Le
14 juillet, 1789
Prise
de la Bastille
Devise
de la France:
Liberté,
Egalité, Fraternité.
«
Sacrée France, c’est peut-être aprce qu’elle porte un nom
de femme qu’on la désire tant. »
[Fatou
Diome]
La
fête nationale française est la fête nationale de la
France, qui a lieu chaque 14 juillet depuis 1880. Elle commémore
la fête de la Fédération, qui fêtait elle-même
le premier anniversaire de la prise de la Bastille, et marquait la fin
de la monarchie absolue. C'est un jour férié, chômé
et payé.
Défilé
militaire du 14 juillet.
Le
14 juillet donne lieu à un défilé des troupes sur
les Champs-Élysées, à des défilés ou
des cérémonies militaires dans la plupart des communes, et
à des feux d'artifices.
http://vcard.chezmaya.com/
|
En
France, la liberté est un peu comme le génie de la Bastille,
le pied est toujours en l'air, pour s'envoler !
Dramaturge
et académicien français [ Victorien Sardou ]
On n'a quand même pas pris la Bastille pour en faire un opéra !
Humoriste
français [ Pierre Desproges ]
FETE
NATIONALE FRANCAISE
Le
14 juillet, une fête républicaine:
Le
14 juillet est, depuis la révolution française, l'occasion
de festivités pour les républicains qui commémorent
la prise de la Bastille. Depuis le 31 janvier 1879, date à laquelle
elle fut décrétée Fête Nationale par le gouvernement
français, cette journée symbolise pour tous les Français
la fin de la monarchie absolue et le début de la République.
Les
festivités du 14 juillet
Le
14 juillet est l'occasion de nombreuses festivités populaires.
Traditionnellement,
un défilé militaire a lieu sur les Champs-Elysées
à Paris en présence du Chef de l'Etat. Le soir, des bals
populaires et des concerts sont organisés dans toutes les communes
de France, suivis généralement d'un feu d'artifice.
«
En France il y a deux choses que l'on ne pardonne pas : l'échec...
et le succès. »
[Laurent
Fabius]
COMMEMORATION
DE LA PRISE DE LA BASTILLE
Aujourd'hui,
non seulement on continue de commémorer la prise de la Bastille,
mais c'est même le jour de la fête nationale française.
Ce jour a été choisi pour bien marquer l'attachement des
Français à leur République gagnée de haute
lutte et à sa devise : Liberté, Egalité, Fraternité.
Le
14 juillet 1789 : la prise de la Bastille
Prise
de la Bastille. Anonyme © Musée du Chateau de Versailles
La
fête nationale commémore d'abord le 14 juillet 1789, première
journée révolutionnaire à portée symbolique.
Cet été là, une grande agitation règne à
Paris. Face au mécontentement populaire, le roi a réuni les
Etats généraux, une assemblée des représentants
de la noblesse, du clergé et du tiers-état. Ces derniers
demandent une réforme profonde des institutions et, le 9 juillet,
se proclament Assemblée nationale constituante. L'initiative inquiète
le roi qui fait venir en secret des régiments suisses et allemands
à proximité de Versailles. La rumeur court bientôt
que les troupes royales se préparent à entrer dans Paris
pour arrêter les députés. Le 12 juillet, un orateur
harangue la foule qu'il appelle à réagir : c'est Camille
Desmoulins, monté sur un tonneau, qui annonce une "Saint Barthélemy
des patriotes". Au matin du 14 juillet, des Parisiens en colère
vont chercher des armes aux Invalides, puis se dirigent vers la vieille
forteresse royale de la Bastille, en quête de poudre. Après
une journée de fusillade sanglante, et grâce au ralliement
de gardes nationaux, les Parisiens s'en emparent et entament sa démolition.
Au final, ils ne libèrent que quelques prisonniers et malfrats sans
envergure. Mais cette vieille prison médiévale incarne l'arbitraire
de l'Ancien régime. En l'abattant, les Parisiens font tomber un
rempart de l'absolutisme. Et cette journée, qui marque le début
de la Révolution, restera dans les mémoires comme un jour
de liberté. Cependant la fête nationale fait aussi référence
à une autre événement moins connu : la fête
de la Fédération du 14 juillet 1790.
