LA PLANETE MARS

En ce qui concerne la planète Mars proprement dite, son sous-sol est rempli de minerais de cuivre et d’or. Des grands lacs sont à l’intérieur à environ 200-250 mètres de profondeur et sur des grandes surfaces. Les montagnes qui ont l’aspect d’immenses cratères sont très élevées par rapport aux points culminants de votre planète. La poussière rouge que vous apercevez contient d’énormes quantités de bauxite de fer. La chaleur est intense à cause des volcans souterrains qui brûlent et du ruissellement des nappes qui se projettent et dont la déflagration dépasse le niveau de sa surface visible. Le soleil et un autre soleil que vous ne connaissez pas projettent également leurs rayons sur Mars.
La violence qui existe et qui pour nous n’en est pas une, provient des contrastes avec d’autres planètes et univers lieux planétaires. Cette violence qui existe provient des effervescences qui ont contribué à sa construction et à sa naissance. Tout ceci existe partout autour  de certains univers et autour de certaines planètes. Les vibrations intenses qui composent Mars ont connu des modifications importantes en 4 fois déjà en 320 millions d’années.




La carte ci-contre permet de repérer les grandes régions martiennes, notamment :

la dichotomie crustale entre hémisphères nord et sud,les grands bassins d'impact de l'hémisphère sud, Argyre par 50° S et 316° E, et Hellas par 42,7° S et 70° E, et au nord Utopia Planitia par Utopia Planitia par 49,7° N et 118° E,le renflement de Tharsis et les trois volcans de Tharsis Montes ainsi qu'Olympus Mons et Alba Mons, dans l'hémisphère nord à gauche, et à droite les volcans d'Elysium, près d'Utopia,le système de canyons de Valles Marineris, partant de la région de Tharsis jusqu'au petit bassin d'impact de Chryse Planitia, centré autour de 15° S et 300° E.

Le trait le plus frappant de la géographie martienne est sa « dichotomie crustale », c'est-à-dire l'opposition très nette entre d'une part un hémisphère nord constitué d'une vaste plaine lisse à une altitude d'une demi-douzaine de kilomètres sous le niveau de référence, et d'autre part un hémisphère sud formé de plateaux souvent élevés et très cratérisés au relief pouvant être localement assez accidenté. Ces deux domaines géographiques sont séparés par une limite très nette, légèrement oblique sur l'équateur. Deux régions volcaniques proches l'une de l'autre se trouvent précisément sur cette frontière géologique, dont l'une est un immense soulèvement de 5 500 km de diamètre, le renflement de Tharsis, dont la moitié nord-ouest regroupe une douzaine de volcans majeurs parmi lesquels Olympus Mons, tandis que la région méridionale se compose d'un vaste ensemble de hauts plateaux volcaniques tels que Syria Planum et Solis Planum, et la partie orientale est marquée par le système de canyons de Valles Marineris prolongeant par l'est le réseau de Noctis Labyrinthus. Deux grands bassins d'impact sont nettement visibles dans l'hémisphère sud, Argyre Planitia et surtout Hellas Planitia, au fond duquel a été relevée la plus grande profondeur à la surface de Mars, avec une altitude de -8 200 m par rapport au niveau de référence. Le point le plus élevé se trouve quant à lui au sommet d'Olympus Mons, à 21 229 m au-dessus du niveau de référence ; les cinq montagnes les plus hautes du Système solaire sont d'ailleurs cinq volcans martiens, dont quatre se trouvent sur le renflement de Tharsis et le cinquième dans la seconde région volcanique de Mars, Elysium Planitia.


On croit que Mars, notre plus proche voisine planétaire, apportera plusieurs réponses aux questions portant sur la formation du système solaire et de la Terre et, peut-être même, sur les origines de la vie. Les indices qui permettront de confirmer la présence de la vie ailleurs dans l'Univers auront de très grandes conséquences scientifiques et sociales.

