"L‘ÉTOILE DE CE MOIS‘‘

Gilles Vigneault (né le 27 octobre 1928 à Natashquan, au Québec
est un poète et un auteur-compositeur-interprète québécois.
Il est un ardent défenseur de la cause de la souveraineté du Québec.



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BIOGRAPHIE
GILLES VIGNEAULT

Il a écrit 40 livres, et a le statut d'une véritable légende vivante en Amérique francophone. Il a aussi composé des contes qu'il a publiés en versions écrites et enregistrées sur disques.
Gilles Vigneault a tout d'abord fait des études de lettres pour devenir professeur. Dès les années 1950 il compose des chansons pour différents interprètes. A partir des années 1960, il chante lui-même ses chansons et obtient un certain succès[2]. Ses premières chansons deviennent des classiques comme La danse à St Dilon, Jack Monoloy .
Deux de ses fils sont écrivains: le poète et parolier François Vigneault et le romancier et scènariste Guillaume Vigneault.

«Aimer le Québec, c’était m’aimer moi-même»
Marie-Joëlle Parent: 05-05-2007

«Je suis déjà remplacé et remplaçable. Il y a beaucoup de jeunes qui aiment le Québec, beaucoup plus que moi je l’aurai aimé.» Gilles Vigneault est confiant en l’avenir, celui du Québec, de sa culture et de sa langue, qu’il a défendue, aimée et sublimée.
«Aimer le Québec pour moi, c’était m’aimer moi-même. C’était aimer la terre, la mer qui m’ont donné naissance. Il faut s’aimer pour aimer l’autre», dit Gilles Vigneault.

Il parle au passé parce que l’avenir ne lui appartient plus. L’avenir, ce sont les jeunes, c’est pourquoi il écrit de plus en plus pour les enfants. «Je trouve que les mots ont plus d’avenir dans leur tête que dans la mienne», dit-il.

Il incarne une époque, des valeurs et un patrimoine. La langue française, c’est le grand amour de Vigneault. Sortie de sa bouche, elle prend un goût de bonbon. Qui le remplacera? «Je trouve ça très intéressant d’entendre des gens comme Ariane Moffatt et Pierre Lapointe. J’en nomme deux, mais ils représentent tous les autres qui essaient de faire du nouveau en restant dans la tradition de la langue française. Ils sont représentatifs de ce que nous sommes. Je ne souhaiterais pas que la relève me ressemble, je souhaiterais simplement qu’elle écrive en français», dit-il.

Et pour l’amour du Québec, qui portera son flambeau? «Je crois qu’il y a plus de jeunes aujourd’hui qui sont attachés à leur coin de pays. Je crois que le Québec deviendra indépendant plus vite qu’on ne le croit. Ça ne sera pas par la politique, mais par le citoyen, dit-il. Toutes les solutions ne viennent pas du politique», ajoute M. Vigneault.

Trouve-t-il les artistes québécois moins engagés qu’avant? «Non, pas du tout. Un artiste c’est toujours engagé, et je ne me considère pas moins engagé que lorsque j’ai écrit Ti-Cul Lachance. Je me considère même plus engagé aujourd’hui, parce que je continue de dire au monde comment il me semble qu’il devrait vivre.» Il encense au détour les artistes de la coalition Eau Secours. «C’est un engagement encore plus immédiat et ponctuel qu’une implication dans une campagne électorale», dit-il.

Politique

Pendant sa récente tournée en Europe, un vent de droite a déferlé sur le Québec. Rien pour inquiéter l’homme de gauche. «Le recul de la gauche est partout dans le monde occidental. Je trouve intéressant de voir la droite, la gauche et le centre se définir. Ça permet de savoir de plus en plus de quel côté on est», dit-il.

Est-il déçu du recul du PQ? «Un parti qui a 30 ans a une histoire. Une vague ne le fait pas retourner au port», dit-il après un temps d’arrêt.

Ses inquiétudes se penchent plutôt sur le sort de la culture. «On n’est pas habitués à mettre beaucoup de chiffres sur le mot culture et la campagne s’est faite sur des chiffres. C’est très inquiétant. Les artistes ont raison d’être inquiets et si les artistes sont inquiets, c’est signe qu’ils sont engagés.»
>Aux plus récentes élections, le peuple québécois a agi comme un aveugle à qui on veut faire traverser la rue, selon M. Vigneault. «Il est irrité parce qu’il y a des freins violents qui se sont manifestés à côté de lui quand il a voulu traverser. Il sort sa canne blanche et frappe sur tout ce qui l’entoure, même ceux qui veulent le faire traverser en sécurité», dit-il.
>«Les gens votent par irritation, pour se venger, pour être contre. Mais ils oublient que le gouvernement c’est aussi eux», soulève le poète.
>La tournée
>Gilles Vigneault revient donc tout juste du Vieux Continent, où il a donné une série de 12 spectacles en France et en Suisse. À sa grande surprise, il a constaté que son public rajeunit. Dans les salles, des petits de quatre ou cinq ans sont venus lui dire à la fin du spectacle : «J’ai pas dormi!»
>«Les jeunes viennent au spectacle beaucoup plus que les années précédentes. Sans doute parce que leurs grands-parents leur ont dit de venir le voir avant qu’y meure!», dit-il à son sujet. Il a entendu les inquiétudes de ses fans comme quoi ce serait sa dernière tournée. Ce à quoi il leur a répondu: «Chez nous, on a annoncé ma mort deux fois dans les journaux. C’est un peu prématuré. C’est la même chose pour la rumeur.»
>La tournée, c’est fatigant, non? «Je le peux encore sur le plan de la santé. Il y a des gens et des villages que je n’ai pas encore vus», dit-il.
>Gilles Vigneault n’a plus rien à prouver, alors pourquoi continuer? «Les raisons pour lesquelles on continue à écrire, c’est qu’il y a des personnes de ton âge qui continuent de me poser des questions», dit-il simplement.
>Composer
>Si chanter est devenu plus facile avec le temps, composer est une autre histoire. Gilles Vigneault est un homme discipliné. Tous les jours, il sort son journal ou sa vieille dactylo et compose ses vers. «J’ai pris beaucoup de temps à comprendre que quand j’écrivais un conte ou un poème dans ma journée j’avais gagné ma vie, que ce n’était pas seulement du divertissement», avoue-t-il.
>«J’ai aussi plus de plaisir aujourd’hui que j’en avais il y a trente ans. Je connais mieux le métier et ce que ça signifie une chanson», ajoute-t-il. À le voir répéter sur scène lundi soir, on n’en doute pas. Devant une salle vide, Gilles Vigneault entonne Gens du pays avec fougue, ponctuant sa chanson de grands gestes, terminant sur une petite gambade juvénile. Toujours pour faire rire ceux qui l’entourent.
>Gilles Vigneault, c’est aussi un grand enfant qui aime jouer. Lundi soir, il a défié Charlebois aux cartes dans sa loge. «Pendant les tournées, il sort la planche de Cribble dans le TGV! raconte Bruno Fecteau, son pianiste qui le suit depuis 14 ans. Quand on débarque dans une ville, l’emplacement de la salle de pool est super important. Il est très bon. Il joue avec tout le monde, même avec les jeunes.»
>Gilles Vigneault est aussi un redoutable adversaire au Scrabble. Un passe temps où il peut conjuguer son amour de la langue et celui du jeu…
>Les prochains mois s’annoncent occupés pour le chantre. Il prépare un nouveau livre pour enfants intitulé L’OEil de toutes les couleurs, qui sortira à l’automne. Une tournée avec Les Charbonniers de l’Enfer ainsi qu’un disque sont à venir. Il veut aussi donner des classes de maître à Natashquan, «mais ça c’est pour une autre vie, l’autre que je vais avoir», dit-il.
>On la lui souhaite. On la souhaite également aux générations futures…

Vigneault en vrac

>Sa chanson préférée: «C’est une chanson que je suis en train de répéter et qui s’appelle Jack Tatou. C’est l’histoire d’un prisonnier de 30 ans qui constate que la prison est plus sa famille que le dehors.»

