0,945 (élevé) 13e 
Monnaie Euro (EUR) 
Fuseau horaire UTC +1 (été +2) 
Hymne national La Brabançonne 
Principale(s) religion(s) Catholique 
Domaine internet .be 
Indicatif téléphonique +32 
Le Royaume de Belgique (Koninkrijk België en néerlandais, Königreich Belgien en allemand), est un État d’Europe de l’Ouest. Il est un membre fondateur de l'Union européenne dont il accueille les principales institutions, ainsi que celles d'autres organisations internationales comme l'OTAN[1]. La Belgique couvre une superficie de 30 528 km2 avec une population d'environ dix millions et demi d'habitants. 

À cheval sur la frontière culturelle entre l'Europe latine et la germanique, ses deux plus grandes régions sont la région néerlandophone au Nord appelée Flandre, avec 58% de la population, et la région francophone au Sud appelée Wallonie, où habite 32% de la population. La Région de Bruxelles-Capitale, officiellement bilingue mais à majorité francophone, est une enclave située en Région flamande à quelques kilomètres de la Région wallonne et abrite environ 10% de la population. Une autre minorité, la communauté germanophone, existe dans l'est du pays. La diversité linguistique et les problèmes communautaires qui y sont liés ont eu une incidence sur l'histoire politique du pays et sur son système politique complexe. 

Le nom Belgique est dérivé de la province romaine Gallia Belgica, dans la partie la plus septentrionale de la Gaule, qui était habitée par les Belgae, un mélange de peuples celtes et germaniques. Historiquement, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et le Nord de la France étaient connus comme les Pays-Bas ou les Provinces belgiques, qui couvraient un territoire plus grand que l'actuel Benelux. De la fin du Moyen-Âge au XVIIe siècle, ce territoire est un centre commercial et culturel prospère. Du XVIe siècle à la révolution belge de 1830, le territoire de l'actuelle Belgique est le théâtre de nombreuses batailles entre les puissances européennes, ce qui lui vaut de porter le surnom de «champ de bataille de l'Europe» — une réputation renforcée par les deux Guerres mondiales. Au moment de son indépendance, la Belgique participe ardemment à la Révolution industrielle, générant des richesses mais aussi une demande de matières premières; cette dernière étant un facteur économique important durant l'histoire coloniale du pays 

La plus vieille utilisation des termes Belgae et Belgica qui nous est parvenue est dans la Guerre des Gaules de Jules César. Il divise la Gaule qu'il a conquise en trois parties : les Gaulois proprement dits, les Aquitains et les Belges. Ces derniers sont séparés des Gaulois par la Seine et la Marne. Sous Auguste, la Gaule est divisée par Marcus Agrippa en trois provinces et l'une d'entre elles porte le nom de Belgica. Cette dernière sera réorganisée sous Domitien qui la divise en trois nouvelles provinces, une Gallia Belgica et deux Germania. La Gallia Belgica sera encore par la suite divisée en deux : la Belgica Prima et la Belgica Secunda. La Belgique actuelle n'a que peu à voir avec ces antiques provinces romaines, la majeure partie de son territoire se situe en Germania Inferior (plus tard appelée Germania Secunda) et en Belgica Secunda. 

Ces termes disparaissent presque totalement après les grandes invasions, en ne subsistant que sous la plume de quelques ecclésiastiques. Ils ne réapparaissent qu'à la seconde moitié du IXe siècle après la scission de l'empire de Charlemagne avec la création de la Lotharingie. Les clercs de l'époque, plus par mode antique qu'autre chose, utilisent le terme Belgica pour désigner le royaume de Lothaire II situé entre la Gallia de Charles le Chauve et la Germania de Louis le Germanique. Les dénominations Belgae, Belgica, Gallia Belgica disparaissent de nouveau au XIIe siècle après la disparition de la Lotharingie.

Aux XVe et XVIe siècles, les différents territoires se retrouvent peu à peu sous la même autorité. Le terme Belgica réapparaît avec les humanistes de la Renaissances mais son utilisation reste limitée dans les cercles intellectuels mais répond à un besoin car on cherche des dénominateurs communs pour ces principautés. Un autre terme apparaît : Belgium, Belgia. 

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le mot Belgique redevient un terme administratif et également le nom d'une allégorie représentant la nymphe des Pays-Bas. Sa portée sémantique se réduit cependant avec la division des Dix-Sept provinces après la Guerre de Quatre-Vingts Ans : il est de plus en plus utilisé pour ne parler que des provinces méridionales et ses habitants mais reste un synomyme de néerlandais y compris en néerlandais. Les États-Belgiques-Unis se dit Verenigde Nederlandse Staten ou Verenigde Belgische Staten en néerlandais. Lors de l’annexion française le terme belge devient courant pour désigner les habitants des régions de l'actuel Royaume de Belgique. En 1830, le mot Belgique devient un substantif et le mot belge devient un qualificatif. 

Histoire de la Belgique. 
Le territoire de l'actuelle Belgique a connu des bouleversements démographiques, politiques et culturels au cours des deux millénaires de notre ère. Au premier siècle, les Romains, après avoir défait les tribus celto-germaniques locales, créent la province Gallia Belgica. Une immigration graduelle de tribus germaniques franques durant le Ve siècle met ce territoire dans le royaume des Mérovingiens, qui évolue en Empire carolingien au VIIIe siècle. Durant le Moyen-Âge, de petits états féodaux naissent, dont beaucoup d'entre eux rejoignent les Pays-Bas bourguignons aux XIVe et XVe siècles. L'empereur Charles Quint complète dans les années 1540 l'union des XVII Provinces, dont il établit l'unité par la Pragmatique Sanction de 1549, et contrôle officieusement la Principauté de Liège. 

