"L‘ÉTOILE DE CE MOIS‘‘

Gilles Vigneault (né le 27 octobre 1928 à Natashquan, au Québec
est un poète et un auteur-compositeur-interprète québécois.
Il est un ardent défenseur de la cause de la souveraineté du Québec.

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BIOGRAPHIE
GILLES VIGNEAULT

Il a écrit 40 livres, et a le statut d'une véritable légende vivante en Amérique francophone[1]. Il a aussi composé des contes qu'il a publiés en versions écrites et enregistrées sur disques.
Gilles Vigneault a tout d'abord fait des études de lettres pour devenir professeur. Dès les années 1950 il compose des chansons pour différents interprètes. A partir des années 1960, il chante lui-même ses chansons et obtient un certain succès[2]. Ses premières chansons deviennent des classiques comme La danse à St Dilon, Jack Monoloy ou Pendant que[3],[4],[5].
Deux de ses fils sont écrivains: le poète et parolier François Vigneault et le romancier et scènariste Guillaume Vigneault.

«Aimer le Québec, c’était m’aimer moi-même»
Marie-Joëlle Parent
05-05-2007 | 04h00

«Je suis déjà remplacé et remplaçable. Il y a beaucoup de jeunes qui aiment le Québec, beaucoup plus que moi je l’aurai aimé.» Gilles Vigneault est confiant en l’avenir, celui du Québec, de sa culture et de sa langue, qu’il a défendue, aimée et sublimée.
«Aimer le Québec pour moi, c’était m’aimer moi-même. C’était aimer la terre, la mer qui m’ont donné naissance. Il faut s’aimer pour aimer l’autre», dit Gilles Vigneault.

Il parle au passé parce que l’avenir ne lui appartient plus. L’avenir, ce sont les jeunes, c’est pourquoi il écrit de plus en plus pour les enfants. «Je trouve que les mots ont plus d’avenir dans leur tête que dans la mienne», dit-il.

Il incarne une époque, des valeurs et un patrimoine. La langue française, c’est le grand amour de Vigneault. Sortie de sa bouche, elle prend un goût de bonbon. Qui le remplacera? «Je trouve ça très intéressant d’entendre des gens comme Ariane Moffatt et Pierre Lapointe. J’en nomme deux, mais ils représentent tous les autres qui essaient de faire du nouveau en restant dans la tradition de la langue française. Ils sont représentatifs de ce que nous sommes. Je ne souhaiterais pas que la relève me ressemble, je souhaiterais simplement qu’elle écrive en français», dit-il.

Et pour l’amour du Québec, qui portera son flambeau? «Je crois qu’il y a plus de jeunes aujourd’hui qui sont attachés à leur coin de pays. Je crois que le Québec deviendra indépendant plus vite qu’on ne le croit. Ça ne sera pas par la politique, mais par le citoyen, dit-il. Toutes les solutions ne viennent pas du politique», ajoute M. Vigneault.

Trouve-t-il les artistes québécois moins engagés qu’avant? «Non, pas du tout. Un artiste c’est toujours engagé, et je ne me considère pas moins engagé que lorsque j’ai écrit Ti-Cul Lachance. Je me considère même plus engagé aujourd’hui, parce que je continue de dire au monde comment il me semble qu’il devrait vivre.» Il encense au détour les artistes de la coalition Eau Secours. «C’est un engagement encore plus immédiat et ponctuel qu’une implication dans une campagne électorale», dit-il.

Politique

Pendant sa récente tournée en Europe, un vent de droite a déferlé sur le Québec. Rien pour inquiéter l’homme de gauche. «Le recul de la gauche est partout dans le monde occidental. Je trouve intéressant de voir la droite, la gauche et le centre se définir. Ça permet de savoir de plus en plus de quel côté on est», dit-il.

Est-il déçu du recul du PQ? «Un parti qui a 30 ans a une histoire. Une vague ne le fait pas retourner au port», dit-il après un temps d’arrêt.

