"Janvier: c'est le mois de sensibilisation de l'Alzheimer"

La maladie d’Alzheimer … c’est plus que vous le pensez


Les premiers baby boomers atteindront 65 ans cette année, pourtant ils ne sont pas prêts à confronter la maladie d’Alzheimer 
Un sondage de la Société Alzheimer révèle un manque alarmant de connaissances. Les medias cherchant à obtenir le détail des résultats du sondage peuvent contacter la Société Alzheimer : Mélusine Klein au 416-847-2957 ou mklein@alzheimer.ca
Les Canadiens peuvent tester leurs connaissances au www.alzheimer.ca/testezvosconnaissances
Un sondage effectué par la Société Alzheimer auprès des baby boomers à travers le Canada révèle un manque alarmant de connaissances sur la maladie d’Alzheimer.
Les résultats du sondage démontrent que 23 % des boomers sont incapables de nommer ne serait-ce qu’un seul des signes précurseurs de la maladie d’Alzheimer, alors que le risque de développer la maladie double tous les 5 ans après l’âge de 65 ans. 

Parmi les participants, 50 % ont mentionné la perte de mémoire comme l’un des principaux symptômes de la maladie, sans toutefois pouvoir nommer d’autres signes précurseurs.
« Les baby boomers sont les mieux placés pour détecter la maladie d’Alzheimer, » déclare Mary Schulz, directrice nationale de l’éducation de la Société Alzheimer. « C’est une maladie insidieuse. La plupart des gens pensent à la ‘perte de mémoire’ quant on évoque la maladie d’Alzheimer, mais il s’agit de bien plus. Les sautes d’humeur, le fait de ranger les objets usuels dans des endroits inhabituels (comme les clés dans le réfrigérateur), de se répéter, les difficultés à s’acquitter de tâches quotidiennes (comme de s’habiller) peuvent être des signes dont il faut discuter avec un médecin. »
La plupart des boomers savent que l’incapacité de reconnaître les visages et les objets familiers constitue l’une des caractéristiques de la maladie. Cependant, moins de la moitié d’entre eux sont au courant de changements affectant gravement le fonctionnement de la personne dans les stades avancés comme les hallucinations ou la dépendance totale vis-à-vis des autres pour les soins de base. Ce qui est encore plus inquiétant c’est que très peu de répondants savent que le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires et la dépression chronique augmentent de manière significative la probabilité de développer la maladie d’Alzheimer.  

Les résultats d’aujourd’hui confirment un manque flagrant de connaissances sur la maladie d’Alzheimer parmi les boomers ? la plus large cohorte démographique du pays ? alors qu’ils courent un risque accru au fur et à mesure qu’ils vieillissent. Pourtant, il n’a jamais été plus important de connaître et de prévenir cette maladie. Sans remède ni traitement pour stopper l’évolution de la maladie, l’Alzheimer est vouée à devenir le problème de santé le plus urgent et le plus coûteux auquel les boomers auront jamais été confrontés : soit ils en seront eux-mêmes atteints, soit ils devront prendre soin de quelqu’un d’autre qui le sera. 

Pour Judy Southon, ceci aurait pu lui épargner beaucoup d’angoisse. À 63 ans, cette ancienne enseignante et propriétaire d’entreprise fut totalement prise de court il y a de cela quatre ans lorsque son mari, Vic, électricien de métier, a reçu un diagnostic de maladie d’Alzheimer et de démence vasculaire. « J’ai commencé à remarquer qu’il avait de la difficulté à faire de petits travaux de bricolage et à utiliser sa perceuse. Il n’arrivait plus à suivre les modes d’emploi, utiliser son cellulaire et gérer l’argent. Il ne pouvait même plus lire l’heure. Ça m’a complètement traumatisée. Le chagrin ne s’estompe jamais, mais plus vous comprenez cette maladie, mieux vous y faites face, et plus il est possible de planifier et de tirer de chaque jour le maximum. Il est important que les gens comprennent vraiment cette maladie et sachent en reconnaître les symptômes. » À 74 ans, Vic est maintenant aux derniers stades de la maladie et bénéficie de soins dans un établissement de longue durée. 

Dans le cadre du mois de la Sensibilisation à la maladie d’Alzheimer, la Société Alzheimer invite les Canadiens à tester leurs propres connaissances en répondant au sondage au www.alzheimer.ca/testezvosconnaissances. La Société encourage également les Canadiens, surtout s’ils ont plus de 40 ans, à prendre des mesures de prévention en se renseignant sur les facteurs de risque et en modifiant leurs habitudes de vie : une alimentation bonne pour le coeur, une vie active avec de l’exercice régulier, le maintien d’un poids sain, le contrôle de la tension artérielle et du niveau de cholestérol. 
La campagne de sensibilisation à l’Alzheimer de 2011 est possible en partie grâce à une subvention sans affectation particulière de Pfizer Canada.

La maladie d'Alzheimer est une maladie évolutive du cerveau, qui porte gravement atteinte à la faculté de penser et à la mémoire. Il s'agit de la forme de démence la plus courante. (La maladie d'Alzheimer est un syndrôme dont les symptômes comprennent la perte de mémoire, de jugement et de raisonnement, des sautes d'humeur ainsi que des changements de comportement et dans la manière de communiquer. Parmi les affections connexes, notons la démence vasculaire, la démence frontotemporale, la maladie de Creutzfeldt-Jakob et la démence à corps de Lewy.) 
Cette maladie a été découverte par le Dr Alois Alzheimer en 1906, qui a identifié les deux manifestations de la maladie qui porte maintenant son nom, soit les « plaques » et les « écheveaux ». Les plaques sont de petits dépôts denses répartis sur l'ensemble du cerveau et qui, à des concentrations élevées, sont toxiques pour les cellules cérébrales. Les écheveaux, pour leur part, interviennent dans les processus vitaux en « étouffant » les cellules saines du cerveau. Aussi, la dégénération et la mort des cellules cérébrales entraînent-elles le rétrécissement de certaines régions du cerveau.