2016-03-14

Décollage! ExoMars 2016, de l'Agence spatiale européenne (ESA), a été lancé le 14 mars et atteindra Mars en octobre 2016

L'orbiteur embarque une technologie canadienne, un sous-système d'antenne de communication construit par MDA grâce à une contribution financière du Canada dans le cadre de l'Accord de coopération entre le Canada et l'ESA.

L'Agence spatiale canadienne finance également les travaux de deux scientifiques canadiens. M. Livio Tornabene, Ph. D. (Université Western) étudiera les cratères d'impact martiens et M. Ed Cloutis, Ph. D. (Université de Winnipeg) examinera la composition de la poussière dans l'atmosphère de Mars.

Mars est la planète rouge, ce qui explique probablement qu'on lui ait attribué le nom du  dieu romain de la guerre, père des jumeaux Phobos et Deimos qui, eux, baptisèrent ses satellites. Comme Mercure et Vénus, Mars a été parmi les premières planètes à être identifiée. C'est, après la Terre, la planète la plus favorable au développement d'une forme de vie.


Mars possède une orbite en ellipse qui la rapproche puis l'éloigne du Soleil de manière très accentuée, d'où ses importantes variations de températures. Elle possède aux deux pôles une calotte glacière recouverte de dioxyde de carbonne solide (ce que nous appelons de la neige carbonique). La surface martienne est équivalente à celle de l'ensemble des continents émergés terrestres, donc légèrement moins étendue. Cependant, son relief présente quelques remarquables caractéristiques...


Parmi celles-ci, notons le Mont Olympus haut de 24 km et dont la base mesurant 500 km de diamètre repose sur des falaises de 6 km de haut ! (C'est le massif le plus élevé de tout notre système solaire.) Mars a également un gigantesque dôme de 10 km de haut et 4000 km de large formé par des coulées de laves, des canyons atteignant jusqu'à 7 km de profondeur pour 4000 km de long, ainsi qu'un cratère de 6 km de profondeur sur 2000 km de diamètre ! Bref, le royaume de la varappe. Enfin... Si les occasionnelles tempêtes de poussières soulevées par des vents violents ne recouvraient pas la planète pendant des mois !


Ce relief accidenté, ces canyons, tous tendent à prouver qu'il y eut autrefois de l'eau à la surface de Mars, il y a environ 4 milliards d'années, si l'on en croit l'analyse des traces d'érosion des nombreux canaux. Il est ainsi fort probable que Mars ait beaucoup ressemblé à la Terre à cette époque, en un peu plus froid.


La planète Mars a un noyau recouvert de roches en fusion, puis d'une mince croûte, tout comme la Terre. Comme elle, son atmosphère se compose notamment de dioxyde de carbone et d'oxygène, mais dans d'autres proportions : respectivement 95,3 % et 0,15 %. La pression à la surface de Mars est la plupart du temps voisine de celle de la Terre. Par contre, son noyau ferreux contient aussi une grande quantité de soufre et semble être solide, ce qui expliquerait l'absence de champ magnétique martien. La planète n'a pas non plus de plaques tectoniques (comme Mercure et la Lune).



La dernière date de 150 millions d’années de votre temps avec des transformations d’orbite et de fonctionnement. Il a connu à sa surface des habitants qui ne possédaient pas vos molécules physiques de vie. Il fut habité pendant des siècles et des siècles de vos calculs. Ces peuplades, ces nations possédaient de grandes connaissances sur tous les plans. Le peuple Atlante n’avait pas la moitié des Connaissances des martiens. Ils ont perdu un grand combat à cause de leur désir d’hégémonie, à conquérir sur d’autres planètes des pouvoirs plus grands. Ils ont été en partie sur la Lune et ont bombardé Vénus.

 Ils ont voulu se rapprocher d’Altaïr. Les peuples de ces planètes, étoiles ou novas ne se sont pas laissé convaincre et de grands remue-ménages eurent lieu. Ils anéantirent en partie les rebelles de la planète Mars. Les rescapés se sont réfugiés dans les tréfonds de leur planète en quête de climat plus paisible et agréable. Ce sont eux qui de temps en temps sortent de leur tanière pour propager leur civilisation et leur technique sur vous et ailleurs. Certains martiens ont été accueillis sur d’autres planètes bienveillantes. Ils participent courageusement à l’élaboration d’autres systèmes d’élévation dans les lieux où ils sont. 