La Guerre de Quatre-Vingts Ans, de 1568 à 1648, divise le territoire en deux : une république fédérale au nord, les Provinces Unies (Belgica Foederata), et au sud des Pays-Bas méridionaux (Belgica Regia) toujours dirigés par la couronne des Habsbourgs espagnols puis autrichiens. Cette partie comprend à peu près tout le territoire de la Belgique moderne. Jusqu'à son indépendance, ce territoire est convoité par les nombreux souverains et gouvernements français et est le théatre de beaucoup de batailles des guerres franco-espagnoles et franco-autrichiennes durant les XVIIe et XVIIIe siècles. En 1789-1790, les provinces du Sud connaissent une courte période d'indépendance après la Révolution brabançonne sous la forme des États-Belgiques-Unis mais ceux-ci ne perdurent pas à cause des luttes intestines entre Statistes et Vonckistes et à cause de l'absence de reconnaissance et d'appui de la part des nations étrangères. Après les campagnes militaires de 1794 dans les guerres de la Révolution française, les Pays-Bas belgiques — y compris les territoires qui n'ont jamais été sous la domination personnelle des Habsbourgs comme la Principauté de Liège — sont annexés par la Première république française, mettant fin au règne hispano-autrichien sur la région. Les Pays-bas belgiques sont réunifiés par le Royaume-Uni des Pays-Bas à la dissolution du Premier Empire français en 1815. 

La réunification ne tient pas. Le pouvoir jugé trop "napoléonien" de Guillaume Ier, notamment en matière de libertés politique et religieuse, la sous-représentation politique et l'«exploitation fiscale» des provinces méridionales font naître une opposition catholique à laquelle s'allient les libéraux du sud du pays. Cet unionisme devient «spécifiquement belge et énonce des griefs spécifiquement belges». Le régime périclite alors dans le sud et la scission est effective, le roi ne pouvant se maintenir en Belgique que par l'usage de la force. 

La révolution belge de 1830 conduit à l'établissement d'un état indépendant et neutre sous l'autorité d'un gouvernement provisoire et d'un congrès national. Avec l'installation de Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha comme premier Roi des Belges, la Belgique devient une monarchie constitutionnelle et une démocratie parlementaire. L'unionisme entre Catholiques et Libéraux, scellé en 1827-1828, est consacré par un compromis en 1830 : la construction d'un État libéral où il n'y a pas de politique anticléricale et où le catholicisme est reconnu comme religion de la majorité, le tout basé sur une Constitution intouchable à leurs yeux, qui garantit un nombre élevé de libertés comparé aux autres lois fondamentales de l'époque. Cet unionisme se transforme après l'indépendance en «une coalition électorale et gouvernementale permanente, constituée de membres modérés des deux partis qui n'ont pas oublié les leçons de la Révolution brabançonne». Le pays est alors dirigé par une oligarchie élue au suffrage censitaire et capacitaire à représentation majoritaire, dont la seule langue est de fait le français. L'unionisme persiste tant que la peur d'une annexion néerlandaise ou française est forte, les libéraux créent alors leur parti et s'ensuit une période avec un système bipolaire entre tendances libérales et catholiques. L'apparition d'un parti catholique organisé en 1869 voit les conservateurs en 1884 s'installer au pouvoir pendant 30 ans, et les socialistes créent le parti ouvrier en 1885. Le pays connaît le vote plural à représentation proportionnelle le 18 avril 1893 et — plus tardivement et par étapes — le suffrage universel ainsi que les premières avancées en matière de droits linguistiques comme la loi Coremans-De Vriendt en 1898. Il faut toutefois attendre le 10 avril 1967 pour voir une version complète en néerlandais de la Constitution officiellement reconnue et 1991 pour la version en allemand. 

Grâce à une industrialisation précoce dès les débuts de la Révolution industrielle au XVIIIe siècle, favorisée par des territoires densément peuplés et par un blocus continental sous Napoléon Ier, la Belgique connaît une forte expansion économique et devient la première puissance économique mondiale en termes relatif. Par l'interventionnisme de l'État, le pays se dote rapidement du meilleur réseau ferroviaire du continent européen et est le berceau d'avancées technologiques dans de nombreux domaines comme par exemple la chimie avec la découverte d'un procédé de fabrication industrielle de la soude par Ernest Solvay. Par l'initiative de son second roi, Léopold II, qui reçoit l'État indépendant du Congo comme possession privée après la Conférence de Berlin en 1884-1885, la Belgique devient un empire colonial en 1908 après que le roi ait légué la souveraineté de son domaine à l'État belge. La reprise par l'État du Congo s'impose fin 1905 après le rapport d'une commission d'enquête déplorant l'expoitation des indigènes et les abus qu'ils subissent, particulièrement pour la récolte du caoutchouc naturel. 

En 1914, la Première Guerre mondiale éclate. L'Empire allemand ignore la neutralité de la Belgique et l'envahit en appliquant le Plan Schlieffen pour prendre à revers l'armée française. La majeure partie du pays, sauf derrière l'Yser où se retranche l'armée belge et le roi Albert Ier, est alors occupée et le gouvernement se réfugie au Havre. L'occupation allemande met en place une Flamenpolitik destinée à diviser la Belgique en deux états satellites : la Flandre et la Wallonie. Après la guerre, le Traité de Versailles donne la circonscription allemande d'Eupen-Malmedy à la Belgique, rattachement sanctionné par un plébiscite controversé. Le vote n'est pas à bulletin secret, ce qui fait craindre aux électeurs des représailles : seuls 271 sur 33 726 électeurs déclarent leur attachement à l'Allemagne. La libération est également l'occasion pour le Roi d'instaurer le suffrage universel masculin, grâce à une « petite entorse » au droit constitutionnel belge. 

Durant l'Entre-deux-guerres, l'histoire de la Belgique est similaire au reste de l'Europe occidentale : une reconstruction énergique durant les années folles, une crise économique entre 1931 et 1935, l'émergence de partis fascistes. Les mouvements wallons et flamands connaissent aussi une radicalisation et un raffermissement après la période de patriotisme belge à la fin de la guerre. Le roi Albert Ier décède inopinément et son fils Léopold III lui succède. En mai 1940, la Belgique est de nouveau envahie par l'Allemagne. L'armée belge ne résiste pas longtemps à la Blitzkrieg allemande et force le roi à la capitulation. Les Belges vivent sous l'occupation jusqu'à la Libération par les forces alliées durant l'hiver 1944-45. 