>Deux chansons lui ont donné du fil à retordre: Bébé la guitare et Mlle Émilie, qui ont nécessité quatre ans de travail. Alors que La Manikoutai lui a pris quatre heures.

>Gilles Vigneault lit le dernier Hubert Reeves. «J’ai lu tous les autres. Albert Jacquart, le dalaï-lama, pas mal de romans. Quand je veux me reposer des romans je lis de la poésie, et quand je veux me reposer de la poésie je lis de la science.»

>La dernière chose qui vous a fait pleurer: «La mort de mon ami, un philosophe et poète.»

>La dernière fois que vous avez dit je t’aime? «Hier soir!» dit-il dans un éclat de rire.

>La dernière chose qui vous a mis en colère? «C’est certainement le plan vert de M. Baird.»

>Trois mots fétiches de la langue française: «Femme, temps et espace. Ce sont des mots qui me fascinent.»

"Ses citations"
«Les chemins qui vont droit devant soi s'escaladent.»[ Gilles Vigneault ] - La petite heure
«Tout a été dit, mais pas par moi.»[ Gilles Vigneault ]
«C'est de la source d'un bonheur qu'il faut toujours en attendre la mort.»[ Gilles Vigneault ] - La petite heure

« Il n'est chanson de moi qui ne soit faite avec vos mots, vos pas, avec votre musique »Gilles Vigneault

«Voyager est un travail qu'on fait tout seul.»[ Gilles Vigneault ] - La petite heure
«Un mur où on a mis la main soi-même nous en apprend plus long sur la liberté de l'homme que tous les philosophes.»[ Gilles Vigneault ] - Extrait des Contes du coin de l'oeil
«La violence, c'est un manque de vocabulaire.»[ Gilles Vigneault ]
«Prends pour te connaître Le temps qu’il faudra… Rien qu’à te connaître Tu voyageras»[ Gilles Vigneault ] - Je viens d’écrire une lettre
«Mourir si délicatement Qu'on ne sent aucun mouvement Passer de la vie à trépas Sans qu'on entende un bruit de pas.»[ Gilles Vigneault ]
«Les notaires c'est comme les avocats, moins t'en vois, plus t'as d'quoi.»[ Gilles Vigneault ] - Extrait des Contes du coin de l'oeil
«Les chemins qui vont droit devant s'escaladent.»[ Gilles Vigneault ] - La Petite heure
«Novembre est un beau mois. Mais il faut aimer le gris. Et l'oeil en saisir la lumière.»[ Gilles Vigneault ] - La Petite Heure
«La rumeur publique est plus forte que toutes les puissances de ce monde.»[ Gilles Vigneault ] - Contes du coin de l'oeil
«Le matin, c'est la plus belle image du monde... On devrait l'encadrer !»[ Gilles Vigneault ] - Contes sur la pointe des pieds

Le Festival des musiques sacrées de Québec présentera en première mondiale la Grand-messe de Gilles Vigneault, composée par MM. Vigneault et Bruno Fecteau à la demande du Festival, grâce au soutien financier du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. Cette œuvre magistrale sera interprétée par l’Orchestre symphonique de Québec, le Chœur symphonique et quatre solistes. Elle constituera un legs important pour les Québécois


 

Le 12 décembre 1958, Gilles Vigneault couchait sur papier les paroles de la chanson «Jos Montferrant». Cinquante ans plus tard, notre patriarche de la chanson québécoise est encore bien vivant et bien allumé. Les gens auront l'occasion de le constater alors qu'il sera de passage au Vieux Clocher de Magog les 3 et 4 octobre.
L'automne est la saison des récoltes et Vigneault est désireux de nous montrer la sienne. Une récolte faite de mots, il va sans dire… «Chemin faisant», tel est le thème de son nouveau spectacle qu'il présentera d'ailleurs au TNM (Montréal) du 21 au 25 octobre.
En plus de réentendre à nouveau ses grands succès qui ne se démodent jamais, l'homme à la crinière blanche nous en fera découvrir de nouvelles issues de son nouvel album: «Arriver chez soi»
Cet album résume ses réflexions et ses poésies, lesquelles témoignent de son vécu.
Vous découvrirez «Je n'ai cessé de t'aimer», «Comme tout arrive» ainsi que «Berceuse pour Marion», sa petite-fille.
Quant au thème du spectacle «Chemin faisant», il signifie avec justesse toute la route parcourue par celui-ci au fil de ces cinq décennies.
Voilà une façon éclatante de souligner ses 50 ans de carrière.
Outre son complice de longue date, le pianiste Bruno Fecteau, lequel assure la direction musicale et signe les arrangements, Giles Vigneault apparaîtra sur scène avec quatre autres musiciens pour les spectacles de Magog et Sherbrooke (11 et 12 octobre).
Reconnu pour son sens de l'humour particulier, les gens auront l'opportunité de constater que ses dernières chansons n'en manquent pas… Ses personnages sont toujours teintés d'une certaine démesure.
À l'orée de ses 80 ans, Gilles Vigneault sait encore nous séduire et nous surprendre.


Honneurs
 1962 - Prix CKAC (Grand Prix du disque canadien), pour son premier album
 1965 - Prix du Gouverneur général
 1966 - Prix du Lieutenant-gouverneur, Quand les bateaux s'en vont
 1966 - Prix Calixa-Lavallée
 1970 - Prix de l'Académie Charles-Cros, Du milieu du pont
 1975 - Doctorat honorifique de l'Université Trent de Peterborough
 1979 - Doctorat honorifique de l'Université du Québec à Rimouski
 1980 - Chevalier de l'Ordre national du Québec
 1980 - Prix Alvine-Bélisle
 1981 - Prix du 3-Juillet-1608
 1981 - Membre de l'Ordre des francophones d'Amérique
 1982 - Prix Molson
1983 - Prix Denise-Pelletier
 1984 - Prix de l'Académie Charles-Cros, Un jour, je ferai mon grand cerf-volant
 1984 - Chevalier de l'Ordre national du Québec
 1985 - Prix Félix Témoignage de l'ADISQ
 1985 - Légion d'honneur de la France
 1985 - Doctorat honorifique en lettres de l'Université Laval
 1987 - Médaille Jacques-Blanchet
 1987 - Prix Fleury-Mesplet
 1987 - Concours de la plus belle chanson québécoise organisé par le réseau Radio-Mutuel, Mon pays
 1987 - Prix Génie, Les îles de l'enfance écrite pour le film Équinoxe
 1988 - Prix Henri-Jousselin
 1988 - Médaille Gloire de l'Escolle de l'Université Laval à Québec
 1990 - Officier des Arts et Lettres
 1990 - Médaille de vermeil
 1990 - Prix de l'Académie Charles-Cros
 1990 - Doctorat honoris causa de l'Université de Lyon
 1992 - Officier des Arts et Lettres
 1992 - Médaille de l'Académie des lettres du Québec
 1992 - Médaille de vermeil
 1992 - Prix de l'Académie Charles-Gros
 1996 - Prix William Harold Moon
 2000 - Médaille d'or du Mouvement national des Québécois
 2005 - Officier de l'Ordre de la Pléiade
 2007 - Prix Félix Album de l'année - Jeunesse de l'ADISQ, pour "Les quatre saisons de Piquot : conte symphonique" de Gilles Vigneault, Marc Bélanger et l'Orchestre symphonique de Drummondville

Il est aussi membre du Panthéon des Auteurs et Compositeurs canadiens
Le Prix Gilles-Vigneault est remis depuis 2006 par la SOCAN.
 