Un gaz d’azote brûle en permanence sur certaines parties de sa surface. D’autres gaz encore, de temps en temps, sortent de son sous-sol et se volatilisent dans sa périphérie. La périphérie de Mars est la carapace qui la protège, de la même manière que votre bouclier thermique vous rend invulnérable à certaines intrusions planétaires. Des vaisseaux venant de Mars ont des difficultés à venir chez vous à cause de ce bouclier. Ils ont trouvé des techniques très puissantes qui permettent la pénétration de leurs vaisseaux  dans votre structure terrestre, grâce à des matériaux et à de métaux que vous ne connaissez pas encore. Ces produits  existent dans leur sous-sol.
 Ils permettent  la confection des engins très puissants comme nous te l’avons déjà précisé. Ces machines sont difficiles à éliminer. Certaines de vos fusées et bombes atomiques auraient des difficultés à détruire les engins Martiens. C’est une planète rare et riche à la fois, de nombreuses régions contiennent de l’or en abondance ainsi que des pierres précieuses et de vastes minerais.


De gauche à droite : Mercure, Vénus, la Terre et Mars.

La température au sol y est au minimum de −120 °C, au maximum de 20 °C. Il y fait en moyenne −63 °C. La grande différence de température entre le jour et la nuit est due au fait que l'atmosphère de Mars est très fine et ne retient pas très bien la chaleur. On dit que l'effet de serre n'est pas très important sur Mars. Les changements de température seraient pareils sur Terre si notre atmosphère n'était pas si épaisse. Un autre élément important est l'absence d'océan pour emmagasiner la chaleur pendant la journée (comme une bouillotte, l'eau capte la chaleur pendant la journée et la relâche lentement pendant la nuit).

Son atmosphère est composée à 96 % de gaz carbonique, à 2,7% d'azote, 1,6 % d'argon et seulement 0,13 % d'oxygène, ainsi que plusieurs autres gaz à l'état de traces. Il n'est donc pas possible de respirer l'air de Mars, car il n'y a pas assez d'oxygène.

Une année sur Mars dure environ 1,8 années terrestres (686,9601 jours) ; c'est le temps qu'il faut à cette planète pour faire le tour du Soleil à la vitesse de 24 000 kilomètres par seconde.

Son diamètre est égal à la moitié de celui de la Terre et son volume seulement au dixième.

Mars possède deux tout petits satellites appelés Phobos et Déimos, ils mesurent moins de 25 kilomètres.

"Atmosphère"

La pression et la composition exactes de l'atmosphère de Mars sont connues depuis moins d'un demi-siècle et remontent aux premières analyses in situ effectuées en 1976 par les « atterrisseurs » des sondes Viking 1 et Viking 2. Le premier observateur à avoir supposé l'existence d'une atmosphère autour de Mars est l'astronome (et compositeur) germano-britannique William Herschel qui, en 1783, avait attribué à la météorologie martienne certains changements observés à la surface de la planète, notamment des points blancs interprétés comme des nuages. Cette hypothèse avait été contestée au début du siècle suivant avec les progrès des télescopes à miroir, qui fournissaient des images de meilleure qualité semblant montrer au contraire une surface plus statique, jusqu'à ce que surgisse à la fin du XIXe siècle le débat sur la réalité des canaux de Mars observés en Italie et popularisés par l'astronome amateur américain Percival Lowell. Un autre Américain, William Wallace Campbell, astronome de profession et pionnier de la spectroscopie, demeurait sceptique quant à l'existence d'une atmosphère importante autour de Mars, et annonça à l'occasion de l'opposition de 1909 n'avoir pu détecter aucune trace de vapeur d'eau dans cette éventuelle atmosphère ; son compatriote Vesto Slipher, qui soutenait la théorie des canaux, annonça quant à lui le contraire. En se fondant sur les variations d'albédo du disque martien, Percival Lowell estima en 1908 la pression atmosphérique au sol à 87 mbar (8 700 Pa), valeur qui demeurera plus ou moins la référence jusqu'aux mesures réalisés par la sonde Mariner 4 en 1965. La difficulté à analyser la composition de l’atmosphère martienne par spectroscopie était alors généralement attribuée à la présence d'azote, difficile à caractériser par cette technique, et c'est ainsi que l'astronome français Gérard de Vaucouleurs, qui travaillait alors en Angleterre, émit en 1950 l'idée que l'atmosphère martienne était constituée de 98,5 % d'azote, 1,2 % d'argon et 0,25 % de dioxyde de carbone. À l'observatoire McDonald du Texas, l'astronome américain d'origine néerlandaise Gerard Kuiper établit en 1952 à partir du spectre infrarouge de Mars que le dioxyde de carbone était au moins deux fois plus abondant dans l'atmosphère martienne que dans l’atmosphère terrestre, l'essentiel de cette atmosphère devant être, comme la nôtre, constituée selon lui d'azote.