Ses inquiétudes se penchent plutôt sur le sort de la culture. «On n’est pas habitués à mettre beaucoup de chiffres sur le mot culture et la campagne s’est faite sur des chiffres. C’est très inquiétant. Les artistes ont raison d’être inquiets et si les artistes sont inquiets, c’est signe qu’ils sont engagés.»
>Aux plus récentes élections, le peuple québécois a agi comme un aveugle à qui on veut faire traverser la rue, selon M. Vigneault. «Il est irrité parce qu’il y a des freins violents qui se sont manifestés à côté de lui quand il a voulu traverser. Il sort sa canne blanche et frappe sur tout ce qui l’entoure, même ceux qui veulent le faire traverser en sécurité», dit-il.
>«Les gens votent par irritation, pour se venger, pour être contre. Mais ils oublient que le gouvernement c’est aussi eux», soulève le poète.
>La tournée
>Gilles Vigneault revient donc tout juste du Vieux Continent, où il a donné une série de 12 spectacles en France et en Suisse. À sa grande surprise, il a constaté que son public rajeunit. Dans les salles, des petits de quatre ou cinq ans sont venus lui dire à la fin du spectacle : «J’ai pas dormi!»
>«Les jeunes viennent au spectacle beaucoup plus que les années précédentes. Sans doute parce que leurs grands-parents leur ont dit de venir le voir avant qu’y meure!», dit-il à son sujet. Il a entendu les inquiétudes de ses fans comme quoi ce serait sa dernière tournée. Ce à quoi il leur a répondu: «Chez nous, on a annoncé ma mort deux fois dans les journaux. C’est un peu prématuré. C’est la même chose pour la rumeur.»
>La tournée, c’est fatigant, non? «Je le peux encore sur le plan de la santé. Il y a des gens et des villages que je n’ai pas encore vus», dit-il.
>Gilles Vigneault n’a plus rien à prouver, alors pourquoi continuer? «Les raisons pour lesquelles on continue à écrire, c’est qu’il y a des personnes de ton âge qui continuent de me poser des questions», dit-il simplement.
>Composer
>Si chanter est devenu plus facile avec le temps, composer est une autre histoire. Gilles Vigneault est un homme discipliné. Tous les jours, il sort son journal ou sa vieille dactylo et compose ses vers. «J’ai pris beaucoup de temps à comprendre que quand j’écrivais un conte ou un poème dans ma journée j’avais gagné ma vie, que ce n’était pas seulement du divertissement», avoue-t-il.
>«J’ai aussi plus de plaisir aujourd’hui que j’en avais il y a trente ans. Je connais mieux le métier et ce que ça signifie une chanson», ajoute-t-il. À le voir répéter sur scène lundi soir, on n’en doute pas. Devant une salle vide, Gilles Vigneault entonne Gens du pays avec fougue, ponctuant sa chanson de grands gestes, terminant sur une petite gambade juvénile. Toujours pour faire rire ceux qui l’entourent.
>Gilles Vigneault, c’est aussi un grand enfant qui aime jouer. Lundi soir, il a défié Charlebois aux cartes dans sa loge. «Pendant les tournées, il sort la planche de Cribble dans le TGV! raconte Bruno Fecteau, son pianiste qui le suit depuis 14 ans. Quand on débarque dans une ville, l’emplacement de la salle de pool est super important. Il est très bon. Il joue avec tout le monde, même avec les jeunes.»
>Gilles Vigneault est aussi un redoutable adversaire au Scrabble. Un passe temps où il peut conjuguer son amour de la langue et celui du jeu…
>Les prochains mois s’annoncent occupés pour le chantre. Il prépare un nouveau livre pour enfants intitulé L’OEil de toutes les couleurs, qui sortira à l’automne. Une tournée avec Les Charbonniers de l’Enfer ainsi qu’un disque sont à venir. Il veut aussi donner des classes de maître à Natashquan, «mais ça c’est pour une autre vie, l’autre que je vais avoir», dit-il.
>On la lui souhaite. On la souhaite également aux générations futures…

Vigneault en vrac

>Sa chanson préférée: «C’est une chanson que je suis en train de répéter et qui s’appelle Jack Tatou. C’est l’histoire d’un prisonnier de 30 ans qui constate que la prison est plus sa famille que le dehors.»

>Deux chansons lui ont donné du fil à retordre: Bébé la guitare et Mlle Émilie, qui ont nécessité quatre ans de travail. Alors que La Manikoutai lui a pris quatre heures.

>Gilles Vigneault lit le dernier Hubert Reeves. «J’ai lu tous les autres. Albert Jacquart, le dalaï-lama, pas mal de romans. Quand je veux me reposer des romans je lis de la poésie, et quand je veux me reposer de la poésie je lis de la science.»

>La dernière chose qui vous a fait pleurer: «La mort de mon ami, un philosophe et poète.»

>La dernière fois que vous avez dit je t’aime? «Hier soir!» dit-il dans un éclat de rire.

>La dernière chose qui vous a mis en colère? «C’est certainement le plan vert de M. Baird.»

>Trois mots fétiches de la langue française: «Femme, temps et espace. Ce sont des mots qui me fascinent.»