Montréal, le 20 mai 2004 - L'UQAM a décerné, le 14 mai, un doctorat honoris causa, la plus haute distinction universitaire, au grand poète et chansonnier Gilles Vigneault. Par décision de son Conseil d'administration et sur recommandation de sa Faculté des lettres, langues et communications, l'Université a voulu souligner la contribution exceptionnelle de monsieur Vigneault aux lettres et à la vie culturelle du Québec et de la Francophonie.

Cet homme simple et humble qu'on peut toutefois qualifier de poète national et même de légende québécoise, est né à Natashquan en 1928. Entré au Séminaire de Rimouski à l'âge de quatorze ans, il développe une passion pour les livres et pour les mots. La poésie l'intéresse particulièrement et tout en étudiant les styles de toutes les époques, il se met à faire des vers en tous lieux et en toutes circonstances. Il obtient une licence ès Lettres de l'Université Laval en 1953.

Après avoir été professeur pendant quelques années, Gilles Vigneault commence à interpréter ses chansons devant le public en 1960, à Québec. Il quitte, en 1961, son emploi de professeur pour se dédier à la poésie et à la chanson. On ne pourrait énumérer ici tous les titres de ses chansons enregistrées sur plus de 50 albums, mais Jack Monoloy, J'ai pour toi un lac, Quand vous mourrez de nos amours, Jos Monferrand, Mon pays, La danse à Saint-Dilon, Les gens de mon pays, La Manikoutai, Gens du pays sont gravées profondément dans le cœur d'un grand nombre de Québécois. Il a également publié une quarantaine de livres.

Gilles Vigneault a su parler, dans des beaux mots français d'hier et d'aujourd'hui, du pays, des gens qui l'habitent, de leurs paysages et de leurs amours. Après plus de 40 ans de carrière, il a lancé en août 2003 un album intitulé Au bout de mon cœur et entrepris une tournée de trois ans au Québec et en Europe.

Remise du doctorat honorifique

Le vendredi 14 mai, monsieur Vigneault a été accueilli par un tonnerre d'applaudissements à la Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau où des professeurs et des étudiants en études littéraires, histoire, musique et théâtre lui ont rendu un touchant hommage.

Des recteurs et vice-recteurs de plusieurs universités québécoises participaient à la cérémonie de remise du doctorat honorifique, de même que le président et le secrétaire général de l'Université du Québec. L'allocution en vers prononcée par monsieur Vigneault à la fin de la soirée faisait référence aux honneurs qu'on peut mériter et au travail qui nous mérite des honneurs, soulignant le rôle important joué par le public dans son travail de poète et de chansonnier.«Chemin faisant», Gilles Vigneault s'amène à Magog

Il sera au Vieux Clocher de Magog les 3 et 4 octobre
par Christian Caron
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Article mis en ligne le 29 septembre 2008 à 5:19
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Gilles Vigneault est encore bien vivant et bien allumé.
«Chemin faisant», Gilles Vigneault s'amène à Magog
Il sera au Vieux Clocher de Magog les 3 et 4 octobrte


Publié le 15 juillet 2010

Toutes générations unies devant Gilles Vigneault
(Québec) Gens de Québec, gens du pays, que vous étiez beaux mercredi soir pour la fête à Gilles Vigneault! Et M. Vigneault, que vous étiez bon, vif et en voix pour vos 50 ans de scène!

Le Soleil, Patrice Laroche
La chanson francophone a enfin eu droit à son vrai grand rassemblement sur les Plaines pendant ce festival. L'organisation ne fournit plus de chiffres, mais le public était plus important qu'au spectacle d'ouverture; je me risque pour environ 40 000 spectateurs, toutes générations unies derrière l'oeuvre d'un de nos plus grands auteurs-compositeurs-interprètes.
Gilles Vigneault a été récompensé d'une bonne dizaine d'ovations, le public de la section réservée aux chaises est même resté debout avec lui pour les sept dernières chansons. Il faut dire, pour reprendre les mots de ma fille de sept ans, «qu'il a du rythme M. Vigneault pour quelqu'un qui n'est plus si jeune!»
 
Il a raconté qu'à l'épicerie, une dame lui a récemment conseillé d'arrêter ses steppettes vu son âge. La foule a crié un grand «chou» à la dame. Et vous imaginez bien que M. Vigneault n'allait pas retenir le conseil!
Dans Tout le monde est malheureux et La danse à St-Dilon, il nous a montré que 81 ans, c'est encore jeune. Ces chansons présentées en fin de parcours lui ont valu des applaudissements nourris, on a senti une grande vague d'amour parcourir les plaines.

Gilles Vigneault, l'homme éternel!
Nestor Turcotte - Matane  16 juillet 2010 
Il est grand parce qu'il est humble. Il est le très haut parce qu'il est le très bas. Il est beau parce que c'est beau par en dedans. Il est le géant entre tous parce qu'il se sait petit parmi les siens. Il choisit ses mots pour parler et chante pour les faire danser. Il gesticule pour expliquer et il sourit pour rassurer. Il est debout dans l'azur bleu et il s'élève pour emporter le cœur de chacun par en avant. Il a le regard de jeunesse comme pour faire oublier sa vieillesse. Il embrasse le temps qui passe et il le tire par en avant.
Il est unique. Il est ce qu'il est, sans fard, sans artifice. Il est le fruit du mûrissement. Du long silence qui trace les chemins non encore empruntés. Il a le coeur à l'ouvrage. Tendu vers on ne sait quel rivage. L'horizon est son terrain d'apprentissage; la terre, son labour quotidien; le Québec, son pays rêvé. Il ne craint pas de le dire. Il le chante; il le crie; il le répète comme un refrain appris sur les vagues de sa terre perdue aux multiples visages. Il est assurance, rocher, phare et guide endiablé. Il est monument vivant, geste mesuré, poésie chantée.
Jeunesse du coeur
Il vient de la mer. Il vient du large. Il connaît le vent, la tempête, les soucis, les ancrages. Il se sait matelot, conquérant, fils des grands bois, des matins sans nuages comme des bourrasques de vent venues d'un lointain paysage. Il a sur son visage les traits d'un grand sage. Il a dans son regard des attentes encore à l'état sauvage; il a la jeunesse des coeurs nouveaux, la tendresse de l'enfant qui tend les bras, les flots des mots mesurés et la cadence apprise au contact des grands maîtres maintes fois fréquentés.
Il chante ses chansons comme des poèmes à réciter et il chante ses poèmes comme des chansons à répéter. Il parle de ses hivers trop longs, des étés trop courts, des soirées à danser à la maison. Il parle des hommes et des femmes de chez lui qu'il nomme par leur nom; il cause sur les perrons d'église et en fait une chanson. Il est dans le réel. Il a le goût de fonder. Il a, au bout de lui-même, la main tendue de la liberté. Il attend de ceux qui l'écoutent la chaîne de l'amitié. Il attend d'être confirmé.
L'homme est un tout. Il est de la mer, de la terre et du ciel. Il est du dedans et du dehors. Il est en dedans ce que l'on voit dehors. Il est au dehors ce qui est par dedans. C'est pourquoi il est l'homme éternel.

Publié le 17 septembre 2011
Gilles Vigneault: revenir à l'essentiel
 
À 82 ans, bientôt 83, Gilles Vigneault ne ralentit pas. Il lance cette semaine un deuxième album de duos en autant d'années et s'apprête à remonter sur scène en formule piano-voix au Gesù, là même où il a donné son tout premier spectacle montréalais il y a un demi-siècle. Avec des chansons de toutes les époques, au propos moderne.
«Que ça fasse 50 ans ou pas, c'est anecdotique. On fait ça pour le sourire. Mais c'est une anecdote que tout le monde ne s'offre pas évidemment. C'est une question de santé, de chance, de durée aussi.»
Dans l'ancien restaurant de Saint-Placide qui lui sert à la fois de bureau et de local de répétition, Gilles Vigneault parle d'abondance de son nouvel album Retrouvailles 2 et de son retour au Gesù le 5 octobre, 50 ans jour pour jour après son tout premier spectacle montréalais au même endroit. L'homme a fière allure et une énergie qui ne cesse d'étonner. Cet automne, qui s'annonce chargé, il s'apprête à le prendre à bras-le-corps.

