"2011 est déclarée année  mondiale des forêts"

Toutes les forêts du monde n'auraient pu fournir le papier nécessaire à l'encyclopédie de l'ignorance.
 [Ernest Ouellet]

La forêt est un état d'âme.
  [Saint Bernard]


"Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent."
 [François René de Chateaubriand
 

2011, PROCLAMÉE ANNÉE INTERNATIONALE DE LA FORÊT PAR L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES
 
New York, 20 décembre (Département des affaires économiques et sociales, DESA) -- Afin de renforcer les initiatives visant à promouvoir la gestion durable, la préservation et le développement des forêts sur le plan mondial, l’Assemblée généralea adopté aujourd’hui une résolution proclamant 2011, Annéeinternationale de la forêt.
 
Les forêts sont une partie intégrante du développement mondial durable: les activités économiques relatives aux forêts ont une incidence sur l’existence de 1,6 milliard de personnes au plan mondial, apportent des bienfaits socioculturels, servent de fondementaux savoirs autochtones et, en tant qu’écosystèmes, jouent un rôle primordial en matière d’atténuation des répercussions des changements climatiques et de protection de la biodiversité.
 
L’Année internationale de la forêt s’emploiera à faire œuvre de sensibilisation et à renforcer les initiatives visant à gérer, conserver et développer tous les types de forêts, y compris les arbres hors forêts. « C’est une invitation permanente à la communauté mondiale » a déclaré Pekka Patosaari,Directeur du Secrétariat du Forum des Nations Unies sur les forêts« à s’entendre et à coopérer avec les gouvernements, les organisations internationales et la société civile, afin de veiller à ce que nos forêts soient gérées durablement dans l’intérêt des générations présentes et futures ».
 
Chaque jour, quelque 350 km2 de couverture forestière sont détruits à travers le monde.  La conversion en terres agricoles, un abattage incontrôlé, une gestion des sols inefficace ainsi que la multiplication des établissements humains sont les causes principales de cette perte de zones forestières.

 
Les efforts en cours en matière de plantations sur terrain libre et de reboisement ont contribué à freiner la perte nette en zones forestières sur le plan mondial, mais des initiatives complémentaires sont indispensables, notamment « la création d’un instrument international sur les forêts ainsi qu’une participation élargie du public et une mise en valeur des compétences et des expériences pratiques des professionnels de la forêt à l’échelle de la planète », a indiqué M. Patosaari.
 
Le Secrétariat du Forum des Nations Unies sur les forêts servira de point de contact pour la mise en œuvre de l’Année internationalede la forêt qui « représentera une excellente occasion de renforcer notre collaboration avec des organisations travaillant sur les problèmes du secteur forestier au sein du système des Nations Unies, notamment la FAO et d’autres partenaires internationaux, régionaux et nationaux », a déclaré M. Patosaari.
 
Un site internet pour l’Année internationale de la forêt a été établi au sein du site web du Forum des Nations Unies sur les forêts, à www.un.org/esa/forests/2011.html.
 
Pour des informations complémentaires ou des interviews, veuillez contacter Mita Sen, au Secrétariat du Forum des Nations Unies sur les forêts, Département des affaires économiques et sociales, tél:1-917 367-5069, courriel: sen@un.org; ou Dan Shepard, au Départementde l’information, tél: 1 212 963 9495, courriel: shepard@un.org.

2011: année internationale des forêts        
L'année 2011 a été proclamée année internationale dela forêt par l'Assemblée Générale des Nations Unies. Elle sera l'occasion de sensibiliser et de renforcer les initiatives devant contribuer à la gestion durable de nos forêts, dans l'intérêt des générations présentes et futures. Elle vise également à accroître la collaboration entre les organisations travaillant sur les problèmes du secteur forestier au sein des Nations Unies et d'autres partenaires internationaux,régionaux et nationaux. 
Chaque jour, 350 km2 de couverture forestière sont détruites à travers le monde. Pour freiner ces pertes, une politique de plantations sur terrain libre et de reboisement a été mise sur pied, ainsi que d'autres initiatives complémentaires proposées par le Forum des Nations Unies sur les forêts à savoir : la création d'un instrument international sur les forêts, la mise en valeur des compétences et des expériences pratiques des professionnels de la forêts à l'échelle de la planète et une contribution du public au débat sur les forêts. Le point de contact pour la mise en oeuvre de l'Année internationale de la forêt est le Secrétariat du Forum des Nations Unies sur les forêts. 
 