>Ses citations
>«Les chemins qui vont droit devant soi s'escaladent.»[ Gilles Vigneault ] - La petite heure
>«Tout a été dit, mais pas par moi.»[ Gilles Vigneault ]
>«C'est de la source d'un bonheur qu'il faut toujours en attendre la mort.»[ Gilles Vigneault ] - La petite heure

>« Il n'est chanson de moi qui ne soit faite avec vos mots, vos pas, avec votre musique »Gilles Vigneault

>«Voyager est un travail qu'on fait tout seul.»[ Gilles Vigneault ] - La petite heure
>«Un mur où on a mis la main soi-même nous en apprend plus long sur la liberté de l'homme que tous les philosophes.»[ Gilles Vigneault ] - Extrait des Contes du coin de l'oeil
>«La violence, c'est un manque de vocabulaire.»[ Gilles Vigneault ]
>«Prends pour te connaître Le temps qu’il faudra… Rien qu’à te connaître Tu voyageras»[ Gilles Vigneault ] - Je viens d’écrire une lettre
>«Mourir si délicatement Qu'on ne sent aucun mouvement Passer de la vie à trépas Sans qu'on entende un bruit de pas.»[ Gilles Vigneault ]
>«Les notaires c'est comme les avocats, moins t'en vois, plus t'as d'quoi.»[ Gilles Vigneault ] - Extrait des Contes du coin de l'oeil
>«Les chemins qui vont droit devant s'escaladent.»[ Gilles Vigneault ] - La Petite heure
>«Novembre est un beau mois. Mais il faut aimer le gris. Et l'oeil en saisir la lumière.»[ Gilles Vigneault ] - La Petite Heure
>«La rumeur publique est plus forte que toutes les puissances de ce monde.»[ Gilles Vigneault ] - Contes du coin de l'oeil
>«Le matin, c'est la plus belle image du monde... On devrait l'encadrer !»[ Gilles Vigneault ] - Contes sur la pointe des pieds

>Le Festival des musiques sacrées de Québec présentera en première mondiale la Grand-messe de Gilles Vigneault, composée par MM. Vigneault et Bruno Fecteau à la demande du Festival, grâce au soutien financier du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. Cette œuvre magistrale sera interprétée par l’Orchestre symphonique de Québec, le Chœur symphonique et quatre solistes. Elle constituera un legs important pour les Québécois


 

Le 12 décembre 1958, Gilles Vigneault couchait sur papier les paroles de la chanson «Jos Montferrant». Cinquante ans plus tard, notre patriarche de la chanson québécoise est encore bien vivant et bien allumé. Les gens auront l'occasion de le constater alors qu'il sera de passage au Vieux Clocher de Magog les 3 et 4 octobre.
L'automne est la saison des récoltes et Vigneault est désireux de nous montrer la sienne. Une récolte faite de mots, il va sans dire… «Chemin faisant», tel est le thème de son nouveau spectacle qu'il présentera d'ailleurs au TNM (Montréal) du 21 au 25 octobre.
En plus de réentendre à nouveau ses grands succès qui ne se démodent jamais, l'homme à la crinière blanche nous en fera découvrir de nouvelles issues de son nouvel album: «Arriver chez soi»
Cet album résume ses réflexions et ses poésies, lesquelles témoignent de son vécu.
Vous découvrirez «Je n'ai cessé de t'aimer», «Comme tout arrive» ainsi que «Berceuse pour Marion», sa petite-fille.
Quant au thème du spectacle «Chemin faisant», il signifie avec justesse toute la route parcourue par celui-ci au fil de ces cinq décennies.
Voilà une façon éclatante de souligner ses 50 ans de carrière.
Outre son complice de longue date, le pianiste Bruno Fecteau, lequel assure la direction musicale et signe les arrangements, Giles Vigneault apparaîtra sur scène avec quatre autres musiciens pour les spectacles de Magog et Sherbrooke (11 et 12 octobre).
Reconnu pour son sens de l'humour particulier, les gens auront l'opportunité de constater que ses dernières chansons n'en manquent pas… Ses personnages sont toujours teintés d'une certaine démesure.
À l'orée de ses 80 ans, Gilles Vigneault sait encore nous séduire et nous surprendre.


