Décès d'un grand comédien
Serge Turgeon

À droite sur l'autel, on pouvait lire:
"Dans le silence de la mort,
seul l'essentiel subsiste"
(un mot de Serge Turgeon lui-même.)


Photo: Jean René Archambault

  1946-2004
Né le 12 mars 1946 (Montréal)
Décédé le 18 mai 2004 (Montréal)
Signe astrologique : Poissons

   L'homme de théâtre Serge Turgeon est décédé mardi en fin d'après-midi. M. Turgeon a été victime d'un malaise cardiaque alors qu'il rencontrait des enquêteurs du SPVM relativement à la mort d'une connaissance, Monique Gravel, retrouvée sans vie le mois dernier. M. Turgeon était âgé de 58 ans.
A 15h20 mardi, M. Turgeon s'est présenté au bureau des enquêtes criminelles de la police de Montréal, situé Place Versailles. Il avait rendez-vous comme témoin avec les enquêteurs de la section des homicides, qui voulaient discuter de la mort de Monique Gravel, une connaissance de M. Turgeon. Mme Gravel a été assassinée dans sa maison de l'arrondissement de Saint-Laurent durant la fin de semaine du 24 avril dernier.
Vers 15h45, M. Turgeon a été victime d'un malaise alors qu'il venait d'entamer sa rencontre avec les enquêteurs. Il demande alors d'aller aux toilettes, pour ensuite revenir continuer l'interrogatoire. Il perd connaissance peu après. Les policiers tentent des manoeuvres de réanimation, puis alertent Urgences Santé. M. Turgeon est transporté à l'hôpital, où son décès est constaté.
Des funérailles civiles de Serge Turgeon ont eu lieu mardi le 25 mai, à l'église Saint-Jean-Baptiste de Montréal.  Ce fût des adieux très émouvants. Parents et amis se sont rassemblés une dernière fois pour lui rendre hommage. À l'entrée flottait le drapeau des patriotes, rappelant à tous que Serge Turgeon était un nationaliste convaincu et qu'il  avait oeuvré pour sa nation, le Québec. Pendant la cérémonie, ses six enfants, Frédéric, Catherine, Stéphanie, Florence, Violette et Arnaud, ont chacun dit un petit mot à la mémoire de leur père.
 


 

  Le comédien Serge Turgeon, décédé mardi d'un malaise cardiaque, était non seulement un homme de théâtre, mais aussi un grand communicateur.
Les lève-tôt se rappellent sûrement de ses interventions à Salut Bonjour!, l'émission de TVA à laquelle il a collaboré pendant plus de 11 ans (petite photo).

Serge Turgeon a six enfants, de deux unions. Ses études universitaires, il les a menées à l'Université de Montréal où il a fait deux ans en philosophie.
Montréalais d'origine, M. Turgeon a su très tôt qu'il serait comédien.
Sa mère qui était journaliste lui a permis de suivre des cours de diction, chez Mme Audet où, comme c'était le début de la télévision, on venait y cherchait des enfants pour jouer dans des productions.

Pour beaucoup, Serge Turgeon restera à jamais le fils de la riche héritière des Belles histoires des pays d'en haut. Un gentleman-farmer à la bonté indéfectible à l'endroit de ses gens, éternel célibataire élevé dans le velours.
Mais le comédien mort subitement à l'âge de 58 ans avait bien d'autres cordes à son arc. Il fut président de l'Union des artistes pendant 12 ans, de 1985 à 1997, il a fait beaucoup pour la cause des artistes. Il tint de nombreux rôles sur la scène et venait tout juste de prendre la direction exclusive du Théâtre du Rideau Vert, où il avait été embauché comme directeur général de l'établissement.
Il a aussi travaillé à la Compagnie Jean-Duceppe pendant de nombreuses années.

Il débute très jeune , à l'âge de 17 ans, sur les planches avec la compagnie des Apprentis-Sorciers. Il continuera à jouer toute sa vie, tant au théâtre qu’à la télévision. Il incarne le personnage de Léon, le fils de la riche héritière Gladys Mayfair, appelée Baby, dans les «Belles histoires des pays d’en haut», en plus d’apparaître régulièrement dans les séries «Rue des pignons», «Terre humaine» et «Entre chien et loup», Robert et compagnie et plusieurs autres téléromans. L'homme apparaissait massif et impressionnant.  Il en imposait comme comédien, mais ce Montréalais d'origine était cordial et facile d'approche, et moins massif physiquement qu'il n'y paraissait. D'autant plus que sa santé laissait à désirer.
Il avait eu quatre pontages il y a quelques années.