La Libération est mouvementée. Il n'y a pas comme en 1918 une exaltation nationale. La guerre a laissé des séquelles : la répression de l'incivisme et de la collaboration se fait dans un contexte passionné. Un certain nombre de personnes sont condamnées judiciairement tandis que l'épuration civique se fait aussi de manière extra-judiciaire, notamment par des sanctions administratives. Cette politique de répression donne lieu à des dérapages qui conduisent à la démission de plusieurs ministres de la Justice. Cela, plus une différence de climat sensible en Flandre fait émerger une nouvelle revendication dans le mouvement flamand : l'amnistie. En plus de la représsion et des demandes d'amnistie, la question royale pèse lourdement sur la vie politique du pays : le roi Léopold III est dans l'impossibilité de régner car il est transféré dans le Reich en juin 1944. La question du retour du roi se cristallise autour d'une clivage politique : les sociaux-chrétiens y sont favorables, les autres partis hostiles. Cette question royale conduira à l'abdication de Léopold III et à l'intronisation de son fils Baudouin en 1951. Les partis politiques s'affrontent également dans une nouvelle guerre scolaire dans les années 1950 avec comme épilogue le Pacte scolaire de 1958, avec un rapport de force différent selon la région, présageant la prochaine importance du clivage linguistique et des problèmes communautaires.

L'aventure coloniale belge s'arrête en 1960 avec l'indépendance du Congo et 1962 avec celle du Burundi et du Rwanda dont la Belgique est, depuis l’issue de la Première Guerre mondiale, la puissance mandataire par la Société des Nations. En 1960, la Belgique est également secouée par une crise politique. Pour faire face aux difficultés dûes à la perte du Congo belge et les nouvelles conditions de compétition économique en Europe, la coalition socio-chrétienne et libérale élabore un programme de relance économique et d'austérité — la loi unique — qui entraîne durant l'hiver 1960-1961 la plus grande grève générale que la Belgique ait connue. Celle-ci est initiée par la partie wallonne de la FGTB et est bien plus suivie en Wallonie où elle s'accompagne de la menace de scinder le pays de la part des militants wallons[26]. Ces évènements marquent le début de la cristalisation du clivage linguistique qui entraîne de nouvelles législations linguistiques dont la fixation de la frontière linguistique, la scission de l'université de Louvain, et surtout marque la fin de l'État unitaire belge par la création des Communautés en 1970 et des Régions en 1980 par une suite de révisions de la constitution. Les années 1980 sont marquées par le passage à un État fédéral qui est officiellement reconnu dans la Constitution en 1993. 

La Belgique est un des pays fondateurs de l'OTAN, avec le Traité de Bruxelles en 1958 et le Traité de l'Atlantique Nord le 4 avril 1949, et de l'Union Européenne avec la création du Benelux le 5 septembre 1944, la signature de la Communauté européenne du charbon et de l'acier le 18 avril 1951 et du Traité de Rome le 25 mars 1957. 

Géographie 

Le Royaume de Belgique se situe dans l'Hémisphère Nord et à l'est du méridien de Greenwich (latitude nord et longitude est). Il s'étend en latitude sur 2 degrés, de Meerle au nord (51°30') à Torgny au sud (49°30'), et compte moins de 4 degrés en longitude, de La Panne comme point le plus à l'ouest (2°33') à Manderfeld à l'est (6°24'). Son centre géographique se situe à Nil-Saint-Vincent, dans le Brabant wallon, à 50°38' de latitude nord et 04°40' de longitude est. 

La Belgique partage ses frontières avec la République française (645,6 km), les Pays-Bas (459,6 km), la République fédérale d’Allemagne (153,4 km) et le Grand-Duché de Luxembourg (150,4 km); et possède 73,1 km de frontières maritimes. La superficie du pays est de 30 528 km2; et de 33 990 km2 en ajoutant les eaux territoriales. 

Le climat est océanique tempéré avec des précipitations régulières et fréquentes sur toute l'année (Cfb dans la classification de Köppen). Les vents dominants soufflent du secteur ouest. 

Trois zones géographiques peuvent être distinguées : la basse Belgique (moins de 100 m d'altitude), la moyenne Belgique (de 100 à 200 m) et la haute Belgique (de 200 à plus de 500 m). La basse Belgique commence après le littoral, une bande de plages de sable et de dunes, par des polders pour s'enfoncer à l'intérieur des terres avec la plaine flamande et la Campine. La moyenne Belgique s’élève progressivement vers les vallées de la Sambre et de la Meuse, c'est une zone qui se compose de bas plateaux limoneux fertiles avec à l'ouest le plateau hennuyer-brabançon et à l'est la Hesbaye. Au sud du sillon Sambre et Meuse commence la haute Belgique, la région la moins peuplée et la plus boisée du pays, avec le plateau du Condroz et les vallées de la Meuse et de l'Ourthe. Il y a aussi le pays de Herve qui s'étend à l'est entre la Meuse et la Vesdre, puis la région de la Fagne-Famenne au sud du Condroz, et ensuite encore plus au sud l'Ardenne et à l'est les Hautes Fagnes qui culminent à 694 m au signal de Botrange. Il y a également la Gaume, ou Lorraine belge, qui jouit d'un climat plus clément, surtout au flanc de la troisième cuesta où l'on cultive même la vigne. 

À cause de sa densité de population élevée, et d'efforts politiques inadéquats, la Belgique fait face à de sérieux problèmes environnementaux. Un rapport de 2003 suggère que la qualité des eaux de surface de Belgique est la pire des 122 pays étudiés. Dans l'étude de 2008 sur l'indice de performance écologique, la Belgique a obtenu un score total de 78,4% et est classée avant-dernière des pays de l'Union européenne, malgré qu'elle soit 57e sur 149 pays. 
 

Politique 
Jusqu’en 1970, la Belgique était un état unitaire mais la querelle linguistique amena, à partir de 1980, quatre vagues de réforme fédéraliste qui aboutirent aux Accords de St-Michel qui font d'elle aujourd'hui un État fédéral. 