L'image ci-dessous illustre qu'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer (à droite) possède moins de tissus cérébraux qu'une personne qui n'est pas atteinte de la maladie (à gauche). 


Les images IRM ont été gracieusement fournies par

le Women's College Health Sciences Centre.

 Au fur et à mesure de la progression de la maladie d'Alzheimer, différentes régions du cerveau, et les différentes facultés qui leur sont liées, sont endommagées. Le résultat est un déclin des habiletés ou une modification du comportement. À ce jour, une habileté disparue n'est jamais revenue. Cependant,les dernières recherches suggèrent qu'une certaine réacquisition de connaissances est possible.
 
Causes:
En ce moment, nous ne savons toujours pas ce qui cause la maladie d'Alzheimer ou comment en arrêter la progression. 
Les chercheurs ont découvert que la maladie d'Alzheimer : 

 ne fait pas partie du processus normal de vieillissement; 
 touche à la fois les hommes et les femmes; 
 est plus répandue avec l'âge; la plupart des personnes atteintes ont plus de 65 ans; 
 n'est pas due au durcissement des artères; 
 n'est pas due au stress 

Les chercheurs examinent trois domaines : 
Les antécédents familiaux 
Chez certaines familles, il existe définitivement un lien entre les antécédents familiaux et la maladie d'Alzheimer. Chez d'autres familles, les antécédents familiaux de la maladie d'Alzheimer représentent un plus grand risque pour les membres de cette famille d'être atteints de la maladie d'Alzheimer comparativement à quelqu'un sans ces antécédents familiaux. Bien que nous en apprenions toujours davantage à ce sujet, le lien héréditaire n'est pas encore entièrement saisi.
L'environnement 
L'explication de la maladie d'Alzheimer se trouve peut être dans notre environnement : quelque chose qui se trouverait dans l'eau, le sol ou l'air.
Notre propre corps 
La maladie d'Alzheimer pourrait s'expliquer par un phénomène interne. Il pourrait s'agir d'un virus à action lente, d'un déséquilibre chimique, ou encore d'un déficit immunitaire.
Aujourd'hui, les chercheurs croient que ce n'est pas un seul facteur qui cause la maladie d'Alzheimer mais plutôt une combinaison de facteurs. Il reste encore beaucoup à apprendre au sujet de la maladie et les chercheurs continuent d'essayer d'en découvrir les causes.

Qu'est-ce que la maladie d'Alzheimer ?
La maladie d'Alzheimer est la plus répandue d'un groupe important de maladies neurodégénératives appelées « démences ». Il s'agit d'une maladie cérébrale irréversible, caractérisée par une détérioration des facultés cognitives et de la mémoire causée par la dégénérescence progressive des cellules du cerveau. La maladie d'Alzheimer affecte aussi le comportement, l'humeur, les émotions et la capacité d'accomplir les activités normales de la vie quotidienne.
À ce jour, la maladie d'Alzheimer est incurable, mais des traitements et l'adoption de certains modes de vie peuvent en ralentir la progression. On s'attend toutefois à ce que de nouveaux traitements capables de stopper sa progression voient le jour d'ici cinq ans. Par ailleurs, la poursuite de nouvelles avenues de recherche devrait permettre un jour de restaurer en partie la mémoire et les fonctions perdues.
L'évolution de la maladie d'Alzheimer se caractérise généralement par trois stades (léger, modéré et avancé) avant d'atteindre le stade de fin de vie. Toutefois, il est souvent difficile de reconnaître la transition d'un stade à l'autre : la maladie progresse lentement et les symptômes peuvent s'étendre sur plus d'un stade. De plus, l'ordre dans lequel ils se manifestent et leur durée varient selon les personnes. La durée de la maladie après le diagnostic initial est généralement de sept à dix ans. Cependant, cette durée sera plus courte lorsque le diagnostic est posé plus tard dans l'évolution de la maladie, ce qui peut être le cas lorsque la personne atteinte ne consulte pas rapidement. Par ailleurs, la survie après le diagnostic se prolonge à mesure que les méthodes diagnostiques s'améliorent et que les personnes sont plus disposées à se faire évaluer.
Les affections connexes
Les « affections connexes » ressemblent à la maladie d'Alzheimer en ce qu'elles impliquent elles aussi une lente dégénérescence des cellules du cerveau qui, pour l'instant, est irréversible. Il s'agit notamment de la démence vasculaire (au deuxième rang des démences les plus répandues après la maladie d'Alzheimer), de la démence frontotemporale, de la maladie de Creutzfeldt-Jacob, de la démence à corps de Lewy, de la maladie de Parkinson et de la maladie d'Huntington.
Autres démences (démences réversibles)
Un faible pourcentage des démences est réversible. Elles surviennent comme développement secondaire de maladies curables. Les causes les plus courantes de démences réversibles sont les réactions toxiques à des médicaments, sous ordonnance ou en vente libre. Parmi les autres causes, mentionnons les carences nutritionnelles, la déficience en vitamine B12, les infections, les tumeurs, l'alcoolisme, les inflammations, les dysfonctionnements hormonaux, les toxines environnementales, les toxicomanies et la dépression.