Pour lui, tout se tient: les nouveaux duos qu'il a enregistrés avec 14 interprètes québécois et le spectacle Vivre debout, en duo avec le pianiste Daniel Thouin, un musicien polyvalent «venu du jazz» qui prend la relève des complices essentiels «passés de l'autre côté de la frontière» qui l'ont accompagné depuis ses débuts: Gaston Rochon, Robert Bibeau et Bruno Fecteau.
«Ce sera un spectacle de retrouvailles aussi, une nouvelle manière de reprendre, de redire et de retrouver ces chansons-là, fait-il remarquer. Par exemple, je vais chercher Gros Pierre parce que c'est un personnage qui a beaucoup marqué mes chansons et qui a marqué, si j'ose dire, le public. Ce sera donc Gros Pierre, mais Gros Pierre avec l'espèce d'incertitude, de précarité d'un piano seul ou de quelques notes d'harmonium. Je vais retrouver cette chanson-là comme je l'aurais jouée à mes parents sur l'harmonium de ma famille.»
Daniel Thouin a travaillé pour la première fois avec Vigneault sur les plaines d'Abraham l'an dernier avant de s'intégrer à son groupe pour les derniers spectacles de sa tournée précédente. L'idée du spectacle piano-voix, elle est de lui.
«Au départ, ça m'a fait peur, mais il m'a convaincu, reconnaît Vigneault. Il avait un propos qui m'a beaucoup intéressé. Il ne l'a pas dit comme ça, mais ça voulait dire revenir à l'essentiel. Et pour moi, revenir à l'essentiel, ça me plaît assez bien à 82 ans, 83 en octobre. Revenir à l'essentiel, c'était beaucoup revenir au Gesù, à l'essentiel des premiers temps où j'y ai goûté. On avait monté le spectacle avec Roger Fournier et Jean Bissonnette pour le 5 octobre 1961 et ç'a tellement bien marché qu'on a décidé de le répéter la semaine suivante au pied levé. Ç'a été mon premier récital solo à Montréal, avec Gaston (Rochon) et ses musiciens. En 1962, on a donné deux spectacles au Plateau, l'année suivante, trois soirs à la Comédie-Canadienne (le TNM actuel) et l'année d'après, j'ai fait une semaine. Puis deux, puis trois...»

Des chansons utiles
Pour ce nouveau spectacle, Vigneault a choisi avec le peintre Claude Fleury, son ami de toujours, des chansons de toutes les époques dans son vaste répertoire. «Il y a six chansons de personnages, des chansons d'amour et celles qu'on appelle des chansons de pays, et puis trois chansons nouvelles. Les chansons retenues sont utiles au propos d'aujourd'hui. Aujourd'hui, j'ai le goût de dire ce que Zidor (le prospecteur de la chanson des années 60 qu'il reprend sur son nouvel album avec Fred Fortin) aurait dit: avec un Plan Nord, il faut se hausser sur la pointe des pieds et regarder derrière, voir si le Sud n'est pas là. C'est intéressant de mettre ça à côté de Fer et titane, par exemple: «Pis regarde-moi bien dans les yeux, tout ce monde à rendre heureux. Nous avons la promesse du plus brillant avenir.» Oui, pour les compagnies minières! J'ai besoin d'une chanson comme Fer et titane pour dire ce que j'ai à dire aujourd'hui. C'est en cela que le spectacle est moderne.»
Ce spectacle intime pose évidemment un défi supplémentaire au chanteur. «Je ne me prends pas pour Tony Bennett, tout le monde sait ça, je pense, et moi en particulier, reconnaît Vigneault. Mais sans se prendre pour un grand chanteur, on peut se prendre pour qui on est et faire avec ce qu'on a, avec son métier, son expérience et son goût de le faire. Si ça m'ennuyait ce spectacle-là, ça serait déjà annulé.»

De nouveaux secrets
C'est également à Daniel Thouin que Vigneault a confié la réalisation de son album Retrouvailles 2. «C'est son choix de musiciens, son choix d'arrangements, sa vision de la réalisation d'un disque et on pense qu'il a bien réussi, on est très contents, dit le chanteur. Dan a donné une pulsion, une espèce de houle, de vague lente, mais qui se répète et qu'on retrouve dans presque chaque chanson: un mouvement de calme.»
Dans cet album moins disparate que celui paru l'an dernier où Vigneault s'invitait chez ses amis européens et québécois avec des arrangements qui prenaient les couleurs de ses hôtes - «J'étais d'accord avec ça», rappelle le principal intéressé -, il a découvert, comme il l'écrit dans le livret, de «nouveaux secrets» de ses propres chansons, des classiques aux moins connues, dans la bouche d'interprètes aussi différents que Clémence DesRochers, Pierre Flynn, Fred Pellerin ou Marc Hervieux.
«Depuis toujours, quand j'entendais Pauline Julien, Monique Leyrac, Catherine Sauvage, Renée Claude ou Louise Forestier chanter une de mes chansons, je retrouvais la chanson un peu comme un spectateur inconnu qui ne l'a pas écrite, dit-il. Alors c'est un disque de retrouvailles pour vrai. C'est d'abord se retrouver soi-même, toujours.»

La plupart des artistes invités se sont fait proposer trois chansons, raconte Vigneault: «Piché et Richard (Séguin) voulaient tous les deux chanter J'ai planté un chêne. Comme Richard avait déjà sa conception de la chanson, un peu à la Bach, avec 12 guitares (de l'ensemble Forestare), Paul la lui a laissée. Je lui ai dit qu'il pouvait en choisir une autre, il en restait 200! Il a dit Gens du pays, puis a décidé d'en choisir une autre. Il trouvait ça intimidant. C'est le contraire: dès la première chanson, Paul nous fait l'antichambre du disque, il dit ça va se passer doucement. Et comme par hasard, ça se termine avec la belle, la magnifique voix de Daniel Lavoie qui chante Il me reste un pays. Un jour, il m'a raconté que quand il est parti de son village, au Manitoba, il y avait 70% de personnes qui parlaient français et quand il est revenu, des années après, il y en avait 30%. Lavoie qui dit «il me reste un pays à comprendre, il me reste un pays à changer», ça n'est pas insignifiant.»

Vigneault a donné à chacun des invités sa version de la chanson en l'invitant à intervenir là où bon lui semblait. Avec Claude Gauthier (Je n'ai pas fini de t'aimer) - «Il chante bien, cet animal!» - et Claire Pelletier (La Manikoutai), l'auteur s'est fait discret: «Il y a plein d'endroits dans le disque où je disais il ou elle pourrait chanter seul (e), qu'est-ce que je viens faire là? Et Dan me disait: 'Ben c'est votre chanson! '
«Avec d'autres, comme Daniel Boucher, à qui Tit-Nor va comme un gant, ou Renée Martel (Ah! que l'hiver), on peut parler d'un dialogue.
«Avec Clémence (Tombée la nuit), on a fait chacun un couplet et on faisait les refrains ensemble. Y a une complicité assez évidente parce qu'elle aussi, 50 ans, elle connaît ça, lance Vigneault en riant. Deux voix fragiles qui disent finalement «il n'est de vrai que nos amours.»
 
Gilles Vigneault s'entoure de femmes
Agnès Gaudet  18-07-2011

 
Douze personnalités féminines, dont Julie Snyder, Pascale Bussières, Annie Pelletier, Fanny Mallette, Ima et Mitsou, enregistrent des berceuses de Gilles Vigneault sur un album collectif dédié aux enfants d’aujourd’hui.

L’automne sera le début d’une année Vigneault. À 83 ans, le poète a plus de projets que jamais. Non seulement il entamera une nouvelle série de spectacles et lancera un deuxième album Retrouvaillesavec les gros noms de la chanson québécoise, cet automne, mais une douzaine de femmes vont chanter ses berceuses, pour en faire un album.