CITATIONS
EN LIBERTÉ: ARISTOTE
A
la fin du XIXe siècle, cet héritage considéré
comme durable comprend l'idée de nation une et indivisible, fondée
sur une union volontaire, liant les Droits de l'homme et la souveraineté
nationale, l'État de droit et le régime républicain.
Attachés à la France, ces concepts sont symbolisés
par la Marseillaise, hymne de la cohésion nationale composé
en 1792 par Rouget de Lisle. Le drapeau tricolore (qui ajoute au blanc
de la royauté le bleu et le rouge du blason de Paris) est éclipsé
seulement entre 1815 et 1830. Le 14-Juillet est proclamé définitivement
fête nationale en 1880, et la devise républicaine Liberté,
Egalité, Fraternité restaurée dès 1848.
La
Déclaration {1789} n'est pas une copie des déclarations américaines,
elle s'inspire des réflexions de la philosophie des Lumières
et en particulier d'auteurs comme Locke, Voltaire, Montesquieu et Rousseau.
Certes, les déclarations antèrieures ont eu une grande influence
sur les rédacteurs français. Mais l'originalité de
la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen est d'avoir été
conçue pour réunir des valeurs éternelles et universelles.
Elle a donc rencontré dès sa publication un grand retentissement
dans le monde occidental.
La
puissante aspiration à l'égalité, héritée
des Lumières selon Rousseau, apparaît comme la plus marquante
de l'élan révolutionnaire. Il est malheureux que les valeurs
des Lumières aient été anticléricales, en raison
des incidents menant à la révocation du roi de 1685 -- date
sombre dans l'histoire des malheurs de la liberté en France: car
la révocation de l'édit de Nantes, le catholicisme a «gagné» :
victoire à la Pyrrhus qui fut la cause de l'anticléricalisme
des Lumières françaises. Malgré ce fervor anti-religieux,
par elle, la Révolution française affirme son originalité
dans le grand courant en faveur de la liberté, né aux États-Unis.
La devise de
la Républque.
On la trouve inscrite
sur tous les bâtiments publics
|
Un
peu d'histoire
Instauration
comme fête nationale
Le
21 mai 1880, le député Benjamin Raspail dépose la
loi faisant du 14 juillet la fête nationale annuelle en commémoration
du 14 juillet 1790, (fête de la Fédération). Le 14
juillet 1789 (prise de la bastille) ayant été une journée
jugée sanglante, c’est la Fête de la fédération
qui emporta les suffrages. C'est finalement le 14 juillet 1790 seul qui
est commémoré.
La
loi, signée par 64 députés, est adoptée par
l'Assemblée le 8 juin et par le Sénat le 29 juin. Elle est
promulguée le 6 juillet 1880.
La
lecture du rapport de séance du Sénat du 29 juin 1880[1]
établissant cette fête nationale éclaire le débat
sous-jacent portant sur laquelle de ces deux dates est commémorée
le 14 juillet :
M.
le rapporteur (Henri Martin) : - « Il y a eu ensuite, au 14 juillet
1789, il y a eu du sang versé, quelques actes déplorables
; mais, hélas ! dans tous les grands événements de
l’histoire, les progrès ont été jusqu’ici achetés
par bien des douleurs, par bien du sang. Espérons qu’il n’en sera
plus ainsi dans l’avenir (« très bien » à gauche,
interruptions à droite).
À
droite. - Oui, espérons !
M.
Hervé de Saisy. - Nous n’en sommes pas bien sûrs !
M.
le rapporteur. - Nous avons le droit de l’espérer. Mais n’oubliez
pas que, derrière ce 14 juillet, où la victoire de l’ère
nouvelle sur l’ancien régime fut achetée par une lutte armée,
n’oubliez pas qu’après la journée du 14 juillet 1789 il y
a eu la journée du 14 juillet 1790 (« très-bien ! »
à gauche).
Cette
journée-là, vous ne lui reprocherez pas d’avoir versé
une goutte de sang, d’avoir jeté la division à un degré
quelconque dans le pays, Elle a été la consécration
de l’unité de la France. Oui, elle a consacré ce que l’ancienne
royauté avait préparé. L’ancienne royauté avait
fait pour ainsi dire le corps de la France, et nous ne l’avons pas oublié
; la Révolution, ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait,
je ne veux pas dire l’âme de la France ? personne que Dieu n’a fait
l’âme de la France ? mais la Révolution a donné à
la France conscience d’elle-même (« très-bien ! »
sur les mêmes bancs) ; elle a révélé à
elle-même l’âme de la France »
Le
14 juillet 1789, la Bastille, est prise d'assaut par des Parisiens et bientôt
démolie.
