L'Histoire de la Rose
L'Histoire de la Rose
" La rose est la fleur de l'amour et la plus populaire fleur de ce monde."
Elle
a été créée par Chloris, la déesse grecque
des fleurs,
mais
d'un corps sans vie d'une nymphe
qu'elle
a trouvé un jour dans un effacement dans les bois.
Elle
a demandé l'aide d'Aphrodite, la déesse de l'amour,
qui
lui a donné la beauté;
Dionysus,
le dieu du vin, du nectar ajouté pour lui donner un parfum doux,
et
des trois Grâces lui a donné le charme, l'éclat et
la joie.
Puis
Zephyr, le vent occidental, a soufflé loin les nuages
de
sorte qu'Apollon, le dieu du soleil,
a
pu polir et faire la fleur des fleurs.
Et ainsi, Rose est née et était immédiatement reine
couronnée des fleurs.
Rose
- Symbole suprême de l’amour ?
La
rose est symbole d’amour, de passion, mais aussi de trahison. Celle-ci
est la fleur la plus offerte ; rouge, elle evoque la passion ; rose, elle
incarne la joie, orange, elle symbolise votre désir et blanche,
elle couronne la pureté de vos sentiments. Seule la rose jaune se
teinte de tristesse puisqu’elle dénonce l’infidelité de l’être
aimé !
Un
peu d’histoire.
La
légende raconte que la rose était la fleur preférée
de la déesse de l’amour, Aphrodite.
Mais
la culture de cette fleur debuta veritablement au XIIIè siècle
lorsque Thibaut IV ramena de croisades la rose gallique, ainsi que Robert
de Brie, la rose de Damas.
Anecdote.
Ce
sont les roses de Chine qui ont une importance des plus capitales dans
l’histoire de la rose, puisque les specimen remontants ramenés par
les botanistes anglais de la fin du du XIXè siècle sont à
l’origine de la plus grande partie des roses remontantes modernes.
1ère version de l'histoire de la rose
Il paraît que la première nuit d'amour entre Cléopâtre et Marc Antoine se serait déroulée sur un lit de pétales de roses de quarante-cinq centimètres d'épaisseur. Mais c'est surtout par sa valeur symbolique que la rose a laissé son parfum dans l'Histoire. Quelques exemples :
La
rose associée à la Vierge, à l'origine de la dévotion
catholique du Rosaire.
La
guerre des Deux-Roses, qui opposa en Angleterre au XVe siècle la
maison d'York (dont l'emblème était une rose blanche) à
celle de Lancastre (représentée par une rose rouge). La rose
est aujourd'hui encore la fleur symbolique de l'Angleterre.
Les
Rose-Croix, société secrète mystique ayant pour emblème
une rose rouge fixée au centre d'une croix.
La
Rose blanche de Finlande, ordre national finlandais créé
en 1919 pour récompenser les services rendus au pays.
La
Rose blanche, mouvement d'opposition à Hitler dont les fondateurs
furent décapités à la hache en 1943.
*
Plus récemment, la rose rouge, associée par François
Mitterrand au Parti socialiste.
Arts
En
peinture, la rose est présente dans de nombreux tableaux liés
à la Vierge, mais aussi à l'amour. Ainsi la Naissance de
Vénus, de Sandro Botticelli nous montre un ciel où roses
et pétales flottent au vent. On retrouve la rose dans les natures
mortes des peintres flamands et hollandais du XVIIe siècle, avec
de somptueuses compositions florales. Elle est également omniprésente
comme motif décoratif dans les tapisseries et les porcelaines.
On
n'oubliera pas un art mineur, la chanson, qui a valu à la rose pas
mal de triomphes. Plusieurs générations de Français
ont pleuré en écoutant Les Roses blanches, chanson de Pothier
et Raiter, interprétée pour la première fois par Berthe
Sylva en 1927. On pensera aussi, entre autres, à un air qui a franchi
les siècles sans perdre une ride, Vive la rose et le lilas.
Peu
de roses par contre dans les titres de films, sinon Le Nom de la rose de
Jean-Jacques Annaud (1986) et Bread and Roses de Ken Loach (2000).