« C’est important que ces berceuses québécoises, composées par le grand Gilles Vigneault depuis des dizaines d’années, soient connues des enfants d’aujourd’hui et que les mères puissent les fredonner des dizaines d’années plus tard », estime l’initiateur du projet, le producteur de Tandem Musique, Paul Dupont-Hébert.

En effet, ces bijoux de berceuses sont trop méconnus du grand public. Cet album destiné à toutes les mamans de la francophonie permettra de les redécouvrir.

Des femmes sensibles
Les personnalités féminines pour ce projet, sont pour la plupart des chanteuses, quelques-unes des plus belles voix du Québec, mais aussi des comédiennes et animatrices. Elles ont été choisies par Gilles Vigneault lui-même, sa femme et le producteur. Elles ont toutes accepté l’invitation avec enthousiasme.

« Gilles voulaient des femmes sensibles aux enfants, spécifie le producteur. Des femmes qui sont maman elles-mêmes ou qui aiment beaucoup les enfants. »

Ces dernières vont d’ailleurs écrire chacune un petit mot destiné au livret de l’album pour expliquer leur participation et mentionner pour quels enfants elles ont interprété leur chanson.

Chacune sa préférée
Quelques-unes des interprètes ont déjà enregistré leur berceuse en studio. Elles l’ont fait en présence de Vigneault. Le poète, grand-papa plusieurs fois, sera présent pour chacune d’elles, dans les semaines qui viennent.

Presque toutes ont déjà choisi leur chanson, parmi la gamme de mélodies de l’auteur-compositeur. C’est notamment le cas d’Ima qui a opté pour la très belle J’ai pour toi un lac, de Pascal Bussières qui interprète Les Amours, Les Travaux, de Fanny Mallette qui chante Une chanson pomme et de Mitsou,Les mots du dimanche.

Pour Julie Snyder et Annie Pelletier, le choix d’une pièce n’est pas encore arrêté.
Également du projet, on retrouve Judi Richards, Claire Pelletier, Marie-Denise Pelletier, Paule-Andrée Cassidy, Marie Michèle Desrosiers et Marie-Claire Séguin.
Cet album de berceuses sera lancé au mois de mars 2012.

Des rencontres historiques
Avant l’album de berceuses, Gilles Vigneault fera le lancement de son nouvel album Retrouvailles II, le 20 septembre, un album sur lequel il s’est entouré d’une vraie belle gang de Québécois, dont certains complices naturels tels Paul Piché, Richard Séguin, Daniel Lavoie, Pierre Flynn et Clémence Desrochers, certains héritiers naturels tels Fred Pellerin, Luc De Larochellière et Daniel Boucher et des mariages insolites avec des icônes d’origines différentes, tels Marc Hervieux et René Martel.

Rencontres magiques
« Il y a eu des moments historiques lors des enregistrements de ces duos avec Gilles (Vigneault), indique le producteur Paul Dupont-Hébert qui a orchestré toutes ces rencontres. C’est inévitable quand Piché et Vigneault, des hommes du même sang, chantent ensemble Gens du pays. C’est aussi le cas quand Fred Pellerin chante Charlie Josavec Vigneault, Marc Hervieux, Si les bateaux et René Martel,
Ah ! Que l’hiver. »

Le premier album Retrouvaille savait obtenu un disque d’or pour 40 000 exemplaires vendus, une première en carrière - croyez-le ou non -pour Vigneault.

Jour pour jour
Ce n’est pas tout. Gilles Vigneault débutera une tour née d’une douzaine de dates au mois d’octobre. Parmi ces dates, l’une d’elle est exceptionnelle, le 5 octobre. Le chanteur se retrouvera, cinquante ans plus tard, jour pour jour, sur la même scène. Il avait présenté son premier spectacle majeur à Montréal au Gesù le 5 octobre 1961.

Avec ce spectacle intimiste piano-voix, intitulé Vivre Debout, Vigneault propose un survol de plusieurs de ses plus grandes chansons. On y découvre toute la force des mots. Il sera accompagné au piano par Daniel Thouin, au Gesù les 5, 6, 7 et 8 octobre. 


Naissance 27 octobre 1928 (84 ans)
Drapeau du Québec Natashquan, Québec, Drapeau du Canada Canada
(1928-10-27)
Profession Poète, auteur de contes,
auteur-compositeur-interprète
(depuis 1960)
Activité principale
  1. l'écriture de contes (pour enfants) et de chansons
  2. les tournées de chant (surtout
    en France et au Québec)
  3. la communication bilatérale avec les jeunes (libres causeries
    sur la langue française surtout)
Autres activités Éditeur de (ses) poèmes, contes, chansons, albums.
Formation Cours classique (à Rimouski),
Baccalauréat ès Arts (1950)
et Licence ès Lettres (1953),
de Université Laval (à Québec)
Distinctions (sélection) :
  • Ordre national du Québec,
    Grand officier
  • Ordre des francophones d'Amérique, Membre
  • Ordre national de la Légion d'honneur (France), Chevalier
  • Officier des Arts et Lettres
Ascendants Acadiens : de Port-Royal, Acadie, de Grand-Pré à la Côte-Nord, en passant par les Îles-de-la-Madeleine, Québec.
Conjoint Rachel Cloutier, puis Alison Foy
Enfant 7 enfants, dont :
  • François Vigneault,
    poète et parolier
  • Guillaume Vigneault,
    romancier et scénariste
  • Jessica Vigneault, musicienne
    pianiste et chanteuse
  • Benjamin Vigneault, musicien
    batteur, percussionnist


Formation

Une enfance choyée, des parents instruits et attentionnés, tous isolés dans un petit village de marins pêcheurs, chasseur-cueilleur, inventifs, débrouillards… conteurs, taquins en parentèle, gigueurs, chanteurs, « violoneux »… pas de spéculateur, ni d'ambitieux capitaliste (outre les Robin et leur omniprésent monopole commercial), c'est « la simplicité volontaire » entre la mer, la forêt, les deux grandes rivières à saumon… Pas besoin de routes, quand il y a les sentiers, les bateaux et les hydravions, par beau temps. Gilles Vigneault chante : des cantiques en français ou du chant grégorien en « latin de cuisine », à l'église, et des chansons, des « chansonnettes », françaises surtout, apprises à la radio ou transmises par la tradition orale. Et, comme sa mère, il joue de l'harmonium; comme les hommes, aussi de l'harmonica. Il gambade un peu partout, fabrique ses propres jouets, comme les premiers qu'il a reçus, avec des bouts de bois, un canif, … Il s'initie aux divers métiers des hommes, les suit, observe, questionne, retient, aime rire, conter, rêvasser… Il y a, au voisinage immédiat, un village amérindien, où vivent, l'été, des Innus-Montagnais, semi-nomades, mais c'est « une réserve » : à l'époque, il y a quasi-totale étanchéité entre les deux populations et cultures, comme l'ont voulu les missionnaires, même si ce sont les ancêtres de ces « Montagnais » qui ont bien accueilli les Français, commerçants puis colonisateurs, dès avant l'an 1599, à Tadoussac et à Québec.

Mais, chacun devant réaliser ses rêves ; s'il en est de particuliers — ceux de Gilles Vigneault oscillent alors entre devenir soit aviateur, soit musicien, plus précisément pianiste de concert —, il devra quitter un jour… Alors, pour combien de temps ? Où ? … Qui paiera la formation? Reviendra-t-il y vivre, ensuite? - telle est son intention avouée, persistante, mais… son père, qui n'a qu'un fils, craint que non.