La
Révolution française, 40 jours après la réunion
des états généraux à Versailles, prend dès
lors un tour irréversible.
Constatant que
les maux du gouvernement appellent davantage qu'une réforme de l'impôt,
les députés avaient décidé de remettre à
plat les institutions et de définir par écrit, dans une constitution,
de nouvelles règles de fonctionnement, selon l'exemple américain.
Le
9 juillet, l'assemblée réunie à Versailles s'était
dans ce but proclamée Assemblée nationale constituante. L'initiative
ne plaît pas au roi et surtout à son entourage.
Sous
la pression de la Cour, le 12 juillet, Louis XVI renvoie son contrôleur
général des finances, Jacques Necker, un banquier d'origine
genevoise qui n'a fait que creuser le déficit mais est restée
pour cela très populaire parmi les petites gens.
À
Paris, le petit peuple des artisans et des commerçants s'irrite
et s'inquiète. On dit que le roi, irrité par la désobéissance
des députés, voudrait les renvoyer chez eux.
Dans
les jardins du Palais-Royal, la résidence du cousin du roi, le duc
d'Orléans, haut lieu de la prostitution et du jeu, un orateur, Camille
Desmoulins, monté sur un escabeau, harangue ainsi la foule: «Citoyens,
vous savez que la nation avait demandé que Necker lui fût
conservé et on l'a chassé... Après ce coup, ils vont
tout oser et pour cette nuit, ils médient peut-être une Saint-Barthélémy
des patriotes!... Aux armes! Aux armes, citoyens!»
Chute
inattendue d'une forteresse
Le
prince de Lambesc dirige les manœuvres d'un détachement de gardes
suisses et d'un escadron de dragons du Royal Allemand qui chargent la foule
sur la place Louis XV (aujourd‘hui place de la Concorde).
L'émeute
s'aggrave et la foule force les portes de plusieurs armuriers du faubourg.
Le sire de Flesselles, prévôt des marchands, tente de calmer
les esprits. Il ne tarde pas à faire les frais de sa modération
et être massacré.
Le
13 juillet, la rumeur se répand que les troupes royales allaient
entrer en force dans la capitale pour mettre les députés
aux arrêts. De fait, des corps de troupes étaient rassemblés
au Champ de Mars et aux portes de Paris.
Au
matin du 14 juillet, un attroupement d'artisans et de commerçants
se rend à l'Hôtel des Invalides, en quête d'armes.
Le
gouverneur de Sombreuil cède aux émeutiers et ouvre les portes
de l'Hôtel dont il avait la garde. La foule fait irruption dans l'arsenal
et emporte 28.000 fusils et 20 bouches à feu...
Forts
de ce premier succès, les émeutiers rugissent «A la
Bastille!». La rumeur prétend que de la poudre y aurait été
entreposée.
Au demeurant,
le peuple a une revanche à prendre sur la vieille forteresse médiévale
dont la masse lugubre semble le narguerm et lui rappelle à tout
moment l'arbitraire royal.
La
garnison de la Bastille se compose de 82 vétérans, dits invalides,
auxquels se sont adjoints le 7 juillet un détachement de 32 gardes
suisses du régiment de Salis-Samade commandés par le lieutenant
de Flüe.
Le
marquis de Launay (ou de Launey), gouverneur de la Bastille, se persuade
qu'il doit gagner du temps pour permettre à une troupe de secours
de le délivrer des émeutiers.
Il
déclare à ses assaillants être prêt à
parlementer avec trois délégués et livre trois bas-officiers
en otage. Les parlementaires sont conduits par le dénommé
Thuriot. Le marquis insiste pour retenir ses hôtes à dîner
(à midi selon la terminologie de l'époque) pendant que la
foule gronde dehors.
C'est
alors qu'un groupe de forcenés parvient à franchir l'Avancée
par le toit du corps de garde, pour se jeter sur les chaînes du pont-levis
à coups de hache.
Une
charge de mitraille disperse la foule. Mais une nouvelle députation
se forme pour exiger la remise de la forteresse entre les mains de la milice.