Au niveau de cet État fédéral, le pouvoir législatif se compose de la Chambre des Représentants (150 membres), du Sénat (71 sièges), et du Roi. Le pouvoir exécutif est composé du Roi et des ministres (le Premier ministre étant un "primus inter pares"). Le pouvoir judiciaire est, quant à lui exercé par les cours et les tribunaux. 

Leur rôle sont : 

Pouvoir législatif fédéral : faire les lois et contrôle le pouvoir exécutif. Il est exercé par le Parlement et par le Roi. Le Parlement est constitué de deux chambres, le Sénat et la Chambre des Représentants. 

Pouvoir exécutif fédéral : dirige le pays. Il fait en sorte que les lois soient appliquées de manière concrète et qu’elles soient respectées. Le pouvoir exécutif est exercé par le Roi et son gouvernement, constitué de ministres et de secrétaires d’État. 

Pouvoir judiciaire : il se prononce en matière de litiges. Il contrôle également la légalité des actes du pouvoir exécutif. Exercé par les cours et les tribunaux. 

La séparation des pouvoirs existe également au niveau des Communautés et des Régions. Celles-ci disposent d’un pouvoir législatif et d’un pouvoir exécutif séparé. Pour les autorités fédérales, les Communautés et les Régions, le pouvoir judiciaire est toutefois exercé par les mêmes instances. 

Forme de l’état : C’est une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Il s'agit d'un système politique démocratique. Le chef de l'État est le roi Albert II. Il partage son pouvoir avec le Parlement qui est élu. Son pouvoir devient donc limité. Depuis le 20 décembre 2007,le premier Ministre Belge est Yves Leterme, issu du parti CD&V. 

Les partis politiques : 

Tous les grands partis sont depuis 1970 des partis politiques des Communautés. Il s'impose de parler des partis politiques Flamands, des partis politiques francophones . À cause des querelles linguistiques, il y a des divisions marquées entre ces deux communautés. Mais chacune possède un parti libéral (l'Open-VLD pour la région flamande, le MR pour la région wallonne), un parti socialiste, (SP.a-VP/PS), un parti chrétien démocrate (CD&V/cDH) et un parti vert (groen !/Écolo) 

Crise politique de 2007
Après les dernières élections fédérales du 10 juin 2007, les partis libéraux et sociaux-chrétiens tentèrent en vain de former un gouvernement national (ou fédéral). Cette grave crise de plusieurs mois, sur un fond de profond désaccord communautaire, constitua un fait sans précédent dans l’histoire politique du pays. Un accord obtenu plus de six mois après les élections, en décembre 2007, a mis un terme (provisoire) à cette crise par la mise en place d'un gouvernement "transitoire" dirigé par le premier ministre sortant Guy Verhofstadt. Le 20 mars 2008, après 9 mois de négociations, Yves Leterme devient premier ministre et le nouveau gouvernement est installé. 
 

Démographie 

La population belge est répartie sur l'intégralité du territoire mais il y a quand même une forte densité . 

Population : 10 584 534 habitants (2007). 0-14 ans : 16,5 % ; 15-64 ans : 66,1 % ; + 65 ans : 17,4 % 
Densité : 342 hab./km2 
La densité de population est la troisième plus importante de l'Union européenne, après celle de Malte et des Pays-Bas et avant le Royaume-Uni et l'Allemagne. 
Espérance de vie des hommes : 76 ans (en 2007) 
Espérance de vie des femmes : 82 ans (en 2007) 
Taux de croissance de la population : 0,12 % (en 2007) 
Taux de natalité : 10,29 ‰ (en 2007) 
Taux de mortalité : 10,32 ‰ (en 2007) 
Taux de mortalité infantile : 4,6 ‰ (en 2007) 
Taux de fécondité : 1,6 enfant/femme (en 2007) 
Taux de migration : 1,22 ‰ (en 2007) 
Taille moyenne des hommes : 1m76 

Langues 
Le pays, rencontre des cultures germanique et romane, comprend différentes communautés linguistiques et culturelles. Les trois langues officielles sont le néerlandais, le français et l’allemand. Elles sont placées sur un pied d’égalité au niveau fédéral. Parmi les différentes régions, seule la Région de Bruxelles-Capitale (habitée par près de dix pourcents de la population) est officiellement bilingue (français et néerlandais). La Région flamande (habitée par près de cinquante huit pourcents de la population), située au nord est officiellement unilingue néerlandophone. La Région wallonne (habitée par plus de trente deux pourcents de la population), située au sud est officiellement unilingue francophone à l'exception dans sa partie est de la région de la Communauté germanophone de Belgique, laquelle comprend 75 000 personnes, soit moins d'un pourcent de la population belge. Des minorités linguistiques sont présentes dans les régions unilingues, leur importances respectives ne peuvent être qu'estimées, les recensements linguistiques étant interdits par la loi en Belgique. Les néerlandophones représenteraient 57 % à 60 % de la population belge, et les francophones 40 % à 43 %. À côté des langues officielles, sont parlées des langues régionales endogènes. Il s’agit du brabançon, du champenois, du flamand, du francique ripuaire, du limbourgeois, du lorrain, du luxembourgeois, du picard et du wallon. Certaines régions ont changé linguistiquement : des zones qui étaient de dialectes allemands, luxembourgeois ou flamands sont devenues francophones. D’un point de vue territorial, le français est en progression, en Flandre (près de Bruxelles, ou dans les environs de la frontière française à côté de Lille), mais également en zone germanophone. Cette tendance est une tendance naturelle constatée depuis des siècles avec l’augmentation des communications et de la facilité de voyager, qui exige de plus en plus une homogénéisation des langues, les langues importantes gagnant toujours progressivement sur les langues locales ou les patois. Cette diversité linguistique provoque souvent des conflits politiques, liés à d’autres enjeux (la position arithmétiquement minoritaire de la Wallonie, celle, plus socioculturelle de la langue néerlandaise au départ, la politique étrangère de l’entre-deux-guerres, les problèmes économiques wallons, surtout à partir des années 1960 etc.), qui ont engendré un système de gouvernance complexe.