À la fin de son cours élémentaire, à la petite école de Natashquan, Gilles Vigneault, qui excelle en français, à l'oral et à l'écrit, à l'âge de 13 ans, gagne le concours qui, surprenant! lui permet d'aller faire son « cours classique » à Rimouski (huit années d'immersion en humanités gréco-latines…), au frais de l'organisateur, l'évêque, et absolument sans condition : « Fais ce que tu voudras, mais fais quelque chose [de ta vie]! », lui dit le généreux évêque Labrie. C'est « à presque une semaine de bateau », pour longer l'Île d'Anticosti et traverser sur la rive sud de l'estuaire, mais il en faudra deux, pour s'y rendre cette première fois, vu la persistante brume en ce mois d'août 1942.

Au collège de Rimouski, Gilles Vigneault sera le « flot », c'est-à-dire la plus singulière recrue : par sa provenance, son accent acadien, son vocabulaire aux mots « nouveaux ». Fin causeur, il sera tôt surnommé « le poète », même avant les classes de « versification », « belles-lettres » et « rhétorique » (à l'âge de 16 à 18 ans). Il participe à la rédaction du journal collégial. Il fait du sport. C'est, d'ailleurs, dit-il, à l'aréna, en criant pour encourager son équipe de hockey, qu'il s'écorche la voix. Elle restera un peu voilée. Néanmoins, il continuera à faire partie de la chorale du collège. Il s'essaie aussi à l'activité théâtrale, comme comédien amateur, ce qui lui donne le goût de continuer à monter sur scène. Il étudie quelques poètes. Raccourcissant ses nécessaires envois épistolaires à ses parents, il leur expédie quelques « poèmes » de son cru. Il a tant pratiqué, avec satisfaction, la lecture, la narration et la rime, qu'il opte ensuite pour une spécialisation universitaire en littérature française. Il n'a pu suivre de cours de piano au collège : sa mère lui avait un jour fait parvenir une somme importante pour que ce soit possible, mais le collège s'est emparé de cette somme pour défrayer le coût du lavage de ses vêtements.  Donc, pour ce qui est de devenir pianiste de concert, ce serait un long cheminement personnel, qui n'est pas amorcé… Pilote d'hydravion, aussi.

Au sortir du collège de Rimouski,  muni d'un Baccalauréat ès Arts (printemps 1950), Gilles Vigneault se dirige vers la capitale, Québec, faire des études de lettres à l'université pour, tout au moins, gagner sa vie comme professeur de français. Il obtient, au printemps 1953, sa « Licence ès lettres ».


Premiers métiers

Gilles Vigneault exerce d'abord les métiers de commis-libraire, publicitaire et archiviste, durant ses études (entre 1942 et 1953). En 1953, il participe à la fondation de la revue de poésie Émourie, qu'il édite jusqu'en 1966. Dès 1951, il se joint à la troupe Les Treize, à l'Université Laval, et en devient (de 1956 à 1960) le directeur et le metteur en scène.  Il anime une émission folklorique à CFCM-Québec (de 1955 à 1956), fait du théâtre avec la Compagnie de la Basoche en 1956,  et du cinéma avec Fernand Dansereau (interprète dans La Canne à pêche, ONF, 1959).  Puis il est scripteur et animateur pour la télévision de la SRC, à Québec (émissions Les invités du Père Mathias, Le Grand Duc, Dans tous les cantons, … ; de 1960 à 1962). Il participe à d'autres films (dont : Les Bacheliers de la cinquième, de Clément Perron, ONF, 1962 ; La neige a fondu sur la Manicouagan, d'Arthur Lamothe, ONF, 1965).

Parallèlement, il est professeur à la Garnison Valcartier (de 1954 à 1956), puis à l'Institut de technologie de Québec (de 1957 à 1961), où il dispense des cours d'algèbre et de français, et à l'Université Laval durant l'été (en 1960 et en 1961).

Débuts comme auteur-compositeur-interprète de chansons

Dès les années 1950 il s'offre le loisir de composer des chansons pour différents interprètes.

À partir de 1960, il est amené à aussi chanter lui-même ses chansons et il en obtient un certain succès, une notoriété.

Ses premières chansons deviennent des classiques comme La danse à St Dilon, Jack Monoloy ou Pendant que.

Plusieurs personnes considèrent aujourd'hui sa chanson Gens du pays comme étant l'hymne national non officiel des Québécois.

Carrière

De célèbres concerts-spectacles

En 1974, il donne un légendaire spectacle sur les plaines d'Abraham, à Québec, avec Félix Leclerc et Robert Charlebois.  Ce spectacle d'ouverture de la Superfrancofête, le 13 août 1974, est offert en direct sur l'album J'ai vu le loup, le renard, le lion.

À la Saint-Jean-Baptiste de 1976, le 24 juin, Gilles Vigneault chante sur le mont Royal devant 300 000 spectateurs, en compagnie de Robert Charlebois, Claude Léveillée, Jean-Pierre Ferland et Yvon Deschamps
De ce spectacle,  Les 5 Jean-Baptistes, est tiré l'album Une fois cinq, qui obtient un nouveau prix Charles Cros.

Vie de famille

Pour Gilles Vigneault l'importance de la famille dans sa vie ne fait pas de doute. Ses parents n'ont pu mener à l'âge adulte que deux enfants : sa sœur et lui. Il déplorera que :

Mon pays c'est une planète
Dont les vieillards n'ont plus le temps
De voir venir dans leur lunette
Le beau déluge des enfants
Qui doucement font place nette.

À l'âge de 26 ans, le 13 juillet 1955, il épouse Rachel Cloutier, de Québec, avec qui il aura quatre enfants : Michel, Louis, François et Pascale.  Il s'installe ensuite à Saint-Placide,  dans la région de Montréal, sur un grand domaine ayant vue sur le Lac des Deux Montagnes.  Le 17 septembre 1976, il épouse Alison Foy, la mère de deux autres de ses enfants, Guillaume et Jessica.  Le couple aura plus tard un troisième enfant, Benjamin.

 
"Discographie"

1962:
Gilles Vigneault, vol. 1
1963 : Gilles Vigneault, vol. 2
1964 : Gilles Vigneault, vol.3
1965: À la Comédie Canadienne
1966: Mon Pays
1966: Gilles Vigneault enregistré à Paris
1967:  La Manikoutai
1968:  Le Nord du Nord
1969:  Le Voyageur
1969:  Musicorama, Olympia 1969
1971:  Le Temps qu'il Fait sur mon Pays
1971:  Les grands succès de Gilles Vigneault
1971:  C'est le Temps
1973:  Pays du fond de moi
1973:  TNM 1973
1976:  J'ai planté  un Chêne
1977:  À l'encre blanche
1977:  Gilles Vigneault à Bobino
1978:  Comment vous donner des nouvelles
1978:  Les Quatre Saisons de Piquot
1979:  Avec les mots du dimanche
1982:  Combien de fois faut-il parler d'amour
1983:  Un jour, je ferai mon grand cerf-volant
1986:  Mets donc tes plus belles chansons ensemble (compilation)
1987:  Les îles
1990:  1960-1990: Chemin faisant, cent et une chansons
1992: Le Chant du portageur
1996:   C'est ainsi que j'arrive à toi
2001:  Voyagements : En direct du théâtre Champlain
2003:  Au bout du cœur
2004:  Un dimanche à Kyoto, Chansons, contes et comptines de Gilles Vigneault
2006:  Les quatre saisons de Piquot : conte symphonique de Gilles Vigneault et Marc Bélanger


2007: Spectacle Olympia
2007: Spectacle Au Theatre Petit Champlain
2007: Chemin Faisant
2007: Si On Voulait Danser Sur Ma Musique
2007: Mets Donc Tes Plus Belles Chansons Ensemble
2007: Un Jour Je Ferai Un Grand Cerf-Volant
2005: 
Au Doux Milieu de Vous - 40 Ans de Chansons
2008
Arriver chez-soi
2010
Retrouvailles
2011
Retrouvailles 2
2012
Léo et les Presqu'îles
2012
Les berceuses de Gilles Vigneault



Solidarités 

Gilles Vigneault qui avait fondé en 1964 Le Nordet, sa maison de disques, l'a fait intégrer dans la nouvelle société, GSI Musique, en 1985. 