La
garde suisse armée de fusils de rempart appelés «amusettes
du comte de Saxe» fait des ravages chez les assaillants.
Deux
détachements de gardes françaises guidés par les dénommés
Élie et Hulin arrivent au secours des Parisiens. Ils traînent
avec eux deux canons.
Ces
derniers sont pointés par les assiégeants et causent quelques
pertes et aussi un début d'incendie à l'entrée de
la forteresse.
M.
de Monsigny, commandant des canonniers de la forteresse, est abattu, ce
qui a pour résultat de faire disparaître toute velléité
de résistance chez les invalides qui entreprennent dès lors
d'exiger la reddition de leur gouverneur.
Il
est 4 heures du soir. Launay se ressaisit, ordonne soudain le feu à
outrance, puis tente de faire sauter les magasins de poudre dans un mouvement
de désespoir.
Mais
ses invalides lui imposent de brandir un mouchoir pour parlementer. Le
feu cesse, le lieutenant de Flüe exige les honneurs de la guerre pour
se rendre. On les lui refuse, mais le dénommé Élie,
du régiment de la Reine, accepte par écrit les termes d'une
capitulation qui assure la vie sauve aux défenseurs.
Les
ponts-levis sont abaissés et les gardes emmenés prisonniers
à l'Hôtel de Ville. On doit retenir d'abord le gouverneur
d'attenter à sa propre vie, puis la foule se déchaîne
et lynche les malheureuses gardes et l'infortuné marquis lui-même
en place de Grève. Les têtes sont fichées sur des piques
et promenées en triomphe à travers le faubourg.
A
la Bastille, on libère les détenus au prix d'une légère
déception car il ne s'agit que de sept personnages de minable envergure...
Fin
d'un monde
Au
cours des semaines suivantes, le peuple se rue sur le monument déchu,
les pierres sont réduites en morceaux et distribuées comme
autant de trophées.
Un
symbole séculaire de l'absolutisme est ruiné, deux gouverneurs
dépassés par leurs responsabilités ayant fait tourner
d'un cran la grande meule de l'Histoire.
Le
propre frère du roi, le comte d'Artois, futur Charles X, prend la
mesure de l'événement. Il quitte la France sitôt qu'il
en a connaissance.
Il
est suivi dans cette première vague d'émigration par quelques
autres hauts personnages, dont le prince de Condé et Mme de Polignac.
A
Königsberg, en Prusse orientale (aujourd‘hui ville de garnison russe
du nom de Kaliningrad), le célèbre philosophe Emmanuel Kant,
apprenant la prise de la Bastille, commit l‘audace d‘interrompre sa promenade
quotidienne, chose extraordinaire qui, dit-on, ne lui arriva à aucune
autre occasion.
A
Versailles, le roi note quant à lui dans son journal à la
date du 14 juillet: «Rien»... Mais il ne s‘agit que du résultat
de sa chasse habituelle.
Néanmoins
surpris par la violence de la révolte parisienne, Louis XVI se retient
de dissoudre l'Assemblée. La Révolution peut désormais
poursuivre son cours.
À
Paris, le comité des électeurs désigne un maire, Bailly,
et un commandant de la garde nationale, La Fayette, en remplacement de
l'administration royale. Les autres villes imitent la capitale.
Un
comité permanent est formé par les députés
de Paris pour faire face à la menace d'anarchie; il se substitue
à la vieille municipalité royale.
Trois
jours après la chute de la Bastille, Louis XVI se rend à
Paris et il est accueilli à l'Hôtel de Ville par une foule
arborant sur la tête une cocarde aux couleurs de Paris, le bleu et
le rouge.
Le
populaire général de La Fayette remet au roi une cocarde
semblable où il insère le blanc, en signe d'alliance entre
le roi et sa ville. De là l'origine du drapeau tricolore.
Une
«Grande peur» s'étend dans les campagnes. Les paysans
craignent que les seigneurs n'augmentent les taxes qui pèsent sur
eux. Sans manquer d'afficher leur loyauté à la monarchie,
ils pillent les châteaux et brûlent les «terriers»,
c'est-à-dire les documents qui contiennent les droits seigneuriaux.
Quelques familles de hobereaux (petits seigneurs) sont battues, voire massacrées.