Comment la maladie d'Alzheimer est-elle diagnostiquée ?
Pour établir un diagnostic de la maladie d'Alzheimer, les cliniciens procèdent d'abord à un examen complet de l'état de santé physique général de la personne pour exclure les conditions réversibles mentionnées ci-dessus. Si aucune de ces conditions n'est présente, on examine alors les antécédents familiaux et on note les comportements les plus touchés (par exemple une capacité affaiblie à apprendre et à se rappeler des choses nouvelles, à parler normalement, à comprendre les demandes et à y réagir adéquatement ou à s'orienter dans des environnements familiers). Il est aussi important de noter le rythme d'évolution de chacune de ces altérations pour déterminer la démence en question.
L'examen comprend divers tests des fonctions intellectuelles et cognitives et de la mémoire (le test de la montre et le mini-mental status (MMS) sont deux tests de dépistage couramment utilisés). Ces tests permettent d'établir un diagnostic exact à 90-95 %. L'examen diagnostique peut aussi comprendre des tests de sang, du foie et, parfois, du liquide céphalorachidien, mais ces derniers ne sont généralement pas jugés nécessaires. Lorsque des tests additionnels sont nécessaires, il s'agira le plus souvent d'imagerie cérébrale. Cette méthode est particulièrement utile pour distinguer la maladie d'Alzheimer des affections connexes. Diverses technologies d'imagerie peuvent être utilisées, telles que l'IRM, l'IRMf, la TEP et la TEMP.

Qu'est-ce qu'un facteur de risque ?
Il est possible de déterminer la cause précise de nombreuses maladies; la rougeole, par exemple, est dûe à un virus. Toutefois, la cause de nombreuses maladies chroniques est souvent inconnue ou incertaine. Pour trouver une réponse, les scientifiques étudient les facteurs qui semblent liés au développement de la maladie. C'est ce qu'on appelle les « facteurs de risque ». Leur présence signale un risque plus élevé de développer la maladie, sans toutefois constituer une certitude. Les facteurs de risque sont des caractéristiques propres à une personne, son mode de vie, son environnement et son hérédité; ils déterminent la probabilité de contracter telle ou telle maladie. Certains facteurs de risque peuvent être modifiés (comme la tension artérielle qui peut être diminuée) alors que d'autres sont immuables (comme la constitution génétique).
Il est important de noter qu'un facteur de risque n'est pas, en soi, la cause d'une maladie. Généralement, les scientifiques croient que la maladie d'Alzheimer survient lorsque l'effet combiné de divers facteurs de risque franchit un certain seuil, entravant alors les mécanismes naturels d'auto-réparation du cerveau qui, normalement, assurent la santé des neurones.
Il est important de déterminer les facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer pour identifier les modes de vie qui contribuent à réduire le risque de développer la maladie d'Alzheimer. Si certains facteurs échappent à notre contrôle, d'autres facteurs de risque importants peuvent être réduits par un mode de vie sain.


Comment détermine-t-on les facteurs de risque ?
Deux types d'études servent à déterminer les facteurs de risque. La première méthode consiste à suivre un groupe de personnes atteintes d'une maladie (en l'occurence la maladie d'Alzheimer) et à les comparer à des personnes du même âge, du même sexe et présentant des caractéristiques similaires qui ne sont pas atteintes. C'est ce qu'on appelle une étude cas-témoins. On recueille des données sur les caractéristiques personnelles et familiales des personnes étudiées, de même que sur les types d'expositions antérieures auxquelles elles auraient été soumises en raison de leur mode de vie ou de leur travail. Les facteurs de risque sont les facteurs qui sont plus fréquents chez les personnes atteintes que chez les personnes saines. Il est important de noter qu'on retrouve aussi les facteurs de risque chez le groupe sain, mais cela reste moins fréquent. Cette méthode a été utilisée dans la première analyse des facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer dans le cadre de l'Étude sur la santé et le vieillissement au Canada (ÉSVC).1
La deuxième méthode consiste à suivre un groupe de personnes en bonne santé sur une longue période. C'est ce qu'on appelle une étude de cohortes. Dans ce groupe, on compare les personnes qui ont des caractéristiques particulières (par exemple une tendance à l'hypertension artérielle) ou des modes de vie similaires (tel que le végétarisme) à celles qui ne présentent pas ces caractéristiques ou n'ont pas ce mode de vie afin de détecter des différences dans le rythme auquel ces deux groupes développent une maladie. Les facteurs connus pour être associés à une maladie précise, par exemple l'obésité dans le cas de la maladie d'Alzheimer, revêtent un intérêt particulier dans les études de cohortes. Cette méthode permet aux chercheurs de déterminer les caractéristiques et les modes de vie qui sont associés à l'apparition de la maladie. Cette même méthode a été utilisée dans la deuxième analyse des facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer dans le cadre de l'Étude sur la santé et le vieillissement au Canada.2

Quels sont les facteurs de risque associés à la maladie d'Alzheimer ?
L'âge
L'âge est le facteur de risque le plus important. En vieillissant, les mécanismes naturels de réparation de l'organisme sont moins efficaces. Ce changement se produit dans le cerveau à différents rythmes selon les personnes et ces différences contribuent à la susceptibilité d'une personne de développer la maladie d'Alzheimer avec l'âge. D'autres facteurs de risque connus tendent aussi à augmenter avec l'âge (hypercholestérolémie et surpoids). Mais les facteurs de risque ne sont pas la cause première de la maladie d'Alzheimer. Le cerveau doit atteindre un certain âge critique pour que la maladie survienne. Plus on vieillit, plus le risque est élevé. Au Canada, 1 personne de plus de 65 ans sur 20 et 1 personne de plus de 85 ans sur 4 sont atteintes de la maladie d'Alzheimer.
Les antécédents familiaux et la génétique 
Un faible pourcentage (5 à 7 %) des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ont la forme « familiale » de cette maladie (FFMA) (autrefois appelée « forme précoce de la maladie d'Alzheimer »). À un moment donné de l'histoire familiale, certains gènes ont subi une mutation et ont développé les caractéristiques anormales qui causent la FFMA. Ces gènes héréditaires ont une grande influence: si l'un des parents a la FFMA, chacun des enfants aura une probabilité de 50 % d'hériter de la maladie. Si les deux parents ont la FFMA, 75 % de leurs enfants développeront la maladie d'Alzheimer à l'âge adulte. Ces gènes héréditaires distinguent la FFMA d'une autre forme plus courante de la maladie d'Alzheimer, la forme sporadique, mais les deux formes sont, pour le reste, identiques.
On croyait autrefois que la forme sporadique de la maladie d'Alzheimer (alors appelée « forme tardive de la maladie d'Alzheimer ») n'était pas associée aux antécédents familiaux. On sait maintenant que le fait d'avoir un parent proche (père, mère, frère ou soeur) atteint de la maladie d'Alzheimer triple le risque de développer celle-ci. Le risque augmente encore si les deux parents ont la maladie. Donc, mis à part les gènes liés à la forme familiale de la maladie, il existe des facteurs génétiques relatifs à la maladie d'Alzheimer partagés par les membres d'une même famille.
De nouvelles recherches révèlent l'existence d'un plus grand nombre de facteurs de risque génétiques de la forme sporadique de la maladie d'Alzheimer. Cela signifie que ces gènes sont plus plus fréquents chez les personnes atteintes, bien qu'on les retrouve aussi chez des personnes qui n'ont pas la maladie d'Alzheimer. Les personnes qui possèdent ces facteurs de risque génétiques ne sont pas aussi gravement exposées que les personnes qui possèdent les gènes mutants responsables de la FFMA. En fait, le risque associé à l'un ou l'autre de ces facteurs de risque génétiques récemment découverts est moins élevé que le risque associé au fait d'avoir un parent atteint de la forme sporadique de la maladie (à l'exception du gène apoE4 dont il est question ci-après).
Pour en savoir plus à ce sujet, nous vous invitons à lire le feuillet d'information La maladie d'Alzheimer et la génétique de la Société Alzheimer.