Souverainiste convaincu:
A la suite du coup de gueule de l'auteur Wajdi Mouawad qui s'en était pris vertement à l'omniprésence des commanditaires Hydro-Québec et la Banque Laurentienne au Théâtre de Quat'Sous, Serge Turgeon avait tenté de calmer le jeu en parlant d'une "complicité nécessaire" entre le milieu des affaires et des arts en raison du désengagement de l'Etat.
Il a aussi participé à plusieurs consultations sur les questions culturelles, notamment lors de la commission Bélanger-Campeau.
En 1990, Serge Turgeon avait été nommé Patriote de l'année par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.
Il a remporté un Gémeau et un MétroStar au cours de sa carrière.
, M. Turgeon a néanmoins été fait membre de l'Ordre du Canada en janvier 2004, en raison de son engagement dans la promotion de la vie culturelle et artistique. En 2003, c'est l'Ordre de la Pléiade qu'il recevait, pour sa contribution exceptionnelle à l'essor de la francophonie. Il a été longtemps animateur à CFGL et CIEL, entre autres, où sa voix grave avait le don de détendre les auditeurs. Il a aussi participé à de nombreux groupes de travail sur le statut de l'artiste et la culture.


Né à Montréal en 1946, il débute très jeune sur les planches avec la compagnie des Apprentis-Sorciers. Il continuera à jouer toute sa vie, tant au théâtre qu’à la télévision. Il incarne le personnage de Léon dans les «Belles histoires des pays d’en haut», en plus d’apparaître régulièrement dans les séries «Rue des pignons», «Terre humaine» et «Entre chien et loup». Polyvalent, il tâte également de journalisme et de syndicalisme, assumant la présidence de l’Union des artistes de 1985 à 1998.
Au cours des dernières années de sa vie, il dirigeait le théâtre du Rideau Vert.

Ce qu'il a dit:
Il avait déclaré que "l'accession du Québec à la souveraineté n'était pas encore acquise" et qu'il fallait "tout mettre en oeuvre pour désamorcer nos peurs personnelles et les prévisibles campagnes de peur".

Ce qu'on  a dit de lui: 
La ministre québécoise de la Culture et des Communications, Line Beauchamp:
"Chez tous ceux qui l'ont connu, il laissera le souvenir d'un être d'exception, plein d'attention et de gentillesse pour tous ceux qu'il côtoyait. Son départ laisse dans le deuil les comédiens et les artistes du Québec, mais également tous les Québécois et toutes les Québécoises"

L'actrice Andrée Champagne, qui a joué à de nombreuses reprises en compagnie de M. Turgeon, a dit avoir appris la nouvelle avec «une tristesse inouïe», en rappelant que M. Turgeon était encore père de jeunes enfants. Comme comédien, Serge Turgeon avait un style particulier, a-t-elle ajouté. Il aurait pu faire encore mieux comme acteur, mais «c'était un touche-à-tout», un homme dévoué. «Nous perdons quelqu'un de grande valeur».

Claudine Chatel dit que: " Jai côtoyé Serge plusieurs années, quand je siégeais au conseil d'administration de l"'UDA et qu'il en était le président. Mais je l'avais d'abbord connu en jouant à ses côtés dans "Entre Chien et Loup" C'était un homme que j'aimais beaucoup parce que je le trouvais convaincu et passionné; il croyait fermement en l'artiste et donc, forcément en l'humanité. J'ai l'impression d'avoir perdu un frère. C'était un homme extrêmement important pour notre métier, pour notre milieu."
Marguerite Blais quant à elle dit que: "J'ai commencé dans le métier à la radio, à CJMS, en 1976. Serge Turgeon était alors journaliste à la salle des nouvelles. Je l'ai côtoyé à ce moment-là, puis lorsque j'ai été membre du conseil d'administration de l'UDA. C'était un homme quii avait beaucoup de dignité, de fermeté et de culture. Il m'impressionnait vraiment. Chaque fois que je le voyais, je m'approchais de lui. Je voulais lui parler, le connaître."

Pour d'autres anniversaires de vos vedettes du mois de mai..clic
 

Vedette IndexAccueil

Vous voulez envoyer cette page à un ami(e)?
Cliquez sur ce logo:





annuaire
 
 
 

Hit-Parade