C'est
au tour des députés d'avoir peur. Dans la nuit du 4 août,
pour calmer les paysans, ils votent dans l'enthousiasme l'abolition des
droits seigneuriaux.
Commémorations
L'année
suivante, les Parisiens choisiront de commémorer le premier anniversaire
de la prise de la Bastille par une grande fête consensuelle sur le
Champ de Mars.
Y
participeront dans l'enthousiasme 260.000 Parisiens ainsi que des délégués
de tous les départements. Le roi et la reine y assisteront aux côtés
de La Fayette.
Cette
«Fête de la Fédération» consacrera le triomphe
éphémère de la Révolution pacifique et la promesse
d'une monarchie constitutionnelle, respectueuse des droits individuels.
Près
d'un siècle plus tard, sous la IIIe République, le 6 juillet
1880, la Chambre des députés adopte une proposition de Benjamin
Raspail qui fait de l'anniversaire de la prise de la Bastille et de la
Fête de la Fédération la Fête nationale.
Un grand concert
au jardin du Luxembourg !
C'est en effet
en 1880 que le Sénat s'installe au Palais.
|
Une
forteresse sinistre
Au
Moyen Âge, la bastille de Saint-Antoine, à l'est de Paris,
constituait l'une des deux portes principales de l'enceinte d'Étienne
Marcel, l'autre étant la bastille de Saint-Denis, au nord.
En
1370, le prévôt de la ville, Hugues Aubriot, entreprit de
remplacer la porte fortifiée de Saint-Antoine par une forteresse
formée de deux tours massives de 25 mètres d'élévation
entourées de douves. Cette paire de tours fut ensuite doublée
à l'intérieur du rempart de deux tours supplémentaires,
destinées à surveiller le quartier Saint-Antoine. Aubriot
compléta encore la forteresse par quatre autres tours qui firent
ainsi de l'ensemble une position décisive pour le contrôle
de la capitale.
La
Bastille était donc devenue beaucoup plus imposante que la Tour
de Londres de Guillaume le Conquérant que l'on peut visiter encore.
A
mesure que son importance militaire allait diminuer au fil du temps, elle
allait assumer la fonction de geôle pour les détenus de marque,
dont Aubriot lui-même fut le premier. D'un autre côté,
le développement urbain allait amener les habitations à la
serrer de plus en plus près, ce qui n'allait pas manquer d'en faire
le symbole désagréable de la tutelle royale sur la ville.
Il
faut dire que l'usage des lettres de cachet (décrets d'arrestation
à la discrétion du roi) était devenu aux yeux de tous
un abus de droit flagrant. Il y en eut quelque 80.000 sous le règne
de Louis XIV. Le duc de Nemours, le maréchal de Biron, le marquis
de Belle-Isle (Fouquet), le cardinal de Rohan, le duc de Richelieu, le
Masque de Fer, le marquis de Sade, Voltaire furent quelques-uns des prisonniers
illustres de la forteresse.
Les
prisonniers de condition jouissaient toutefois d'un réel confort
au cours de leur détention, pouvant conserver leurs officiers et
leur maison, se promener à leur guise, s'y faire servir d'abondance,
et recevoir la visite du gouverneur qui se tenait alors debout, chapeau
bas... D'autres personnages n'étaient pas si bien lotis : “ En hiver,
ces caves funestes sont des glacières. En été ce sont
des poêles humides, où l'on étouffe, parce que les
murs sont trop épais pour que la chaleur puisse les sécher.
” (Linguet, détenu au XVIIIe siècle).
En
1789, la Bastille était donc formée de huit tours unies par
des murs couverts de chemins de ronde, de mâchicoulis et défendues
par 15 pièces de canon. L'ensemble était entouré d'un
large fossé contrôlé par les sentinelles en surplomb.
Un bastion en demi-lune défendait l'accès du côté
de la Seine et pouvait tenir sous son feu croisé d'éventuels
assaillants. Venant de la rue Saint-Antoine, on entrait dans la Cour du
Passage, puis l'Avancée donnait accès à un premier
pont-levis précédant la Cour du Gouvernement, enfin un jeu
de ponts-levis accouplés en parallèle amenaient à
la porte principale de la forteresse proprement dite, fermée par
deux grands battants cuirassés de plaques de fer. Un bâtiment
construit sous Louis XV servait de logis aux officiers, et donnait sur
une cour d'honneur qui occupait l'essentiel de l'espace compris à
l'intérieur des murs.