 

Coucher de soleil vu depuis Mars
L'homme fait de gros efforts en ce moment pour aller sur cette planète directement. De nombreuses sondes spatiales se sont déjà posées à sa surface. Mais aucun humain est allé sur Mars pour l'instant.

Missions habitées vers Mars
C'est un voyage très long, de l'ordre de 6 mois dans un vaisseau spatial. Il y a beaucoup de difficultés. L'une qui vient à l'esprit est l'oxygène : il n'est pas possible d'emmener avec soi la quantité d'oxygène suffisante. La solution envisagée est de fabriquer l'oxygène à partir de l'eau présente sur Mars. En effet, la molécule d'eau, H2O, est composée de deux atomes d'hydrogène et d'un atome d'oxygène. C'est pour cette raison qu'il est important de savoir si de l'eau est présente en abondance suffisante sur les zones potentielles d'atterrissage sur Mars. Une autre voie sera toutefois expérimentée dès 2021 avec l'appareil MOXIE qui sera embarqué à bord du rover de la mission Mars2020 de la NASA ; l'oxygène sera produit par décomposition du gaz carbonique (CO2).

Un autre problème est tout simplement le fait de rester 6 mois dans un vaisseau spatial, sans pouvoir sortir. Cela provoque un stress important chez les astronautes. Lors de ses voyages, les astronautes sont enfermés dans un vaisseau spatial pendant 6 mois, avec des gens qu'ils ne connaissent pas forcément, ce qui peut provoquer des conflits, ce qui peut avoir des conséquences graves dans l'espace aussi nous pouvons rester dans l'espace plusieurs mois et années

Plusieurs projets sont à l'étude pour la conquête de Mars par des êtres humains. Mars One est l'un de ces projets. Il vise à installer une colonie humaine sur la planète Mars et l'occuper dès 2024. Ceci semble bien peu réaliste à si courte échéance, étant donné les défis technologiques à relever. L'un des plus difficiles du point de vue technologique, et vital pour les futurs colons, est la protection contre les radiations, tout d'abord dans l'espace interplanétaire, puis ultérieurement à la surface de Mars. Les niveaux d'intensité de ces radiations ont été mesurés par l'instrument RAD à bord de Curiosity1, d'une part pendant le trajet Terre-Mars, puis depuis son arrivée, sur le plancher du cratère Gale. Pour un voyage habité de 6 mois aller, un séjour de 500 jours et un retour aussi rapide, la dose reçue serait de l'ordre de 3 000 fois la dose reçue annuellement au niveau du sol sur Terre. Des parades sont connues, sous forme de bouclier absorbant. Mais les masses nécessaires d'une telle armure sont trop importantes. Et même avec les technologies que l'on imagine disposer à moyen terme (d'ici 10 à 20 ans), une bonne protection reste incompatible avec les nécessités des déplacements dans l'espace interplanétaire, ou avec le travail d'êtres humains actifs à la surface de Mars. 