Littérature
Le
Roman de la Rose est une des œuvres les plus célèbres du
Moyen Âge. Écrit par Guillaume de Lorris (vers 1236) puis
par Jean de Meung (entre 1275 et 1280), ce long poème allégorique
décrit la tentative d'un amoureux (le poète) pour s'emparer
de l'être aimé, représenté par une rose.
À
diverses époques, la poésie utilise la symbolique de la rose,
souvent pour évoquer la fragilité de la vie humaine, notamment
chez Ronsard (Mignonne allons voir si la rose..., Comme on voit sur la
branche...). Le thème de la fragilité est repris par Victor
Hugo dans la Rose de l'Infante : la petite infante, fille de Philippe II,
voit les pétales de sa rose s'envoler sous l'action du vent; au
même moment l'Invincible Armada est détruite par une terrible
tempête.
Plus
récemment, on notera le roman d'Umberto Eco le Nom de la rose (1980),
sorte d'enquête policière médiévale se déroulant
en Italie. Le roman a été adapté ensuite au cinéma
(1986).
2e
version de l'histoire de la rose:
On
a découvert des empreintes de feuilles de roses sue des fossiles
des montagnes rocheuses du Colorado, datant du paléolithique.
La
rose, probablement originaire d'Asie, apparaît comme motif artistique
vers 3 000 avant J.-C. dans des documents asiatiques et n'a, semble-t-il,
été introduite en Europe que plus tard.
Bien
qu'Homère chante "Le parfum des roses" et "L'aurore aux doigts de
rose" en 800 avant J.-C., la fleur elle-même n'est pas encore mentionnée
dans ses écrits.
On
pense que l'Europe a d'abord découvert l'huile parfumée à
la rose (l'essence de rose) et que cet arôme séduisant a finalement
ouvert la voie à la culture de la fleur elle-même.
Les
somptueux banquets romains baignaient dans les roses
R.
damascena
Alors
que la civilisation hellénique, qui donna naissance à la
philosophie grecque, touchait à sa fin et que la civilisation romaine
d'abondance matérielle devenait prospère, les roses commencèrent
à devenir des produits de luxe que l'on consommait généreusement.
Avant
un banquet, les invités se baignaient puis s'enduisaient tout le
corps d'huile de rose. Comme les convives s'allongeaient pour dîner,
le plafond était entièrement décoré de roses
pour le plaisir des yeux ; le sol était recouvert d'un tapis de
roses et des pétales de roses flottaient dans les verres de vin.
Le
plus extravagant des banquets placés sous le signe de la rose a
sans doute été celui que l'empereur et despote romain Néron
donna une nuit dans son palais doré sur le Palatin. Outre les luxueux
bains à l'eau de rose et à l'essence de rose, on fit pleuvoir
du plafond des pétales de roses et de l'huile de rose et l'on servit
aux invités du vin parfumé à la rose et un dessert
à base de roses. On estime que cette seule nuit d'extravagance coûta
l'équivalent de 150 000 dollars !
Cléopâtre
utilisa aussi les roses pour souligner sa beauté. On raconte que,
lors de sa rencontre historique avec son futur amant, Antoine, le tapis
de roses avait plus de 30 centimètres d'épaisseur.
Le
pouvoir curatif de la rose
R.
rugosa
Au
VIe siècle avant J.-C., le célèbre poète lyrique
Anacréon de Grèce chante que le baume curatif de rose apaise
les battements du pouls lors de fortes douleurs.
Selon
N. Culpeper, pharmacologue du XVIIe siècle, "en teinture ou en poudre,
les pétales de roses rouges séchés soulagent en cas
de saignements. Des infusions de rose dans du vin calment les maux de tête,
les rages de dents, les douleurs oculaires, auriculaires et gingivales
ainsi que les maux de gorge. Elles soignent aussi les douleurs abdominales
et utérines".
Les
pouvoirs curatifs de la rose étaient également bien connus
en Asie. Dans le plus ancien livre chinois de plantes médicinales
retrouvé, les roses sont considérées comme remède.
Ces
dernières années, nos recherches ont prouvé que la
rose contient des vitamines A, C, et P et a des effets curatifs en cas
de fatigue due au stress, d'insomnie, de maux d'estomac et de nervosité.