Le gène ApoE4
Ce gène est le facteur de risque le plus important de la forme sporadique de la maladie d'Alzheimer. Les gènes ApoE régulent la production d'une protéine qui aide au transport du cholestérol et des autres gras dans le sang vers les cellules du corps. Des trois variantes du gène apoE (apoE2, apoE3 et apoE4), la variante apoE4 est associée à un risque accru de maladie d'Alzheimer.
Toutes nos cellules (sauf les ovules et le sperme), possèdent un double exemplaire de nos gènes, l'un provenant de la mère et l'autre du père. Les personnes dont la paire de gènes apoE comprend un gène apoE4 courent trois fois le risque normal de développer la maladie d'Alzheimer. Chez les personnes porteuses de deux gènes apoE4, la moitié développera la maladie d'Alzheimer à 65 ans. Ceci dit, une personne qui n'est pas porteuse du gène apoE4 peut quand même développer la maladie d'Alzheimer et une personne qui est porteuse de deux gènes apoE4 n'en sera pas nécessairement atteinte. 


Les femmes
Deux fois plus de femmes que d'hommes ont la maladie d'Alzheimer. Certains pensent que ceci est attribuable en grande partie aux changements hormonaux qui surviennent à la ménopause, particulièrement la diminution de l'oestrogène, une hormone importante. Auparavant, on prescrivait souvent de l'oestrogène pour soulager les symptômes de la ménopause et réduire le risque de développer la maladie d'Alzheimer. Toutefois, une étude clinique à grande échelle assez récente recommandait d'interrompre le traitement hormonal substitutif (THS) en raison de ses effets secondaires potentiellement dangereux. Plusieurs chercheurs cliniques considèrent cependant que le THS devrait faire l'objet d'études plus poussées dans le contexte de la maladie d'Alzheimer.
Toute décision quant à son usage devrait être faite en consultation avec un médecin. Voici une façon utile de comprendre le risque relatif : dans un groupe de 100 personnes n'ayant aucun risque génétique défini, 5 auront la maladie d'Alzheimer à 65 ans (mais 95 ne l'auront pas). Dans un groupe de 100 personnes qui ont chacun un parent atteint de la maladie d'Alzheimer, 15 auront la maladie à l'âge de 65 ans (et 85 ne l'auront pas). 

Mais les changements hormonaux ne sont pas le seul facteur qui contribue à la plus grande incidence de la maladie d'Alzheimer chez les femmes. En moyenne, les femmes vivent plus longtemps que les hommes et l'âge est un facteur de risque. Les femmes sont plus exposées au risque de faire du diabète, ce qui est aussi un facteur de risque (voir ci-après). Enfin, on a récemment identifié un gène qui n'est présent que chez les femmes et qui semble augmenter quelque peu le risque de développer la maladie d'Alzheimer.


Les maladies cardiovasculaires 

Tous les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires (comme l'hypertension et l'hypercholestérolémie) sont aussi des facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer et de la démence vasculaire. Les AVC et les « mini-AVC », généralement détectés lors d'examens ultérieurs, sont aussi des facteurs de risque bien établis pour la maladie d'Alzheimer et la démence vasculaire. 

Le diabète  

On sait depuis plusieurs années que le diabète de type 2 (diabète adulte) est un facteur de risque de la maladie d'Alzheimer. On croyait généralement que ces deux maladies étaient liées aux problèmes cardiaques, qui sont associés au diabète et constituent des facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer. On savait aussi que le glucose était moins bien assimilé dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, une situation similaire aux diabétiques de type 2, dont l'organisme assimile mal le glucose.
Des études récentes ont indiqué que le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer présente une condition très semblable au diabète, certains appellent cette maladie diabète de type 3. Les chercheurs ont en effet découvert que chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, la production d'insuline dans le cerveau est réduite et que les neurones y sont moins sensibles (la production de l'insuline dans le cerveau est indépendante de la production de l'insuline dans le pancréas, le principal organe de production d'insuline). Les études se concentrent maintenant sur l'action des médicaments antidiabétiques qui ciblent le cerveau des personnes qui ont la maladie d'Alzheimer.
Récemment, des études ont démontré que les enfants atteints de diabète de type 1 (diabète juvénile) sont à risque de développer la maladie d'Alzheimer à l'âge adulte. 