Missions inhabitée

Plusieurs missions se sont satellisées autour ou posées sur Mars, comme les deux atterrisseurs Viking en 1976, le satellite Mars Express toujours en fonctionnement en 2015 après plus de 12 ans d'activité, ou le module Beagle 2 qui lui connut un échec lors de son atterrissage. Une mission d'exploration des plus importantes est celle appelée Mars Exploration Rover2, en fait 2 astrovéhicules, Spirit et Opportunity ; partis pour travailler pendant 3 mois, ce dernier est toujours en fonctionnement en 2015 après plus de 11 ans d'exploration. Ces engins, mobiles grâce à des roues, se sont posés sur le sol martien pour y faire des analyses, en particulier la recherche de traces d'eau liquide dans le passé de cette planète. Ils ont aussi pris des photos du sol. Un exemple représenté par des clichés pris est le magnifique coucher de soleil ci-contre, observé depuis le sol martien. Le Soleil y apparaît bien petit.

 

Le mardi 28 août 2007
Éclipse lunaire totale sur une partie du monde
L'ombre de la Terre passe devant la Lune au-dessus de San Jose, en Californie.

Une éclipse totale de Lune a plongé dans l'obscurité une zone s'étendant entre la côte ouest des États-Unis, l'est de l'Asie, la Nouvelle-Zélande et la côte est de l’Australie, tôt mardi matin.

Le phénomène a commencé à 7h53 GMT (3h53 HAE) par l'entrée de la Lune dans le cône de pénombre (ombre partielle, difficile à percevoir par l'oeil) de la Terre, avant que le satellite naturel de la Terre ne s'assombrisse davantage pour passer dans une phase d'éclipse partielle, à partir de 8h51 GMT (4h51 HAE), et d'atteindre une zone d'alignement parfait Soleil-Terre-Lune correspondant à l'éclipse totale.
>> Voyez les photos de l'éclipse lunaire.
Cette phase, pendant laquelle la Lune, qui devrait théoriquement devenir noire, est en fait rougeâtre en raison de la réfraction de la lumière solaire par l'atmosphère terrestre, s'est produite entre 09h52 GMT et 11h22 GMT (5h52 et 7h22 HAE). La Lune a été la plus sombre à 10h37 GMT (6h37 HAE).
Elle reprend ensuite le chemin inverse vers une éclipse partielle et la pénombre, pour une fin prévue à 12h23 GMT (8h23 HAE).
L'éclipse de Lune partielle ou totale se produit généralement deux fois par an. La dernière éclipse totale a été visible depuis l'Europe le 3 mars dernier et le sera de nouveau le 21 février 2008.


(Vue d'artiste des deux robots jumeaux Spirit et Opportunity, qui poursuivent
l'exploration de la planète Mars depuis maintenant 5 ans !
crédit : NASA)

5 mars 2009
Il y a quelques semaines, de grandes quantités de méthane - qui, sur Terre, est principalement produit par des êtres vivants - ont été détectées par trois télescopes. Le niveau d’activité enregistré pour ce gaz atteindrait parfois des niveaux comparables à ceux observés sur Terre, dans des zones où ce gaz est produit en grandes quantités. "Les être vivants produisent plus de 90 % du méthane atmosphérique sur Terre, seuls les 10 % restants ont une origine géochimique. Le méthane martien peut donc résulter de l’un ou l’autre de ces phénomènes" précise la Nasa dans un communiqué.


La sonde européenne Mars Express avait déjà récolté de possibles preuves de méthane sur Mars en 2004, mais la découverte de la Nasa apparaît comme le meilleur argument en faveur d’une vie martienne. Le méthane martien pourrait résulter de l’activité d’organismes méthanogènes, se développant dans l’eau sous la glace du sous-sol.

Pour le professeur Colin Pillinger, dont l’atterrisseur Beagle 2 s’est écrasé sur mars en 2003 durant une mission visant à récolter d’éventuels signes de vie sur la planète, cette découverte pourrait être capitale. "Pour qu’il y ait du méthane dans l’atmosphère martienne, il doit y avoir une source renouvelable de ce gaz. La source la plus évidente, ce sont des êtres vivants. Si vous trouvez du méthane dans une atmosphère, vous pouvez suspecter qu’il y a de la vie. Ce n’est pas une preuve, mais cela pousse à regarder d’un peu plus près."

