Année
bisssextile 2012
Origine
du 29 février
Les
mois intercalaires de l'année de Numa
L'habitude
d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris
par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains.
Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de
Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le
calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires
d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système
s'était déréglé au moment des Guerres civiles,
cependant.
Le
jour intercalaire de Jules
En
45 avant notre ère, Jules César, alors dictateur (au sens
latin du terme) et Grand pontife de la République romaine fit appel
à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci
réglât le décalage trop important que l'on constatait
entre les années solaire et civile depuis les Guerres civiles. Celui-ci
créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire
tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour
que le système soit encore plus précis).
Ce
jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était
donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine
de désigner les jours étant à l'époque très
différente de la nôtre, l'on nommait le 24 février
a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie
« le sixième jour avant les kalendes de mars » (il faut
savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons »
: ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus
ou moins fixe dans le mois, les kalendes — le 1er du mois —, les nones
— le 5 ou le 7, selon les mois —, et les ides — le 13 ou le 15, selon les
mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement
a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le
sixième jour bis avant les kalendes de mars » (si vous avez
suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars »,
en fait).
L'année
julienne est divisée en 12 mois de 30 ou 31 jours, sauf pour février
qui en contient 28 ou 29. Ce calendrier comprend trois années communes
de 365 jours, suivies d'une année bissextile de 366 jours, année
où le mois de février est de 29 jours. César, pour
ne pas choquer les superstitions, ne voulu pas ajouter un jour à
la fin de l'année, qui ce terminait alors le 28 février.
Il préféra doubler le vingt-quatrième jour de février
qui portait le nom, immérité, de « sixième avant
les calendes de mars ». Le jour supplémentaire fut donc dit :
bis-sextus ante
calendas
martias, d'où notre terme de bissextile.
(Notre
bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les
jours « à l'envers » : une année bissextile comprend
deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois
sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le
suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux
fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis
(le mot annus « année » est masculin), « année
bissextile ». )
C'est
plus tard que le jour intercalaire fut placé le 29 du mois de février,
à partir du moment où la méthode de décompte
des jours latine fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.
Depuis
l'instauration du calendrier grégorien:
1.
Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres.
2.
Exception: les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles.
3.
Exception à l'exception: les années divisibles par 400 sont
bissextiles.
Ainsi,
l'an 2000 est bissextile grâce à la règle 3. L'an 1900
n'était pas bissextile à cause de la règle 2.
Le
calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien
ne connaissait que la première règle.
La
longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours.
Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne
de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine
de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé
par l'instauration du calendrier grégorien et une année de
10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours,
ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3
jours en 10 000 ans.
Pourquoi
une année bissextile ?
La
Terre tourne autour du Soleil en 365 jours, 5 heures, 48 minutes et 45
secondes, c'est ce que l'on appel l'année tropique. La durée
de la révolution terrestre n'est pas un nombre entier alors que
l'année, elle, a un compte rond : 365 jours. Problème, car
une année de 365 jours est trop courte alors qu'une année
qui compte 366 jours est trop longue.
(En
choisissant une année de 365 jours, on décale le début
des saisons d'un jour tous les quatre ans et d'un an tous les 1500 ans).
L'année
lunaire connaît un décalage de 11 jours comparé à
une année solaire (les mois lunaires ont en moyenne 29 jours) et
pour compliquer le tout, notre calendrier est conçut suivant des
conceptions religieuses : L'Équinoxe de Printemps doit toujours
tomber à la même période de l'année. La fête
de Paques, qui remplace une fête païenne beaucoup plus ancienne,
en est l'explication.
Légendes:
Plusieurs centaines d'années
passées, la loi anglaise d'Angleterre ne reconnaissait aucunnnement
la journée du 29 février. Aussi, parce que cette journée
était ignorée en tout, les anglaises assumèrent que
les traditions ne comptaient pas non plus. c'est pour cela que les demoiselles
qui craignaient ne pas avoir de prétendants, prenaient les devants
et demandaient à l'homme de leur choix de les épouser.
Superstitions:
À
Chypre persiste le préjugé qui empèche de se marier
pendant une année bissextile, de crainte que le mariage ne soit
malheureux. Nombre de mariages qui auraient dû être célébrés
dans une année bissextile sont soit avancés soit repoussés
d'une année. Ainsi, les mariages suivent un cycle quadriennal, avec
un creux pour l'année bissextile et des sommets au cours des années
précédant et suivant celle ? ci.