Honneurs
* 1962 - Prix CKAC (Grand Prix du disque canadien), pour son premier album
* 1965 - Prix du Gouverneur général
* 1966 - Prix du Lieutenant-gouverneur, Quand les bateaux s'en vont
* 1966 - Prix Calixa-Lavallée
* 1970 - Prix de l'Académie Charles-Cros, Du milieu du pont
* 1975 - Doctorat honorifique de l'Université Trent de Peterborough
* 1979 - Doctorat honorifique de l'Université du Québec à Rimouski
* 1980 - Chevalier de l'Ordre national du Québec
* 1980 - Prix Alvine-Bélisle
* 1981 - Prix du 3-Juillet-1608
* 1981 - Membre de l'Ordre des francophones d'Amérique
* 1982 - Prix Molson
* 1983 - Prix Denise-Pelletier
* 1984 - Prix de l'Académie Charles-Cros, Un jour, je ferai mon grand cerf-volant
* 1984 - Chevalier de l'Ordre national du Québec
* 1985 - Prix Félix Témoignage de l'ADISQ
* 1985 - Légion d'honneur de la France
* 1985 - Doctorat honorifique en lettres de l'Université Laval
* 1987 - Médaille Jacques-Blanchet
* 1987 - Prix Fleury-Mesplet
* 1987 - Concours de la plus belle chanson québécoise organisé par le réseau Radio-Mutuel, Mon pays
* 1987 - Prix Génie, Les îles de l'enfance écrite pour le film Équinoxe
* 1988 - Prix Henri-Jousselin
* 1988 - Médaille Gloire de l'Escolle de l'Université Laval à Québec
* 1990 - Officier des Arts et Lettres
* 1990 - Médaille de vermeil
* 1990 - Prix de l'Académie Charles-Cros
* 1990 - Doctorat honoris causa de l'Université de Lyon
* 1992 - Officier des Arts et Lettres
* 1992 - Médaille de l'Académie des lettres du Québec
* 1992 - Médaille de vermeil
* 1992 - Prix de l'Académie Charles-Gros
* 1996 - Prix William Harold Moon
* 2000 - Médaille d'or du Mouvement national des Québécois
* 2005 - Officier de l'Ordre de la Pléiade [6]
* 2007 - Prix Félix Album de l'année - Jeunesse de l'ADISQ, pour "Les quatre saisons de Piquot : conte symphonique" de Gilles Vigneault, Marc Bélanger et l'Orchestre symphonique de Drummondville [7]

Il est aussi membre du Panthéon des Auteurs et Compositeurs canadiens
Le Prix Gilles-Vigneault est remis depuis 2006 par la SOCAN.
 

Montréal, le 20 mai 2004 - L'UQAM a décerné, le 14 mai, un doctorat honoris causa, la plus haute distinction universitaire, au grand poète et chansonnier Gilles Vigneault. Par décision de son Conseil d'administration et sur recommandation de sa Faculté des lettres, langues et communications, l'Université a voulu souligner la contribution exceptionnelle de monsieur Vigneault aux lettres et à la vie culturelle du Québec et de la Francophonie.

Cet homme simple et humble qu'on peut toutefois qualifier de poète national et même de légende québécoise, est né à Natashquan en 1928. Entré au Séminaire de Rimouski à l'âge de quatorze ans, il développe une passion pour les livres et pour les mots. La poésie l'intéresse particulièrement et tout en étudiant les styles de toutes les époques, il se met à faire des vers en tous lieux et en toutes circonstances. Il obtient une licence ès Lettres de l'Université Laval en 1953.

Après avoir été professeur pendant quelques années, Gilles Vigneault commence à interpréter ses chansons devant le public en 1960, à Québec. Il quitte, en 1961, son emploi de professeur pour se dédier à la poésie et à la chanson. On ne pourrait énumérer ici tous les titres de ses chansons enregistrées sur plus de 50 albums, mais Jack Monoloy, J'ai pour toi un lac, Quand vous mourrez de nos amours, Jos Monferrand, Mon pays, La danse à Saint-Dilon, Les gens de mon pays, La Manikoutai, Gens du pays sont gravées profondément dans le cœur d'un grand nombre de Québécois. Il a également publié une quarantaine de livres.

Gilles Vigneault a su parler, dans des beaux mots français d'hier et d'aujourd'hui, du pays, des gens qui l'habitent, de leurs paysages et de leurs amours. Après plus de 40 ans de carrière, il a lancé en août 2003 un album intitulé Au bout de mon cœur et entrepris une tournée de trois ans au Québec et en Europe.

Remise du doctorat honorifique

Le vendredi 14 mai, monsieur Vigneault a été accueilli par un tonnerre d'applaudissements à la Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau où des professeurs et des étudiants en études littéraires, histoire, musique et théâtre lui ont rendu un touchant hommage.

Des recteurs et vice-recteurs de plusieurs universités québécoises participaient à la cérémonie de remise du doctorat honorifique, de même que le président et le secrétaire général de l'Université du Québec. L'allocution en vers prononcée par monsieur Vigneault à la fin de la soirée faisait référence aux honneurs qu'on peut mériter et au travail qui nous mérite des honneurs, soulignant le rôle important joué par le public dans son travail de poète et de chansonnier.«Chemin faisant», Gilles Vigneault s'amène à Magog

Il sera au Vieux Clocher de Magog les 3 et 4 octobre
par Christian Caron
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Article mis en ligne le 29 septembre 2008 à 5:19
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Gilles Vigneault est encore bien vivant et bien allumé.
«Chemin faisant», Gilles Vigneault s'amène à Magog
Il sera au Vieux Clocher de Magog les 3 et 4 octobrte
 

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