L'invention
de l'alcool a préservé la senteur de la rose
La
cueillette des roses dans les champs
On
comprend donc pourquoi, une fois connu le parfum enchanteur des roses,
l'on fit de nombreuses tentatives pour en préserver la senteur.
Depuis l'ère romaine jusqu'à nos jours, toutes sortes d'efforts
ont été accomplis pour extraire l'essence des roses.
La
première tentative consista à fabriquer une préparation
parfumée à la rose en faisant macérer des pétales
dans de l'eau afin d'y transférer la senteur.
Un
jour, au cours de ce processus, peut-être à cause d'une exposition
accidentelle à la lumière du soleil, la température
du flacon s'éleva plus que d'habitude.
A
la surprise générale, la chaleur précipita les graisses
présentes et de l'huile remonta à la surface. C'était
la naissance de l'essence de rose, qui donna un parfum bien plus fort et
plus durable que l'eau de rose.
Par
la suite on découvrit l'alcool, qui au XIIe siècle était
obtenu en distillant du vin, dès lors on put extraire des essences
de rose très pures.
Vénus
et les roses : les beautés du ciel et de la terre
R.
centifolia : espoir
Le
peintre de la Renaissance Botticelli est célèbre ses chefs
d'Ïuvre, tels que Les Printemps et La Naissance de Vénus. Ils
évoquent à la fois l'amour et la spiritualité et présentent
un idéal de beauté féminine.
Mais
avez-vous remarqué que, dans ces tableaux, de délicats pétales
de rose flottent dans le vent ?
Les
pétales de rose représentés dans ces Ïuvres sont
différents de ceux des roses des jardins d'aujourd'hui. Ce sont
des pétales de R. alba et R. centifolia, qui sont toutes deux des
espèces originelles. Le mot "centifolia" signifie "100 pétales".
La rosa centifolia a-t-elle réellement autant de pétales
quand elle fleurit ? Un parfumeur de Shiseido a compté les pétales
de deux roses centifolia. La première avait 101 pétales,
la seconde 113 pétales sur la seconde.
La
rose : reine des parfums
La
Rose de mai
Saviez-vous
que les roses entrent dans la composition de la fragrance de la plupart
des parfums ?
Aujourd'hui,
on fabrique les parfums en mélangeant de 100 à 700 types
d'essences différentes. Les types d'essences mélangées,
ainsi que leur composition, sont un secret commercial. La "Rose blanche
naturelle" est l'une des fragrances de rose les plus typiques de Shiseido.
Le
jasmin est appelé le roi, et la rose, la reine des nombreuses fleurs
dont on extrait les essences. Contrairement au jasmin, dont la senteur
puissante est prisée par certains mais déplaît à
d'autres, la rose a la faveur de tous. On l'associe à de nombreuses
autres essences pour créer la senteur qui aura votre préférence.
A
la recherche des 1000 roses modernes
La
Paix
Il
y a une différence de substance entre la senteur des roses que l'on
fait pousser aujourd'hui dans les parcs et les jardins et celle des roses
odorantes de Bulgarie, de Turquie, de France et du Maroc cultivées
pour leurs huiles essentielles.
En
tenant compte de cette particularité, Shiseido a entrepris une analyse
approfondie du parfum des roses modernes. Après avoir étudié
plus de 1000 espèces pendant 8 ans, on a découvert, dans
les roses modernes, un nouvel agent aromatique qui n'était pas présent
dans les espèces originelles. Cette substance a une note verte humide
et une odeur épicée/poudrée de phénol. C'est
une caractéristique commune à toutes les roses modernes.
Par
contraste avec les roses que l'on cultive pour leur essence et qui ont
une note pénétrante, les roses modernes ont une note douce
et légère, ainsi qu'une note rafraîchissante de violette
verte.
La
Bulgarie : le pays des roses au parfum délicat
Les
champs de roses bulgares
Si
l'on schématise, il y a aujourd'hui deux régions qui cultivent
les roses dont on extrait les essences. La première région
comprend la Bulgarie et la Turquie, où se cultivent principalement
des espèces améliorées de la R. damascena.