Religion 
Article détaillé : Religion en Belgique. 
La liberté de religion est inscrite dans la Constitution. La plus répandue est la religion catholique, d’autres, telle que l’islam, le protestantisme, le judaïsme et christianisme orthodoxe sont pratiquées en Belgique. 

La Belgique subventionne les églises et les organisations philosophiques non confessionnelles reconnues sur son territoire. Cette particularité est inscrite dans l'article 181 de la Constitution belge : 

« Les traitements et pensions des ministres des cultes sont à charge de l'État ; les sommes nécessaires pour y faire face sont annuellement portées au budget. » 

À ce titre, l'État belge a dépensé en 2003[36] : 

culte catholique romain : 458,62 millions d'euros 
laïcité : 75,36 millions d'euros 
culte islamique : 20,33 millions d'euros 
culte protestant évangélique : 18,80 millions d'euros 
culte israélite : 3,21 millions d'euros 
culte orthodoxe : 2,36 millions d'euros 
culte anglican : 0,46 million d'euros 
Un 7e culte pourrait être reconnu : le bouddhisme. Celui-ci est fort de 30 000 à 
50 000 adeptes. 

Organisation de l’État fédéral belge [modifier] 
Article détaillé : Politique de la Belgique. 

Armoiries de la BelgiqueLa Belgique est une monarchie constitutionnelle et un État fédéral, dont le chef d’État actuel est le roi Albert II. En pratique le pays conserve quelques caractéristiques confédérales. 

La Constitution fut amendée en 1993 pour adopter un système fédéral afin d’éviter la rupture entre néerlandophones et francophones. Malgré cela, les tensions politiques, culturelles, linguistiques et économiques existent toujours entre les deux communautés. Un parti politique flamand, le Vlaams Belang, prône ainsi l’indépendance de la Flandre à court terme tandis qu’un parti francophone très minoritaire, le RWF, souhaite le rattachement de la Wallonie et de Bruxelles à la France. Ces deux mouvements sont d’obédience républicaine par nature. 

Le fédéralisme belge est bâti sur le concept d’équipollence des normes, c’est-à-dire que le niveau de pouvoir fédéral n’a aucune préséance par rapport aux entités fédérées. Un décret voté au Parlement wallon ne peut ainsi pas être contredit par une loi belge. De plus, comme les entités fédérées ont, pour l’essentiel, des compétences exclusives (y compris sur la scène internationale), une même compétence ne peut pas être détenue à la fois par les entités fédérées et par l’État belge. 

Provinces 
Article détaillé : Provinces de Belgique. 
Les provinces représentent un niveau politique intermédiaire entre la Région et la commune. La Belgique (en dehors de la région bruxelloise qui constitue un territoire provincial quasiment dénué d’institutions provinciales, à l’exception d’un gouverneur), est divisée en dix provinces, qui dépendent directement des Régions : 

Provinces flamandes en français et néerlandais (avec chefs-lieux entre parenthèses) : 
 

Régions et provinces de BelgiqueAnvers (Anvers) ? Antwerpen (Antwerpen) 
Brabant flamand (Louvain) ? Vlaams-Brabant (Leuven) 
Flandre-Occidentale (Bruges) ? West-Vlaanderen (Brugge) 
Flandre-Orientale (Gand) ? Oost-Vlaanderen (Gent) 
Limbourg (Hasselt) ? Limburg (Hasselt) 
Provinces wallonnes en français et néerlandais (avec chefs-lieux entre parenthèses) : 

Brabant wallon (Wavre) ? Waals-Brabant (Waver) 
Hainaut (Mons) ? Henegouwen (Bergen) 
Liège (Liège) ? Luik (Luik) 
Luxembourg (Arlon) ? Luxemburg (Aarlen) 
Namur (Namur) ? Namen (Namen) 
Liste des provinces belges (et administrations locales) 


Culture 
Article détaillé : Culture de la Belgique. 
La vie culturelle belge a eu tendance à se développer dans chaque communauté. Les éléments intercommunautaires sont moins nombreux, en partie à cause de l'absence d'université bilingue, à part l’Académie royale, pas de médias communs, ni d'organisations culturelles ou scientifiques significatives où toutes les communautés sont représentées. Ces éléments précisés, la Belgique en tant que telle est culturellement connue pour son art raffiné et son architecture. Il y a lieu de remarquer que l'Internet est aussi un élément de fracture communautaire dans la mesure où les deux communautés ne participent pratiquement à aucune communication en ligne commune que ce soit sur le plan culturel, scientifique, technique ou même les hobbies, les francophones fréquentant plutôt les cercles français et les Flamands s'organisant entre eux. 

La région correspondant aujourd’hui à la Belgique a été le berceau de mouvements artistiques majeurs qui ont eu une influence importante sur l’art européen. L’art mosan, la peinture flamande de la Renaissance, la peinture baroque, les architectures romane, gothique, Renaissance, baroque et Art nouveau ainsi que la musique classique de la Renaissance sont des éléments majeurs de l'histoire de l’Art. 

Les surréalistes sont largement représentés en Belgique avec des artistes comme Magritte ou encore Ensor, on dit même que le surréalisme, c'est l'âme belge. 