Le syndrome de Down 

Le cerveau de la plupart des adultes atteints du syndrome de Down qui atteignent la quarantaine développera les changements anormaux caractéristiques de la maladie d'Alzheimer (plaques et écheveaux). Il est toutefois important de noter que chez les personnes qui ont le syndrome de Down et dont le cerveau présente ces changements, toutes ne développeront pas la maladie d'Alzheimer. Il semble probable que ces personnes n'aient pas encore développé d'autres changements dus à l'âge qui surviennent chez la plupart des personnes qui ont la maladie d'Alzheimer. Pour en savoir plus à ce sujet, nous vous invitons à consulter le feuillet d'information sur La maladie d'Alzheimer et le syndrome de Down de la Société Alzheimer.
La déficience cognitive légère (DCL)
Dans la DCL, le niveau de détérioration cognitive et/ou des troubles de la mémoire est supérieur à celui enregistré dans le processus normal de vieillissement, mais il n'est pas suffisamment avancé pour qu'on puisse parler de maladie d'Alzheimer ou d'affection connexe. On estime que 85 % des personnes qui ont reçu un diagnostic de DCL, généralement au début de la quarantaine ou de la cinquantaine, développeront la maladie d'Alzheimer dans les dix années suivantes, ce qui fait de la DCL un facteur de risque important. Les chercheurs savent maintenant que les changements cérébraux anormaux qui caractérisent la maladie d'Alzheimer peuvent commencer à apparaître chez les personnes qui ont reçu un diagnostic de DCL au moins 20 ans avant tout signe visible de la maladie d'Alzheimer ou d'une affection connexe. L'imagerie cérébrale pourrait permettre de repérer les personnes atteintes de DCL les plus à risque de développer la maladie. Les recherches se poursuivent dans ce domaine.

Les lésions à la tête
Les lésions à la tête, notamment les commotions à répétition, sont considérées par la plupart des cliniciens comme des facteurs de risque de développement ultérieur de la maladie d'Alzheimer.
Un faible niveau de scolarité 
Plusieurs études ont démontré que les personnes ayant moins de six ans de scolarité semblent être plus susceptibles de développer la maladie d'Alzheimer. On croyait jusqu'ici que la stimulation cérébrale associée à l'apprentissage avait un effet protecteur sur le cerveau et que, par conséquent, un niveau de scolarisation plus élevé offrirait un plus grand effet protecteur. Mais de nouvelles études remettent en question ces conclusions et il est possible que des facteurs associés à la faible scolarité, tels qu'un mode de vie malsain, expliquent la hausse de ce risque plutôt que le niveau de scolarité en tant que tel.
Autres facteurs de risque 
En plus des facteurs de risque déjà décrits, tous les éléments suivants ont été recensés comme facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer : les inflammations chroniques (indiquant possiblement une défaillance du système immunitaire), des épisodes passés de dépression clinique, le stress et le manque d'exercice du cerveau. D'autres facteurs de risque comme le tabagisme, la consommation excessive d'alcool et les toxicomanies restent moins fondés.
Qu'en est-il de l'aluminium ?
La majorité des chercheurs ne considèrent plus l'aluminium comme facteur de risque de la maladie d'Alzheimer. Toutefois, des chercheurs étudient encore la possibilité que des personnes puissent être à risque en raison d'intolérances à des aliments contenant du cuivre, du fer ou de l'aluminium.

Rappel
Les facteurs de risque ne causent pas la maladie d'Alzheimer. Ils suggèrent un risque accru mais non la certitude de développer la maladie. De la même manière, le fait de n'avoir que peu ou pas de facteurs de risque connus ne protège pas nécessairement contre la maladie d'Alzheimer. D'autres recherches contribueront à approfondir notre compréhension du rôle des facteurs de risque dans le développement de la maladie d'Alzheimer.

La réduction du risque
Des études menées auprès de jumeaux identiques (qui ont les mêmes gènes) ont observé qu'environ 60 % du risque global de développer la forme sporadique de la maladie d'Alzheimer est associé au mode de vie et non à l'hérédité. Avoir un mode de vie sain pourrait donc contribuer à réduire le risque global de développer la maladie.
Un mode de vie sain comprend une bonne alimentation, le maintien d'un poids sain, une activité physique régulière, même modeste, le maintien d'une tension artérielle et d'un taux de cholestérol normaux et la participation à des activités stimulantes sur le plan intellectuel et social. Pour plus d'information sur la façon de réduire vos risques, consultez le feuillet d'information Un cerveau en santé de la Société Alzheimer.


Pour en savoir plus ?
Consultez le livret de la Société Alzheimer intitulé Rapport sur la maladie d'Alzheimer et la recherche actuelle (2008), du Dr Jack Diamond, directeur scientifique de la Société Alzheimer du Canada.
[Il faut avoir  Adobe Reader pour afficher ce fichier PDF. Vous pouvez télécharger ce logiciel gratuitement du site Internet Adobe.]
Vous pouvez vous procurer ce rapport de même que les feuillets d'information de la Société Alzheimer en vous adressant à votre Société Alzheimer régionale.
 
Mythes:

La maladie d'Alzheimer : Mythes et réalité
Depuis des années, on perpétue de nombreux mythes entourant la maladie d'Alzheimer,les personnes qui en seront atteintes et la manière dont elles sont affectées. Ces mythes renforcent les préjugés au sujet de la maladie et nous empêche de comprendre et d'aider les personnes qui sont atteintes. À la Société Alzheimer, nous croyons que plus tôt nous dissiperons les mythes, mieux nous serons en mesure de comprendre et d'aider. La maladie d'Alzheimer est une maladie évolutive du cerveau. On la rencontre plus souvent chez les personnes de 65 et plus, mais elle peut aussi apparaître à un plus jeune âge. 