Ecologie 
N’oublions pas que cette Terre, nous ne l’avons pas reçue de nos parents, nous l’avons empruntée à nos enfants. 
Le Sommet des Nations Unies sur les changements climatiques s’est ouvert à Copenhague, avec dans son agenda la négociation d’un accord international qui devra succéder au Protocole de Kyoto expirant en 2012. Après plusieurs mois d’âpres négociations, tant au niveau des experts qu’au niveau politique, et malgré l’impressionnante médiatisation qu’a bénéficié ce sommet, les leaders du monde, ramant souvent à contre-courant de leurs opinions publiques peinent toujours à trouver un consensus sur deux points fondamentaux : les objectifs de réduction des émissions (au moins de 40% d’ici 2020 par rapport à 1990, car pour les scientifiques, en de çà de ce taux on atteindrait le point de non retour avec des effets irréversibles) et l’aide à apporter aux pays en développement (estimée à 110 milliards d’euros par an). On ne peut pas dire, au moment où s’ouvre ce sommet, quelle en sera l’issue. S’il est admis aujourd’hui que « la maison brûle » pour reprendre l’expression de l’ancien Président français Jacques Chirac lors du Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg en 2002, et que la responsabilité de l’homme est majeure dans ce désastre (il y a donc lieu de se féliciter des progrès dans la prise conscience par rapport à il y a dix ans), les résistances à l’action restent tenaces, aussi bien chez les riches que les pauvres. C’est à une véritable partie d’échecs que semblent s’être engagés les pays de la planète, chacun s’arc-boutant sur des considérations culturelles, géostratégiques ou économiques (qui ne cadrent pourtant pas toujours avec leurs intérêts à long terme).

 

Pour les Etats-Unis, ce ne sont pas seulement les enjeux économiques qui constituent le point de blocage et expliquent un jusqu’au-boutisme qui les a conduit à refuser de ratifier Kyoto, aussi bien sous une administration et un congrès démocrates que républicains. C’est aussi, et on l’a souvent malheureusement peu souligné, les motivations culturelles qui expliquent la position américaine, cardans cette question du climat, la perspective d’une remise en cause de leur mode de vie (l’American way of life) avec ce qu’il comporte comme excès, effraie bon nombre d’américains. Les chinois et les indiens, de leur côté, sont engagés dans une course effrénée au développement, sur les mêmes fondations que le modèle occidental, alors qu’ils auraient pu tirer les leçons des erreurs de ce dernier et proposer des paradigmes alternatifs. Dans ce schéma, ils opposent leur droit au développement à la protection de l’environnement, en considérant que des objectifs trop contraignants peuvent compromettre leur croissance. Pour les autres pays en développement ou pauvres, l’équation est encore plus simple : c’est aux pays industrialisés de payer l’addition, car ils ont une responsabilité historique dans la crise environnementale. Ils ont une dette écologique qu’ils doivent aujourd’hui honorer.

Je suis de ceux qui pensent qu’il faut nécessairement prendre en compte les enjeux sociaux de la question environnementale dans son ensemble (pas uniquement celle du réchauffement climatique), car il est évident, à moins de remettre en cause les logiques et les finalités sous-jacentes mêmes du développement tel qu’il a été construit et reproduit jusqu’ici (ce dont je ne suis pas contre!), il faut considérer que la préservation de l’environnement a un coût social. Or l’une des faiblesses des conventions internationales actuelles sur l’environnement est qu’elles intègrent insuffisamment des mesures d’accompagnement à l’adaptation, surtout dans les pays pauvres. Je milite donc pour une solidarité entre les pays, quoique les modalités soient difficiles à définir ; néanmoins le programme REDD (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation) est, à ce sujet, un exemple de mécanisme de compensation des efforts de conservation des forêts tropicales à encourager.
Cependant, en tant qu’écologiste, je considère que les pays en développement commettent une erreur historique majeure et une faute éthique en faisant de ce principe de solidarité un objet de chantage et de marchandage, qui donne l’impression qu’ils n’ont rien à perdre. C’est justement la meilleure manière de prendre aux pays riches une part de leur responsabilité devant l’histoire et les générations futures.