Fêtes et jours fériés 
Tableau des fêtes et jours fériés nationaux[37], régionaux et communautaires : 

Fêtes et jours fériés Date Nom Remarques 
1er janvier Jour de l'an (férié) 
Date mobile Pâques 
Date mobile Lundi de Pâques (férié) 
1er mai Fête du Travail (férié) 
6e jeudi après Pâques Ascension (férié) 
8 mai ou autre date dans la première semaine de mai Fête de l'Iris Région bruxelloise uniquement 
2e dimanche de mai Fête des mères 
7e dimanche après Pâques Pentecôte 
8e lundi après Pâques Lundi de la Pentecôte (férié) 
2e dimanche de juin Fête des pères 
11 juillet Commémoration de la bataille des Éperons d'Or (bataille où les Français furent battus par des troupes flamandes, brabançonnes et namuroises) Communauté flamande uniquement 
21 juillet Fête nationale (férié) Arrivée triomphale du premier roi des Belges Léopold Ier à Bruxelles en 1831 et sa prestation de serment constitutionnel 
15 août Assomption (férié) 
3e dimanche de septembre Fête de Wallonie Région wallonne uniquement 
27 septembre Commémoration des Journées de septembre 1830 (pendant lesquelles les volontaires insurgés venus des quartiers de Bruxelles mais aussi des grandes villes de Wallonie chassèrent l'occupant hollandais et permirent l'indépendance de la Belgique) Communauté francophone Wallonie/Bruxelles uniquement 
1er novembre Toussaint (férié) 
11 novembre Armistice (férié) Armistice de 1918 
15 novembre Fête de la Communauté germanophone Communauté germanophone 
Fête du Roi, puisque c’est la Saint-Léopold (premier roi des Belges).Férié pour les fonctionnaires fédéraux. Fonctionnaires fédéraux. 
25 décembre Noël (férié) Naissance de Jésus-Christ 

Enseignement 
Système éducatif belge 
École secondaire en Belgique 
Universités en Belgique 
Hautes écoles francophones en Belgique 
Études supérieures en Belgique 
Conservatoire royal 

Économie 
Articles détaillés : Économie de la Belgique et Liste d'entreprises belges. 

Justice 
Article détaillé : L'organisation judiciaire en Belgique. 

Armée 
Article détaillé : Armée belge. 
L’Armée belge compte, en 2005, 26 400 hommes dans l’armée de terre, 8 600 dans l’aviation, 2 400 dans la marine et 2 000 au service médical, soit un total de 39 400 hommes. Le recrutement y est essentiellement basé sur le volontariat de carrière depuis la suspension du service militaire (le 1er mars 1995). À cela s’ajoutent les principes de réserve volontaire (militaire de carrière ou civil ayant signé un engagement) et obligatoire, uniquement pour les membres du cadre et ce, pendant une durée déterminée. 

Les origines de la Fête Nationale Belge 
C’est par une loi du 27 mai 1890 que la date du 21 juillet fut instituée Fête Nationale de la Belgique. Les Belges commémorent ainsi le serment fait le 21 juillet 1831 par Léopold Ier, premier roi des Belges, de rester fidèle à la Constitution. Cette Constitution garantit les libertés individuelles des citoyens et se fonde sur la séparation des trois pouvoirs : pouvoir législatif, pouvoir exécutif et pouvoir judiciaire. Le serment du roi Léopold Ier fut l’aboutissement des démarches qui firent de la Belgique indépendante une monarchie constitutionnelle et parlementaire. 
Les festivités du 21 juillet, les édifices publics sont pavoisés en l’honneur de la Fête Nationale et la journée est ponctuée par des festivités populaires : bals aux lampions, feux d’artifices, spectacles. 
L’hymne national belge est une chanson révolutionnaire, la Brabançonne : 
"O Belgique, ô mère chérie, 
A toi nos coeurs, à toi nos bras, 
A toi notre sang, ô Patrie ! 
Nous le jurons tous, tu vivras ! 
Tu vivras toujours grande et belle 
Et ton invincible unité 
Aura pour devise immortelle 
Le Roi, la Loi, la Liberté ! (ter)" 
 

Fête nationale belge (Belgique) 
Histoire 
Bien que les Belges soient mentionnés depuis 2000 ans dans le « De Bello Gallico » de Jules César, la Belgique n’accéda à son indépendance qu’en 1830. 

Annexés aux Pays Bas, les Belges supportent difficilement les contraintes de religion et de langue imposées par Guillaume Ier d’Orange. 
A l’issue d’une représentation théâtrale de la « Muette de Portici », le 25 août 1830, les premières échauffourées éclatent dans les rues de Bruxelles. 
Catholiques et libéraux de la bourgeoisie belge s’unissent aux classes sociales inférieures et se rebellent contre les Hollandais. 
Le 23 septembre 1830, les premiers véritables combats commencent et le 27 du même mois, les troupes hollandaises quittent le pays. 

Un gouvernement provisoire formé dès le 25 septembre proclame l’indépendance belge le 4 octobre 1830 et rédige la Constitution. 

Une conférence internationale est réunie à Londres pour statuer sur le sort du pays. 
Les grandes puissances reconnaissent la Belgique comme état indépendant le 20 janvier 1831. 
Un royaume est alors fondé et le trône revient au cousin de la reine Victoria, Léopold de Saxe-Cobourg Gotha, futur Léopold 1er. 
Le 21 juillet 1831, il prête serment à la Constitution et aux lois belges et jure de maintenir l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire. 

Cette date sera choisie pour la Fête Nationale de la Belgique par une loi datant du 27 mai 1890. 
Moments forts de la journée 
 Depuis 1895, un défilé militaire a lieu en présence de la famille royale et du gouvernement. 
Il se déroule sur la Place des Palais. 
 Dans la matinée, des messes Te Deum sont célébrées dans les Cathédrales de Bruxelles, Anvers et Mons en présence de quelques membres de la famille royale. 
 Dès 10 heures du matin et jusqu’à la tombée de la journée, des manifestations permanentes et des animations pour enfants sont organisées gratuitement dans le Parc de Bruxelles. 
 Ce jour là de nombreux musées bruxellois ouvrent gratuitement leurs portes au public. 

 Le soir, un spectacle musico-pyrotechnique est offert devant le Palais Royal de Bruxelles. 
De nombreux feux d’artifice sont tirés à travers tout le pays. 
 Traditionnellement, les Souverains partent le lendemain en vacances et le Palais Royal s’ouvre au public en leur absence. 

Le Roi Albert II est né à Bruxelles, au Château du Stuyvenberg, le 6 juin 1934. 

Le Roi Albert II, qui reçut le titre de "Prince de Liège" à sa naissance, est le fils du Roi Léopold III et de la Reine Astrid, née Princesse de Suède. Il est le petit-fils du Roi Albert Ier et de la Reine Elisabeth.