Notons
que peu après la prise de la forteresse, Amour de Saint-Maximim
découvrit dans les décombres des feuillets recouverts recto
verso d‘une écriture fine. Il s'agissait des écrits clandestins
du marquis de Sade, l'un des derniers hôtes involontaires de la Bastille.
1880
: le 14 juillet devient fête nationale
La
statue de la place de la République est inaugurée le 14 juillet
1880 © Sénat
Pendant
près d'un siècle, la commémoration du 14 juillet est
abandonnée. Elle réapparaît en 1880, sous la IIIe République.
Le régime, pour se consolider, cherche à construire un nouvel
imaginaire national, autour de symboles républicains. C'est ainsi
que la Marseillaise devient hymne officiel, et le 14 juillet fête
nationale. Mais la proposition qui émane du député
de la Seine Benjamin Raspail n'est pas accueillie unanimement par l'Assemblée.
Certains députés mettent en cause la violence du 14 juillet
1789. Et c'est finalement autour du 14 juillet 1790 que se fait le consensus.
En
1880, pour la première fête nationale, la République
fait les choses en grand. Le ministre de l'Intérieur prescrit aux
préfets de veiller à ce que cette journée "soit célébrée
avec autant d'éclat que le comportent les ressources locales". Un
défilé militaire est organisé sur l'hippodrome de
Longchamp devant 300 000 spectateurs, en présence du Président
Jules Grévy. Il s'agit de montrer le redressement de l'armée
française après la défaite contre la Prusse en 1870.
Ce défilé militaire, toujours en vigueur, s'inspire aussi
du défilé des gardes fédérés de 1790.
Cette
année là, on inaugure également le monument surmonté
de la statue de la place de la République, et partout sont donnés
concerts et feux d'artifices. "La colonne de Juillet" qui surplombe la
place de la Bastille, elle, ne se réfère pas au 14 juillet
1789. Elle porte le nom des victimes des journées révolutionnaire
de juillet 1830, les "Trois glorieuses".
De
1880 à nos jours
-
En 1886 : un femme, cantinière du 131e régiment d'infanterie,
défile pour la première fois.
-
En 1915 : le défilé militaire se déplace du Champs-de-Mars
aux Champs-Elysées.
-
En 1919 : c'est le défilé de la victoire qui réunit,
sur les Champs-Elysées, les forces des pays alliés.
-
En 1936 : après le défilé militaire, un million de
personne défile à l'appel des organisations syndicales.
-
De 1939 à 1945 : dans le Paris occupé, la journée
n'est pas célébrée. Le 14 juillet 1940, à Londres,
le général de Gaulle réitère ses appels à
la résistance. En juillet 1945, on célèbre la Libération
partout en France.
Le
14 juillet fête nationale de la France est associée au défilé
militaire du 14 juillet qui remonte les Champs Elysées.
C'est
aussi une fête populaire avec l'organisation de bals et feux d'artifices.
Mais
le 14 juillet est avant tout une fête républicaine symbole
de liberté.
Le
14 juillet est la date symbolique du passage de la monarchie à la
république. Dans les premiers mois de la révolution française
en 1789, une grande agitation règne dans toute la France. Les députés
du Tiers Etat (les représentants de la bourgeoisie) s'opposent au
Roi de France Louis XVI, ils veulent la création d'une Constitution.
Les
députés font, le 20 juin 1789, le serment du Jeu de Paume
de "ne jamais se séparer jusqu'à ce que la Constitution fût
établie".
Le
peuple est mécontent, le peuple à faim, il se soulève
avec les députés du Tiers Etat et décide de marcher
sur la Bastille, prison d'État qui symbolise l'absolutisme et l'arbitraire
de l'Ancien Régime. C'est la prise de la Bastille.
Le
17 juillet, Louis XVI se rend à Paris pour reconnaître la
nouvelle Garde Nationale. Il arbore la cocarde bleue et rouge à
laquelle il semble que Lafayette, commandant de la Garde, ait ajouté
le blanc royal. La révolution est en marche, la monarchie se meurt
!