Mythe 1 : Je sais que j'aurai un jour la maladie d'Alzheimer, puisqu'un member de ma famille en est attient.
Realité : Bien que l’hérédité soit un facteur de risque, environ sept pour cent des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer sont associés aux gènes qui causent la maladie. La plupart des cas sont de la forme « maladie d'Alzheimer sporadique » à apparition tardive pour laquelle les gènes pourraient aussi jouer un rôle.Une personne ayant un parent, un frère ou une soeur qui est ou a été atteint de la maladie d'Alzheimer possède un risque très légèrement accru d’avoir la maladie. 

Mythe 2 : La maladie d'Alzheimer affecte uniquement les personnes âgées.
Réalité : Bien que l'âge soit le plus important facteur de risque connu de la maladie d'Alzheimer, ce n'est pas toutes les personnes qui développeront la maladie en vieillissant. De plus, même avec la forme à apparition tardive, des adultes dans la quarantaine et la cinquantaine ont été diagnostiqués. Ce qu’il faut retenir, c'est que la maladie d’Alzheimer n'est pas un processus normal du vieillissement. 

Mythe 3 : La maladie d'Alzheimer est guérissable.
Réalité : La maladie d'Alzheimer est actuellement incurable, mais il existe des médicaments et d’autres approches qui peuvent aider certains symptômes et améliorer la qualité de la vie chez certaines personnes. La bonne nouvelle est que les chercheurs ont fait de grandes percées dans la recherche sur la maladie d'Alzheimer et il existe de nombreux essais cliniques portant sur des médicaments agissant directement sur le processus de la maladie. 

Mythe 4 : Les pertes de mémoire veulent dire que j'ai la maladie d'Alzheimer
Réalité : De nombreuses personnes ont des problèmes de mémoire en vieillissant, mais cela ne veut pas dire qu'elles sont toutes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Si les pertes de mémoire nuisent aux activités quotidiennes et sont combinées à des difficultés à faire des choix et d'analyser ou a un changement au riveau de la communication, il est recommandé de consulter un médecin pour déterminer la cause de ces symptômes. 

Mythe 5 : L'aluminium cause la maladie d'Alzheimer.
Réalité : Malgré les nombreuses recherches effectuées sur le lien possible entre l'aluminium et la maladie d'Alzheimer, il n'y a pas de preuve concluante qui met à jour ce lien. La maladie semble se développer lorsque les effets combinés de nombreux facteurs de risque incluant l'âge, l'hérédité, le style de vie et les facteurs environnementaux empêchent le cerveau de leur faire face. 

Mythe 6 : On peut prévenir la maladie d'Alzheimer.
Réalité : Il n'y a pas de traitement qui peut prévenir la maladie d'Alzheimer. Toutefois, il y a un nombre croissant d'indications selon lesquelles les choix de vie qui favorisent le maintien de la forme physique et mentale peuvent réduire le risque. Ces choix comprennent demeurer physiquement actif, manger sainement dont des fruits frais, des légumes et du poisson, stimuler votre cerveau, réduire le niveau de stress, surveiller votre pression artérielle, votre glycémie et votre cholestérol, éviter des blessures traumatiques au cerveau et demeurer socialement actif. 

Mythe 7 : Les vitamines, les suppléments et les agents stimulants de la mémoire peuvent prévenir la maladie d'Alzheimer.
Réalité : De nombreuses études ont été menées dans le but de tester l'efficacité des produits comme la vitamine E, la vitamine B, la vitamine C, le ginkgo biloba, l'acide folique et le sélénium dans la prévention de la maladie d'Alzheimer. Dans l'ensemble, les résultats ne sont pas concluants, mais la recherche dans ce domaine se poursuit. 

Mythe 8 : Si on m'annonçait le diagnostic de la maladie d'Alzheimer, je n'aurais plus rien à espérer de la vie.
Réalité : Un bon nombre de personnes atteintes de la maladie mènent une vie active et intéressante. Elles ont des projets et leur vie a toujours un sens. Le diagnostic plus précoce et les médicaments aident.Au fur et à mesure de l’évolution de la maladie, il est également important d'offrir un milieu de vie approprié de même que des services, du soutien et des activités qui contribueront à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes. 

Mythe 9 : Toutes les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer deviennent violentes et agressives.
Réalité : Pour la personne atteinte de la maladie et la perte de la mémoire qui en résulte peuvent être souvent frustrantes, voire effrayantes. La connaissance de la maladie, l'aménagement des lieux physiques et les changements dans notre façon de communiquer avec la personne atteinte peuvent prévenir les réactions diverses. 

Mythe 10 : Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ne peuvent pas comprendre ce qui se passe autour d'elles.
Réalité : De nombreuses personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer comprennent très bien ce qui se passe autour d’elles alors que d’autres ont de la difficulté. La maladie d'Alzheimer affecte la capacité des personnes atteintes à communiquer et à comprendre le monde dans lequel nous vivons, bien que chaque personne soit affectée différemment.On pourrait blesser involontairement une personne en présumant qu'elle ne comprend pas ce qui se passe autour d'elle. La personne atteinte de la maladie d'Alzheimer demeure la même et elle a besoin d'être traitée avec dignité et respect.

Mettons fin aux mythes
La Société Alzheimer aimerait mettre fin aux mythes entourant la maladie d'Alzheimer.
Informez-vous :

 Apprenez les faits entourant la maladie 
 Obtenez de l'aide 
 Traitez les personnes qui sont atteintes de la maladie avec respect. 
La Société Alzheimer est un organisme communautaire à but non lucratif qui a pour mission de soutenir les personnes touchées par la maladie d'Alzheimer. La Société dispose de nombreuses ressources et de programmes de soutien pour les personnes qui sont atteintes de la maladie et leurs aidants. La Société finance des recherches pour trouver la cure pour cette maladie et améliorer les méthodes d'aide.
Communiquez avec votre société Alzheimer régionale ou téléphonez au 1 800 616-8816.
[Vous pouvez vous procurer un dépliant contenant cette information auprès de votre société Alzheimer régionale. Vous pouvez également télécharger le dépliant de ce site.]