Les enjeux des forêts du Bassin du Congo  
    

Avec une superficie de 227,61 millions d'hectares (FAO, 2005) le massif forestier du Bassin du Congo constitue la deuxième réserve de forêts denses et humides au monde, et 70% du couvert forestier dense et humide d'Afrique. Il abrite un capital unique de biodiversité avec près de la moitié des espèces terrestres connues : la République Démocratique du Congo (RDC) possède, à elle seule, 60% des espèces végétales et  animales répertoriées. Aux fonctions environnementales essentielles de ces forêts à l’échelle planétaire (maintien de la biodiversité, effet de serre, cycle de l’eau) s’ajoutent, pour les pays du Bassin du Congo, des enjeux économiques et socioculturels considérables: en République centrafricaine le secteur forestier représentait 9,7% du PIB en   1995 ; au Gabon, la filière bois emploie 28% de la population active. Dans ces pays, la forêt constitue l’habitat des millions de personnes qui en dépendent totalement pour leur survie. Au Cameroun, 80% de la population tire son énergie de la biomasse qui représente 64% de l’énergie consommée dans le pays.     
 
La prise de conscience des enjeux des forêts tropicales du Bassin du Congo s'est nettement accélérée avec le Sommet de la Terre de Rio en 1992. La pression exercée par les ONG et les bailleurs de fonds internationaux a conduit les gouvernements à refondre leurs cadres juridiques et institutionnels, à se doter de cadres d’actions cohérents (Programmes nationaux de gestion environnementale, Plans d’action forestier nationaux, etc.) et à adopter progressivement des instruments de planification, de gestion et de surveillance modernes. Au niveau sous-régional, les Chefs d'Etat ont tenu un premier Sommet sur les forêts à Yaoundé en 1999, au cours duquel,ils ont adopté une importante Déclaration (Déclarationde Yaoundé) exprimant leur engagement pour la conservation et la gestion durable de leurs écosystèmes foretiers. Il convient de souligner que cette Déclaration a reçu le soutien desNations Unies, à travers la résolution 54/214 de l'Assemblée générale invitant la Communauté internationale à appuyer la mise en oeuvre des résolutions contenues dans cette Déclaration. Au cours de leur deuxième Sommet sur les forêts, à Brazzaville en fevrier 2005, les Chefs d'Etat ont signé le Traité relatif à la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique Centrale.  Ce texte à valeur juridique et contraignante, engage les Etats de la sous-région à inscrire dans leurs priorités nationales, la conservation et la gestion durable des forêts ainsi que la protection de l’environnement. Plusieurs organes et processus sous-régionaux ont été mis en place: la Commission des forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) instituée par le Traité de Brazzaville, la Conférence sur les écosystèmes des forêts denses et humides d'Afrique Centrale (CEFDHAC), la Conférenceministérielle sur l’application des lois forestières et la gouvernance en Afrique (AFLEG), etc.

 De nombreux programmes et projets soutenus par la coopération internationale sont menés, avec une  implication accrue de la société civile. La dernière initiative majeure en date, sans doute la plus importante prise à ce jour, est le Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo, une initiative lancée en septembre 2002 lors du Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg et soutenue par plus de 29 institutions, organismes internationaux et ONG sous l'égide des Etats-Unis, de la France, de l'Allemagne et de l'Afrique du Sud. Ce partenariat a pour objectif de contribuer à la gestion durable des ressources naturelles du Bassin du Congo et de promouvoir le développement économique, la réduction de la pauvreté et des inégalités et l’amélioration de la gouvernance en faveur des populations dépendantes des ressources naturelles.