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pour voir en grand
Dès
lors, la prise de la Bastille symbolise pour tous les Français la
liberté, la démocratie et la lutte contre toutes les formes
d'oppression. Le 14 juillet fut déclaré "Fête Nationale"
le 31 janvier 1879.
Lors
de son retour la monarchie supprima cette fête.
C'est
en 1880 que le 14 juillet devient date officielle de la fête nationale
dans l'époque moderne.
Liste
des présidents de la République française
Un
article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller
à : Navigation, RechercherCet article dresse la liste des vingt-trois
hommes qui ont exercé la charge de président de la République
française depuis 1848. Elle fait suite à la liste des souverains
de l'Ancien Régime.
Nom
Parti Date Mandat
Deuxième
République (1848 - 1852)
Louis-Napoléon
Bonaparte Bonapartiste °1808 - ?1873 1848 - 1852
Troisième
République (1870 - 1940)
Adolphe
Thiers Républicain °1797 - ?1877 1871 - 1873
Patrice
de Mac-Mahon Monarchiste °1808 - ?1893 1873 - 1879
Jules
Grévy Républicain °1807 - ?1891 1879 - 1887
Sadi
Carnot Gauche républicaine °1837 - ?1894 1887 - 1894
Jean
Casimir-Perier gauche °1847 - ?1907 1894 - 1895
Félix
Faure Républicain °1841 - ?1899 1895 - 1899
Émile
Loubet Gauche °1838 - ?1929 1899 - 1906
Armand
Fallières ARD/PRD °1841 - ?1931 1906 - 1913
Raymond
Poincaré PRD °1860 - ?1934 1913 - 1920
Paul
Deschanel PRD/PRDS °1855 - ?1922 1920
Alexandre
Millerand LRN °1859 - ?1943 1920 - 1924
Gaston
Doumergue Radical °1863 - ?1937 1924 - 1931
Paul
Doumer Radical °1857 - ?1932 1931 - 1932
Albert
Lebrun AD °1871 - ?1950 1932 - 1940
État
français / France libre (1940 - 1944)
Gouvernement
provisoire de la République française (1944 - 1946)
Quatrième
République (1946 - 1958)
Vincent
Auriol SFIO °1884 - ?1966 1947 - 1954
René
Coty CNIP °1882 - ?1962 1954 - 1958
Cinquième
République (1958 - )
Charles
de Gaulle UNR, UDR °1890 - ?1970 1958 - 1969
Georges
Pompidou UDR °1911 - ?1974 1969 - 1974
Valéry
Giscard d'Estaing FNRI, UDF °1926 - 1974 - 1981
François
Mitterrand PS °1916 - ?1996 1981 - 1995
Jacques
Chirac RPR, UMP °1932 - 1995 - 2007
Nicolas
Sarkozy UMP °1955 - 2007 - ...
Charles
de Gaulle 1958 1969 UNR Président du GPRF de 1944 à 1946,
il démissionne pour s'opposer à la nouvelle constitution
parlementariste. Nommé président du conseil par René
Coty, pour résoudre la crise de la Guerre d'Algérie, il instaure
une nouvelle constitution qui fonde la Ve République. Il est élu
président en 1958 par un collège électoral puis réélu
en 1965 contre François Mitterrand. Il refuse de se retirer pendant
la crise de Mai 68, mais démissionne un an après suite à
l'échec d'un référendum sur la régionalisation.
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Georges Pompidou 1969 1974 UDR Premier ministre de De Gaulle de 1962 à
1968. Élu en 1969 face à Alain Poher après la démission
de De Gaulle. Il meurt de maladie en 1974 pendant son mandat.
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Valéry Giscard d'Estaing 1974 1981 FNRI, UDF Fondateur du parti
des Républicains indépendants et plus tard de l'Union pour
la démocratie française pour rassembler le centre-droit,
il participe à de nombreux gouvernements gaullistes. Élu
en 1974 face à François Mitterrand avec l'avance la plus
faible de toutes les élections présidentielles, il est le
seul président de droite non gaulliste. Il est à l'origine
de l'abaissement de la majorité civile de 18 à 21 ans et
de la légalisation de l'IVG. Il est confronté à la
crise économique mondiale et à la monté du chômage.
Il est battu en 1981 par François Mitterrand.