 
Statistiques:

Faits saillants concernant la maladie d'Alzheimer et les affections connexes 
Alors que les « baby boomers » abordent la soixantaine, la population canadienne continue de vieillir rapidement. La maladie d'Alzheimer se classe au deuxième rang des maladies que redoutent le plus les Canadiens à mesure qu'ils vieillissent.
Pour aider à la compréhension de cette question complexe, le 4 janvier 2010, la Société Alzheimer a publié un rapport qui évalue l'impact de la maladie d’Alzheimer et des démences apparentées au Canada.
Intitulée Raz-de-marée : impact de la maladie d'Alzheimer et des affections connexes au Canada, cette étude a été menée par RiskAnalytica, une importante firme d'analyse du risque. L'utilisation de Life at Risk®, un cadre d'évaluation spécialisé propre à cette firme, combinée au réseau étendu de chercheurs et de cliniciens de la Société Alzheimer a permis à cette dernière de mesurer les conséquences des démences aux plans de la santé et de l'économie au Canada, et ce, aujourd'hui et pour les 30 prochaines années. 


Colombo, atteint de cette maladie

 Aujourd'hui, un demi-million de Canadiens sont atteints de la maladie d'Alzheimer ou d'une démence apparentée, environ 71 000 d’entre eux ont moins de 65 ans. 
 Cela signifie qu'aujourd'hui, au Canada, 1 personne de plus de 65 ans sur 11 a la maladie d'Alzheimer ou une affection connexe. 
 Cette année seulement, plus de 103 000 Canadiens développeront la maladie d'Alzheimer ou une démence apparentée. Cela correspond à une personne toutes les cinq minutes. D'ici 2038, ce concernera une personne toutes les deux minutes, soit plus de 257 000 personnes par an. 
 Si rien ne change, le nombre de personnes vivant avec la maladie d'Alzheimer ou une maladie apparentée devrait plus que doubler, atteignant 1.1 million de canadiens d'ici 25 ans.

Impact économique

  • Aujourd’hui, les coûts directs (médicaux) et indirects (perte de revenus) combinés de ces maladies s’élèvent à 33 milliards de dollars par an.
  • D’ici à 2040, ce chiffre atteindra 293 milliards de dollars par an.

Impact de la prestation de soins

La prestation de soins est une question cruciale pour les personnes atteintes et la société canadienne dans son ensemble.

  • Un Canadien sur cinq âgé de 45 ans ou plus fournit, sous une forme ou une autre, des soins à des aînés ayant des problèmes de santé à long terme.
  • Le quart de tous les aidants naturels sont eux-mêmes des aînés, et le tiers d’entre eux – soit plus de 200 000 personnes – sont âgés de plus de 75 ans.
  • En 2011, les aidants naturels ont consacré 444 millions d’heures non rémunérées à prendre soin d’une personne atteinte de trouble cognitif, ainsi que la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées.
  • Ce nombre représente une perte de revenus de 11 milliards de dollars et l’équivalent d’une perte de 227 760 employés à temps plein sur le marché du travail.
  • D’ici à 2040, les aidants naturels consacreront, aux soins, le chiffre effarant de 1,2 milliard d’heures non rémunérées par an.
  • L’impact physique et psychologique sur les aidants naturels est considérable : 40 à 75 % des aidants souffrent de maladies psychologiques graves résultant de leurs responsabilités d’aidant, 15 à 32 % d’entre eux sont atteints de dépression.

Impact mondial de la maladie d'Alzheimer et des maladies apparentées 

En 2010, le monde compte plus de 35,6 millions de personnes atteintes, soit plus que la population globale du Canada.

La prévalence mondiale de ces maladies doublera tous les 20 ans, pour atteindre 65,7 millions de personnes en 2030 et 115,4 millions en 2050.


L’impact économique mondial de ces maladies représente 1 % du produit intérieur brut (PIB), soit 604 milliards de dollars américains en 2010.

Il faut agir sans plus tarder 

En 2011, la première vague de baby boomers, la plus grande cohorte démographique, a atteint l’âge de 65 ans.

Entre 2 % et 10 % des cas d’Alzheimer ou de maladie apparentée débutent avant l’âge de 65 ans.
Le risque de développer la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée double tous les cinq ans à partir
de l’âge de 65 ans.

Les troubles cognitifs représentent la crise la plus importante du XXIe siècle sur le plan social et de la santé. Si des changements fondamentaux ne sont pas apportés au financement de la recherche et à la prestation des services, elle pourrait accabler les familles canadiennes et notre système de soins de santé.


Il faut agir sans plus tarder. Le Canada a besoin d’une stratégie nationale de lutte contre la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées qui vise à alléger le fardeau de ces maladies. Cette stratégie doit améliorer l’éducation, la prestation de soins et de services, et le financement de la recherche et de la formation scientifique.


Le 20 septembre 2013, 
dans son discours prononcé devant le Club économique du Canada, Mme Mimi Lowi-Young, chef de la direction de la Société Alzheimer du Canada, a invité le gouvernement fédéral à établir un Partenariat canadien contre l’Alzheimer et les maladies apparentées afin de guider et de faciliter l’élaboration et la mise en place d’une stratégie nationale.


Dans le discours du Trône d’octobre 2013, le gouvernement fédéral a fait un pas dans la bonne direction en
s’engageant à renouveler ses investissements dans la recherche pour lutter contre l’Alzheimer et les maladies apparentées.

Maladie d'Alzheimer versus les affections connexes

 La maladie d'Alzheimer est la principale forme de démence. Elle représente actuellement 63% de tous les cas de démences. Ce pourcentage augmentera à 68% d'ici 2034, c-à-d en l'espace d'une génération 
 La démence vasculaire est la deuxième forme la plus fréquente de démence. Elle représente actuellement 20% de toutes les démences et restera à 20% de tous les cas d'ici 25 ans. 
La maladie d'Alzheimer ? est-ce une maladie spécifique aux femmes ?