La
seconde région couvre le sud de la France et le Maroc, qui cultivent
principalement la R. centifolia.
Parmi
ces espèces, la rose de Bulgarie est particulièrement célèbre
pour son exceptionnelle qualité : on dit en effet que la terre et
le climat bulgares sont idéaux pour la culture des roses. La Bulgarie
est le principal producteur de roses cultivées pour leurs essences,
elle exporte chaque année de 5 900 à 6 350 litres d'huiles
essentielles.
Il
faut 1 400 fleurs pour obtenir 1 gramme de la précieuse huile essentielle,
qui est l'extrait naturel de la rose, et 3 tonnes de roses sont nécessaires
pour obtenir 1 kilo d'huile essentielle.
Quand
arrive la saison de la cueillette des fleurs, en juin et juillet, les écoles
ferment et les familles au grand complet vont cueillir les précieuses
fleurs dans les champs. La cueillette commence dès 4 heures du matin
et finit vers 10 heures du soir. Un cueilleur ramasse environ 30 à
50 kilos de roses en l'espace de six heures. La cueillette commence tôt
le matin afin d'éviter au maximum la dissipation des contenus aromatiques
par le soleil, car cela altère la qualité des roses.
Une
fois cueillies, les fleurs sont passées à la vapeur à
environ 120°C et distillées pendant 3 heures pour extraire l'huile
essentielle de rose ainsi que l'eau de rose.
Décrire
l'arôme : les difficultés à mettre des mots sur les
senteurs
La
Papa Meilland
Lorsque
l'on étudie et analyse le parfum des roses, on est confronté
à la difficulté de décrire chaque senteur avec des
mots.
On
emploie généralement des termes littéraires comme
"somptueux", "frais" et "passionné" pour définir la première
impression. Des adjectifs tels que "sucré" et "acide" sont couramment
utilisés pour décrire les goûts. Ensuite, il y a les
termes de base tels que "note verte" ou "note poudrée" pour qualifier
la fragrance. Les senteurs sont aussi généralement comparées
à des fleurs et à des fruits courants, on dit que c'est "citronné"
ou que cela "évoque la violette". On peut également employer
les noms chimiques des substances odoriférantes comme le "géraniol"
ou
le "phénétol".
Voici,
par exemple, comment on décrivit la fragrance de la Papa Meilland
quand elle gagna le premier prix du concours de la fragrance de rose en
1995:
"Sa
senteur est riche en géraniol et en nérol, qualité
exclusive de la rose de Damas moderne. Elle a aussi une forte note verte
et fraîche, une odeur miellée et est très odorante."
Quelle sorte de fragrance peut-on imaginer en entendant une telle description
?
La
rose devint, dans le monde entier, un témoignage des histoires d'amour
: la coutume voulant que la mariée porte un bouquet de roses, symbole
de beauté, d'amour et de pureté, s'est répandue. Au
Tyrol autrichien, le fiancé offre des roses à sa promise.
En France, le matin de son mariage, la jeune femme jette des pétales
de rose dans un étang ou dans un ruisseau, acte symbolique d'adieux
à sa vie de jeune fille.
Nous
le voyons, la rose symbolise l'amour et traduit généralement
une beauté gracieuse, tandis que la rose jaune signifie "jalousie".
Cela est peut-être dû à la piquante senteur verte caractéristique
de cette variété.
La
rose de Damas, emblème de la " beauté que l'on remarque",
a une senteur riche et somptueuse. La rose de Chine, symbole de "beauté
perpétuellement renouvelée", a la senteur verte et élégante
de la violette. La rose sauvage du Japon, symbole de "guérison d'une
grande souffrance", a elle, une senteur agréablement douce et poudrée
qui peut même apaiser les douleurs d'un amour non partagé.
Faire
une promesse secrète sous la rose
Chargé
de cacher l'histoire d'amour de sa mère, Vénus, Cupidon envoya
des roses à Harpocrate, le dieu du Silence, et lui demanda de garder
le secret sur cet amour.
Depuis
lors, la rose est devenue un symbole du secret.