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François Mitterrand 1981 1995 PS Candidat de l'"union de la gauche"
en 1965, il parvient à mettre De Gaulle en ballottage. Il fonde
en 1971 le Parti Socialiste et signe avec le Parti Communiste un programme
commun de gouvernement. En 1974, il échoue de peu face à
Giscard, puis est finalement élu face à celui-ci en 1981,
réalisant la première alternance de la Ve République.
Il demeure à ce jour le seul président de gauche de la Ve
République. Il est à l'origine de l'abolition de la peine
de mort, de la décentralisation, de la cinquième semaine
de congés payés, de l'abaissement de la durée du travail
de 40 à 39 heures et de l'age de la retraite à 60 ans. Suite
à la victoire de la droite aux législatives de 1986, il nomme
Jacques Chirac Premier ministre, inaugurant la pratique institutionnelle
de la cohabitation. Il est réélu en 1988 face à celui-ci,
devenant le premier président de la Ve République à
être réélu. Il est le président dont le mandat
aura été le plus long ( 14 ans ).
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Jacques Chirac 1995 2007 RPR, UMP Nommé Premier ministre par Valéry
Giscard d'Estaing en 1974, il démissionne 2 ans plus tard et fonde
le Rassemblement pour la république. Candidat en 1981, il arrive
troisième aux premier tour. En 1986, après la victoire de
la droite aux législatives de 1986, il est de nouveau nommé
Premier ministre par Mitterrand. Deux ans plus tard, il est battu par celui-ci.
En 1995, longtemps donné perdant face à Édouard Balladur,
il est finalement élu face à Lionel Jospin. Cependant, deux
ans plus tard, il dissout l'Assemblée nationale mais perd les élections
qui en résultent. Il nomme donc Jospin premier ministre pour une
cohabitation de 5 ans. En 2002, il est réélu avec 82% des
voix face à Jean-Marie Le Pen.
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Nicolas Sarkozy 2007 ... UMP Président de l'Union pour un mouvement
populaire depuis 2004, il est élu en 2007 face à Ségolène
Royal. Premier président divorcé et premier président
à s'être marié en cours de mandat depuis Gaston Doumergue,
il a épousé Carla Bruni le 2 février 2008
Longévité
Mandat
le plus long : François Mitterrand (14 ans)
Mandat
le plus court : Jean Casimir-Perier (205 jours)
Président
le plus jeune en début de mandat : Louis-Napoléon Bonaparte
(40 ans)
Président
le plus vieux en début de mandat : Adolphe Thiers (74 ans)
Président
le plus vieux en fin de mandat : Jules Grévy (80 ans)
Président
ayant vécu le plus longtemps : Émile Loubet (90 ans)
Président
ayant vécu le moins longtemps : Sadi Carnot (assassiné à
56 ans)
Présidents
morts en fonction :
assassinés
: Sadi Carnot, Paul Doumer (75 ans)
maladie
: Félix Faure (58 ans), Georges Pompidou (62 ans)
Anciens
présidents vivants : Valéry Giscard d'Estaing (82 ans), Jacques
Chirac (75 ans)
«
France : La passion est ici une vertu. »
[Ann
Radcliffe]
"Pour
rire"
y'en
a qu'on tout compris:
Une
petite histoire comme ça... Un ministre africain vient en voyage
officiel en France, et se fait inviter à dîner chez son homologue
français.
En
voyant la somptueuse villa de ce dernier, et toutes les toiles de maître
aux murs, il lui demande comment il peut bien s'assurer un tel train de
vie avec sa paye somme toute modeste de serveur de la République.
Le français l'entraîne près de la fenêtre "Vous
voyez l'autoroute là-bas ?
-
oui
-
Elle a coûté vingt milliards, l'entreprise l'a facturée
25 et m'a versé la différence". 2 ans plus tard, le ministre
français est en voyage officiel en Afrique et rend visite à
son homologue. Quand il arrive chez lui, il découvre un palais comme
il n'en avait encore jamais vu. Stupéfait, il demande "Mais je ne
comprend pas, il y a 2 ans vous trouviez que j'avais un train de vie princier,
mais par rapport à vous..."
Le
ministre africain l'entraîne près de la fenêtre : "Vous
voyez l'autoroute là-bas ?
-
non
-
Ben voila."
Quelle
est la différence entre un camionneur Anglais et un camionneur Français
?
Ils
n'ont pas le même bras bronzé
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