Le 29 août 1935, le Prince de Liège perdit sa mère, la Reine Astrid, qui mourut dans un accident de voiture à Küssnacht, en Suisse. 

Le 10 mai 1940, au moment de l'invasion de la Belgique, le Prince Albert, sa soeur aînée, la Princesse Joséphine-Charlotte, et son frère aîné, le Prince Baudouin, partirent d'abord pour la France, puis pour l'Espagne. Les Princes et la Princesse revinrent en Belgique le 2 août 1940. Ils y poursuivront leurs études jusqu'en 1944, soit à Laeken, soit au Château de Ciergnon, dans les Ardennes. En juin 1944, au moment du débarquement Allié, Léopold III , la Princesse Lilian - qu'il avait épousée en 1941 - et les enfants royaux furent déportés par les Allemands à Hirschstein, en Allemagne, et ensuite à Strobl en Autriche où ils furent libérés par l'armée américaine le 7 mai 1945. En raison de la situation politique en Belgique, le Roi Léopold et sa famille s'installèrent dans la villa "Le Reposoir" à Pregny, en Suisse, lorsqu'ils quittèrent l'Autriche en octobre 1945. Ils y séjourneront jusque juillet 1950. Pendant ce temps le Prince Albert poursuivra ses études dans un collège de Genève. 

Le Roi Léopold III, accompagné du Prince Baudouin et du Prince Albert, rentra en Belgique le 22 juillet 1950. 

Le 2 juillet 1959, le Prince Albert épousa Donna Paola Ruffo di Calabria, issue d'une famille princière italienne. Le Roi Albert II et la Reine Paola ont trois enfants: le Prince Philippe (né le 15 avril 1960), la Princesse Astrid (née le 5 juin 1962) et le Prince Laurent (né le 19 octobre 1963). 

Le Prince Albert fut appelé en 1962 à exercer la fonction de Président d'honneur du Conseil d'administration de l'Office belge du Commerce extérieur, fonction qu'il exerça pendant 31 ans. En cette qualité il a présidé plus de cent missions économiques à travers le monde et il a effectué de très nombreuses visites à des entreprises belges actives dans le domaine de l'exportation. 
Pour rendre hommage au Prince qui, pendant toutes ces années, s'est activement investi dans le commerce extérieur, un Fonds Prince Albert pour la formation de spécialistes en commerce extérieur a été créé en 1984. 
Par ailleurs, le Prince Albert a également assumé la Présidence du Conseil général de la Caisse Générale d'Epargne et de Retraite de 1954 à 1992. Il fut Président de la Croix-Rouge de Belgique de 1958 à 1993. 

Outre ces diverses fonctions, le Prince Albert a mené des actions dans le domaine de l'urbanisme, du logement, de la protection de la nature, des monuments et sites et, d'une manière plus générale, de la gestion de l'environnement. Dans ce cadre, il a présidé ou participé à de nombreuses conférences internationales. En 1969, il fut invité par le Conseil de l'Europe à assumer la Présidence de la Conférence ministérielle européenne sur la protection du patrimoine culturel et architectural. 

Après le décès de son frère, le Roi Baudouin, le Prince Albert prêta serment devant les Chambres réunies le 9 août 1993 comme sixième Roi des Belges. 
 

Pourquoi y a-t-il un roi en Belgique? 

  Le Palais Royal belge, à Bruxelles 
La Belgique moderne est créée en 1831 après la révolution de 1830 qui sépare les Pays-Bas du Sud des Pays-Bas du Nord. Pour gouverner cette nouvelle entité politique et administrative, c'est le système de la monarchie parlementaire qui est adopté et encouragé par la bourgeoisie locale. 

Léopold Ier, un roi élu 
Le 26 juin 1831, Léopold de Saxe-Cobourg Gotha est paradoxalement élu premier roi des Belges par un Congrès national, et couronné le 21 juillet 1831. Ce choix répond à plusieurs motivations. Léopold a d'abord un passé militaire prestigieux, ayant combattu Napoléon lors de la campagne de Russie. Veuf de la princesse royale Charlotte d'Angleterre, son passé matrimonial rassure les puissances entourant la Belgique nouvelle. Choisi par la bourgeoisie, Léopold Ier devient également le principal actionnaire de la Société générale de Belgique, la première société du pays chargée de l'équipement public et du développement industriel. 
 
 

Capitulation d'un roi 
Après 1865, date de la mort de Léopold Ier, cinq autres rois se sont succédés jusqu'à l'avènement du souverain actuel Albert II, en 1993. Une seule fois dans leur histoire, les Belges ont connu pourtant une certaine vacance du pouvoir monarchique, après la capitulation de Léopold III devant l'Allemagne nazie. Fait prisonnier de guerre en 1940, il se retrouve de fait dans l'impossibilité de régner mais tente jusqu'en 1944 de négocier avec Hitler le sort des prisonniers de guerre belges. Cette attitude ambiguë, proche de la compromission avec l'Allemagne, déclenchera après la guerre la fameuse "Question royale". 

Drapeau des Flandres

C'est par une loi du 27 mai 1890 que la date du 21 juillet fut instituée Fête Nationale de la Belgique. Les Belges commémorent ainsi le serment fait le 21 juillet 1831 par Léopold Ier, premier roi des Belges, de rester fidèle à la Constitution. Cette Constitution garantit les libertés individuelles des citoyens et se fonde sur la séparation des trois pouvoirs : pouvoir législatif, pouvoir exécutif et pouvoir judiciaire. Le serment du roi Léopold Ier fut l'aboutissement des démarches qui firent de la Belgique indépendante une monarchie constitutionnelle et parlementaire.



 

Hotel de ville de Bruxelles
Statue Mannekenpiss

Le mannekenpiss
La célèbre statue : "le mannekenpiss" en Belgique a derrière elle une drôle de légende.
Il était une fois un petit garçon qui habitait Bruxelles. Tous les habitants y vivaient heureux dans la joie et la bonne humeur. Le petit garçon était un enfant comme les autres dans une petite école comme les autres et dans une petite maison sans rien d'inhabituel.
Un jour, cette sérénité fut troublée par un grand incendie. Les flammes jaillissaient de tous les cotés lorsque le petit garçon arriva. Il regardait les flammes et tout à coup, il enleva son pantalon et commença à faire pipi sur les flammes.
Le feu s'éteignit et depuis, on a créé une statue en son honneur...
Notez que c'est une LEGENDE!