En
1990, le nombre des mariages a été estimé à
6502,
et
le taux brut de mariages à 9,3 pour 1000.
Dans
les années 80 on a constaté une tendance ; l'abaissement
de ce taux brut, établi selon la moyenne quadriennale, pour éliminer
l'effet de l'année bissextile. De 10,4 dans la période 1979
? 1982, le taux brut de nuptialité s'est abaissé à
9,1 pour les périodes 1986 ? 1989 et 1987 ? 1990.
En
même temps qu'une diminution du taux brut de mariages dans les années
80 on a constaté une élévation de l'âge au premier
mariage, tant pour les femmes que pour les hommes. De 23,2 ans pour les
femmes entre 1979 et 1982, l'âge moyen au premier mariage est passi
? 24,0 en 1987 ? 1990. De même, pour les hommes, l'âge moyen
au premier mariage est passé, pour les mêmes périodes,
de 26,0 ? 26,8, moyenne sur quatre ans ? pour éliminer l'effet de
l'année bissextile ? le taux brut de natalité a diminué
peu à peu de 20,4 pendant la période de 1982 ? 1985 à
19,6 pour 1984 ? 1987 et a atteint 18,8 pour la dernière période
quadriennale, 1987 ? 1990.
L'indicateur
conjoncturel de fécondité, qui décrit le comportement
reproductif sans l'influence de l'évolution de la structure par
âge, a suivi constamment cette même tendance à la baisse,
de 2,46 dans la période 1982 ? 1985 à 2,37 de 1987 à
1990, ce qui dépasse nettement le seuil de remplacement.
Dans
les annies 80, la fécondité aux âges de procréation
s'est écartée du type "sommet tardif à féconditié
maximale de 25 à 29 ans, pour adopter le type "sommet précoce"
à fécondité maximale entre 20 et 24 ans.
La
part de chacun de ces groupes d'âge dans la fécondité
d'ensemble a été de 33,7% et de 32,3% dans la dernière
période quadriennale, 1986 ? 1989.
Les
naissances hors mariage demeurent négligeables, avec moins de 1%
du total.
Au
cours des années 80, on a noté une lente élévation
de l'âge moyen des femmes; la première naissance et
aux naissances subséquentes,
de
23,9 et 26,3 ans pour 1980 ? 1984,
24,5
et 26,9 ans pour 1987 ? 1990.

Un
tour intelligent
Un
tour plus moderne de l'histoire s'est articulé sur une éclipse
lunaire qui s'est favorablement produite non seulement en année
bissextile de 1504, mais le 29 février de cette année.
Ce
février a trouvé l'explorateur célèbre Christopher
Columbus sur la petite île de la Jamaïque, où il avait
été isolé pendant plusieurs mois. Bien que les indigènes
d'île aient à l'origine apporté la nourriture et les
dispositions à Columbus tandis qu'il attendait la délivrance,
Columbus arrogant et overbearing avait aliéné les indigènes
au point qu'ils ont cessé de fournir la nourriture à Columbus
et à son équipage.
La
famine de revêtements, Columbus inventif a été soulevée
avec un stratagème désespéré: Consultation
d'un almanac de bord du navire et constatation qu'une éclipse lunaire
était due, il a appelé ensemble les chefs indigènes
et annonce à eux que Dieu les punirait s'ils ne fournissaient pas
son équipage la nourriture. Et comme présage de l'intention
de God?s pour les punir, il y aurait un signe dans le ciel: Dieu obscurcirait
la lune.
Droit
sur la sélection, la lune a commencé à être
éclipsée. Columbus a nettement disparu dans sa carlingue,
ignorant les réclamations fortes des indigènes pour reconstituer
la lune. Après un intermède de plus qu'une heure, Columbus
a émergé de sa carlingue et a annoncé que Dieu a été
disposé à retirer sa punition s'ils acceptaient de continuer
de le fournir et son équipage avec tout qu'ils ont eu besoin. Les
chefs indigènes ont immédiatement convenu, et dans des minutes
la lune a-t-elle commencé à émerger à partir
de l'ombre, laissant les indigènes dans la crainte de Columbus?
puissance.
Columbus
a obtenu sa nourriture et approvisionnements, et d'puis jusqu'à
ce qu'il ait été sauvé en juin de 1504 les indigènes
continués pour le fournir.
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