Une autre découverte, faite il y quelques mois par la sonde de la Nasa Mars Reconnaissance Orbiter, plaide, elle aussi, pour une vie possible sur Mars : la présence, à la surface de Mars, de gisements de carbonate, constitués dans une eau neutre ou alcaline. Le carbonate se forme lorsque l’eau et le dioxyde de carbone se mêlent au calcium, au fer ou au magnésium. Il se dissout rapidement dans l’acide, aussi cette découverte va-t-elle à l’encontre de la théorie voulant que toute l’eau qui se serait trouvée sur Mars fut jadis acide.

Cette découverte "est très stimulante", a expliqué John Mustard, l’un des scientifiques qui ont évoqué cette découverte lors d’une réunion de l’Union géophysique américaine, à San Francisco. Sur Terre, les carbonates comme la craie ou le calcaire préservent parfois des éléments organiques, mais les scientifiques n’ont pas découvert de telles preuves sur Mars. Le carbonate, formé voici 3,6 milliards d’années, a été localisé dans un soubassement en limite d’un cratère de 1 490 km de diamètre.

Jusqu’à présent, le carbonate n’avait été découvert sur Mars que dans des proportions infinitésimales, dans des échantillons de sol prélevés par l’atterrisseur Phœnix Mars Lander. C’est la première fois que des scientifiques découvrent un site où le carbonate s’est formé. Ces gisements, de la taille, approximativement, d’un stade de football, sont blancs et donc nettement visibles sur les photos prises par Mars Reconnaissance Orbiter.

Récemment, la sonde Mars Reconnaissance Orbiter a également révélé l’existence d’immenses glaciers sous des couches rocheuses de la planète Mars, non pas aux pôles mais dans des régions centrales de l’hémisphère nord et sud. Il s’agirait des plus grosses réserves d’eau de la planète rouge. Sous les débris de roches observés dans les deux hémisphères de la planète Mars, aux latitudes moyennes, se cachent d’immenses glaciers. Il pourrait s’agir de la plus grosse réserve de glace de la planète, selon John Holt, l’un des signataires de l’article publié dans la revue Science le 21 novembre.
La découverte d’une forme de vie sur Mars reste donc un enjeu scientifique majeur de ces prochaines décennies et l’Europe doit absolument s’associer de manière plus ambitieuse aux États-Unis dans cette aventure exaltante.



Le nom de Mars
 
Le symbole de la planète Mars, un bouclier et une lance stylisés.
Mars est nommé d'après l'ancien dieu romain de la guerre, parce qu'elle est rouge comme le sang. Les Romains ont copié les anciens Grecs, qui ont nommé la quatrième planète du soleil d’après leur dieu de la guerre. En Occident Mars est donc surnommée la planète rouge. D'autres civilisations ont aussi donné les noms de planètes en fonction de sa couleur - par exemple, les Égyptiens la nommait "la rouge", tandis que les anciens astronomes chinois la surnommait "l'étoile du feu."

De l'eau sur Mars
L'eau, que l'on sait désormais très présente à la surface de Mars mais pas sous forme liquide, est longtemps restée une question d'intérêt majeure. Avant les preuves concrètes apportées depuis l'espace (image des nuages de vapeur d'eau dans la haute atmosphère martienne, sondages radar des calottes polaires par l'orbiteur européen Mars Express), puis depuis le sol (glace d'eau pelletée par l'atterrisseur américain Phoenix, minéraux signatures d'interaction entre eau liquide et roches, déjà repérés depuis l'espace et redécouverts par les rovers américains Spirit et Opportunity, enfin galets et argile d'eau douce découverts par le rover Curiosity), de nombreuses hypothèses avaient été émises sur la présence d'eau liquide sur Mars.