Bruxelles

Wallonie

"PHOTO DE LA VILLE DE TURNHOUT"

TURNOUT
Turnhout compte une large diversité d’itinéraires pour les cyclistes, une … promenade dans la ville, et de nombreuses jolies promenades dans la nature. A côté de cela vous pouvez aux environs proches de Turnhout de superbe routes tracées, allées pour les cavaliers et de longs chemins pour randonneurs et cyclistes.
Vous pouvez également choisir une partie de bowling, de minigolf, de pêche, naviguer, ou plonger dans l’eau. Les enfants aussi ne sont pas oubliés. Un tour dans le petit train à vapeur vers le théâtre des marionnettes ou bien ils peuvent se défouler dans le jardin (d’enfants) intérieur. Tout est possible.

Shopping et sortir en ville
Turnhout a la possibilité de gâter tout amateur de bonne chair avec une offre abondante en cafés, tavernes, snack-bars, brasseries et restaurants de haute gamme. De nombreux bistrots variés vous invitent à discuter jusque tard dans la nuit. Vous trouverez les spécialités culinaires réunies sous le label de l’art culinaire de Turnhout.
Tout le long de votre flânerie vous trouverez des magasins bien achalandés, différentes chaînes de magasins de mode ainsi que des petits magasins de mode plus stylisés. Dans certains commerces de friandise vous trouverez encore des friandises préparées tout à fait artisanalement.
Le « Turnhouts Troefke», un biscuit au beurre en forme de carte à jouer, et la bière de Corsendonk, sont des produits régionaux très convoités.
Ainsi Turnhout, c’est aussi l’art et la culture, les loisirs pour les grands comme pour les petits. Turnhout est surtout une ville très accueillante.

HOTEL DE VILLE DE ANTWORP

Antworp:
Où pouvez-vous trouver un zoo tout près de la gare et au centre de la ville?
Où pouvez-vous trouver le plus vaste choix de diamants provenant du monde entier?
Plongez dans un décor baroque ou passez des heures à suivre les mouvements du port sur 65 km

Les Anversois aiment la fête et ont conservé l'art de vivre bourguignon. On les appellent les Sinjoor, faisant ainsi allusion à la grande vie que menaient les seigneurs sous Charles Quint.

Ville de la soie, de la faïence, du verre et du diamant, Anvers conserve tout le charme de la Renaissance avec ses fenêtres rectangulaires à meneaux, ses tourelles ouvragées extravagantes, ses pignons ornés de statues. Comme beaucoup de villes, il faut commencer par la Grande-Place, la Grote Markt:
* l'Hôtel de ville grandiose reflétant l'architecture de la Renaissance italienne du XVIe
* Les maisons des corporations, notamment celle des Bouchers, un palais gothique en pierres blanches et briques rouges dont le hall résonnait des cris des bouchers qui en avaient fait la place du marché. Transformé depuis lors en musée.
* Cathédrale de Notre-Dame, la plus grande église gothique Brabant de Belgique avec sa tour de 123 m, ses125 pilliers. Elle abrite 4 chef-d'oeuvres de Rubens
* Steen, le plus vieux édifice d'Anvers qui était, au XIIe siècle une forteresse, puis une prison. Il a été converti depuis lors en Musée national de la Marine.


Port D'Antworp

 Eglise de St-Charles Borromeo, un exemple de style baroque "jésuite" de 1615-1621 dont la façade semble provenir d'un croquis de Rubens.
 Les Maisons Rockox et de l'Homme Noble du XVIIe siècle, originairement propriété du bourgmestre d'Anvers Nicolas Rockox, ami et mécène de Rubens.
 Eglise St-James (St-Jacobskerk) construite dans le style gothique flamboyant qui abrite le tombeau de Rubens dans la chapelle du même nom ainsi que des oeuvres de l'artiste.
 Musée Plantin-Moretus en mémoire de ce célèbre imprimeur du XVIe siècle
 Musée Mayer van den Berg, un petit musée dédié à la peinture dont certaines oeuvres de Brueghel, Giet, etc.
 Musée Ridder Smidt van Gelder avec ses jardins, une résidence du XVIIIe siècle où on peut admirer des antiquités de l'époque et surtout une collection de fines porcelaines
 Musée royal des Beaux-Arts comprenant une collection impressionnantes des primitifs flamand, des plus grands maîtres tels que Rubens, Van Dyck et Fouquet
 Maison de Rubens, convertie en musée
 Châteaux de Bornem, de Het Steen, de Rockoxhuis


"Pour rire"
Un jeune gars dit à un autre dans le train :
- Oh tiens, je vais te raconter une super histoire belge…
L'autre :
- Ah mais ça ne va pas dis, je suis belge !
- C'est pas grave, je te la raconterai 2 fois…

C'est un Belge qui est en vacances près du Mont Saint-Michel. Il remplit une petite bouteille avec de l'eau de mer. Le gardien de la plage lui demande pourquoi il fait cela. Le Belge explique qu'il collectionne l'eau de mer et qu'il en prend à chaque plage où il va. Le gardien lui facture l'eau de mer pour 10 francs, que le Belge paye volontiers.
Le lendemain matin, de sa chambre d'hôtel, à marée basse, il voit que la mer a reculé de deux cents mètres.
Il s'écrie alors : Mais quel fric il se fait, ce gardien !

Un Flamand et un Wallon discutent... Tout à coup, le Flamand pousse l'exclamation suivante : Ho UN mouche !
Vous remarquerez que le Flamand effectue cet effort louable de s'exprimer en Français.
Le Wallon le reprend, et lui dit : Non ! UNE mouche.
Le Flamand très étonné lui répond : Gotferdom t'as de bons yeux !

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