M. Gilles Vigneault et le P. Bernard de Brienne, Le Devoir, 30 mai 1964, p.13 (BAnQ) 

Il participe à la Fondation Québec-Afrique en chantant dans le projet collectif Les Yeux de la faim, la même année (en 1985). 

Le 25 février 2010, Gilles Vigneault signe, avec 500 artistes, l'appel pour appuyer la campagne internationale de boycottage, de désinvestissement et de sanctions contre l'apartheid israélien.

Hommages

Au Québec, une version adaptée de la chanson Gens du pays (par exemple : « [Mon cher René], c'est à [ton] tour de te laisser parler d'amour ») est devenue la ritournelle que l'on chante à quelqu'un lors d'un évènement particulier, tel qu'un anniversaire (au lieu de Happy Birthday ou Bonne fête à) ou un mariage ; la version originale est chantée lors de la fête nationale du Québec le 24 juin  (« Gens du pays, c'est votre tour… »).

L'onomastique vigneaulienn 

À Québec, un des pavillons de l'école secondaire De Rochebelle porte son nom. 

À Marseille une école primaire porte son nom depuis 1989. 

À Blainville (Québec), une rue porte son nom. 

À Montréal, une école primaire porte son nom 

À Rimouski (Québec), une rue porte son nom depuis 2008. 

À Rimouski (Québec), la bibliothèque du cégep porte son nom depuis 2004. 

Le Prix Gilles-Vigneault est remis depuis 2006 par la Fondation SPACQ.

GILLES VIGNEAULT

Conte de cuivre et de pierre

Kathryne Lamontagne
12-10-2012

QUÉBEC - Le célèbre poète, Gilles Vigneault, a présenté jeudi son tout nouveau conte, œuvre imprimée sur nul autre que des pages de cuivre tirées à même l’ancienne toiture du Château Frontenac, et insérées dans une couverture de pierre.

L’idée de ce «bouquin» particulier a germé dans la tête du jeune sculpteur Olivier Martineau et de son associé, Claude Lessard, il y a quelques années. Le directeur de Château Frontenac, Robert Mercure, venait alors tout juste de leur confier sept tonnes de cuivre provenant de la tour principale de son établissement, qui devait être rénovée. L’objectif était en fait de transformer ces feuilles de cuivre, datant de 1924, en différentes œuvres d’art.
Le hasard a voulu qu’Olivier Martineau connaisse bien le fils de Gilles Vigneault. Un beau jour, le poète est venu visiter l’atelier du sculpteur de 29 ans, par curiosité. Mis au courant de cette rencontre, Claude Lessard a alors lancé l’idée que l’artiste se joigne à leur projet de cuivre, histoire qu’il y grave ses poèmes.

Séduit

Séduit par l’idée, la fougue et l’audace de ces jeunes créateurs, Gilles Vigneault n’a pas hésité à embarquer dans l’aventure. «Je me suis mis à fouiller dans mes poèmes, mais il n’y avait rien qui convenait à la circonstance. Je me suis dit que je n’avais jamais écrit de conte sur le Château Frontenac», a-t-il poursuivi.

Surtout que le poète entretient une relation bien particulière avec le Château Frontenac, où il a longuement flâné avant d’y dormir. «Quand on était étudiant, on se prenait pour quelqu’un et on jouait aux échecs, au Château. Tout ce qu’on avait les moyens de se payer, c’était un café. On se mettait sur notre 36 – qui était un 32 et demi – et on allait passer l’après-midi à rien faire. À être au Château», s’est-il souvenu, sourire aux lèvres.

Couvreur

De fil en aiguille, le poète a donné vie au Conte du Château de BIC. «Je me suis demandé qui avait utilisé, posé ces tuiles-là, au début. Donc, l’idée d’un couvreur. Je suis devenu découvreur et j’ai découvert qu’il pourrait y avoir quelqu’un, qui s’appelle Lecomte, qui pourrait partir à la recherche de ses origines», a-t-il poursuivi.
La transposition de l’histoire posait toutefois tout un défi. Différents acteurs sont intervenus du coup, histoire de découper les feuilles de cuivre, d’y graver le texte au laser, de relier les pages à la couverture de pierre, sur laquelle est inscrit le titre de l’œuvre. Au total, une édition limitée de 99 exemplaires a été produite.
«C’est plein de magie qui a été mise ensemble pour en arriver à ceci. C’est spécial. On vient de plein d’horizons, on a des âges différents. On a réussi à tous se rejoindre sur un faisceau lumineux. C’était vraiment le fun. Les rencontres avec M. Vigneault ont été passionnantes», a dit Olivier Martineau.
L’exposition Château Allant Vert, qui réunit toutes les œuvres produites à l’aide du cuivre de l’ancienne toiture du Château Frontenac, se poursuit jusqu’au 15 octobre, à la salle Le Cellier du Château Frontenac.


Certaines chansons de Gilles Vigneault témoignent d’une quête spirituelle profonde. Intrigué, le journaliste Pierre Maisonneuve l’a rencontré pendant plusieurs heures afin de comprendre comment ce dernier avait, dans la tourmente du dernier demi-siècle, gardé en lui la foi héritée de ceux et celles qui l’ont précédé. En résulte un dialogue surprenant, dans lequel le grand poète nous révèle avec franchise et pudeur le pays intérieur qui l’habite. Fidèle à ceux qui l’ont précédé, à ceux qui l’ont instruit, Vigneault ne renie rien de son passé, il assume son présent et anticipe son avenir. Il décrit et nous dévoile les principales étapes de son existence : vie simple à Natashquan, univers culturel exceptionnel de son alma mater à Rimouski, découverte de Québec et ensuite du monde. Il conserve intactes des valeurs acquises aux jours de la grande noirceur, comme on a baptisé l’avant-Révolution tranquille québécoise. Gilles Vigneault poursuit sa longue marche sur les chemins de pied tracés par les anciens.

Détails

Titre exact : Vigneault: un pays intérieur

Catégorie : Pop francophone

Date de parution : 29 mars 2012

Éditeur : Novalis


10 Jul 2012
La 3e édition des ateliers d’écriture Gilles Vigneault se tiendra du 20 au 24 août à Natashquan. Parmi les neuf participants, on retrouve un auteur-compositeur-interprète de Sept-Îles, Sébastien Duguay. Il ne fait aucun doute que ce dernier voue à la musique et à la littérature un amour véritable. Son parcours le démontre bien.

«En tant qu’auteur-compositeur-interprète, j’ai toujours eu à cœur de parfaire mes connaissances sur le plan de l’écrit. Lorsque ma superviseure de la Bibliothèque Louis-Ange-Santerre, Sylvie Pelletier, m’a approché pour me parler de ces ateliers, je n’ai pas hésité à m’y inscrire», affirme Sébastien Duguay.

Sébastien Duguay a toujours été un amoureux des mots. Cela explique parfaitement son choix d’effectuer des études en littérature au Bas-Saint-Laurent. De plus, il occupe un emploi de bibliothécaire à la Bibliothèque Louis-Ange-Santerre. Avant même de l’occuper, il animait déjà les ateliers d’écriture Bec et plumes.

Il anime également les ateliers du club de lecture Un livre, un film. Il a aussi enseigné le français et l’histoire au Centre éducatif L’Abri de Port-Cartier et à l’Institut d’Enseignement de Sept-Îles.

Sébastien Duguay est très connu du milieu culturel septilien puisqu’il a déjà été coordonnateur du Salon du livre de la Côte-Nord. Il demeure encore très actif auprès du comité organisateur. Ce dernier lui a de nouveau offert la chance d’animer de longues entrevues durant l’événement. C’est ainsi qu’il a eu la chance d’interviewer l’auteure jeunesse India Desjardins et Kim Thuy.