 Cependant, fondées sur le principe d'équilibre entre le développement et la conservation, c'est-à-dire d’une part le droit à tirer des revenus substantiels de l'exploitation de la forêt pour assurer le développement économique et social, et d’autre part la nécessité de préserver les ressources forestières pour contribuer à limiter la dégradation de l’environnement mondial, les politiques de gestion durable des forêts menées depuis près d'une décennie ont abouti à une véritable impasse : les réglementations sont devenues en théorie plus contraignantes, les programmes et les projets se sont multipliés,et pourtant, paradoxalement, l'exploitation anarchique de la forêt s'accroît à un rythme inquiétant, voire alarmant selon les ONG (dont les plus alarmistes parlent de « massacre à la tronçonneuse »), accélérant la dégradation et la destruction des écosystèmes.
 En effet, la destruction des écosystèmes forestiers s'accélère sous l’effet conjugué de la pression démographique, de l’aggravation de la pauvreté et de l'action prédatrice de puissants groupes industriels qui contournent les réglementations et bénéficient de la complaisance des autorités. Selon la FAO, au Cameroun, près de 2 millions d'hectares de forêts furent perdus entre 1980 et 1995, près d'un dixième de la forêt existant en 1980. Les taux de déboisement au cours de cette période étaient en moyenne de 0,6%, ce qui représente le 2e taux le plus élevé de déboisement annuel dans le bassin du Congo (Global Forest Watch). La production forestière du Cameroun a triplé en 22 ans, passant de 1,2 millions de m3 en 1975 à 3,0 millions de m3 en 1997; 60% des espèces arbres sont menacées de disparition ; plusieurs espèces d'animaux dont le rhinocéros noir et le chimpanzé sont menacées d'extinction. Alors que les pouvoirs publics justifient l’expansion de l’exploitation forestière industrielle par les impératifs de développement économique et social, on constate paradoxalement que les régions forestières, dans lesquelles l’exploitation industrielle est pratiquée depuis des décennies (voire dans certains cas depuis le début de la période coloniale), restent parmi les plus pauvres (enclavement, manque d’infrastructure de base, faibles colarisation, faible couverture sanitaire, etc.).

On peut par conséquent s'interroger sur l'efficacité réelle des politiques et des actions menées, tant au niveau national que sous-régional et international, et engager un débat sur le nécessaire réajustement et remodelage de ces politiques. Pour certains acteurs forestiers, le principe d’équilibre évoquée plus haut, affirmé lors du Sommet de RIO et du Sommet des Chefs d'Etats d'Afrique Centrale sur la conservation et la gestion durable des forêts tropicales à Yaoundé, et sur lequel se fondent les nouvelles législations forestières nationales, constitue un leurre dans un contexte caractérisé par l’instabilité politique, l’insécurité alimentaire et l’aggravation de la pauvreté. Sur la question de la gouvernance forestière, si la plupart des Etats se dotés de réglementations forestières favorables en théorie à une gestion durable des forêts, on peut cependant déplorer le fait que ces règles peinent à être appliquées : à la faiblesse des capacités humaines, techniques et financières s’ajoute la corruption qui constitue aujourd’hui un des obstacles majeurs à l’application effective des nouvelles normes juridiques.
Au regard des enjeux multiples et du rôle des forêts tropicales dans la préservation de l’environnement mondial, la responsabilité de leur gestion durable devrait être globale et ne saurait par conséquent incombée aux seuls pays abritant celles-ci. Il s’agit d’une considération que les acteurs des pays du Bassin du Congo estiment légitime. La question de l’engagement et de la solidarité de la communauté internationale est ainsi posée. Mais suivant quels principes et quels mécanismes doivent-ils se fonder ?

Plus de 20 accords internationaux et 40 organismes intergouvernementaux s’occupent des forêts, selon le constat fait au cours de la session thématique sur la mise en oeuvre des engagements internationaux au XIIe Congrès forestier mondial. Cependant les principes adoptés dans le cadre de ces instruments sont essentiellement non contraignants, et par conséquent, ne peuvent pas suffisamment infléchir les tendances actuelles. L’idée d’une convention mondiale sur les forêts, élaborée suivant un processus ouvert et transparent, et s’appuyant sur les engagements existants (Déclaration Principes de RIO sur la gestion, la conservation et l’exploitation écologiquement viable de tous les types de forêts, Propositions du Forum des Nations Unies sur les forêts, Partenariat de collaboration sur les forêts, etc.), est préconisée par un nombre croissant d’experts. Elle a été évoquée lors du XIIe Congrès forestier mondial. Une convention mettrait en place des mesures plus coercitives susceptibles de maîtriser le rythme de déforestation en limitant par exemple les volumes d’exploitation. Cependant elle n’obtiendrait pas l’adhésion des pays forestiers si elle n’établit pas un système de compensation ainsi que des mécanismes alternatifs permettant aux populations et aux Etats de limiter l’impact économique et social de la diminution de l’exploitation des ressources forestières.
 
Chargé du programme de boisement basé à Goma, République Démocratique du Congo (RDC)       
24-03-2008
 

Le Programme Environnemental autour des Virunga, WWF/PEVi, a été lancé en 1987 et mène des activités de reboisement autour du Parc National des Virunga (PNVi), en collaboration avec les communautés locales.
Avec l’appui du WWF Belgium, bénéficiaire d’un financement attribué par la Commission européenne, le Bureau Régional pour l’Afrique de l’Est du WWF augmentera l’échelle de ces activités de reboisement pendant les cinq prochaines années en vue d’atténuer la demande en charbon de bois provenant du Parc National des Virunga.