 Aujourd'hui, les femmes représentent 72% des cas d'Alzheimer. Dans le cadre des démences, tout type confondu, les femmes représentent 62% des cas. 
 Par comparaison, les femmes représentent 47% des cas de démence vasculaire.  

Pression sur les familles

 Les heures de soins informels non-rémunérés effectués par les familles devraient plus que tripler, allant de 231 millions d'heures en 2008 à 756 millions d'heures en 2038. 
Conséquences économiques de la maladie d'Alzheimer et des démences apparentées 
Aujourd'hui, les coûts associés aux démences représentent 15 milliards de dollars par an, et ce chiffre sera multiplié par 10 pour atteindre 153 milliards d'ici 2038.
Fardeau économique des démences (en dollars constants) 

 2008 - 15 milliards de dollars 
 2018 - 37 milliards de dollars 
 2028 - 75 milliards de dollars 
 2038 - 153 milliards de dollars 
Conséquences cumulatives de la maladie d'Alzheimer et des démences apparentées sur 30 ans
Les données cumulatives représentent le total combiné soit des coûts économiques par an, soit du nombre de nouveaux cas chaque année, et ce, à chaque année, de 2008 à 2038. En 2038, l'incidence cumulative des démences dépassera 5,5 millions de personnes, tandis que les coûts économiques cumulatifs seront de 872 milliards de dollars (en dollars courants).
Renverser le cours des démences
L'étude Raz-de-marée propose quatre scénarios d'interventions hypothétiques susceptibles d'être des facteurs critiques pour atténuer l'impact de la maladie d'Alzheimer et des affections connexes, notamment : 

 les bienfaits de l'activité physique pour retarder l'apparition de la maladie; 
 les avantages d'utiliser une combinaison de stratégies de réduction des risques, voire la mise au point d'un nouveau traitement susceptible de retarder de deux ans l'apparition de la maladie; 
 l'importance de soutenir les proches aidants pour surmonter les épreuves psychologiques et financières dues à leurs responsabilités mais aussi pour soulager la pression future sur le système de santé; 
 l'importance de mettre en place un « système de navigation » pour les familles afin de les aider à trouver les bons services au bon moment

Signes précurseurs:
La maladie d'Alzheimer est une maladie dégénérative qui provoque des lésions au cerveau. Les symptômes comprennent les pertes de mémoire, la difficulté à accomplir des tâches de la vie quotidienne, de même que des changements d'humeur et de comportement. Les personnes peuvent penser, à tort, que ces symptômes font partie du processus normal de vieillissement. Il est donc important de consulter un médecin dès l'apparition d'un ou de plusieurs de ces symptômes, car ils pourraient être causés par d'autres maladies comme la dépression, l'incompatibilité de médicaments ou une infection. Si le diagnostic est la maladie d'Alzheimer, votre société Alzheimer régionale peut vous aider.

Afin de vous aider à reconnaître les signes précurseurs de la maladie, la Société Alzheimer a préparé la liste de symptômes suivante :

1. Pertes de mémoire qui nuisent aux activités quotidiennes
Oublier occasionnellement un rendez-vous, le nom d'un collègue ou un numéro de téléphone et s'en rappeler plus tard est un phénomène normal. Une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer oubliera fréquemment des choses et ne s'en souviendra pas plus tard, particulièrement des événements qui se sont produits récemment.  

2. Difficultés à exécuter les tâches familières
Dans le cadre de nos activités quotidiennes, il nous arrive à tous d'être distraits et, par exemple, d'oublier les légumes cuits sur la cuisinière et ne les servir qu'à la fin du repas. Une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer peut avoir de la difficulté à exécuter des tâches familières qu'elle a accomplies toute sa vie, comme préparer un repas.  

3. Problèmes de langage
Parfois il peut être difficile de trouver le mot juste. Une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer peut oublier des mots faciles ou les substituer par des mots qui rendront ses phrases difficiles à comprendre.  

4. Désorientation dans l'espace et dans le temps
Il est normal d'oublier pendant un court moment le jour de la semaine ou même l'endroit où vous allez. Il peut arriver qu'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer se perde dans sa propre rue, ne sachant plus comment elle s'est rendue là ni comment rentrer chez elle.  

5. Jugement amoindri
Parfois, lorsqu'on est malade, on tarde à se faire soigner; mais avant longtemps, on se rend chez le médecin. Une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer pourrait avoir un jugement amoindri et, par exemple, ne pas reconnaître un problème de santé qui nécessite d'être traité ou porter des vêtements chauds en pleine canicule.  

6. Difficultés face aux notions abstraites
Une personne peut parfois éprouver de la difficulté à faire des opérations abstraites, par exemple, établir le solde de son compte de chèques. Une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer peut avoir de grandes difficultés à accomplir des tâches de cette nature, par exemple, ne pas comprendre ce que représentent les chiffres indiqués dans le carnet de chèques.  

7. Objets égarés
Quiconque peut égarer temporairement son porte-monnaie ou ses clés. Une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer rangera les objets dans des endroits inappropriés (un fer à repasser dans le congélateur ou une montre dans le sucrier).  

8. Changements d'humeur ou de comportement
Il nous arrive à tous d'être triste et maussade. Une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer peut changer d'humeur très rapidement, par exemple, du calme aux pleurs et à la colère, sans raison apparente.  

9. Changements dans la personnalité
La personnalité de chacun peut changer quelque peu avec l'âge. La personne atteinte de la maladie d'Alzheimer peut devenir confuse, renfermée et méfiante. Au nombre des changements possibles, on compte aussi l'apathie, la peur et des comportements qui lui sont inhabituels.  

10. Perte d'intérêt
Il nous arrive à tous, à l'occasion, de se lasser de l'entretien ménager, de notre travail ou de nos activités sociales, mais la plupart des gens retrouvent vite leur enthousiasme. Une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer peut devenir très passive et pourra avoir besoin de beaucoup d'encouragements pour prendre part aux activités. 


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