Il a écrit jusqu’à maintenant plus d’une centaine de textes. Pourtant, il affirme ne pas souhaiter être connu à tout prix. Il n’en demeure pas moins que la littérature et la musique sont pour ce dernier une véritable passion.

Ateliers Gilles Vigneault
Par sa participation aux ateliers d’écriture Gilles Vigneault, il entend acquérir de nouvelles connaissances qu’il pourra ensuite transmettre à ceux et celles participant aux divers ateliers d’écriture que celui-ci anime. «Je veux jouir du patrimoine littéraire de Gilles Vigneault et je souhaite ensuite partager ses connaissances au cercle d’écriture», admet Sébastien Duguay.

Depuis cinq ans, il participe activement, en tant que chanteur, au stage band du Cégep de Sept-Îles, le Zoot Band. En effet, il participera au spectacle que l’orchestre présentera le 22 juin à 20h au Centre des congrès de Sept-Îles. Vous aurez aussi la chance de le voir présenter ses propres chansons sous la tente jaune du Vieux-Quai, le 29 juillet à 20h.

Parmi les neufs participants à ces ateliers d’écriture, il y a aussi Ingrid St-Pierre, Émile Proulx-Cloutier et Mathieu Lippé pour ne nommer que ceux-ci. En plus de leur participation à l’événement, ils auront tous la chance de présenter le fruit de leur création sur scène. Cela se fera en présence d’une pianiste.

En effet, tous les participants se produiront le 25 août à 20h au Café de L’Échouerie à Natashquan, le 26 août à 20h30 au Café-théâtre Graffiti et le 27 août à 20h au Centre des arts de Baie-Comeau.


13 avril 2013

Le chanteur et poète Gilles Vigneault, qui devait donner un spectacle au Centre d’art La petite église de Saint-Eustache le lundi 15 avril, a dû annuler sa représentation pour des raisons de santé. L’artiste a dû être hospitalisé pour être examiné par ses médecins. Il pourra rentrer à la maison dans les prochains jours et aura à prendre du repos pour une période de temps indéterminée. C’est ce qu’a confirmé par voix de communiqué l’agence responsable des relations de presse de Gilles Vigneault, le bureau de Francine Chaloult. Le pilier de la chanson québécoise s’est vu dans l’obligation d’annuler sa tournée d’une vingtaine de spectacles qui débutait justement avec la représentation de Saint-Eustache. Le communiqué précise que Gilles Vigneault, qui réside à Saint-Placide, était très déçu de la situation surtout pour « ceux qui attendaient ses spectacles qui seront sans doute, souhaitons le, reportés à des dates ultérieures », concluait-on dans les écrits. Aucune autre information n’a pu être obtenue de l’agence artistique de Gilles Vigneault, qui a précisé qu’il n’y avait rien à ajouter.


13 mai 2013

La première ministre Pauline Marois a annoncé, lundi, un investissement de 750 000 $ pour la restauration et la mise en valeur de la maison patrimoniale de la famille de Gilles Vigneault, à Natashquan, dans la région de la Côte-Nord.

Des travaux de grande ampleur sont prévus à l'intérieur et à l'extérieur de la propriété où a grandi le poète et chanteur québécois, son grand-père et son oncle Claude. Trois autres bâtiments, appartenant également à la famille Vigneault, subiront une cure de rajeunissement.

Accompagnée de Gilles Vigneault, Pauline Marois a déclaré que ce projet de restauration est des plus importants, le site de Natashquan étant devenu une source d'inspiration pour le Québec. Il faut redonner à la maison natale du chansonnier québécois, «l'un de nos plus grands porte-voix», son authenticité première, a-t-elle souligné.

«Cette mise en valeur s'intègrera dans un parcours d'interprétation, où les visiteurs pourront découvrir des objets qui leur en apprendront davantage sur la vie des populations côtières du Saint-Laurent en général, et sur l'histoire de la famille Vigneault en particulier», a dit la première ministre.

Le coût total du projet s'élève à un peu plus d'un million de dollars et est financé en grande partie par Québec. Selon la Fondation du patrimoine de Gilles Vigneault, qui se bat depuis plusieurs années pour la tenue de travaux majeurs, 5 800 touristes seront attendus dans la région dès la première année d'ouverture.

«Merci à l'État québécois, qui nous permet aujourd'hui de réaliser un rêve», a lancé un Gilles Vigneault ému.


2015:

Le poète et chanteur Gilles Vigneault a créé toute une surprise en ouvrant le spectacle de la Saint-Jean, à Laval, un rassemblement où se sont succédé de nombreux artistes comme Cœur de pirate, les Sœurs Boulay, Les Trois Accords, Marc Hervieux et Lisa Leblanc.

L'homme de 86 ans, dont la venue n'avait pas été annoncée par les organisateurs, a entonné la magnifique Les Gens de mon pays entouré d'une chorale d'une trentaine de personnes.

Un beau cadeau pour Laval qui fête cette année son cinquantenaire et pour le public rassemblé en grand nombre au Centre de la nature.

15 Septembre 2015

Le célèbre Métropolis de Montréal sera, pour une toute première fois, le 5 octobre prochain dès 17 h 30, l’hôte du gala annuel des Prix SOCAN, l’un des événements les plus importants de l’industrie de la musique au Québec. À l’occasion, parmi les nombreux prix qui seront remis ce soir-là, on remettra à Gilles Vigneault et son immortelle chanson « Gens du pays » le tout nouveau Prix Empreinte culturelle.

Le prix Empreinte culturelle souligne l’importante contribution culturelle d’une œuvre musicale créée par un membre de la SOCAN. C’est un des nombreux prix spéciaux qui seront remis tout au long de la soirée. C’est le prolifique auteur-compositeur-interprète Dumas qui animera le gala qui se veut une célébration de tous les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique dont le travail est source d’émotion et définit toute une culture.
 
« Les scènes musicales québécoises et francophones sont cruciales pour la SOCAN », a déclaré son chef de la direction, Eric Baptiste. « Cette année, nous avons voulu faire de notre gala annuel un événement encore plus prestigieux, notamment en le transportant dans une des plus célèbres salles de spectacles de Montréal et en dynamisant la formule afin d’accueillir un plus grand nombre d’invités de marque sur le tapis rouge. »

Le Gala de la SOCAN de Montréal vise à souligner les réussites des plus de 25 000 membres de l’organisation au Québec et, tout au long de cette soirée, leur remettre une cinquantaine de prix dans 21 catégories.

Chacun des lauréats des prix spéciaux se verra remettre un trophée Le SOCAN durant l’événement, le seul trophée majeur de l’industrie de la musique à être également un instrument de musique. Cette année, les cinq crotales de bronze de marque SABIAN qui ornent le SOCAN sont accordées pour jouer les cinq premières notes de « Gens du pays ».

De plus, un prix sera remis dans la toute nouvelle catégorie Musique électronique et cinq pièces seront récompensées dans la catégorie Chanson pop anglophone, témoignant avec éloquence de la vivacité de ces scènes musicales au Québec.

« C’est tout un honneur d’animer le Gala de la SOCAN », a confié Dumas au sujet de cette première expérience comme maître de cérémonie pour la SOCAN, mais un habitué du Gala. « La musique, la chanson me passionnent, ses artisans me fascinent. Chaque année, je me réjouis de la place faite aux chansons immortelles, aux talents et aux succès d’ici. Cette célébration est inspirante et je me sens privilégié d’en faire partie. »

Les autres prix spéciaux qui seront remis au cours de la soirée sont le Prix Hommage, remis à un véritable pionnier de la scène musicale québécoise; le Prix International, qui sera remis à un groupe visionnaire devenu incontournable; le Prix Auteur-compositeur de l’année, qui sera remis à un jeune auteur-compositeur qui s’est taillé une place remarquable dans le paysage musical; ainsi que le Prix Excellence, qui sera remis à un immense auteur, homme de planches et de plateaux qui a marqué la jeunesse québécoise des années 60.

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