 
Bases pour la mise en cohérence des politiques et lois forestières des pays d'Afrique Centrale        
 
Bases pour la mise en cohérence des politiques et lois forestières des pays d'Afrique Centrale, Jean Prosper Koyo, Union mondiale pour la nature (UICN), 1999
Cet ouvrage présente la situation des politiques et lois forestières de cinq pays d’Afrique Centrale : le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Gabon et le Rwanda. Il analyse les cadres politique, institutionnel, législatif, et fiscal en vigueur dans ces pays dans l’optique d’identifier les éléments clés pour l’amélioration et le rapprochement des politiques et lois forestières de tous les pays de la sous-région.
L'ouvrage fait ainsi une évaluation comparative des politiques et législations forestières des pays d’Afrique Centrale en vue de ressortir les convergences des orientations théoriques définies par chaque pays, et qui concernent notamment la protection du milieu environnemental, la conservation et le renouvellement des ressources forestières et la gestion participative. Il place la gestion des ressources forestières dans le cadre d’un programme global de développement, à travers un plaidoyer en faveur d’une intégration de la gestion des ressources forestière au développement conjuguant en toute harmonie les impératifs   d’un essor économique en faveur des populations, la sauvegarde et la mise en valeur d’un patrimoine naturel allant du milieu aux être vivants qui l’animent.
L'ouvrage engage un débat pertinent sur la problématique de la fiscalité forestière. Il suggère une refonte globale de l'ensemble du système de fiscalité forestière, qui prendrait en compte les effets incertains sur la durabilité, la valeur des ressources forestières et la dimension incitative. Le concept de "fiscalité environnementale ou écologique" est introduit, pour établir une corrélation effective entre le système de taxes et de redevances et son influence directe ou indirecte sur l'état de l'environnement, par ses effets sur les pratiques des agents économiques.
L'ouvrage présente les éléments de nouvelles politiques forestières qui sont :  l’intégration du développement forestier au développement national et rural ; l’aménagement durable des forêts, l’industrialisation et la valorisation des produits forestiers ; l’extension des superficies des aires protégées ; l’implication et la responsabilisation de toutes les parties prenantes au développement rural dans le processus d’élaboration des politiques et lois forestières (populations rurales, collectivités locales, secteurs privés, ONG, Coopération,etc.) ; la fiscalité et les actions transversales. Enfin les différentes séquences du processus d’élaboration des lois relatives aux forêts sont mises en relief dans dix étapes successives dont les enquêtes diagnostiques, la conception de schémas locaux de politiques et programmes de développement rural, élaboration de politiques et programmes nationaux de développement rural, l'examen et adoption du schéma directeur de développement rural parle Gouvernement, le suivi et évaluation des politiques et programme de développement rural suivi et évaluation des politiques et programme de développement rural

FORETS ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES        
Des recherches récemment publiées dans la revue Science montrent que le ralentissement du rythme de déforestation dans les zones tropicales contribue à la réduction des émissions anthropiques de dioxyde de carbone et donc à lutter contre le réchauffement climatique. 
En effet, lorsqu'elles sont préservées, elles constituent des puits de carbone car elles piègent et stockent le dioxyde de carbone. Elles seraient ainsi capables d'absorber environ le dixième des émissions mondiales de carbone prévues pour la première moitié de ce siècle. Selon les chercheurs, une hypothèse de réduction du rythme de déforestation de 50% en 2050, puis d'arrêt de la déforestation à partir de cette date, permettrait à elle seule, à l'échelle du siècle, d'éviter l'émission de 50 milliards de tonnes de carbone, soit l'équivalent de six années de consommation de combustibles fossiles. Cet effort représenterait 12 % de l'effort global de réduction des émissions à réaliser d'ici à 2100 pour stabiliser la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone(CO2) à 450 ppm (contre 380 ppm aujourd'hui et 280 ppm avant l'ère industrielle).

En revanche, lorsqu'elles sont détruites, les forêts libèrent le carbone qu'elles ont emmagasiné et deviennent ainsi d'importantes sources d'émission. Selon la FAO, la déforestation produit le sixième environ des émissions mondiales de carbone. Selon Greenpeace « d'ici à 2050, la déforestation en République démocratique du Congo libérerait jusqu'à 34,4 milliards de tonnes de CO2 » 

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