En
Europe, une rose fraîchement cueillie était symboliquement
suspendue à la porte du conseil municipal et ce sub rosa signifiait
"confidentiellement", en "secret".
Une
coutume anglaise veut que l'on place une épée sur une table
couverte de roses quand le conseil se réunit pour élire le
maire de Londres.
3e
version de l'histoire de la rose:
La rose, fleur aux multiples facettes et aux significations si contrastées, a été célébrée au cours des âges pour mille raisons différentes. L’Antiquité en a fait la fleur des dieux, le Christianisme la fleur de Dieu. Le Moyen-Âge commença à la désacraliser et la Renaissance en fit un vulgaire objet d’étude botanique et médicinale.
Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle elle devient la Reine des fleurs, le symbole du retour à la Nature. La nouvelle place de la Rose est alors le reflet des tendances nouvelles en matière d’esthétique, le renouveau des parcs et des jardins.
Au
XIXème siècle, la rose est une fleur ornementale essentielle,
ses vertus médicinales sont presque oubliées, son symbolisme
religieux également et c’est une Rose nouvelle qui va passionner
botanistes et horticulteurs.
La
collection de roses de Madame Bonaparte, devenue Impératrice Joséphine,
est certainement au Parc de Malmaison la collection la plus importante
de l’époque, bien qu’elle ne fut jamais complètement répertoriée.
Des amateurs éclairés suivirent l’exemple de la Malmaison,
tel l’Amiral De Bougainville, ami de Joséphine, qui devint sur ses
vieux jours collectionneur de roses.
En
1799, il est installé au Château de SUISNES, en Brie terre
traditionnelle des roses. Son jeune jardinier, Christophe COCHET, se passionne
également pour les roses qu’il fait fleurir tout l’hiver dans le
serre de l’Amiral. En 1805, il crée dans le parc une « allée
des Rosiers », à l’époque même où Joséphine,
à Malmaison, commence sa propre collection. Monsieur de Bougainville
va même aider financièrement COCHET à acquérir
la propriété du Plouy ou fief de Breda ; c’est ainsi que
naquirent les premières roseraies de GRISY-SUISNES. À sa
mort en 1819, Christophe COCHET laisse une collection de 75 variétés.
Le
fief de Breda
Avant
1870, l’essentiel de la production est constitué de rosiers d’ornement
pour parcs, grandes propriétés et jardins. Après la
guerre, les pépiniéristes se mettent à travailler
de plus en plus en vue du « forçage ». L’ouverture d’une
gare de chemin de fer à Brie Comte Robert en 1875, va transformer
complètement l’économie du pays.
Désormais, les communications entre la brie et les pépinières des alentours sont incomparablement plus faciles. Il en résultera une aisance nouvelle. Par ailleurs, entre 1873 et 1879, le phylloxera a fait des ravages dans les vignes, un grand nombre de vignerons va donc abandonner le métier et se tourner vers la rosiculture. Une prospérité nouvelle s’installe, symbolisée par les célèbres fêtes des roses où GRISY est renommé. Au milieu des années 1880, les rosiéristes briards franchissent une nouvelle étape, en cultivant les roses sous verre. Encore en boutons, ces roses sont expédiées directement aux Halles de Paris. La vente des fleurs coupées devient une des activités prépondérantes des briards. Des champs entiers sont plantés de la célèbre « Ulrich Brunner ».
La
gare en 1910
En
1892, la gare est ouverte à GRISY-SUISNES. Chaque jour un train
spécial de roses coupées part pour Paris Bastille. Vers 1900,
environ
100 000
douzaines de roses sont expédiées quotidiennement vers la
capitale. À cette période, la brie compte environ 150 rosiéristes,
emploie 450 personnes et cultive huit millions de rosiers sur 130 hectares.
GRISY-SUISNES compte pour la moitié d’une production s’élevant
à 50 millions de roses chaque année, 75 tonnes de roses expédiées
en 1898, 110 l’année suivante et 165 tonnes en 1900.
La
production de masse n’empêche pas certains pépiniéristes
de poursuivre un travail d’obtention de nouvelles espèces qui contribuera
au renom du « terroir de roses » de GRISY.
Définition des couleurs de roses