Des clichés du sol où l'on y voit des traces de ce qui pourrait être d'anciennes rivières (datant de plusieurs milliards d'années) ou des coulées d'eau transitoires (peut-être plus récentes, quelques millions d'années ou moins), ont poussé les scientifiques de la fin du XXième siècle sur la piste de l'eau liquide sur Mars. Actuellement, cette eau liquide ne peut pas de maintenir à la surface de cette planète, du fait de la trop faible pression atmosphérique ; elle ne peut y exister que sous forme de glace d'eau, solide, ou sous forme de vapeur d'eau, gazeuse.

Les traces maintenant indiscutables de présence d'eau liquide signifient aussi qu'à cette époque, l'atmosphère martienne était beaucoup plus dense. L'hypothèse la plus argumentée est celle de l'échappement d'une bonne partie de cette atmosphère dans l'espace interplanétaire. Mars, petite planète par rapport à la nôtre, s'est refroidie plus vite. Une conséquence en a été la perte de son champ magnétique d'origine interne, lequel sur Terre joue un rôle important de protection par la création de la magnétosphère, véritable bouclier protégeant notre atmosphère de son érosion par le vent solaire. La jeune Mars, pendant environ un milliard d'années, environ le quart de son existence jusqu'à maintenant, a très vraisemblablement possédé un champ magnétique protecteur, une atmosphère plus dense, et de l'eau liquide à sa surface.

Du fait de sa petite taille, la température interne de Mars a baissé plus rapidement. Après ce premier milliard d'années pendant lequel Terre et Mars devaient se ressembler beaucoup plus qu'actuellement, le noyau métallique n'a plus pu engendrer ce champ magnétique interne. Le bouclier magnétosphérique a alors disparu, et l'atmosphère martienne s'est progressivement faite emporter par le vent solaire, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus permettre à l'eau d'exister sous forme liquide.

Des traces d'écoulements actifs sur des pentes ont été découvertes relativement par hasard en 2006 par les satellites en orbite reprenant en photo de mêmes terrains3. L'étude reprise plus systématiquement ensuite à permis de découvrir en 2011 des écoulements saisonniers déclenchés par un ensoleillement accru lors de l'été local. Ils apparaissent sur les pentes internes de nombreux cratères aux latitudes moyennes à basses, et sont typiquement actifs depuis le début de l'été local et en gros pendant l'équivalent d'un trimestre ; vers ce terme, les traces d'écoulement se figent puis disparaissent progressivement. Diverses hypothèses ont été émises, comme par exemple des sables extrêmement fins agrégés par un film d'eau ou de gaz carbonique solidifié, et dont la volatilisation permettait la mise en mouvement gravitaire du matériau résiduel "sec", un peu de la façon des avalanches de sable qui ont été photographiées glissant depuis des crêtes de dune lors de la resublimation du givre de gaz carbonique déposé au petit matin des printemps locaux4. L'hypothèse qui très rapidement s'est révélée la plus probable est celle d'une saumure, mélange de sels minéraux rendu relativement fluide par la présence d'une fraction très ténue d'eau. Toutefois, rien à voir avec de l'eau liquide comme on l'entend usuellement, même très salée ; un équivalent terrestre serait plutôt une salière ouverte oubliée en période humide dans un placard : quelques pourcents d'eau atmosphèrique peuvent s'y faire piéger, peut-être même jusqu'à 5%, grand maxi 10%, selon la nature chimique des sels (hygroscopiques = qui "aspirent" l'eau vapeur de l'atmosphère, et la retiennent fortement), mais permettant néanmoins le lent déplacement de films aqueux très salins, même à des températures très basses, inférieures à -20 °C. Techniquement, ces molécules d'eau ne sont ni à l'état de solide (glace), ni de gaz (vapeur d'eau), mais leur concentration est trop faible pour parler d'eau liquide, et ces molécules sont totalement liées aux ions des sels, ce que l'on appelle en chimie une saumure. L'eau piégée dans la saumure met plusieurs dizaines de jours à s'évaporer dans l'atmosphère martienne, bien plus lentement que ne le ferait une eau "libre", notre classique eau liquide. Par ailleurs, un tel milieu n'est pas considéré comme pouvant abriter de la vie.


 Dans le ciel > À voir dans le ciel > Canular de Mars 
Mars « aussi grande que la Lune » 
Attention au canular! 
Depuis quelques semaines, on nous promet sur internet une vue spectaculaire et unique de Mars à la fin du mois d'août. Vous avez sans doute reçu dernièrement un message ou un diaporama à cet effet parmi vos courriels : vous l'avez peut-être même retransmis à tous vos correspondants! 
Malheureusement, ce message est un canular. Tout d'abord, l'affirmation selon laquelle Mars apparaîtra « presque aussi grande que la pleine lune à l'oeil nu » est une grossière exagération — ou tout simplement une tournure de phrase très maladroite. À moins de l'observer au télescope, Mars sera toujours trop petite et éloignée pour apparaître autrement que comme un point brillant dans le ciel. La taille apparente de Mars citée dans le message (25,11 secondes d'arc) est en réalité 70 fois plus petite que la pleine lune!
 
Cette exagération provient vraisemblablement d'une malencontreuse coupure de ligne. Dans un texte publié à l'origine en anglais en 2003, on pouvait lire « Avec un grossissement de 75 fois, Mars apparaîtra aussi grande que la pleine lune à l'œil nu » (« At a modest 75-power magnification, Mars will look as large as the full moon to the naked eye »). Malheureusement, lorsque ce texte a été repris, la première partie de la phrase s'est retrouvée isolée sur une autre ligne et séparée de la suite : le sens de la phrase s'en est trouvé complètement changé. Dans les traductions, cette importante portion de la phrase est même souvent complètement éliminée!
 
Le reste du texte s'inspire des circonstances entourant l'approche record entre la Terre et Mars, qui a eu lieu le 27 août 2003. Mars se trouvait alors plus près de la Terre qu'à tout autre moment depuis 60 000 ans, et ne s'approchera pas davantage de notre planète avant l'an 2287. Voilà ce qui rendait cette opposition « historique » : Mars plus proche, plus grosse et plus brillante (mais pas autant que la Lune!) qu'elle ne l'avait été de mémoire d'homme. En somme, le contenu du message est périmé depuis 2003. 
Ce canular avait déjà circulé en juillet-août 2005, puis à nouveau en 2006, et encore en 2007, légèrement transformé. Comme l'année n'y est pas mentionnée, il y a fort à parier qu'il réapparaîtra dans nos boîtes de réception l'année prochaine…


Depuis lors, Mars fait l'objet de programmes d'exploration plus ambitieux que pour aucun autre objet du Système solaire : de tous les astres que nous connaissons, c'est en effet celui qui présente l'environnement ayant le plus de similitudes avec celui de notre planète. Cette exploration intensive nous a apporté une bien meilleure compréhension de l'histoire géologique martienne, révélant notamment l'existence d'une époque reculée — le Noachien — où les conditions en surface devaient être assez similaires à celles de la Terre à la même époque, avec la présence de grandes quantités d'eau liquide ; la sonde Phoenix a ainsi découvert à l'été 2008 de la glace d'eau à une faible profondeur dans le sol de Vastitas Borealis.

Distances minimales Terre-Mars

Date Distance (UA) Distance (Gm) Diamètre apparent
27 août 2003 0,372719 55,758 25,13 "
15 août 2050 0,374041 55,957 25,04 "
30 août 2082 0,373564 55,884 25,08 "
19 août 2129 0,373276 55,841 25,10 "
24 août 2208 0,372794 55,769 25,13 "
28 août 2287 0,372254 55,688 25,16 "

 En tenant compte des influences gravitationnelles des autres planètes sur l'excentricité orbitale de Mars qui continuera à croître légèrement au cours des 25 000 prochaines années, il est possible de prédire des rapprochements encore plus étroits : 55,652 millions de kilomètres le 3 septembre 2650 et 55,651 millions de kilomètres le 8 septembre 2729.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Mars_%28plan%C3%A8te%29

Autres sites (en anglais) : 
· http://science.nasa.gov/headlines/y2005/07jul_marshoax.htm 
· http://www.snopes.com/science/mars.asp 
 


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